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Full text of "Journal de botanique"

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JOURNAL 


DE 


BOTANIQUE 


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JOURNAL 


DE 


BOTANIQUE 


Directeur  :  M.  Louis  MOROT 

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Docteur  et  sciences,  assistant  an  Muséum  d'Histoire  naturelle. 


T  o  m  &      IXL  "V  I  .  ±  O  <Z> 


BUREAUX      DU     JOURNAL 
9,  rue  du  Regard,  9 

PARIS,     VIU      A  RRL 


16'  ANNÉE.  N"  i.  JANVIER  iyo2. 


JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

Directeur  :  M.  Louis  MOROT 

SUR  LE  GENRE  BECCARINE 
DE  LA  FAMILLE  DES  DENDROPHTHOACÉES 

Par  M.  Ph.  VAN  TIEGHEM. 

Telle  qu'on  l'a  limitée  dans  un  travail  antérieur  (i),  la  famille 
des  Dendrophthoacées  comprend  toutes  les  Loranthinées  qui 
ont  la  corolle  gamopétale  et  l'ovaire  uniloculaire  à  loge  oblitérée. 
D'après  l'insertion  de  l'anthère  sur  le  filet,  qui  est  tantôt  basi- 
fixe,  tantôt  dorsifixe  et  oscillante,  et  d'après  la  présence  ou 
l'absence  d'un  albumen  autour  de  l'embryon,  les  genres  s'y 
groupent,  comme  on  sait,  en  trois  tribus.  Les  Dendrophthoa- 
cées à  anthères  basifixes  et  à  embryon  pourvu  d'un  albumen 
forment  la  tribu  des  DendrophlJwées.  Celles  qui  ont  les  anthères 
basifixes  avec  un  embryon  dépourvu  d'albumen  composent  la 
tribu  des  Aétanthées .  Celles  qui  ont  les  anthères  dorsifixes  et 
oscillantes  constituent  la  tribu  des  Siphanthémées.  C'est  à  la 
première  de  ces  trois  tribus,  celle  des  Dendrophthoées,  qu'ap- 
partient le  genre  qui  fait  l'objet  de  cette  Note. 

De  toutes  les  Loranthinées  récoltées  à  Bornéo  par  M.  Beccari 
et  qu'il  m'a  très  obligeamment  permis  d'étudier  dans  son  Her- 
bier, la  plus  remarquable  est  assurément  celle  dont  j'ai  fait, 
en  1894,  le  type  d'un  genre  nouveau,  que  je  lui  ai  dédié  sous  le 
nom  de   Beccarine    (Beccariua)    (2).   Elle   a  été  trouvée  à   la 

1.  Ph.  Van  Tieghem  :  Sur  les  Phanérogames  sans  grajnes  formant  le 
groupe  des  Inséminées  (Comptes  Rendus,  29  mars  1897)  et  Éléments  de  Bota- 
nique, 3*  édition,  II,  p.  288,  1898. 

2.  Dans  ma  Note  de  1894  {Bull,  de  la  Soc.  Bot.,  14  décembre  1894,  p.  597), 
me  fondant  sur  l'existence  de  trois  paires  de  sacs  polliniques  et  plus  tard  de 
trois  loges  à  chaque  anthère,  j'ai  donné  à  ce  genre  nouveau  le  nom  de  Trithe- 
canthera.  Depuis,  m'étant  assuré  que  ce  caractère  n'était  qu'accidentel  et  que 
normalement  l'anthère  a  d'abord  quatre  sacs  polliniques  et  plus  tard  deux  loges, 
comme  à  l'ordinaire,  j'ai  dû  retirer  ce  nom,  que  j'ai  remplacé  par  celui  de 
Beccarina  {Bull,  de  la  Soc.  Bot.,  22  mars  1805,  p.  249). 


2  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

source  du  Batang-Lupar,  province  de  Sarawak,  en  mars  1867,  et 
porte  le  numéro  3.148.  A  en  juger  par  les  sommités  de  branches 
qui  constituent  les  échantillons  et  qui  mesurent  10  à  15  milli- 
mètres de  diamètre,  la  plante  est  très  vigoureuse  et  de  grande 
taille.  La  fig.  1,  A,  représente  une  de  ces  sommités,  réduite  au 
cinquième  de  la  grandeur  naturelle. 

Les  feuilles  y  sont  verticillées  par  quatre  au  sommet.  Le 
verticillese  compose,  en  réalité,  de  deux  paires  de  feuilles  oppo- 
sées, insérées  l'une  un  peu  plus  bas,  l'autre  un  peu  plus  haut. 
Elles  sont  grandes,  brièvement  pétiolées,  à  limbe  épais,  coriace, 
ovale,  atténué  à  la  base  et  au  sommet,  penninerve,  à  bord 
entier,  à  nervures  latérales  espacées,  concaves  vers  le  sommet, 
bien  visibles  sur  les  deux  faces,  qui  sont  dissemblables.  Le 
pétiole  mesure  2,5  à  3  centimètres  de  long,  le  limbe  27  à 
30  centimètres  de  long  sur  10  à  12  centimètres  de  large. 

Fortement  épaissi  et  cutinisé  sur  la  face  supérieure,  l'épi- 
derme  du  limbe  n'a  de  stomates  que  sur  la  face  inférieure.  Palis- 
sadique  sur  deux  rangs  en  haut,  son  écorce  renferme  dans  son 
épaisse  couche  lacuneuse  des  cellules  silicifiées  groupées  en 
nodules  et  des  sclérites  étoilées,  à  membrane  très  épaissie  et 
lignifiée,  dont  quelques-unes  enfoncent  leurs  branches  perpendi- 
lairement  dans  la  couche  palissadique  jusqu'au  contact  de  l'épi- 
derme.  Les  méristèles  y  sont  dépourvues  de  fibres  péridesmiques. 

Au-dessus  du  verticille  foliaire,  la  branche  se  continue  en 
une  inflorescence  terminale  (fig.  1,  A).  Ou  bien  le  bourgeon 
terminal  avorte  au  centre  du  verticille  et  c'est  à  l'aisselle  des 
deux  feuilles  de  la  paire  la  plus  haute  que  se  forment  deux  ra- 
meaux florifères,  qui  divergent  en  forme  de  V.  La  région  termi- 
nale florifère  de  la  branche  ou  chacun  des  rameaux  latéraux 
florifères  mesure  35  à  40  centimètres  de  long  et  se  compose  de 
deux  régions  bien  distinctes. 

La  région  inférieure,  arrondie  ou,  plus  exactement,  octo- 
gonale à  angles  émoussés,  mesurant  10  à  15  centimètres  de 
long  avec  plus  d'un  centimètre  de  diamètre  à  la  base,  porte 
des  bractées  rigides  et  noires,  creusées  en  forme  de  sabot  ou 
de  demi-nacelle,  disposées  par  verticilles  de  quatre,  régulière- 
ment alternes,  dont  il  y  a  de  six  à  huit  ;  les  bractées  d'un  même 
verticille  sont  parfois  situées  à  des  hauteurs  un  peu  différentes. 

La  région    supérieure,    quadrangulaire,    longue    d'environ 


Ph.  Van  Tiegheji.  —  Sur  le  genre  Beccarine.  3 

25  centimètres,  atténuée  progressivement  vers   le  sommet,  où 
elle   finit  en   pointe   mousse,    ne    porte    aucune    bractée.   Elle 


Fig.  1.  —  Beccarina  xiphostachya  v.  T.  —  A,  sommité  d'un  rameau  portant  un  verticille 
de  quatre  feuilles  et  terminé  par  un  épi  tlorifère.  En  bas,  les  fleurs  sont  épanouies,  quel- 
ques-unes ont  même  déjà  perdu  leur  corolle  et  leur  androcée  ;  plus  haut,  elles  sont  encore 
en  bouton;  plus  haut  encore,  le  rameau  est  stérile,  en  forme  de  dague.  —  B,  corolle 
détachée  et  coupée  en  long,  montrant  les  étamines  épipétales  concrescentes  avec  elle 
jusque  dans  ses  segments,  avec  anthères  presque  sessiles.  —  C,  ovaire  infère,  détaché 
après  la  chute  de  la  corolle  staminifère,  surmonté  du  calice  tubuleux  et  du  long  style 
persistants,  et  entraînant  avec  lui  à  sa  base  la  bractée  mère  en  sabot  (1/5  grand,  nat.). 

constitue  un   long-    appendice  stérile,    comparable   à  celui  de 
l'inflorescence  de    beaucoup   d'Aracées.  Ce   caractère,  unique 


4  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

jusqu'à  présent,  non  seulement  clans  la  famille  des  Dendroph- 
thoacées,  mais  dans  l'ordre  tout  entier  des  Loranthinées,  permet 
déjà  de  reconnaître  ce  genre  entre  tous. 

Terminaison  directe  de  la  branche  feuillée  ou  rameau  axil- 
laire  d'une  de  ses  feuilles  supérieures,  l'axe  florifère  a,  dans  la 
zone  interne  de  son  écorce,  une  couche  presque  continue  de  cel- 
lules scléreuses  lignifiées.  Les  faisceaux  libéroligneux  de  la 
stèle  sont  petits  et  ont  chacun  en  dehors  d'eux  un  gros  faisceau 
fibreux  péricyclique.  La  moelle  renferme  aussi  des  cellules 
scléreuses,  groupées  en  un  petit  nombre  de  gros  nodules. 

A  l'aisselle  de  chacune  des  bractées  en  nacelle  de  la  région 
inférieure  de  l'axe  florifère  se  trouve  enchâssée  une  grande 
fleur  sessile  ;  l'inflorescence  est  donc  un  épi. 

Le  calice  est  gamosépale  tubuleux,  à  bord  obscurément 
quinquélobé.  Les  cinq  sépales  qui  entrent  dans  sa  constitution 
sont  dépourvus  de  méristèles,  comme  d'ordinaire  dans  cette 
famille;  l'écorce  y  renferme,  à  quelque  distance  de  l'épiderme 
inférieur  ou  externe,  une  couche  presque  continue  de  cellules 
scléreuses  à  membranes  lignifiées,  correspondante  à  celle  qui 
existe  à  cette  même  place  dans  l'axe  florifère. 

La  corolle,  épaisse  et  coriace,  est  gamopétale  en  forme  de 
long  tube  souvent  arqué,  à  cinq  lobes  alternes  avec  les  lobes 
calicinaux.  Elle  mesure  13  à  15  centimètres  de  long  :  9  à  1 1  pour 
le  tube,  4  environ  pour  la  partie  libre  des  pétales  (fig.  1,  B). 
Comme  les  sépales,  les  pétales  ont  dans  leur  écorce,  à  quelque 
distance  de  l'épiderme  inférieur  ou  externe,  une  couche  sclé- 
reuse  presque  continue  ;  mais  ils  ont  chacun  une  méristèle,  qui 
est  dépourvue  de  fibres  péridesmiques. 

L'androcée  a  cinq  étamines  épipétales,  dont  le  filet  est  con- 
crescent  avec  le  pétale  superposé,  non  seulement  dans  toute  la 
longueur  du  tube,  mais  encore  jusque  vers  le  milieu  de  la  partie 
libre  du  pétale  (fig.  1,  B)\  aussi  l'anthère  est-elle  presque  ses- 
sile. Elle  est  basifixe,  étroite  et  longue,  mesurant  16  à  17  milli- 
mètres de  long  sur  2  millimètres  de  large.  Elle  porte  sur  sa  face 
interne  deux  paires  de  sacs  polliniques,  s'ouvrant  par  autant  de 
fentes  longitudinales.  Simple  dans  le  filet,  dont  l'écorce  n'a  pas 
de  couche  scléreuse,  la  méristèle  de  l'étamine,  dépourvue  de 
fibres  péridesmiques,  se  divise  en  cinq  branches  côte  à  côte 
dans  l'anthère. 


Pu.  Van  Tieghem.  —  Sur  le  genre  Beccarinc.  5 

Le  pistil  se  compose  de  cinq  carpelles  alternipétales,  ou- 
verts et  concrescents  bord  à  bord  dans  toute  leur  longueur,  de 
manière  à  circonscrire  en  bas  une  seule  loge  ovarienne,  de 
bonne  heure  oblitérée,  et  à  se  prolonger  en  haut  en  un  style 
aussi  long  que  la  corolle,  mesurant  par  conséquent  jusqu'à 
15  centimètres,  et  légèrement  renflé  en  sphère  au  sommet.  Sous 
le  fond  de  la  loge  oblitérée  se  développent  plusieurs  macro- 
diodes, produisant  autant  de  prothalles  femelles,  qui  s'allon- 
gent vers  le  haut  à  la  rencontre  des  tubes  polliniques.  Au- 
dessous  de  ces  prothalles  s'étend,  comme  d'ordinaire,  une 
cupule  lignifiée  ou  hypostase,  qui  prend  dans  le  cas  actuel,  où 
elle  est  fort  épaisse,  la  forme  d'un  verre  à  boire.  Son  rôle  est, 
ici,  comme  partout  ailleurs,  d'arrêter  vers  le  bas  en  la  forçant 
à  se  reporter  tout  entière  vers  le  haut,  la  croissance  d'abord 
des  prothalles  femelles  et  plus  tard  de  l'albumen  issu  de 
la  mésocyste  après  la  formation  de  l'œuf  et  du  trophime  (1). 
Chaque  carpelle,  dépourvu  de  cellules  scléreuses,  a  une  méri- 
stèle  sans  fibres  péridesmiques,  qui  s'y  prolonge  jusqu'au  som- 
met du  style. 

Ainsi  constitué,  le  pistil  est  concrescent  avec  les  trois  verti- 
cilles  externes,  eux-mêmes  concrescents  entre  eux,  dans  toute  la 
longueur  de  l'ovaire,  qui  est  infère.  Après  la  chute  de  la  co- 
rolle et  de  l'androcée,  cet  ovaire  infère,  dont  la  surface  est  lui- 
sante et  noire,  et  qui  mesure  environ  1  centimètre  de  long,  de- 
meure surmonté  par  le  tube  court,  long  de  3  à  4  millimètres,  pro- 
venant du  calice  persistant,  et  par  le  style,  également  persistant 
et  rigide,  dont  la  base  est  entourée  d'un  bourrelet  pentagonal. 

Quand  il  se  détache  de  l'axe  de  l'épi,  l'ovaire  infère  entraîne 
avec  lui  la  bractée  mère  de  la  fleur,  noire  et  rigide  comme  lui, 
et  renflée  en  une  large  bosse  dorsale  (fig.  1,  C). 

La  composition  de  cette  fleur  peut  être  résumée  par  la  for- 
mule  :  F  =  [(5  S)  +  (5  P  +  5  Ep)  +  (5  C)]. 

D'après  l'appendice  stérile  quadrangulaire,  qui  prolonge  l'axe 
de  l'épi  en  forme  de  dague  ou  de  fleuret,  j'ai  nommé  cette  plante 
Beccarine  xiphostache  (Beccarz')ia  xiphostachya)  (2).  C'est, 
jusqu'à  présent,  la  seule  espèce  connue  de  ce  remarquable  genre. 

1.  Voir  sur  ce  sujet  :  Ph.  Van  Tieg-hem  :  L' Hypostase,  sa  structure  et  son 
rôle  constants,  sa  forme  et  sa  situation  variables  (Bulletin  du  Muséum, 
décembre  iqoi). 

2,  De  £îcpoç,  épée,    et  CT?yijç,  épi. 


6  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

NOTE   SUR   LES   MOUSSES    NOUVELLES 
RÉCOLTÉES  A  LA  GUADELOUPE  ET  A  LA  MARTINIQUE 

PAR  LE  R.  P.  DUSS 

Par    M.     Ém.     BESCHERELLE. 

Le  R.  P.  Duss,  professeur  au  Collège  diocésain  de  la  Basse- 
Terre  (Guadeloupe),  bien  connu  des  botanistes  par  ses  travaux 
sur  la  flore  phanérogamique  de  la  Guadeloupe,  s'est  adonné 
dans  ces  dernières  années  à  la  recherche  des  Cryptogames  de 
cette  île.  M.  Patouillard  s'est  chargé  de  déterminer  les  Cham- 
pignons. M.  Corbière  a  bien  voulu  étudier  les  Hépatiques  et 
c'est  à  moi  qu'est  incombé  le  soin  de  nommer  les  Mousses.  J'ai 
reçu  du  P.  Duss,  depuis  1898  jusqu'à  la  fin  de  1900,  quatre  cents 
numéros  de  mousses  de  la  Guadeloupe  et  une  vingtaine  de 
la  Martinique.  Après  les  récoltes  de  L'Herminier  et  celles  de 
M.  Husnot,  il  y  avait  peu  d'espoir  de  trouver  de  nouvelles 
espèces.  Le  plus  grand  nombre  des  échantillons  appartient  en 
effet  à  des  types  déjà  décrits  et  indiqués  dans  ma  Florule  des 
Antilles  françaises.  Cependant  j'ai  été  assez  heureux  pour 
découvrir  dans  les  envois  du  P.  Duss  onze  nouvelles  espèces, 
dont  sept  appartiennent  à  la  Guadeloupe  et  quatre  à  la  Marti- 
nique. La  diagnose  de  ces  espèces  est  ci-après. 

1.  Leucobryum  perangustum  Besch.  sp.  nov. 

L.  angusto  brasiliensi  simile,  sed  foliis  albido-viridibus  longius 
lanceolatis  cuspidatis  saepe  curvulatis. 

Martinique,  sur  un  arbre,  route  de  la  Trace,  des  fonds  Saint-Louis 
aux  Deux  Chous  (P.  Duss,  n°  5,  stérile). 

2.  Gonomitrium  Dussianum  Besch.  sp.  nov. 

Dioicum!  perpusillum,  viride,  plerumque  simplex.  Folia  erecto- 
patentia,  10-12  juga,  lanceolata,  latiuscule  cuspidata,  fere  undique 
immarginata,  integerrima,  cellulis  minute  quadratis  obscuris  ad 
margines  rotundis  prominentibus,  costa  cum  apice  finiente;  lamina 
vera  folii  médium  haud  superans  margine  basi  sensim  limbatula;  lami- 
na dorsalis  angusta  basi  rotundata.  Capsula  in  pedicello  inferne  geni- 
eulato  vix  1  millim.  longo  tenui  erecta,  ovato-cylindica,  minuta,  setate 
rufa,  operculo  conico,  rectirostro,  calyptra  minutissima,  conica,  laevis 


Km.  Beschekelle.  —  Mousses  de  la  Guadeloupe  et  de  la  Martinique.        7 

styllidio  longo  persistente.  Flores  masculi  in  axillis  foliorum  nascentes, 
minuti,  foliis  concavis  subito  longe  attenuatis.  Folia  perichaetialia 
caulinis  superioribus  similia,  sed  angustiora,  erecta. 

Martinique,  camp  de  l'Aima,  sur  les  arbres  pourrissants  (P.  Duss, 

n°  1.3). 

Espèce  très  voisine  du  C.  hemi'loma,  en  diffère  par  l'inflo- 
rescence dioïque,  les  feuilles  moins  aiguës,  sublimbées  seule- 
ment de  la  base  au  milieu  dans  la  lame  ventrale  {lamina  vera). 

3.  Brachymenium  (Peromnion)  mnioides  Besch.  sp.  nov. 

Dioicum.  Cespites  laxi,  brèves.  Caulis  erectus  vix  1  centim.  altus, 
simpliusculus,  superne  prolifer,  rosulato-foliosus.  Folia  mnioidea, 
apice  rotundo-spathulata,  basi  angusta,  siccitate  flexuosa,  undulata, 
limbo  tricellulato  flavido  tantum  apice  denticulato  late  marginata, 
cellulis  hexagonis  latis  ab  basin  rectangulis  et  subquadratis  hyalinis 
reticulata ,  costa  perlonga  excedente  cum  apice  curvato  finiente  per- 
cursa.  Folia  perichaetiala  intima  minora,  lanceolata,  cuspidata,  vix 
marginata,  integerrima,  archegoniis  copiosis.  Flores  masculi  ex  femi- 
neis  proximi,  nidulantes  sed  distincti  radicantes,  fasciculosi  minutis- 
simi  foliis  apice  rosulatis  parvis  ovato-lanceolatis  integerrimis  elim- 
batis  costa  brevi  vel  obsoleta;  antheridia  pauca  brevia.  Capsula  in 
pedicello  rubro  1  centim.  longo  cylindrica,  2  millim.  longa,  rufescens, 
operculo  conico  elongato  recto,  annulo  composito.  Peristomium 
duplex.  Exostomii  dentés  externi  elongati,  opaci,  fuscescentes.  En- 
dostomii  dentés  in  membrana  obsoleta  supra  capsulas  orificium  haud 
producta,  longi  lineares  punctulati. 

Guadeloupe,  sur  les  arbres,  Chemin  du  grand  Etang,  260  m. 
ait.  (P.  Duss,  n°  1018). 

Se  rapproche  par  le  port  du  B.  Pi'ttierfR.ç.n.  et  Card.  de 
Costa  Rica,  mais  s'en  éloigne  dès  l'abord  par  la  brièveté  des 
pédicelles,  la  capsule  cylindrique  et  les  feuilles  arrondies  en 
spathule  au  sommet. 

4.  Brachymenium  Martinicae  Besch.  sp.  nov. 

Dioicum?,  dense  cespitosum,  rufescenti-tomentosum.  Caules 
parvi,  conglomerati,  1  centim.  vix  longi,  simplices  vel  innovantes. 
Folia  rosulata,  sicca  flexuosa,  e  basi  ad  marginem  usque  tantum  den- 
ticulatum  flavidum  late  marginata,  inferiora  ovato-rotundata,  superiora 
magis  acuminata,  cellulis  regulariter  hexagonis  inferne  rectangulis 
reticulata;  costa  crassa  in  pilum  longum  flavidulum  producta.  Capsula 
in  pedicello  6-8  millim.  longo  rubro  erecta,  ovata,  minuta,  brunnea,  sub 
ore  coarctata.  Peristomium  et  operculum  desunt. 


8  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

Martinique,  sur  les  arbres,  au  Morne  rouge,  520  m.  ait.  (P.  Duss, 
n°  1623). 

5.  Distichophyllum  Dussii  Besch.  sp.  nov. 

Dioicum?  Cespites  densi,  late  gregarii,  aurati.  Caulis  perpusillus, 
2-3  millira.  longus,  dichotomus.  Folia  rosulata,  flexuosa,  spathulata, 
basi  longe  angustissima,  ovato-oblonga,  late  acuminato-cuspidata, 
flavida  angustissime  hyalino-limbata,  integerrima,  cellulis  parvis 
rotundo-hexagonis  parietibus  incrassatis,  costa  folii  medio  evanida. 
Folia  perichaetialia  2-3,  minutissima,  ovato-lanceolata,  longiuscule 
acuminata,  integerrima,  latiuscule  limbata.  Capsula  in  pedicello 
perbrevi  (2  rnill.)  apice  curvato  ruguloso  incrassato  minutissima, 
ovata,  urceolata,  ore  ampliore,  fuscata,  inclinata  vel  aetate  horizon- 
talis.  Cetera  ut  in  D.  aurato. 

Martinique,  sur  les  bois  pourris,  Camp  de  l'Aima  (P.  Duss,  n°4). 

Cette  petite  espèce  diffère  des/).  Mariei  Besch.  et  D.par- 
vulus  Sch.  parle  port,  parles  feuilles  flexueuses,  plus  longues, 
d'un  jaune  doré,  à  limbe  marginal  moins  épais,  par  les  cellules 
foliaires  plus  grandes ,  régulièrement  hexagonales,  moins 
épaisses,  et  par  la  petitesse  des  tiges  et  des  pédicelles.  Elle  se 
rapproche  davantage  du  Mniadelphus  aurahis  C.  Mûll.  de  Tri- 
nidad,  mais  s'en  éloigne  par  les  feuilles  supérieures  plus  larges 
au  milieu,  plus  étroites  à  la  base,  à  marge  moins  épaissie  et 
moins  large,  à  acumen  plus  long. 

6.  Distichophyllum  longipilum  Besch.  sp.  nov. 

Caulis  semiuncialis,  adscendens,  dichotomus,  crassus.  Folia  erecto- 
patentia,  siccitate  crispula,  rufescentia  superne  flavida,  mnioidea,  e 
basi  latiuscule  ovato-lanceolata,  undulata,  limbocrassiusculo  in  acumen 
longum  tenuissimum  curvulum  producto  marginata,  cellulis  amplis 
regulariter  hexagonis  parietibus  incrassatis  ad  basin  versus  costam 
longe  rectangulis  ad  margines  longe  rhombeis  hyalinis,  costa  longa 
infra  apicem  evanida.  Folia  perichaetialia  minuta,  pana,  ovatc-lanceo- 
lata,  longe  acuminata,  limbo  tenui  vel  obsoleto  marginata,  integerrima 
undique  laxe  reticulata.  Capsula  in  pedicello  3-4  millim.  longo  cur- 
vulo  rubro  inclinata,  ovato-urceolata,  lœvis,  irregularis,  ore  ampliore, 
operculo  brevi  rostrato.  Cetera  ignota. 

Guadeloupe,  sur  les  arbres  pourris,  vallée  de  Saint-Louis  (P.  Duss, 
n°  1817). 

Diffère  de  ses  congénères  des  Antilles  françaises  par  la  gran- 
deur des  feuilles  à  nervure  s'évanouissant  près  du  sommet  et  à 


Em.  Bescherecle.  —  Mousses  de  la  Guadeloupe  et  de  la  Martinique.      9 

acumen    très   long;   se   rapproche  par  le  port   du  D.  Krausei 
Lortz,  de  Valdivia. 

7.  Hookeria  Dussii  Besch.  sp.  nov. 

Dioica?  Cespites  lati,  luteo-virides,  depressi.  Caulis  aune  elongatus 
uncialispinnatusramisbrevibusdivisus  apice  simplex  radicans,nuncde- 
pressussemiuncialisraraiserectis dense  foliosisacutis  parce  divisus.Folia 
compressa,  ovata,  elongate  acuminata,  inflexa  vix  oispulasicca  corru- 
gatula,  dense  erecto  patentia  et  erecta  apice  dentibus  brevibus  ob 
papillara  skigulam  terminalem  subgeminatim  dentata  ;  costis  angustis 
divergentibus  infra  apicem  evanidis  dorso  laevibus  apicibus  prominen- 
tibus;  cellulis  laxe  rhombeis  pellucidis  basi  rectangulis.  Folia  peri- 
chaetialiacaulinisbreviora,  longe  ligulato-cuspidata,geminatim  dentata, 
ccostata.  Calyptra  apice  rugulosa.  Capsula  in  pedicello  1  cent,  longo 
gracili  tantum  apice  ruguloso  rubro  horizontalis,  ovata,  minuta. 
Operculum? 

Guadeloupe,  route  de  Matclgone  à  la  Savane  aux  Ananas,  sur  la 
terre,  900  m.  ait.  (Duss,  ^939). 

Voisin  de  V Hookeria  gnadahipeiisis  (Brid.),  mais  différent 
au  premier  abord  par  la  couleur  d'un  vert  jaunâtre,  par  les 
feuiiles  brièvement  acuminées,  non  subulées,  par  les  pédicelles 
capsulaires  et  la  coiffe  légèrement  verruqueux. 

8.  Pilotrichidium  Dussii  Besch.  sp.  nov. 

Caulis  repens;  rami  secundarii  penduli,  6  cent,  longi,  pinnati 
ramulis  1-2  cent,  longis  saepe  bifurcatis  obtusis  atro-viridibus  divisi. 
Folia  distichia,  erecto-patentia,  plana,  laevia,  basi  late  ovato-lanceo- 
lata,  late  acuminata,  apice  obtusiuscula,  integerrima,  cellulis  minute 
quadrato-rotundatis  obscuris  laevibus  inferioribus  quadratis  hyalinis 
reticulata,  costis  supra  folii  médium  evanidis  lœvibus.  Folia  perichae- 
tialia  breviora,  angustiora,  acuta,  integerrima.  Capsula  in  pedicello 
2  cent,  longo  purpureo  apice  tuberculoso  curvato  horizontalis,  pendu- 
lave,  ovata,  sub  ore  coaretata,  brunnea,  laevis,  operculo  longe 
rostrato. 

Guadeloupe,  vallée  de  Saint-Louis,  sur  les  arbres  (Duss,  n°  1808). 

Diffère  notamment  du  P.  Antillarum  Nob.  par  sa  ramifica- 
tion pinnée,  ses  feuilles  plus  longues,  largement  acuminées  au 
sommet,  à  nervures  plus  courtes  et  lisses. 

9.  Rhaphidostegium  tenuissimum  Besch.  sp.  nov. 
Monoicum,   densissime    cespitosum,    repens.    Caulis   brevissimus 


io  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

ramis  2-3  millira.  longis  erectis  viricliusculis  divisus.  Foliatenuissima, 
minuta,  madore  erecto-patentia,  sicca  erecta,  e  basi  angustissima 
longe  attenuata  in  cuspidem  tenuissimam  integram  producta,  ecostata, 
cellulis  inferioribus  vesiculosis  tribus  albescentibus,  superioribus 
longe  hexagonis  epapillosis  areolata.  Folia  perichoetialia  caulinis  fere 
similia,  curvula,  longius  cuspidata  apice  serratissima,  inferne  remote 
denticulata.  Capsula  in  pedicello  laevi  rubro  6-7  millim.  longo 
llexuoso  inclinata,  ovata,  minuta,  infra  apicem  coarctata,  laevis,  oper- 
culo  longo  rectirostro.  Exostomii  dentés  in  conum  incurvi,  brèves, 
lanceolati,  papillosi.  Endostomii  dentés  vix  breviores,  cilia? 

Guadeloupe,  vallée  de  Saint-Louis,  sur  bois  pourri  (P.  Duss, 
n°  1804). 

Se  rapproche  par  le  port  du  Microcalpe  corticina  (?)  Mitt., 
des  Andes  (Spruce  n°  888),  mais  en  diffère  par  les  feuilles  cauli- 
naires  plus  allongées  et  plus  ténues  et  les  feuilles  périchétiales 
fortement  dentées  ;  s'éloigne  également  du  R.  inicrostegùim 
Sch.,  de  la  Guadeloupe,  par  la  ténuité  de  toutes  ses  parties  et 
notamment  par  ses  feuilles  caulinaires  plus  petites,  plus  étroites, 
entières,  et  par  les  feuilles  périchétiales  fortement  dentées  en 
scie  du  milieu  au  sommet. 

10.  Taxithelium  (?)  thelidiellum  Besch.  sp.  uov. 

Dioicum  ;  caulis  repens  ramis  patentibus  laxissime  pinnatis  inaequi- 
longis  divisus.  Folia  patentia,  scariosa,  remota,  llexuosa,  minuta, 
concaviuscula,  ovata,  sensim  lanceolata,  denticulata,  ecostata,  cellulis 
elongatis  seriatim  papillosis  (3-4)  alaribus  ad  basin  infimam  quadratis 
paucis  hyalinis.  Folia  perichaetialia  caulinis  longiora,  longe  cuspidata, 
margine  nodoso-dentata,  obsolète  papillosa  vel  laevia.  Capsula  in 
pedicello  8-13  millim.  longo  laevi  rubro  horizontalis  pendulave, 
minuta,  ovata  sub  ore  coarctata;  operculo  brevirostrato  apice  obtuso. 
Peristomii  exostomium  siccitate  incurvum,  dentibus  margine  cristatis 
apice  longe  attenuatisscaberrimis  ;  endostomium  dentibus  aequilongis, 
ciliis  binatis  brevioribus. 

Guadeloupe,  sur  un  arbre,  au  Trou  aux  trois  Diables  (P.  Duss, 
11M364). 

Offre  le  port  et  la  couleur  de  X Ectropothecùuu  lougisetum 
Sch.,  de  la  Guadeloupe,  mais  en  diffère  totalement  par  les 
feuilles  caulinaires  plus  étroites,  par  les  cellules  foliaires  pluri- 
papilleuses  et  par  les  pédicelles  capsulaires  de  moitié  plus 
courts;  se  rapproche  aussi  de  VHypnum  Mspidulum  Brid., 
mais  s'en  éloigne  par  les  cellules  distinctement  papilleuses. 


N.  Patouillaru  et  P.  Hariot.  —  Le  Bovista  ammophila  Lév.  n 

ii.  Stereophyllum  Matoubae  Besch.  sp.  nov. 

Dioicum  ;  cespites  lati,  deplanati,  virides,  sericei,  intricati.  Caulis 
erectus,  uncialis,  ramis  brevibus  divisus.  Folia  lateralia  erecto-paten- 
tia,  e  basi  angustiora,  anguste  coraplanata,  concava,  longe  ovato- 
ligulata,  apice  piano  obtuse  acuminata,  denticulata,  cellulis  inferio- 
ribus  ad  angulos  minute  pluribus  pellucidis  superioribus  chlorophyl- 
losis  longis  areolata,  costa  supra  folii  médium  evanida.  Flos  femi- 
neus  gemmaceus  foliis  paucis  basi  late  concavis  subito  in  ligulam 
longam  apice  obtusam  denticulatam  obsolète  costatam  producta.  Cetera 
desunt. 

Guadeloupe,  Matouba  (Ed.  Marie,  n°  654)  ;  Bois  du  Nez  Cassé, 
sur  les  arbres  (P.  Duss,  n°  16 1 3) . 

Cette  Mousse  présente  le  port  du  ,S.  contorte-operculatiim 
C.  Mùll.,  de  Costa  Rica,  mais  elle  s'en  éloigne  par  l'inflores- 
cence dioïque  et  les  feuilles  dentées  ;  elle  se  rapproche  aussi  du 
►S*,  leptostegium  Hpe  du  Brésil  (Glaziou,  n°  7423),  mais  cette 
dernière  a  les  feuilles  entières  et  largement  cuspidées,  tandis 
que  l'espèce  de  la  Guadeloupe  a  les  feuilles  dentées  et  obtusé- 
ment  acuminées. 


LE    BOVISTA    AMMOPHILA    LEV. 

Par  MM.  N.  PATOUILLARD  et  P.  HARIOT. 

Décrit  et  figuré  par  Léveillé  dans  les  Annales  des  sciences 
naturelles ,  1848,  p.  129,  le  Bovista  ammophila  est  resté  à  peu 
près  inconnu  et  il  ne  paraît  guère  en  exister  actuellement  d'autre 
exemplaire  que  celui  qui  est  conservé  à  l'Herbier  cryptoga- 
mique  du  Muséum  de  Paris.  L'examen  que  nous  en  avons  fait 
va  nous  permettre  de  compléter  la  description  de  Léveillé,  qui  a 
donné  lieu  à  des  appréciations  aussi  diverses  qu'inexactes. 

Quélet  [Enchiridion,  p.  240)  en  fait  une  simple  forme  de 
son  Globariaplumbea.  Les  botanistes  américains  l'ont  fréquem- 
ment signalé,  mais  le  Champignon  qu'ils  prennent  pour  le 
Bovista  ammophila  en  est  de  tous  points  différent.  M.  de  Toni 
(Sylloge  Fungorum,  VII,  p.  98)  le  considère  comme  «  Bovistœ 
plumbea.'  affinis  ».  M.  G.  Massée  (Journ.of  Botany ,  1888,  p.  133) 


12 


JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

le  décrit  d'après  un  spécimen   déterminé  par  Berkeley  et   qui 
paraît  se  rapporter  à  une  tout  autre  espèce. 

Nous  reproduisons  ci-dessous  la  diagnose  donnée  par  Léveillé: 


Bovistelta  ammophila.  —  A,  Echantillon  de  l'Herbier  du  Muséum  (état  actuel,  gr.  nat.).  — 
B,  Coupe  longitudinale  du  même,  montrant  la  base  lacuneuse.  —  C,  Spores.  —  D,  U  n 
filament  du  capillitium. 

Bovista  ammophila  loc.  cit.  t.  9,  f.  5-6.  —  «  Receptaculo 
globoso-turbinato  tomentoso  verruculoso'albo,  mycelio  funicu- 
liformi  suffulto  ;  sporis  globosis  laevibus  tenuissimis  filamentis 
que  parenchymaticis  olivaceis.  —  Hab.  :  Autumno  ad  terram 
arenosam  prope  Burdigalam  in  loco  dicto  «  Tète  de  Buch  ». 

«  Obs.  La  forme  globuleuse  turbinée,  la  co  uleur,  le  duvet, 


N.  Patouillard  et  P.  Hariot.  —  Le  Bovista  ammophila  Lév.  13 

les  légères  verrues  qui  recouvrent  le  réceptacle,  le  long-  mycé- 
lium radiciforme  enfin  rendent  cette  espèce  parfaitement  recon- 
naissable  ;  elle  mesure  en  moyenne  omo3  de  diamètre  et  omo4  de 
hauteur.  Si  on  la  compare  au  B.  piumbea,  la  seule  espèce  avec 
laquelle  on  puisse  réellement  la  confondre,  on  la  distingue 
facilement,  et  au  premier  coup  d'œil,  à  sa  forme  particulière.  » 

Cette  diagnose  peut  être  complétée  comme  il  suit  :  péridium 
remarquablement  dur  et  rigide,  ne  s'affaissant  pas  sous  le  doigt  ; 
gleba  n'occupant  pas  toute  la  cavité  du  péridium,  mais  limitée 
à  la  moitié  supérieure,  la  moitié  inférieure  formant  une  base 
stérile  lacunetise ,  dure,  de  coloration  blanchâtre  ;  capillitium 
analogue  à  celui  des  espèces  typiques  de  Bovista,  mesurant  de 
6  à  8  ;x  de  diamètre  dans  les  gros  filaments  du  tronc,  s'allongeant 
en  branches  de  plus  en  plus  grêles  terminées  en  pointe  ;  spores 
ovales  de  4  a  5  X  4  !S  munies  d'un  hile  allongé. 

Le  caractère  tiré  de  la  présence  d'une  base  stérile  (fig.  B) 
montre  que  ce  Gastéromycète  doit  être  séparé  du  genre  Bovista 
pour  prendre  place  dans  le  genre  Bovistella,  qui  réunit  la  base 
stérile  de  certains  Lycoperdon  et  le  capillitium  des  Bovista.  Ce 
sera  le  Bovistella  ammophila. 

Le  genre  Bovistella  comprend  actuellement  trois  espèces  : 

i°  Bovistella   radicata  Pat.   Bull.  Soc.  mycol.  1899,  p.  55, 
t.  IV,  f.  2. 
Syn.   Lycoperdon   radicatum  DR.  et  Mont.,    Syll.  Crypt., 

p.  287;  Massée  loc.  cit.,  p.  715. 
Mycenastrum  ohiense  Eli.  et  Ever.  J.  of  Mycol.,  I,  p.  89. 
Scleroderma  ohiense  De  Toni  Sylloge,  VII,  p.  137. 
Bovistella  ohiensis  Morgan  y.  ofthe  Cincinnati  Soc.  of  Nat. 
Hist.,  XIV,  p.  141,  t.  V,  f.  1-3. 
Algérie  ;  Etats-Unis. 

20  Bovistella  paludosa  Pat.  loc.  cit.,  p.  56. 

Syn.  :  Bovista  paludosa  Lév.  Ami.  se.  nat.,  1846,  p.  163. 
Calva lia  paludosa  De  Toni  Syll.,  VII,  p.  106. 
France  (Malesherbes). 

30  Bovistella  ammophila. 

Syn.  :  Bovista  ammophila  Lév.  loc.  cit.,  De  Toni  Syll.,  VII, 
p.  98  (non  Massée  nec  Quélet). 

France  (La  Teste  de  Buch). 


14  JOURNAL  DE   BOTANIQUE 

Nous  ajouterons  à  cette  note  sur  le  Bovista  ammophila 
quelques  observations  qu'il  nous  a  été  donné  de  faire  relative- 
ment à  des  espèces  peu  connues,  rapportées  au  même  genre. 

Bovista  abyssinica  Montagne,  Ann.  se.  nat.,  1845,  p.  363. 
—  Base  stérile  très  nette  ;  péridium  verruqueux,  spores  et  capil- 
litium  de  Lycoperdon. 

B.  ASPERA  Lév.  loc.  cit.,  p.  162.  —  Doit  être  considéré 
comme  un  Lycoperdon.  La  base  stérile,  bien  que  réduite,  est 
nettement  lacuneuse  ;  le  capillitium  ne  présente  pas  de  gros 
troncs  ramifiés-étoiles  ;  les  spores  globuleuses  et  lisses  ont  un 
hile  cylindrique  très  court.  Dans  la  plante  jeune  le  péridium  est 
recouvert  de  verrues  dressées  pyramidales,  plus  ou  moins  con- 
niventes  par  le  sommet,  qu'on  retrouve  à  la  partie  supérieure 
dans  les  individus  adultes. 

B.  bicolor  Lév.  loc.  cit.,  1846,  p.  162.  =  Lanopila  bicolor 
Pat.  Bull.  Soc.  myc.j  1899,  p.  203. 

B.  FUSCA  Lév.  loc.  cit.,  1846,  p.  303.  —  La  diagnose  de 
cette  plante  a  été  omise  dans  le  Sylloge  de  M.  Saccardo,  aussi 
la  reproduisons-nous  ici  :  «  Receptaculo  globoso  fusco  sessili 
vertice  déhiscente,  parenchymatis  filamenta  dichotome  ramosa 
sursum  sensim  attenuata  sporisque  globosis  purpureo-nigrican- 
tibus.  —  Hab.  regn.  Novae-Granatae  ad  terram.  Just.  Goudot 
(Herb.  Mus.  Par.).  » 

C'est  un  vrai  Bovista.  Les  spores  sont  globuleuses,  lisses, 
ayant  de  4  à  5  u-,  à  hile  très  grêle,  allongé,  mesurant  de  deux 
à  trois  fois  la  longueur  de  la  spore;  le  capillitium  est  très 
foncé,  presque  opaque,  très  rameux,  avec  les  gros  troncs 
mesurant  12-16  \i-. 

L'aspect  général  est  celui  du  Bovista  nigresceus,  mais 
il  en  diffère  par  ses  spores  nettement  plus  petites  et  par  le 
capillitium  formant  une  masse  laineuse  qui  se  sépare  faci- 
lement de  la  paroi,  mais  jamais  au  même  degré  que  dans 
un  Lanopila. 

Le  type  de  Léveillé  est  originaire  de  la  Nouvelle-Grenade. 
Le  Bovista  fusca  a  été  retrouvé  au  Mexique  par  Salle  et  plus 
récemment  par  d'autres  mycologues  américains. 


F.  Guéguhn.  —  Anatomie  du  style  et  du  stigmate  des  P/ianérog-auies.       15 

ANATOMIE  COMPARÉE  DU  TISSU  CONDUCTEUR 

DU  STYLE  ET  DU  STIGMATE   DES  PHANÉROGAMES 

(I.   MONOCOTYLÉDONES,  APÉTALES    ET   GAMOPÉTALES) 

[Suite) 
Par  M.    F.  GUÉGUEN. 

Chap.  m.  —  Tissu  conducteur  des  Apétales 

Urticacées  (PL  9)  (i) 

Le  style  du  P arietarïa  officinalis  est  faiblement  aplati  à  la 
base,  et  va  s'élargissant  jusqu'au  sommet,  où  il  se  termine  par 
un  stigmate  à  deux  lobes  verticaux  formés  par  le  reploiement  de 
la  feuille  carpellaire  autour  de  son  plan  de  symétrie.  Ce  stigmate 
(ûg.  i)  porte  deux  sortes  de  poils,  les  uns  urticants  et  les  autres 
collecteurs.  Les  poils  urticants  (fig\  2)  ressemblent  à  ceux  de  la 
feuille  des  Orties,  mais  en  diffèrent  par  leur  pointe  aiguë  et  fai- 
blement barbelée  :  on  n'y  observe  pas  la  disposition  décrite  par 
Haberlandt  dans  les  poils  d'Ortie,  et  destinée  à  faciliter  leur 
rupture  (2).  Les  collecteurs  sont  à  peu  près  cylindriques  (fig.  3)  : 
la  membrane  en  est  mince,  et  le  suc  cellulaire  tient  en  dissolution 
une  matière  colorante  d'un  rouge  violacé  qui  existe  également 
dans  un  grand  nombre  des  cellules  de  l'épiderme  stigmatique, 
et  communique  à  cet  organe  sa  couleur  vive.  Les  poils  urticants 
sont  surtout  abondants  et  développés  à  la  face  antérieure  du 
stigmate  ;  les  collecteurs  se  trouvent  massés  sur  la  face  opposée, 
suivant  la  ligne  d'accolement  des  bords  carpellaires  :  ils  pa- 
raissent toujours  situés  entre  deux  rangées  de  poils  urticants. 
Le  tissu  conducteur  intrastylaire  est  à  peu  près  semblable  à  celui 
du  Ficus  que  nous  allons  décrire. 

1.  F.  Cohs,  Die  Caprification  der  Sykomoreii  (58e  [ahresb.  Schles.  Gesells.  f. 
Vaterl.Cultur,  i88o);Breslau  1881. —  Rudo\v,Z>/c  Caprificationder Feigcu (DieNa- 
tur,  1881,  n°  18).  — Tschirch  et  Œsterle,  /.  cit.,  fasc.  3  et  6, 1884.  — H.-W.Ward, 
The  fertilisation  of  figs  :  stoncs  in  trees  (The  Gardner's  Chronicle,  nouv.  série, 
XXIV,  1885).  —  Beauvisage,  Diœcie  du  Mûrier  blanc  (Bull.  Soc.  Bot.  de  Lyon, 
XI,  1893, n°y).  —  Giov.Briosi  et  Fil.  Tognini,  Intorno  alla  auatomia  del  Canapa 
[Cannabis  sativa  L.]  ;  Ricerche  partie,  sugli  organi  sessuali  (Atti  del  R.  Ist. 
Bot.  délia  Univ.  di  Pavia,  Sér.  II,  Vol.  III,  1894).  —  Zinger,  Zur  Kennlniss  d. 
weiblichen  Blùthcn  und  Inflorescensen  bei  Cannabincen  (Flora,  1898). 

2.  Cette  disposition  consiste,  comme  l'on  sait,  en  un  amincissement  oblique  de 
la  paroi  du  poil  un  peu  au-dessous  de  son  sommet. 


i6  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

Dans  le  Fictis  carica,  l'ovaire  est  surmonté  d'un  style  aplati 
dans  le  sens  antéro -postérieur,  et  terminé  par  deux  branches 
cylindriques  subulées  très  inégales,  dont  l'une  avorte  fréquem- 


I'l.  9.  —  Urticacées,   Polygonacées. 

i,  Parietaria  ojjïcinalis,  ovaire  et  style;  2,  poil  urticant  ;  3,  poils  collecteurs.  —  4,  Ficus 
carica,  coupe  transversale  du  sommet  du  style  ;  5  a  7,  coupes  successives  du  sommet  à 
la  base  du  style,  montrant  l'épaisissement  progressif  de  l'épiderme.  —  8,  Dorstcuia  n/a- 
citlata,  ovaire  très  grossi  ;  9,  extrémité  d'une  branche  stigmatique.  —  io,  Salix  ca- 
praea,  ovaire  coupé  verticalement;  11,  paroi  ovarienne  en  coupe  longitudinale,  avec 
l'assise  mécanique  m.  ;  12,  coupe  radiale  d'un  ovule,  montrant  le  sac  embryonnaire  faisant 
saillie  au  sommet  du  nucelle  nue;  00s. ,  oosphère,  n.  s.,  noyau  secondaire  du  sac.  —  13, 
Polyoonum  Bislorta,  extrémité  d'une  branche  stigmatique;  I-),  coupe  transversale  de  la 
même. 

ment.  Des  coupes  transversales,  menées  à  différentes  hauteurs 
(fig.  5  à  7),  montrent  que  l'ovaire  et  le  style  sont  parcourus  par 
un  seul  faisceau  très  réduit.  Le  style  est  recouvert  d'un  épi- 
derme  formé  de  cellules  à  parois  externes  épaisses  et  lisses,  et 
dont  la  hauteur  augmente  du  sommet  à  la  base  de  l'organe.  Le 


F.  Guéguen.  —  Anatomie  du  style  et  du  stigmate  des  Phanérogames.       17 

tissu  conducteur  est  central,  et.  formé  de  collenchyme  dont  les 
éléments  isodiamétriques  possèdent  un  lumen  obscurément 
hexagonal  (fig.  4). 

La  cavité  ovarienne  n'est  limitée  du  côté  opposé  à  la  nervure 
que  par  l'épiderme  qui  réunit  les  bords  carpellaires  :  elle  est 
occupée  en  grande  partie  par  l'ovule.  Le  tissu  conducteur  est  si- 
tué dans  l'angle  de  cette  cavité  opposé  au  faisceau  libéroligneux. 

Le  Dorstenia  maculata  possède  un  style  gynobasique  sur- 
monté de  deux  branches  cylindriques  subég-ales  (fig.  8).  On 
observe  ici  un  tissu  collecteur  nettement  différencié,  formé  de 
papilles  claviformes  appliquées  (fig.  9);  le  tissu  conducteur  du 
style  est  identique  à  celui  du  Ficus. 

Les  Urticacées  sont  donc  caractérisées  par  un  stigmate  bifide, 
dont  l'appareil  collecteur  peut  être  plus  ou  moins  papilleux  :  le 
centre  du  style  est  généralement  occupé  par  du  tissu  conducteur 
plein. 

Pipéracées  (i). 

La  fleur  du  Piper  nigrîim  est  pourvue  d'un  style  très  court 
surmonté  d'un  stigmate  trilobé  :  la  surface  de  ces  lobes,  en  con- 
tinuité avec  un  canal  stylaire  étroit,  est  tapissée  de  poils  en  massue 
qui  se  raccourcissent  peu  à  peu  en  pénétrant  dans  le  style.  Dans 
le  Peperomia  prostraia,  l'ovaire  uniloculaire  est  piriforme  avec 
effilure  supérieure  :  la  partie  amincie  ne  constitue  pas  à  propre- 
ment parler  le  style,  mais  seulement  un  prolongement  latéral  de 
l'ovaire.  C'est  en  effet  à  la  base  de  cette  effilure,  et  sur  le  côté 
externe  delà  fleur,  que  se  trouve  un  stigmate  sessile,  qui  consiste 
en  une  touffe  de  poils  cylindriques  simples,  implantés  sur  un  tissu 
dont  les  éléments  isodiamétriques  sont  plus  petits  que  ceux  du 
reste  de  la  paroi  ovarienne  :  le  centre  du  tissu  conducteur  est 
percé  d'un  étroit  canal. 

La  position  latérale  du  stigmate  de  cette  espèce  n'est  que 
l'exagération  de  ce  que  l'on  constate  dans  d'autres  Peperomia, 
entre  autres  dans  le  P.  blanda ;  dans  cette  dernière  espèce, 
d'après  Bâillon,  le  sommet  de  l'ovaire  serait  seulement  incliné, 
et  pourvu  d'un  stigmate  oblique. 

1.  Schmitz,  Die   Blùthenentwicklung   der  Piperaccen  (Bot.    Abhandl.,    ri, 
1872 1.  —  Tschikch  et  Œsteri.e,  /.  cit.,  fasc.  5,  p.  25. 


i8  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

Salicées  (PI.  9). 

L'ovaire  du  Salix  caprœa  est  aplati  latéralement,  et  s'étire 
en  une  sorte  de  long-  bec  terminé  par  un  stigmate  bilobé,  hérissé 
de  papilles  simples,  digitiformes,  toujours  couvertes  de  nombreux 
grains  de  pollen. 

Une  coupe  radiale  de  l'ovaire  (fig.  10)  montre  qu'il  est  sur- 
monté d'une  portion  stylaire  courte,  dont  le  centre  est  formé 
d'un  parenchyme  à  peine  différencié,  parcouru  par  deux  faisceaux 
libéroligneux.  La  cavité  ovarienne  est  très  allongée,  les  ovules 
anatropes  n'en  occupant  qu'une  faible  partie  (fig.  10).  Ils  sont 
insérés  par  une  large  base  sur  deux  placentas  hérissés  de  poils 
simples,  raides,  aigus,  et  ressemblant  entièrement,  quoique  de 
taille  un  peu  moindre,  à  ceux  qui  tapissent  extérieurement  l'o- 
vaire. Ces  trichomes  sont  destinés  à  former  plus  tard  les  longues 
soies  qui  aident  à  la  dissémination  de  la  graine  :  cette  der- 
nière, en  se  détachant,  entraîne  donc  avec  elle  une  petite 
portion  du  placenta,  puisque  les  poils  ne  sont  pas  implantés  sur 
le  funicule  lui-même. 

L'ovule  est  unitégumenté;  le  sommet  renflé  du  sac  em- 
bryonnaire vient  faire  saillie  à  l'orifice  du  nucelle  ;  il  est  en 
contact  direct  avec  la  face  interne  du  tégument  (fig.  12). 

La  paroi  ovarienne,  protégée  par  un  épiderme  pilifère, 
comprend  une  assise  hypodermique  à  cellules  allongées  vertica- 
lement, puis  deux  couches  de  parenchyme  arrondi,  et  enfin  une 
rangée  d'éléments  très  cloisonnés  (fig  n,  in)  qui  ne  sont  autres 
que  les  cellules  de  l'assise  mécanique,  dont  le  jeu  provoquera  la 
déhiscence  du  fruit  par  enroulement  des  deux  valves  vers 
l'extérieur.  L'assise  mécanique  est  doublée  d'un  épiderme 
interne,  formé  de  cellules  fortement  allongées  dans  le  sens 
vertical,  et  qui  joue  vraisemblablement  un  rôle  conducteur. 

Polygonacées  (PI.  9  et  10)  (1). 

Le  style  du  Polygonum  Bistorta  se  divise  dès  la  base  en  trois 
branches  divergentes  correspondant  chacune  à  l'un  des  angles 
de  l'achaine:  ces  branches  ont  une  section  triangulaire  arrondie, 
et  sont  terminées  par  une  tête  sphérique  supportée  par  un  léger 

1.  Korshinsky  et  Monteverde,  Pollinisation   chez    le  Sarrasin   (Bot.   Ctbl., 
1900,  n°  1). 


F.  Guéguen.  —  Anatomie  du  style  et  du  stigmate  des  Phanérogames.      ig 

étranglement  (P1.9,fig.  13).  La  surface  de  ce  stigmate  est  formée 
de  cellules  polygonales,  qui  donnent  à  l'organe  un  aspect  réticulé- 
chagrine,  et  le  rendent  éminemment  propre  à  retenir  le  pollen. 
En  coupe  transversale  (PI.  9,  fig.    14),  chaque  branche  se 


PL.    10. —  POLYGONACEES  (fin)  :   CHÉNOPODIACÉES. 

1,  Rheam  officinale,  stigmate  en  coupe  longitudinale  (gr.  =  30);  2,  fragment  de  la  même 
coupe.  —  3,  Rumex  Hydroiapathum,  branche  stigmatique  ;  4,  pénétration  de  deux  tubes 
polliniques.  —  5,  Atriplex  portnlacoides,  coupe  verticale  schématique  d'un  jeune  ovaire, 
avec  l'assise  oxalifère  ox  en  pointillé  ;  6,  portion  grossie  de  la  même  coupe.  —  7,  Anta- 
rantns  crislatus,   ovaire  ;  S,  coupe  verticale  du  même;  ç,  papille  du  même. 

montre  formée  d'un  parenchyme  à  parois  minces  presque  sans 
méats.  La  partie  correspondant  à  l'angle  ovarien  est  occupée  par 
un  faisceau  libéroligneux  dont  le  bois  se  réduit  à  une  ou  deux 
trachées  ;  le  centre  de  l'organe,  formé  de  petites  cellules  hexa- 
gonales, paraît  n'être  pas  la  seule  région  conductrice,  car  dans 
les  fleurs  âgées  on  aperçoit  quelquefois  des  tubes  polliniques 


-o  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

parcourant  le  reste  du  parenchyme  stylaire.  L'épiderme  est 
faiblement  ruguleux. 

Si  l'on  pratique  une  série  de  coupes  transversales  vers  le 
point  de  réunion  des  divisions  stigmatiques,  on  observe  que 
celles-ci  se  soudent  complètement  entre  elles  sur  une  portion 
très  réduite  de  leur  longueur,  de  manière  à  donner,  par  leur 
réunion,  un  tissu  conducteur  formé  de  cellules  à  parois  un  peu 
épaissies,  analogues  à  celles  que  l'on  trouve  dans  le  style  àxxFïats. 
Un  peu  au-dessous  de  ce  point,  la  cavité  ovarienne  apparaît  et 
s'élargit  brusquement. 

Dans  le  stigmate  du  Rheum  officinale,  nous  assistons  à 
l'apparition  d'un  rudiment  de  papilles  collectrices.  Chacune  des 
divisions  du  style  est  très  courte,  recourbée  vers  le  bas,  et 
s'épanouit  en  un  large  stigmate  réniforme  rabattu  jusque  sur  la 
paroi  de  l'ovaire  (PI.  10,  fig.  i).  Cet  organe  persiste  jusqu'à  la 
maturité  de  l'achaine,  comme  dans  bon  nombre  de  Polygonées: 
on  le  trouve  souvent  garni  de  nombreux  grains  de  pollen,  qui 
enfoncent  leurs  tubes  dans  les  anfractuosités  delà  surface. 

En  coupe  longitudinale,  chaque  tète  stigmatique  est  recou- 
verte d'un  épidémie  à  parois  minces,  et  à  cellules  verticalement 
allongées  formant  une  surface  raboteuse  (fig.  2)  :  chacune  d'elles 
est  munie  d'un  noyau  central,  avec  protoplasme  réfringent.  Le 
tissu  sous-jacent  consiste  en  files  d'éléments  allongés  convergeant 
vers  le  centre  de  la  fleur.  Les  bases  des  branches  stigmatiques, 
surplombant  la  cavité  ovarienne,  forment  dans  celle-ci,  par  leur 
juxtaposition,  une  sorte  de  tampon  assez  analogue  à  l'obturateur 
décrit  par  Bâillon  dans  les  Euphorbiacées.  Ce  tampon,  à  travers 
lequel  cheminent  les  tubes  polliniques,  vient  se  mettre  en  rapport 
avec  le  bord  renflé  du  tégument  de  l'ovule  :  la  continuité  du  trajet 
conducteur  se  trouve  ainsi  réalisée. 

Le  stigmate  du  Rtimex  Hydrolapatlmm  est  encore  plus 
profondément  différencié.  Chacune  des  divisions  de  cet  organe 
forme  un  pinceau  dont  chaque  poil  est  un  long  trichome 
massif  analogue  à  ceux  que  l'on  observe  chez  les  Graminées, 
c'est-à-dire  rendu  noueux  par  les  extrémités  arrondies  des 
cellules  qui  le  composent  (PI.  10,  fig.  3).  Une  telle  structure  est 
éminemment  propre  à  favoriser  la  pollinisation  (1)  :  à  la  surface 

1.  On  observe    aussi   sur    de  tels   stigmates  la    présence  constante  de  corps 
étrangers  (poils  de  diverses  plantes,  conidies  g-ermantes  de  Mucédinées,  etc.). 


F.  Guéguen.  —  Anatojnie  du  style  et  du  stigmate  des  Phanérogames.      21 

de  ces  poils,  on  trouve  généralement  (PI.  10,  fig.  4)  un  grand 
nombre  de  grains  de  pollen  qui  germent  en  pénétrant  dans  leur 
intérieur.  Au-dessous  de  cette  sorte  de  pinceau,  l'épiderme  du 
style  est  lui-même  prolongé  en  papilles  courtes  et  irrégulières 
qui  lui  donnent  un  aspect  bosselé  ;  la  membrane  de  ces  papilles 
est  pourvue  de  très  fines  aspérités. 

En  résumé,  on  assiste  dans  les  Polygonées,  de  la  Bistorte 
aux  Rumex,2L  une  différenciation  de  plus  en  plus  grande  du  tissu 
collecteur  ;  on  observe  à  la  fois,  dans  cette  famille,  des  ovaires 
nettement  acropylés  (Rheiun)  et  des  ovaires  clos  (Polygomtm). 
Il  n'y  a  là  qu'une  différence  de  degré,  due  à  la  réunion  plus  ou 
moins  complète  des  branches  stigmatiques. 

Ghénopodiacées  (PI.  10  et  11)  (i). 

L'ovaire  de  V Alriplex  portulacoides  est  surmonté  de  trois 
lobes  couverts  de  papilles  en  doigt  de  gant  :  au  centre  de  ce 
stigmate  sessile  existe  un  canal  à  parois  accolées,  courtement 
pilifères,  qui  s'ouvre  au  sommet  de  la  cavité  ovarienne  où  il 
débouche  au  milieu  d'une  sorte  de  bourrelet  tapissé  de  cellules 
papilleuses  :  ces  cellules  se  continuent  jusqu'à  une  certaine  dis- 
tance de  l'orifice  du  canal. 

Une  particularité  intéressante  réside  dans  la  présence  d'une 
assise  oxalifère  située  immédiatement  au-dessous  de  l'épiderme 
interne,  et  formée  de  cellules  à  sable  (PI.  10,  fig.  5  et  6,  ox)  qui 
enveloppent  toute  la  cavité  de  l'ovaire  à  l'exception  de  la  région 
qui  avoisine  le  canal  conducteur.  Cette  région,  formée  de  cel- 
lules plus  petites  que  le  reste  de  la  paroi,  ferme  l'ovaire  à  son 
sommet  comme  un  bouchon  percé  au  centre.  11  n'existe  donc  pas 
de  véritable  style,  mais  seulement  une  prolifération  profonde 
du  tissu  sous-jacent  aux  papilles  stigmatiques. 

Le  Beta  vulgaris  offre  une  structure  analogue.  Les  trois 
lobes  stigmatiques  forment  un  infundibulum  dont  les  parois 
sont  recouvertes  de  poils  simples  très  allongés  et  distincts  à  la 
périphérie,  de  plus  en  plus  courts  et  enchevêtrés  vers  le  centre 
de  l'entonnoir  :  il  n'existe  pas  ici  de  bourrelet  au  plafond  de 
l'ovaire.  L'assise  oxalifère  présente  la  même  répartition  que  dans 

1.  Ad.  Brongniart,  Mémoire  sur  la  génération  et  le  développement  de 
l'embryon  dans  les  végétaux  phanérogames  (Ann.  Se.  nat.,  irc  série,  1827, 
t.  XII).  A  étudié  le  Basella  rubra. 


22 


JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

XAtriplex,  mais  se  compose  de  deux  à  trois  couches  de  cellules 
contenant  des  cristaux  inégaux  (PI.  11,  fig.  3)  dont  les  plus 
volumineux  se  rencontrent  en  général  dans  la  région  moyenne 
de  l'assise. 

L'ovaire  de  X  Amarantus  caztdatus  présente  au  premier  abord 


Pl.  11.  —  Chénopodiacées  (fin)  :  Phytolaccacées,  Nyctaginées. 

i,  Amarantus  crislatus,  portion  très  grossie  de  la  coupe  verticale  de  l'ovaire,  avec  le  détail 
des  trabécules.  —  2,  Beta  vulgaris,  coupe  verticale  du  sommet  de  l'ovaire,  avec  l'as- 
sise oxalifère  en  pointillé  ;  3,  cristaux  de  cette  assise.  — 4,  Achyranthes  arge7itca,  ovaire 
avant  la  fécondation  ;  5,  papille  stigmatique  ;  6,  fruit  presque  mûr,  avec  l'embryon 
emb.,  et  l'assise  oxalifère  pointillée.  —  7,  Phytolacca  decandra,  ovaire  coupé  verticale- 
ment ;  8,  branche  stigmatique  coupée  en  travers  ;  9,  tissu  épidermique  collecteur,  entre 
la  base  des  stigmates.  —  10,  Nyctago  Jalapa,  stigmate  ;  il,  papilles  stigmatiques  ; 
12,   un  groupe  de  subdivisions  du  stigmate. 

un  aspect  tout  différent  des  précédents.  Le  sommet  se  prolonge 
ici  en  trois  cornes,  dont  la  face  interne  est  chargée  de  papilles 
écartées  les  unes  des  autres  (fig.  7  et  8).  Ces  papilles  sont  clavi- 
formes,  très  volumineuses,  et  formées  de  deux  à  trois  cellules 


F.  Guéguen.  —  Auatomic  du  style  et  du  stigmate  des  Phanérogames.      23 

superposées,  séparées  seulement  par  de  minces  cloisons.  Le 
protoplasme,  surtout  celui  de  la  cellule  terminale,  est  très 
vacuolisé. 

La  structure  des  cornes  ovariennes  est  tout  à  fait  parti- 
culière :  sur  les  coupes  verticales  (PL  11,  fig.  1)  on  voit  que  leur 
face  externe  n'est  formée  que  par  l'épiderme,  leur  région 
moyenne  largement  lacuneuse  consistant  en  quelques  trabécules 
uni  ou  bicellulaires  dont  le  bout  périphérique  renflé  contient 
quelque  peu  de  sable  cristallin  adhérent  à  la  membrane.  Ces 
cellules  s'appuient  vers  l'intérieur  contre  la  paroi  opposée  à  la 
corne,  qui  est  formée  de  plusieurs  assises  de  longues  cellules  sur 
lesquelles  sont  insérées  les  papilles. 

L'assise  oxalifère  acquiert  ici  un  développement  considé- 
rable. Les  cellules  à  sable  occupent  au  sommet  de  l'ovaire  la 
couche  sous-jacente  aux  papilles,  et  descendent  à  travers  la 
paroi  ovarienne  jusqu'à  la  base  de  la  cavité  :  en  cet  endroit, 
elles  rejoignent  le  sommet  de  l'axe,  qui  renferme  des  cellules  à 
grosses  màcles  d'oxalate  de  chaux,  bien  différentes  du  sable 
cristallin. 

U'Achyranthes  argeniea  possède  un  long  style,  inséré  sur 
l'ovaire  par  une  large  embase  (PI.  11,  fig.  4).  Ce  style  cylin- 
drique est  couronné  de  papilles  simples,  excipuliformes,  écartées 
les  unes  des  autres  (fig.  5).  Une  coupe  longitudinale  passant  par 
l'axe  de  la  fleur  montre  qu'il  existe  une  assise  de  cellules  à 
sable,  localisée  au  pôle  supérieur  de  l'ovaire.  Si  l'on  s'adresse 
à  un  fruit  mûr,  mais  non  encore  déhiscent  (fig.  6),  on  constate 
que  l'assise  oxalifère  est  contenue  tout  entière  dans  l'embase  du 
style,  qui  se  détache  comme  une  sorte  d'opercule  au  moment 
de  la  déhiscence  du  fruit  ;  la  présence  des  cellules  à  sable 
communique   au  sommet  de  l'ovaire   un   aspect  scintillant. 

Il  existe  donc  dans  les  Chénopodiacées  un  appareil  collec- 
teur formé  de  papilles  simples  ou  unisériées,  implantées  sur  un 
stigmate  trilobé  percé  à  son  centre  d'un  étroit  canal;  exception- 
nellement Y Achyranlhes  possède  un  style  bien  développé 
occupé  par  du  tissu  conducteur  plein.  La  particularité  la  plus 
intéressante,  et  qui  paraît  caractériser  cette  famille,  réside  dans 
la  présence  d'une  assise  oxalifère  très  nettement  localisée  au 
pourtour  de  la  cavité  ovarienne.  L'absence  de  cette  assise  dans 
la  région  conductrice,  ainsi  que  l'aspect  particulier  des  cristaux 


24  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

qui  s'y  rencontrent,  semblent  indiquer  que  l'oxalate  de  chaux 
est  destiné  à  s'opposer  à  ce  que  le  tube  pollinique  prenne  une 
fausse  direction.  Peut-être  aussi,  comme  Capus  (i)  l'a  supposé 
pour  les  mâcles  des  fausses  cloisons  de  l'ovaire  des  Lychnis, 
la  présence  de  ce  sel  indique-t-elle  que  les  organes  dans  lesquels 
on  le  rencontre  sont  destinés  à  disparaître  de  bonne  heure  ?  La 
localisation  exclusive  dans  l'opercule  de  X Achyranthes  viendrait 
à  l'appui  de  cette  manière  de  voir.  Quelle  que  soit  l'opinion  à 
laquelle  on  se  range,  le  fait  de  l'existence  de  pareilles  forma- 
tions n'en  constitue  pas  moins  une  particularité  intéressante  de 
l'ovaire  des  Chénopodiacées. 

Phytolaccacées  (PI.  11)  (2). 

L'ovaire  du  Phytolacca  dioica  (fig\  7)  affecte  la  forme  d'un 
sphéroïde  aplati,  surmonté  d'autant  de  branches  stigmatiques 
qu'il  renferme  de  carpelles.  Ces  branches,  terminées  en  pointe 
obtuse,  ont  une  section  aplatie  (fïg\  8);  elles  sont  parcourues  par 
un  faisceau  libéroligneux  dorsal,  et  garnies  sur  leur  face  interne 
de  plusieurs  rangées  de  longs  poils  collecteurs  simples.  L'espace 
libre  compris  entre  la  base  des  branches  est  également  papilleux, 
et  offre  l'aspect  d'un  pseudoparenchyme  dont  chaque  file  verti- 
cale d'éléments  se  termine  par  une  cellule  renflée  (fig.  9).  Au- 
dessous  de  ce  plateau  existe  un  tissu  conducteur  en  forme  de 
disque  plein  dont  les  éléments  sont  disposés  en  files  radiales,  et 
dont  le  bord  se  prolonge  en  une  sorte  de  tampon  collecteur  en 
face  de  chaque  ovule.  Le  protoplasme  de  ces  cellules  conduc- 
trices est  plus  réfringent  et  contient  un  noyau  proportionnel- 
lement beaucoup  plus  gros  que  celui  des  éléments  voisins  (3). 

Comme  cette  plante  se  féconde  bien  dans  nos  jardins,  on  voit 
assez  fréquemment  des  tubes  polliniques  germant  sur  le  stigmate 
pénétrer  jusque  dans  le  tissu  conducteur,  soit  directement  par 
son  centre,  soit  en  perçant  la  membrane  des  poils  qui  recouvrent 
les  branches  stigmatiques.  La  structure  du  tissu  conducteur  de 
cette  espèce  ne  paraît  pas  différer  sensiblement  de  celle  du 
P.  decandra,  décrite  et  figurée  autrefois  par  Ad.  Brongniart. 

1.  Capus,  /.  cit.,  pi.  19,  fig".  2. 

2.  Ad.  Brongniart,  (1.  cit.).  Voy.  Ckénopodiacêes. 

3.  Le  tégument  externe  de  l'ovule  est  recouvert  d'un  épiderme  à  cellules 
verticales  faiblement  papilleuses  et  à  noyau  central  :  ces  éléments  jouent  peut- 
être  un  rôle  dans  la  conduction  du  tube  pollinique. 


F.  Guéguen.  —  Anatomie  du  style  et  du  stigmate  des  Phanérogames.      25 

Nyctaginées  (PI.  11  et  12)  (i). 

Le  Nyctago  Jalapa,  qui  nous  a  servi  de  type  pour  l'étude 
de  cette  famille,  possède  un  ovaire  globuleux,  qui  porte,  au 
sommet  d'un  léger  épaulement,  un  long  style  fdiforme,  enroulé 
en  crosse  dans  le  bouton,  et  terminé  par  un  stigmate  à  structure 
compliquée.  Ce  stigmate  est  formé  de  deux  branches  qui,  par 
ramification  répétée,  donnent  naissance  à  deux  têtes  globu- 
leuses, formées  elles-mêmes  d'une  multitude  de  têtes  secondaires 
claviformes,  réunies  par  groupes  de  deux  sur  une  dernière 
bifurcation  et  dirigées  dans  différents  plans  (PI.  11,  fig.  ioet  12). 
En  coupe  longitudinale,  chacune  de  ces  terminaisons  ultimes 
affecte  la  forme  d'un  champignon  dont  le  chapeau  serait  formé 
de  cellules  papilleuses  intimement  unies  (fig.  1 1). 

Des  coupes  transversales,  pratiquées  dans  le  style  à  diverses 
hauteurs,  montrent  que  cet  organe  est  sensiblement  cylindrique 
au  sommet,  et  nettement  triquètre  à  la  base  (PI.  12,  fig.  3  et  4). 
Il  est  parcouru  par  un  seul  faisceau  postérieur,  et  renferme  un 
gros  cordon  cylindrique  de  tissu  conducteur  collenchymatoïde, 
qui  en  coupe  verticale  se  montre  formé  de  longues  cellules  à 
lumen  étroit,  séparées  par  des  cloisons  horizontales  (PI.  12,  fig.  5). 

Les  coupes  radiales  permettent  de  suivre  le  trajet  de  ce  tissu 
jusqu'au  micropyle.  Sur  une  pareille  coupe  (PI.  12,  fig.  1  et  2), 
on  voit  le  tissu  descendre  verticalement  dans  la  paroi  posté- 
rieure de  l'ovaire,  et  s'épanouir  au  fond  de  la  cavité  en  une 
masse  annulaire  qui  entoure  le  funicule,  faisant  converger  vers 
le  micropyle  les  éléments  qui  la  composent. 

On  ne  rencontre  plus  chez  le  Nyctago  les  cellules  à  cristaux 
si  caractéristiques  du  sommet  de  l'ovaire  des  Chénopodiacées. 
Dans  cette  plante,  elles  ont  une  tout  autre  localisation  :  ces 
éléments  entourent  complètement  le  sommet  de  l'axe  au-dessous 
de  l'ovaire,  et  forment  par  leur  réunion  une  sorte  de  tore  cons- 
titué presque  uniquement  par  de  grandes  cellules  à  raphides 
(Pi.  12,  fig.  1,  ox).  A  la  périphérie  du  massif  oxalifère,  elles  ne 
sont  réunies  entre  elles  que  par  l'épiderme,  et  tellement  serrées 
les  unes  contre  les  autres  que  la  section  du  tissu  apparaît  à  l'œil 
nu  comme  farineuse. 

1.  Ant.  Heimerl,  Mécanisme  de  la  pollinisation  chez  les  Nyctaginées, 
analysé  par  Marc  Le  Roux,  in  Bull.  Soc.  Linn.  de  Normandie  (série  IV, 
vol  III,  1890). 


26  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

La  présence  du  tissu  conducteur  plein  éloigne  le  Nyctago 
Jalapa  des  familles  précédentes;  une  structure  aussi  compliquée 
ne  se  trouve  guère  que  chez  les  Phanérogames  supérieures.  Elle 


PL.    12. 


Nyctaginées  (fin)  ;    Cupulifères. 


i,  Nyclasro  Jalapa,  coupe  radiale  de  l'ovaire  (fleur  prête  à  s'épanouir)  avec  le  calice  c.  ; 
2,  portion  plus  grossie  de  la  même  coupe  à  la  base  du  style;  3,  coupe  au  sommet,  et 
4,  coupe  à  la  base  du  style;  5,  tissu  conducteur  en  coupe  verticale.  —  6,  Caslaneavesca, 
coupe  transversale  d'une  branche  stigmatique  ;  7  et  8,  aplatissement  et  soudure  pro- 
gressive des  branches;  9,  style  de  la  fleur  centrale  d'une  cyme  triflore  ;  io,  tissu  collen- 
chymatoïde  en  coupe  transversale.  —  11,  Fagus  sylvatica,  ovaire  mûr;  12,  13,  coupes 
successives  d'une  branche  stigmatique;  14,  fond  de  la  gouttière  conductrice  ;  15,  coupe 
transversale  du  style,  avec  cellules  sclérifiées  sel.  ;  16,  portion  grossie  du  canal  stylaire, 
avec  masses  cireuses  ci.  ;  17,  ovaire  en  coupe  transversale  ;  18,  coupe  verticale  frontale 
de  l'ovaire,   montrant  les  poils  internes. 

est  à  comparer,  en  particulier,  à  celle  que  l'on  observe  dans 
l'ovaire  des  Composées,  chez  lesquelles,  d'ailleurs,  l'ovule  est 
semblablement  placé. 


F.  Guéguen.  —  Anatomie  du  style  et  du  stigmate  des  Phanérogames.      27 

Gupulifères  (PI.  12)  (1). 

J'ai  étudié  la  fleur  du  Châtaignier  et  celle  du  Hêtre» 
Dans  le  Castanea  vesca,  l'ovaire  est  surmonté  d'un  nombre 
indéterminé  de  stigmates;  il  y  en  a  d'ordinaire  cinq  (six  d'après 
Bâillon),  mais  il  peut  aussi  n'y  en  avoir  que  trois  ou  quatre. 
Chacune  des  divisions  offre  une  section  transversale  légèrement 
elliptique-irrégulière  (fig.  6)  :  elle  est  formée  d'un  tissu  faible- 
ment collenchymateux  dont  certaines  plages,  à  parois  cellu- 
laires plus  épaisses,  renferment  des  faisceaux  libéroligneux 
inégaux.  Au  centre  de  l'organe,  et  séparé  du  cercle  fasciculaire 
par  un  parenchyme  à  parois  minces,  il  existe  un  massif  arrondi 
de  petites  cellules  collenchymatoïdes  presque  régulièrement 
hexagonales  (fig.  10).  En  pratiquant  une  série  descendante  de 
coupes  transversales,  on  assiste  à  la  réunion  et  à  la  soudure 
progressive  des  branches,  qui  finissent  par  donner  un  style 
d'abord  triangulaire,  puis  pentagonal  (fig.  7  et  8).  Les  faisceaux 
se  groupent  en  un  cercle  irrégulier  :  le  tissu  collenchymatoïde 
forme  à  la  base  du  style  cinq  massifs  inégaux  correspondant  aux 
cinq  carpelles.  Le  centre  de  l'organe  est  occupé  par  une  fente 
étoilée  résultant  d'une  soudure  incomplète;  il  n'est  pas  certain 
que  cette  fissure  soit  seule  conductrice  comme  le  veut  Tognini, 
ou  même  qu'elle  soit  conductrice  :  elle  est  en  effet,  de  même  que 
l'extérieur  du  style,  tapissée  d'un  épiderme  à  petites  cellules 
fréquemment  garni  de  poils,  caractère  qui  ne  se  retrouve  pas 
dans  les  gouttières  stigmatiques  du  Fagus,  comme  nous  le  ver- 
rons plus  loin.  De  plus,  cette  fente  ne  pénètre  pas  toujours 
jusqu'à  la  cavité  ovarienne  (2). 

Les  cinq  loges  de  l'ovaire  renferment  chacune  deux  ovules  à 
micropyle  tourné  vers  le  haut  ;  ces  ovules  sont  attachés  au 
sommet  de  la  cavité.  Le  placenta  et  les  parois  internes  de  l'o- 

1.  H.  Bâillon,  Adansonia,  XII.  —  J.  Schneck,  Cross-fertilisation  of  ihe 
Ckesnul-lree  (Botan.  Gazette,  vol.  VI,  18S1,  n°  1).  —  F.  Tognini,  Ricercke  di 
■morphologia  ed  anatoinia  sut  flore  femi7iile  c  sut  frutlo  del  Castaguo 
|  Castanea  vesca  Gaertn.\  (Atti  del  R.  Ist.  dell'  Univ.  di  Pavia,  1SQ2). 

2.  Mes  observations  ne  concordent  pas  exactement  avec  celles  de  M.  Tognini. 
D'après  cet  auteur,  parmi  les  canaux  stylaires  (?),  il  en  est  un  plus  développé, 
central,  et  qui  seul  peut  assurer  la  fécondation...  Il  existe  plusieurs  styles  supplé- 
mentaires, mais  qui,  à  la  place  du  tissu  conducteur,  renferment  un  faisceau  et 
sont  par  la  même  sans  aucun  rôle  dans  la  fécondation  :  ce  seraient  desimpies 
lobes  carpellaires  stériles.  Il  semble  que  M.  Tognini  ait  pris  les  massifs  de 
collenchyme  pour  des  faisceaux  ligneux. 


r 


28  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

vaire  sont  tapissés  de  poils  identiques  à  ceux  de  l'épiderme 
externe  (i). 

Le  Fagîis  sylvaiica  possède  un  ovaire  en  pyramide  trièdre, 
couronnée  par  trois  sépales  écailleux  entre  lesquels  font  saillie 
trois  branches  stigmatiques  presque  sessiles,  légèrement  recour- 
bées vers  le  bas  (fig.  ii).  En  coupe  transversale,  chacune  d'elles 
se  montre  formée  par  l'extrémité  de  la  feuille  carpellaire  cor- 
respondante, dont  les  bords  se  sont  repliés  en  dessous  (fig.  12); 
les  sections  pratiquées  plus  bas  montrent  que  cette  gouttière 
offre  l'aspectd'un  V,  dont  la  concavité  (épiderme  supérieur  de 
la  feuille  carpellaire)  est  tapissée  de  hautes  cellules  conduc- 
trices (fig.  14).  Le  parenchyme  sous-jacent  est  parcouru  par 
un  système  complexe  de  faisceaux  dont  le  médian  est  le  plus 
important.  L'épiderme  externe  porte,  comme  l'ovaire  et  les 
bractées,  des  poils  analogues  à  ceux  décrits  plus  haut  dans 
le  Salix.  Les  trois  divisions  du  stigmate  se  réunissent  en 
un  court  style  triangulaire  dont  le  centre  est  occupé  par  une 
fente  conductrice,  séparée  elle-même  du  cercle  de  faisceaux 
par  quelques  amas  irréguliers  de  sclérenchyme  peu  épaissi  qui 
n'existent  d'ailleurs  que  dans  le  style. 

Au  sommet  de  l'ovaire,  la  fente  conductrice  s'élargit.  Elle 
renferme,  accolées  à  ses  parois,  des  masses  cireuses  irréguliè- 
rement arrondies  et  d'un  beau  jaune  d'or  :  ces  corpuscules  résis- 
tent à  l'eau  de  Javel  et  sont  colorables  par  l'orcanette  acétique 
(fig.  16,  ci).  Des  coupes  pratiquées  au-dessous  de  ce  niveau 
montrent  l'accolement  des  trois  placentas  en  forme  de  T  qui 
portent  un  ovule  à  chacun  de  leurs  bords.  L'angle  des  carpelles 
et  les  parties  rentrantes  des  placentas  sont  garnis  de  poils 
(fig.  17),  ainsi  que  les  placentas  eux-mêmes.  Dans  l'ovaire  coupé 
en  long,  nous  voyons  que  le  placenta  s'épaissit  de  plus  en  plus 
vers  la  base,  et  porte  à  son  sommet  les  deux  ovules  largement 
insérés,  dont  le  micropyle  forme  un  canal  étroit  et  allongé  comme 
dans  le  Caslanea  :  les  funicules  sont  ici  légèrement  papilleux. 

Le  pilosisme  de  la  cavité  ovarienne,  ainsi  que  la  forme  si 

1.  On  ne  trouve  point,  sur  l'ovaire  ni  dans  son  intérieur,  les  énormes  poils 
capités  si  abondants  sur  les  bractées  involucrales.  Ces  poils  glanduleux,  par  la 
position  qu'ils  occupent  sur  les  bractées  immédiatement  au-dessous  des  branches 
stigmatiques,  sont  merveilleusement  placés  pour  attirer  les  insectes,  et  assurer 
ainsi  la  fécondation  entomophile.  Ce  sont  eux  qui  donnent  à  l'inflorescence 
femelle  du  Châtaignier  son  odeur  nauséeuse. 


F.  Guégurn.  —  Aualomic  du  style  et  du  stigmate  des  Phanérogames.      29 

particulière  des  poils,  sont  de  nature  à  justifier  le  rapproche- 
ment des  familles  des  Salicées  et  des  Cupulifères. 

Aristolochiacées  (i). 

L'ovaire  de  VAsarum  canadense  est  surmonté  de  six  branches 
stylaires  verticales,  formant  une  colonne  creuse.  Chacune 
d'elles  se  termine  par  un  léger  renflement  marqué  d'une  fente 
indiquant  la  soudure  des  bords  carpellaires  :  il  n'y  a  pas  de 
papilles.  Chaque  style  est  creusé  d'un  canal  à  parois  peu  dis- 
tantes, tapissé  de  cellules  aplaties  :  le  véritable  tissu  conduc- 
teur n'occupe  que  les  bords  du  canal.  En  ces  points,  l'épiderme 
est  formé  de  cellules  plus  élevées  que  partout  ailleurs,  et  qui 
s'engrènent  d'un  bord  à  l'autre. 

Je  n'ai  pu  observer  la  pollinisation  de  Y Asarum ;  mais  il  est 
probable  que  la  poussière  fécondante,  apportée  dans  le  canal 
intrastylaire,  germe  au  fond  de  celui-ci  et  fait  pénétrer  ses 
tubes  horizontalement  dans  la  fente  carpellaire  de  chaque 
branche  :  ainsi  s'expliquerait  l'absence  de  papilles  stigmatiques. 

Conclusions  relatives  aux  Apétales. 

L'ovaire  des  Apétales  est  ordinairement  surmonté  d'un 
stigmate  nettement  divisé  en  plusieurs  lobes  ou  branches  :  le 
stigmate  est  au  contraire  indivis  dans  beaucoup  de  familles  de 
Monocotylédones  (Aroïdées,  Alismacées,  Palmiers,  Orchidées). 

La  présence  des  papilles  stigmatiques  est  dans  les  Apétales 
moins  constante  que  dans  l'ordre  précédent  ;  ces  organes  collec- 
teurs, quand  ils  existent,  sont  ici  presque  toujours  unicellu- 
laires.  Nous  verrons  que  les  papilles  simples  se  rencontrent 
dans  la  généralité  des  Gamopétales,  ce  qui  ferait  de  la  présence 
de  ces  organes  un  caractère  de  perfection  organique. 

Dans  certaines  Apétales  telles  que  les  Pipéracées,  l'uniformité 
de  la  structure  de  l'ovaire  entraîne  celle  de  l'appareil  conducteur  ; 
mais,  dans  d'autres  familles,  telles  que  les  Polygonées  et  les 
Chénopodiacées,    ce   tissu  présente    d'un  genre  à    l'autre  des 

t.  L.  Knv,  Bestaiibung  der  Bliltcn  von  Aristolochia  Clematitis  L.  (Bot. 
Wandtafeln,  Berlin,  1884).  — W.Burck,  Ueber  die  Befruchiung der  Aristolochia. 
Bliite  (Bot.  Zeit.,  L,  1892).  —  Cokrens,  BeitrSge  sur  biologischen  Anatomieder 
Aristolochia-^//'//^  (Pringsh.  Jahrb.  XXII,  1891). 


3o  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

différences  assez  marquées,  résultant  de  la  fermeture  plus  ou 
moins  parfaite  du  sommet  de  l'ovaire,  ou  de  la  présence  d'un 
style  plus  ou  moins  développé.  Le  tissu  conducteur  plein,  qui 
manque  presque  complètement  chez  les  Monocotylédones,  est 
ici  beaucoup  plus  répandu  (Urticées,  Achyranthes ,  Phytolacca, 
Nyctago)  :  il  semble  légitime  de  considérer  la  fréquence  de  ce 
caractère  comme  l'indice  d'une  organisation  plus  élevée,  car 
nous  le  retrouverons  chez  presque  toutes  les  Gamopétales. 

(A  suivre.) 


NOUVELLES. 


M.  J.  Costantin,  Maître  de  Conférences  à  l'École  normale  supé- 
rieure, a  été  nommé  Professeur  de  Culture  au  Muséum  d'Histoire  natu- 
relle, en  remplacement  de  M.  M.  Cornu,  décédé. 

Ont  été  nommés,  d'autre  part  :  MM.  Eug.  Autran,  Botaniste  au 
Jardin  botanique  de  Buenos-Ayres  ;  —  M.  Fr.  Cavara,  Directeur  du 
Jardin  botanique  de  Catane  ;  —  M.  Aladar  Richter,  Professeur  de 
Botanique  générale  à  l'Université  de  Kolozsvar  ;  —  M.  H.  Solereder, 
Professeur  de  Botanique  et  Directeur  de  l'Institut  botanique  à  l'Uni- 
versité d'Erlangen;  —  M.  Roland  Thaxter,  Professeur  de  Botanique 
cryptogamique  à  l'Université  Harvard,  de  Cambridge  (Etats-Unis). 

Nous  avons  appris  dans  ces  derniers  temps  la  mort  de  M.  A.-F.-W. 
Schimper,  Professeur  de  Botanique  à  l'Université  de  Bâle;  —  de 
M.  M.-F.-Fr.  Rees,  ancien  Professeur  de  Botanique  et  Directeur  du 
Jardin  botanique  à  l'Université  d'Erlangen;  —  de  M.  Ed.  Cramer, 
Professeur  de  Botanique  et  Directeur  de  l'Institut  de  Physiologie 
végétale  à  l'École  Polytechnique  de  Zurich  ;  —  de  M.  W.  West, 
algologue  anglais. 

Parmi  les  prix  distribués  par  l'Académie  des  sciences,  dans  sa 
séance  solennelle  du  16  décembre,  nous  relevons  les  suivants  : 

Prix  Gay,  partagé  entre  M.  Franchet  et  M.  Saint-Yves  pour  leurs 
travaux  respectifs  sur  la  flore  de  l'Asie  centrale. 


Nouvelles.  31 

Prix  Bordin,  accorde  à  un  Mémoire  dû  à  la  collaboration  de 
MM.  Matruchot  et  Molliard,  dans  lequel  ils  ont  étudié  les  modifi- 
cations de  structure  présentées  i°  par  les  cellules  soumises  à  l'action 
du  gel  ;  20  par  les  cellules  soumises  à  la  vie  anaérobie  ;  30  par  une  Algue 
unicellulaire,  le  Stichococcus  bacillaris,  sous  l'influence  des  milieux 
nutritifs. 

Prix  Desmazières,  décerné  à  M.  K.  E.  Hiern,  pour  sa  Monogra- 
phie et  Iconographie  des  Œdogoniacées. 

Prix  Montagne y  décerné  à  M.  Mazé  pour  ses  recherches  sur  le 
mécanisme  de  la  fixation  de  l'azote  libre  par  les  Légumineuses  et  sur 
la  biologie  de  la  Bactérie  qui  en  effectue  la  synthèse. 

Prix  de  la  Fons-Mélicocq,  décerné  à  M.  Debray  pour  un  travail 
comprenant  la  description  des  Algues,  les  Diatomées  exceptées,  dont 
la  présence  a  été  reconnue  par  lui  sur  le  littoral  qui  s'étend  de  la  Bel- 
gique à  la  limite  occidentale  du  Calvados. 

Prix  Thore,  décerné  à  M.  Patouillard  pour  son  «  Essai  taxono- 
mique  sur  les  familles  et  les  genres  des  Hyménomycètes  ». 

Prix  Mont  y  on  (Physiologie  expèrime?itale),  décerné  à  M .  Mirande 
pour  ses  «  Recherches  physiologiques  et  anatomiques  sur  les  Cuscu- 
tacées  j. 

Au  nombre  des  questions  mises  au  concours  par  l'Académie  des 
sciences  se  trouvent  les  deux  suivantes,  proposées  l'une  en  vue  du 
grand  prix  des  sciences  physiques,  l'autre  en  vue  du  prix  Bordin,  à 
décerner  tous  deux  en  1903,  et  de  la  valeur  de  3.000  francs  chacun. 

La  première  est  ainsi  formulée  :  Rechercher  et  démontrer  les  divers 
modes  de  formation  et  de  développement  de  l'œuf  chez  les  Ascomycèles 
et  les  Basidiomycètes. 

La  seconde  :  Démontrer,  s'il  y  a  lieu,  par  l'étude  de  types  nom- 
breux et  variés,  la  généralité  du  phénomène  de  la  double  fécondation , 
ou  digamie,  c'est-à-dire  de  la  formation  simultanée  de  l'œuf  et  d'un 
trophime  chez  les  Angiospermes. 

Le  Bureau  de  la  Société  botanique  de  France  est  composé  comme 
il  suit  pour  l'année  1902  :  Président,  M.  Ed.  Bureau  ;  Vice-prési- 
dents, MM.  G.  Bonnier,  Hua,  Jullien-Crosnier,  Mouillefarine  ; 
Secrétaire  général,  M.  E.  Malinvaud;  Secrétaires,  MM.  Guérin  et 
Lutz;  Vice-secrétaires,  MM.  Buchet  et  Gagnepain  ;  Trésorier, 
M.  Delacour  ;  Archiviste,  M.  Ed.  Bornet. 

h* Association  française  de  Botanique,  qui  a  son  siège  au  Mans, 
a  élu  pour  Président,    M.   Magnin;  Vice-Présidents,  MM.  Gillot, 


32  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

Foucaud,    Camus;    Secrétaire    général,    M.    Léveillé;    Trésorier, 
M.  Arbost. 


Nous  avons  reçu  le  premier  fascicule  d'une  nouvelle  publication 
intitulée  Buletinid  Erbartclui  Institutului  Botanic  din  Bucuresti 
[Bulleti?i  de  l'Herbier  de  l'Institut  botanique  de  Bucarest}. 

Ce  Bulletin,  publié  et  dirigé  par  M.  M.  C.  Vladesco,  Professeur 
de  Botanique  à  l'Université  et  Directeur  du  Jardin  botanique  de  Buca- 
rest, paraîtra  tous  les  trois  mois  et  formera  chaque  année  un  volume 
de  500  à  600  pages.  Le  prix  de  l'abonnement  est  de  12  francs  par  an. 

Les  travaux  contenus  dans  ce  premier  fascicule  sont,  au  moins 
dans  leurs  parties  essentielles,  imprimés  sur  deux  colonnes,  dans  l'une 
en  roumain,  dans  l'autre  en  français  ou  en  allemand.  Il  y  a  là  un  bon 
exemple  qu'on  aimerait  à  voir  suivre  dans  d'autres  recueils  condamnés 
à  n'avoir  pour  ainsi  dire  pas  de  lecteurs  en  dehors  de  leur  pays  d'ori- 
gine. 


Le  Gérant  :  Louis  Morot. 


Caris. — J.  Mersch,  nup..,  4""  Av.  de  ChiliU;  :. 


j6"  ANNÉE.  N°2.  FÉVRIER  1902. 

JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

SÉTOURATÉE,  CAMPYLOSPERME  ET  BISÉTAIRE 

TROIS  GENRES  NOUVEAUX  D'OCHNACÉES 

Par  M.  Ph.  VAN  TIEGHEM. 

Telle  que  j'ai  été  conduit  à  la  restreindre  dans  un  travail 
récent  (1),  la  famille  des  Ochnacées  ne  compte  actuellement  que 
les  quatre  g-enres  Ochne  (Ochna  Linné),  Ouratée  [Ouratea 
Aublet),  Brackenridgée  {Brackenridgea  A.  Gray)  et  Elvasie 
(Elvasi'aTie  Candolle);  encore  le  troisième  n'est-il  pas  admis  sans 
conteste. 

Avec  unandrocée  formé  de  nombreuses  étamines  et  un  pistil 
composé  de  carpelles  épipétales  libres  à  style  gynobasique,  le 
premier  est  le  type  d'une  tribu,  les  Ochnées.  Avec  un  androcée 
directement  diplostémone  et  un  pistil  composé  de  carpelles  épi- 
sépales  libres  à  style  gynobasique,  les  deux  suivants  forment 
ensemble  une  seconde  tribu,  les  Ouratéées.  Avec  un  androcée 
directement  diplostémone  et  un  pistil  composé  de  carpelles 
épisépales  concrescents  en  un  ovaire  pluriloculaire  à  style  ter- 
minal, le  dernier  est  le  type  d'une  troisième  tribu,  les  Elvasiées. 
Ensemble,  ces  trois  tribus  composent  une  famille,  dont  le 
caractère  général  est  d'avoir  dans  chaque  carpelle  un  seul  ovule 
attaché  à  la  base  de  l'un  des  bords,  anatrope,  dressé  à  raphé 
interne,  épinaste  par  conséquent,  devenant  une  graine  sans 
albumen  dont  l'embryon,  à  radicule  infère  et  muni  de  deux 
cotyles  plan-convexes,  est  d'ordinaire  oléo-amylacé  (2). 

C'est  à  la  tribu  des  Ouratéées  qu'appartiennent  les  trois 
genres  nouveaux  qui  font  l'objet  de  cette  Note. 

Les  deux  genres  constitutifs  actuels  de  cette  tribu  diffèrent 
par  plusieurs  caractères  ;  pour  n'en  citer  ici  qu'un  seul,  les 
anthères  sont  presque  sessiles  et  s'ouvrent  chacune  par  deux 

1.  Ph.  Van  Tieghem  :  Sur  le  genre  Lophire,  considéré  comme  type  d'une 
famille  distincte,  les  Lophiracées  (Journal  de  Botanique,  XV,  p.  191,  1901). 

2.  L'embryon  des  Ochnacées  est  décrit  partout  comme  simplement  oléagineux 
ou  charnu;  il  y  a  donc  là  une  erreur  à  corriger. 


34  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

pores  près  du  sommet,  sur  la  face  externe,  dans  les  Ouratées; 
elles  sont  portées  par  des  filets  assez  longs  et  s'ouvrent  sur  les 
côtés  par  deux  fentes  longitudinales,  dans  les  Brackenridgées. 
C'est  le  premier  de  ces  deux  genres  qu'il  faut  maintenant 
considérer  de  plus  près. 

Avec  un  androcée  toujours  pareil,  les  cent  vingt  espèces  au 
moins  qui  le  composent  actuellement  et  qui  croissent  dans 
toutes  les  régions  chaudes  du  globe  se  répartissent  d'abord  en 
deux,  puis  ensuite  en  quatre  groupes  nettement  distincts. 

Les  unes  ont  l'ovule  droit,  donnant  naissance  à  une  graine 
également  droite,  et  la  paroi  interne  de  l'ovaire,  comme  plus 
tard  celle  du  fruit,  est  lisse  dans  toute  son  étendue.  Elles  sont 
toutes  américaines. 

Les  autres  ont  l'ovule  recourbé  en  dedans  en  forme  de 
crochet  ou  de  fer  à  cheval,  produisant  une  graine  également 
courbe,  et  la  paroi  interne  de  l'ovaire,  comme  plus  tard  celle  du 
fruit,  se  renfle  de  chaque  côté  en  une  crête  longitudinale  qui, 
partant  de  la  base,  s'élève  jusqu'à  une  certaine  hauteur  et  s'in- 
sinue dans  la  concavité  de  l'ovule,  entre  ses  deux  branches, 
sans  toutefois  se  réunir  à  sa  congénère  en  une  fausse 
cloison  complète.  Elles  croissent  toutes  dans  l'Ancien  Monde. 

A  son  tour,  chacun  de  ces  deux  groupes  d'espèces,  qu'on 
peut  appeler  :  le  premier,  les  Rectoviilées  ou  Orihospermées ,  le 
second,  les  Curvovjtlées  ou  Campylospermées ,  se  partage  très 
inégalement  en  deux  autres. 

Toutes  les  Rectovulées  ou  Orthospermées  ont  les  feuilles 
munies  de  deux  stipules  latérales  et  libres.  Dans  la  très  grande 
majorité,  ces  stipules  ont  la  forme  d'écaillés  et  sont  de  très 
bonne  heure  caduques  ;  chez  quelques-unes,  elles  sont  étirées  en 
soies  roides,  rouge  brun,  et  persistent  même  après  la  chute  des 
feuilles.  Chez  les  premières,  l'inflorescence  est  une  grappe 
composée  à  divers  degrés  et,  suivant  les  espèces,  diversement 
modifiée;  chez  les  secondes,  l'inflorescence  est  une  grappe 
simple.  Chez  les  premières,  le  périderme  de  la  tige  est  d'origine 
sous-épidermique,  c'est-à-dire  exodermique  ;  chez  les  secondes, 
il  est  d'origine  épidermique.  Et  il  y  a  d'autres  différences. 
Celles-ci  suffisent  à  établir  qu'il  y  a  là  vraiment  deux  genres  à 
distinguer. 

Au  premier,  comprenant  la  très  grande  majorité  des  espèces 


Ph.  Van  Tieghem.  —  Sétouratée,  Campylosperme  et  Bisétaire.  35 

américaines,  je  conserverai  le  nom  de  Ouratée,  restreint  {Oura- 
tea  Aublet,  pro  parte). 

Au  second,  ne  comprenant  pour  le  moment  que  quatre  es- 
pèces du  Brésil,  je  donnerai  le  nom  de  Sétouratée  {Setonrated), 
pour  rappeler  la  forme  sétacée  des  stipules. 

La  très  grande  majorité  des  Curvovulées  ou  Campylosper- 
mées  ont  les  feuilles  munies  de  stipules  intra-axillaires,  comme 
on  dit,  concrescentes  par  leur  bord  interne,  sur  une  plus  ou 
moins  grande  longueur,  en  une  lame  bidentée  ou  bifide;  plus 
exactement,  les  feuilles  y  sont,  non  pas  stipulées,  mais  ligulées. 
Une  seule  espèce,  jusqu'à  présent,  fait  exception  à  la  règle  ;  les 
feuilles  y  sont  pourvues  de  deux  stipules  latérales  et  libres,  et 
ces  stipules  sont  étirées  en  longues  soies  roides,  comme  dans  les 
Sétouratées.  Chez  les  premières,  l'inflorescence  est  une  grappe 
composée  à  divers  degrés  et,  suivant  les  espèces,  diversement 
modifiée;  chez  la  seconde,  c'est  une  grappe  simple.  Chez  les 
premières,  le  périderme  est  d'origine  sous-épidermique,  c'est-à- 
dire  exodermique  ;  chez  la  seconde,  il  est  d'origine  épidermique. 
Et  il  y  a  d'autres  différences.  Celles-ci  suffisent  à  montrer  qu'il 
y  a,  ici  aussi,  deux  genres  à  distinguer. 

Au  premier,  comprenant  la  presque  totalité  des  espèces  de 
l'Ancien  Monde,  je  donnerai  le  nom  de  Campylosperme  {Campy- 
lospermum),  pour  rappeler  la  courbure  de  l'ovule,  de  la  graine 
et  de  l'embryon,  qui  en  est  le  caractère  différentiel  le  plus  frap- 
pant par  rapport  au  genre  Ouratée,  tel  qu'on  vient  de  le  res- 
treindre. Au  second,  réduit  pour  le  moment  à  une  seule  espèce, 
originaire  de  l'Afrique  occidentale,  je  donnerai  le  nom  de  Bisé- 
taire  {Biset  aria)  y  pour  rappeler  l'indépendance  et  la  forme  des 
stipules,  par  où  cette  plante  diffère  aussitôt  de  toutes  les  autres 
espèces  de  l'Ancien  Monde. 

Le  genre  actuel  Ouratée  se  trouve  donc  de  la  sorte  subdi- 
visé en  quatre  genres  :  deux  propres  au  Nouveau  Monde,  Oura- 
tée restreint  et  Sétouratée,  et  deux  propres  à  l'Ancien  Monde, 
Campylosperme  et  Bisétaire. 

Par  la  courbure  de  l'ovule  et  de  la  graine,  ainsi  que  par  la 
fausse  cloison  qui  en  sépare  les  deux  branches,  les  Brackenrid- 
gées,qui  habitent  aussi  l'Ancien  Monde,  ressemblent  auxCampy- 
lospermes  et  aux  Bisétaires.  Elles  en  diffèrent  d'abord  parce  que 
les  deux  lames  longitudinales  se  touchent  au  centre  et  se  soudent 


36  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

en  une  fausse  cloison  complète,  qui  est,  en  outre,  creusée  de 
deux  lacunes  aérifères.  Elles  en  diffèrent  encore  par  la  déhiscence 
longitudinale  de  l'anthère,  comme  il  a  été  dit  plus  haut,  et  par 
l'inflorescence. 

En  résumé,  les  cinq  genres  qui  composent  maintenant  la 
tribu  des  Ouratéées  se  répartissent  en  deux  groupes  ou  sous- 
tribus  :  les  Orthospermées  (Ouratée  et  Sétouratée),  propres  à 
l'Amérique,  et  les  Campylospermées(Campylosperme,Bisétaire 
et  Brackenridgée),  propres  à  l'Ancien  Monde. 

Il  faut  reprendre  maintenant  un  à  un  ces  cinq  genres,  afin 
de  les  mieux  caractériser. 

I.    —   vSUR   LE    GENRE    OURATÉE,    RESTREINT. 

A  l'exception  d'une  seule,  réputée  très  variable  et  poly- 
morphe, VOuratea  stiptdata  (Yellozo),  qui  croît  au  Brésil 
méridional,  et  sur  laquelle  on  reviendra  tout  à  l'heure,  toutes  les 
Ouratées  américaines,  au  nombre  d'environ  quatre-vingt-dix, 
forment  ensemble  le  genre  Ouratée,  tel  qu'on  le  restreint  ici. 

Les  feuilles  y  sont  stipulées,  à  stipules  latérales,  libres  et 
caduques,  L'inflorescence  y  est  une  grappe  composée,  terminale 
ou  axillaire  des  feuilles  supérieures,  offrant,  suivant  les  espèces, 
de  nombreuses  modifications.  Les  sépales  y  sont  caducs.  Déjà 
long  dans  la  fleur,  le  gynophore  y  prend  dans  le  fruit  un  très 
grand  développement,  devient  ovoïde  ou  piriforme  et  porte  au 
sommet  cinq  drupes  (souvent  un  nombre  moindre  par  avor- 
tement),  droites,  ovoïdes,  renfermant  dans  un  péricarpe  à  surface 
interne  lisse,  une  graine  droite,  dont  l'embryon,  également  droit 
et  à  radicule  infère,  possède  deux  cotyles  plan-convexes  et  oléo- 
amylacées.Une  seule  espèce,  originaire  de  la  Guyane  française, 
diffère  de  toutes  les  autres  par  la  forme  de  ses  drupes,  qui  sont 
aplaties  transversalement  et  échancrées  en  coeur  sur  le  bord 
externe,  ce  qui  lui  a  valu  le  nom  de  O.  cardiosperme  (O.  car- 
dïosperma  De  Candolle).  Cette  forme  singulière  résulte  de  ce 
qu'ici  les  deux  cotyles  de  l'embryon,  situées  latéralement  et 
en  contact  à  leur  base,  se  séparent  plus  haut  et  divergent  en 
s'arrondissant,  tandis  que  partout  ailleurs  elles  demeurent  en 
contact  dans  toute  leur  longueur. 

Insuffisante  à  elle  seule  pour  autoriser  une  séparation  gêné- 


Ph.  Van  Tibghem.  —  Sétouratée,  Campylospermc  et  Bisétaire.  37 

rique,  cette  différence  à  été  utilisée  par  AI.  Engler  pour  le  grou- 
pement des  espèces  en  deux  sections.  La  première,  qu'il  a 
nommée  Oocarpes  (Oocarpte),  renferme  toutes  les  espèces  à 
drupes  ovoïdes,  c'est-à-dire,  toutes  les  espèces  américaines  à 
stipules  caduques,  moins  une  ;  la  seconde,  qu'il  a  nommée  Cardio- 
carpes (Cardiocarpa?),  se  réduit  pour  le  moment  à  la  seule 
Ouratée  cardiosperme  (1). 

Deux  espèces  de  la  première  section,  originaires  du  Brésil, 
sont  seules  cultivées  dans  nos  serres  :  l'une,  l'Ouratée  oliviforme 
(O.  oliviformis  (A.  Saint-Hilaire)  Engler),  remarquable  par  son 
fruit  de  la  forme  et  de  la  grosseur  d'une  olive,  sous  le  nom  de 
Gomphia  decorcuis  Lemaire;  l'autre,  l'Ouratée  gigantophylle 
[O.  gjgctntophylla  (Ehrard)  Engler),  remarquable  par  ses  feuilles 
très  grandes  et  rapprochées  à  l'extrémité  des  branches,  qui  lui 
donnent  le  port  d'une  Théophraste  (l^heophrasta),  sous  le  nom 
de  Gomphia  Theophrasta  Linden. 

2.  —  Sur  le  genre  nouveau  Sétouratée. 

Ce  genre  a  pour  type  la  plante  brésilienne  que  Vellozo  a 
récoltée  et  décrite  en  1790,  maispubliée  seulement  en  1825,  sous 
le  nom  de  OcJma  stïpulaia,  que  l'on  doit  écrire  aujourd'hui 
Ouratea  stîpulata  (Vellozo)  (2).  Dans  la  pensée  de  l'auteur,  la 
dénomination  spécifique  veut  dire  évidemment,  non  pas  que  la 
plante  a  des  stipules  tandis  que  les  autres  n'en  ont  pas,  mais  que, 
les  stipules  y  étant  persistantes,  tandis  qu'elles  sont  caduques 
chez  les  autres,  elle  les  garde,  tandis  que  les  autres  les  perdent, 
elle  en  a  donc  encore  quand  les  autres  n'en  ont  plus  (3). 

Cette  persistance  des  stipules  et  surtout  leur  forme  sétacée 
permettent  déjà  de  distinguer  immédiatement  la  plante  de  toutes 
les  Ouratées.  Pour  peu  qu'il  s'y  ajoute  d'autres  différences,  on 
sera  bien  forcé  de  l'en  séparer  génériquement.  Or,  c'est  préci- 
sément ce  qui  a  lieu.  L'inflorescence,  notamment,  y  est  une 
grappe  simple,  terminale,  provenant  directement  d'un  bourgeon 

1.  Engler  :  Flora  brasiliensis,  XII,  2,  p.  302  et  p.  307,  1876. 

2.  Vellozo  :  Flora  Fluminensis,  p.  223,  pi.  90,  1825. 

3.  Aussi,  n'y  a-t-il  pas  lieu,  à  mon  avis,  d'admettre  la  correction  quelque  peu 
enfantine  introduite  par  Planchon,  qui  a  nommé  l'espèce  Gomphia  stipulacea, 
en  1847,  modification  acceptée  par  M.  Engler,  qui  l'a  décrite  en  1870  sous  le  nom 
de  Ouratea  stipulacea  (Planch.)  Engler. 


38  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

écailleux,  munie  par  conséquent,  à  sa  base,  de  nombreuses 
écailles  persistantes  et  sétacées,  et  le  long-  de  laquelle  les 
bractées  mères,  accompagnées  de  leurs  deux  stipules  sétacées, 
persistent,  même  après  la  chute  des  fleurs,  qui  sont  très  petites 
et  à  pédicelle  articulé.  La  croissance  de  la  branche  se  continue 
à  l'aide  du  bourgeon  axillaire  de  la  feuille  supérieure  et  la  végé- 
tation se  poursuit  ainsi  en  sympode.  Comme  chez  les  Ouratées,  le 
calice  est  caduc,  et  legynophore,  déjà  long  dans  la  fleur,  devient 
très  volumineux  dans  le  fruit,  où  la  graine  est  droite  dans  un 
péricarpe  lisse. 

A  son  tour,  le  périderme  vient  ajouter  une  nouvelle  diffé- 
rence aux  deux  précédentes.  Il  prend  naissance  ici,  en  effet, 
dans  l'épiderme  même  et  non  pas  sous  l'épiderme,  dans  l'exo- 
derme,  comme  chez  les  Ouratées. 

Ainsi  caractérisé,  ce  genre  renferme,  en  réalité,  plusieurs 
espèces. 

Sous  le  nom  d' Ouratea  stipulacea  (Planchon)  Engler,  les 
Herbiers  contiennent,  en  effet,  rapportées  de  localités  différentes 
par  divers  collecteurs,  des  plantes  nettement  distinctes,  ce  qui  a 
fait  dire  que  cette  espèce  est  très  polymorphe.  M.  Engler, 
notamment,  y  a  distingué  trois  variétés  :  ot  augustîfolia,  $  tri- 
dentata  et  y  major  (i).  En  outre,  comme  elle  ressemble,  par  la 
forme  et  la  dimension  des  feuilles,  comme  aussi  par  la  petitesse 
des  fleurs,  à  Y  Ouratea  parviflora  (DeCandolle),  on  en  trouve  des 
échantillons  sous  ce  nom  parmi  les  exemplaires  vrais  de  cette 
espèce,  confusion  qui  a  fait  croire  que  YO.  parviflora  a  aussi  des 
stipules  persistantes  et  sétacées  (2),  ce  qui  est  inexact  (3). 

L'examen  comparatif  de  tous  ces  échantillons  m'a  permis  d'y 
reconnaître  quatre  espèces  distinctes.  Chez  toutes,  les  feuilles 
sont  brièvement  pétiolées,  à  limbe  ovale  étroit,  atténué  à 
la  base  et  au  sommet,  qui  est  obtus,  penninerve,  à  bord 
entier. 

Dans  l'une,  le  limbe  est  dissemblable  sur  les  deux  faces,  vert 
foncé  et  luisant  en  haut,  pâle  et  terne  en  bas,  à  nervures  laté- 
rales    peu     visibles;     seules,     les     principales    d'entre     elles, 


1.  Engler  :  Flora  brasiliensis ,  XII,  2,  p.  348,  1876. 

2.  Engler  :  Loc.  cit.,  p.  340,  1876. 

3.  L'Herbier  du  Muséum,  notamment,  contient   un  échantillon  de   YO.  stipu- 
lacea, étiqueté  O.  parviflora  DC.  de  la  main  même  d'A.  de  Saint-Hilaire. 


Ph.  Van  Tieghem.  —  Sétouratée,  Campylospermc  et  Bisétaire.  39 

recourbées  vers  le  haut  et  longeant  le  bord,  se  voient  assez 
nettement  surtout  sur  la  face  inférieure  ;  le  limbe  mesure  4  à 
5  cent,  de  long- sur  12  à  15  millim.  de  large.  Dans  l'inflorescence, 
outre  la  grappe  terminale,  il  s'en  forme  d'ordinaire  plusieurs 
autres  à  l'aisselle  des  écailles  inférieures  de  la  première.  En 
sorte  que  l'inflorescence  totale  est  souvent  une  sorte  d'om- 
belle de  grappes  simples.  C'est  à  cette  espèce  que  je  réserverai 
le  nom  de  Sétouratée  stipulée  (Setouratea  stipulata  (Vellozo)). 
Elle  est  représentée  dans  l'Herbier  du  Muséum  par  l'échantillon 
que  M.  Glaziou  a  récolté  au  mont  Corcovado,  en  1867  (n°  2  960) 
et  dans  laFloresta  da  Tijuca,  provincede  Rio  de  Janeiro,  en  1876 
(n°  8  489).  C'est,  pour  M.  Engler,  le  type  de  sa  variété  <*  angus- 
ti fol  ïa . 

Dans  la  seconde,  le  limbe  est  dissemblable  aussi  sur  les 
deux  faces,  vert  foncé  et  luisant  en  haut,  pâle  et  terne  en  bas,  et 
les  nervures  y  sont  toutes  très  peu  visibles.  Notablement  plus 
petit  que  dans  la  forme  précédente,  il  ne  mesure  que  25  à 
30  millim.  de  long  sur  8  à  10  millim.  de  large.  Mais  surtout  son 
extrémité  obtuse  porte  trois  petites  dents  rapprochées,  une 
médiane  droite  et  deux  latérales  recourbées  vers  la  première. 
L'inflorescence  se  réduit  à  une  seule  grappe  terminale,  qui  est 
très  courte,  très  pauciflore,  parfois  même  uniflore,  et  ne  pro- 
duisant d'ordinaire  qu'un  seul  fruit.  Ce  sera  la  Sétouratée 
tridentée  (Setouratea  tridentata).  Elle  est  représentée  dans  notre 
Herbier  par  les  échantillons  récoltés  par  M.  Glaziou  dans  la  Serra 
dos  Orgaos,  à  Barreira,  en  1861  (n°  140)  et  en  1870  (n°  3  921). 
C'est,  pour  M.  Engler,  le  type  de  sa  variété  (3  tridentata. 

La  troisième  a  ses  feuilles  pareilles  sur  les  deux  faces,  à  ner- 
vures latérales  bien  visibles  en  haut  et  en  bas,  et  de  deux  sortes: 
les  unes  fortement  recourbées  vers  le  haut  en  longeant  le  bord  ; 
les  autres,  beaucoup  plus  nombreuses  et  rapprochées,  perpen- 
diculaires à  la  médiane.  Terminé  en  pointe  mousse,  comme 
dans  la  première  espèce,  le  limbe  est  notablement  plus  grand, 
mesurant  8  à  9  cent,  de  long  sur  20  à  25  millim.  de  large. 
L'inflorescence  se  compose  d'une  seule  grappe  simple  terminale 
assez  longue,  portant  une  dizaine  de  fleurs.  Dans  le  fruit,  le 
gynophore  renflé  en  massue  mesure  10  millim.  de  long  et  les 
deux  drupes  allongées  qu'il  porte  ordinairement  ont.  12  à 
14    millim.    de    long.  Je   la   nommerai    Sétouratée  de   Vellozo 


40  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

[Setouratea  Vellozii),  en  mémoire  du  botaniste  qui  a  découvert 
et  décrit  l'espèce  type  de  ce  genre.  Elle  est  représentée  dans 
notre  Herbier,  notamment,  par  l'échantillon  récolté  au  Brésil  par 
Gaudichaud  en  1831-33  (n°  778)  et  par  celui  que  Claussen  en  a 
rapporté  en  1842  (n°  30).  C'est  elle,  probablement,  que 
M.  Engler  a  eu  en  vue  dans  sa  variété  y  major. 

La  quatrième  a  des  feuilles  plus  larges  et  plus  courtes  que 
la  précédente,  en  losange,  à  sommet  obtus  ou  émarginé,  pa- 
reilles sur  les  deux  faces,  à  nervures  latérales  des  deux  sortes 
bien  visibles  en  haut  et  en  bas.  Le  limbe  mesure  6  à  8  centi- 
mètres de  long  sur  3  à  3,5  centimètres  de  large.  Les  stipules  y 
sont  plus  larges  et  moins  longuement  étirées.  Mais  surtout  dans 
chacune  des  grappes,  rassemblées  au  nombre  de  deux  ou  trois 
au  sommet  de  la  branche,  les  pédicelles  inférieurs  portent 
chacun,  à  l'aiselle  d'une  bractée,  un  pédicelle  secondaire.  La 
grappe  commence  donc  ici  à  devenir  composée,  comme  elle  l'est 
chez  toutes  les  Ouratées.  Ce  sera  la  Sétouratée  de  Glaziou 
{Setouratea  Glaziovïana).  Elle  est  représentée  dans  notre  Her- 
bier par  la  plante  récoltée  par  M.  Glaziou  à  Jurujuba,  province 
de  Rio  de  Janeiro,  près  de  la  mer,  en  1873,  et  porte  le  n°  6.843. 

En  résumé,  le  genre  nouveau  Sétouratée  comprend  main- 
tenant quatre  espèces. 

3.  —  Sur  le  genre  nouveau  Campylosperme. 

Au  genre  Campylosperme  se  rattachent,  au  nombre  de 
trente-cinq  environ,  toutes  les  espèces  de  l'Ancien  Monde 
actuellement  décrites  comme  Ouratea. 

Les  feuilles  y  sont  partout  munies  de  stipules  intra-axillaires, 
plus  ou  moins  longuement  concrescentes;  plus  exactement,  elles 
sont,  non  pas  stipulées,  mais  ligulées,  par  où  ce  genre  diffère 
déjà  nettement  des  deux  précédents.  Aperçue  dès  181 1  par 
A. -P.  De  Candolle  dans  son  mémoire  classique  (1),  cette  diffé- 
rence a  été  appliquée  par  Planchon,  en  1847  (2)>  au  groupement 
des   espèces  en   deux    sections,    qu'il   nommait  respectivement 


1.  A. -P.   de   Candolle  :  Monographie  des   Ochnacées  (Annales  du  Muséum, 
XVII,  p.  407,  181 1). 

2.  Planchon  :   Sur  le  genre  Godoya    et  ses  analogues  (London  Journal  of 
Botany,  VI,  p.  1,  1847). 


Ph.  Van  Tieghem.  —  Sétouratée,  Campylosperme  et  Bisétaire.  \\ 

Eîigomphïa  et  Gomphïastrum ,  parce  que,  au  mépris  de  la  loi 
de  priorité,  on  donnait  alors  au  genre  le  nom  de  Gomplria 
Schreber,  appellation  fautive  que  lui  conservait  encore  X Index 
Kewensis  en  1885.  Il  a  donc  fallu  supprimer  ces  deux  noms  de 
section  et  c'est  ce  que  qu'a  fait  récemment  M.  Gilg,  qui  a  cru 
pouvoir  les  remplacer  par  ceux  de  Neoottratea  et  de  Palœo- 
ouratea  (1),  lesquels  ne  pourraient  pas  être  maintenus,  comme 
on  le  verra  plus  loin,  même  si  l'on  voulait  conserver  au  genre 
Ouratée  toute  son  extension  actuelle. 

Pour  si  frappante  qu'elle  soit,  cette  différence  dans  les  sti- 
pules ne  suffit  sans  doute  pas,  à  elle  seule,  à  justifier  une  sépa- 
ration générique.  Mais  s'il  y  vient  s'en  ajouter  plusieurs  autres 
et  de  plus  importantes,  on  conviendra  quela  séparation  s'impose. 

Telle  est,  non  seulement  la  persistance,  mais  l'accrescence 
du  calice  autour  du  fruit,  tandis  qu'il  est  caduc  dans  les  deux 
genres  précédents.  Tel  est,  par  contre  et  par  une  sorte  de 
balancement  organique,  le  faible  développement  du  gynophore 
dans  le  fruit.  Mais  telle  est  surtout  la  conformation  tout  autre 
du  pistil  et  du  fruit,  caractère  sur  lequel  il  convient  d'insister 
quelque  peu. 

Comme  il  a  été  dit  plus  haut,  l'unique  ovule  de  chaque  car- 
pelle se  recourbe  vers  l'intérieur,  c'est-à-dire  du  côté  de  son 
raphé,  en  forme  de  crochet  ou  de  fer  à  cheval;  en  un  mot,  il 
est,  d'une  certaine  façon,  campylotrope.  Il  y  a,  en  effet,  comme 
on  sait,  trois  sortes  d'ovules  campylotropes,  suivant  qu'ils  pro- 
viennent de  la  courbure  d'un  ovule  orthotrope,  sans  raphé, 
d'un  ovule  hémi-anatrope,  avec  un  demi-raphé,  ou  d'un  ovule 
entièrement  anatrope,  avec  un  raphé  complet,  tapissant  tout  du 
long  la  face  concave  :  c'est  cette  dernière  sorte  qui  est  réalisée 
ici. 

En  outre,  et  en  relation  avec  cette  courbure  de  l'ovule,  il  se 
forme  au  milieu  de  chaque  face  latérale  du  carpelle,  sur  la 
paroi  interne,  une  lame  longitudinale  partant  de  la  base  même, 
mais  s'arrêtant  à  une  certaine  distance  du  sommet,  qui  s'insinue 
dans  la  courbure  de  l'ovule,  entre  ses  deux  branches,  allant  au- 
devant  de  sa  congénère,  qu'elle  n'atteint  ordinairement  pas;  il 
en  résulte    une  fausse  cloison,    incomplète   à   la   fois    dans    sa 

1.  Gilg  dans  Engler  :  Nat.  Pflanzenfam.,  III,  6,  p.  141,  1895. 


42  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

longueur  en  haut,  et  dans  sa  largeur  au  centre.  C'est  autour  de 
cette  fausse  cloison  que  l'ovule  se  trouve  enroulé.  Cette  con- 
formation se  retrouve  plus  tard  dans  le  fruit  mûr,  qui  est  lui- 
même  arqué  en  dedans.  La  graine  y  est  recourbée  en  crochet 
ou  en  fer  à  cheval  autour  de  la  fausse  cloison  incomplète  et 
scléreuse  formée  par  les  deux  saillies  latérales  du  noyau.  Le 
plan  médian  de  l'embryon  ainsi  enroulé  coïncide  d'ordinaire 
avec  le  plan  commun  de  symétrie  du  carpelle  et  de  l'ovule, 
qui  est  aussi  le  plan  de  courbure;  en  un  mot,  il  est  incom- 
bant. Aussi,  une  section  transversale,  pratiquée  vers  le  milieu 
de  la  longueur  du  fruit,  rencontre-t-elle  deux  fois,  dos  à  dos, 
la  paire  de  cotyles.  Celles-ci  sont  d'ordinaire  égales  et  aplaties, 
comme  dans  le  Campylosperme  de  Mann  (C.  Mannii)  ;  mais 
parfois  la  cotyle  interne,  sans  doute  gênée  dans  sa  croissance 
par  la  courbure  dont  elle  occupe  le  côté  concave,  demeure 
notablement  plus  petite  que  l'autre,  inégalité  qui  est  très 
marquée,  par  exemple,  dans  le  Campylosperme  calophylle 
(C.  calopliyllum)  et  le  C.  affine  (C.  affiné). 

Cette  courbure  de  l'ovule  et  plus  tard  du  fruit,  de  la  graine 
et  de  l'embryon,  a  été  observée  pour  la  première  fois  par  Asa 
Gray,  en  1854,  dans  son  genre  Brackenridgée  et  regardée  par 
lui  comme  l'un  des  caractères  propres  de  ce  genre  (1).  On  verra 
plus  loin  qu'en  effet  les  choses  s'y  passent  un  peu  autrement 
que  dans  les  espèces  dont  il  est  question  ici. 

Plus  tard,  Bâillon  a  aperçu  quelque  chose  de  cette  dispo- 
sition d'abord  dans  son  Oiiratea  Diiparquetïana ,  du  Gabon,  en 
1868  (2),  plus  tard,  en  1886,  dans  plusieurs  Ouratea  de  Mada- 
gascar, notamment  dans  son  O .  Hildebrandiii  (3).  Mais  il  l'a  très 
mal  comprise.  Pour  lui,  l'ovule  est  et  demeure  droit,  mais  il 
forme  à  son  extrémité  supérieure,  à  la  chalaze,  un  appendice  re- 
courbé en  crochet  vers  l'intérieur,  «  une  sorte  d'arille  chalazique  » . 
D'après  lui,  c'est  à  une  pareille  corne  chalazienne  que  l'ovule 
devrait  sa  courbure  dans  les  Brackenridgées,  ce  qui  l'a  conduit 
à  ne  pas  admettre  l'autonomie  de  ce  genre  (4).  Il  n'a  pas  vu,  ce 


1.  A.  Gray  :    United  States  exploring  Expédition,    XV,  I,   p.  361,   pi.  42, 
1854. 

2.  Bâillon  :  Adansonia,  IX,  p.  78,  1868. 

3.  Bâillon  :  Bulletin  de  la  Soc.  Linnéenne  de  Paris,  p.  587,  1886. 

4.  Bâillon  :  Histoire  des  plantes,  IV,  p.  359,  1873. 


Ph.  Van  Tieghem.  —  Sétouralée,  Cdmpylospermc  et  Bisétaire.  43 

qu'A.  Gray  avait  compris  longtemps  auparavant,  que  c'est 
l'ovule  lui-même  qui  est  ainsi  reployé  et  que  la  chalaze  n'est 
plus  en  haut,  mais  à  l'extrémité  de  la  branche  descendante 
interne.  Peut-être,  s'il  avait  pu  observer  la  graine  de  ces 
plantes,  en  la  voyant  courbe,  se  serait-il  fait  une  idée  plus 
exacte  des  choses.  Avec  une  simple  corne  chalazienne,  la  graine 
et  l'embryon  demeureraient  droits,  en  effet,  comme  était  l'ovule 
d'où  ils  dérivent. 

Je  me  suis  appliqué  d'abord  à  constater  ce  phénomène  dans 
le  pistil  et  le  fruit  de  quelques  espèces,  puis  à  en  rechercher 
l'extension  dans  toutes  les  Ouratées  de  l'Ancien  Monde.  A  cet 
effet,  j'ai  étudié  le  pistil  de  la  fleur  dans  toutes  les  espèces  de 
notre  Herbier  et  le  fruit  dans  toutes  celles,  en  moindre  nombre, 
qui  me  l'ont  offert  à  l'état  de  maturité.  Partout,  je  l'ai  retrouvé 
sous  son  double  aspect  :  courbure  totale  de  l'ovule  et  plus  tard 
de  la  graine  et  de  l'embryon,  fausse  cloison  incomplète  trans- 
versalement. Il  s'agit  donc  bien  d'une  disposition  commune  à 
toutes  ces  espèces,  qui  leur  est  propre,  et  qui,  jointe  aux  carac- 
tères différentiels  énoncés  plus  haut  :  ligule  de  la  feuille,  per- 
sistance et  accrescence  du  calice,  faible  accroissement  du  gyno- 
phore  dans  le  fruit,  assure  une  base  solide  au  genre  nouveau 
qu'elles  constituent. 

Ainsi  caractérisé,  le  genre  Campylosperme  compte  environ 
trente-cinq  espèces,  la  plupart  en  Afrique,  quelques-unes  en 
Asie,  un  très  petit  nombre  en  Océanie.  On  n'en  cultive  aucune 
jusqu'à  présent  dans  nos  serres.  L'inflorescence  y  est  toujours 
une  grappe  composée  à  divers  degrés  et  offrant  plusieurs  modi- 
fications principales,  qui  peuvent  servir  à  grouper  les  espèces 
en  sections.  Sans  entrer  ici  dans  ce  détail,  je  me  bornerai  à  dire 
que  l'une  d'elles,  en  particulier,  se  montre  très  distincte  sous 
ce  rapport.  C'est  le  C.  de  Duparquet  (C.  Dîiparquetïamt7}i 
(Baill.)  v.  T.),  originaire  du  Gabon.  Comme  chez  plusieurs 
autres  espèces,  notamment  les  C.  allongé  (C.  elongatum  (Oliver) 
v.  T.)  et  le  C.  de  Mann  (C.  Manniï  (Oliver)  v.  T.),  les  feuilles 
y  sont  très  grandes  et  ramassées  à  l'extrémité  des  branches, 
ce  qui  lui  donne  un  port  de  Théophraste  et  le  fait  ressembler 
à  l'Ouratée  gigantophylle  du  Brésil.  L'inflorescence  y  est  une 
grappe  composée  à  plusieurs  degrés,  très  condensée  et  om- 
belliforme,  terminant  un  rameau  court,  sans  feuilles  ordinaires, 


44  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

axillaire  d'une  des  feuilles  supérieures  de  la  branche.  Sous  la 
fausse  ombelle,  le  rameau  porte  deux  feuilles  opposées,  insérées 
presque  au  même  niveau,  vertes  et  de  même  forme  que  les 
feuilles  ordinaires,  mais  beaucoup  plus  petites,  formant  une 
sorte  d'involucre.  Par  là,  cette  espèce  est  le  type  d'une  section 
distincte,  qu'on  peut  nommer  Involucrés  (Involncrata)  et  dont 
elle  est  jusqu'à  présent  le  seul  représentant  (i). 

4.  —  Sur  le  genre  nouveau  Bisétaire. 

Au  cours  de  son  voyage  au  Congo  français  en  1893,  M. H.  Le- 
comte  a  récolté  aux  bords  du  Kouilou,  en  aval  de  Kitabi,  une 
Ouratée  que,  dans  un  travail  récent,  j'ai  décrite  provisoirement 
sous  le  nom  de  Ouratée  de  Lecomte  [Ouratea  Lecomtei)  (2).  La 
conformation  de  ses  stipules  la  distingue  aussitôt  de  toutes 
celles  de  l'Ancien  Monde  connues  jusqu'à  présent,  notamment 
de  toutes  celles  qui  composent,  comme  il  vient  d'être  dit,  le 
genre  Campylosperme.  Elles  sont,  en  effet,  non  seulement 
latérales  et  libres,  comme  chez  les  Ouratées,  mais  encore  persis- 
tantes, brusquement  rétrécies  au-dessus  de  leur  base  et  étirées 
en  autant  de  soies  rigides  et  brunes,  longues  de  10  à  15  milli- 
mètres, comme  chez  les  Sétouratees.  La  plante  ressemble  aussi 
aux  Sétouratees  par  l'inflorescence  terminale,  directement 
issue  d'un  bourgeon  terminal  écailleux,  et  provoquant  la  rami- 
fication sympodique  de  la  branche,  ainsi  que  par  la  persistance 
des  bractées  mères,  accompagnées  chacune  de  ses  deux  stipules 


1.  La  plante  décrite  en  1893  sous  ^e  nom  l'e  Ouratea  corymbosa  par 
M.  Engler,  d'après  un  échantillon  récolté  en  1879  par  Soyaux  au  Gabon  (Sibange 
farm,  n°  40),  m'avait  d'abord  paru  être  une  seconde  espèce  de  cette  section. 
Mais,  comparaison  faite  de  l'échantillon  de  Soyaux  avec  celui  qui  a  été  rapporté 
de  la  même  région  en  1864  par  Duparquet  (n°  60),  j'ai  dû  reconnaître  l'identité 
des  deux  plantes. 

A  cette  occasion,  je  ferai  remarquer  que  la  plante  décrite  par  M.  Engler  en 
1893  sous  le  nom  de  Ouratea  comorensis,  d'après  un  échantillon  récolté  aux 
Comores  par  M.  Humblot  (n°  169),  est  exactement  la  même  que  celle  que 
Bâillon  a  décrite  en  1886  sous  le  nom  de  Ouratea  Humbloiii,  d'après  un  échan- 
tillon rapporté  par  le  même  M.  Humblot  de  Mayotte  (Comores)  (n°  1169). 

Dans  l'un  et  l'autre  cas,  il  y  a  donc  eu  double  emploi  et  les  noms  de  Ouratea 
corymbosa  Engler,  de  O.  comorensis  Engler,  sont  à  rayer  de  la  liste  des  Cam- 
pylospermes,  et  à  rejeter  aux  synonymes,  le  premier  du  C.  Duparquetianum 
(Bâillon)  v.  T.,  le  second  du  C.  Humbloiii  (Bâillon)  v.  T. 

2.  Ph.  Van  Tieghem  :  Deux  Ochnacées  nouvelles,  intéressantes  par  leur 
habitat  géographique  (Bulletin  du  Muséum,  janvier  1902). 


Ph.  Vak  Tieghem.  —  Sétouratée,  Campylospcrmc  et  Bise  taire.  45 

sétacées.  Mais  elle  en  diffère  parce  qu'ici  la  grappe,  unique  ou 
accompagnée  d'autres  grappes  semblables  à  l'aisselle  de  ses 
écailles  inférieures,  n'est  pas  simple,  mais  composée  d'om- 
bellules  pauciflores  distantes. 

A  la  fois  des  Ouratées  et  des  Sétouratées,  elle  diffère  par  la 
persistance  et  l'accrescence  du  calice  autour  du  fruit,  par  le 
faible  accroissement  du  gynophore  et  surtout  par  la  conforma- 
tion du  pistil,  où  l'ovule  est  recourbé  en  dedans,  et  par  celle  du 
fruit,  où  la  graine  et  l'embryon  sont  pareillement  recourbés, 
avec  formation  sur  les  côtés  du  péricarpe  de  deux  crêtes  longi- 
tudinales, débuts  d'une  fausse  cloison  incomplète.  Par  tous  ces 
caractères,  la  plante  ressemble  aux  Campylospermes. 

Elle  en  diffère  de  nouveau,  pour  se  rapprocher  des  Sétou- 
ratées, par  l'origine  du  périderme  de  la  tige,  qui  y  est  épider- 
mique,  tandis  qu'il  est  sous-épidermique  dans  les  Campylo- 
spermes. Sous  ce  rapport,  elle  est  aux  Campylospermes  dans 
l'Ancien  Monde,  ce  que  les  Sétouratées  sont  aux  Ouratées  dans 
le  Nouveau. 

Le  genre  Bisétaire,  dont  la  Bisétaire  de  Lecomte  [Biselaria 
Lecomtei  v.  T.)  est  pour  le  moment  le  seul  représentant,  se 
montre  donc  bien  distinct  à  la  fois  des  trois  précédents,  mais  il 
relie  nettement,  et  c'en  est  là  l'intérêt  propre,  le  troisième  aux 
deux  premiers. 

D'avoir  les  feuilles  stipulées,  c'est-à-dire  à  stipules  latérales 
et  libres,  n'est  donc  pas  une  propriété  exclusive  des  Ouratéées 
américaines,  pas  plus  que  d'avoir  les  feuilles  ligulées,  ou,  comme 
on  dit,  à  stipules  intra-axillaires  et  concrescentes,  n'est  une  pro- 
priété commune  à  toutes  les  Ouratéées  de  l'Ancien  Monde, 
comme  il  était  admis  jusqu'à  présent.  De  sorte  que,  si  l'on 
voulait  conserver  au  genre  Ouratée  toute  son  ancienne  exten- 
sion et,  avec  elle,  sa  division  en  deux  sections  d'après  ce  carac- 
tère, ces  deux  sections  auraient  perdu  la  signification  géogra- 
phique qu'elles  avaient  jusqu'ici  et,  avec  elle,  devraient  perdre 
aussi  les  deux  noms  de  Neoonralea  et  de  Palseoonraiea  que,  pour 
l'exprimer,  M.  Gilg  leur  a  donnés  en  1893,  comme  il  a  été  dit 
plus  haut. 


46  journal  de  botanique 

5.  —  Sur  le  genre  Brackenridgée. 

Etabli  par  Asa  Gray,  en  1854  (1),  pour  une  Ouratéée  récoltée 
aux  îles  Fiji  ou  Viti,  qu'il  a  nommée  B.  brillante  (B.  nitïda),  ce 
genre,  où  les  feuilles  sont  ligulées  comme  dans  les  Campy- 
lospermes,  est  caractérisé  à  la  fois  par  son  inflorescence,  par  ses 
étamines,  dont  les  filets  assez  longs  portent  des  anthères  s'ouvrant 
par  deux  fentes  longitudinales,  par  ses  carpelles,  où  l'ovule  est 
recourbé  en  dedans  autour  d'une  fausse  cloison  complète  trans- 
versalement, et  par  ses  fruits,  où  la  graine,  cylindrique  et  ver- 
miforme,  est  pareillement  recourbée  en  anneau  et  où  la  fausse 
cloison  complète  est  creusée  de  deux  lacunes  aérifères;  ce  qui 
fait  que,  sur  la  section  transversale  du  fruit,  on  voit  quatre 
logettes  :  deux  vides,  qui  sont  les  canaux  aérifères  de  la  fausse 
cloison,  et  deux  pleines  qui  sont  les  deux  branches  de  la  loge 
courbe  occupée  par  l'embryon.  A  ces  caractères,  déjà  reconnus 
par  A.  Gray,  il  faut  ajouter  que  l'embryon  a  ici  son  plan 
médian  perpendiculaire  au  plan  commun  de  symétrie  du  car- 
pelle et  de  l'ovule;  en  un  mot,  il  est  accombant. 

Ce  n'est  donc  pas  seulement  parla  déhiscence  longitudinale 
de  l'anthère  que  ce  genre  diffère  de  l'ancien  genre  Ouratée, 
comme  l'ont  cru  les  botanistes  qui  en  ont  contesté  l'autonomie, 
notamment  Oliver,  Bennett,  Bâillon,  M.  Engler,  etc.  ;  il  subsiste 
encore,  même  entre  lui  et  les  Campylospermes,  malgré  la  cour- 
bure commune  de  l'ovule  et  de  la  graine,  assez  de  différences 
pour  que  son  indépendance  soit  désormais  complètement 
assurée. 

Sans  insister  ici  davantage  sur  ce  genre,  j'ajouterai  qu'on 
en  connaît  aujourd'hui  sept  espèces,  qui  sont  originaires  :  l'espèce 
type  [B.  nitida  A.  Gray)  des  îles  Fiji,  une  d'Australie  [B.  aus- 
îraliana  F.  Mùller),  une  de  la  Péninsule  malaise  (B.  Hookem 
A.  Gray),  une  de  Zanzibar  [B.  zanguebarica  Oliver),  deux  de 
Bornéo,  décrites  tout  récemment  [B.  serrulata  et  paluslris 
Barteletti)  et  la  septième,  que  je  décrirai  prochainement,  de  la 
Nouvelle-Guinée,  où  elle  a  été  récoltée  par  Forbes  en  1885 
(n°  237)  {B.  Forbesii  v.  T.).  Il  y  faut  joindre  les  deux  espèces 

1.  A.  Gray  :  Loc.  cit.,  p.  361,  pi.  42,  1854. 


Ph.  Van  Tieghkm.  —  Sétouratée,  Campylospernie  et  Bisétaire.  47 

de  la  côte  orientale  d'Afrique  décrites  par  M.  Engler,  en  1893, 
sous  les  noms  de  Oc  hua  albo-serrata  et  de  O.  ferrugïuea. 
Ces  plantes  ne  sont  pas  des  Ochnes,  car  elles  n'ont  l'une  et 
l'autre  que  dix  étamines  et  les  carpelles  y  sont  épisépales  ;  ce 
sont  desBrackenridgées,  car  le  pistil  et  le  fruit  y  sont  conformés 
comme  dans  ce  genre.  On  les  nommera  donc  désormais  respec- 
tivement B.  albo-serraia  (Engler)  v.  T.  et  B.  ferruginca 
(Engler)  v.  T.  Il  se  pourrait  que  le  B .  albo-serrata  fût  reconnu 
plus  tard  comme  identique  au  B .  zangnebarica,  qui  est  de  la 
même  région.  Avec  cette  réserve,  le  genre  Brackenridgée 
compte  donc  aujourd'hui  neuf  espèces. 

Il  est  remarquable  que  ce  genre,  répandu  par  toute  l'Océanie, 
s'avance  ainsi,  par  trois  espèces,  jusque  sur  la  côte  occidentale 
d'Afrique. 

6.  —  RÉSUMÉ. 

Composée  maintenant  des  cinq  genres  qu'on  vient  d'étudier 
et  qui  y  forment  deux  sous-tribus,  la  tribu  des  Ouratéées  a  sa 
constitution  résumée  dans  le  tableau  suivant  : 


[   écailleuses,    caduques, 
droits.  )      Grappe  composée.    .    Ouratéc. 

OURVTÉÉEs\     °KTH0SPBKMâES-  Stipules    )  sétacées,   persistantes. 

q     1  )  \      Grappe   simple .    .    .  Sétouratée. 

J  courbes.  [ 

/CampylospkrmébsA   P°ricide-   Soûlée Camfiylosperme. 

Anthère      à     )     Feullle     /stipulée Bisétaire. 

'  déhiscence  '      f  lonSiludinale Brackenridgée. 

Cette  Note  n'est  qu'une  étude  préliminaire,  qui  sera 
complétée  en  elle-même  et  jointe  à  celle  des  deux  autres  tribus 
delà  famille,  dans  un  travail  d'ensemble  que  j'espère  publier 
prochainement. 


i 


48  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

ANATOMIE  COMPARÉE  DU  TISSU  CONDUCTEUR 

DU  STYLE  ET  DU  STIGMATE   DES  PHANÉROGAMES 

(I.   MONOCOTYLEDONES,   APÉTALES  ET  GAMOPÉTALES) 

{Suite) 
Par  M.   F.    GUÉGUEN. 

Chap.  iv.  —  Tissu  conducteur  des  Gamopétales 

Ericacées  (PI.  13)  (i). 

Le  style  cylindrique  du  Ledum  palustre  est  tronqué  à  son 
sommet,  et  se  termine  par  un  plateau  stigmatique  un  peu  en 
retrait  sur  le  style  lui-même.  En  coupe  longitudinale  (fig-.  i  et  2), 
l'ensemble  de  la  région  supérieure  de  l'organe  se  montre  formé 
de  deux  parties  séparées  Tune  de  l'autre  par  un  profond  sillon 
circulaire;  la  portion  cylindrique  interne,  représentant  seule  le 
véritable  stigmate,  est  constituée  par  un  tissu  parenchymateux 
dont  les  éléments,  isodiamétriques  à  la  surface,  s'allongent  insen- 
siblement dans  la  profondeur.  C'est  seulement  en  cette  région 
que  germe  le  pollen. 

Au  centre  du  stigmate,  un  infundibulum  plissé  s'ouvre  dans 
un  canal  stylaire  dont  la  coupe  transversale  est  une  étoile  à 
cinq  branches  entre  lesquelles  cheminent  les  faisceaux.  Vers 
le  sommet  du  style,  ces  branches  se  recourbent  tangentiellement 
à  angle  droit,  de  manière  à  augmenter  la  surface  des  parois; 
cette  disposition  s'atténue  de  plus  en  plus  à  mesure  que  l'on 
descend  dans  le  style,  si  bien  qu'à  la  base  de  l'organe  les 
branches  de  l'étoile  sont  à  peu  près  rectilignes  (fig.  4).  La  sur- 
face entière  du  canal  est  tapissée  d'un  épidémie  conducteur  formé 
de  hautes  cellules  allongées  figurant  de  courtes  papilles  (fig.  6). 

Quant  au  tissu  conducteur  de  l'ovaire,  il  est  localisé  à  l'angle 
interne  de  chacun  des  cinq  carpelles,  et  formé  de  cellules 
arrondies  proéminentes  :  partout  ailleurs,  les  cavités  sont  tapis- 
sées de  cellules  allongées  tangentiellement. 

1.  Rôper,  Morphologie,  Anatomie  uud  Biologie  von  Pirola  und  Mono- 
tropa  (Bot.  Zeit.,  1852,  p.  460).  —  Irmisch,  id.  (Flora,  1855,  et  Bot.,  Zeit.,  1855,  p.  628  ; 
ibid.,  1859,  p.  407).  — Wydlkr,  id.  (Flora,  1860).  — G.  Capus,  1.  cit. —  O.  Drude, 
Ericacese  in  Enfler,  IV,  1.  p.  5.  —  Grelot,  Recherches  sur  le  système  libéroli- 
gueux  des  Gamopétales  bicarpellées (Ann.  Se.  nat.,  8"  série,  V,  1897). 


F.  Guéguen.  —  Anatomie  du  style  et  du  stigmate  des  Phanérogames.      49 

L'épiderme  du  style  est  strié-denticulé  sur  toute  l'étendue 
de  l'organe  :  celui  du  stigmate  est  au  contraire  lisse.   Ce  fait 


m  599? 


p,  ?      c 

S?.  0*^  * 


O'Pi^0 


Pl    13.  —  Ericacées,  Primulacées,  Hydrophyllées. 


1,  I.edum  palustre,  stigmate  coupé  verticalement  ;  2,  portion  grossie  du  même  ;  3,  coupe 
transversale  du  sommet  du  style  ;  4,  coupe  de  la  base  ;  5,  coupe  de  l'ovaire  en  son  mi- 
lieu (le  tissu  conducteur  t  est  en  noir)  ;  6,  l'un  des  angles  rentrants  du  canal,  avec  pa- 
pilles conductrices.  —  7,  Pirola  minor,  style  grossi  ;  8,  stigmate  vu  d'en  haut  ;  9,  ovaire; 
10,  tissu  recouvrant  l'arête  des  placentas  ;  11,  paroi  ovarienne  striée  extérieurement.  — 
12,  Primula  Auricula,  stigmate  coupé  verticalement  ;  13,  coupe  transversale  au  sommet 
du  style  ;  14,  coupe  à  la  base.  —  15,  Lysimaciiia  Nummularia,  stigmate  ;  16,  papille  stig- 
matique  ;  17,  sommet  du  style  ;  18,  base  du  style  ;  19,  épiderme  de  la  base  du  style 
20,  tissu  conducteur  de  la  base  du  style.  —  21,  Nemophila  insignis,  ovaire  et  style 
grossis  ;  22,  sommet  d'une  branche  stigmatique,  en  coupe  ;  23,  ovaire  coupé  trans- 
versalement (le  tissu  conducteur  est  en  noir)  ;  24,  stigmate  coupé  transversalement  ; 
25,    style  à  la  base  ;  26,  l'un  des  bords  placentaires. 

paraît  bien  démontrer  que  la   striation  ou  l'ornementation   si 

fréquemment  observées  ne  jouent  aucun  rôle  dans  la  fécondation. 

D'après    O.    Drude,   le  stigmate   du  Callttna  vulgaris  ne 


5o  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

possède  pas  de  sillon  annulaire  comme  celui  du  Ledum,  mais  il 
est  surmonté  d'un  tissu  collecteur  à  petites  cellules  nettement 
distinct  du  tissu  sous-jacent,  et  formant  une  sorte  de  disque  à 
quatre  mamelons. 

Dans  le  Pirola  minor,  le  style  court  et  trapu  s'évase  en  un 
stigmate  à  cinq  lobes  (fig.  7  et  8)  ;  le  large  infundibulum  se 
rétrécit  pour  donner  finalement  une  étoile  à  cinq  branches,  dont 
chaque  extrémité  est  occupée  par  une  masse  de  collenchyme 
épaissi  aux  angles  des  cellules.  Des  coupes  sériées  de  l'ovaire 
montrent  que  le  style  y  pénètre  en  un  mamelon  conique,  tout, 
autour  duquel  sont  disposées  les  cinq  loges  formées  chacune  de 
deux  demi-placentas  pariétaux  portant  les  ovules  sur  leurs 
flancs  externes  (fig.  9).  Les  branches  de  l'étoile  stylaire  se 
continuent  chacune  par  l'une  des  cinq  fentes  interplacentaires; 
c'est  par  l'intermédiaire  du  tissu  conducteur  qui  borde  celles-ci 
(fig.  10)  que  les  tubes  polliniques  arrivent  au  contact  des  nom- 
breux ovules  dressés  à  la  surface  d'un  épidémie  légèrement 
inégal.  Les  funicules,  ainsi  que  le  tégument  externe  de  l'ovule, 
sont  eux-mêmes  garnis  de  légères  papilles  épidermiques.  La 
face  interne  de  la  paroi  ovarienne  porte  des  cellules  faiblement 
papilleuses  (fig.  11);  mais  à  mesure  qu'on  se  rapproche  de  la 
portion  basilaire  du  placenta,  ces  éléments  s'orientent  tangen- 
tiellement.  L'épiderme  externe  du  style  et  de  l'ovaire  est  tout 
entier  finement  strié. 

Le  style  du  Monotropa  Hypopitys  est  également  canaliculé 
comme  celui  des  espèces  précédentes. 

En  résumé,  pour  les  Ericacées  et  les  familles  qui  s'y  ratta- 
chent, la  présence  d'un  canal  stylaire  tapissé  de  cellules  papil- 
leuses avec  des  massifs  collenchymateux  à  l'extrémité  des 
canaux,  constitue  un  signe  d'infériorité  qui  vient  s'ajouter  aux 
autres  caractères  sur  lesquels  on  s'est  fondé  pour  placer  cette 
famille  au  bas  de  l'échelle  des  Gamopétales. 

Primulacées  (PI.  13)  (1). 

Le  style  cylindrique  du  Primida  Auricula  s1 évase  légèrement 
à  son  sommet  et  se  termine  par  un  stigmate  vaguement  trilobé. 

1.  Ph.  Van  Tieghkm,  Recherches  sur  la  structure  du  pistil  des  Primulacées 
et  des  Tkèophrastées  (Ann.  Se.  nat.,  5e  série,  IX,  i8b8  et  XII  1869).  — Duncan, 
On  the  development  of  the   gynecaeum  and  the    meikod  of  imprégnation  in 


F.  Guéguen.  —  Anatomie  du  style  et  du  stigmate  des  Phanérogames.      51 

Les  coupes  longitudinales  montrent  que  ce  stigmate,  formé  de 
petites  cellules  isodiamétriques,  et  recouvert  d'une  couche  de 
papilles  simples,  provient  de  l'épanouissement  du  tissu  conduc- 
teur stylaire  (fig.  12).  Ce  dernier,  étudié  sur  des  séries  de  coupes 
transversales,  se  montre  formé  d'un  tissu  faiblement  collenchy- 
matoïde  à  mailles  anguleuses  (fig.  20),  au  milieu  duquel  existe 
une  fente  provenant  de  l'accolement  des  bords  carpellaires  :  au 
pourtour  de  ladite  fente,  et  vers  la  partie  moyenne  du  style,  les 
cellules  conductrices  sont  un  peu  plus  hautes  que  les  autres. 
Au  milieu  de  la  longueur  de  l'organe,  la  fente  s'élargit,  en  pre- 
nant la  forme  d'une  étoile  à  trois  branches.  A  la  base  du  style 
(fig.  14),  elle  est  remplacée  par  une  cavité  à  section  fusiforme 
bordée  de  quelques  cellules  petites,  à  parois  minces,  dont  la 
cuticule  est  parfois  comme  décollée. 

Le  parenchyme  qui  entoure  ce  tissu  est  parcouru  par  une 
dizaine  de  faisceaux,  et  contient  un  grand  nombre  de  cellules 
colorées  en  jaune  dans  le  matériel  alcoolique  :  ces  éléments,  dis- 
posés suivant  un  cercle  régulier,  sont  surtout  abondants  au  niveau 
de  la  partie  libérienne  des  faisceaux.  En  coupe  longitudinale,  la 
forme  en  est  allongée  ;  ils  se  superposent  en  files  assez  régu- 
lières dont  chacune  se  termine  par  un  léger  renflement  juste  au 
contact  des  petites  cellules  du  parenchyme  stigmatique.  Ces 
éléments  allongés  sont  des  cellules  à  tannin.  L'épiderme  du 
style  est  nettement  strié-dentelé  dans  le  tiers  supérieur  :  au- 
dessous,  les  stries  s'effacent  insensiblement,  et  disparaissent  à  la 
base  de  l'organe.  Dans  beaucoup  de  Primulacées,  de  pareilles 
stries  existent  aussisur l'ovaire  :  d'après  Decrock,  elles  s'accusent 
fortement  pendant  la  maturation  des  graines  ;  il  est  probable 
qu'elles  jouent  un  rôle  dans  la  déhiscence  de  la  capsule. 
Le  placenta  du  Primula  Aurïcula  est  lisse,  et  recouvert  d'un 
épiderme  à  cellules  aplaties.  On  sait  que  d'après  Duncan  (1.  cit.), 
le  tube  pollinique  descend  jusqu'au  fond  de  l'ovaire,  pour 
remonter  ensuite  le  long  du  placenta.  Dans  le  Primula  siuensis, 
il  existe  des  papilles  stigmatiques  claviformes  ;  dans  le  P.  acau- 

Primula  vulgaris  Jacq  (Journ.  of  Linn.  Soc.of  London,  1873).  —  G.  Capus,  /.  cit. 
—  Léo  Ekreka,  Sur  un  moyen  simple  de  constater  la  fécondation  croisée 
chez  les  Primevères  (C.  R.  Soc.  Roy.  Bot.  Belgique,  5  fév.  1881).  —  P.  Knuth, 
Die  BlutenentiL'icklung  von  Primula  acaulis  Jacq.  (Bot.  Ctbl.,  Bd.  LV,  n"  t, 
189;).  Primulaceae  in  Engler.  —  E.  Decrock,  Anatomie  des  Primulacées  (Thèse 
de  doctorat,  Fac.  Se.  Paris,  1901). 


53  JOURNAL  DE  BOTANIQUE] 

lis,  d'après  Decrock,  le  stigmate  est  sphérique  et  à  papilles  très 
longues.  La  structure  du  style  et  du  stigmate  est  très  analogue, 
d'après  le  même  auteur,  dans  les  Douglasïa  Vitaliana,  Kauff- 
mannia,  Pomatosace,  Samolus  Valercuidi  et  Lubïm'a. 

Le  Lysimachia  vulgaris  possède  un  stigmate  en  forme  de 
tronc  de  cône  très  surbaissé,  à  sommet  trilobé  (fïg.  15)  avec  des 
papilles  simples  excipuliformes  (fig.  16).  Au  centre  du  style,  on 
voit  un  infundibulum  dont  la  pointe  s'atténue  en  une  sorte  de 
fissure,  donnant  accès  dans  la  cavité  ovarienne.  Le  style  est 
recouvert,  dans  toute  sa  hauteur,  d'un  épiderme  à  membrane 
épaissie  et  fortement  striée  (fig.  19)  :  le  parenchyme  sous-jacent 
est  parcouru  par  cinq  faisceaux.  Le  tissu  conducteur  est  formé 
de  cellules  à  parois  très  légèrement  épaissies,  et  figure  un 
réseau  à  mailles  hexagonales  assez  régulières,  qui  se  dissocie 
légèrement  à  la  base  de  l'organe  :  la  section  de  ce  tissu  dimi- 
nue de  diamètre  à  son  entrée  dans  l'ovaire. 

Dans  le  Dodecatheon  Meadia,  il  existe  un  stigmate  légère- 
ment renflé.  La  structure  du  style  est  essentiellement  la  même 
que  dans  le  Lysimacliia  :  le  canal  est  trifide,  et  le  tissu  conduc- 
teur en  occupe  les  trois  faces.  Au  milieu  du  style,  la  cavité 
devient  vaguement  rectangulaire,  avec  une  bordure  de  trois  à 
quatre  assises  conductrices.  A  la  base  de  l'organe,  la  section  du 
canal  est  sensiblement  circulaire,  avec  un  seul  rang  de  cellules 
de  bordure  :  le  centre  en  est  occupé  par  des  masses  irrégulières 
d'une  substance  mucilagineuse  sécrétée  parla  surface  du  placenta, 
qui  se  prolonge  ici  en  cône  parenchymateux  dans  la  base  du 
canal  stylaire.  Dans  l'ovaire,  le  rôle  conducteur  appartient  à  la 
surface  tout  entière  du  placenta.  Cet  organe  est  faiblement 
tomenteux  et  enduit  de  mucilage  :  les  funicules  portent  quelques 
papilles  peu  développées.  L'épiderme,  nettement  strié-denticulé 
du  sommet  jusque  vers  le  milieu  du  style,  est  presque  lisse  à  la 
base.  La  surface  de  l'épiderme  ovarien  possède  de  fins  plisse- 
ments vermiculés  :  la  paroi  interne  est  tapissée  de  cellules  sem- 
blables à  celles  que  nous  avons  vues  dans  le  Pirola. 

L'appareil  conducteur  et  le  style  de  toutes  les  Primulacées 
offrent  donc  une  structure  très  uniforme.  Au  point  de  vue  de 
l'aspect  du  stigmate,  les  Primulacées,  comme  le  fait  remarquer 
Decrock,  peuvent  se  diviser  en  deux  sous-familles  :  les  Primu- 
loïdées,  à  stigmate  renflé  et  trilobé  ;  les  Lysimachioïdées,  dont 


F.  Guéguen.  —  Anatomie  du  style  et  du  stigmate  des  Phanérogames.      53 

le  stigmate  se  réduit  à  un  léger  couronnement  papilleux  ou  à  un 
simple  renflement.  Les  deux  groupes  sont  également  bien  carac- 
térisés par  l'ensemble  de  leurs  caractères  anatomiques. 

Solanacées  (PI.  14)  (i). 

Le  style  du  Solamim  Dtilcamara,  un  peu  avant  l'anthèse, 
est  cylindrique,  légèrement  effilé,  et  surmonté  d'un  stigmate 
hémisphérique  rugueux  (fig.  i).  En  coupe  longitudinale,  la  sur- 
face de  ce  renflement  se  montre  recouverte  de  très  courtes 
papilles  en  forme  de  tête  déprimée  avec  une  membrane  externe 
épaissie  :  elles  sont  implantées  sur  un  tissu  à  petites  cellules, 
d'abordpresqueisodiamétriques,puiss'allongeant  insensiblement 
pour  se  raccorder  avec  le  tissu  du  centre  du  style.  Ce  dernier 
renferme  deux  faisceaux  formés  chacun  d'une  ou  deux  trachées 
et  d'un  volumineux  arc  libérien  (fig.  2).  Le  tissu  conducteur 
cylindrique  est  collenchymatoïde,  et  les  petites  cellules  qui  le 
constituent  renferment  des  gouttelettes  réfringentes  :  au  sommet 
de  l'organe,  ce  tissu  est  à  peine  dissocié  au  centre,  mais  à  la  base 
il  existe  un  canal  circulaire  très  étroit  (fig.  5  et  6).  Dans  les 
fleurs  non  encore  développées,  au-dessus  du  point  de  réunion 
des  bords  carpellaires,  il  existe  un  tissu  de  courtes  papilles  que 
l'on  ne  retrouve  plus  sur  les  parois  mêmes  de  l'ovaire.  L'épi- 
derme  du  style  est  strié  de  la  base  au  sommet. 

L'ovaire  renferme  des  cellules  à  sable  dont  la  répartition  est 
un  peu  différente  suivant  l'âge  de  la  fleur.  Ces  éléments  oxali- 
fères,  localisés  presque  exclusivement  dans  la  cloison  ova- 
rienne, apparaissent  peu  de  temps  avant  l'anthèse  sous  la 
forme  de  deux  grosses  cellules  (fig.  8  et  9),  en  deçà  du  faisceau 
placentaire  des  cloisons  non  encore  réunies.  Dans  la  fleur  épa- 
nouie', elles  sont  plus  abondantes  et  occupent  la  cloison  et  son 
prolongement  (fig.  3).  Les  cellules  du  stigmate  du  Solamim 
glaucophyllum,  décrites  par  Capus,  se  dissocient  dans  une  matière 
grasse  qu'elles  exsudent  :  nous  verrons  plus  loin  qu'une  pareille 
dissociation  est  fréquente  dans  les  plantes  de  cette  famille. 

1.  R.  Brows  (1.  cit.  et  pi.  36).  —  L.  Marchand,  Or gano génie  des  ovaires  du 
Datura  Stramonium  et  du  Nicandra  physaloides  (Bull.  Soc.  Bot.  Fr.,  XXIV, 
1877,  p.  9).  — G.  Capus,  /.  cit.  —  R.  Von  Wettstein,  Solanacese  in  Engfler,  IV, 
36,  p.  5.  —  M.  Molliard,  Sur  la  formation  du  pollen  daus  les  ovules  du 
Pétunia  hybrida  (Rev.  Gén.  de  Botanique,  VIII,  1896,   p.  49). 


54  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

Le  N icandra  physaloides  se  prête  bien  à  l'étude  du  trajet  des 
tubes  polliniques.  Dans  les  fleurs  même  à  peine  épanouies,  sous 
le  climat  de  Paris,  on  voit  de  nombreux  grains  de  pollen  ger- 
mer sur  le  stigmate  bilabié  (fîg.  9),  enduit  d'une  abondante 
exsudation  visqueuse  que  l'alcool  coagule  et  que  la  vésuvine 
colore  en  brun  foncé.  Ce  dernier  réactif  y  démontre  la  présence, 
sur  les  stigmates  âgés,  de  débris  de  papilles  unisériées,  englobés 
dans  la  masse  spumeuse  (fig.  10).  Le  stigmate  et  le  tissu  con- 
ducteur du  style  sont  absolument  bourrés  de  tubes  polliniques 
qui  suivent  tous  très  exactement  les  sinuosités  du  tissu  (fig,  9). 

En  section  transversale  le  style,  à  cuticule  nettement  striée, 
est  occupé  au  centre  par  du  tissu  conducteur  collenchymatoïde 
en  forme  d'étoile  à  quatre  branches  (fig.  11  et  14).  La  dissocia- 
tion à  l'aiguille  montre  que  les  éléments  du  tissu  conducteur  sont 
allongés,  à  cloisons  horizontales  (fig.  12).  Chacun  des  cinq 
faisceaux  libéro-ligneux  possède  un  liber  réparti  en  îlots  à  la 
périphérie  du  bois. 

Le  tissu  conducteur  ovarien  consiste  en  unépiderme  à  peine 
villeux,  localisé  à  la  région  fertile  des  placentas  et  aux  funi- 
cules  (fig.  13). 

\JAtropa  Belladona,  dont  le  stigmate  est  également  bilabié- 
globuleux,  possède  un  tissu  conducteur  stylaire  à  section  ovale, 
compact  au  sommet  du  style,  mais  se  dissociant  peu  à  peu  en 
donnant  deux  ou  trois  lacunes  figurant  des  canaux  séparés  par 
du  tissu  dense.  La  structure  des  éléments  est  la  même  que  dans 
les  autres  Solanacées. 

Le  style  du  Brugmansia  candida  atteint  une  grande  dimen- 
sion (jusqu'à  14  centimètres  de  longueur).  Use  termine  par  deux 
lobes  linguiformes,  dressés  parallèlement  et  soudés  par  le  milieu 
de  leurs  faces  en  contact  :  la  section  transversale  figure  une  sorte 
d'X  (fig.  15)  dont  le  centre  serait  occupé  par  un  canal  aplati. 
Le  tissu  collecteur  est  une  sorte  de  pseudoparenchyme  formé 
de  poils  unisériés  soudés  les  uns  aux  autres,  faisant  saillie  seule- 
ment sur  les  bords  libres  des  branches  stigmatiques,  et  conver- 
geant vers  le  canal  central.  Les  coupes  en  série  montrent  que  ce 
dernier  s'oblitère  complètement  un  peu  au-dessous  du  stig- 
mate :  à  ce  niveau,  il  est  remplacé  par  une  bande  de  tissu  col- 
lenchymatoïde, renfermant  quelques  éléments  de  soutien  com- 
parables à  ceux  que  nous  verrons  plus  loin  dans  le  Nicotiana. 


F.  Guéguhn.  —  Auaiomie  du  style  et  du  stigmate  des  Phanérogames.      55 

Plus  bas  encore,  le  tissu  se  dissocie  de  nouveau  pour  donner 
une  fente  étroite,  qui,  vers  le  milieu  de  la  longueur  du  style, 
atteint  son  maximum  de  diamètre  (fig.  16)  :  elle  est  tapissée  de 


PL.  14.  —  Solanacées. 

i.  Solarium  Dulcamara,  stigmate,  grossi  ;  2,  base  du  style  ;  3,  sommet  de  l'ovaire  d'une 
fleur  épanouie,  montrant  les  cellules  à  sable  ;  4,  ovaire  peu  de  temps  avant  l'épanouis- 
sement ;  s,  tissu  conducteur  de  la  base  du  style;  6,  portion  du  même  plus  grossie; 
7,  deux  papilles  stigmatiques  ;  8,  l'un  des  placentas  du  schéma  4.  —  9,  Nicandra  pAy- 
saloides,  stigmate  coupé  verticalement;  10,  portion  de  la  surface  du  même;  II,  milien 
du  style;  12,  éléments  du  tissu  conducteur;  13,  ovaire  d'une  fleur  épanouie  ;  14,  milieu 
du  style.  —  15,  Brugmansia  candida,  stigmate  coupé  transversalement  ;  16,  milieu  du 
style  ;  17,  base  du  style  ;  18,  19,  20,  coupes  successives  montrant  le  changement  d'orien- 
tation du  canal  et  l'apparition  des  faisceaux  placentaires.  —  21,  Nicotiana  Tabacum, 
papilles  stigmatiques  ;  22,  stigmate  grossi  ;  23,  sommet  du  style  ;  24,  base  du  style  ;  25, 
une  cellule  épaissie  du  tissu  conducteur. 

tissu  conducteur.  L'orientation  de  cette  fente,  d'abord  perpen- 
diculaire à  la  ligne  des  centres  des  faisceaux  stylaires,  devient 
peu  à  peu  parallèle  à  cette  direction  (fig.  16  à  18)  :  les  faisceaux 


56  JOURNAL  DE   BOTANIQUE 

placentaires  font  leur  apparition  vers  le  quart  inférieur  du  style. 
Le  sommet  de  l'ovaire  s'effile  peu  à  peu  en  un  cône  qui  se 
raccorde  insensiblement  avec  le  style.  L'étude  des  coupes  sériées 
démontre  qu'au  moment  où  le  grand  axe  du  canal  stylaire  est 
perpendiculaire  à  la  ligne  des  centres  des  faisceaux  carpellaires, 
les  deux  bords  opposés  de  la  fente  sont  seuls  garnis  de  tissu 
conducteur  (fig.  18).  La  réunion  des  placentas  ne  se  fait  qu'à  une 
certaine  profondeur  dans  l'ovaire  :  ce  fait  paraît  général  dans  les 
Solanacées,  car,  ainsi  que  nous  l'avons  vu,  on  l'observe  dans  le 
Solanum  Diilcamara,  et  Capus  (1.  cit.,  p.  237)  le  signale  égale- 
ment dans  le  Solanum  glaucophyllum. 

Bien  au-dessus  du  point  de  réunion  des  placentas,  le  tissu 
conducteur  à  longues  cellules  qui  tapissait  le  canal  stylaire  est 
peu  à  peu  remplacé  par  les  éléments  brièvement  papilleux  qui 
forment  l'épiderme  du  placenta,  et  se  localisent  uniquement  aux 
régions  fertiles  de  ce  dernier. 

R.  Brown  a  figuré  un  stigmate  de  D attira  Stramonium  iden- 
tique à  celui  du  Brugmansia,  et  déjà  fécondé  au  moment  de 
l'épanouissement  de  la  corolle. 

Dans  le  Nïcotiana  Tabacum,  le  style  cylindrique,  légèrement 
évasé  au  sommet,  est  couronné  d'un  bourrelet  stigmatique 
bilabié  (fig.  22)  tapissé  de  papilles  digitiformes  à  paroi  mince 
(fig.  21)  :  ces  éléments  sont  très  caducs,  et  l'on  en  trouve 
des  débris  dans  le  liquide  visqueux  qui  remplit  l'infundibulum 
central.  Sur  les  coupes  transversales,  le  tissu  conducteur  a  une 
forme  de  8  au  sommet  de  l'organe  et  devient  ovale  à  la  base  : 
il  se  compose  d'éléments  analogues  à  ceux  du  Nicandra.  On  y 
rencontre  çàet  là  quelques  cellules  isolées  d'un  calibre  plus  con- 
sidérable que  les  éléments  voisins  ;  elles  ont  un  peu  l'aspect  de 
fibres,  mais  ne  se  colorent  pas  par  le  vert  d'iode.  Ces  éléments 
jouent  probablement  un  rôle  de  soutien.  L'épiderme  du  style, 
nettement  strié  dans  la  région  supérieure,  est  lisse  à  la  base 
de  l'organe,  qui  brunit  au  contact  de  l'alcool  de  conservation, 
tandis  que  le  sommet  se  décolore  sous  l'influence  du  même 
liquide.  L'épiderme  placentaire  est  très  courtement  papilleux 
dans  la  région  fertile. 

Le  tissu  conducteur,  plein  au  sommet  du  stigmate,  se  dissocie 
à  la  base  du  style  ;  il  existe  de  la  chlorophylle  dans  le  stigmate 
et  dans  le  placenta. 


F.  Guégubn.  —  Anatomie  dît  style  et  du  stigmate  des  Phzuérogames.      57 

« 

Il  résulte  des  faits  qui  précèdent  que  les  Solanacées  pré- 
sentent une  remarquable  uniformité  dans  la  structure  et  la  dis- 
tribution du  tissu  conducteur  :  stigmate  renflé  en  tète  bilabiée, 
et  recouvert  de  papilles  le  plus  souvent  enduites  d'une  exsuda- 
tion visqueuse  ;  tissu  conducteur  canaliculé,  peu  ou  pas  dissocié  ; 
placenta  faiblement  tomenteux. 

Borraginées  (i)  (PI.  15). 

Le  style  assez  allongé  du  Cynoglossum  officinale  est  sur- 
monté d'une  tête  sphérique  séparée  du  reste  de  l'organe  par  un 
léger  collet  (fig.  9).  L'épiderme  de  ce  stigmate  est  formé  de 
cellules  dont  la  paroi  externe,  bombée  en  dôme,  porte  des  épais- 
sissements  de  la  membrane  figurant  une  couronne  de  cinq  pa- 
pilles bilobées  très  saillantes  (fig.  10  et  11);  au  niveau  du  collet, 
la  surface  de  l'épiderme  est  ondulée.  Vers  le  sommet,  le  style 
offre  une  section  presque  circulaire  (fig.  6  ôzs),  et  possède  un 
tissu  conducteur  collenchymatoïde  dont  le  centre  est  occupé  par 
de  grandes  cellules.  Au-dessus  des  carpelles,  le  style  se  creuse 
latéralement  de  quatre  profondes  cannelures  (fig.  7)  :  le  tissu 
conducteur  a  diminué  de  volume,  et  n'entoure  plus  que  quatre 
à  cinq  cellules  centrales  ;  au  plafond  même  de  l'ovaire,  on 
n'observe  plus,  au  centre,  qu'une  lacune  dont  les  parois  sont 
enduites  de  mucilage  provenant  de  la  gélifïcation  d'une  cellule 
unique  (fig.  8).  L'épiderme  est  lisse  sur  toute  l'étendue  du 
style. 

Dans  le  Symphylum  officinale,  le  style  se  coude  brusquement 
à  son  sommet;  il  se  termine  par  un  stigmate  faiblement  globu- 
leux (fig.  13)  hérissé  de  courtes  papilles  simples  excipuliformes, 
écartées  les  unes  des  autres  (fig.  14),  et  dont  la  membrane  externe 
est  finement  striée.  Les  coupes  en  série  montrent  que  le  sommet 
de  l'organe  est  elliptique,  avec  grand  axe  antéro-postérieur  : 
chaque  pôle  de  l'ellipse  renferme  un  faisceau,  et  le  centre  en  est 
occupé  par  un  canal  assez  large,  bordé  de  tissu  plein  dont  les  cel- 
lules, à  section  transversale  arrondie  et  pourvues  d'un  contenu  ré- 


1.  G.  Capus,  l.  cit. — K.  F.  Jord an ,  Der  Bliïtenbau  unddie  Bestaùbungseinri- 
chtung  von  Echium  vul£are(Ber.  d.  d.  Bot.  Gesellsch.  —  Bd.X,  18^2).  —  M.  Gurke, 
in  Engler  et  Prantl,  IV,  3  a.  — \V.  Taliew,  Zum  BestaiïbungsmeckajiisDius  von 
Borrago  officinalis  (Bot.  Ctbl.,  1900,  n°i). 


58  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

fringent,  forment  deux  couches  au  sommet  et  cinq  à  la  base  du 
style.  Le  diamètre  de  l'organe,  ainsi  que  la  hauteur  de  l'épiderme, 
augmentent  vers  le  milieu  de  la  longueur,  la  forme  de  la  section 
restant  à  peu  près  la  même  (fîg.  17).  Tout  à  fait  à  la  base,  la 
coupe  figure  un  losange  aplati  par  la  pression  des  carpelles 
(fig.  18)  :  le  tissu  conducteur  y  offre  son  minimum  de  dévelop- 
pement. 

La  striation  de  l'épiderme  externe,  qui  dans  la  portion  stigma- 
tique  était  très  marquée  (fig.  15),  s'atténue  à  partir  de  la  moitié 
dn  style  en  même  temps  que  le  tissu  conducteur  devient  de 
moins  en  moins  collenchymateux  :  ces  modifications  vont  s'ac- 
centuant  de  plus  en  plus  vers  la  base  de  l'organe. 

Le  Cerinthe  major  possède  des  papilles  stigmatiques  sem- 
blables à  celles  du  Symphytum,  mais  à  parois  externes  plus 
épaisses  :  vu  de  face,  le  stigmate  semble  pavé  de  cellules  vague- 
ment polygonales,  à  lumen  assez  étroit  et  arrondi.  Le  Myosotis 
palustris  offre  une  disposition  analogue.  Hildebrand  (cité  par 
Capus)  a  figuré  des  papilles  stigmatiques  de  Y AncJmsa  italïca 
affectant  la  forme  de  bouteilles  à  col  épaissi,  dont  le  sommet 
supporte  un  petit  plateau  à  bords  crénelés.  Behrens  signale  une 
structure  analogue  dans  VEchium  et  d'autres  Borraginées. 

Le  stigmate  de  X Helïotropium  peruvïantim  présente  extérieu- 
rement l'aspect  d'un  cône  tronqué,  fendu  parallèlement  au  plan 
de  symétrie  de  la  fleur,  et  dont  la  surface  est  garnie  de  poils 
coniques  simples  à  membrane  épaisse  et  striée  en  long.  La  base 
de  l'organe  est  entourée  d'une  couronne  de  papilles  en  forme  de 
baguettes  de  tambour  serrées  les  unes  contre  les  autres,  et 
implantées  directement  sur  le  tissu  conducteur  (fig.  1  et  6).  Le 
trajet  de  ce  tissu  ne  peut  être  étudié  que  sur  une  série  de  coupes 
transversales  (fig.  2  à  5).  Il  est  du  reste  à  peu  près  identique  à 
celui  que  Capus  a  figuré  dans  X  Hcliotropnim  grandiftorzim. 
Dans  cette  dernière  espèce,  les  papilles  de  la  couronne  stig- 
matique  sont  aciculaires  ;  elles  sécrètent  du  mucilage  comme 
celles  de  Y  Helïotropium  peruvianum.  Le  tissu  conducteur  du 
stigmate  de  cette  dernière  espèce  est  collenchymatoïde,  à  cel- 
lules isodiamétriques  avec  parois  ondulées  (fig.  6)  ;  en  péné- 
trant dans  le  style,  ces  éléments  s'orientent  en  files  verti- 
cales, mais  conservent  leurs  dimensions.  Il  y  a  deux  faisceaux 
libéroligneux  très  réduits,    et    situés   très  peu   profondément. 


F.  Guéguen.  —  Anatomic  dît  style  et  dit  stigmate  des  Phanérogames.      59 

Le  tissu  conducteur  descend  jusqu'à  la  base  de  l'ovaire,  et  s'y 
divise  en  quatre  branches  dont  chacune  se  dirige  vers  la  partie 
inférieure  d'une  loge. 

Il  existe  donc  dans  les  Borraginées  deux  types  bien  distincts 
d'appareils  stigmatiques.  Dans  le  premier  cas  (Borragées),  la 
forme  et  ladisposition  des  papilles,  ainsi  que  l'écartement  de  leur 
partie  saillante,  sont  en  relation  avec  la  structure  des  grains  de 
pollen.  Dans  toutes  les  Borragées  vraies,  ceux-ci  ont  en  effet 
une  forme  allongée,  et  possèdent,  suivant  leur  plus  petit  dia- 
mètre, un  anneau  provenant  d'un  épaississement  interne  de  la 
membrane  (Cynoglossum,  Symphytum,  Cerinthe)^  ou  même  un 
étranglement  qui  leur  donne  la  forme  d'un  8  de  chiffre  (Myosotis). 
Le  petit  diamètre  du  grain  est  le  plus  souvent  égal  à  la  distance 
qui  sépare  deux  papilles  stigmatiques  contiguës  :  le  pollen  se 
logerait  donc  dans  les  espaces  compris  entre  celles-ci. 

Dans  le  second  type  de  stigmates  (Ehrétiées),  l'organe  affecte 
la  forme  d'une  sorte  de  cône  muni  de  gros  poils  collecteurs  en 
mamelons  striés,  mais  la  pénétration  des  tubes  polliniques  ne  se 
fait  qu'au  niveau  des  papilles  de  la  base  du  stigmate.  Les  grains 
de  pollen  sphériques  se  logent  entre  les  poils  coniques.  Il  est  à 
remarquer  que  le  bord  de  la  partie  dorsale  des  étamines  porte 
aussi  de  pareils  trichomes,  qui  jouent  vraisemblablement  un  rôle 
dans  la  fécondation  croisée.  Celle-ci  s'opère  par  l'intermédiaire 
des  insectes  :  W.  Taliew  en  a  récemment  décrit  le  mécanisme 
compliqué  (1). 

Hydrophyllées  (PI.  13). 

Le  Nemophila  insignis,  qui  nous  a  servi  de  type  pour 
l'étude  de  cette  famille,  possède  un  style  cylindrique  terminé 
par  deux  branches  peu  divergentes  (fig.  21);  chacune  de  ces 
branches,  à  sommet  arrondi,  est  surmontée  de  courtes  papilles 
accolées  (fig.  22).  Le  reste  de  l'organe  est  recouvert  d'une  cuti- 
cule très  finement  striée.  Chacune  des  branches,  correspondant  à 
l'un  des  carpelles,  renferme,  au  milieu  d'un  parenchyme  faible- 


1.  De  Coincy  {Congrès  international  de  Botanique  de  1900)  considère  les 
cinq  languettes  interstaminales  de  la  corolle  des  Echium  comme  destinées  à 
favoriser  la  fécondation,  en  retardant  l'accès  des  insectes  aux  nectaires  qui 
entourent  la  base  du  pistil. 


6o  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

ment  lacuneux,  un  faisceau  à  bois  interne,  accolé  à  une  masse 
cylindrique  de  tissu  collenchymatoïde  dont  le  centre  est  presque 
anhiste  (fig.  24).  Dans  le  style,  légèrement  aplati  dans  le  sens 
des  carpelles  et  parcouru  par  deux  faisceaux,  le  tissu  conduc- 
teur, un  peu  plus  riche  en  lumens  que  celui  des  stigmates,  est 
percé  d'une  étroite  fente  cruciale  (fig.  25)  :  les  cellules  qui 
bordent  cette  fente  sont  plus  grandes  que  les  autres. 

L'ovaire  contient  deux  gros  placentas  en  forme  de  T  à 
branches  échancrées,  et  dont  les  faces  en  regard  portent  deux 
rangs  d'ovules  anatropes  (fig.  23).  Le  tissu  conducteur  est  formé 
par  l'épiderme  des  placentas,  dont  la  membrane  externe  se  gélifie 
avec  un  maximum  d'épaisseur  aux  deux  bords  placentaires,  pré- 
cisément en  face  des  micropyles  (fig.  23  et  26). 

La  structure  assez  spéciale  de  l'appareil  collecteur  et  con- 
ducteur, et  surtout  le  mode  de  différenciation  de  l'épiderme  pla- 
centaire de  cette  plante  représentent  un  type  structural  bien 
distinct,  qui  paraît  ne  se  rattacher  directement  qu'aux  Gentia- 
nées  comme  nous  le  verrons  plus  loin. 

Convolvulacées  (PI.  15)  (1). 

Le  style  filiforme  du  Convolvulus  arvensis  est  surmonté  de 
deux  branches  stigmatiques  divergentes  et  papilleuses  :  en 
section  transversale,  chacune  d'elles  est  cylindrique  avec  un 
épiderme  prolongé  en  poils  arrondis  au  sommet  et  légèrement 
étranglés  dans  leur  partie  moyenne  (fig.  20).  Le  parenchyme 
sous-jacent  se  compose  de  cellules  larges  à  la  périphérie  et 
de  plus  en  plus  étroites  vers  le  centre,  où  elles  forment  un  tissu 
conducteur  à  éléments  arrondis,  rapproché  de  la  partie  interne 
de  la  branche.  Il  n'y  a  pas  de  système  fasciculaire  :  les  faisceaux 
s'arrêtent  au  sommet  du  style,  comme  le  démontrent  les  coupes 
en  série  et  l'examen  par  transparence  dans  l'acide  lactique. 

Le  style  est  creusé  de  deux  profondes  cannelures  longitu- 
dinales correspondant  aux  bords  carpellaires  :  il  reçoit  deux 
faisceaux  à  trois  ou  quatre  trachées,  comprenant  entre  eux  un 


1.  G.  Capus,  /.  cit.  —  A.  Ernst,  On  tke  fertilisation  of  Cobaea  penduli- 
fera  Hook.  fil.  (Nature,  Vol.  XXII,  nn  555,  juin  1880).  —  A.  Buegerstein,  Einige 
Beobachtungen  an  den  Blilten  der  Convolvulaceen  (Ber.  d.  deutsch.  Bot. 
Gesellsch.,  1889).  —  A.  Peter,  Convolvulaceae  in  Engler,  IV,  3  a. 


F.  Guéguen.  —  Anaiomie  du  style  et  du  stigmate  des  Phanérogames.      61 

tissu  conducteur  plein  collenchymatoïde.  Au  sommet  de  l'or- 
gane, la  section  transversale  de  ce  tissu  est  sensiblement  circu- 


PL.   15.   —  BORRAGINÉES,  CONVOLVULACEES. 

I,  Heliotropitim  peruvia7ium,  stigmate  coupé  radialement  ;  2  à  5,  sections  transversales 
successives  {indiquées  sur  la  fig.  1  par  les  chiffres  correspondants)  ;  6,  coupe  verticale 
du  rebord  stigmalique.  —  6  bis,  Cynoglossum  officinale,  sommet  du  style  ;  7,  base  du 
style  ;  8,  tissu  conducteur  de  la  base  du  style  ;  9,  ovaire  coupé  en  long  ;  10,  papilles 
stigmatiques  ;  II,  une  papille  vue  d'en  haut  ;  12,  cellules  du  collet  du  stigmate.  —  13, 
Symphytnm  officinale,  stigmate  d'une  fleur  prête  à  s'épanouir  ;  14,  deux  papilles  stigma- 
tiques, dont  l'une  est  vue  en  coupe  optique  ;  15,  épiderme  du  sommet  du  style  ;  16,  coupe 
au  sommet  du  style,  et  17,  au-dessus  des  carpelles;  18,  coupe  à  la  base  du  style,  avec 
les  carpelles  c.  —  19,  Cerinthe  major,  papilles  stigmatiques  vues  d'en  haut.  —  20,  Con- 
volvulus  arvensis,  papilles  stigmatiques  ;  21,  coupe  à  la  base  du  style,  avec  latici- 
fèr;  la.  ;  22,  portion  grossie  de  la  coupe  22,  montrant  un  laticifère  ;  23,  ovaire  coupé 
tangentiellement  ;  24,  base  de  l'ovaire  en  coupe  transversale.  —  25,  Cuscuta  major, 
branche  stigmatique  coupée  transversalement  ;  26,  ovaire  coupé  en  son  milieu. 

laire;  vers  la  base,  elle  est  elliptique  et  de  plus  en  plus  oblique 
par  rapport  au  plan  de  symétrie  de  l'organe,  l'inclinaison  du 
grand  axe  correspondant  à  celle  du  pistil.  L'épiderme,  strié  au 


62  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

sommet  du  style  (seul  caduc  lors  de  la  maturation  du  fruit),  est 
lisse  à  la  base.  L'assise  sous-épidermique  renferme  quelques  cel- 
lules plus  grandes  que  les  autres  (fig.  21  la,  et  22)  :  la  dissection 
et  les  coupes  longitudinales  montrent  que  ce  sont  des  laticifères, 
dont  le  contenu  est  absent  dans  les  matériaux  alcooliques,  mais 
qui  examinés  sur  le  frais  renferment  de  grosses  gouttelettes 
colorables  en  rose  par  Torcanette  acétique.  Ces  laticifères, 
qui  forment  des  canaux  rectilignes  dans  toute  la  longueur  du 
style,  ne  se  retrouvent  pas  dans  la  paroi  de  l'ovaire. 

La  cloison  ovarienne  est  aplatie  :  de  chaque  côté  s'adossent 
deux  ovules  anatropes  dressés  à  raphé  interne,  insérés  sur 
une  sorte  d'embase  formée  par  le  sommet  de  l'axe,  et  seule 
recouverte  d'un  épiderme  conducteur  papilleux.  La  cloison 
ovarienne  est  interrompue  au  niveau  des  funicules  :  les  deux 
bords  affrontés  portent  des  poils  flexueux  à  parois  épaisses,  ce 
qui  permet  aux  tubes  polliniques,  descendus  dans  l'épaisseur  de 
la  cloison,  de  se  diriger  vers  les  micropyles  en  rampant  à  la 
surface  du  tampon  placentaire  (fig.  23  et  24). 

D'après  Capus  (1.  cit.,  p.  245),  le  placenta  du  Convolvuhis 
althaeoides  porte  des  poils  pluricellulaires  très  développés  et 
entortillés.  Ces  poils  n'existent  qu'à  la  base  de  l'ovaire,  dans  la 
région  de  l'insertion  des  funicules.  Les  ovules  sont  dressés, 
anatropes  et  insérés  à  la  base  du  placenta.  Les  poils  placentaires 
contiennent  de  gros  grains  d'amidon,  suspendus  dans  un  plasma 
aqueux  ;  il  en  existe  aussi  dans  les  poils  stigmatiques  de  la  même 
plante. 

Dans  le  Convolvuhis  Scammonia,  la  structure  est  à  peu  près  la 
même  que  dans  le  C.  arvensis.  Les  branches  stigmatiques  sont 
relativement  beaucoup  plus  développées,  et  à  peu  près  aussi 
longues  que  le  style  lui-même.  Elles  portent  des  papilles  sembla- 
bles à  celles  du  C.  arvensis  ;  dans  les  fleurs  prêtes  à  s'ouvrir,  on 
trouve  déjà  sur  ces  papilles  des  grains  de  pollen  en  germination. 
Le  concours  des  insectes  ne  serait  donc  pas  nécessaire  à  la 
fécondation,  mais  semblerait  ici  remplacé  par  les  mouvements 
du  périanthe  (ouverture  et  fermeture  de  la  corolle).  Les  latici- 
fères sont  profondément  situés  au  voisinage  du  tissu  conducteur. 

La  coloration  des  papilles  stigmatiques  change  après  la 
pollinisation.  Brongniart  (1)  avait  déjà  figuré  un  stigmate  à'Ipo- 
1.  Ad.  Brongniart  (Ann.  Se.  nat.,  ire  série,  t.  XII,  1827,  pi.  35,  fig-.  2,  E). 


F.  Guéguen.  —  Anatomie  du  style  et  du  stigmate  des  Phanérogames.      63 

maea  purpurea  dans  lequel  la  partie  pollinisée  des  branches 
stigmatiques  présente  une  teinte  différente  de  celle  des  parties 
non  fécondées. 

L'ovaire  du  discuta  major  est  surmonté  de  deux  branches 
complètement  séparées,  légèrement  divergentes,  et  dont  les 
deux  tiers  supérieurs  portent  des  papilles  analogues  à  celles 
des  Convolvulus  :  ces  branches  sont  formées  de  parenchyme 
homogène,  et  renferment  quelques  laticifères,  ordinairement 
deux  dans  chacune  d'elles  (fig.  25).  L'absence  de  formations  vas- 
culaires  indique,  par  comparaison  avec  celles  des  Convolvu- 
lus, qu'il  faut  regarder  ces  organes  comme  des  branches  stigma- 
tiques sessiles.  La  structure  de  l'ovaire  diffère  quelque  peu  de 
celle  des  Convolvulus  :  la  cloison  est  ici  plus  épaisse,  et  lacu- 
neuse  sauf  dans  sa  région  centrale  conductrice  :  à  la  base  du 
septum,  des  touffes  de  poils  sont  disposées  en  trois  groupes 
assez  nets,  l'un  médian,  les  deux  autres  latéraux  (fig.  26).  Les 
ovules,  par  suite  d'un  relèvement  tectiforme  du  fond  de  la  cavité, 
paraissent  insérés  latéralement  et  obliquement  contre  la  cloison  : 
c'est  là  un  acheminement  vers  la  placentation  axile  vraie. 
Comme  le  fait  remarquer  Vidal  (1),  il  y  a  dans  les  autres  Convol- 
vulacées une  véritable  gynobasie,  le  septum  devant  être  consi- 
déré non  comme  un  placenta,  mais  comme  un  prolongement 
descendant  du  style.  Dans  la  tribu  des  Dichondrées  (Dïchondra 
repens,  D.  argented),  la  gynobasie  s'étend  même  jusqu'aux 
styles. 

La  paroi  de  l'ovaire  du  Cuscttla  major  contient  de  grandes 
cellules  à  latex  qui,  en  coupe  verticale,  sont  ovoïdes-allongées. 

Dans  diverses  autres  Convolvulacées  {Falkt'a,  Wilsonia, 
Brcwerid)  les  branches  stigmatiques  ne  sont,  comme  dans  la 
Cuscute,  papillifères  que  dans  leur  portion  terminale. 

Les  Convolvulacées  sont  donc  caractérisées  par  l'existence  de 
deux  branches  stigmatiques  papilleuses,  tantôt  sessiles,  tantôt 
portées  par  un  long  style.  La  disposition  du  tissu  conducteur 
dans  l'ovaire,  et  le  mode  d'insertion  des  ovules  montrent  que 
ces  plantes  possèdent  une  véritable  placentation  basilaire  qui 
les  rapproche  des  Borraginées. 

1.  L.  cit.,  p.  39. 


64  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

Gentianées  (i). 

L'ovaire  du  Gentiana  acaulis  est  à  quatre  faces  peu 
marquées,  et  s'atténue  en  un  long  bec  terminé  par  deux  branches 
stigmatiques  recourbées  en  dehors.  Chacune  de  celles-ci  offre  une 
section  transversale  aplatie  ;  la  face  externe  en  est  recouverte 
de  grosses  papilles  simples  à  paroi  mince,  et  le  parenchyme  en 
est  parcouru  par  un  seul  faisceau.  Les  branches  stigmatiques, 
dans  leur  région  inférieure  rectiligne,  s'accolent  l'une  à  l'autre 
et  leurs  faces  en  regard  ne  sont  plus  munies  que  d'un  épiderme 
lisse  à  grandes  cellules.  Vers  leurs  deux  bords  internes,  chacune 
d'elles  renferme,  juste  au-dessous  de  l'épidémie,  un  petit  îlot 
de  collenchyme  aplati  qui  s'unit  à  celui  qui  lui  fait  face; 
l'ensemble  forme  dès  lors  un  système  de  deux  cordons  conduc- 
teurs qui  descend  jusqu'au  fond  de  l'ovaire,  dont  il  occupe  les 
angles  fertiles.  Les  cellules  de  ce  tissu  ont  des  parois  épaisses  et 
des  lumens  inégaux,  arrondis.  Le  contenu  en  est  très  réfringent 
et  se  colore  avec  intensité  par  la  vésuvine. 

Bien  que  le  stigmate  soit  persistant  au  même  titre  que  le 
reste  de  l'ovaire,  dont  il  n'est  que  le  sommet  progressivement 
effilé,  la  surface,  ainsi  que  celle  de  tout  l'ovaire,  en  est  recou- 
verte d'une  cuticule  épaisse  à  grosses  cannelures,  qui  paraît 
jouer  un  rôle  dans  la  déhiscence  de  la  capsule. 

Dans  le  Limnanthemum  exaltatum ,  on  observe  une  répar- 
tition un  peu  différente  du  tissu  conducteur  :  parleur  réunion  et 
leur  soudure  presque  complètes,  les  deux  branches  stigmatiques 
forment  un  canal  dont  la  face  interne  est  tapissée  de  plusieurs 
assises  de  cellules  collenchymatoïdes  de  petit  diamètre,  avec 
tendance  à  la  gélification  des  parois  de  la  cavité.  Le  style  est 
parcouru  par  deux  faisceaux,  et  il  existe  un  épiderme  à  cellules 
bombées  en  mamelons  striés. 

Dans  le  Menyanthes  trifolïala  le  style  est  encore  plus 
distinct.  Les  lobes  stigmatiques  sont  recouverts  de  papilles 
simples  claviformes,  enchevêtrées,  qui  se  continuent  dans  l'inté- 
rieur de  l'organe  :  au  niveau  de  la  base  de  celui-ci,  qui  ne 
renferme  point  de  tissu  collenchymatoïde,  les  papilles  vont  se 

i.  Gilg,  Gentianaceae  in  Eng-ler  et  Prantl.  —  E.  Perrot,  Anatomie  des  Gen- 
tianacées  (Thèse  de  la  Fac.  des  Se.  de  Paris,  1898). 


F.  Guéguen.  —  Anatomie  du  style  et  du  stigmate  des  Phanérogames.      65 

racourcissant  en  forme  de  dé  à  coudre,  pour  se  continuer  sur 
les  placentas  sous  la  forme  d'un  épiderme  villeux. 

Sur  des  coupes  transversales  sériées,  le  style,  vers  le  sommet, 
renferme  quatre  faisceaux  libéroligneux  bien  distincts  situés  à  la 
périphérie  :  vers  la  base,  on  trouve  douze  de  ces  faisceaux,  dont 
quatre  appartiennent  au  style  et  dont  les  huit  autres,  généra- 
lement un  peu  plus  petits,  sont  les  faisceaux  placentaires  qui  se 
prolongent  assez  avant  dans  le  style. 

L'intervalle  compris  entre  ces  méristèles  est  occupé  par  un 
tissu  à  cellules  arrondies  en  section  transversale  et  un  peu  al- 
longées dans  le  sens  longitudinal.  Les  éléments  qui  bordent 
la  fente  médiane  sont  plus  gros  que  les  autres  :  comme  on  l'a 
vu  plus  haut,  ce  sont  des  papilles  analogues  à  celles  du  stigmate. 
Dans  l'ovaire,  le  tissu  conducteur  forme  un  épiderme  tomen- 
teux  qui  recouvre  exclusivement  la  partie  fertile  des  placentas  : 
les  papilles  les  plus  développées  se  trouvent  juste  en  face  des 
micropyles.  Les  funicules,  assez  longs,  sont  légèrement  papil- 
leux,  de  même  que  les  quelques  rangées  de  cellules  qui  bordent 
le  micropyle. 

En  résumé,  on  trouve  dans  les  Gentianées  deux  dispositions 
bien  distinctes.  Dans  les  Gentiana  et  les  Limnanthemum ,  il  n'y 
a  de  papilles  que  sur  le  stigmate  proprement  dit,  et  le  tissu 
collenchymatoïde  descend  jusque  sur  les  placentas;  cette  struc- 
ture rappelle  ce  que  nous  avons  vu  chez  le  NemopJiila.  Dans  le 
Menyanthes }  il  n'y  a  plus  de  collenchyme,  mais  seulement  des 
papilles;  cette  différenciation  moins  profonde,  rappelant  ce  que 
l'on  observe  chez  les  Monocotylédones,  est  l'indice  d'une  orga- 
nisation moins  élevée.  Le  fait  que  l'on  rencontre  les  deux  types 
différents  dans  deux  plantes  aquatiques,  Limnanthemum  et 
Menyanthes,  prouve  que  les  variations  du  milieu  extérieur 
n'influent  pas  d'une  façon  très  marquée  sur  la  structure  des 
ppareils  qui  font  l'objet  de  cette  étude. 

{A  suivre.) 


:*sv£iz^v^_. — 


66  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

REVISION 
DES    ESPÈCES   CRITIQUES    DU    GENRE   ECHIUM 

Par  M.  A.  DE  COINCY. 

(30  séiie.) 

Echium  italicum. 

E.  italicum  L.  Sp.  p.  139;  E.  a/tissimum]acq.  (Lehm.  Asp. 
p.  443);  E.  asperrimum  Lam.  ///.  n°  1854  [pi lis  albescentibus, 
ex  herb.\;  E.  elongatum  Lam.  III.  n°  1855  \pilis  flavescentibus , 
ex  kerb.\;  E.  pyrenaicum  (L.  Mant.  p.  334)  Desf.  FI.  Ail.  I, 
p.  164;  E.  pyramidale  Lapeyr.  (Moris  FI.  Sard.  III,  p.  131); 
E.  pyramidatum  D.  C.  Prod.  X,  p.  23. 

Exs.  Jamin  PI.  Alg.  n°  184;  Robert  PI.  Tun.  n°  215. 

Sect.  Eletitherolepis.  Monocarpique.  Tige  dressée,  portant 
en  général  dès  sa  partie  inférieure  des  rameaux  très  étalés, 
simples  ou  quelquefois  ramifiés  eux-mêmes,  qui  prennent  souvent 
un  grand  développement  et  donnent  à  la  plante  un  aspect  pyra- 
midal; les  cymes  florifères  sont  disposées  le  long  de  la  tige  ou 
des  rameaux;  elles  sont  plus  ou  moins  longuement  pédicellées, 
plus  ou  moins  condensées,  mais  la  plupart  du  temps  accolées 
deux  à  deux;  indûment  de  deux  sortes,  l'un  duveté,  très  court 
ou  même  obsolète,  l'autre  composé  de  poils  tuberculeux,  très 
raides  et  étalés  ;  tantôt  ces  poils  sont  blancs-grisàtres  et  presque 
piquants;  tantôt  ils  prennent  une  teinte  jaunâtre  et  sont  alors 
moins  hérissés  et  moins  rudes  (ce  caractère  servait  aux  anciens 
botanistes  pour  diviser  l'espèce  ;  mais  il  n'est  pas  bien  constant). 
Feuilles  radicales  lancéolées,  aiguës,  atténuées  à  la  base  en 
pétiole  assez  court,  pouvant  atteindre  20  centim.,  très  hérissées 
de  poils  tuberculeux  grisâtres  ;  les  bords  et  la  nervure  médiane 
portent  en  outre  de  petits  poils  beaucoup  plus  courts  et  plus 
fins  ;  les  feuilles  caulinaires  et  supérieures  sont  sessiles  et 
revêtues  du  même  indûment  qui  devient  souvent  jaunâtre  dans 
certaines  formes  ;  les  feuilles  axillant  les  cymes  florifères  infé- 
rieures les  dépassent  assez  longuement  ;  les  bractées  sont  élargies 
à  la  base  et  dépassent  à  peine  les  calices  ;  elles  sont  très  hérissées 


A.  de  Coincy.  —  Revision  des  espèces  critiques  du  genre  Echium.        67 

surtout  sur  la  nervure  médiane.  Fleurs  sessiles.  Calice  à  divisions 
profondes,  hispides,  lancéolées-linéaires,  sub-égales,  non  accres- 
centes,  de  6  à  8  millim.  Corolle  de  couleur  chair  ou  rosée,  velue, 
à  tube  peu  resserré,  à  limbe  peu  oblique,  à  lobes  arrondis, 
presque  égaux  ;  elle  dépasse  en  général  un  peu  les  divisions  cali- 
cinales;  anneau  composé  de  10  écailles  faiblement  poilues  en 
dessous,  quelquefois  très  serrées  et  paraissant  réunies  par  le  bas, 
mais  souvent  aussi  bien  séparées,  quadrangulaires  et  appar- 
tenant manifestement  au  type  des  Eletitherolepis.  Etamines 
exsertes  à  filets  glabres,  insérées  assez  haut  dans  le  tube  ; 
anthères  ovales-orbiculaires.  Style  poilu  jusqu'à  la  bifurcation. 
Stigmates  capités,  petits.  Achaines  grisâtres  ou  brunâtres, 
brillants,  tuberculeux,  de  grandeur  variable  (3-5  millim.),  à 
carène  dorsale  peu  sensible. 

Hab.  L'Europe  moyenne  et  méditerranéenne  du  Portugal  au 
Caucase;  l'Afrique  septentrionale-occidentale;  la  Tunisie. 

Voilà  une  plante  extrêmement  variable  que  Linné  pourtant 
n'avait  pas  osé  diviser  spécifiquement,  se  contentant  de  faire  une 
variété  ^pour  son  Echium  fiyrenaicum.  Lamarck  en  a  fait  deux 
espèces  :  Xeloiigatum  à  duvet  jaunâtre  assez  fin,  à  inflorescence 
resserrée,  spiciforme,  et  X  asperrivmm  à  indûment  grisâtre,  très 
rude,  piquant,  à  rameaux  inférieurs  très  développés  et  à  aspect 
pyramidal.  Cette  dernière  espèce  correspond  à  la  variété  |3  de 
Linné.  Mais  les  meilleurs  auteurs  modernes  s'accordent  à 
comprendre  sous  un  même  nom  les  deux  espèces  de  Lamarck.  Il 
est  même  assez  difficile  d'y  établir  une  variété  comme  le  voulait 
Linné;  les  passages  entre  la  plante  touffue  des  Basses-Pyrénées 
et  les  formes  élancées  de  l'Istrie  et  de  la  Dalmatie  sont 
insensibles  et  ne  se  prêtent  guère  à  une  ligne  de  démarcation 
précise. 

\JE.  italicum  est  quelquefois  voisin  de  VE.  flavîim  ;  mais  les 
caractères  qui  les  séparent  sont  nombreux  et  en  général  faciles 
à  saisir.  Dans  X  E.flaviun  la  tige  est  simple  ;  les  cymes  florifères 
ne  sont  pas  accolées  deux  à  deux;  elles  se  redressent  contre  la 
tige  lors  de  la  maturité  ;  les  feuilles  qui  les  axillent  sont  ordi- 
nairement bien  moins  développées;  les  divisions  du  calice  sont 
d'une  consistance  plus  mince  ;  la  corolle  très  exserte,  moins 
hérissée,  a  le  tube  plus  grêle;  l'indument  de  la  plante  est  bien 


68  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

moins  rude,  plus  soyeux  et  prenant  toujours  une  teinte  jaunâtre 
au  moins  dans  l'inflorescence ,  enfin  les  achaines  sont  bien 
plus  petits,  plus  ou  moins  ridés-réticulés  et  non  pas  tubercu- 
leux. J'ajouterai  une  différence  qui  m'a  paru  constante  :  l'an- 
neau interne  de  la  corolle  est  toujours  bien  développé  avec  des 
écailles  plus  ou  moins  séparées  dans  Xiialictim,  tandis  que  dans 
le  flavwm  il  est  ordinairement  obsolète  réduit  à  quelques  poils 
assez  court,  et  ce  n'est  que  très  exceptionnellement  que  l'on 
aperçoit  de  petites  protubérances  au-dessus  de  la  base  des  ner- 
vures principales. 

C'est  à  Vasperrùmim  de  Lamarck  qu'il  faut  sans  doute  rap- 
porter X  Echium  majtis  et  asperius  3  et  4  de  Morison  III,  p.  440, 
et  la  figure  3  de  la  planche  28,  sect.  1 1 . 

(A  suivre.) 


Le  Gérant  :  Louis  Mokot. 


F aris.  —  J.  Jlcrsch,  imp.,  4e"*..  Av.  de  Chùti;^  :. 


i6e  ANNÉE.  N°  3.  MARS  1901. 


JOURNAL  DE  BOTANIQUE 


LES  DANIELLIA  ET  LEUR  APPAREIL  SECRETEUR 

Par  M.  L.  GUIGNARD. 

A  la  suite  de  son  très  utile  voyage  botanique  au  Soudan  et 
au  Sénégal,  M.  Aug.  Chevalier  a  bien  voulu  faire  don  à  l'Ecole 
de  Pharmacie  d'un  certain  nombre  de  produits  intéressant 
l'histoire  naturelle  médicale. 

Parmi  ces  derniers  se  trouvaient  des  échantillons  des  deux 
seules  espèces  admises  jusqu'à  ces  derniers  temps  dans  le  genre 
Daniellia  (Légumineuses-Cœsalpiniées).  L'une  est  le  D.  thuri- 
fera,  décrit  pour  la  première  fois  en  1854  par  John  Bennett  (1)  ; 
l'autre  est  le  D.  oblonga,  distingué  de  la  précédente  par  D.  Oli- 
ver (2)  à  une  date  moins  éloignée. 

La  première  espèce,  appelée  d'abord  «  arbre  à  encens  de 
Sierra  Leone  »,  est  beaucoup  plus  répandue  que  la  seconde 
dans  les  régions  explorées  par  M.  Chevalier;  elle  fournit  un 
produit  résineux  que  les  indigènes  recherchent  pour  son  parfum 
et  retirent  par  incision  de  l'écorce  de  l'arbre. 

Dans  la  Note  où  il  faisait  connaître  cette  Caesalpiniée,  pour 
laquelle  il  créait  un  genre  nouveau,  dédié  au  Dr  Daniell,  qui 
l'avait  rapporté  de  Sierra  Leone,  J.  Bennett  s'étonnait  qu'un 
arbre  aussi  intéressant  n'eût  pas  été  décrit  plus  tôt.  Nous  verrons 
que  si  la  plante  doit  attirer  l'attention  en  raison  du  produit 
qu'elle  donne  et  qui  ne  tardera  sans  doute  pas  à  être  étudié,  elle 
offre  également,  au  point  de  vue  des  organes  de  sécrétion,  des 
caractères  qui  méritent  d'être  signalés.  En  récoltant  des  échan- 
tillons des  deux  espèces  de  Daniellia,  M.  Chevalier  avait  pensé, 
avec  raison,  que  leur  étude  anatomique  pourrait  présenter 
quelque  intérêt.  Je  tiens  à  le  remercier  de  m'avoir  permis  de 
constater  que,  dans  ce  genre  de  Caesalpiniées  encore  peu  connu, 
il  existe  en  effet  un  appareil  sécréteur  qui  présente,  sous  le 

1.  John  J.  Bennett,  Description  of  the  Buugo,  or  fraiikincense   tree  of 
Sierra  Leone  (Pharm.  Journ.,  1854,  p.  251). 

2.  D.  Oliver,  Flora  of  tropical  Africa,  t.  2,  187 1. 


;o  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

rapport  de  la  structure  et  de  la  localisation,  une  grande  ana- 
logie avec  celui  que  j'ai  décrit,  il  y  a  dix  ans  (i),  chez  les 
Co pat' fera. 

Quoique  le  point  de  vue  de  cette  étude  soit  surtout  anato- 
mique,  il  me  paraît  nécessaire  d'indiquer  d'abord  l'état  actuel  de 
nos  connaissances  sur  les  deux  espèces  de  Dam'cllia ,  que  l'on 
avait  d'abord  confondues  l'une  avec  l'autre,  par  suite  de  l'insuf- 
fisance des  échantillons,  et  sur  lesquelles  les  notes  qui  m'ont  été 
remises  par  M.  Chevalier  fournissent  d'utiles  données  complé- 
mentaires. 

J.  Bennett  a  rattaché  à  une  seule  et  même  espèce,  le  D.  thu- 
fera,  des  échantillons  de  deux  sortes.  Les  uns  avaient  été, 
comme  on  l'a  dit,  rapportés  de  Sierra  Leone  par  le  D1  Daniell 
et  consistaient  en  rameaux  feuilles,  dépourvus  de  fleurs,  mais 
accompagnés  de  fruits  mûrs;  les  autres,  recueillis  par  Afzélius, 
se  trouvaient  dans  l'herbier  Banks  au  «  British  Muséum  »  et 
comprenaient,  outre  des  feuilles,  une  fleur  partiellement  ouverte 
et  des  boutons  encore  clos.  Tout  en  remarquant  des  différences 
dans  la  forme  et  la  longueur  des  folioles  de  la  feuille  composée 
dans  les  deux  sortes  de  spécimens,  Bennett  crut  pourtant  qu'ils 
appartenaient  à  une  même  espèce,  à  laquelle  il  donna  le 
nom  précité,  en  rangeant  le  nouveau  genre  qu'il  créait  dans 
la  tribu  des  Amherstiées.  Celle-ci  est  caractérisée  surtout, 
comme  on  sait,  par  un  réceptacle  floral  tubuleux,  sur  la  paroi 
postérieure  duquel  s'insère,  à  un  niveau  variable,  le  pistil  excen- 
trique, dont  la  suture  dorsale  est  placée  du  côté  de  la  cavité 
réceptaculaire.  A  la  base  du  réceptacle,  il  y  a,  dans  cette  tribu, 
deux  bractées  plus  ou  moins  grandes,  persistantes  ou  caduques, 
et  les  feuilles  sont  presque  toujours  paripennées. 

Bentham  et  Hooker  (2),  puis  Bâillon  (3),  ne  purent  que  s'en 
référer  à  l'opinion  de  Bennett.  Mais,  bientôt  après,  grâce  à  des 
échantillons  fournis  par  Barter  et  provenant  de  Fernando  Po, 
D.  Oliver  (4)  montra  qu'il  y  avait  lieu  de  distinguer  deux  espèces 
de  Daniellia,  le  D.  thurifera  Bennett  et  le  D.  oblonga,  dont  il 
établit  la  diagnose  à  l'aide  des  matériaux  de  Barter,  d'ailleurs 

1.  L.  Guignard,  L'appareil  sécréteur  des  Copaifera  (Bull,  de  la  Soc.  bot.  de 
France,  t.  XXXIX,  1892). 

2.  Gênera  Plantarum,  t.  I,  p.  580. 

3.  Adansouia,  t.  6,  p.  186;  Histoire  des  plantes,  t.  2,  p.  109. 

4.  Flora  of  tropical  Africa,  t.  2,  1871 . 


L.  Guignard.  —  Les  Daniellia  et  leur  appareil  sécréteur.  71 

encore  incomplets.  En  publiant  plus  récemment  (1)  une  figure 
de  la  première  espèce,  ce  botaniste  n'a  ajouté  que  quelques 
remarques  sans  importance  sur  le  sujet. 

Les  caractères  du  genre  (2)  sont  les  suivants  :  Réceptacle 
en  forme  d'entonnoir  étroit.  Sépales  4,  presque  égaux,  imbri- 
qués. Pétales  5,  le  postérieur  seul  en  général  apparent  à  la  flo- 
raison, oblong,  sessile,  plus  court  que  les  sépales,  les  4  autres 
rudimentaires  ou  absents,  ou  les  2  latéraux  assez  développés, 
imbriqués.  Étamines  10,  libres,  toutes  parfaites,  à  filets  longs  et 
anthères  versatiles.  Pistil  excentrique;  ovaire  porté  sur  un  gy- 
nophore  soudé  au  tube  réceptaculaire,  multiovulé(i2-i6  ovules)  ; 
style  allongé,  terminé  par  un  stigmate  capité.  Légume  stipité, 
plat,  subfalciforme,  coriace,  lisse,  bivalve;  endocarpe  se  sépa- 
rant avec  élasticité.  Semence  1  ordinairement,  comprimée, 
suspendue  par  un  funicule  dilaté  en  aile  ;  embryon  exalbuminé; 
cotylédons  plans,  radicule  droite  et  courte.  Arbres  inermes,  ré- 
sineux. Feuilles  paripennées  ;  folioles  coriaces,  souvent 
obliques;  stipules  latérales,  très  caduques.  Fleurs  en  grappes 
terminales,  composées;  bractées  et  bractéolesovales-oblongues, 
très  caduques. 

En  réunissant  les  données  fournies  successivement  par 
Bennett  et  Oliver  sur  la  première  espèce,  on  peut  la  caractériser 
de  la  façon  suivante  : 

D.  thurifera  Bennett.  Feuilles  isolées,  de  longueur  très 
variable,  à  pétiole  commun,  long  de  20  à  30  cent.  Folioles  au 
nombre  de  5-8  paires,  longues  de  8  à  15  cent.,  coriaces,  bril- 
lantes en  dessus,  ovales  ou  elliptiques-oblongues,  un  peu 
obtuses  ou  brièvement  acuminées,  à  base  largement  arrondie  et 
très  oblique,  à  nervures  nombreuses  et  légèrement  saillantes  en 
dessous,  à  ponctuations  translucides  plus  ou  moins  visibles. 
Panicule  florale  glabre,  à  rameaux  étalés  et  bractées  très 
caduques.  Tube  réceptaculaire  conique  long  de  8-12  mm.;  sépales 
ovales-oblongs,  d'environ  12  mm.  ;  pétale  postérieur  en  général 
senl  apparent  à  la  floraison,  glanduleux,  plus  court  que  les 
sépales,  les  latéraux  et  les  antérieurs  rudimentaires.  Etamines  à 
filets  filiformes,  glabres.   Ovaire  glabre,  sur  un  gynophore  de 

1.  Hooker's  Icônes  Plantaruni,  4e  série,  t.  V,  1895. 

2.  Bentham   et  Hooker,  Bâillon  et  Oliver,  dans  les  •>  Hooker's  Icônes  »,  ont 
écrit  à  tort,  il  nous  semble,  «  Daniel  ta  »,  au  lieu  de  Daniellia. 


72  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

même  longueur.  Gousse  déhiscente,  longue  de  5-6  cent.,  large 
de  2-3  cent.,  à  suture  ventrale  convexe  et  suture  dorsale  presque 
droite;  graine  suspendue  à  un  funicule  de  6-15  mm. 

Arbres  de  15  à  45  (?)  mètres  de  hauteur.  —  Hauie-Guinêe ; 
Sénégambie,  Hendelot!  —  Sierra  Leone,  Dr  Daniell,  Melville  ! 
—  Expédition  dît  Niger,  Barter  ! 

Les  spécimens  d'Afzélius,  que  Bennett  avait  rapportés  à 
cette  espèce,  présentaient  un  réceptacle  obconique  et  des  filets 
staminaux  velus,  caractères  différents  de  ceux  qui  viennent 
d'être  indiqués.  D'autre  part,  Oliver,  qui  avait  d'abord  attribué 
à  cette  même  espèce  un  échantillon  recueilli  par  Mann  à  Fer- 
nando Po  et  présentant  également  des  étamines  à  filets  velus, 
admit  ensuite  qu'ils  devaient  appartenir  à  une  autre  espèce. 

Dans  sa  publication  récente  (1)  sur  les  Légumineuses  afri- 
caines, Harms  fait  mention  du  Daniellia  thurifera,  provenant 
du  Togo.  L'exemplaire  examiné  concordait  par  ses  caractères 
avec  la  figure  donnée  par  Oliver;  les  boutons  floraux  n'offraient 
également  qu'un  grand  pétale,  les  autres  pétales  étaient  tou- 
jours beaucoup  plus  petits. 

En  signalant  pour  la  première  fois  1'  «  arbre  à  encens  de 
Sierra  Leone  »,  Bennett  dit  que  les  indigènes  l'appellent  Bumbo, 
Bungbo  ou  Bungo  et  que  ces  noms  servent  aussi  à  désigner  la 
résine  odorante  qui  exsude  de  l'arbre.  En  Sénégambie,  on  le 
connaît  sous  le  nom  de  Thiévi  (2).  D'après  Melville,  cité  par 
Oliver  (3),  le  bois  a  la  réputation  d'être  particulièrement  propre 
à  résister  «  aux  effets  habituels  de  l'humidité  et  de  l'eau.  Seuls 
les  arbres  les  plus  vieux  et  les  plus  élevés  fleurissent  et  seule- 
ment au  sommet  des  branches  ».  Barter,  comme  Hendelot, 
attribue  aux  fleurs  la  couleur  blanche  et  indique  seulement  que 
les  indigènes  retirent  de  cet  arbre  une  gomme  semblable  au 
copal. 

1.  Bot.  Jahrb.,  t.  26,  i8gy. 

2.  D'après  Hendelot,  qui  l'a  trouvé  très  commun  au  Fouta  Dialon.  Une  note 
de  l'herbier  de  ce  voyageur,  cité  par  Bâillon  {Adansojtia,  t.  6,  p.  186),  donne 
les  renseignements  suivants  :  «  C'est  un  arbre  de  12  à  15  m.  et  plus,  à  tronc  cy- 
lindrique et  droit,  de  3  à  4  m.  de  hauteur.  Son  écorce  est  lisse  et  cendrée  et  ses 
rameaux  droits  sont  tous  égaux  en  hauteur,  ce  qui  lui  donne  l'aspect  d'un  arbre 
taillé  en  gobelet.  Les  fleurs  sont  blanches,  très  odorantes.  Les  pétales  (?)  sont 
épais  et  charnus  et  laissent  suinter  une  liqueur  sucrée  dont  les  abeilles  sont 
avides.  » 

3.  Hooker's  Icônes,  loc.  cit. 


L.  Guignakd.  —  Les  Daniellia  et  leur  appareil  sécréteur.  73 

Lès  notes  inédites  de  M.  Chevalier,  que  je  vais  citer  presque 
en  entier,  précisent  et  complètent  certains  points  intéressants 
pour  la  connaissance  de  cette  espèce  : 

«  Noms  indigènes  :  Santan  (wolof),  Sanan  (bambara),  San- 
tongon  (mandingue),  Boubalinangou  (diola  de  Casamance), 
Bobdé  (balante),  Séligué  (senoufo).  —  C'est  cet  arbre  qui  est 
cité  par  le  P.  Sébire  [Plantes  du  Sénégal,  p.  79)  et  appelé 
inexactement  Omphalobium. 

«  CARACTÈRES  BOTANIQUES  :  Taille  moyenne  de  10  à  15  m.  ; 
tronc  cylindrique  de  o  m.  80  à  2  m.  50  de  diamètre,  s'élevant 
parfois  jusqu'à  8  mètres  avant  de  porter  des  rameaux,  ces  der- 
niers dressés  fastigiés. 

a  Ecorce  cendrée  ou  rougeàtre,  le  liège  extérieur  se  déta- 
chant par  petites  écailles.  Jeunes  rameaux  grisâtres,  très  noueux. 

<i  Feuilles  composées  le  plus  souvent  de  5-6  paires  de  fo- 
lioles, s'unissant  au  rachis  par  un  renflement  moteur,  de  sorte 
que  la  feuille  a  un  aspect  très  différent  suivant  qu'on  observe 
l'arbre  après  une  pluie  ou  par  un  temps  sec.  Les  jeunes  feuilles 
sont  d'un  vert  rosé  lie-de-vin,  velues-tomenteuses  sur  le  rachis  et 
le  dessous  des  folioles,  devenant  ensuite  glabres  et  coriaces;  le 
rachis  des  feuilles  se  recouvre  même  de  liège.  —  La  chute  des 
feuilles  a  lieu  d'ordinaire  en  décembre  et  janvier;  elle  est  suivie 
de  l'épanouissement  des  fleurs  qui  se  produit  de  janvier  à  mars 
et  les  fruits  arrivent  à  maturité  en  avril  et  mai. 

«  Fleurs  blanches,  charnues,  cassantes,  très  fréquentées  par 
les  abeilles;  les  4  sépales  blancs,  légèrement  carnés,  ne  chan- 
gent pas  de  couleur  après  l'anthèse. 

«  STATION  :  Croît  par  individus  isolés  ou  souvent  par  futaies 
constituées  presque  exclusivement  de  cette  espèce  dans  la 
brousse  et  les  savanes  de  la  zone  soudanienne ,  dont  il  est  l'un 
des  végétaux  les  plus  caractéristiques.  Croît  aussi  en  plus  petite 
quantité  dans  les  mêmes  terrains  de  la  zone  guinéenne;  ordi- 
nairement fréquent  sur  les  pentes  des  plateaux  ferrugineux. 

«  Distribution  géographique  :  Foula  Dialon,  —  Gambie,  — 
tout  le  bassin  de  la  Casamance  depuis  le  Fogny  et  Ziguinchor, 
jusqu'au  Yacine  et  au  Fouladougou,  —  Soudan  français  :  très 
commun  dans  le  bassin  du  Haut-Sénégal,  toute  la  boucle  du 
Niger  jusqu'à  Sansanding  et  San  ;  bassin  de  la  Haute-Volta  ; 
ancien  pays  de  Samory,  où  l'arbre  est  très  répandu. 


74  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

«  USAGES  :  Bois  blanc,  se  travaillant  très  facilement,  employé 
par  les  indigènes  pour  fabriquer  des  manches  de  couteaux  et  des 
plats.  A  été  utilisé  par  le  service  de  l'artillerie  au  Soudan  pour 
la  menuiserie  et  les  constructions.  Dans  presque  tout  le  pays 
bambara,  on  décortique  les  arbres  en  faisant  deux  incisions 
transversales  distantes  de  i  m.  50  à  2  mètres,  et  une  incision 
longitudinale  les  réunissant.  En  enlevant  le  cylindre  creux 
constitué  par  l'écorce  et  en  cousant  ses  bords,  on  fait  des 
ruches  que  l'on  place  dans  le  haut  des  arbres  et  où  les  essaims 
d'abeilles  viennent  d'eux-mêmes  s'établir.  C'est  surtout  à  l'aide 
de  ces  ruches  qu'on  pratique  l'apiculture  dans  le  Haut-Niger. 
Quand  on  manque  de  ces  ruches,  on  se  contente  de  prendre  des 
troncs  creux  ou  des  ruches  clayonnées  en  feuilles  de  palmiers  ou 
en  paille,  mais  on  les  garnit  d'un  enduit  dans  la  composition 
duquel  entre  la  résine  de  Daniellia.  —  Plusieurs  peuplades  uti- 
lisent la  résine  en  la  brûlant  dans  leurs  cases  pour  les  parfumer. 
On  incise  l'écorce  des  arbres  d'une  région  et,  environ  un  mois 
plus  tard,  on  vient  recueillir  la  résine  quia  exsudé.  Cette  opéra- 
tion se  fait  à  la  saison  sèche.  » 

L'examen  des  échantillons  de  M.  Chevalier  me  permet  d'a- 
jouter à  ses  notes  quelques  détails  sur  la  fleur  du  D.  ihurifera. 

Les  4  sépales  sont  cucullés  et  charnus  ;  l'un  d'eux  est  un  peu 
plus  large  que  les  trois  autres.  Leur  longueur,  dans  les  fleurs 
épanouies  est  de  2  cent.,  par  conséquent  supérieure  à  celle 
indiquée  par  Oliver  (Bennett  n'avait  pas  vu  les  fleurs).  L'unique 
pétale  développé,  toujours  plus  court  que  les  sépales,  présente 
une  longueur  quelque  peu  variable,  de  15  mm.  en  moyenne,  et 
une  largeur,  au  milieu,  de  5  mm.  Dans  quelques  fleurs,  ce  pétale 
faisait  défaut.  Toujours  les  autres  pétales  étaient  extrêmement 
réduits  ou  complètement  avortés. 

On  a  vu  précédemment  que  le  D.  oblonga  a  été  distingué 
par  Oliver  de  l'espèce  dont  il  vient  d'être  question,  à  l'aide 
d'échantillons  recueillis  par  Barter  dans  la  Haute-Guinée,  à 
Fernando  Po.  Sans  être  complets,  ces  échantillons  lui  avaient 
paru  suffisants  pour  établir  cette  distinction  spécifique,  qui  a  été 
admise  depuis  par  Harms  (1)  ;   mais  ce  dernier  auteur,  n'ayant 

1.  Bot.  Jahrb.,  Leguminosœ  a/ricana?,  t.  26,  p.  270. 


L.  Guignard.  —  Les  Daniellia  et  leur  appareil  sécréteur.  75 

pu  examiner  les  spécimens  étudiés  par  Oliver,  a  établi  sa  dia- 
gnose  du  D.  oblouga  sur  ceux  d'Afzélius.  Les  principaux  carac- 
tères spécifiques  seraient  les  suivants  : 

Feuilles  glabres,  longues  de  25  cent,  et  plus.  Folioles 
(7  à  9  paires)  opposées,  oblongues  ou  ovales-lancéolées,  à  base 
arrondie  et  fortement  oblique,  brièvement  acuminées,  glabres  et 
luisantes  à  la  face  supérieure,  nettement  réticulées  sur  les  deux 
faces,  à  ponctuations  translucides.  Leur  longueur  est  de  7  à 
8  cent,  environ  et  leur  largeur,  atteignant  son  maximum  vers 
la  base,  de  3  cent.  Inflorescence  en  panicule  à  ramifications  diva- 
riquées,  glabres;  fleurs  disposées  en  grappes  ramifiées,  à  pédi- 
celles  glabres,  à  bractées  et  bractéoles  caduques;  réceptacle 
épais,  long  de  6  à  7  mm.  ;  sépales  glabres  ou  presque  glabres, 
comme  le  réceptacle,  longs  de  12  à  15  mm.  Pétales  3 'plus  grands 
que  les  autres,  velus-soyeux  en  dedans  et  sur  les  bords  ;  filets 
staminaux  très  velus  à  la  base  et  soyeux  à  la  partie  supérieure; 
gynophore,  ovaire  et  styles  glabres. 

Barter  dit  que  cette  plante  est  un  arbre  atteignant  60  m.  de 
hauteur,  avec  des   «   fleurs  d'un  bleu  pâle  ». 

Dans  ces  dernières  années,  Harms  (1)  a  cru  devoir  la  ranger 
dans  un  genre  nouveau,  qu'il  a  appelé  Cyanothyrsus,  et  auquel 
il  attribue  aussi  deux  autres  espèces  dénommées  par  lui  : 
C.  Soyauxii  et  C.  Ogea.  La  première,  provenant  du  Gabon 
(Soyaux,  1880),  différerait  surtout  de  la  plante  d'Afzélius  par 
des  folioles  plus  petites  et  par  la  villosité  des  ramifications  de 
l'inflorescence  et  des  pédicelles  floraux;  le  réceptacle  et  les 
pièces  du  calice  seraient  également  plus  courts.  La  seconde, 
récoltée  au  Lagos  (Millen,  1895),  fournirait  la  «  résine  Ogea  » 
ou  «  Copal  Ogea  »,  dont  Oliver  a  fait  mention  à  la  suite  de  sa 
diao-nose  du  D.  oblonga  dans  les  «  Hooker's  Icônes  ».  Elle  se 
distingue  de  la  précédente  principalement  par  des  folioles  plus 
grandes,  des  fleurs  plus  développées  et  l'ovaire  velu. 

Pour  justifier  la  création  du  genre  Cyanothyrsus,  Harms 
invoque  la  différence  tirée  de  la  conformation  de  la  corolle,  re- 
présentée par  un  seul  pétale  apparent  dans  le  D.  thurifera,  par 
trois  pétales  dans  le  nouveau  genre  Cyanothyrsus,  les  autres 
pièces  de  la  corolle  étant  réduites  à  des  écailles.  Nous  verrons 

1.  Engler  et  Prantl,  Die  Pflanzenfamilien;  Supplément,  1897,  p.  197.—  Bot. 
Jahrb.,  1898,  p.  270. 


76  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

plus  loin  ce  qu'on  peut  penser  de  cette  manière  de  voir.  Voici 
d'abord  les  renseignements  empruntés  aux  notes  de  M.  Cheva- 
lier sur  le  D.  oblonga  Oliver. 

«  NOMS  indigènes  :  Bouguink  ou  Bouhinck  (diola  de  Kou- 
laye-Haraye  dans  le  Fogny).  —  Bouguink  Kabo  (diola  de 
Bignona  dans  le  Fogny)  ;  [Kabo  signifie  arbre  en  diola).  » 

«  Caractères  botaniques  :  Arbre  très  voisin  du  Santan 
par  ses  fleurs  et  ses  feuilles,  mais  ayant  un  port  tout  différent. — 
C'est  vraisemblablement  l'arbre  le  plus  élevé  de  l'Afrique  occi- 
dentale. J'ai  vu,  en  Casamance,  des  pieds  qui  atteignaient  40  à 
50  m.  de  hauteur.  Le  tronc,  à  lui  seul,  peut  avoir  30  à  35  m.  de 
haut  sans  rameaux,  il  est  très  droit  et  presque  cylindrique.  Les 
autres  arbres,  tels  que  les  Elœis,  Eriodendron ,  Detarium, 
Tetrapleura ,  Erytrophlœum,  Trecttlia,  qui  existent  dans  les 
mêmes  lieux,  paraissent  des  nains  à  côté  de  lui,  malgré  leurs 
grandes  dimensions.  Aussi  donne-t-il  un  aspect  très  imposant 
aux  forêts  où  il  croît.  Ce  qui  contribue  encore  à  mettre  en  relief 
sa  haute  taille,  c'est  la  gracilité  relative  de  son  tronc  qui  n'a  que 
3  à  5  m.  de  circonférence  à  la  base  au  maximum,  tandis  que 
tous  les  arbres  de  la  même  formation  ont  des  troncs  presque 
massifs.  Les  branches  forment  un  ensemble  de  rameaux  arrondi 
ou  plus  souvent  étalé. 

a  L'écorce  très  dure,  épaisse  de  5  à  8  mm.,  est  d'un  blanc 
cendré,  non  feuilletée,  peu  rugueuse,  assez  semblable  à  celle  du 
hêtre;  à  l'intérieur,  sa  teinte  est  rougeâtre.  Le  bois  est  très 
blanc,  à  fibres  fines  et  serrées,  sans  rayons  médullaires  teintés, 
se  décomposant  rapidement  quand  l'arbre  est  tombé  et  facile- 
ment attaquable  par  les  termites. 

«  Les  feuilles  ont  des  folioles  et  des  rachis  entièrement 
glabres,  même  dans  leur  jeunesse.  Les  jeunes  folioles  sont 
teintées  de  rouge-vineux  et  ondulées  ;  ensuite  elles  deviennent 
d'un  beau  vert  brillant  et  coriaces.  Les  feuilles  tombent  à  la  fin 
de  l'hivernage  (après  novembre)  et  se  renouvellent  au  moment 
de  la  floraison  (au  commencement  de  février). 

«  Les  inflorescences,  plus  grêles  que  celles  du  Santan,  ont 
des  pédicelles  un  peu  rougeâtres  et  très  tomenteux.  Les  fleurs, 
inodores,  ont  un  réceptacle  blanc  verdâtre,  parfois  rougeâtre  ;  les 
quatre  sépales,  d'abord  d'unblanccarné,prennentbientôtune^//<5 
teinte  rose  qui  distingue  immédiatement  cette  espèce  du  Santan. 


I,.  Guignard.  —  Les  Daniellia  et  leur  appareil  sécréteur.  77 

«  La  corolle  comprend  deux  ou  trois  pétales  blanchâtres 
plus  grands  que  les  autres  plus  ou  moins  rudimentaires;  les 
grands  pétales  sont  moins  longs  que  les  lobes  du  calice. 

«  Étamines  10,  à  anthères  s'ouvrant  alternativement,  à  filets 
élargis  et  velus  à  la  base.  Gynophore,  ovaire  et  style  velus.  Le 
fruit  est  une  gousse  falciforme. 

«  Après  la  floraison,  un  grand  nombre  de  fleurs  ou  de 
jeunes  fruits,  au  lieu  de  continuer  à  se  développer,  se  détachent 
et  jonchent  le  sol. 

a  USAGES  :  Cet  arbre,  étant  rare,  ne  semble  pas  utilisé.  J'ai 
observé  de  petites  larmes  de  résine  sur  certains  troncs,  mais  je 
n'ai  pas  vérifié  si  cette  résine  se  produisait  en  assez  grande 
quantité  et  si  elle  était  assez  odorante  pour  être  employée 
comme  le  Sautait. 

«  Station  :  Le  Bouguink  est  très  localisé  ;  il  se  trouve  en 
Casamance  ordinairement  par  individus  isolés  dans  les  grands 
bois  et  les  futaies  épaisses  (d'étendue  toujours  très  limitée),  qui 
environnent  les  marigots  et  les  rizières. 

«  Distribution  géographique  :  Trouvée  d'abord  par  Barter 
dans  le  Bas-Niger,  cette  espèce  n'a  été  rencontrée  par  moi  que 
dans  la  Basse-Casamance,  en  quelques  localités  rares  de  la  pro- 
vince de  Fogny  :  villages  de  Bignona,  de  Koulaye-Haraye,  Sin- 
dialone.  » 

On  a  vu  précédemment  que,  d'après  Barter,  les  fleurs  du 
D.  oblonga  auraient  une  couleur  bleu-pàle.  Il  s'agit  ici,  bien 
entendu,  de  la  couleur  des  sépales,  et  non  des  pétales,  plus 
petits  que  les  pièces  du  calice  et  peu  apparents.  Or,  M.  Chevalier, 
dont  l'attention  avait  été  appelée  sur  ce  point,  dit  formellement 
que  les  sépales,  d'abord  d'un  blanc  carné,  prennent  bientôt 
«  une  belle  teinte  rose  ».  Il  m'a  fait  savoir,  en  outre,  qu'après 
avoir  vu  sous  l'arbre  un  grand  nombre  de  fleurs  roses,  il  avait 
fait  couper  des  branches  dont  les  fleurs  présentaient  la  même 
couleur  rose.  Celle-ci  ne  vire  pas  au  bleu  par  la  dessiccation. 

De  plus,  dans  les  nombreux  échantillons  qui  m'ont  été 
communiqués  par  M.  Chevalier,  la  largeur  moyenne  des  folioles, 
au  lieu  d'être  de  3  cent,  vers  la  base,  où  elle  atteint  son  maxi- 
mum, d'après  Harms,  est  de  6  cent.  Un  autre  caractère, 
dont  j'ai  vérifié  l'exactitude  par  l'examen  d'un  grand  nombre  de 
fleurs,  et  qui   est  souligné  dans  les   notes  de  M.    Chevalier, 


78  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

consiste  dans  la  présence  de  poils  nombreux  sur  le  gynophore, 
l'ovaire  et  la  base  du  style,  tandis  que,  pour  Harms,  ces  organes 
seraient  glabres.  Il  ne  saurait  exister,  d'ailleurs,  aucun  doute 
sur  l'attribution  des  échantillons  de  M.  Chevalier  au  D.  oblonga 
d'Oliver. 

Quant  à  la  corolle  (i),elle  ne  présente  pas  constamment  trois 
pétales  plus  développés  que  les  autres.  Dans  10  °/0  des  fleurs 
que  j'ai  observées,  il  n'y  avait  qu'un  seul  pétale  apparent  ;  géné- 
ralement long  de  15  mm.  et  large  de  6  mm.  ;  dans  30  °/0,  on 
en  trouvait  deux  légèrement  inégaux,  possédant  à  peu  de  chose 
près  les  dimensions  ci-dessus;  dans  60  °/0,  il  en  existait  trois,  le 
plus  grand  ayant  14-15  mm.  de  long  sur  7-9  mm.  de  large,  le 
moyen  12-13  mm-  sur  6-7  mm.,  le  plus  petit  9-10  mm.  sur 
4-5  mm. 

En  somme,  il  ne  semble  pas  que  les  caractères  distinctifs 
admis  par  Harms  soient  suffisants  pour  éloigner  cette  espèce  de 
la  première  et  la  classer  dans  un  autre  genre,  dont  le  nom 
{Cyanothyrsns)  ne  correspond  guère,  d'ailleurs,  à  la  couleur  des 
fleurs  qu'elle  possède. 

Les  observations  anatomiques  qui  vont  suivre  porteront 
principalement  sur  l'appareil  sécréteur.  Elles  ont  été  faites  à 
l'aide  de  matériaux  appartenant  aux  D.  thurifera  et  D.  oblonga: 
jeunes  tiges,  feuilles,  fleurs  en  boutons  ou  épanouies,  conservées 
dans  le  formol  ou  l'alcool.  J'avais  en  outre  à  ma  disposition  un 
morceau  de  tronc  de  D.  thurifera  sec  et  pourvu  de  son  écorce 
portant  un  périderme  écailleux. 

Mais  avant  de  les  exposer,  je  crois  devoir  présenter  d'abord 
quelques  remarques  sur  le  réceptacle  floral,  tel  que  j'ai  pu 
l'observer  sur  des  fleurs  bien  conservées  dans  les  liquides 
indiqués. 

En  le  désignant  sous  le  nom  de  «  tube  calicinal  »  en  forme 
d'entonnoir  (2),  expression  d'ailleurs  mauvaise,  en  raison  de  la 

1.  Oliver  n'en  parle  pas  dans  sa  diagnose  du  D.  oblonga  {Flora  of  iropical 
Africa,  t.  2,  1S71). 

2.  Le  réceptacle  du  D.  thurifera,  d'après  Oliver,  aurait  de  5  à  12  mm.  de 
long  à  partir  de  l'insertion  des  deux  bractéoles;  il  dépasse  un  peu  cette  longueur 
dans  les  fleurs  non  desséchées.  Dans  le  D.  oblonga,  sa  longueur  serait  de  9  mm. 
pour  Oliver,  de  7  à  8  mm.  pour  Harms.  En  réalité,  elle  est  de  1  cent.  1/2  sur  les 
fleurs  non  desséchées. 


L.  Guignwrd.  —  Les  Daniellia  et  leur  appareil  sécréteur.  ->> 

nature  morphologique  d'un  organe  formé  par  la  concrescence 
des  verticilles  de  la  fleur,  les  descripteurs  ne  paraissent  pas 
l'avoir  examiné  de  bien  près.  En  effet,  il  n'est  creusé  que  dans 
sa  partie  supérieure  et  la  cavité,  fort  étroite,  ne  peut  être  vue 


Fig.  i.  —  Daniellia  oblonga.  —  Coupe  longitudinale,  du  réceptacle  floral  adulte  passant 
dans  le  plan  médian  antéro-postérieur  par  le  milieu  du  gynophore  gy\  ca,  cavité  récep- 
taculaire;  s, />,  e,  bases  des  sépales,  des  pétales  et  des  étamines  ;  _/"1,  f",  faisceaux  des 
trois  verticilles  externes  de  la  fleur  disposés  en  deux  cercles;  y3,  faisceaux  du  gyno- 
phore  se  détachant,   vers  la  base  de  l'organe,   des  faisceaux  ci-dessus  (Gr.  =;  4). 

Fig.  2.  —  D.  oblonga.  —  Coupe  transversale  du  même  réceptacle  passant  vers  le  sommet, 
au  niveau  de  la  ligne  ca  de  la  figure  précédente,  montrant  la  forme  et  la  faible  largeur 
de  la  cavité  réceptaculaire  ;  f1,  /',  f\  faisceaux  représentés  cchématiquement  ;  gl, 
poches  sécrétrices  corticales;  es,  canaux  sécréteurs  situés  à  la  limite  du  bois  et  de  la 
moelle  dans  le  gynophore  (Gr.  =  5    1/2). 

Fig.  3.  —  D.  thurifera.  —  Coupe  transversale  du  réceptacle  vers  le  sommet,  au  moment 
de  la  floraison  ;  les  lettres  ont  la  même  signification  que  dans  les  figures  précédentes.  Les 
poches  et  canaux  sécréteurs  n'ont  pas  été  indiqués  (Gr.  =  4  1/2). 

que  sur  des  coupes  sous  le  microscope.  Dans  le  D.  oblonga,  dont 
le  réceptacle  piriforme  mesure  en  moyenne  15  mm.  de  long  sur 
7-8  mm.  de  large  au  niveau  de  la  partie  la  plus  renflée,  elle  n'a 
guère  que  4  mm.  de  longueur  (fig.  1,  ca)  ;  sa  forme  est  celle 
d'une  gouge  dont  les  bords  se  rapprocheraient  fortement  vers  le 
haut,  là  où  le  gynophore  ne  se  rattache  au  parenchyme  du 
réceptacle  que  par  une  lame   peu  épaisse  de  tissu,  située  du 


8o  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

côté  postérieur  de  la  fleur.  Sur  ses  deux  faces,  très  rapprochées 
l'une  de  l'autre,  elle  porte  de  nombreux  poils  soyeux  qui  la 
remplissent  entièrement.  La  coupe  de  la  fig.  2  montre  combien 


Fig.  4.  —  D.  oblonga.  —  Coupe  transversale  d'une  tige  de  7  mm.  de  diamètre  :  sel,  îlot 
scléreux  dans  l'écorce  primaire  ;  gl,  poche  sécrétrice;  rm,  rayon  médullaire  s'élargis- 
sant  vers  le  péricycle  déjà  fortement  sclérifié;  /,  liber;  c,  couche  cambiale;  v,  vaisseau 
du  bois;  es,  canaux  sécréteurs  internes;  quelques  autres  canaux  sont  disséminés  dans  le 
bois  ;  m,  moelle  (Gr.  =  30). 

elle  est  étroite,  même  sur  la  coupe  pratiquée  près  du  sommet  du 
réceptacle  (au  niveau  de  la  ligne  ca,  fig.  i). 

Dans  leZ>.  thurifera,  où  le  réceptacle,  de  forme  conique,  est 
un  peu  plus  étroit,  même  au  sommet,  que  dans  l'espèce  précé- 
dente, la  cavité  a  sensiblement  la  même  longueur,  mais  elle  est 
un  peu  plus  large  relativement  (fig.  3). 

Par  cette  réduction  de  la  cavité  réceptaculaire,  les  Daniellia 


L.  Guignard.  —  Les  Daniellia  et  leur  appareil  sécréteur.  81 

diffèrent  de  la  plupart  des  Amherstiées,  telles  que  les  Vouapa, 
Eperua,  Tamarindus,  et  surtout  les  Amherstia,  Fleterostemon, 
Brownea,  etc.,  où  la  cavité  descend  jusqu'à  la  base  du  récep- 
tacle, quelle  que  soit  d'ailleurs  la  longueur  de  ce  dernier.  Mais 
les  faisceaux  libéro-ligneux  du  gynophore  se  séparent,  à  peu  de 
distance  de  la  base  du  réceptacle,  des  faisceaux  qui  sont  destinés 
aux  verticilles  externes  de  la  fleur  et  qui  se  superposent  en 
deux  cercles  contigus  vers  la  périphérie  de  l'organe  (fig.  i,  /'  et 
f2),  le  premier  cercle, 
externe,  étant  formé  par 
les  faisceaux  du  calice, 
le  second  par  les  fais- 
ceaux communs  à  la  co- 
rolle et  aux  étatnines. 
Le  cercle  interne  (  /  3)  se 
distingue  donc  dans  le 
parenchyme  du  récep- 
tacle, dont  il  vient  peu 
à  peu  occuper  le  centre, 
à  un  niveau  bien  infé- 
rieur à  celui  de  la  base  de  la  cavité  réceptaculaire,  que  le  gyno- 
phore remplit  en  grande  partie. 

Examinons  maintenant,  en  premier  lieu,  la  distribution  des 
organes  sécréteurs  dans  la  tige  à  des  âges  différents. 

Une  jeune  tige  de  D.  oblonga,  de  6  à  7  millim.  de  diamètre, 
montre  sur  la  coupe  transversale  (fig.  4),  une  écorce  dans 
laquelle  se  trouvent,  vers  la  périphérie,  des  poches  sécrétrices 
(gl)  en  nombre  variable  (20  à  30  en  moyenne),  plus  ou  moins 
rapprochées  les  unes  des  autres  et  pourvues  d'une  bordure  de 
cellules  sécrétrices  aplaties,  mais  bien  distinctes.  Dans  le  paren- 
chyme cortical,  surtout  au  voisinage  de  la  surface,  on  aperçoit 
des  cellules  scléreuses  (se/)  d'abord  isolées,  puis  groupées  en 
îlots  dont  le  nombre  augmente  rapidement  avec  l'âge.  Le  péri- 
cycle  forme  de  bonne  heure  des  amas  scléreux  aplatis  tangen- 
tiellement,  qui  confluent  ensuite  en  un  anneau  continu;  celui-ci 
s'épaissit  vers  l'intérieur  de  façon  très  irrégulière  aux  dépens  du 
parenchyme,  dans  lequel  les  rayons  médullaires  qui  traversent  le 
liber  secondaire  viennent  s'épanouir  en  éventail.  Il  n'y  a  ni  poches, 
ni  canal  sécréteur  dans  les  régions  péricyclique  et  libérienne. 


r.  5.  —  D.  tlnirifira.  —  Coupe  transversale  d'une 
tige  de  1  cent,  de  diamètre  :  m,  moelle  ;  b,  bois  ;  l,  liber; 
e,  parenchyme  cortical,  à  la  surface  duquel  se  déta- 
chent les  premières  laines  du  périderme;  xx'' ,  lignes 
indiquant  le  segment  reproduit  dans  la  figure  suiv»nte 
(Gr.  =  5). 


82  JOURNAL  DE   BOTANIQUE 

Le   bois   renferme     des  vaisseaux  isolés  ou    groupés,    de 
calibre    variable,   dans   la  masse    ligneuse    traversée   par    de 

6 


0 
o 


%5 


Fig.  6  —  D.  thurifera.  —  Coupe  transversale  d'une  tige  de  I  cent,  de  diamètre  :  à  la 
surface,  lames  subéreuses  se  détachant;  dans  l'écorce,  îlots  nombreux  de  cellules  sclé- 
reuses,  avec  trois  poches  sécrétrices  ;  péricycle  fortement  et  irrégulièrement  sclérifié  ; 
liber  dépourvu  d'organes  sécréteurs;  bois  présentant,  à  son  bord  interne,  un  premier 
cercle  de  canaux  sécréteurs,  plus  en  dehors,  un  second  cercle,  plus  en  dehors  encore, 
des  canaux  disséminés  sans  oidre  régulier  dans  la  masse  ligneuse  (Gr.  =  25). 

nombreux  rayons  médullaires.  A  son  bord  interne  se  trouvent 
un  grand  nombre  de  canaux  sécréteurs  (es),  arrondis  ou  ovoïdes, 
isolés  ou  accolés,  relativement  grands,  parmi  lesquels   les  uns 


L.  Guignard.  —  Les  Daniellia  el  leur  appareil  sécréteur.  83 

paraissent  situés  dans  le  tissu  médullaire,  les  autres  sont  plus  ou 
moins  encastrés  dans  le  tissu  ligneux.  On  reviendra  plus  loin  sur 
leur  origine. 

A  peu  de  distance  de  ce  cercle  de  canaux  situés  à  la  limite  du 
bois  et  de  la  moelle,   on  en  trouve  d'autres,  moins  nombreux, 

7 


Fig.  7.  —  D.  lliurifera.  —  Coupe  transversale  peu  grossie  d'une  des  couches  concentriques 
du  bois,  à  2  cent,  du  centre  d'un  tronc  de  8  cent,  de  diamètre  :  v,  vaisseau;  rm,  rayon 
médullaire;  es,  canal  sécréteur  (Gr.  =  30). 

dans  le  bois  lui-même,  et  dont  la  formation  est  postérieure.  Plus 
loin  du  bord  interne  du  bois,  il  en  existe  çà  et  là  quelques-uns, 
mais  parfois  on  en  n'aperçoit  pas,  et  il  semble  que  dans  le  D. 
oblonga,  le  bois  plus  âgé  ne  doive  en  offrir  qu'un  fort  petit 
nombre.  N'ayant  pas  eu,  pour  cette  espèce,  de  tige  plus  déve- 
loppée que  celle  dont  il  est  question  ici,  il  ne  m'est  pas  possible 
de  dire  si  la  formation  des  canaux  sécréteurs  diminue  réellement 
avecl'àge,  dans  tous  les  cas,  et  jusqu'à  quel  point .  Par  contre,  nous 


84  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

allons  voir  que,  dans  le  D.  thurifera,  le  nombre  des  canaux  est 
sensiblement  le  même,  à  partir  d'un  certain  moment,  dans  les 
couches  successives  du  bois. 

La  fig.  6  représente  une  partie  de  la  section  transversale 
d'une  tige  de  cette  dernière  espèce,  ayant  i  cent,  de  diamètre 
et  correspondant  au  segment  compris  entre  les  lignes  x  etx*  de 
la  figure  5.  A  la  surface,  se  détachent  les  premières  plaques  du 
périderme  encore  très  minces.  Dans  toute  l'épaisseur  de  l'écorce 
primaire,  il  y  a  des  îlots  scléreux,  nombreux  et  plus  ou  moins 
développés;  on  retrouve  encore,  dans  le  parenchyme,  les  poches 
sécrétrices,  qui  se  montrent,  sur  les  coupes  longitudinales,  fusi- 
formes  ou  souvent  quatre  ou  cinq  fois  plus  longues  que  larges. 
Le  péricycle  forme  un  anneau  scléreux  continu,  épaissi  de  façon 
très  irrégulière  du  côté  du  liber.  Au  bord  interne  de  la  zone 
ligneuse,  plus  épaisse  que  dans  la  fig.  4,  les  canaux  sécréteurs 
adjacents  au  tissu  médullaire  sont  au  contact  des  éléments 
ligneux  ou  plus  ou  moins  encastrés  dans  le  bois.  Plus  en  dehors, 
dans  le  bois,  il  existe  un  cercle  assez  régulier  de  canaux  très 
nombreux,  moins  larges  pour  la  plupart  que  les  premiers  et  très 
rapprochés  les  uns  des  autres.  A  partir  de  cet  endroit,  vers 
l'extérieur,  les  canaux  se  montrent  disséminés  irrégulièrement 
dans  toute  la  masse  ligneuse.  Leur  diamètre  diffère  peu  de  celui 
des  vaisseaux  de  calibre  moyen,  dont  ils  se  distinguent  faci- 
lement par  leur  contenu  colorable  en  rouge  par  l'orcanette  acé- 
tique et  par  le  sudan  III. 

Sur  la  section  transversale,  une  tige  d'un  diamètre  d'environ 
8  cent,  n'offre  pas  les  zones  concentriques  bien  distinctes  que 
l'on  observe  d'ordinaire  chez  les  arbres  des  régions  où  les 
périodes  alternatives  de  croissance  et  de  repos  ont  une  durée 
sensiblement  constante.  Ce  fait  est  en  rapport  avec  la  tempéra- 
ture relativement  élevée,  en  toute  saison,  et  l'irrégularité  dans 
la  durée  des  périodes  de  pluie  ou  de  sécheresse  des  contrées  où 
poussent  les  plantes  qui  nous  occupent.  Le  bois  offre  bien  des 
zones  concentriques  alternativement  formées  de  fibres  à  parois 
plus  ou  moins  épaisses,  mais  la  largeur  de  ces  zones  est  très 
variable  et  les  vaisseaux  ne  présentent  pas  des  différences  de 
calibre  analogues  à  celles  qui  distinguent  ordinairement  le  bois 
de  printemps  du  bois  d'automne. 

Dans  les  tiges  plus  âgées  que  celle  de  la  fig.  6,  les  canaux 


L.  Guignard.  —  Les  Daniellia  et  leur  appareil  sécréteur.  85 

sécréteurs  offrent  la  même   répartition   irrégulière;    mais  leur 
diamètre  est   en  général  sensiblement  moindre  que  celui  de  la 

8 


Fig.  8.  —  D.  thurifera.  —  Coupe  tangentielle  dans  une  couche  ligneuse  analogue  à  la  pré- 
cédente :  v,  vaisseau;  rm,  rayon  médullaire;  es,  es,  es,  canaux  sécréteurs  anastomosés 
(Gr.  =  30). 

majorité  des  vaisseaux,  comme  on  peut  en  juger  par  la  fig.  7, 
empruntée  à  une  zone  ligneuse  située  vers  le  milieu  du  rayon 
d'un  tronc  d'arbre  de  8  cent,  de  diamètre.  A  partir  de  l'âge 
représenté  dans  la  fig.  6,  le  nombre  de  ces  canaux  disséminés 
dans  le  bois  ne  varie  pas  sensiblement  dans  les  couches  ligneuses 


86 


JOURNAL  DE  BOTANIQUE 


concentriques  qui  se  forment  d'année  en  année,  quel  que  soit 
d'ailleurs  le  degré  de  lignification  des  couches  successives. 
Sur  les  coupes  transversales,  on  voit   çà  et  là  deux  canaux 


Fig-  9-  —  D.  thurifci'a.  —  Coupe  tangentielle  assez  grossie  pour  montrer  la  forme  des 
fibres  ligneuses,  _/?,  et  la  structure  des  rayons  médullaires,  rm  ;  le  canal  sécréteur, 
es,  est  bordé  de  cellules  plus  ou  moins  détruites  et  réduites  à  des  membranes  minces 
(Gr.  =  ioo). 

très  rapprochés,  séparés  seulement  par  une  ou  deux  assises  cel- 
lulaires non  lignifiées,  ou  fusionnés  ensemble,  ce  qui  donne 
immédiatement  à  penser  que  les  canaux  s'anastomosent,  ici  aussi, 
de    distance    en     distance,   dans    leur   course  longitudinale  à 


L.  Guignard.  —  Les  Daniellia  et  leur  appareil  sécréteur.  87 

l'intérieur  du  bois.  C'est,  en  effet,  ce  que  l'on  constate  sur  les 
sections  tangentielles.  La  fig.  8,  dessinée,  comme  la  précédente, 
à  un  faible  grossissement,  montre  plusieurs  canaux  avec  des 
anastomoses  dont  les  mailles  plus  ou  moins  grandes  ne  ren- 
ferment parfois  qu'un  rayon  médullaire.  Sur  des  sections  longi- 


■Stop 


---    V 


& 


Fig.  10.  —  D.  ihiiiifera.  —  Coupe  transversale  d'une  jeune  tige  de  5  mm.  de  diamètre  : 
c,  couche  cambiale;  vy  vaisseau  ;  Jl,  fibre  ligneuse;  tr,  trachées;  m,  moelle;  es,  canal 
sécréteur  à  la  limite  du  bois  et  de  la  moelle,  séparé  d'un  canal  voisin  par  une  file  simple 
de  cellules  paraissant  continuer  un  rayon  médullaire  (Gr.  =  240). 

tudinales  suffisamment  longues,  on  aperçoit  mieux  l'obliquité 
de  leur  trajet  et  les  fusions  qui  s'opèrent  entre  eux  à  des  distances 
variables. 

Il  y  a  donc,  chez  les  Daniellia ,  un  réseau  sécréteur  intra- 
ligneux,  et  ce  réseau  rappelle  celui  du  bois  du  Copaifera  (i), 
avec  cette  différence  que,  chez  ces  derniers,  les  canaux  se  dis- 
posent en  cercle  assez  réguliers  dans  les  couches  successives  du 
corps  ligneux  et  que  leurs  anastomoses  tangentielles  sont  plus 


1.  L.    Guignard,  L'appareil  sécréteur  des  Copaifera,  fig.  8  et  9,  p.  247  et 
suivantes. 


88  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

nombreuses.  L'irrégularité  de  leur  répartition  chez  les  Daniellia 
provient,  selon  toute  apparence,  de  ce  que  les  couches  succes- 
sives du  bois  ne  se  forment  pas  avec  la  même  périodicité  que 
dans  les  Copaïers. 

On  observe  aussi  quelques  anastomoses  dans  le  sens  fadial; 
mais  il  faut  examiner  un  grand  nombre  de  sections  pratiquées 
dans  cette  direction  pour  arriver  à  en  rencontrer  quelques-unes; 
quoique  beaucoup  moins  fréquentes  que  les  premières,  ces  anas- 
tomoses radiales  suffisent  à  établir  la  continuité  de  l'appareil 
sécréteur  dans  toute  l'épaisseur  du  bois. 

Considéré  dans  son  ensemble,  le  tissu  ligneux  présente  des 
caractères  assez  particuliers.  Les  vaisseaux  sont  tantôt  isolés, 
tantôt  réunis  par  groupes,  et  ces  derniers  comprennent  souvent 
un  assez  grand  nombre  de  vaisseaux  accolés  en  une  ou  deux 
séries  dans  le  sens  radial,  ce  qui  communique  un  aspect  tout 
spécial  aux  sections  transversales  du  bois  (fig\  7).  Les  fibres 
ligneuses  ont  presque  toutes  la  même  longueur,  mais  l'épaisseur 
varie  d'une  couche  à  l'autre  sans  régularité.  Comme  on  peut  le 
voir  dans  la  fig.  9,  qui  représente,  à  un  plus  fort  grossissement 
que  la  fig.  8,  une  coupe  longitudinale  tangentielle  du  bois,  ces 
fibres  sont  presque  toutes  semblables  et  peu  rétrécies  en  pointe  à 
leurs  extrémités  ;  quelques-unes  sont  cloisonnées  à  leur  intérieur, 
surtout  quand  elles  avoisinent  les  rayons  médullaires.  Ceux-ci 
ont  la  forme  de  fuseaux  renflés,  dont  les  bouts  sont  constitués 
par  des  cellules  plus  larges  que  les  autres,  plus  courtes,  en 
direction  radiale,  que  celles-ci,  et  pour  la  plupart  isodiamé- 
triques.  Les  rayons  médullaires  entrent  pour  une  large  part 
dans  la  composition  de  la  masse  ligneuse;  leurs  membranes  cel- 
lulaires ont  souvent  une  épaisseur  égale  à  celle  des  fibres.  Le 
parenchyme  ligneux  proprement  dit  est  peu  abondant  et  se 
rencontre  surtout  au  pourtour  immédiat  des  vaisseaux.  Comme 
les  rayons  médullaires,  il  ne  renferme  qu'une  petite  quantité 
d'amidon.  Dans  les  vaisseaux,  on  observe  souvent  une  substance 
d'apparence  homogène  et  réfringente,  dont  les  réactions  parti- 
cipent en  partie  de  celles  des  matières  résineuses. 

Quant  à  l'écorce  de  l'arbre,  elle  ne  présente  que  peu 
d'intérêt  au  point  de  vue  qui  nous  occupe.  Par  suite  de  la 
formation  successive  de  lames  péridermiques  dans  sa  région 
externe,  les  poches  sécrétricesque  l'on  rencontrait  dans  le  jeune 


L.  Guignard.  —  Les  Daniellia  et  leur  appareil  sécrétetir.  89 

âge  se  trouvent  exfoliées  d'assez  bonne  heure  et  il  ne  s'en  fait  pas 
de  nouvelles.  Epaisse  de  1  cent,  et  plus  quand  l'arbre  atteint  un 
diamètre  de  7  à  8  cent.,  l'écorce  renferme  un  nombre  considé- 
rable d'amas  cellulaires  sclérifiés,  et  la  plupart  des  cellules  du 
parenchyme  paraissent  imprégnés  d'une  substance  de  nature  rési- 
neuse. Le  liber  n'atteint  qu'une  faible  épaisseur. 

Avant  d'étudier  la  formation  et  la  différenciation  des  canaux 
sécréteurs  dans  le  corps  ligneux,  nous   pouvons  d'abord  nous 


.1 


-m 


Fig.  II.  —  D.  thttrifera.  —  Coupe  transversale  d'une  des  petites  ramifications  de  l'inflo- 
rescence, à  la  période  primaire  :  l,  îlots  de  tubes  criblés;  c,  couche  cambiale;  ô,  vais- 
seaux annelés  ou  spirales;  es,  es,  es,  canaux  sécréteurs  situés  dans  un  tissu  appar- 
tenant aux  faisceaux  ligneux;  m,  moelle  (Gr.  =  240). 

demander  à  quelle  région  de  la  tige  appartiennent  ceux  qu'on  ren- 
contre à  la  limite  du  bois  et  delà  moelle  (fig.  4  et  6).  Ces  canaux, 
comme  on  l'a  vu,  sont  plus  ou  moins  encastrés  dans  le  bois. 
Dans  la  tige  encore  jeune,  l'assise  cellulaire  qui  borde  la  cavité 
est  formée  de  cellules  aplaties;  du  côté  du  bois  elle  n'est  séparée 
des  éléments  lignifiés  que  par  une  ou  deux  autres  assises  de 
cellules  à  paroi  mince;  du  côté  de  la  moelle,  les  cellules  qui 
l'entourent  ont  les  mêmes  caractères  et  sont  plus  petites  que 
les  cellules  médullaires  adjacentes  (fig.  10).  Sur  les  faces  laté- 
rales, les  éléments  lignifiés  du  bois  s'avancent  plus  ou  moins 
vers  la  moelle  ;  ce  sont  des  trachées  ou  des  vaisseaux  annelés 
(fig.  10,  tr).  Souvent  à  la  face  interne  des  canaux,  il  existe 
aussi  quelques  cellules  lignifiées  ;  parfois  même  les  canaux  sont 


9o  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

complètement  englobés  dans  ces  dernières,  même  dans  les  tiges 
encore  jeunes.  Quand  l'aspect  de  cette  région  est  celui  que 
présente  la  fig.  10,  ce  qui  arrive  fréquemment,  il  semble  assez 
difficile  de  dire,  au  premier  abord,  si  les  canaux  appartiennent 
aux  faisceaux  ligneux  ou  bien  à  la  moelle  elle-même;  mais 
quand  les  canaux  sont  entourés  plus  ou  moins  complètement 
par  des  éléments  lignifiés,  on  est  porté  aussitôt  à  leur  attribuer 


12 


13 


\k 


es 


mm  mm  ftçPJM 

Fig.  12.  —  D.  thurifera.  —  Coupe  transversale/ d'une  tigejd'un"  certain"âge,T montrant  un 
canal  sécréteur,  es,  qui  vient  de  prendre  naissance  dans  le  cambium  ;  sa  bordure,  dont 
les  cellules  sont  représentées  avec  leur  noyau,  est  formée  par  quatre  cellules  cambiales 
primitives  (Gr.  =  240). 

F'g-  I3-  —  D.  thurifera.  —  Coupe  transversale  de  l'axe  de  l'inflorescence  avec  un  canal 
sécréteur,  es,  plus  large  que  dans  la  ligure  précédente  (Gr.  =  240). 

Fig.  14.  —  D.  thurifera.  —  Coupe  transversale  du  même  axe,  avec  canaux  un  peu  plus 
larges  (Gr.  =  240). 

une  origine  fasciculaire,  tout  en  se  demandant  néanmoins  si  ces 
éléments  lignifiés  n'appartiennent  pas  à  la  moelle  elle-même. 
N'ayant  pas  eu  à  ma  disposition  des  sommets  de  branches, 
j'ai  examiné  des  ramifications  de  l'inflorescence  dans  lesquelles 
les  faisceaux  étaient  encore  à  la  période  primaire  (fig.  1 1).  Dans 
les  ramifications  les  plus  jeunes,  on  remarque  une  disposition 
radiale  des  assises  cellulaires  qui  avoisinent  les  canaux  sécré- 
teurs sur  les  faces  externes  et  latérales;  souvent  aussi,  sur  la 
face  interne,  les  assises  cellulaires  présentent  le  même  aspect  et 
le  canal  est  entouré  d'une  sorte  de  gaine  distincte  des  cellules 
médullaires.  En  outre,  les  éléments  de  cette  gaine,  examinés  en 
section  longitudinale,  se  montrent  presque  aussi  allongés  que 
les  cellules  qui  se  différencieront  en  fibres  ligneuses.  L'origine 


L.  Guignard.  —  Les  Daniellia  et  leur  appareil  sécréteur.  c>i 

fasciculaire  des  canaux  ne  paraît  donc  pas  douteuse.  Je  n'ai 
observé  aucun  canal  à  l'intérieur  de  la  moelle.  Si  ceux  dont  il 
est  question  ici  appartenaient  à  la  moelle  et  non  aux  faisceaux, 
il  serait  étonnant  qu'on  n'en  trouvât  jamais  aucun  dans  le  tissu 
médullaire,  à  quelque  distance  du  bois.  Quant  à  leur  déve- 
loppement relativement  plus  grand  que  celui  des  canaux  formés 


\V\ 


m 


onoUoOt 


Fjg_  je.  —  £)m  thurifera.  —  Coupe  transversale  d'une  tige  d'un  certain  âge,  montrant  un 
canal  sécréteur  formé  depuis  peu  de  temps,  mais  ayant  atteint  son  diamètre  définitif 
et  à  moitié  encastré  dans  le  bois  (Gr.  =  240). 

plus  tard  dans  les  couches  ligneuses,  il  s'explique  sans  peine 
parla  place  qu'ils  occupent. 

Pour  connaître  le  mode  de  formation  des  canaux  sécréteurs 
dans  ces  plantes,  il  suffit  d'étudier  le  fonctionnement  de  la 
couche  cambiale,  en  s'adressant  de  préférence  au  D.  thurifera , 
chez  lequel,  ainsi  qu'on  l'a  vu,  les  canaux  sont  plus  nombreux 
à  l'intérieur  du  bois  que  dans  l'autre  espèce.  Une  même  coupe 
transversale  permet  souvent  d'en  rencontrer  plusieurs  à  diffé- 
rents états  de  développement.  Il  va  sans  dire  que  cette  étude 
ne  peut  être  faite  que  sur  des  matériaux  conservés  dans  l'alcool 
ou  dans  un  liquide  approprié. 

Les  figures  12,  13  et  14  montrent  plusieurs  canaux  situés 
au  contact  et  en  dedans  de  la  couche  cambiale.  La  première  est 


92  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

empruntée  à  une  tige  de  5  mm.  de  diamètre,  les  deux  autres  à 
l'une  des  petites  ramifications  de  l'inflorescence.  Le  grossisse- 
ment étant  le  même,  on  voit  que  la  dimension  des  divers 
éléments  de  la  première  ligure  est  un  peu  plus  grande  que  dans 
les  deux  autres.  Les  rayons  médullaires  se  reconnaissent  faci- 


16 


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Fig.  16.  —  D.  thurifera.  —  Coupe  transversale  avec 
deux  canaux  sécréteurs  complètement  entourés  par 
le  tissu  ligneux  dans  une  tige  de  i  cent,  de  dia- 
mètre (Gr.  =  204). 


lement,  même  dans  la 
zone  cambiale,  à  leurs 
cellules  plus  allongées 
radialement. 

Dans  la  fig.  12,  il  y 
a  trois  files  de  cellules 
entre  les  deux  rayons 
médullaires  ;  un  canal  a 
pris  naissance  par  simple 
écartement  de  quatre 
cellules  cambiales  ap- 
partenant aux  deux  files 
de  droite.  Ces  quatre 
cellules  sont  devenues 
sécrétrices,  et,  même  à 
cet  âge,  l'orcanette  per- 
met déjà  de  colorer  dans 


le  méat  leur  produit  de 
sécrétion.  Au  seul  aspect  qu'elles  présentent,  on  reconnaît  que 
ces  cellules  de  bordure  du  canal  ne  sont  pas  le  résultat  de  la 
subdivision  d'une  cellule-mère  unique  primitive,  contrairement 
à  la  règle  générale  chez  les  autres  plantes.  La  place  et  la  direc- 
tion des  cloisons  ne  laissent  aucun  doute  à  cet  égard. 

Dans  la  fig.  13,  au  niveau  où  le  canal  a  pris  naissance,  il  y 
avait,  entre  les  rayons  médullaires,  trois  files  de  cellules  cam- 
biales du  côté  supérieur,  et  quatre  du  côté  inférieur.  A  droite 
et  à  gauche,  il  y  a  deux  cellules  de  bordure  qui  se  sont 
allongées,  pendant  que  les  trois  autres,  une  en  haut  et  deux  en 
bas,  se  sont  simplement  écartées  en  s'arrondissant  du  côté  de  la 
cavité.  Immédiatement  au-dessus  du  canal,  la  couche  cambiale 
comprend  quatre  files  de  cellules  dans  lesquelles  de  nouvelles 
divisions  donneront  naissance,  vers  l'extérieur,  aux  îlots  de 
tubes  criblés. 

Dans  la  figure  14,  il  est  également  facile  de  voir  que  les 


L.  Guignard.  —  Les  Daniellia  et  leur  appareil  sécréteur.  93 

cellules  de  bordure  des  canaux  ne  sont  pas  le  résultat  de  la 
subdivision  d'une  cellule  cambiale  unique,  primitive.  Les  canaux 
se  sont  agrandis  surtout  dans  le  sens  radial  et  le  nombre  des 
cellules  cambiales  qui  les  bordent  est  devenu  plus  élevé  qu'il 
ne  l'était  à  l'origine.  Quand,  en  effet,  le  méat  primitif  s'élargit 

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Fig-  i".  —  D.  tliurifera.  —  Coupe  transversale  d'une  couche  ligneuse  de  trois  ou  quatre 
ans  environ,  montrant  l'aspect  d'un  canal  sécréteur,  dont  les  cellules  de  bordure  ont 
disparu,  les  cellules  environnant  celles-ci  étant  elles-mêmes  en  voie  de  résorption 
(Gr.  =  240). 

en  écartant  les  cellules  entre  lesquelles  il  a  pris  naissance,  il 
ne  tarde  pas  à  venir  au  contact  d'autres  cellules  cambiales 
adjacentes  aux  premières,  et  ces  cellules  concourent  alors  à 
former  sa  bordure. 

Ce  mode  de  formation  des  canaux  est  absolument  semblable 
à  celui  que  j'ai  fait  connaître  chez  les  Copaifera ,  qui  en  avaient 
fourni  le  seul  et  unique  exemple  connu  jusqu'à  ce  jour. 

Au-dessous  et  sur  les  côtés  des  canaux  sécréteurs,  les 
parois  des  éléments  du  bois  s'épaississent  et  se  lignifient,  mais 
l'épaississement  n'atteint  pas  l'assise  de  bordure  et,  souvent,  les 
cellules  adjacentes  à  celle-ci  ne  subissent  pas  non  plus  la  ligni- 


94  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

fication.  Les  canaux  s'enfoncent,  pour  ainsi  dire,  dans  le  bois, 
qui  les  entoure  bientôt  complètement  (fig.  15).  Par  l'action 
successive  du  vert  d'iode  et  du  carmin  aluné,  les  membranes 
des  cellules  non  lignifiées  entourant  les  canaux  prennent  une 
coloration  rouge   semblable  à   celle   que  présente  le  tissu   du 


Un  Wr==ic3p  MC 

KfoEttoa 


'aûDh 


Fig.  18.  —  D.  thurïfera.  —  Coupe  transversale  dans   la   même  couche   ligneuse  que  précé- 
demment, au  niveau  où  deux  canaux  sécréteurs  se  sont  fusionnés  (Gr.  =  240). 

cambium,  tandis  que  les  éléments  lignifiés  se  colorent  en  vert. 

Lorsque  deux  canaux,  définitivement  inclus  dans  le  bois,  se 
trouvent  rapprochés  l'un  de  l'autre  et  séparés  seulement  par 
une  ou  deux  cellules  appartenant  à  un  rayon  médullaire, 
celles-ci  ne  lignifient  pas  leurs  parois  (fig.  16),  et  l'on  conçoit 
alors  que,  s'ils  s'agrandissent  avec  l'âge,  les  canaux  se  fusion- 
nent ensemble.  Outre  les  anastomoses  tangentielles  qui  s'éta- 
blissent entre  eux  au  moment  de  leur  formation  dans  le 
cambium,  il  peut  donc  s'en  produire  d'autres  à  une  période 
ultérieure;  c'est  ce  qu'on  peut  voir  sur  la  fig.  18. 

En  général,  le  diamètre  des  canaux  n'augmente  pas  beau- 


L.  Guignard.  —  Les  Daniellia  et  leur  appareil  sécréteur.  95 

coup  avec  l'âge;  la  fig.  17  en  représente  un  de  largeur  moyenne, 
à  un  grossissement  de  200  diamètres,  dans  une  tige  de  8  cent, 
de  diamètre. 

Ce  qui  change  avec  l'âge,  c'est  l'aspect  des  cellules  qui 
limitent  le  canal  sécréteur.  La  bordure  primitive,  simple  ou 
double,  disparait,  tout  au 
moins  en  majeure  partie; 
au  pourtour  de  la  cavité 
remplie  de  substance  oléo- 
résineuse,  les  membranes 
sont  pour  la  plupart  très 
minces,  ou  bien  quelques- 
unes  se  montrent  déchi- 
rées (fig.  17).  Les  cellules 
qui  limitent  le  canal  ont 
des  parois  plus  minces 
sur  la  face  interne  que  sur 
les  faces  latérales  et  sur- 
tout que  sur  la  face 
opposée. 

L'amincissement  et  la 
désorganisation  des  mem- 
branes se  produisent  de 
la  façon  suivante.  La  la- 
melle mitoyenne  de  la  Fig.  19.  —  D.  oblonça.  —  Bord  du  limbe  d'une  foliole, 
paroi     Commune    à      deUX  «"entrant  les  Poches  sécrétrices,^  distribuées  irré- 

ir  guherement  dans  les  mailles  des  nervures.  .Les  plus 

Cellules   Se  détruit  la   Pre-  fines  ramifications  vasculaires,   avec  leurs  terminai- 

sons, n'ont  pas  été  représentées  (Gr.  =  20). 

mière  et  la  paroi  se  de- 
double  en  deux  lames,  qui  perdent  peu  à  peu  les  réactions 
caractéristiques  des  membranes  lignifiées  et  deviennent  de  plus 
en  plus  minces.  C'est  ce  qu'on  peut  remarquer  facilement  dans 
la  fig.  17,  sur  les  parois  radiales.  Les  auteurs  qui  avaient  étudié 
la  façon  dont  les  canaux  sécréteurs  du  Copaifera,  auxquels  ils 
attribuaient  d'ailleurs  à  tort  une  origine  exclusivement  lysigène, 
s'agrandissent  avec  le  temps  par  destruction  du  tissu  ambiant  (  i  ) , 
admettaient  au  contraire  que  la  destruction  des  parois  cellulaires 
commence  par  les   couches  internes,  la  lamelle  mitoyenne  ou 


---g 


1.  L'appareil  sécréteur  des  Copaifera,  p.  235,  etc. 


96  journal  de  botanique 

«  substance  intercellulaire  »  persistant  la  dernière  sous  la  forme 
d'une  mince  pellicule.  C'est  précisément  l'inverse  qui  est  vrai, 
aussi  bien  dans  les  Dci7riellïa  que  dans  les  Copaifera. 

A  cette  description  du  système  sécréteur  du  corps  ligneux, 
je  n'ajouterai  que  quelques  mots  touchant  les  autres  organes 
examinés. 

La  feuille,  dans  laquelle  les  descripteurs  avaient  remarqué 
des  ponctuations  translucides  chez  les  deux  espèces,  renferme 
effectivement  des  poches  sécrétrices  arrondies  et  volumineuses, 
réparties  sans  grande  régularité  dans  les  mailles  des  nervures 
(fig".  19).  L'origine  de  ces  organes  est  schizogène,  comme  à  l'or- 
dinaire. Quant  à  leur  'nombre,  il  ne  semble  pas  offrir  de  diffé- 
rence sensible  entre  les  deux  espèces  de  Dauiellia. 

Les  poches  sécrétrices  se  retrouvent  naturellement  dans  le 
parenchyme  cortical  des  ramifications  de  l'inflorescence  et  dans 
celui  du  réceptacle  floral,  dont  les  faisceaux  sont  accompagnés 
de  canaux  sécréteurs  qui  correspondent  à  ceux  qui,  dans  la 
tige,  se  trouvent  à  la  limite  interne  du  bois.  Ces  canaux  sont 
surtout  très  développés,  avec  anastomoses  formant  réseau, 
dans  le  gynophore.  Enfin,  les  sépales  et  les  pétales  contiennent 
également  un  grand  nombre  de  poches  relativement  volumi- 
neuses. 

On  connaît  aussi,  dans  la  tribu  des  Amherstiées,  une  espèce 
de  la  Guyane,  Y Eperua  falcala  Aublet  (1),  qui  fournit  une 
substance  balsamique  et  dans  laquelle  la  présence  de  canaux 
sécréteurs  intra-ligneux  a  été  signalée  par  Mezger  (2).  Ces 
organes  paraissent  être  disposés  en  un  cercle  au  milieu  de  cha- 
cune des  couches  ligneuses,  ce  qui  rapprocherait  cette  espèce 
des  Copaifera,  au  point  de  vue  de  la  répartition  des  canaux 
sécréteurs.  Mais  l'auteur  ne  les  ayant  observés  que  sur  des 
matériaux  secs  n'en  a  donné  qu'une  description  incomplète  et 
n'a  pu  préciser  leur  origine.  Toutefois,  il  n'est  pas  douteux 
aujourd'hui  que  leur  mode  de  formation  et  leur  développement 
ne  soient  les  mêmes  que  dans  les  deux  Caesalpiniées  que  j'ai 
étudiées  dans  des  conditions  favorables. 

En  résumé,  les  Daniellia  possèdent  un  système  sécréteur  qui, 

1.  Aublet,  Plantes  de  la  Guyane  française,  t.  1,  p.  369  et  t.  3,  pi.  152. 

2.  Mezger,   Beitrag  sur  anatomischen    und  ckemischen    Kenntniss    des 
Holses  der  Eperua  falcata  (Arch.  der  Pharm.,  3e  série,  t.  22,  p.  873). 


Dr  Le  Renard.  —  Aclioii  des  sels  de  cuivre  sur  le  Pénicillium  glaucum.     97 

sauf  quelques  différences  d'ordre  secondaire,  ressemble  à  celui 
des  Copaifera  et  vraisemblablement  aussi  des  Eperua.  Ces 
trois  genres  appartiennent  à  la  même  tribu.  A  ma  connaissance, 
ce  sont  les  seules  Légumineuses  où  Ton  ait  observé  des  canaux 
sécréteurs,  et  l'appareil  qu'ils  constituent  dans  le  bois  est  carac- 
térisé par  une  origine  et  une  structure  particulières. 


~-/C~ïi&^ï-5-3v- 


DU  CHEiMAUXISME  DES  SELS  DE  CUIVRE  SOLUBLES 

SUR  LE  PENICILLIUM  GLAUCUM 

Par  M.  le  Dr  LE  RENARD. 

Lorsque  Raulin,  additionnant  successivement  sa  solution  nu- 
tritive d'un  sel  de  zinc,  puis  d'un  sel  de  fer,  enfin  d'un  silicate, 
eut  constaté  qu'à  chaque  addition,  il  y  avait  augmentation  du 
poids  sec  de  la  récolte,  il  en  conclut  que  ces  éléments  jouaient 
un  rôle  alimentaire  et  «  11' étaient  pas  pour  le.  végétal  des  exci- 
tants utiles  dont  il  peut  à  la  rigueur  se  passer :   » 

Depuis,  à  l'inverse  de  cette  opinion  si  nettement  exprimée, 
il  a  été  reconnu  que  ni  le  zinc,  ni  le  fer,  ni  le  silicium,  n'étaient 
des  aliments,  et  on  a  également  vu  que  l'adjonction  aux  solu- 
tions nutritives  de  sels  de  différents  métaux,  dont  quelques-uns 
considérés  ajuste  titre  comme  toxiques  (Cu,  Ag,  Hg,  Zn,  etc.), 
produisaient  une  augmentation  du  poids  de  la  récolte.  Si  donc 
ces  corps  ne  sont  pas  alimentaires,  ils  jouissent  de  propriétés 
particulières,  et  on  a  désigné  les  phénomènes  auxquels  ils  donnent 
lieu  sous  les  noms  de  chémauxisme,  chémotaclisme,  chémo- 
tropisme,  suivant  que  Ton  envisageait  l'action  totale  de  l'agent 
chimique  sur  la  croissance  ou  seulement  un  mode  de  cette  action 
intéressant  la  plante  ou  une  partie  de  la  plante.  Tous  les  com- 
posés chimiques,  organiques  ou  inorganiques,  présentent  des 
actions  de  même  ordre,  mais,  dans  les  quelques  mots  qui  vont 
suivre,  on  n'aura  en  vue  que  les  composés  inorganiques,  spé- 
cialement les  composés  cupriques,  dans  leur  action  sur  les 
Champignons,  en  particulier  sur  le  Pénicillium  glatùcum,  et  on 
ne  s'occupera  que  du  chémauxisme. 

Des  travaux  récents  d'Ono  et  d'Hattori   ont  mis   en    relief 


98  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

cette  action  excitatrice  du  cuivre  sur  le  Pénicillium  glàucum  et 
Y  Aspergillus  niger,  et  ces  deux  auteurs  ont  trouvé  qu'avec  une 
certaine  dose  de  sulfate  de  cuivre,  on  obtenait  un  poids  de 
récolte  presque  double  de  celui  obtenu  avec  la  solution  normale 
de  Richards.  Suivant  Hattori,  pour  une  solution  nutritive  con- 
tenant 0,004  °/0  de  sulfate  de  cuivre  (SO4  Cu  -j-  5H20),  YAs- 
pergillus a  donné  ogr.  983  de  poids  sec  pour  ogr.  489  dans  le 
liquide  normal,  et  le  Pénicillium  avec  0,008  0/o  de  sulfate  de 
cuivre,  ogr.  969  de  récolte  pour  ogr.  740  dans  une  solution 
nutritive  non  cuprique.  Ces  deux  chiffres  représentent  la  con- 
centration maxima,  je  devrais  dire  optima,  du  sulfate  de  cuivre 
en  présence  du  sucre  de  canne  comme  source  de  carbone. 

Si  on  ajoute  à  cette  observation  que  la  formation  des  coni- 
dies  se  trouve  retardée  par  la  présence  du  cuivre,  bien  que 
l'action  excitatrice  du  métal  ait  amené  un  développement  supé- 
rieur à  la  normale  (Richards,  Ono),  et  que  le  nombre  des  germi- 
nations est  considérablement  diminué,  on  a,  à  peu  près,  toutes 
les  données  concernant  le  chémauxisme,  accélérateur  dans  un 
sens,  retardateur  dans  un  autre. 

Ce  chémauxisme  ne  se  trouve  plus  être  seulement  retarda- 
teur lorsqu'on  opère  avec  des  solutions  diluées,  il  devient 
négatif.  Par  exemple  l'eau  distillée  dans  un  alambic  de  cuivre 
et  ne  contenant  que  des  millionièmes  de  ce  métal,  empêche 
nettement  tout  développement.  On  tend  à  admettre  aujourd'hui 
que  ces  phénomènes  ont  lieu  lorsque  les  sels  sont  dissociés  en 
leurs  ions  (théorie  d'Arrhenius  et  Van  t'Hoff  )  et  on  attribue  sur- 
tout l'action  nocive  aux  cathions  ;  dans  le  cas  présent,  le 
cathion  cuivre  mis  en  liberté  provoque  des  phénomènes  auxquels 
Naegeli  a  donné  l'épithète  d'oligodynamiques. 

Donc  le  chémauxisme,  d'abord  négatif  à  une  très  faible  dose 
de  sel  métallique,  devient  positif  à  partir  d'une  certaine  dose, 
augmente  avec  des  doses  croissantes,  passe  par  un  maximum 
d'action,  puis  redevient  négatif,  c'est-à-dire  qu'il  y  a  réappari- 
tion des  phénomènes  toxiques.  Richter  a  émis  à  ce  propos 
l'hypothèse  suivante  :  d'après  lui,  les  ions  jouent  un  rôle  inverse 
de  celui  des  molécules  de  sel  non  décomposé  ;  dans  une  solution 
très  diluée,  il  y  a  plus  d'ions  que  de  molécules  non  dissociées  ; 
plus  la  solution  sera  concentrée,  plus  la  proportion  des  ions 
diminuera  par  rapport  aux  molécules.  Donc,  suivant  les  cas,  le 


Dr  Le  Renard.  —  Action  des  sels  de  cuivre  sur  le  Pénicillium  g-laucum.    99 

rôle  physiologique  des  ions  ou  celui  des  molécules  l'emportera, 
à  moins  qu'il  n'y  ait  équilibre. 

Si  on  suit  l'excitation  sur  une  longue  série  de  cultures  à 
doses  de  cuivre  modérément  croissantes,  on  constate  qu'entre 
les  deux  zéros  et  le  maximum,  il  se  trouve  d'autres  points  où  le 
chémauxisme  augmente  relativement  d'intensité,  produisant 
ainsi  d'autres  maxima  moins  élevés  que  le  maximum  absolu  et 
s'abaissant  à  mesure  qu'on  s'éloigne  de  lui  pour  se  rapprocher 
des  zéros.  Qu'on  suppose  que  les  intermédiaires  entre  les  maxi- 
ma, qui  sont  déjà  très  faibles,  deviennent  nuls  et  on  aura 
l'explication  de  ces  développements  isolés  qu'on  observe 
parfois  dans  des  séries  de  cultures  et  qu'on  attribue  au  hasard. 
En  un  mot,  l'action  excitatrice  ne  procède  pas  régulièrement, 
mais  par  bonds,  et  ces  bonds  sont  disposés  suivant  un  certain 
ordre,  variable  avec  les  milieux  et  dû  probablement  à  des  équi- 
libres chimiques,  comme  nous  essaierons  de  le  démontrer  plus 
tard.  Disons  de  suite  que  ces  mots  de  maximum  absolu  et  relatif 
ne  sont  que  conditionnels  et  se  rapportent  uniquement  à  la 
série  dont  il  est  question,  sans  qu'il  y  ait  idée  de  comparaison 
entre  les  valeurs  des  maxima  absolus  ou  relatifs  de  deux  séries 
différentes. 

La  grandeur  du  chémauxisme  varie,  avons-nous  dit,  avec 
les  milieux  et,  il  va  sans  dire,  avec  les  sels  de  cuivre  pour  un 
même  milieu.  C'est  ainsi  que,  pour  certain  milieu,  le  maximum 
absolu  s'étendra,  pour  un  sel  cuprique,  sur  un  certain  nombre 
de  doses  voisines,  tandis  que  pour  un  autre  sel,  sur  ce  même 
milieu,  l'effet  utile  n'aura  lieu  qu'à  une  certaine  dose  fixe.  Le 
chémauxisme  du  cuivre  varie  donc  avec  la  nature  du  sel  de 
cuivre  et  avec  la  nature  du  milieu,  et  ces  variations  deviennent 
intéressantes  si  on  considère  le  milieu  alimentaire  complet  et  in- 
complet. Prenons  quelques-uns  des  éléments  considérés  comme 
indispensables,  laissant  de  côté  les  gaz,  et  commençant  par  les 
substances  hydrocarbonées.  Parmi  ces  dernières  substances,  je 
rejette  les  acides,  à  cause  des  nombreuses  réactions  auxquelles 
ils  donnent  lieu  en  présence  des  sels  de  cuivre,  et  ici  je  n'ai  en 
vue  que  les  hydrates  de  carbone  proprement  dits. 

Signalons  en  premier  lieu  la  conduite  des  sels  de  cuivre  vis- 
à-vis  du  Pénicillium  sur  gélose,  celle-ci  représentant  un  milieu 
solide,  et  disons  ici,  une  fois  pour  toutes,  que  j'omets  à  dessein 


ioo  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

le  mode  opératoire,  facile  à  concevoir,  bien  que  délicat  à  exé- 
cuter. Remarquons  tout  d'abord  que  le  milieu  nutritif  formé  de 
gélose  seule  est  resté  stérile.  Les  sels  de  cuivre  étaient  employés 
à  partir  de  o  gr.  02  pour  0,09  de  gélose  purifiée,  le  tout  dans 
10  ce.  d'eau. 

L'azotate  de  cuivre  n'a  produit  d'action  excitatrice  qu'au 
minimum  de  concentration  (0,02),  et  encore  cette  action  est-elle 
peu  sensible.  Le  chlorure  de  cuivre  produit  à  la  dose  de  0,025 
une  très  faible  excitation,  mais  se  montre  encore  un  peu  exci- 
tateur à  0,4.  Avec  le  sulfate  de  cuivre,  le  chémauxisme  se  fait 
nettement  sentir  de  0,025  à  0,033.  L'acétate  de  cuivre  n'a 
donné  qu'un  résultat  négatif.  Dans  une  étude  semblable  il  ne 
peut  être  question  du  poids  sec  obtenu,  celui-ci  étant  très  sou- 
vent impondérable,  comme  c'est  actuellement  le  cas,  mais 
l'aspect  macroscopique  des  cultures  est  toujours  assez  caractéris- 
tique pour  qu'on  puisse  en  tirer  une  base  d'observation  sérieuse. 

Si,  considérant  les  résultats  précédents,  on  tient  compte  delà 
teneur  en  cuivre  de  ces  différents  sels,  on  constate  que  le  chlo- 
rure, le  plus  riche  en  cuivre,  n'a  qu'une  très  faible  action  aux 
doses  ci-dessus  ;  que  l'acétate,  qui  vient  après  le  chlorure  comme 
richesse  en  cuivre,  n'a  pas  d'action  du  tout;  que  l'azotate,  aussi 
riche  en  cuivre  que  l'acétate,  produit  une  action  bien  nette  ; 
enfin  que  le  sulfate,  le  plus  pauvre  en  cuivre,  est  le  plus  exci- 
tateur des  quatre  sels  expérimentés.  La  teneur  en  cuivre  ne 
paraît  donc  jouer  ici  qu'un  rôle  bien  effacé.  Mais  clans  le  milieu 
additionné  d'acétate,  le  cuivre  ne  se  trouve  qu'en  présence  de 
matières  hydrocarbonées  ;  c'est  donc  ce  milieu  qui  représente 
l'action  effective  et  réelle  du  cuivre  ;  elle  est  nulle.  Dans  le 
milieu  avec  azotate,  il  est  probable  que  l'élément  azote  inter- 
vient, de  même  que  le  soufre  et  le  chlore  interviennent  dans  les 
milieux  avec  sulfate  et  chlorure.  Cependant  il  est  bon  de  noter 
que  l'azote  est  plus  indispensable  au  Pénicillium  que  le  soufre 
et  surtout  le  chlore.  Ainsi  peut  s'expliquer  l'action  excitatrice 
de  l'azotate  pour  un  milieu  contenant  à  peu  près  la  même  quan- 
tité de  cuivre  que  l'acétate  et  celle  du  chlorure  pour  un  milieu 
en  contenant  bien  davantage.  Il  y  a  donc  à  tenir  compte,  clans 
le  chémauxisme,  de  l'action  du  corps  combiné  au  métal,  et  ces 
corps  combinés  se  présenteraient  ainsi  par  ordre  de  pouvoir 
excitateur:  soufre,  azote,  chlore. 


Dr  Le  Renard.  —  Action  des  sels  de  cuivre  sur  le  Pénicillium  glaucum.     101 

Voyons  s'il  en  est  de  même  en  changeant  la  nature  de 
l'hydrate  de  carbone. 

Si  nous  prenons  le  saccharose  en  solution  naturellement 
plus  concentrée  que  la  gélose,  puisque  nous  opérons  maintenant 
en  milieu  liquide,  c'est-à-dire  à  o  gr.  45  dans  10  ce.  d'eau,  les 
doses  de  sel  de  cuivre  étant  les  mêmes,  nous  voyons  que  l'acé- 
tate de  cuivre  n'est  pas  le  seul  sans  action  ;  les  trois  autres  sels 
sont  également  inactifs. 

Si  nous  passons  au  lévulose  en  solution  au  même  titre  que 
le  saccharose,  les  sels  de  cuivre  partant  ici  de  0,0166,  nous 
constatons  que  l'acétate  est  excitateur  à  cette  dose  de  0,0166  ; 
que  le  sulfate  présente  deux  points  actifs  l'un  à  0,02,  l'autre  à 
0,1  ;  que  le  chlorure  est  négatif  et  que  l'azotate  offre  deux 
points  chémauxiques,  l'un  à  0,0166,  l'autre  à  0,05.  Ici  les  sels 
se  rangent  ainsi  par  ordre  de  valeur  excitatrice  :  sulfate,  azotate, 
acétate,  chlorure;  donc,  soufre,  azote,  chlore,  comme  ci-dessus. 
Mais  ici  intervient  l'acétate  qui  se  place  avant  le  chlorure,  ce 
qui  indique  que  le  cuivre  peut  être  excitateur  en  présence  d'un 
élément  hydrocarboné  en  milieu  liquide.  Cet  élément  hydro- 
carboné est  regardé  comme  fort  mauvais  aliment  pour  le  Peni- 
cillïum  ;  c'est,  en  effet,  un  aliment  peu  convenable,  et  si  le 
champignon  s'y  développe,  comme  nous  avons  pu  le  constater, 
il  y  reste  toujours  submergé  et  affecte  une  forme  plutôt  disso- 
ciée que  filamenteuse.  Le  saccharose  est  un  bien  meilleur  aliment, 
et  si  nous  n'y  avons  pas  observé  d'action  chémauxique,  c'est 
que  le  Pénicillium  doit,  pour  assimiler  cet  hydrate  de  carbone, 
sécréter  de  l'invertine  et  que  la  présence  des  sels  de  cuivre  a 
influé  sur  cette  sécrétion  et  l'a  peut-être  annihilée. 

Examinons  maintenant  les  effets  excitateurs  du  cuivre,  en 
présence  d'un  autre  hydrate  de  carbone,  le  glucose,  dont  nous 
ferons  varier  les  doses. 

Dans  une  solution  de  glucose  à  1  °/0,  dont  10  ce,  le  sulfate  et 
l'azotate  de  Cu  ne  sont  nullement  excitateurs  entre  0,005  et  °> l  > 
le  chlorure  l'est  entre  0,0125  et  0,05  (inclusivement),  présentant 
un  maximum  d'excitation  à  0,025  ;  l'acétate  l'est  très  peu,  il  est 
vrai,  entre  0,0166  et  0,05,  avec  un  maximum  entre  0,02  et  0,025. 

Si  nous  poursuivons  la  série  du  glucose  à  1  °/0  en  prenant 
20  ce.  de  solution,  nous  voyons  que  le  sulfate  de  cuivre 
présente  des  maxima  d'excitation  à  0,105,   °>XI42  et  0,1166,  à 


102  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

0.205  et  entre  0)2I25  et  0,233  (inclusivement)  et  enfin  un  faible 
maximum  à  0,25  ;  au  delà,  l'action  reste  des  plus  faibles.  Le 
chlorure  de  cuivre  présente  un  maximum  à  0,120,  un  autre  à 
0,183,  et  un  dernier,  faible,  ào,233.  L'azotate  nous  offre  une  série 
continue,  mais  décroissante,  de  maxima,  entre  0,105  et  0,133, 
une  autre  série  entre  0.21  et  0,2 142,  puis  un,  peu  important,  à  0,22, 
et  un  suivant,  assez  élevé,  à  0,233,  et  deux  derniers,  très  peu 
importants,  à  0,31 1  et  0,32. 

En  comparant  ces  résultats,  on  voit  que  le  chémauxisme  a 
une  action  sensiblement  égale  pour  ces  trois  sels  de  cuivre  ; 
quant  à  l'acétate,  dont  le  rôle  est  négatif  à  partir  de  0,005,  je 
reviendrai  plus  loin  sur  lui. 

Doublons  maintenant  le  glucose,  soit  20  ce.  d'une  solution 
à  2  °/0,  et  prenons  les  résultats.  Le  sulfate  de  cuivre  offre  une 
série  continue  d'excitations  entre  0,0025  et  0,033  avec  3  maxima 
(0,01  ;  0,0166  et  0,033,  puis  trois  faibles  maxima  très  espacés 
(0,190;  0,2142  et  0,3125).  Le  chlorure  est  excitateur  en  série 
continue  de  0,005  a  0,033,  puis  à  0,1 125  et  enfin  à  0,183,  dernier 
terme.  Quant  à  l'azotate,  il  ne  se  comporte  pas  tout  à  fait  de 
même  manière.  De  0,005  a  0,033,  ^  Y  a  une  série  continue  d'ex- 
citations, mais  il  existe  des  différences  profondes  entre  les  diffé- 
rents termes  de  cette  série  :  nous  y  trouvons  4  maxima,  0,005  ; 
0,0125  et  0,0142  ;  0,02,  séparés  par  des  maxima  relatifs  crois- 
sant avec  la  dose  de  cuivre  ;  puis  vient  une  autre  série  continue 
de  0,11  à  0,12  avec  seulement,  au  milieu,  2  maxima  voisins, 
0,1125  eto,  1142;  les  autres  termes  de  la  série  vont  en  décrois- 
sant à  mesure  que  le  cuivre  augmente  ;  en  0,21  et  0,211,  nous 
avons  2  maxima  qui  se  confondent  pour  ainsi  dire  :  0,211  étant 
cependant  plus  fort  que  0,21  ;  de  0,31  à  0,3166,  nous  trouvons 
encore  un  renforcement  d'excitation  ayant  son  maximum  en 
0,3166  ;  enfin,  en  0,390,  se  trouve  encore  un  maximum  d'excita- 
tion faible.  Relevons  les  remarques  générales  suivantes  :  avec 
le  sulfate  de  cuivre,  tous  les  thalles  sont  submergés  ;  il  en  est 
de  même  avec  le  chlorure  ;  seul  l'azotate  permet  le  développe- 
ment des  conidiophores,  et  encore  cela  n'est-il  qu'aux  doses  les 
moins  élevées  et  moyennes;  à  partir  de  0,211,  les  thalles  sont 
toujours  submergés.  On  peut,  sur  les  thalles  submergés,  suivre 
de  façon  curieuse  l'action  exclusive  du  cuivre  sur  la  croissance. 
En  effet,  dans  le  glucose  pur,  le  Pénicillium  donne   des   thalles 


Dr  Le  Renard.  —  Action  des  sels  de  cuivre  sur  le  Pénicillium  glaucum.     103 

dissociés  ;  les  filaments  sont  courts,  toruleux,  quelques-uns 
prennent  l'aspect  fumagoïde,  c'est-à-dire  deviennent  noirs  et  on 
voit  de  nombreuses  cellules  isolées  constituant  cequeGuéguen 
et  d'autres  auteurs  ont  appelé  à  tort,  selon  moi,  l'aspect  déma- 
tioïde  et  qui  se  rapprocherait  plutôt  d'une  forme  levure.  A 
mesure  que  l'on  ajoute  des  quantités  croissantes  de  sel  excitateur, 
on  voit  la  forme  levure  disparaître,  les  filaments  s'allonger  en 
même  temps  que  se  régulariser,  et  les  thalles,  qui  dans  une 
culture  non  cuprique  ne  formaient  qu'un  voile  mince  continu, 
s'épaississent  peu  à  peu,  et  çà  et  là  sur  ce  voile  apparaissent  des 
masses  saillantes  plus  ou  moins  sphériques,  jusqu'à  ce  qu'enfin 
le  voile  se  disloque  et  les  thalles  deviennent  absolument  dis- 
tincts, affectant  chacun  la  forme  d'une  sphère  plus  ou  moins 
parfaite. 

Ces  phénomènes  ne  s'observent  pas  avec  l'acétate  de  cuivre 
qui  n'est  jamais  excitateur,  ou  du  moins  l'est  fort  peu.  A  une 
certaine  dose  0,000001,  il  permet  la  germination  et  n'est  exci- 
tateur que  jusqu'à  0,0025  pour  1  °/0  de  glucose;  si  le  glucose 
passe  à  2  °/0,  les  germinations  se  font  à  0,0001  et  il  n'est  tou- 
jours excitateur  que  jusqu'à  0,0025.  Ce  fait  permet  de  conclure 
que  le  chémauxismeest  absolument  distinct  de  l'action  toxique, 
et  l'aspect  des  cultures  permet  de  dire  qu'il  ne  commence  qu'au 
moment  où  apparaît  l'action  toxique.  On  peut  s'étonner  que 
l'acétate  ne  soit  pas  plus  excitateur,  puisqu'il  est  le  seul  sel  de 
cuivre  représentant  le  métal  mélangé  avec  des  hydrates  de  car- 
bone, mais  des  cultures  faites  avec.4,5  °/0  de  glucose  en  donnent 
l'explication.  Avec  cette  dose  de  glucose  le  sulfate  n'est  actif 
qu'à  0,02  au  plus,  l'azotate  dépasse  dans  son  action  la  dose  de 
0,4,  de  laquelle  se  rapproche  le  chlorure  de  cuivre  dans  sa  dose 
active. 

Or  les  cultures  avec  acétate  de  cuivre  contenant  0,2  de 
ce  sel  pour  une  solution  de  4  °/0  de  glucose  ont  montré  une 
réduction  du  sel  de  cuivre,  la  température  maxima  ayant  été  de 
25°C.  ;  d'où  je  conclus  que  le  chémauxisme  du  cuivre  combiné 
sous  forme  d'acétate  se  trouve  annihilé  par  le  processus  réduc- 
teur, et  peut-être  faut-il  chercher  dans  les  propriétés  réduc- 
trices des  cyanures  la  cause  de  leur  toxicité? 

Si  maintenant  nous  examinons  la  question  des  maxima  d'exci- 
tation produits  par  le  cuivre,  sous  forme  de  ces  sels,  en  présence 


io+  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

du  glucose  à  doses  différentes,  nous  voyons  que  le  glucose 
étant  à  i  °/0,  les  maxima  absolus  se  trouvent  au  voisinage  de 
de  0,025,  sauf  bien  entendu  pour  l'acétate,  qui  ne  présente  pas 
de  maximum  absolu  bien  net.  Le  glucose  étant  à  2  °/0,  on 
constate  que  le  sulfate  présente  6  maxima  d'action,  le  maximum 
absolu  étant  à  0,033  '■>  Ie  chlorure  présente  5  maxima,  l'absolu 
étant  à  0,0142  ;  l'azotate  présente  7  maxima,  dont  l'absolu  à 
0,005.  Ce  qui  peut  se  représenter  ainsi  : 

Sulfate. 
0,01 
(),Ol6 

0,033 
0,190 
0,2l6 

0,312 


Azotate. 

Chlorure. 

0.005 

0,01 I I 

0,0125 

0,0142 

0,0142 

0,025 

0,02 

0,II25 

0,1125 

0,183 

0,1142 

0,211 

0,316 

°.39° 

Si  on  rapproche  ces  résultats,  on  constate  qu'il  n'existe  pas 
de  rapport  apparent  entre  la  place  occupée  par  le  maximum 
absolu  d'excitation  et  le  dernier  terme  de  cette  excitation  ;  ainsi 
avec  l'azotate  de  cuivre,  où  le  maximum  absolu  est  à  0,005, 
l'excitation  se  poursuit  à  une  dose  très  élevée,  environ  0,4  de 
sel  pour  20  ce.  de  solution.  Il  est  bon  de  faire  savoir  que  ce 
maximum  absolu  coïncide  pour  le  sulfate  de  cuivre  avec  le 
dernier  terme  où  se  fait  la  germination,  que  pour  le  chlorure 
et  l'azotate  il  est  compris  dans  ces  termes,  de  sorte  qu'on  ne  peut 
affirmer  l'action  excitatrice  par  comparaison  avec  une  culture 
dans  le  glucose  pur.  Si  on  admet  la  théorie  de  la  dissociation 
hydrolytique,  on  pourrait  dire  que  l'excitation  commence  à  se 
faire  sentir  quand  la  dissociation  diminue,  c'est-à-dire  quand  le 
nombre  des  ions  libres,  des  cathions,  est  moindre  que  celui  des 
molécules  non  dissociées,  ou  bien  le  chémauxisme  n'est  pas  dû 
au  cuivre  seul,  mais  à  l'action  combinée  de  l'anion  et  ducathion 
unis,  de  la  molécule  elle-même  ;  le  chémauxisme  serait  donc 
une  action  moléculaire. 

Enfin  nous  avons  expérimenté  un  dernier  hydrate  de  car- 
bone, de  constitution  très  différente  des  précédents,  l'hydrate 
de   carbone  hydrogéné,    nous   avons  nommé  la   mannite.  Les 


Dr  Le  Renard.  —  Action  des  sels  de  cuivre  sur  le  Pénicillium  çlaucum.     105 

expériences  faites  avec  une  solution  de  mannite  à  4,5  °j0  ont  cté 
constamment  négatives,  et  cependant  le  milieu  n'est  pas  réduc- 
teur. Il  est  vrai  de  dire  que  les  ensemencements  faits  dans  des 
solutions  de  mannite  à  différents  titres  ont  toujours  été  stériles, 
de  sorte  que  les  cultures  témoins  montrent  que  la  première 
condition  pour  qu'un  milieu  permette  le  chémauxisme,  c'est 
que  le  champignon  puisse  y  germer,  ce  qui  est  d'accord  avec  ce 
que  nous  disions  tout  à  l'heure  sur  la  différence  entre  le  ché- 
mauxisme et  le  pouvoir  de  faire  germer;  en  un  mot,  l'action  des 
sels  de  cuivre  se  borne  à  être  chémauxique,  et  si  on  envisage 
l'action  de  ces  sels  sur  la  germination,  on  sait  qu'ils  diminuent 
considérablement  le  nombre  de  spores  germées.  Néanmoins, 
aux  doses  indiquées  comme  produisant  des  maxima  d'excitation, 
il  semble,  mais  je  n'ose  l'affirmer,  qu'il  y  ait  relèvement  du 
nombre  des  germinations. 

Enfin  le  chémauxisme  ne  se  traduit  qu'en  présence  d'un  corps 
alimentaire,  ce  qui  ne  veut  pas  dire  en  présence  de  tous  les  corps 
soi-disant  alimentaires,  et  je  n'en  veux  pour  preuve  que  le  faible 
développement  des  thalles  dans  les  solutions  purement  cupriques. 

Nous  venons  de  voir  que  le  glucose  était  celui  des  hydrates 
de  carbone  qui  permettait  le  mieux  au  chémauxisme  de  se  mani- 
fester, puis  venaient  le  lévulose,  la  gélose  ;  nous  avons  dit  pour- 
quoi le  saccharose  restait  sans  action  ;  c'est  la  même  raison  qui 
rend  le  glucose  actif,  il  n'est  pas  besoin  de  sécrétion  pour  son  assi- 
milation, le  champignon,  à  peine  né,  assimile  immédiatement  et 
peut  ainsi  subir  entièrement  l'action  chémauxique.  La  mannite 
semble,  au  premier  abord,  encore  mieux  appropriée  à  l'alimen- 
tation du  Pénicillium,  puisque,  suivant  Bourquelot,  ce  cham- 
pignon en  contient  une  certaine  proportion,  et  on  l'a  comparée, 
comme  rôle,  au  glucose  des  plantes  plus  élevées  en.  organisa- 
tion. En  solution  normale,  l'assimilation  peut  être  possible,  mais 
la  mannite  qu'on  trouve  toujours  dans  le  champignon  résulte 
des  réactions  complexes  que  le  végétal  a  fait  subir  à  l'aliment 
carboné  absorbé,  et,  pour  être  assimilé  directement,  d'autres 
réactions  doivent  être  nécessaires,  des  sécrétions  peut-être, 
que  le  milieu  cuprique  doit  empêcher. 

Donc  l'action  excitatrice  d'un  sel  de  cuivre  en  présence  d'une 
substance  donnée  est  d'autant  plus  grande  que  cette  substance 
est  plus  assimilable. 


io6  JOURNAL  DR  BOTANIQUE 

Je  ne  veux  pas  terminer  cette  esquisse  sans  signaler  une 
coïncidence  bizarre,  à  laquelle  on  ne  peut  probablement  attacher 
grande  importance,  mais  qui  ne  manque  pas  d'intérêt  ;  ceci  se  voit 
surtout  avec  le  sulfate  de  cuivre,  sur  lequel  je  vais  insister. 

Si,  dans  chaque  culture  où  existe  un  maximum  d'excitation, 
on  prend  le  rapport  du  sel  de  cuivre  au  poids  total  de  la  solu- 
tion, on  obtient  le  tableau  suivant  : 

,   20,605  s     ,  -°'655     , 

/  =  — - — —  =  2060,55       c  =   ■ —  =  206,55 

0,01  K}°  0,1  ,JJ 

20,6001  20,705 

e  =  /.     =  1241,51  b  =  lJ-±    =  108,9 

0,0166  J  0,190 

20,6183  ,  20,7178  , 

d  =  — 2   =     624,79  a  =  ~-LL—L~    =     96,72 

0,033  +,/^  0,2142 

20,7718 


0,3125 


66,47. 


Je  laisse  de  côté  le  dernier  terme  qui  représente  environ  les 
2/3  de  a  et  qui  compliquerait  les  choses  :  nous  voyons  que,  de 
façon  approximative  : 

c  =  a  -\-  b 

d=     3  (a  +  è) 

e  =     6  (0  -f-  6) 

f  =  10  (a  +  b) 

Divisant  la  valeur  de  <z,  soit  96,  par  chacun  des  facteurs  de 
(a  -|-  à)  supérieurs  à  l'unité,  nous  obtenons  ce  singulier  résultat  : 

=  32,  poids  atomique  du  soufre. 

=  16,  —  de  l'oxygène. 

=  9,6,  soit  10  fois  le  poids  atomique  de  l'hydrogène. 


3 
q6_ 

6 

_q6_ 

10 


Quant  au  dernier  terme  66,  il  représente  aussi  approximati- 
vement le  poids  atomique  du  cuivre  63,5.  Le  rapport  du  poids 
de  sel  de  cuivre  à  la  densité  est  également  intéressant  : 

0,01  0,1 

0,009  — —  —  °>°9 


1,0302  1,0327 

0,0166  o,iqo 

— ! =  0,01  -2—    =    O.I 

1,0304  1,035 

°»3"5  _ 


0,033  0,2142 

^   =  0,02  ,  \   =  0,2 

1,0309  1,0358 


1,0386  "  "  °'3- 


A.  de  Coincy.  —  Revision  des  espèces  critiques  du  genre  Echium.       107 

Il  y  a  ainsi  deux  séries  parallèles  dont  l'une  reproduit  les 
chiffres  de  l'autre,  multipliés  par  10  ;  quant  à  la  dernière  éga- 
lité qui  est  la  plus  élevée,  elle  est  égale  à  la  somme  des  deux 
égalités  précédentes. 

j'ai  commencé  le  même  travail  sur  l'azotate  de  cuivre,  mais 
il  existe  une  fraction  dans  la  somme  des  derniers  termes  des 
rapports  et  le  résultat  n'est  pas  aussi  frappant  ;  cependant  signa- 
lons que  l'un  des  rapports  entre  le  poids  de  sel  de  cuivre  et  le 
poids  total  de  la  solution  donne  98,  qui,  divisé  par  7,  donne  14, 
poids  atomique  de  l'azote. 

De  même  pour  le  chlorure  de  cuivre,  un  des  rapports  donne 
environ  177,5  qui,  divisé  par  5,  donne  35,5,  poids  atomique  du 
chlore. 

Je  signale  ces  faits  plutôt  comme  curiosité,  sans  pouvoir,  ou 
mieux  sans  vouloir  en  tirer  de  conséquences. 

En  résumé,  le  chémauxisme  s'exerce  sur  le  Pénicillium  avec 
les  sels  de  cuivre  en  présence  d'hydrates  de  carbone.  Au  contact 
de  cet  aliment,  il  exécute  une  ascension  et  une  descente  par 
sauts,  passant  par  un  maximum  absolu,  et  l'ensemble  de  ses 
mouvements  pourrait  être  représenté  par  une  courbe  sinueuse. 
Il  ne  se  manifeste  que  lorsque  commence  l'action  nocive  des 
sels  de  cuivre.  Le  phénomène  chémauxique  paraît  encore  être 
influencé  par  l'apparition  d'un  milieu  réducteur  qui  tend  à  l'an- 
nihiler ou  ne  se  produit  pas  en  la  seule  présence  d'aliment 
hydrocarboné. 


REVISION 
DES    ESPÈCES    CRITIQUES    DU   GENRE   ECHIUM 

(3°  séiie.) 

Par  M.  A.  DE  COINCY. 

{Fin.) 

Echium  flavum. 

E.  flavum  Desf.  FI.  AU.  I,  p.  165,  ann.  1798;  E.  Valen- 
tinum  Lag.  Gen.  et  Sp.  p.  10,  n°  137  (teste  Boissier)  ;  E.  Fonta- 
neszVD.  C.  Prod.  X.  p.  24. 

le.  Desf.  FI.  AU.  tab.  45. 


108  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

Exs.  KourgeauEsp.  1849  n°  338;  1850  n°  792  ;  1863  n  2446; 
Soc.  Dauph.  n°  4002. 

Sect.  EleuiJierolepis.  Monocarpique  (1).  Tige  dressée  de  40 
à  50  centim. ,  simple,  ne  portant  que  très  exceptionnellement  dans 
les  pieds  vigoureux  des  petits  rameaux  grêles  à  l'aisselle  des 
feuilles  inférieures  ;  inflorescence  spiciforme  composée  de  nom- 
breuses cymes  pédonculées,  axillées  par  des  feuilles  en  général 
beaucoup  plus  courtes  qu'elles,  se  redressant  contre  la  tige  à  la 
maturité;  indûment  dimorphe,  plus  ou  moins  jaunâtre;  les 
poils  sont  grêles,  mous,  et  à  peine  tuberculeux.  Feuilles  radi- 
cales de  10-12  centim.  environ,  lancéolées,  aiguës,  rétrécies  en  un 
court  pétiole,  couvertes  de  petits  poils  jaunâtres,  soyeux, 
couchés,  tuberculeux  seulement  sur  les  vieilles  feuilles  ;  les 
feuilles  caulinaires  et  supérieures  décroissent  rapidement  ;  elles 
sont  assez  étroites  dans  les  basses  stations,  mais  beaucoup  plus 
larges  sur  les  pieds  vigoureux  qui  croissent  dans  les  montagnes 
humides  ;  les  feuilles  qui  axillent  les  cymes  sont  plus  ou  moins 
élargies  à  la  base;  les  bractées  sont  ovales-lancéolées,  aiguës, 
minces,  velues,  fortement  et  régulièrement  ciliées.  Fleurs 
sessiles.  Calice  (6  à  8  millim.)  à  divisions  lancéolées-linéaires, 
sub-aiguës,  sub-égales,  velues,  d'une  consistance  assez  délicate, 
exceptionnelle  pour  le  genre.  Corolle  très  exserte,  de  couleur 
carnée  ou  rose,  de  12  à  15  millim.,  à  limbe  assez  ouvert,  peu 
oblique,  à  lobes  arrondis,  sub-égaux;  elle  est  duvetée  et  en  outre 
quelques  poils  courts  et  rigides  se  voient  sur  les  nervures  et  sur 
le  bord  des  lobes  ;  anneau  en  général  obsolète,  indiqué  seu- 
lement par  quelques  poils  dressés  ;  quelquefois  cependant  de 
petits  rudiments  d'écaillés  apparaissent  sur  les  nervures  princi- 
pales à  la  naissance  des  nervures  secondaires  ;  mais  c'est 
l'exception.  Etamines  très  exsertes,  à  filets  glabres  ;  anthères 
ovales-orbiculaires,  petites.  Style  poilu  à  la  base,  en  général  nu 
dans  sa  partie  supérieure  au-dessous  de  la  bifurcation.  Stig- 
mates peu  développés.  Achaines  petits,  grisâtres  (2  1/2  millim. 
sur  1  1/2),  non  tuberculeux,  plus  ou  moins  ridés-réticulés. 

Hab.  L'Espagne,  l'Algérie,  le  Maroc.  N'est  pas  signalé 
ailleurs. 

1.  Quelquefois  la  souche  est  pérennante  et  porte  alors  plusieurs  tiges. 


A.  de  Coiscy.  —  Revision  des  espèces  critiques  du.  genre  Echium.       io<> 

Les  différences  qui  séparent  YE.flavum  deYE.  italicum  ont 
été  indiquées  à  la  fin  de  la  diagnose  de  ce  dernier.  \J  E.  pom- 
ponium s'en  éloigne  beaucoup  parl'indument  constamment  plus 
rio-ide,  la  forme  de  la  corolle,  l'anneau  basilaire,  enfin  parl'aspect 
général. 

\JE.  Valentinum  Lag.  a  été  réuni  à  YE.  flaviim  par  Boissier  ; 
Villkomm  le  mentionne  sous  le  nom  à'E.  flavum  var.  setosum. 
Le  chanoine  Cabrera  a  distribué  sous  le  nom  d'E.  Valeniinum 
Lag.  une  plante  que  je  ne  puis  séparer  de  Y  E.p07npom'wu  Boiss, 
(voy.  herb.  Haun.). 

Les  variations  nombreuses  que  j'ai  remarquées  dans  cette 
espèce,  que  j'ai  récoltée  assez  souvent,  m'ont  paru  accidentelles 
ou  locales.  Je  ne  les  relèverai  pas.  Ces  différences  portent  sur  la 
largeur  des  feuilles,  l'indument  plus  ou  moins  hérissé,  quelque- 
fois à  peine  jaunâtre,  le  développement  des  cymes  florifères, 
l'anneau  basilaire  de  la  corolle,  etc. 

Echium  pomponium. 

E.  pomponium  Boiss.  Diagn.  PL  Or.  II,  n°  n,  ann.  1849, 
p.  93,  ctim  syn.  seq.  :  E.  glomeratum  Boiss.  Voy.  Esp. 
p.  424,  non  Poir.  ;  E.  Lagascœ  Boiss.  El.  non  Kechh.;  E.  Bois- 
sieri  Bend.  Nomencl.;  E.  albicans  Schott.  non  Lagasca. 

le.  Boiss.  Voy.  Esp.  tab.  124,  ann.  1845. 

Exs.  Bourgeau  Esp.  1850,  n°  791  (sub  nom.  E.  glomerati); 
Schousb.  PL  Maroc;  Durando  Frag.  n°  585. 

Sect.  Eleutherolepis .  Monocarpique.  Tige  robuste,  pouvant 
dépasser  un  mètre,  simple,  garnie  dans  presque  toute  sa  longueur 
de  petites  cymes  florifères  très  courtement  pédonculées,  le  plus 
souvent  géminées,  ne  se  redressant  pas  ordinairement  lors  de  la 
maturité  ;  elle  est  sillonnée  et  couverte  d'un  double  indûment 
blanc  argenté,  l'un  court  et  crépu,  l'autre  composé  de  poils  tu- 
berculeux rigides.  Feuilles  radicales  très  grandes  (25  centim.), 
lancéolées,  aiguës,  à  nervure  dorsale  très  saillante  et  à  nervures 
latérales  manifestes  ;  l'indument  est  couché,  dimorphe,  assez 
rude  ;  les  feuilles  caulinaires  sont  sessiles  et  celles  qui  axillent 
les  cymes  sont  très  dilatées,  presque  embrassantes  à  la  base, 
toutes  très  aiguës  ;  les  bractées  lancéolées  sont  un  peu  poilues 


no  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

et  en  outre  très  fortement  ciliées  sur  les  bords  de  soies  rigides 
et  régulièrement  disposées.  Fleurs  sessiles.  Calice  de  10  millim. 
à  divisions  lancéolées-linéaires,  hérissées,  carénées,  terminées 
par  un  ou  deux  poils  piquants  plus  forts  que  les  autres.  Corolle 
de  15  millim.,  de  couleur  carnée  ou  versicolore,  velue,  à  lobes 
inégaux,  les  2  supérieurs  plus  étroits  à  bords  un  peu  révolutés 
sur  le  sec,  ce  qui  les  fait  paraître  aigus  ;  l'intérieur  du  tube  est 
muni  de  petits  poils  à  la  base  des  étamines  antérieures  ;  anneau 
composé  de  10  écailles  poilues,  très  serrées,  difficilement  sépa- 
rables,  ce  qui  m'avait  fait  classer  à  tort  YE.  pomponium  parmi 
les  Gamolepis.  Etamines  sub-exsertes  ;  les  filets  des  deux  éta- 
mines antérieures  sont  poilues  à  la  base;  anthères  ovales.  Style 
poilu  dans  sa  partie  inférieure,  mais  glabre  au-dessous  de  la  bi- 
furcation. Stigmates capités.  Acharnes  petits  (3  mill.  sur  2),  munis 
de  petits   tubercules  très  aigus,  principalement  sur  les  bords. 

Hab.  L'Espagne  méridionale,  le  Portugal,  l'Algérie,  le 
Maroc. 

Sa  taille,  son  inflorescence  étroitement  spiciforme,  l'indu- 
ment  blanc-argenté  qui  couvre  toutes  ses  parties,  ses  feuilles 
supérieures  très  dilatées  à  la  base,  la  forme  et  l'indument  des 
bractées  et  de  la  corolle  éloignent  cet  Echium  de  toutes  les 
espèces  voisines,  notamment  du  glomeraUtm  Poir.  et  du  flavum 
Desf. 

Ses  tiges  droites  et  gigantesques  que  l'on  aperçoit  de  loin 
dans  certaines  plaines  du  royaume  de  Grenade  forment  le  plus 
singulier  effet. 

C'est  à  YE.  pomponium  qu'il  faut  rapporter  sans  doute 
YEchium  Tingitanum  altissimum  flore  variegato  de  Mori- 
son  III,  p.  440  et  la  figure  5  de  la  planche  27,  sect.  11.  La  des- 
cription est  bonne  pour  l'époque  et  la  figure  tolérable. 

Echium  glomeratum. 

E.  g/omera/um  Foir .  Encyc.  VIII,  p.  670,  ann.  1808;  Boiss. 
Diagn.  PL  Or.  II,  n°  11,  p.  93;  non  E.  elongaUim  Lam.  quod 
ad  E.  iialicum  L.  certè  aitinet. 

Exs.  Reliq.  Maill.  n°  1465  (coll.  Blanche,  in  herb.  Haun.). 

Sect.    Eleuîherolepis.    Tige    élevée,    faiblement    sillonnée, 


A.  de  Coincv.  —  Révision  des  espèces  critiques  du  genre  Echium.        in 

simple,  garnie  dans  sa  partie  supérieure  de  petites  cymes  flori- 
fères assez  lâchement  disposées  ;  l'indument  est  blanchâtre,  di- 
morphe ;  les  poils  sont  fins  et  à  peine  tuberculeux.  Feuilles 
lancéolées,  les  radicales  longuement  atténuées  en  pétiole,  les 
supérieures  sessiles,  sub-obtuses  ;  celles  qui  axillent  les  cymes 
florifères  sont  lancéolées-linéaires,  à  peine  dilatées  à  la  base, 
toutes  couvertes  de  petits  poils  couchés  assez  rudes  ;  les  brac- 
tées sont  étroites,  munies  de  poils  raides  distribués  sans  ordre, 
Fleurs  sessiles.  Calice  à  divisions  linéaires,  hérissées,  de  7  mil- 
lim.  environ.  Corolle  petite  (iomillim.),  velueen  dehors,  entière- 
ment glabre  en  dedans,  de  couleur  carnée,  à  lobes  peu  inégaux; 
anneau  composé  de  10  écailles  poilues,  très  serrées.  Etamines 
exsertes  à  filets  tous  glabres.  Style  poilu  dans  sa  partie  infé- 
rieure, glabre  au-dessous  de  la  bifurcation.  Stigmates  à  peine 
capités.  Achaines... 

Hab.  La  Palestine,  la  Syrie. 

Cet  Echium  n'est  apparenté  qu'avec  le  pompom'um.  Il  s'en 
distingue  par  sa  corolle  à  lobes  arrondis,  sub-égaux,  toujours 
glabre  intérieurement  ainsi  que  les  filets  des  etamines  ;  par  ses 
feuilles  supérieures  et  ses  bractées  à  peine  dilatées  à  la  base, 
non  régulièrement  pectinées  par  des  cils  rigides  insérés  sur  les 
bords. 

Echium  rubrum. 

E.  rubrum  Jacq.  FI.  Aust.  V.  app.  p.  27,  ann.  1778; 
E.  rossicum  Gmel.  Linn.  Syst.  ;  E.  crelz'cuwFall.  Ind.  Taur.; 
E.  italicum  Gmel.  Zt.I,  p.  119  {pmnia  ex  Lehm.  Asp.  p.  439). 

le.  Jacq  El.  Aust.  lab.  3  (ex  Lehm.)  ;  Bot.  mag.  Vol.  43, 
lab.  1826  (1)  ;  Reich.  Icon.  Vol.  XVIII,  tab.  98. 

Exs.  Filarszky  et  Schilberszky  FI.  exs.  Ausl.-Hung.  n°  2939 
(Herb.  Haun.). 

Sect.  Gamolepis.  Souche  épaisse,  ligneuse,  revêtue  au  collet 
d'écaillés  noirâtres,  ovales,  aiguës.  Tige  unique,  dressée,  de 
50  centim.  env.,  très  simple,  portant  dès  sa  moitié  ou  son  tiers 
inférieur,   de  petites   cymes  florifères  très  serrées  ;  l'indument 

1.  La  figure,  faite  sur  une  plante  cultivée,  laisse  à  désirer;  la  description 
de  Sims  aussi. 


U2  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

est  fin,  hérissé,  composé  de  poils  à  peine  tuberculeux  ;  les  pe- 
tits tubercules  glanduleux  ne  sont  pas  toujours  violets  comme 
le  veulent  les  auteurs  (je  les  ai  vus  aussi  souvent  incolores). 
Feuilles  nombreuses,  les  inférieures  rétrécies  en  pétiole,  les 
caulinaires  et  les  supérieures  sessiles,  étroitement  lancéolées, 
très  aiguës,  à  côte  saillante  en  dessous,  d'un  vert  plus  foncé  en 
dessus  qu'en  dessous  ;  toutes  revêtues  d'un  indûment  tin  et 
couché,  tuberculeux  sur  les  vieilles  feuilles  ;  les  feuilles  qui 
axillent  les  cymes  sont  lancéolées-linéaires,  ciliées  sur  les 
bords  ;  les  bractées  sont  étroites  et  ne  dépassent  pas  les 
calices.  Fleurs  sessiles.  Calice  de  6  à  7  millim.  à  divisions 
linéaires,  peu  inégales,  hérissées.  Corolle  (10  à  12  millim.) 
poilue  en  dehors,  rouge  sur  le  vif,  mais  tournant  au  violet  par 
la  dessiccation,  à  limbe  évasé  oblique,  à  divisions  obtuses  ;  l'an- 
neau se  compose  d'une  membrane  à  10  lobes  parfaitement 
réunis,  rappelant  le  type  des  Gamolepis  ;  elle  est  un  peu  poilue 
en  dessous  ;  elle  est  remarquable  en  ce  que  les  deux  lobes  qui 
correspondent  aux  deux  divisions  supérieures  de  la  corolle 
sont  beaucoup  plus  développées  que  les  autres.  Etamines  toutes 
exsertes,  moins  inégales  que  dans  les  autres  espèces  du  genre  ; 
filets  glabres  ;  anthères  ovales,  petites.  Style  poilu  à  la  base, 
non  divisé  au  sommet.  Stigmate  unique  simplement  émarginé- 
bilobé.  Achaines  petits,  brunâtres,  plutôt  rugueux  que  tuber- 
culeux ;  ils  ont  2  millim.  sur  1  l/g. 

Hab.  L'Autriche,  la  Hongrie,  la  Transylvanie,  la  Russie 
méridionale,  le  Caucase. 

De  Candolle,  dans  le  Prodrome,  réunit  à  cette  espèce 
XE.  acutifolium  Lehm.  (Willd.)  et  XE.  thyrsoideum  Venten. 
Cet  Echium  est  si  bien  caractérisé  que  toute  comparaison  avec 
une  autre  espèce  serait  superflue. 

J'ai  classé  à  tort  naguère  X E.  rubrum  parmi  les  Eleuthero- 
lepis.  Je  n'avais  examiné  que  des  corolles  trop  jeunes.  Il  appar- 
tient incontestablement  à  la  section  des  Gamolepis. 


C^-QJ^ttJ^i^S^ 


Le  Gérant  :  Louis  Morot. 


fûria.— J.  JIcrscb,inip.,46".Av.  UeCliitiil.a 


i6"  ANNÉE.  N"  4.  AVRIL  1902. 

JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

SUBDIVISION   DU   GENRE   OCHNE 
ET  CONSTITUTION  ACTUELLE  DE  LA  TRIBU  DES  OCHNÉES 

Par  M.  Ph.  VAN  TIEGHEM. 

Telle  qu'on  l'a  définie  dans  une  précédente  Note  (1),  la  tribu 
des  Ochnées  ne  renferme  actuellement  que  le  seul  genre  Ochne 
[Oc hua  Linné). 

Ce  genre  s'est  beaucoup  accru  dans  ces  dernières  années. 
A. -P.  de  Candolle,  en  1824,  n'en  comptait  que  onze  espèces. 
Planchon,  en  1847,  en  connaissait  vingt.  YJ Index  Kewensis, 
en  1885,  en  énumérait  vingt-sept  et,  dans  la  dernière  révision 
de  la  famille,  en  1893,  M.  Gilg  n'en  admettait  pas  davantage, 
vingt-cinq  à  trente.  On  en  compte  aujourd'hui  plus  de  soixante, 
savoir  :  trente  sur  le  continent  africain,  quatorze  à  Madagascar, 
une  aux  Comores,  deux  à  Maurice,  dix  en  Asie  et  une  seule  en 
Océanie,  à  Timor  (2).  L'Europe  et  l'Amérique  continuent  toute- 
fois à  s'en  montrer  dépourvues.  On  n'en  cultive  dans  nos  serres 
que  deux  espèces  :  l'une  estl'O.  noir-pourpre  (O.  atropurpurea 
De  Candolle),  originaire  du  Cap  ;  l'autre,  voisine  de  la  première, 
ayant  comme  elle  les  fleurs  solitaires  au  sommet  de  petits  ra- 
muscules  latéraux  sans  feuilles,  est  nommée  bien  à  tort  O.  mul- 
tiflore  (O.  multiflora  De  Candolle),  aussi  bien  à  Kew  et  à  Flo- 
rence, qu'à  Paris  et  à  Lyon.  Il  n'y  a,  en  réalité,  rien  de  commun 
entre  cette  espèce  et  la  vraie  Ochne  multiflore  dont  il  sera  beau- 
coup question  plus  loin. 

Les  Ochnes  sont  toutes  des  arbres  ou  des  arbustes  à  feuilles 
isolées  et  simples,  brièvement  pétiolées,  à  limbe  ovale  et  pen- 
ninerve,  ordinairement  denté,  munies  de  stipules  axillaires  con- 
crescentes  par  leur  bord  interne  sur  une  plus  ou  moins  grande 

1.  Ce  Recueil,  XVI,  p.  33,  1902. 

2.  Au  sujet  de  cette  dernière,  dont  la  connaissance  a  beaucoup  étendu  vers 
l'Est  l'aire  géographique  du  genre,  voir  Ph.  Van  Tieghem  :  Deux  Ochnacées 
nouvelles,  intéressantes  par  leur  habitat  géographique  (Bulletin  du  .Muséum, 
Vil,  p.  47,  janvier  1902). 


H4  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

longueur  en  une  lame  bidentée  ou  bifide,  promptement  ca- 
duque, en  un  mot,  et  plus  exactement,  ligulées  à  ligule  caduque. 

L'inflorescence  varie  suivant  les  espèces  et  ses  modifications 
peuvent  être  utilisées,  comme  on  le  dira  plus  loin,  pour  les 
grouper  en  genres  ou  en  sections.  La  fleur  est  pentamère  et 
actinomorphe,  à  pédicelle  dépourvu  de  bractées,  articulé  plus 
ou  moins  haut  au-dessus  de  sa  base  et  se  détachant  à  cette 
articulation.  Le  calice  y  est  dialysépale,  persistant  et  accres- 
cent  autour  du  fruit.  La  corolle  y  est  dialypétale  et  caduque. 
L'androcée  y  est  dialystémone  avec  un  grand  nombre  d'éta- 
mines  issues  de  ramification,  à  filets  longs  et  persistants,  renflés 
au  sommet,  à  anthères  caduques.  Le  pistil  y  est  dialycarpelle 
et  supère  ;  il  comprend  normalement  cinq  carpelles,  portés  sur 
un  gynophore  et  épipétales  ;  mais  le  nombre  peut  s'en  trouver 
accru  par  dédoublement  latéral  partiel,  et  porté  à  dix  si  le 
dédoublement  est  total.  Ils  sont  fermés  et  libres,  à  style  gy- 
nobasique,  unis  seulement  au  centre  par  la  soudure  des  styles 
borda  bord  en  un  style  unique  et  persistant,  terminé  au  som- 
met, suivant  les  espèces,  par  cinq  branches  ou  par  cinq  lobes. 
Chaque  carpelle  renferme,  attaché  à  la  base  de  l'un  de  ses 
bords,  un  ovule  anatrope,  dressé  à  raphé  interne,  épinaste  par 
conséquent.  Cet  ovule  a  deux  téguments,  concrescents  dans  la 
plus  grande  partie  de  leur  longueur,  libres  seulement  au  som- 
met, autour  du  micropyle,  où  l'interne  traverse  l'externe  sans 
le  dépasser,  de  manière  que  le  tube  pollinique  pénètre  directe- 
ment dans  l'endostome  comme  si  l'exostome  n'existait  pas  ;  il 
a  un  nucelle  étroit,  dont  la  paroi  externe  est  entièrement  résor- 
bée au  moment  de  l'épanouissement  de  la  fleur,  de  manière 
que  le  prothalle  femelle  se  trouve  alors  directement  appliqué 
contre  le  tégument;  en  un  mot,  il  est  transnucellé,  bitegminé 
et  endopore. 

Porté  au  sommet  du  gynophore  primitif,  accru  en  longueur 
et  en  largeur  et  plus  ou  moins  volumineux,  dont  la  base  est 
entourée  par  le  calice  persistant  et  également  accru,  ainsi  que 
par  les  filets  persistants  des  étamines,  le  fruit  se  compose  d'au- 
tant de  drupes  que  de  carpelles,  souvent  d'un  nombre  moindre 
par  avortement.  La  graine  est  dépourvue  d'albumen  et  ren- 
ferme, sous  un  tégument  mince  et  qui  peut  avoir  entièrement 
disparu,  un  embryon  ordinairement  oléo-amylacé. 


Ph.  Van  Tieghem.  —  Subdivision  du  genre  Ockne.  115 

Si  l'on  considère  maintenant  de  plus  près,  d'une  part  le  mode 
de  déhiscence  de  l'anthère,  d'autre  part  la  conformation  du  fruit, 
de  la  graine  et  de  l'embryon,  on  voit  apparaître,  entre  les 
espèces,  des  différences  profondes,  qui  permettent  de  les 
grouper  en  cinq  séries. 

C'est  toute  une  histoire,  et  très  singulière,  que  ce  qui  s'est 
passé  à  propos  de  la  déhiscence  des  anthères  dans  ce  genre. 

Dans  son  mémoire  classique  de  181 1  (1)  et  plus  tard,  en 
1824,  dans  son  Prodrome  (2),  A. -P.  de  Candolle  admet  qu'elles 
s'ouvrent  toujours  par  deux  fentes  longitudinales.  Aussi,  quand 
peu  après,  en  1825,  Wendland  eut  remarqué  que  dans  deux 
espèces  du  Cap,  Y  O.  atropurpuvea  De  Candolle  etYO.  arborea 
Burchell,  elles  s'ouvrent  chacune  par  deux  pores  au  sommet, 
crut-il  devoir  séparer  ces  espèces  de  toutes  les  autres  dans  un 
genre  distinct,  qu'il  nomma  Diporide  (Diporidium)  (3).  Néan- 
moins, Guillemin  et  Perrottet  comptaient  encore,  en  1830,  la 
déhiscence  longitudinale  parmi  les  caractères  du  genre,  et,  en 
conséquence,  ne  s'étonnaient  pas  de  la  retrouver  dans  l'espèce 
nouvelle  du  Sénégal  qu'ils  décrivaient  et  figuraient  sous  le  nom 
de  Oc  hua  dîibia  (4).  Plus  tard,  en  1846,  Planchon  semble  ad- 
mettre, au  contraire,  une  déhiscence  apicale  dans  toutes  les 
espèces,  et  dès  lors  c'est  avec  raison  qu'il  rejette  le  genre 
Diporide,  puisqu'il  ferait  tout  simplement  double  emploi  avec  le 
genre  Ochne  (5).  Il  signale  pourtant,  comme  offrant  une  excep- 
tion unique  à  la  règle,  Y  Oc/ma  dubia  de  Guillemin  et  Perrottet. 
Plus  tard,  cette  espèce  a  été  identifiée  par  Bâillon  (6),  à  tort 
comme  on  le  verra  plus  loin,  avec  YO.  nmltiflora  de  A.-P.  de 
Candolle,  que  ce  botaniste  n'avait  observée  qu'après  la  chute 
des  anthères,  comme  il  appert  par  la  figure  qu'il  en  a  donnée,  et 
cette  identification  a  été  admise  par  tous  les  auteurs  qui  ont 
suivi.  C'est  ce  qui  a  permis  d'attribuer  la  déhiscence  longitu- 


1.  A.-P.  de  Candolle  :  Monographie  des   Ochnacèes  (Annales   du  Muséum, 
XVII,  p.  410,  1S11). 

2.  A.-P.  de  Candolle  :  Prodromus,  I,  p.  735,  1824. 

3.  Wendland  dans  Bartling-   et   Wendland  :  Beitràge  sur  Botanik,  II,  p.  24, 
1825. 

4.  Guillemin    et     Perrottet    :     Floras    Sencgamliec    Tculanicn,    I,    p.     137, 
pi.  XXXV,  1830-1833. 

5.  Planchon    :    Sur  le  genre  Godoya  cl  ses  analogues  (London  Journal  of 
Botany,  V,  p.  649,  1846). 

6.  Bâillon  :  Adansonia,  IX,  p.  74,  1868. 


n6  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

dinale  à  YO.  multiflova.  De  sorte  que  la  seule  espèce  reconnue 
définitivement  comme  ayant  le  caractère  que  A. -P.  de  Candolle 
regardait  comme  commun  à  toutes  était  précisément  celle  dont 
il  n'avait  pas  vu  les  anthères. 

Depuis,  on  a  décrit  sept  autres  espèces  d'Afrique  qui 
ouvrent  leurs  anthères  en  long  :  ce  sont  les  O.  Mechowîana 
O.  Hoffmann,  O.  Welwitschii Rolfe  et  O.  gracz'/ïftes  Hiern,  de 
l'Afrique  occidentale,  les  O.  leptoclada  Oliver,  O.  ovafaK.  Hoff- 
mann, O.  alboserrata  Engler  et  O.  ferruginea  Engler,  de 
l'Afrique  orientale,  et  M.  Engler  a  pu,  en  conséquence,  grouper 
les  Ochnes  en  deux  sections  :  Schizanthère  {Schizauthera 
Engler),  à  déhiscence  d'anthère  longitudinale,  et  Diporide 
{Diporïdïum  Wendland),  à  déhiscence  d'anthère  poricide  (i). 
Il  faut  remarquer,  toutefois,  que,  dans  la  première,  il  ne  fait  pas 
figurer  YO.  multiflora,  qui  en  est  pourtant  le  type  primitif, 
tandis  qu'il  y  introduit  à  tort  son  O.  ferrugïnea  et  son  O.  albo- 
serrata, qui  ne  sont  pas  des  Ochnes,  n'ayant  l'un  et  l'autre  que 
dix  étamines,  avec  les  carpelles  épisépales,  mais  bien  des 
Brackenridgées,  comme  je  l'ai  indiqué  déjà  dans  une  Note  pré- 
cédente (2). 

Considérons  maintenant  en  particulier  chacun  de  ces  deux 
groupes  d'espèces,  pour  y  étudier  la  conformation  du  fruit,  de  la 
graine  et  de  l'embryon. 

Parmi  les  espèces  où  la  déhiscence  de  l'anthère  est  longi- 
tudinale, on  observe,  sous  ce  rapport,  deux  manières  d'être  très 
différentes.  Dans  les  unes,  dont  l'O.  multiflore  est  le  type,  cha- 
cune des  drupes  constitutives  du  fruit  est  réniforme  et  insérée 
sur  le  gynophore  par  le  milieu  de  sa  face  interne  concave.  La 
graine  aussi  est  réniforme  et  attachée  au  péricarpe  par  son 
ombilic.  Son  tégument  rouge  brun  est  très  mince  et  disloqué, 
réduit  à  des  bandelettes  qui,  partant  de  la  face  interne  concave, 
divergent  sur  les  flancs  vers  la  face  externe  convexe  qu'elles 
n'atteignent  pas  ;  ce  sont  les  méristèles  persistantes  du  tégument. 
L'embryon  est  donc  presque  nu. 

Sa  radicule  est  dirigée  horizontalement  vers  l'ombilic.  Sur 
la  face   externe,  sa  courte  tigelle  porte  une  grosse  cotyle  en- 

1.  Engler  :  Ochnacese  a  f ricanas  (Botan.  Jahrbùcher    fur  Systematik,    XVII, 

p.  75>  l893)- 

2.  Ce  Recueil,  XVI,  p.  47,  1902. 


Ph.  Van  Tieghem.  —  Subdivision  du  genre  Oc/me.  117 

gainante  et  réniforme,  dont  la  partie  descendante  se  recourbe 
en  dedans  en  refoulant  vers  le  haut  la  radicule,  tandis  que  la 
partie  ascendante,  recourbée  aussi  en  dedans,  a  sa  face  interne 
entaillée  d'une  encoche  qui  n'en  intéresse  que  la  moitié  infé- 
rieure ;  dans  cette  rainure  est  nichée  la  seconde  cotyle,  très 
étroite,  par  conséquent,  et  très  courte.  Entre  les  bases  des  deux 
cotyles,  est  logée  une  gemmule  portant  plusieurs  petites  feuilles 
inégales. 

Ainsi  conformé,  avec  ses  deux  cotyles  très  inégales,  la  plus 
grande  engainant  la  plus  petite  dans  sa  partie  ascendante  et 
refoulant  horizontalement  la  radicule  par  sa  partie  descendante, 
l'embryon  de  ces  plantes  peut  être  dit  hétérocotylé.  Remar- 
quons qu'il  ressemble  singulièrement  à  celui  des  Graminées, 
avec  cette  différence,  toutefois,  qu'ici  la  petite  cotyle  reçoit  de 
la  stèle  de  la  tigelle  une  méristèle  en  arc,  qui  s'y  trifurque 
bientôt.  Comme  chez  les  Graminées,  son  plan  médian  coïncide 
nécessairement  avec  le  plan  de  symétrie  commun  du  tégument 
et  du  carpelle;  en  un  mot,  il  est  nécessairement  incombant  au 
raphé.  Mais,  tandis  que  chez  les  Graminées  la  grande  cotyle 
est  interne,  tournée  vers  le  raphé,  ici  c'est  le  contraire  :  la 
grande  cotyle  est  externe  et  c'est  la  petite  qui  regarde  le  raphé. 
A  côté  de  l'huile,  cet  embryon  hétérocotylé  renferme  aussi  de 
l'amidon  ;  il  est  donc  oléo-amylacé. 

Dans  les  autres  espèces,  dont  l'O.  leptoclade  est  le  type,  la 
drupe  est  droite,  ovoïde  et  insérée  sur  le  gynophore  à  sa  base 
même  ou  un  peu  en  dedans.  La  graine  est  droite  aussi  et  atta- 
chée au  péricarpe  à  sa  base.  Son  tégument,  mince  et  rouge, 
est  continu  et  persiste  dans  toute  son  étendue.  Egalement  droit, 
et  à  radicule  infère,  l'embryon  a  deux  cotyles  égales,  plan- 
convexes  ;  en  un  mot,  il  est  isocotylé.  Les  cotyles  y  sont  situées 
latéralement,  de  façon  que  son  plan  médian  est  perpendiculaire 
au  plan  commun  de  symétrie  du  tégument  et  du  carpelle  ;  en  un 
mot,  il  est  accombant  au  raphé.  En  outre,  il  est  exclusivement 
oléagineux,  sans  trace  d'amidon. 

Ces  deux  conformations  très  différentes  du  fruit,  de  la  graine 
et  de  l'embryon  se  retrouvent  dans  le  groupe  des  espèces  où  la 
déhiscence  de  l'anthère  est  poricide.  Chez  les  unes,  en  effet, 
dont  l'O.  membraneuse  est  le  type,  la  drupe  et  la  graine  sont 
réniformes,  attachées  par  leur  face  concave,  et  l'embryon  offre 


u8  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

exactement  la  même  forme  hétérocotylée  et  la  même  orienta- 
tion nécessairement  incombante  que  dans  l'O.  multiflore.  Chez 
les  autres,  la  drupe  et  la  graine  sont  ovoïdes,  attachées  par 
leur  base,  et  l'embryon  présente  la  même  forme  isocotylée 
que  dans  l'O.  leptoclade.  Mais  ici  les  deux  orientations  pos- 
sibles sont  l'une  et  l'autre  réalisées.  Chez  certaines  espèces,  en 
effet,  dont  l'O.  hérissée  (0.  sqttarrosa  Linné)  est  le  type,  l'em- 
bryon isocotylé  est  accombant,  comme  dans  l'O.  leptoclade. 
Tandis  que  chez  les  autres,  dont  l'O.  noir-pourpre  est  le  type, 
ses  deux  cotyles  sont  antéro-postérieures,  et  son  plan  médian 
coïncide  avec  le  plan  de  symétrie  commun  du  tégument  et  du 
carpelle  ;  en  un  mot,  il  est  incombant  au  raphé. 

D'après  la  conformation  du  fruit,  de  la  graine  et  de  l'em- 
bryon, le  premier  de  ces  deux  groupes  se  partage  donc  en 
deux  séries,  le  second  en  trois,  et  l'ensemble  des  espèces  attri- 
buées jusqu'ici  au  genre  Ochne  forme  ainsi  cinq  lots. 

Pour  sanctionner  ces  différences,  il  convient  maintenant 
d'attribuer  à  chacun  de  ces  lots  une  valeur  générique  et  de 
subdiviser  en  conséquence  le  genre  Ochne  en  cinq  genres  dis- 
tincts. 

Les  espèces  à  déhiscence  d'anthère  longitudinale,  à  fruit  et 
graine  réniformes,  à  embryon  hétérocotylé  et  incombant,  qui  se 
groupent  autour  de  l'O.  multiflore,  constitueront  le  genre  Ochne 
restreint  (Ochna  Linné  pro  parte). 

Les  espèces  à  déhiscence  d'anthère  longitudinale,  à  fruit  et 
graine  ovoïdes,  à  embryon  isocotylé  et  accombant,  qui  se 
groupent  autour  de  l'O.  leptoclade,  formeront  le  genre  nouveau 
Ochnelle  {Ochnella). 

Les  espèces  à  déhiscence  d'anthère  poricide,  à  fruit  et 
graine  réniformes,  à  embryon  hétérocotylé  et  incombant,  qui  se 
groupent  autour  de  l'O.  membraneuse,  composeront  le  genre 
nouveau  Porochne  (Poroc/ma). 

Les  espèces  à  déhiscence  d'anthère  poricide,  à  fruit  et 
graine  ovoïdes,  à  embryon  isocotylé  et  accombant,  qui  se 
groupent  autour  de  l'O.  hérissée,  formeront  le  genre  nouveau 
Disclade  (Discladiiivi). 

Enfin,  pour  les  espèces  à  déhiscence  d'anthère  poricide,  à 
fruit  et  graine  ovoïdes,  à  embryon  isocotylé  et  incombant,  qui 
se  groupent  autour  de  l'O.  noir-pourpre,  on  relèvera,  en  en 


Pu.  Van  Tieghem.  —  Subdivision  du  genre  Ochne.  119 

restreignant  l'étendue,  le  nom  de  Diporide  (Dipoj'ïdiiim  Wend- 
land  pro  parte). 

Considérons  maintenant  séparément  chacun  des  cinq  genres 
ainsi  définis,  pour  achever  de  les  caractériser  et  en  signaler  les 
principales  espèces. 

i.  —  Sur  le  genre  Ochne  restreint 

L'Ochne  multiflore  (Oc/ma  imiltiflora  De  Candolle),  dont 
j'ai  pu  étudier  dans  l'Herbier  de  Jussieu  l'échantillon  original, 
récolté  par  Smeathman  à  Sierra  Leone  et  donné  par  lui  à 
Thouin,  a  ses  fleurs  disposées  en  assez  grand  nombre  le  long 
d'une  grappe  simple  terminale  :  d'où  son  nom  spécifique.  Les 
fleurs  de  cet  exemplaire  sont  passées  et  en  fruit.  Au-dessus  du 
calice  persistant  et  accru,  on  y  voit  les  nombreux  et  grêles  fdets 
staminaux,  terminés  chacun  par  un  petit  renflement  cupuliforme 
sur  lequel  reposait  la  base  de  l'anthère  tombée  ;  c'est  dans  cet 
état  que  les  étamines  ont  été  figurées  par  A. -P.  de  Candolle  (1). 
J'ai  retrouvé  pourtant,  cachée  dans  le  repli  d'un  sépale,  une 
de  ces  anthères  tombées,  et  j'ai  pu  m'assurer  que  la  déhiscence 
en  est  bien  longitudinale,  comme  il  l'admettait. 

Bien  qu'il  n'ait  pas  aperçu  de  différence  entre  les  Ochnes 
dans  le  mode  de  déhiscence  de  l'anthère,  comme  il  a  été  dit  plus 
haut,  A. -P.  de  Candolle  a  été  pourtant,  dès  181 1,  frappé  de  la 
forme  et  du  mode  d'attache  du  fruit  dans  son  Ochne  multiflore. 
Il  n'en  a  pas  étudié  la  graine,  il  n'y  a  pas  remarqué  la  singulière 
conformation  de  l'embryon,  et  cependant  il  a  jugé  ce  caractère 
assez  important  pour  prévoir  qu'on  pourrait  dans  l'avenir  fon- 
der sur  lui  une  séparation  générique.  Je  cite  textuellement  : 
a  Drupae...,  non  obovatas  ut  in  aliis,  sed  multo  latiores  quam 
«  longiores,  unde  quasi  transversum  prae  aliis  adfixae  videntur. 
«  Hinc  species  distinctissima  et  forsan  ut  genus  proprium  in  pos- 
ai terumeonsideranda  »  (2).  En  réalité,  la  drupe  n'est  pas  allongée 
transversalement,  comme  le  croyait  A. -P.  de  Candolle,  mais 
bien  longitudinalement,  comme  d'ordinaire,  avec  incurvation 
dans  le  plan  radial.  Seulement,  lorsqu'elle  est  seule  au  sommet 
du  gynophore,  comme  il  arrive  assez  souvent  par  avortement 

1.  Loc.  cit.,  pi.  III,  fig.  a,  c,  e,   181 1. 

2.  Loc.  cit.,  p.  412,  181 1. 


iao  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

des  autres,  elle  y  paraît  insérée  transversalement  au  sommet, 
en  chapeau  de  gendarme,  et  c'est  sans  doute  ce  qui  a  trompé 
A. -P.  de  Candolle.  Toujours  est-il  que  le  genre  vaguement 
entrevu  et  prédit  par  cet  éminent  botaniste  a  dû  attendre  près 
d'un  siècle  avant  d'être  mis  au  jour  et  définitivement  établi. 

Dans  son  exploration  des  royaumes  d'Oware  et  de  Bénin, 
Palisot  de  Beauvois  a  récolté,  en  1787,  une  plante  voisine  de  la 
précédente  ;  il  en  a  donné  à  A.-L.  de  Jussieu  quelques  frag- 
ments, que  j'ai  pu  étudier  dans  son  Herbier.  Elle  diffère  de  l'O. 
multiflore,  notamment  par  ses  feuilles  plus  petites  et  par  ses 
pédicelles  plus  longs,  plus  grêles  et  articulés  plus  haut.  Ce  sera 
l'O.  de  Palisot  [Oc/ma  Palisotix.  T.). 

La  plante  récoltée  par  Leprieuret  Perrottetau  Sénégal,  aux 
bords  de  la  Casamance,  près  de  Itou,  décrite  dans  la  Flore  de 
Sénégambie  sous  le  nom  d'Ochne  douteuse  {Ochna  dnbia 
Guillemin  et  Perrottet),  est  voisine  des  deux  précédentes,  mais 
s'en  distingue  assez,  notamment  par  ses  feuilles  persistantes, 
pour  qu'il  soit  nécessaire  de  lui  conserver  son  autonomie. 

Heudelot  a  récolté  en  1837,  au  Sénégal,  dans  les  lieux  om- 
bragés et  humides  du  Rio  Pongos,  une  espèce  (n°  903)  nettement 
distincte  des  précédentes  par  sa  taille  plus  élevée,  atteignant 
jusqu'à  huit  mètres,  par  ses  grappes  plus  longues,  à  fleurs  plus 
nombreuses  et  plus  longuement  pédicellées,  fortement  odorantes 
et  nectarifères.  Ce  sera  l'Ochne  odorant  {Oc hna '  fragrans  v.  T.). 

Griffon  du  Bellay  a  récolté  à  Denys,  au  Gabon,  en  1864, 
deux  plantes  (n°  209  et  n°  281),  qui  sont  autant  d'espèces  dis- 
tinctes du  même  genre  que  les  précédentes.  C'est  le  n°  281  qui 
leur  ressemble  le  plus,  tout  en  en  différant  notamment  par  des 
feuilles  beaucoup  plus  coriaces.  Ce  sera  l'Ochne  coriace  {Ochna 
coriacea  v.  T.).  Le  n°  209  est  un  arbre  et  non  un  arbuste.;  les 
feuilles  y  sont  moins  longues,  arrondies  et  non  atténuées  à  la 
base  ;  les  grappes  y  sont  plus  courtes,  à  pédoncules  plus  épais, 
à  pédicelles  plus  gros  et  plus  serrés,  en  un  mot  plus  trapues.  Ce 
sera  l'Ochne  de  Griffon  {Ochna  Griffoniana  v.T.). 

Pour  Bâillon,  toutes  ces  formes,  y  compris  le  n°  209  et  le 

n°  281  de  Griffon,  qu'il  a  étudiées  comme  moi  dans  l'Herbier  du 

Muséum,  ne  constitueraient  qu'une  seule  et  même  espèce,  assez 

polymorphe,  YO.  multîflora  de  De  Candolle  (1).  Mais  on  sait 

1.  Bâillon  :  Adansonia,  IX,  p.  574,  1868, 


Ph.  Van  Tieghem.  —  Subdivision  du  genre  Ochnc.  121 

combien  ce  botaniste  était,  d'une  façon  générale,  enclin  à  réunir 
sous  le  même  nom  des  choses  très  différentes. 

Enfin  Mann  a  récolté  au  Niger  (Nun  river,  n°  490),  en  1860, 
une  autre  espèce  à  grappe  simple,  mais  courte,  pauciflore,  et 
où  le  style,  au  lieu  d'être  renflé  au  sommet  en  tête  obscurément 
lobée,  y  est  nettement  divisé  en  cinq  branches  :  ce  sera  l'Ochne 
de  Mann  (Oc/ma  Manniïx.  T.).  Oliver  l'a  rattachée  à  tort  à 
l'O.  multiflore  (1). 

Ainsi  composé,  pour  le  moment,  le  genre  Ochne  comprend 
donc  sept  espèces,  dont  cinq  nouvelles  et  une  ancienne  res- 
taurée, appartenant  toutes  à  l'Afrique  occidentale.  L'inflo- 
rescence y  est  partout  une  grappe  simple  terminale,  caractère 
qui  vient  s'ajouter  à  l'hétérocotylie  de  l'embryon  pour  définir 
ce  genre  par  rapport  au  suivant. 

Aucune  des  espèces  qui  composent  ce  genre  ne  semble 
avoir  été  connue  jusqu'ici  ni  de  M.  Engler,  ni  de  M.  Gilg,  au- 
teur de  la  revision  la  plus  récente  de  la  famille,  en  1893.  Aussi  ne 
figurent-elles  pas,  comme  elles  auraient  dû,  dans  la  section 
Se /usant  hera,  distinguée  dans  le  genre  Ochna  par  ces  deux 
botanistes,  comme  il  a  été  dit  plus  haut. 

2.  —  Sur  le  genre  nouveau  Ochnelle. 

Les  Ochnelles  {Ochnella  v.  T.)  sont  des  arbustes  à  feuilles 
caduques,  dont  l'inflorescence,  qui  est  en  réalité  une  grappe 
simple  pauciflore,  est  tellement  raccourcie  que  les  pédicelles  se 
touchent  à  leur  base  et  simulent  une  ombelle  sessile.  Cette  om- 
belle termine  un  court  ramuscule  latéral,  axillaire  d'une  feuille 
tombée  de  l'année  précédente,  et  qui,  sous  les  fleurs,  n'a  porté 
que  des  écailles.  Les  bourgeons  floraux  écailleuxse  développent 
ici  bien  avant  les  bourgeons  écailleux  végétatifs,  de  sorte  que, 
au  moment  de  sa  floraison,  la  plante  est  encore  toute  dépourvue 
de  feuilles.  C'est  seulement  plus  tard,  lorsqu'elle  est  en  fruits, 
qu'elle  offre  ses  feuilles  bien  développées. 

Le  mode  d'inflorescence  vient  donc  s'ajouter  à  l'isocotylie  de 
l'embryon  pour  définir  ce  genre  par  rapport  au  précédent  et  pour 
distinguer  les    Ochnelles  des    Ochnes    en  l'absence  des  fruits. 

On  a  décrit  jusqu'à  présent  comme  Ochna  huit  espèces  ap- 
1.  Oliver  :  Flora  of  trop.  Afrika,  I,  p.  317,  1868. 


122  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

partenant  certainement  à  ce  genre  nouveau.  Ce  sont  :  l'Ochnelle 
leptoclade  (Ochnella  leptoclada  (Oliver)  v.  T.),  du  Mozambique  ; 
l'O.  de  Mechow  (O.  Mechowiana  (O.  Hoffmann)  v.  T.),  l'O. 
de  Welwitsch  {O.  Welwitschiï  (Rolfe)  v.  T.)  et  l'O.  gracili- 
pède  (O.  gracilipes  (Hiern)  v.  T.),  toutes  les  trois  d'Angola; 
l'O.  ovale  {O.ovata  (F.  Hoffmann)  v. T.),  de  la  côte  orientale  d'A- 
frique (Ugalla-fluss);  l'O.  de  Boivin(  O.  Boiviniana  (Bâillon)  v.  T.) 
et  l'O.  brachypode  [O.  brachypoda  (Bâillon)  v.T.),  de  Madagas- 
car; enfin  l'O.  de  Maurice  (O.  mauriliana  (Lamarck)  v.  T.). 

Il  y  faut  ajouter  l'espèce  récoltée  au  Niger,  en  1858,  par 
Barter  (Idda,  n°  1641),  distinguée  avec  doute  de  l'O.  lepto- 
clade, en  1868,  mais  non  nommée  par  Oliver  (1)  :  ce  sera  l'O.  de 
Barter  (O.  Barieri 'v.  T.).  La  plante  rapportée  d'Angola  par 
M.  Bûchner  (n°  540),  nommée  à  tort  O.  leptoclada  dans  l'Her- 
bier de  Berlin,  est  encore  une  espèce  du  même  genre  :  ce  sera 
l'O.  de  Bûchner  (O.  Bûchneriv.  T.).  Il  y  faudra  probablement 
rattacher  aussi  l'O.  pygmée  (O.pygmœa  (Hiern)  v.  T.),  d'An- 
gola (Welwitsch,  n°  4600),  lorsqu'on  aura  pu  s'assurer  que  la 
déhiscence  de  l'anthère  y  est  réellement  longitudinale,  point 
que  M.  Hiern  a  laissé  dans  le  doute  (2),  et  peut-être  l'O.  d'Af- 
zelius  (O.  Afzelïi  R.  Brown),  de  Sierra  Leone,  où  le  mode  de 
déhiscence  de  l'anthère  est  encore  inconnu. 

A  ces  onze  ou  douze  espèces,  je  puis  en  ajouter  ici  trois 
autres,  que  M.  Chevalier  a  rapportées  au  Muséum,  en  1899, 
de  son  voyage  au  Soudan  français,  et  une  quatrième  récoltée 
par  M.  Lecomte  au  Congo  français  en  1893. 

La  première  (n°  610),  récoltée  à  Koba,  aux  environs  de 
Kankan  (ancien  pays  de  Samory),  est  un  arbuste  de  1  à  2  mètres 
de  haut,  à  rameaux  longs,  grêles  et  blancs,  ressemblant  par  là  à 
l'O.  leptoclade  du  Mozambique.  Elle  fleurit  à  la  fin  de  mars  ; 
l'ombelle  y  est  ordinairement  triflore,  à  fleurs  jaunes  inodores, 
portées  par  des  pédicelles  articulés  très  près  de  la  base.  L'an- 
thère, plus  courte  que  le  filet,  s'ouvre  en  long.  Le  pistil  a  cinq 
carpelles,  avec  un  style  renflé  au  sommet  en  une  tête  obscuré- 
ment lobée.  Ce  sera,  pour  rappeler  la  minceur  des  rameaux, 
l'O.  ténue  (O.  tennis  v.  T.). 

1.  Oliver  :  Flora  of  trop.  Afrika,  I,  p.  318,  1868. 

2.  Hiern  :  Catalogue  of  the  african  plants  collcctcd  by  Welwitsch,  I, 
p.  122,  1896. 


Ph.  Van  Tieghem.  —  Subdivision  du  genre  Ochne.  123 

La  seconde  (n°  721),  récoltée  à  Koumantou,  dans  le  Sion- 
dougou  (ancien  pays  de  Samory),  est  remarquable  par  un  rhi- 
zome d'où  partent  des  branches  dressées,  hautes  seulement  de 
om.  30  à  1  m.,  propriété  qui  lui  permet  de  résister  à  l'incendie 
delà  brousse  et  de  pousser  plus  tard  de  nouveaux  rameaux.  La 
plante  développe  ici,  vers  le  milieu  d'avril,  ses  pousses  feuillées 
presque  en  même  temps  que  ses  fleurs.  Chaque  ombelle  a  de 
six  à  huit  fleurs,  à  pédicelles  plus  longs,  plus  grêles  et  articulés 
à  2  ou  3  millim.  au-dessus  de  la  base.  Ce  sera  l'O.  a  rhizome 
(O.  rhizomatosa  v.T.).  Elle  est  voisine  de  l'O.  pygmée  (O.  pyg- 
mxa  (Hiern)  v.  T.),  d'Angola,  qui  a  aussi  un  rhizome,  si  toute- 
fois cette  espèce  est  bien  une  Ochnelle,  ce  qui  n'est  pas  encore 
certain,  comme  on  l'a  vu  plus  haut. 

La  troisième  (n°  555),  récoltée  à  Bambanatoumba,  province 
de  Sankaran  (ancien  pays  de  Samory),  est  un  arbre  de  cinq  à 
six  mètres  de  haut,  qui,  au  commencement  de  mars,  est  déjà  en 
jeunes  fruits  avec  ses  feuilles  de  l'année  bien  développées.  La 
corolle  est  blanche,  à  pétales  rétrécis  à  la  base  et  atténués  au 
sommet,  tandis  qu'elle  est  jaune  dans  les  autres  espèces.  L'om- 
belle a  d'ordinaire  quatre  ou  cinq  fleurs,  parfois  deux  seule- 
ment ou  même  une  seule  ;  les  pédicelles  y  sont  articulés  à  la  base 
même,  qui  est  renflée.  L'anthère  est  trois  à  quatre  fois  plus 
courte  que  le  filet,  et  les  filets  sont  régulièrement  superposés 
deux  par  deux  en  vingt  paires  tout  autour  du  réceptacle.  Le 
style  est  capité  au  sommet,  à  cinq  lobes.  Ce  sera,  pour  rappeler 
la  couleur  des  fleurs,  l'O.  blanche  (O.  alba  v.  T.). 

La  quatrième,  récoltée  par  M.  Lecomte  à  Kitabi  (n°  59),  se 
distingue  notamment  par  son  écorce  noire,  pointillée  de  blanc. 
Ce  sera  l'O.  pointillée  (O.  pimctulata  v.  T.). 

Ces  quatre  espèces  nouvelles,  qui  seront  décrites  plus  com- 
plètement dans  mon  Mémoire,  portent  à  quinze  ou  seize  le 
nombre  d'Ochnelles  actuellement  connues.  Trois  d'entre  elles 
seulement  (O.  leptoclada,  Mechowiana  et  ovata)  sont  inscrites 
actuellement  dans  la  section  Schizanthera  de  M.  Engler,  car  on 
a  vu  plus  haut  pourquoi,  malgré  la  déhiscence  longitudinale  de 
l'anthère,  ni  Y  O .  ferruginea  Engler,  ni  YO.  alboserratcl  Engler, 
ne  peuvent   plus    désormais  y  prendre  place. 

On  peut  répartir  ces  espèces  en  deux  lots  d'après  la  con- 
formation du  corps   végétatif,  qui  est   ordinairement  dressé, 


124  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

quelquefois  rampant  à  l'aide  d'un  rhizome.  De  là  deux  sections, 
qu'on  nommera,  la  premièi'e,  les  Dressées  (Erecta?),  compre- 
nant la  plupart  des  espèces,  la  seconde,  les  Rampantes  (Re- 
pentes), renfermant  seulement  l'O.  rhizomateuse  et  aussi,  pro- 
bablement, l'O.  pygmée. 

Ainsi  composé,  le  genre  Ochnelle  a  la  plupart  de  ses  espèces 
répandues  en  Afrique  occidentale,  deux  seulement  en  Afrique 
orientale,    deux  à  Madagascar  et  une  à  Maurice. 

3.  —  Sur  le  genre  nouveau  Porochne. 

Par  leur  inflorescence,  qui  est  une  grappe  terminale  com- 
posée d'ombellules,  lesPorochnes  (Porochna  v. T.)  se  distinguent 
des  deux  genres  précédents  tout  aussi  nettement  que  par  la 
déhiscence  poricide  des  anthères,  d'où  elles  tirent  leur  nom.  Par 
la  singulière  conformation  du  fruit,  de  la  graine  et  de  l'em- 
bryon, elles  ressemblent  aux  Ochnes  et  diffèrent  profondément 
des  Ochnelles. 

Une  seule  espèce  en  a  été  décrite  jusqu'à  présent  comme 
Oc/ma  ;  c'est  la  Porochne  membraneuse  (Porochna  membra- 
nacea  (Oliver)  v.  T.),  récoltée  au  Niger  par  Barter  en  1858 
(Idda,  n°  1643).  Les  feuilles  y  sont  caduques.  Sur  la  grappe 
composée,  les  ombellules  2-4-  flores  sont  brièvement  pédon- 
culées  et  leurs  pédicelles  sont  articulés  très  près  de  la  base. 

La  plante  récoltée  en  Angola,  à  Golungo  alto,  en  1856,  par 
Wehvitsch  (n°  4601),  qui  a  été  décrite  par  M.  Hiern  comme 
une  simple  variété  rtibescens  de  l'espèce  précédente  (i),en  est 
bien  distincte,  non  seulement  par  des  feuilles  persistantes,  plus 
grandes  et  à  nervures  plus  saillantes,  mais  encore  par  son  inflo- 
rescence, la  grappe  terminale  y  étant  accompagnée  par  plusieurs 
autres  grappes  issues  de  sa  base  à  l'aisselle  des  feuilles  supé- 
rieures du  rameau.  Ce  sera  la  P.  rougeâtre  [P.  ruâesceusv.  T.). 

Une  autre  plante,  récoltée  aussi  en  Angola  par  Welwitsch 
(n°  4598)  et  rapportée  à  tort  par  M.  Hiern  à  YOchna  ftulclira 
Hooker  f.,  du  Cap  (2),  appartient  au  même  genre  et  diffère  des 
deux  précédentes  par  ses  feuilles  persistantes,  plus  étroites  et 
plus  longues,  et  par  ses  fleurs   plus  petites  et  plus   nombreuses 

1.  Hiern  :  Catalogue,  I,  p.  120,  1896. 

2.  Loc.  cit.,  p.  121. 


Ph.  Van  Tieghem.  —  Subdivision  du  genre  Oc/me.  125 

dans  chaque  ombellule  de  la  grappe  composée.  Ce  sera  la  P.  de 
Hiern  [P.  Hiernii  v.  T.). 

Griffon  du  Bellay  a  rapporté  du  Gabon,  en  1864,  une 
plante  (n°  350)  ayant  la  même  inflorescence  en  grappe  termi- 
nale composée  et  le  même  fruit  réniforme  à  embryon  hétéro- 
cotylé,  mais  où  les  pédicelles  latéraux  de  la  grappe  sont  plu- 
sieurs fois  bifurques.  Ce  sera  la  P.  paniculée  (P.  paniculata 
v.  T.). 

Enfin  M.  Jacques  de  Brazza  a  récolté  au  Congo  français,  à 
Osika  (Bateke),  en  1883,  une  espèce  du  même  genre,  remar- 
quable par  la  largeur  que  les  sépales  rouges  atteignent  autour 
du  fruit.  Ce  sera  le  P.  latisépale  [P.  latisepala  v.  T.). 

C'est  à  ces  cinq  espèces,  toutes  de  l'Afrique  occidentale, 
dont  quatre  sont  nouvelles,  que  se  réduit  pour  le  moment  le 
genre  Porochne. 

4.  —  Sur  le  genre  nouveau  Disclade. 

Ressemblant  aux  Porochnes  par  la  déhiscence  poricide 
de  l'anthère  et  par  l'inflorescence  en  grappe  terminale  com- 
posée, d'où  ils  tirent  leur  nom,  les  Disclades  {Discladium 
V.  T.)  en  diffèrent  profondément  par  la  conformation  du  fruit, 
de  la  graine  et  de  l'embryon,  qui  y  est  droit,  isocotylé  et  accom- 
bant.  Sous  ce  rapport,  ils  sont  exactement  aux  Porochnes  ce 
que  les  Ochnelles  sont  aux  Ochnes. 

On  a  décrit  jusqu'à  présent  comme  Ochna  une  dizaine  d'es- 
pèces appartenant  certainement  à  ce  genre.  Ce  sont  notamment 
les  D.  hérissé  (D.  squarrosum  (Linné)  v.  T.),  D.  luisant  [D.  lu- 
cidum  (Lamarck)  v.  T.),  D.  obtus  [D.  obtusatum  (de  Candolle) 
v.T.),  D.  brillant  [D.  nitidum  (Thunberg)  v.  T.),  de  l'Inde;  le 
D.  du  Mozambique  {D.  mossambicence  (Klotsch)  v.  T.);  le 
D.  de  Bernier  [D.  Bernieri  (Bâillon)  v.  T.),  de  Madagas- 
car; le  D.  des  Comores  [D.  comorensis  (Bâillon)  v.  T.),  de 
Mayotte,  etc.  J'en  décrirai  plusieurs  autres  dans  mon  Mémoire. 

Ainsi  composé,  le  genre  Disclade  s'étend,  comme  on  voit, 
depuis  la  côte  orientale  d'Afrique,  à  travers  l'Inde  jusqu'en 
Birmanie.  On  n'en  connaît  pas  en  Afrique  occidentale. 


126  journal  de  botanique 

5.  —  Sur  le  genre  Diporide  restauré  et  restreint. 

Ressemblant  aux  Disclades  par  la  déhiscence  poricide  de 
l'anthère,  ainsi  que  par  la  conformation  du  fruit,  de  la  graine  et 
de  l'embryon,  qui  est  droit  et  isocotylé,  le  genre  Diporide  res- 
tauré et  restreint  {Diporidùim  Wendland  pro  parte)  en  diffère 
d'abord  par  l'incombance  de  l'embryon,  puis  par  l'inflorescence, 
qui  y  est  toujours  une  grappe  simple,  diversement  contractée 
et  disposée  suivant  les  espèces. 

Ce  genre  est  beaucoup  plus  vaste  que  les  quatre  précédents. 
Il  compte,  en  effet,  aujourd'hui  plus  de  soixante  espèces,  ré- 
pandues pour  une  moitié  sur  le  continent  africain,  pour  l'autre 
moitié  à  Madagascar  (treize),  à  Maurice  (une),  en  Asie,  de 
l'Arabie  à  l'ouest  jusqu'en  Birmanie  à  l'est  (douze),  et  en 
Océanie,  à  Timor  (une  seule).  On  en  cultive  deux  espèces  dans 
les  serres  :  le  D.  noir-pourpre  [D.  alropurpureiim  (De  Can- 
dolle)  Wendland),  originaire  du  Cap,  et  une  espèce  voisine 
ayant,  comme  la  précédente,  les  fleurs  solitaires,  nommée  donc 
très  improprement  Ochna  multiflora,  et  qui  n'a  rien  de  com- 
mun avec  la  véritable  O.  multiflore,  dont  il  a  été  question 
plus  haut.  Provisoirement,  jusqu'à  ce  qu'on  ait  pu  l'identifier 
avec  quelque  espèce  déjà  décrite,  je  la  nommerai  D.  uniflore  [D. 
unïflorumv.  T.). 

Les  modifications  de  l'inflorescence  permettent  de  grouper 
ces  nombreuses  espèces  en  trois  sections. 

L'inflorescence  est  quelquefois  une  grappe  simple  terminale, 
plus  ou  moins  raccourcie  suivant  les  espèces  :  ce  sera  la  section 
des  Racémeux  (Racemosd).  Elle  renferme  notamment  le  D.  beau 
[D.  pulchruni  (Hooker  f.)  v.  T.),  du  Cap  ;  le  D.  de  Madagascar 
[D.  madagascariense  (De  Candolle)  v.  T.),  le  D.  de  Humblot 
[D.  Humblotianum  (Bâillon)  v.  T.),  le  D.  d'Androvine  {D.  an- 
drovinense  (Bâillon)  v.  T.),  de  Madagascar;  etc. 

Chez  d'autres,  plus  nombreuses,  l'inflorescence  est  encore 
une  grappe  simple,  mais  pauciflore  et  très  raccourcie  au  point 
de  simuler  une  ombelle  sessile,  et  cette  ombelle  termine  un  ra- 
muscule  latéral  sans  feuilles  :  ce  sera  la  section  des  Ombelles 
{Umbellata).  Elle  comprend  notamment  le  D.  en  arbre  (D.  ar- 
boreum  (Burchell)  Wendland),  du  Cap;  le  D.  blanchâtre  [D.  leti- 
cophlceos   (Hochstetter)  v.   T.)   et  le    D.  ardisioïde   (D.  ardi- 


Ph.  Van  Tieghem.  —  Subdivision  du  genre  Ochne.  127 

sioides),  (f  Abyssinie;  le  D.  cilié  (D.  ciliatum  (Lamarck)  v.  T.) 
et  le  D.  de  Pervillé  [D.  Pervilleanum  (Bâillon)  v.  T.),  de  Mada- 
gascar; le  D.  cordé  [D.  cordatum  (Thwaites)  v.  T.),  le  D.  de 
Wallich  {D.  Wallichiï  (Planchon)  v.T.)  et  le  D.  roussâtre  {D.  ru- 
fesceus  (Thwaites)  v.  T.),  de  l'Inde;  le  D.  de  Decaisne  [D.  De- 
caisneiv.  T.),  de  Timor  (1);  etc. 

Ailleurs,  enfin,  l'inflorescence  est  encore  typiquement  une 
ombelle  terminant  un  ramuscule  latéral  sans  feuilles,  mais  cette 
ombelle  est  réduite  ordinairement  à  une  seule  fleur  :  ce  sera  la 
section  des  Uniflores  (Uniflorà).  Elle  renferme  notamment  le 
D.  noir-pourpre  [D.  atropurpureum  (De  Candolle)  Wendland), 
du  Cap,  le  D.  uniflore  [D.  tmiflorum  v.  T.),  cultivé  avec  le  pré- 
cédent dans  nos  serres,  comme  il  a  été  dit  plus  haut  ;  le 
D.  émarginé  [D.  emarginatum  v.  T.)  =  Ochna  parvifolia 
Bâillon  non  Vahl),  de  Madagascar;  le  D.  de  Schimper  {D. 
Schimperi  v.  T.),  d'Abyssinie;  le  D.  inerme  (D.  inerme 
(Forskâl)  v.  T.),  d'Arabie;  le  D.  de  Wight  [D.  Wightianùm 
(Wallich)  v.  T.),  de  l'Inde  ;  etc. 

A  chacune  de  ces  trois  sections,  j'ajouterai  dans  mon  Mé- 
moire quelques  espèces  nouvelles. 

Ainsi  composé,  le  genre  Diporide  comprend  d'abord  toutes 
les  Ochnées  actuellement  connues  d'Asie  et  d'Océanie,  toutes 
celles  de  Maurice,  des  Comores  et  de  Madagascar,  à  l'exception 
de  trois,  et  la  plupart  de  celles  de  l'Afrique  orientale,  depuis  le 
Cap  jusqu'en  Abyssinie.  On  n'en  connaît  aucune  jusqu'à  présent 
en  Afrique  occidentale.  Depuis  la  côte  orientale  d'Afrique  à 
l'ouest  jusqu'à  Timor  à  l'est,  son  aire  géographique  n'en  offre 
pas  moins  une  immense  étendue. 

5.  —  Constitution  actuelle  de  la  tribu  des  Ochnées 

Constituée  maintenant  par  les  cinq  genres  que  l'on  vient 
d'y  distinguer,  comprenant  ensemble  environ  cent  espèces  et 
formant,  les  deux  premiers,  la  sous-tribu  des  Schizaiiihérées, 
les  trois  autres,  la  sous-tribu  des  Poranthérées,  la  tribu  des 
Ochnées  a  sa  composition  résumée  dans  le  tableau  suivant  : 

1.  N'ayant  pas  vu  les  anthères  de  cette  espèce,  j'en  ignore  le  mode  de  dé- 
hiscence  ;  c'est  d'après  l'inflorescence  que  je  la  classe  ici  dans  le  genre  Dipo- 
ride. 


128 


OCHNEES. 

Etamines 
à    déhiscence 


JOURNAL  DE  BOTANIQUE 


longitudinale. 

SCHIZANTHÉRÉES.< 

Drupe 
poricide. 

PoRANTHÉRÉES. 

Drupe 


réniforme.  Embryon  hé- 
térocotylé  incombant.     Ochne 

ovoïde.  Embryon  isoco- 
tylé  accombant.  .    .    . 

réniforme.  Embryon  hé- 

térocotylé  incombant.     Porochne 
ovoïde 


7  esp. 


Ochuelle.       16  esp. 


Embryon 
isocotylé 


accombant. 
incombant. 


Discladc. 
Diporide. 


5  esp. 

io  esp. 
6o  esp. 


Si  l'on  préférait  mettre  au  premier  rang-  la  conformation  du 
fruit,  de  la  graine  et  de  l'embryon,  comme  étant  un  caractère 
plus  important  que  le  mode  de  déhiscence  de  l'anthère,  la  tribu 
se  partagerait  en  deux  sous-tribus  :  les  Isocolylées  et  les  Hété- 
rocotylées,  et  le  tableau  prendrait  la  forme  suivante  : 


OCHNÉES. 
Embryon 


isocotylé, 

IsOCOTYLÉES. 

hétérocotylé, 

HÉTÉROCOTYLÉES. 


accombant.  Anthère  (  longitudinale .  Ochuelle. 

à   déhiscence       \  poricide  .    .    .  Disclade. 

incombant.  Anthère  ( 

.    , ,,.  s  poricide  .    .    .  Diporide. 

a  déhiscence        (^  r 

incombant.  Anthère  (  longitudinale .  Ochne. 

à  déhiscence        \  poricide  .    .    .  Porochne. 


L'aire  géographique  des  Ochnées  s'étend  depuis  la  côte 
occidentale  d'Afrique,  à  l'ouest,  jusqu'à  Timor,  à  l'est.  Ses  deux 
genres  hétérocotylés,  Ochne  et  Porochne,  appartiennent  exclu- 
sivement à  l'Afrique  occidentale.  Ses  trois  genres  isocotylés 
ont  une  extension  plus  vaste.  Les  Ochnelles  demeurent  pour- 
tant propres  à  l'Afrique,  où  elles  croissent  dans  toute  la  largeur 
du  continent,  et  jusqu'à  Madagascar  et  à  Maurice.  Quant  aux 
Disclades  et  aux  Diporides,  ils  ne  commencent  que  sur  la 
côte  orientale  d'Afrique,  mais  s'étendent  en  Asie  jusqu'en 
Birmanie;  les  Diporides  s'avancent  même  en  Océanie  jusqu'à 
Timor. 

Dans  une  prochaine  Note,  on  procédera  à  une  revision  sem- 
blable de  la  tribu  des  Ouratéées  et  de  celle  des  Elvasiées,  afin 
d'établir,  en  définitive,  la  composition  actuelle  de  la  famille  des 
Ochnacées. 


Ed.  Bonnet.  —  L'Herbier  de  Lamarck,  son  histoire,  son  état  actuel.     129 

L'HERBIER  DE  LAMARCK 

SON  HISTOIRE,  SES  VICISSITUDES,  SON  ÉTAT  ACTUEL 

Par  M.  Ed.  BONNET. 

Le  17  janvier  18S7,  M.  le  professeur  Bureau  annonçait  à 
l'Académie  des  Sciences  l'entrée  au  Muséum  d'histoire  naturelle 
de  l'Herbier  de  Lamarck  et  donnait,  en  même  temps,  quelques 
renseignements  sommaires  sur  cette  collection  ;  mais  les  Comptes 
Rendus  ne  comportent  pas  de  longs  développements,  et  il  était 
du  reste  impossible,  à  ce  moment,  de  se  rendre  un  compte  exact 
de  l'importance  et  de  la  valeur  scientifique  de  cette  nouvelle  ac- 
quisition ;  ayant  consacré  la  majeure  partie  de  l'année  dernière 
à  la  mise  en  ordre  de  l'Herbier  de  Lamarck,  je  puis  dire,  sans 
exagération,  que  chaque  échantillon  m'a  passé  sous  les  yeux  et 
je  suis,  par  suite,  en  mesure  d'ajouter  quelques  détails  intéres- 
sants à  la  note  précédemment  publiée  par  M.  Bureau. 

Il  est  assez  difficile  de  préciser  la  date  à  laquelle  Lamarck 
commença  à  collecter  des  échantillons  de  plantes  sèches  ;  toute- 
fois, l'examen  de  sa  collection  m'a  conduit  à  cette  conclusion 
assez  inattendue  qu'au  moment  où  il  publiait  sa  Flore  Fran- 
çaise, en  1778,  Lamarck  ne  possédait  à  peu  près  pas  d'herbier; 
presque  toutes  les  plantes  de  sa  collection  sont  postérieures  à 
cette  date  et  c'est  seulement  à  la  suite  du  succès  obtenu  par  sa 
Flore,  que  Lamarck  entra  en  rapport  avec  les  principaux  bota- 
nistes français;  le  voyage  qu'il  fit  de  1781  à  1782,  en  Hollande 
et  en  Allemagne,  en  compagnie  du  fils  de  Buffon  (1),  et  plus 
tard  la  place  de  garde  des  herbiers  du  cabinet  du  roi  que  le 
comte  d'Angivilliers  fit  créer  pour  lui  (2),  permirent  à  Lamarck 
de  nouer  des  relations  avec  les  botanistes  étrangers  de  même 
qu'avec  les  médecins,  les  naturalistes  et  les  voyageurs  qui  se 
rendaient  dans  nos  colonies  :  c'est  ainsi  qu'on  trouve  dans  son 
herbier  certaines   collections  de  plantes    exotiques    qui,    dans 

1.  «  M.  de  Buffon...  désirant  faire  voyager  son  fils,  qui  venait  de  terminer 
ses  études,  proposa  à  M.  de  Lamarck  de  lui  servir  de  guide,  et,  ne  voulant  pns 
qu'il  parût  comme  un  simple  précepteur,  lui  fit  donner  une  commission  de  bota- 
niste du  roi,  chargé  de  visiter  les  jardins  et  les  cabinets^  étrangers  et  de  les 
mettre  en  correspondance  avec  ceux  de  Paris.  »  Cuvier  :  Eloge  historique  du 
chevalier  de  Lamarck. 

2.  En  1789,  aux  appointements  de  2.000  livres,  d'après  une  note  autographe 
de  Lamarck,  que  j'ai  sous  les  yeux. 


130  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

l'idée  du  collecteur,  pourraient  bien  avoir  été  destinées  au  Ca- 
binet du  Roi  (i)  ;  en  outre,  Lamarck  profita  de  sa  situation  pour 
enrichir  son  herbier  d'une  série  de  doubles  extraits  des  collec- 
tions confiées  à  ses  soins  (2);  quanta  ses  récoltes  personnelles, 
elles  se  réduisent  à  un  certain  nombre  déplantes  recueillies  pen- 
dant un  voyage  effectué  en  Auvergne,  en  1779,  et  au  cours  de 
plusieurs  herborisations  dans  les  environs  de  Paris  ;  on  peut 
y  comprendre  aussi  d'assez  nombreux  échantillons  prélevés  dans 
les  cultures  du  Jardin  des  Plantes  de  Paris,  et  de  celui  de  Tria- 
non. 

Nommé  à  une  chaire  de  Zoologie  lors  de  la  constitution  du 
Muséum  d'histoire  naturelle,  Lamarck  fut  bientôt  obligé  de  re- 
noncer à  la  botanique  pour  se  consacrer  entièrement  à  ses  nou- 
velles fonctions  ;  il  ne  délaissa  cependant  pas  complètement  son 
herbier  et  l'on  peut  voir,  par  les  étiquettes  de  certaines  collec- 
tions, qu'il  continua  à  recevoir  des  plantes  sèches  jusqu'à  une 
date  assez  tardive  ;  cette  accumulation  de  documents  était,  il 
est  vrai,  sans  utilité  pratique  pour  son  possesseur,  mais  d'autres 
venaient  y  puiser  des  renseignements  :  Poiret,  pour  la  continua- 
tion de  Y Encyclopédie  (3);  de  Candolle,  pour  la  rédaction  de  la 
Floire  française  ;  Desvaux,  pour  quelques-uns  de  ses  mémoires 
botaniques. 

Plus  tard,  vers  1824,  une  suite  de  circonstances  désastreuses 
engagèrent  Lamarck  à  se  défaire  de  ses  collections,  il  avait  alors 
quatre-vingts  ans,  il  était  atteint  de  la  plus  grande  infirmité  qui 
puisse  frapper  un  naturaliste,  la  cécité  ;  en  outre,  des  spécula- 
tions hasardeuses  avaient  englouti  sa  modeste  fortune  et  ses 
seuls  moyens  d'existence  consistaient  dans  son  modique  traite- 
ment de  professeur. 

Vers  la  fin  de  cette  même  année  1824,  arrivait  à  Paris,  avec 

1.  Je  citerai  notamment  les  plantes  recueillies  au  Sénégal  par  Roussillon,  qui 
n'existent  que  dans  l'herbier  Lamarck;  or,  dans  une  curieuse  autobiographie 
publiée  récemment  {Chronique  médicale,  VII,  p.  583),  Roussillon  nous  apprend 
qu'il  avait  été  envoyé  «  comme  officier  de  santé  en  chef  dans  les  colonies  du 
Sénégal  et  de  Juda  avec  le  brevet  de  correspondant  du  Jardin  des  plantes  et  du 
Cabinet  d'histoire  naturelle,  chargé  de  faire  des  recherches  »  ;  il  est  assez  vrai- 
semblable que  le  résultat  de  ces  recherches  était  destiné  au  Cabinet  d'histoire 
naturelle  et  non  à  l'herbier  particulier  de  Lamarck. 

2.  Telle  est  l'origine  des  plantes  de  Tournefort  et  de  Commerson,  qui  figurent 
dans  l'herbier  de  Lamarck. 

3.  A  partir  du  cinquième  volume,  Y  Encyclopédie  méthodique  a  été  rédigée 
par  Poiret. 


Ed.  Bonnet.  —  L'Herbier  de  Lainarck,  son  histoire,  son  état  actuel.       131 

l'intention  d'y  séjourner  pour  perfectionner  son  instruction,  un 
jeune  docteur  allemand,  J.-A.  Christian  Rœper  (1)  ;  il  avait, 
quelques  mois  avant,  présenté  à  la  Faculté  de  médecine  de  Gôt- 
tingue,  une  thèse  inaugurale  fort  remarquée  sur  les  Euphor- 
biacées  (2)  ;  ce  fut  pour  lui  une  occasion  d'entrer  en  relations 
avec  Adrien  dejussieu  qui,  plus  âgé  de  quelques  années,  venait 
lui  aussi  de  soutenir,  sur  le  même  sujet  (3),  sa  thèse  de  docteur 
en  médecine  devant  la  Faculté  de  Paris  ;  Rœper  fit  aussi  la. con- 
naissance d'Alexandre  de  Humboldt  alors  fort  répandu  dans  la 
société  scientifique  parisienne  ;  c'est  sur  ses  conseils,  et  par 
l'intermédiaire  d'Adrien  de  Jussieu,  qu'il  se  rendit  acquéreur  de 
l'herbier  de  Lamarck.  Cette  collection,  qui  semblait  désormais 
perdue  pour  la  France,  suivit  son  nouveau  possesseur  dans  ses 
déplacements,  d'abord  à  Bàle,  puisa  Rostock;  en  dernier  lieu, 
elle  fut  acquise,  il  y  a  environ  vingt-cinq  ans,  avec  tout  l'herbier 
de  Rœper,  par  le  Grand-Duc  de  Mecklembourg  pour  l'Univer- 
sité de  Rostock  ;  mais,  dans  l'intervalle,  l'herbier  de  Lamarck 
avait  subi  quelques  remaniements  :  Rœper  avait  eu  l'excellente 
idée  de  le  préserver,  malheureusement  il  a  employé  la  solution 
de  Smith  (4)  qui  a  souvent  taché,  non  seulement  les  étiquettes, 
mais  aussi  les  croquis  et  les  dessins  qui  accompagnent  certains 
échantillons  ;  il  l'avait  en  outre  intercalé  dans  son  propre  her- 
bier, en  ayant  soin  toutefois  de  distinguer,  par  une  annotation 
manuscrite,  les  échantillons  qui  ne  portaient  pas  d'étiquettes  de 
la  main  de  Lamarck  ou  la  mention  de  l'un  des  ouvrages  de  ce 
botaniste. 

On  connaît  par  la  notice  de  M.  Bureau,  les  circonstances  et 


1.  Jean-Auguste-Christian  Rœper,  né  à  Doberan  (Mecklembourg)  le  25  avril 
1801  ;  reçu  docteur  en  médecine  à  Gôttingue  (1824),  professeur  extraordinaire 
(1826),  puis  professeur  ordinaire  (1829)  de  botanique  et  de  matière  médicale  à 
l'Université  de  Bàle  ;  il  passa  en  1836  à  l'Université  de  Rostock  comme  profes- 
seur ordinaire  de  zoologie  et  de  botanique;  il  est  mort  dans  cette  ville  le 
17  mars  1885.  (Pour  plus  de  détails,  cf.  Struc  in  Archiv.  des  Vereins  der  Freunde 
der  Naturgesch.  Mecklemburg,  XXXIX  (1885),  p.  166,  et  Magnus  in  Verhandlung. 
der  Bot.  Vereins  der  Frov.  Brandenburg,  XXVII  (1885),  p.  32.) 

2.  Rœper  :  Enumeratio  Euphorbiarum  quae  in  Germannia  et  Pannonia  gignun- 
tur.  Guettingua:,  1824,  in-40. 

3.  Ad.  de  Jussieu  :  De  Euphorbiacearum  generibus  medicisque  earumdem 
viribus  tentamen.  Parisiis,  1824,  in-40. 

4.  Smith,  qui  le  premier  a  eu  l'idée,  au  commencement  du  siècle  dernier,  de 
préserver  des  attaques  des  insectes  les  collections  de  plantes  sèches  au  moyen 
du  sublimé  corrosif,  employait  une  solution  de  ce  sel  dans  l'essence  de  téré- 
benthine. 


132  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

les  négociations  qui  ont  rendu  à  la  France,  au  moment  où  on 
l'espérait  le  moins,  l'herbier  de  Lamarck  ;  après  avoir  été  ex- 
trait de  l'herbier  général  de  l'Université  deRostock  dans  lequel 
elle  avait  été  intercalée,  la  collection  de  Lamarck  arrivait  à 
Paris  sous  forme  de  paquets  assez  irréguliers  et  maintenus  par 
une  ficelle  en  croix;  les  échantillons,  n'ayant  jamais  été  fixés, 
étaient  simplement  posés,  avec  les  étiquettes  et  les  notes  cor- 
respondantes, sur  des  feuilles  de  papier  de  consistance  et  de 
formats  très  divers  :  vieux  journaux  russes  et  allemands,  pro- 
grammes de  théâtres,  anciennes  affiches  académiques  des  Uni- 
versités de  Bàle  et  de  Rostock,  etc.  ;  les  espèces  n'étant  que 
très  imparfaitement  rapprochées  par  familles,  et  sans  aucun 
ordre  générique,  les  recherches  devenaient  excessivement  labo- 
rieuses ;  enfin,  les  paquets  ne  pouvaient  être  maniés  qu'avec  in- 
finiment de  précautions  pour  éviter  le  glissement  des  échantil- 
lons et  les  fuites  d'étiquettes,  celles-ci  étant,  pour  la  plupart, 
d'une  exiguïté  tout  à  fait  insolite  (i)  ;  il  était  donc  de  toute  né- 
cessité de  mettre  cette  importante  collection  en  état  d'être 
consultée,  et  feu  A.  Franchet  qui  paraissait  s'y  intéresser  tout 
particulièrement,  se  chargea  de  ce  soin  ;  il  prépara  et  fit  même 
fixer  sur  papier  les  échantillons  de  quelques  paquets,  mais  bientôt 
l'arrivée  de  collections  asiatiques  et  surtout  chinoises  le  détour- 
nèrent de  ce  travail  fastidieux  qu'il  délaissa  complètement  et  n'eut 
jamais  le  loisir  de  continuer.  Les  choses  restèrent  donc  en  l'état 
jusque  vers  la  fin  de  1900,  date  à  laquelle  M.  Bureau  me  chargea 
de  continuer  le  travail  à  peine  ébauché  autrefois  par  Franchet. 
Mon  premier  soin  fut  de  faire  fixer  tous  les  échantillons, 
après  les  avoir  moi-même  disposés  sur  des  feuilles  de  papier 
d'un  format  uniforme  ;  la  collection  était  ainsi  mise  à  l'abri  des 
accidents  dont  j'ai  parlé  plus  haut.  Il  fallait  ensuite  la  disposer 
dans  un  ordre  qui  permît  de  retrouver  rapidement  les  types  à 
consulter;  toutefois,  j'eus  quelque  hésitation  sur  la  classification 
à  adopter,  car  il  est  de  tradition,  au  Muséum,  de  classer  les  her- 
biers historiques  dans  l'ordre  de  l'ouvrage,  flore,  gênera  ou 
species,  auquel  ils  ont  servi  de  base  ;  c'est  ainsi  que  l'herbier  de 
Tournefort  est  disposé  suivant  la  méthode  des  Iustiiutiones, 
celui  d'A.-L.   de  Jussieu  d'après  le   Gênera  plantartim,  ceux 

1.  Beaucoup   d'étiquettes  originales  de   Lamarck  sont    écrites  sur  de  petites 
bandelettes  de  papier  mesurant  45  millim.  de  long-  sur  8  millim.  de  large. 


Ed.  Bonnet.  —  L'Herbier  de  Lamarck,  son  histoire,  son  état  actuel.      133 

de  Desfontaines  et  de  Michaux  suivant  le  système  sexuel  adopté 
dans  les  Flora  atlantica  et  Flora  borcali-americana ,  etc.  ; 
mais  tel  netait  pas  le  cas  de  l'herbier  Lamarck,  d'abord  parce 
qu'il  ne  nous  est  pas  parvenu  dans  son  état  primitif,  et,  en  second 
lieu,  parce  qu'il  a  principalement  servi  à  la  rédaction  de  1' "En- 
cyclopédie méthodique,  véritable  dictionnaire  dans  lequel  les 
genres  sont  classés  par  ordre  alphabétique  de  dénominations 
vulgaires  (1).  11  m'a  paru,  après  avoir  obtenu  l'assentiment  de 
M.  Bureau,  que  la  meilleure  disposition  à  introduire  dans  le  clas- 
sement de  l'herbier  Lamacrk  était  l'ordre  à.^Y  Index  gêner  uni  de 
Durand,  mais  en  conservant,  autantque  possible,  les  dénomina- 
tions génériques  adoptées  dans  Y  Encyclopédie  et  dans  Y  Illus- 
tration des  genres;  de  même,  pour  certaines  espèces  critiques 
de  Lamarck  ou  de  ses  collaborateurs,  j'ai  cru  devoir  les  laisser 
dans  le  genre  où  les  avait  placées  leur  auteur  et  c'est  pour  cette 
raison  que  les  Ranuculus  alatus  Poir.,  Ribes  reticulatum  Lam, 
Polygonum  viridiflorum  Poir.,  Piper  alsinoides  Lam.,  ont  été 
classés  respectivement  dans  ces  divers  genres  bien  qu'en  réalité 
la  première  espèce  appartienne  au  genre  Soliva,  la  seconde  au 
genre  Betula,  la  troisième  au  genre  Cannabis  et  la  dernière  enfin 
au  genre  Potamogeton. 

Entièrement  disposée  dans  l'ordre  que  je  viens  d'indiquer,  la 
collection  de  Lamarck  forme  aujourd'hui  101  paquets  contenant 
environ  9.000  espèces  représentées  par  plus  de  19.000  échan- 
tillons tant  phanérogames  que  cryptogames  ;  parmi  les  nom- 
breux correspondants  ou  voyageurs  -  naturalistes  dont  les 
contributions  de  plantes  sèches  ont  constitué  la  presque  tota- 
lité de  cet  important  herbier,  je  citerai  plus  spécialement  : 

Aublet,  plantes  de  la  Guyane  ;  de  Badier,  plantes  de  la  Gua- 
deloupe ;  Bergeret  (Jean-Pierre),  auteur  de  la  Phytonomaiotech- 
nie,  quelques  plantes  de  France  sans  localités  précises  ;  Bosc, 
plantes  de  Caroline;  Brocheton,  plantes  de  Cayenne  ;  Bruce 
(James),  quelques  plantes  de  son  voyage  en  Afrique;  de  Can- 
dolle  (Augustin-Pyramus),  nombreuses  plantes  de  France  et  un 
certain  nombre  d'exotiques  ;  Cavanille,  plantes  d'Espagne  et 
exotiques  décrites  dans  ses  publications  ;  Cels,  plantes  cultivées 
dans  son  jardin;  Céré,  collection  de  Poivriers  de  l'île  de  France; 

1.  C'est  ainsi  qu'il  faut  chercher  le  genre  Averrhoa  au    mot  Carambolier,  le 
genre  Borassus  à  Rondier,  Cacsalpinia  à  Brésillet,  Coccoloba  à  Raisinier,  etc. 


134  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

Chaillet,  plantes  des  environs  de  Neufchatel  ;  Commerson, 
plantes  de  Java,  Montevideo,  Buenos- Ayres,  Mag-ellan,  etc., 
prélevées  par  Lamarck  sur  les  collections  de  ce  voyageur  ;  Dan- 
thoine  (Etienne),  plantes  duDauphiné  et  de  la  Provence;  Danty 
d'Isnard,  plantes  provenant  de  l'herbier  de  ce  botaniste  et  pro- 
bablement données  par  A.-L.  de  Jussieu  ;  Delile,  plantes 
d'Egypte  ;  Demidofï  (Procope  de),  plantes  de  Russie  ;  Desfon- 
taines, plantes  de  France  et  un  certain  nombre  de  types  du 
Flora  atlantica  ;  Desportes,  plantes  de  la  Sarthe  et  de  la 
Mayenne,  principalement  des  environs  du  Mans  ;  Dombey, 
plantes  du  Jura,  des  Alpes,  du  Pérou  ;  Le  Dru,  plantes  de  Por- 
to-Rico  et  de  Saint-Thomas;  abbé  Dubois,  plantes  des  environs 
d'Orléans  ;  Duhamel  du  Monceau,  échantillons  d'arbres  cultivés 
dans  son  parc  ;  de  Fougeroux,  échantillons  d'arbres  cultivés 
dans  sa  propriété  de  Monceau  ;  Dom  Fourmault,  plantes  de 
France  de  diverses  localités  ;  Fraser,  plantes  de  Caroline  ;  Hig- 
ton,  plantes  de  Virginie;  Jacquin  (Nicolas-Joseph),  quelques 
plantes  d'Autriche;  de  Jussieu  (Antoine),  quelques  plantes  d'Es- 
pagne données  par  son  neveu;  de  Jussieu  (Antoine-Laurent), 
plantes  diverses;  Labarrère,  plantes  de  la  Martinique  ;  Labil- 
lardière,  plantes  de  ses  voyages  ;  de  Latourette,  échantillon 
de  son  Alisma  peltata  Bot.  Pilât.  140,  avec  description  auto- 
graphe ;  Leblond,  plantes  de  Cayenne  et  de  la  Martinique  ;  Le- 
monnier,  plantes  cultivées  dans  son  jardin  botanique  ;  Liottard 
(Pierre),  plantes  des  environs  de  Grenoble,  du  Dauphiné  et  des 
Alpes  dauphinoises  ;  de  Lamoignon  de  Malesherbes,  échantil- 
lons d'arbres  cultivés  dans  son  parc;  Martin  (Joseph),  plantes  de 
l'île  de  France,  de  la  Martinique,  de  Madagascar,  de  Saint-Do- 
mingue ;  Michaux,  plantes  de  l'Amérique  septentrionale  ;  Oli- 
vier (Guillaume- Antoine),  plantes  de  Provence;  Ortega,  quel- 
ques-unes de  ses  espèces  nouvelles  ;  Palassou,  collection  de 
chênes  des  Pyrénées  ;  Palisot  de  Beauvois,  plantes  de  son 
voyage  en  Afrique  ;  Patrin,  plantes  de  Sibérie  et  de  Dahurie  ; 
delà  Pérouse  (Jean-François  Galaup),  quelques  plantes  de  ses 
voyages;  Poiret,  plantes  de  France  et  de  Barbarie;  Pouret, 
plantes  des  environs  de  Narbonne,  de  la  France  méridionale, 
des  Pyrénées,  d'Espagne  ;  Ramond,  plantes  des  Pyrénées  ;  Rey- 
nier  (Louis),  plantes  des  Alpes  et  de  laSuisse;  Richard  (Louis- 
Claude),  plantes  de  la  Martinique,    de   la   Guyane  et  autres; 


Ed.  Bonnet.  —  L'Herbier  de  Lamarck,  son  histoire,  son  état  actuel.      135 

Roussillon,  plantes  du  Sénégal  ;  Roxburgh,  plantes  de  l'Inde  ; 
Savigny,  plantes  d'Egypte  ;  Smeathman,  plantes  des  Antilles 
et  plantes  d'Afrique,  sans  désignation  spéciale;  Sonnerat,  nom- 
breuses plantes  de  ses  divers  voyages  ;  Stoupy,  plantes  des  en- 
virons de  Cayenne  ;  Thouin  (André),  échantillons  d'arbres  cul- 
tivés ;  Thuillier,  plantes  des  Vosges  et  des  environs  de  Paris, 
principalement  des  cryptogames  ;  Tournefort,  échantillons 
prélevés  par  Lamarck  dans  l'herbier  de  ce  botaniste;  Vahl, 
plantes  de  Suisse,  d'Italie,  d'Espagne,  de  l'Afrique  septentrio- 
nale, du  Cap  de  Bonne-Espérance,  etc.;  Le  Vaillant  (François), 
plantes  de  ses  voyages  en  Afrique  ;  Ventenat,  plantes  nouvelles 
décrites  par  lui  ;  Villars,  plantes  des  environs  de  Grenoble,  de 
Gap,  des  Alpes  dauphinoises;  Wallich,  plantes  de  l'Inde. 

Beaucoup  de  ces  plantes  sont  précieuses  parce  qu'elles  ont  été 
envoyées  par  les  botanistes  qui  les  ont  eux-mêmes  décrites  ; 
d'autres  sont  accompagnées  d'analyses,  de  croquis,  d'aqua- 
relles, de  descriptions  exécutées  et  rédigées  sur  le  vif  par  les 
voyageurs-naturalistes  ;  bien  souvent  Lamarck  y  a  joint  des 
notes  ou  une  détermination,  lorsque  l'échantillon  était  sans  nom; 
si  la  plante  lui  a  servi  pour  ses  grandes  publications,  il  l'indique 
par  l'une  des  abréviations  suivantes  :  Lam.  Encycl.  (1),  Lam. 
Dict.  (2),  Lam.  111.  Gen.  (3),  Lam.  Gen.  (4);  quant  aux  espèces 
qui  ont  fait  le  sujet  de  mémoires  spéciaux  insérés  dans  un  pé- 
riodique ou  dans  le  recueil  d'une  Société  savante  [Mémoires  de 
l' Académie  royale  des  Sciences,  Journal  d'histoire  nattirellc, 
etc.),  elles  portent,  de  même,  leur  indication  bibliographique; 
Poiret,  continuateur  de  la  partie  botanique  de  l'Encyclopédie,  a 
suivi  cette  tradition,  et  les  plantes  qu'il  a  nommées  dans  l'herbier 
de  Lamarck,  se  reconnaissent  à  son  écriture  et  à  la  mention  : 
«  Dict.  n°  ...  ». 

La  Flore  française  (5)  n'est  jamais  citée  par  Lamarck,  mais 

1  et  2.  Encyclopédie  méthodique,  Botanique,  tomes  I-IV,  1793-1795;  tomes 
V-XIII,  1804-1807,  par  Poiret. 

3  et  4.  Tai terne  encyclopédique  et  méthodique  des  trois  régnes  de  la 
nature;  Botanique,  illustration  des  genres  ;  tomes  I-II,  1791-1793;  le  tome  III, 
1823,  rédigé  par  Poiret. 

5.  La  première  édition  de  la  Flore  française  a  été  publiée  par  Lamarck 
en  1778;  une  seconde  édition,  qui  n'est  qu'une  réimpression  page  par  page,  a 
paru  en  1703  ;  quant  à  la  troisième  édition  (1805),  bien  qu'elle  porte  le  nom  de 
Lamarck,  c'est  un  livre  absolument  nouveau,  qui  est  entièrement  l'œuvre  de 
A.-P.  de  Candolle  seul.  (Cf.  Mé?noires  et  souvenirs  de  A.-P.  de  Candolle, 
p.  137  et  suiv.) 


136  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

A.-P.  de  Candolle,  au  moment  où  il  préparait  la  troisième  édi- 
tion de  cet  ouvrage,  a  révisé  toutes  les  plantes  de  France  de  la 
collection,  et  l'a  enrichie  de  la  plupart  des  espèces  qui  n'y  exis- 
taient pas  (i). 

Ce  serait  une  erreur  de  croire  que  toutes  les  espèces  nou- 
velles décrites  ou  figurées   par  Lamarck  se  trouvent  dans  son 
herbier  ;  en  réalité,  un  nombre  assez  important  fait  défaut,  car, 
pour  la  rédaction  de  ses  travaux,  Lamarck  a  consulté  les  princi- 
pales collections  parisiennes  de  son  époque  ;  les  herbiers  du 
Jardin  royal,  ceux  des  de  Jussieu,  de  Thouin,  de  Desfontaines, 
deVentenat,  de  Palisot  de  Beauvois,  de  Labillardière,  etc.  ;  les 
cultures  du  Jardin  du  roi,  de  Trianon,  de  Cels,   de  Lemonnier, 
etc.  ;  enfin,  il  a  créé  des  espèces  uniquement  d'après  les  ma- 
nuscrits du  Père   Plumier,  les   dessins    et   les   descriptions  de 
quelques  voyageurs,  les  planches  de  Jean  Burmann  ;  d'autres 
espèces  nouvelles  ne  sont  représentées  que  par  un  fragment  dé- 
taché de  la  plante-type  ou  par  un  croquis  accompagné    d'une 
description;  du  reste,  l'auteur  del 'Encyclopédie  botanique,  bien 
que  ne  sachant  pas  dessiner,  ajoutait  volontiers  un  croquis  som- 
maire aux  échantillons  qu'il  avait  étudiés  ;  d'autres  fois,  ce  sont 
des  analyses  exécutées  par  Fossier  ou  de  Sève  pour  les  Illus- 
trations des  Genres,  ou  bien    encore  des  gravures  extraites  soit 
de  ce  dernier  ouvrage,  soit  du  De  fructibus  de  Gaertner,  qui 
accompagnent  les  plantes  ;  certains  correspondants  de  Lamarck, 
notamment  Sonnerat  et  L.-C.   Richard,  joignaient   quelquefois 
des  dessins  ou  des  aquarelles  à  leurs  envois  de  plantes  sèches  ; 
quant  aux  dessins  originaux  de  Y  Illustration  des  Genres,  ils  ne 
faisaient  pas  partie  des  collections  acquises  par  Rœper  ;   après 
avoir  appartenu  à  feu  Duchartre,  ils  sont  devenus  la  propriété 
de  M.  A.  Finet  qui  les  possède  aujourd'hui. 

Les  renseignements  géographiques,  localités  et  stations, 
sont  le  plus  souvent  très  sommaires  ou  même  nuls,  c'est  là  un 
défaut  commun  à  presque  tous  les  herbiers  du  XVIIIe  siècle  ;  cer- 
tains correspondants  avaient  aussi  l'habitude  de  recueillir  des 
échantillons  absolument  insuffisants,  ce  qui  s'explique  par  les 
difficultés  que  rencontrait,  il  y  a  cent  ans,  l'expédition  de  pa- 
reils objets. 

i.  Alph.  de  Candolle,  dans  sa  Phylo graphie,  p.  426,  dit  qu'en    1803  Lamarck 
avait  échangé  500  espèces  de  France  avec  A.-P.  de  Candolle. 


Ed.  Bonnet.  —  L'Herbier  de  Lamarck,  son  histoire,  son  état  actuel.      137 

Plusieurs  plantes  ont  souffert  des  atteintes  clés  insectes,  mais, 
sauf  quelques  échantillons  qui  ont  malheureusement  disparu  et 
dont  on  ne  retrouve  plus  que  les  étiquettes,  les  dégâts  sont 
relativement  peu  considérables  ;  ces  pertes  d'échantillons 
peuvent  être,  du  reste,  imputées  à  d'autres  causes,  telles  que  les 
déplacements  et  les  manipulations  qu'a  subis  l'herbier;  il  n'est 
pas  douteux,  d'ailleurs,  qu'à  partir  du  moment  où  Lamarck  se 
livra  tout  entier  à  l'étude  de  la  Zoologie  et  surtout  lorsque  sa 
vue  commença  à  faiblir,  ses  collections  botaniques  furent  très 
négligées,  c'est  pour  cette  raison  qu'un  assez  grand  nombre 
d'échantillons,  complètement  dépourvus  d'étiquettes,  portent 
de  la  main  de  Rœper  ou  de  celle  du  professeur  Gœbel,  la  men- 
tion :  «  In  herb.  Lam.  vagans  »  ;  par  contre,  deux  étiquettes 
d'origine  différente  étaient  quelquefois  accolées  à  la  même 
plante,  ou  bien  encore  deux  échantillons  et  deux  étiquettes 
étaient  placés  côte  à  côte  sur  le  même  feuillet,  sans  que  rien 
indique  à  quel  spécimen  se  rapportait  chaque  étiquette;  si  j'ai 
pu,  dans  quelques  cas,  remédier  à  ces  regrettables  confusions, 
le  plus  souvent  j'ai  dû  me  borner  à  les  constater  dans  une  note 
inscrite  sur  l'étiquette. 

L'herbier  de  Lamarck  n'a  été  jusqu'ici  que  peu  consulté  par 
les  Aoristes  et  les  monographes  ;  parmi  les  botanistes  qui  l'ont 
utilisé  pour  leurs  travaux,  j'ai  déjà  cité  A. -P.  de  Candolle, 
Poiret  et  Desvaux  ;  Willdenow  y  a  mis  quelques  déterminations 
pendant  les  huit  mois  qu'il  passa  à  Paris,  en  1811;  à  partir  de 
l'époque  où  la  collection  fut  transportée  à  Rostock  et  depuis 
qu'elle  est  devenue  la  propriété  du  Muséum  de  Paris,  Buchenau 
a  revu  les  Alismacées  et  les  Joncées  ;  Al.  Braun,  les  Naïadées  et 
les  Marsiliacées  ;  Dcell,  plusieurs  genres  de  Graminées  ;  Asa 
Gray,  un  certain  nombre  d'espèces  de  l'Amérique  septentrio- 
nale ;  Kœrnicke,  les  Eriocaulinées  ;  Kœhne,  les  Lythrariacées; 
Meisner,  les  Polygonacées  ;  Mettenius,  les  Fougères,  Ernest 
Meyer,  les  Joncées  ;  Urban,  les  Turnéracées  ;  Wahlberg,  les 
Salicinées. 

Tel  est  l'herbier  de  Lamarck  ;  nonobstant  quelques  défec- 
tuosités, sa  valeur  scientifique  et  son  intérêt  historique  ont 
encore  une  importance  capitale  ;  quelle  est,  du  reste,  la  collec- 
tion botanique  qui  ne  présente  pas  quelques  lacunes  ?  On  con- 
naît les  incohérences  de  l'herbier  de  Linné  et  les  confusions  de 


138  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

celui  de  Willdenow  ;  il  semblerait  donc  que  les  plus  grands  bo- 
tanistes, ceux  qui  ont  mis  le  plus  de  précision  dans  leurs  des- 
criptions et  d'ordre  dans  leurs  ouvrages,  sont  précisément  ceux 
qui  ont  le  plus  nég-lig-é  leurs  collections  de  plantes  sèches  ; 
c'est  pourquoi  un  échantillon  d'herbier  ne  doit  servir  à  infirmer 
une  description  publiée  que  s'il  n'existe  aucun  doute  sur  son 
authenticité  ;  la  description  originale,  même  incomplète  ou  dé- 
fectueuse reste  entière,  tandis  que  l'échantillon  d'herbier  est 
trop  souvent  soumis  à  des  causes  qui  en  altèrent  l'intégrité  et 
l'authenticité;  aussi,  pourrait-on  dire,  en  modifiant  l'un  des  apho- 
rismes  de  la  PJulosopliiaboianïca  :  Descriptio  praestat  herbario. 


ANAÏOMIE  COMPAREE  DU  TISSU   CONDUCTEUR 

DU  STYLE  ET  DU  STIGMATE  DES  PHANÉROGAMES 

(I.  MONOCOTYLÉDONES,  APÉTALES  ET   GAMOPÉTALES) 

[Suite] 
Par  M.  F.  GUÉGUEN. 

CHAP.   IV.   —  TISSU  CONDUCTEUR   DES  GAMOPÉTALES 

Apocynées  (PI.  16)  (1). 

Une  coupe  radiale  de  la  fleur  du  Nerium  Olcander  (ilg.  1) 
nous  montre  que  le  style,  un  peu  élargi  au  niveau  de  l'insertion 
des  étamines,  est  couronné  par  un  stigmate  tronconique  avec 
rebord  basilaire  et  petit  mamelon  terminal.  Toute  la  partie  du 
cône  comprise  au-dessous  de  ce  mamelon  est  couverte  de  poils 
raides  serrés  les  uns  contre  les  autres,  et  formant  autour  du  som- 
met stigmatique  une  sorte  de  gouttière  circulaire;  les  poils  qui, 
en  cette  région,  atteignent  leur  maximum  de  longueur,  de- 
viennent de  plus  en  plus  courts  vers  la  base  du  cône  (fig.  2). 

Les  cinq  étamines,  insérées  sur  le  tube  de  la  corolle,  sont  en 
outre  reliées  au  pourtour  du  stigmate  par  le  milieu  de  la  base  de 
leur  face  interne  :  la  jonction  est  assurée  par  des  poils  simples 

1.  G.  Capus, /.  cit.  — M.  Pitzorno,  Ricerche  anawmo  fisiologichc  s. 'il  disco 
siigmatico  délia  Vinca  minor  L.  (Nuovo  Giorn.  Bot.  Ital.,  vol.  XXIII,  1801, 
p.  280).  —  K.  Schumann,  Apocynaceae  in  Engler,  IV,  2. 


F.  Guéguen.  —  Anatomie  du  style  et  du  stigmate  des  Phanérogames.     139 

ruguleux,  prolongeant  l'épiderme  staminal  (fig.  3)  ;  ces  tri- 
chomes,  de  même  que  toute  la  surface  du  stigmate,  sont 
empâtés  dans  une  sorte  de  mucus. 

Les  deux  faisceaux  qui  parcourent  le  style  se  terminent  dans 
le  sommet  du  stigmate  en  s'y  élargissant.  Le  tissu  du  cône  stig- 
matique  est  formé  d'éléments  faiblement  lacuneux,  convergeant 
vers  le  centre  de  l'organe  et  renfermant  de  nombreuses  cellules 
oxalifères.  A  la  base  du  stigmate,  les  mâcles  disparaissent,  et  la 
direction  des  files  de  cellules  est  horizontale  :  il  en  résulte  que 
le  bord  de  l'organe  offre  le  maximum  de  perméabilité  aux  tubes 
polliniques. 

Les  longs  connectifs  staminaux  qui  font  saillie  à  l'orifice 
étroit  de  la  corolle  sont  garnis  de  poils  simples,  rigides, 
acuminés,  ornés,  surtout  dans  leur  partie  supérieure,  d'épais- 
sissements  fusiformes  de  la  cuticule  dont  l'ensemble  forme  des 
spirales  très  nettes.  A  la  face  externe  des  étamines,  il  existe  des 
trichomes  également  raides  et  effilés,  mais  plus  grêles  et  ornés 
d'une  sculpture  en  grains  inégaux,  entièrement  semblables,  en  un 
mot,  à  ceux  qui  relient  l'anthère  au  stigmate.  Il  est  probable  que 
la  fécondation  croisée  s'opère  par  le  dépôt  des  grains  de  pollen 
sur  les  connectifs,  mais  je  n'ai   pu    m'en  assurer  directement. 

En  coupe  transversale,  le  style,  cannelé  dans  toute  sa  lon- 
gueur, s'aplatit  faiblement  à  la  base  dans  le  sens  des  carpelles  : 
le  tissu  conducteur  central,  mal  délimité,  est  formé  de  cellules 
cylindriques  se  dissociant  à  la  périphérie  en  une  sorte  de 
pseudoparenchyme  plus  condensé  vers  le  centre.  Celui-ci  est 
occupé  par  un  étroit  canal  à  section  carrée  dont  la  lumière 
s'obture  peu  à  peu  à  mesure  que  l'on  descend  vers  l'ovaire  :  à  la 
base  du  style,  on  trouve  à  la  place  de  ce  conduit  quelques 
cellules  plus  grandes  que  les  autres. 

Le  stigmate  du  Vinca  minor  offre  une  structure  intermé- 
diaire entre  ceux  de  X  Heliotropium  et  du  Nerium.  Le  sommet 
de  l'organe  est  légèrement  fendu  comme  dans  l'Héliotrope,  et 
supporte  une  touffe  de  poils  disposée  en  cinq  massifs  plus  ou 
moins  confondus  ;  ces  trichomes  sont  ornés  de  ponctuations 
spiralées  comme  ceux  du  Nerium  ;  sur  le  cône,  ils  sont  rem- 
placés par  des  papilles  entièrement  semblables  à  celles  qui 
recouvrent  le  stigmate  de  Y  Heliotropium.  La  base  de  l'organe 
forme  une  sorte  d'épaulement  creusé  d'une  rainure  circulaire 


i4o  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

tapissée  de  longs  poils  simples  acuminés  :  le  tissu  sous-jacent 
se  compose  de  cellules  d'abord  allongées  horizontalement  dans 
la  direction  des  poils,  puis  s'orientant  peu  à  peu  dans  le  sens 
vertical  à  mesure  qu'elles  se  rapprochent  du  centre  du  style. 

Le  tissu  conducteur  stylaire  est  diffus  :  au  centre,  il  existe 
des  éléments  un  peu  plus  petits  que  les  autres  et  à  section 
transversale  arrondie.  Il  y  a  quelques  lacunes  dont  la  plus 
importante  occupe  la  base  du  style.  Les  faisceaux  se  rendent 
jusqu'au  sommet  du  stigmate,  où  ils  forment  deux  arcs  se  regar- 
dant par  leur  concavité,  disposition  que  nous  retrouverons  chez 
beaucoup  d'Asclépiadées. 

La  face  externe  des  étamines  porte  des  poils  arrondis  au 
sommet  et  marqués  d'étranglements  qui  leur  communiquent 
un  aspect  noueux  :  la  membrane  des  cellules  épidermiques  est 
ornée,  entre  ces  poils,  de  ponctuations  qui  en  augmentent  la 
rugosité.  Cette  disposition  rappelle  ce  que  nous  avons  vu  dans 
le  Nerium,  et  doit  également  jouer  un  rôle  dans  la  fécondation 
croisée. 

Le  style  du  Rhazya  stricta,  figuré  par  Schumann  (1.  cit.), 
est  couronné  d'un  stigmate  en  cône  renversé  surmonté  d'une 
grosse  tête  globuleuse  aplatie,  dont  l'équateur  seul  est  pourvu 
de  poils  collecteurs  et  se  trouve  en  contact  avec  la  base  des 
anthères.  La  plupart  des  stigmates  d'Apocynées  ont  également 
une  tête  renflée  {Vallesia  glabraia,  Ramuolfia  oclirosioidcs, 
Cerbera  Manghas).  Le  stigmate  du  Ceratites  amœnus  ne 
possède  qu'une  seule  touffe  terminale  ;  celui  du  Thevetia  neriï- 
folia  en  est  dépourvu.  Les  Adeuium,  voisins  des  Nerùtm,  ont 
un  stigmate  en  forme  de  cylindre  court,  avec  épaulement  basi- 
laire  ;  une  disposition  analogue  se  retrouve  chez  le  Slrophanthus 
hispidus. 

Les  Apocynées  ont  donc  toutes  un  stigmate  plus  ou  moins 
globuleux  ou  discoïde,  dont  certaines  régions  seulement  repré- 
sentent l'épanouissement  du  tissu  conducteur  stylaire  :  ce 
dernier,  dans  les  exemples  étudiés,  présente  une  tendance  plus 
ou  moins  grande  à  la  dissociation.  Il  est  à  remarquer  qu'il  y  a 
une  relation  étroite  entre  la  présence  ou  l'absence  du  long  con- 
nectif  filiforme  et  la  largeur  ou  l'étroitesse  de  la  tête  stigmatique  ; 
ce  qui  prouve  que  le  sommet  de  l'étamine  doit  jouer  un  rôle 
important  dans  la  fécondation. 


F.  Goéguen.  —  Anatomie  du  style  et  du  stigmate  des  Phanérogames.     141 


PL.    16. 


Apocynées.    Asclépiadées. 


i,  Nerium  Oleander,  fleur  coupée  verticalement;  2,  stigmate  montrant  le  mode  d'attache 
des  étamines  ;  3,  coupe  transversale  passant  par  le  point  d'attache  de  l'étamine  et.  — 
4,  Viuca  major,  stigmate  coupé  verticalement.  —  5,  Periploca  grœca,  coupe  d'une  fleur 
ayant  un  peu  plus  de  la  moitié  de  sa  taille,  le  tissu  collecteur  staminal  (en  noir)  est 
bien  plus  développé  sur  le  limbe  de  l'étamine  (à  gauche)  que  sur  son  rachis  (à  droite)  ; 
6,  fleur  épanouie  ;  7,  dépression  du  sommet  du  stigmate.  —  8,  Cynanchum  acutum, 
fleur  coupée  verticalement  (le  tissu  collecteur  staminal  est  limité  par  les  deux  astéris- 
ques, et  le  tissu  stigmatique  par  aà)  ;  9,  tissu  collecteur  stigmatique  ;  io,  portion  grossie 
du  schéma  12,  avec  pollinie  germant  dans  la  chambre  stigmatique  (Gr.  =  50)  ;  n,  stig- 
mate coupé  transversalement  ;  12,  coupe  un  peu  plus  bas,  avec  pollinie  germant  ;  13, 
terminaison  des  faisceaux  dans  les  crêtes  stigmatiques. 


i42  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

Asclépiadées  (PL  16)  (i). 

L'ovaire  du  Perz'ploca  graeca  est  surmonté  d'un  stigmate  à 
peu  près  sphérique  dans  le  jeune  âge  (fig.  5),  mais  qui  prend 
plus  tard  la  forme  d'un  tronc  de  cône  cannelé,  dont  la  petite 
base  est  creusée  d'une  forte  dépression;  l'épiderme  de  cette 
fossette  est  papilleux  (fig.  7),  mais  ne  semble  pas  jouer  de  rôle 
conducteur.  Avant  le  développement  complet,  l'épiderme  est 
homogène  sur  toute  la  surface  du  renflement  (fig.  5)  ;  mais  dans 
la  fleur  prête  à  s'épanouir  la  surface  latérale  du  cône  est  seule 
recouverte  de  tissu  collecteur,  formé  de  hautes  cellules  allongées 
qui  atteignent  leur  maximum  de  taille  à  la  partie  basilaire  de 
l'organe  embrassée  par  les  étamines.  Celles-ci  sont  également 
garnies  du  même  tissu,  plus  abondamment  sur  le  milieu  du  filet 
que  sur  les  côtés  (fig.  5,  t).  Étudiés  en  coupe  verticale,  les  élé- 
ments cellulaires  du  stigmate  se  disposent  en  une  gerbe  dont  la 
base  est  tournée  vers  le  fond  de  l'ovaire.  Le  centre  de  l'organe 
est  parcouru  par  deux  faisceaux  provenant  des  carpelles. 

Les  choses  se  compliquent  un  peu  dans  le  Cynanchum  acn- 
titm.  Les  deux  carpelles  qui  dans  le  Periploca  étaient  concres- 
cents  sont  ici  entièrement  séparés  :  leurs  sommets  seuls  se 
réunissent  (fig.  8)  en  un  stigmate  en  forme  de  tronc  de  cône 
renversé  et  cannelé,  dont  la  base  est  surmontée  de  deux  petits 
prolongements  dans  lesquels  viennent  se  terminer  les  faisceaux 
(fig.  12  et  13).  L'épiderme  à  hautes  cellules  existe  non  seulement 
sur  les  faces  du  cône,  mais  encore  se  prolonge  quelque  peu  sur  les 
becs  carpellaires  ;  quant  aux  étamines,  elles  ne  portent  d'éléments 
semblables  que  dans  la  portion  saillante  qui  est  en  contact  avec 

1.  A.  Brongniart  (Ann.  Se.  nat.,  t.  XXIV,  1831).  —  R.  Brown,  Essay  011 
Ascii ■piadaceae  (Transact.,  Wern.  t.  I,  p.  19,  1809).  —  le,  Observations  on 
fectindation  in  Orchidaccae  and  Asclepiadaceae  (Trans.  of  Linn.  Soc.  of 
London,  1834).  —  Tkevjranus,  Zeitschr.  f.  Physiol.,  t.  II.  —  J.  Mansel  Weale, 
Observations  071  the  mode  in  wkich  certain  species  of  Asclepiadeae  are 
feriili2ed ;  Abstract  of  a  paper  by  J.-P.  Mansel  Weale,  B.-A.  Oxon  (Journal 
of  the  Linn.  Soc.  of  London,  Bot.,  vol.  XIII,  1873).  —  H.  Mùller,  Befruchtun- 
gen  d.  Blumen  durch  Insekten,  1873,  p.  337.  —  T. -H.  Corry,  Structure  and 
development  of  gynostegium  and  ou  mode  of  fertilisation  in  Asclepias 
Cornuti  Dcne  (Trans.  of  Linn.  Soc.  London,  vol.  XI,  1884).  —  Ch.  Robertson, 
Insect  relations  of  certain  Asclepiads  (Bot.  Gazette,  vol.  XII,  1887).  — 
H.  Bâillon,  Bull.  Soc.  Linn.  Paris,  1882,  p.  336.  —  G.  Chauveaud,  La  féconda- 
tion dans  les  cas  de  polyeiubryonie.  Reproduction  chez  le  Dompte-  Venin, 
Paris,  1892.  —  K.  Schumann,  Asclepiadaceae  in  Engler,  IV,  2.  —  Grelot,  /.  cit. 
—  Vidal,  /.  cit. 


F.  Guéguen.  —  Anaiomie  du  style  et  du  stigmate  des  Phanérogames.      143 

le  sommet  des  carpelles  (fig.  8).  Le  tissu  conducteur  du  stigmate 
est  peu  différencié  ;  la  cavité  ovarienne  s'effile  en  un  très  fin 
canal  dans  lequel  cheminent  les  tubes  polliniques. 

Des  coupes  transversales  faites  à  différents  niveaux  nous 
montrent  que  la  masse  stigmatique  est  creusée  de  cinq  dépres- 
sions ou  fortes  cannelures  dans  lesquelles  se  logent  les  anthères 
(fig.  11).  Entre  les  cornes  ou  parties  latérales  de  celles-ci,  qui 
s'engrènent  d'une  étamine  à  l'autre  par  des  poils  aigus  (fig.  12), 
sont  des  espaces  vides  {chambres  stigmatiques  de  Chauveaud) 
où  l'on  rencontre  assez  fréquemment  despollinies.  Les  rétinacles } 
petites  dépressions  cupuliformes  de  la  paroi  latérale  du  stigmate 
(fig.  11), alternent  avec  ces  chambres,  et  sont  par  conséquent 
recouverts  par  la  languette  qui  prolonge  supérieurement  l'éta- 
mine.  Je  n'ai  pu  assister  à  la  germination  des  pollinies  à  l'inté- 
rieur de  l'anthère,  comme  l'ont  décrite  entre  autres  Brongniart 
et  Schleiden  dans  différentes  Asclépiadées,  et  comme  Chauveaud 
le  figure  dans  le  Vincetoxicitm;  mais  j'en  ai  fréquemment  vu 
germer  dans  la  chambre  stigmatique,  comme  l'a  représenté  ce 
dernier  observateur  dans  le  Dompte-venin.  Les  parties  de  la 
pollinie  les  plus  rapprochées  de  l'axe  germent  les  premières  ;  le 
faisceau  de  tubes,  guidé  par  l'épiderme  staminal  (fig.  10),  pénètre 
dans  le  flanc  du  stigmate  un  peu  au-dessus  des  becs  carpellaires. 
Je  n'ai  pas  observé  la  formation  de  bouchons  cellulosiques  dans 
les  tubes,  comme  l'a  figuré  Brown  dans  d'autres  espèces  :  ce 
phénomène  ne  paraît  pas  avoir  lieu  non  plus  dans  le  Dompte- 
venin. 

Nous  savons  aujourd'hui  qu'il  y  a  tout  à  la  fois,  dans  les 
plantes  de  cette  famille,  fécondation  directe  par  germination 
des  pollinies  dans  les  loges  mêmes  de  l'anthère,  et  fécondation 
croisée  s'opérant  par  l'intermédiaire  des  insectes.  La  plupart  des 
auteurs  admettent  avec  H.  Mûller  et  Corry  que  l'appareil  polli- 
nique  est  transporté  d'une  fleur  à  l'autre  par  des  mouches  :  les 
insectes  ailés  (entre  autres  divers  Hyménoptères)  que  l'on  voit 
bourdonner  autour  des  Asclépiadées  en  fleur  dans  nos  jardins 
botaniques  ont  souvent  en  effet  des  pollinies  fixées  à  leurs 
tarses  (1);  il  est  fort  probable  que  ces  pollinies,  saisies  par  les 

1.  K.  Schumann  (1.  cit.)  figure  la  pollinisation  de  VAsclefiias  Cornuti  par 
les  Guêpes.  On  voit  un  de  ces  insectes  enlevant  une  paire  de  pollinies  avec  ses 
griffes. 


i44  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

sortes  de  tenailles  formées  par  les  bords  affrontés  de  deux 
anthères,  sont  ainsi  introduites  dans  les  chambres  stigma- 
tiques  (  i  ) .  Chauveaud  pense  que,  tout  au  moins  pour  le  Dompte- 
venin,  la  fécondation  croisée  ne  se  produit  qu'accidentellement. 
Il  se  pourrait  que  les  insectes  intervinssent  dans  la  fécondation 
directe  en  provoquant  l'oscillation  de  la  masse  stigmatique, 
arrachant  ainsi  de  la  cavité  des  anthères  les  pollinies  que  leur 
caudicule  rattache  aux  rétinacles,  ou  bien  encore,  ce  qui  revient 
au  même,  en  faisant  basculer  les  anthères  :  dans  les  deux  cas, 
l'intervention  de  l'animal  aurait  pour  résultat  de  projeter  le 
pollen  dans  la  chambre  stigmatique. 

De  nouvelles  recherches  portant  sur  plusieurs  genres  seraient 
nécessaires  pour  trancher  la  question  :  les  opinions  contradic- 
toires des  divers  observateurs  tiennent  probablement  à  ce  que 
les  choses  se  passent  de  manière  différente  suivant  les  plantes 
observées. 

L'appareil  stylaire  et  stigmatique  des  Asclépiadées  présente 
au  point  de  vue  de  la  répartition  de  l'appareil  collecteur  une 
grande  uniformité.  Le  stigmate  est  presque  toujours  constitué 
par  un  épais  bourrelet  contre  lequel  s'appuient  les  anthères  :  le 
genre  Lorostelma,  représenté  par  une  seule  espèce  (L.  Strti- 
thianthus  Fourn.)  qui  possède  un  long  style  cylindrique,  paraît 
constituer  une  exception  unique  dans  cette  famille  si  homogène. 

[A  suivre.) 

i.  J'ai   vu   quelquefois    des  abeilles  rester    prisonnières    pour  avoir    engagé 
leurs  pattes  entre  les  étarnines  de  certains  Asclepias. 


-*-<SSS>«- 


Paris. — J.  Mersch,  împ.,  46",  Av.  de  Chûtillon. 


i6' ANNÉE.  N"5.  MAI  1902. 

JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

LA  DOUBLE  FÉCONDATION  CHEZ  LES  SOLANÉES 

Par  M.  L.  GUIGNARD. 

Les  recherches  publiées  sur  la  double  fécondation  chez  les 
Gamopétales  sont  encore  peu  nombreuses;  avant  ma  récente 
Note  (1),  on  ne  l'avait  signalée  que  dans  quelques  Composées 
et  le  Monotropa  (2). 

Chez  les  Monocotylédones,  elle  a  été,  comme  on  sait, 
observée  d'abord  dans  les  Liliacées  [Lilium,  Fritillaria,  Eiidy- 
mion,  Scilla,  Ttilipa),  puis  dans  les  Orchidées  [Artmdina, 
Phajus,  Himauloglosstmi ,  Orclu's),  dans  les  Amaryllidées  (Nar- 
cissus),  dans  les  Graminées  (Zea),  dans  les  Naiadées  (Naias). 

Chez  les  Dicotylédones  dialypétales,  elle  est  connue  dans  les 
Renonculacées  [Caltha,  Delphim'iim,  Rammculus ,  Helleborus , 
Anémone,  Clematis,  Nigella),  dans  les  Résédacées  (Resedd), 
dans  les  Malvacées  {Hibiscus).  Au  total,  ces  divers  genres  com- 
prennent une  trentaine  d'espèces  où  le  phénomène  a  été  aperçu, 
sinon  décrit  avec  plus  ou  moins  de  détails  et  de  figures  à 
l'appui  (3). 

Les  Composées  étudiées  ont  présenté  entre  elles  les  plus 
grandes  analogies.  M.  Nawaschine  (4)  a  constaté,  en  premier 
lieu,  que  la  fusion  des  noyaux  polaires  est  complète  avant  la 
fécondation,  comme  on  le  savait  déjà,  d'ailleurs,  par  les  descrip- 
tions et  les  figures  que  j'avais  eu  l'occasion  de  publier  antérieu- 
rement sur  cette  famille  (5).  Il  a  vu,  ensuite,  que  les  deux  ga- 

1.  L.  Guignard,  Sur  la  double  fécondation  chez  les  Solanées  et  les  Gen- 
tianées  (Compt.  Rend.  Acad.  des  Sciences,   30  déc.  1901). 

2.  Par  suite  de  l'omission  regrettable  de  quelques  mots  au  moment  de  l'im- 
pression de  ma  Note  préliminaire,  le  Monotropa,  étudié  par  M.  Strasburger, 
ne  se  trouve  pas  mentionné  en  même  temps  que  les  Composées. 

3.  Je  l'ai  observé  aussi,  au  cours  de  l'été  dernier,  chez  les  Crucifères,  où 
j'espère  le  décrire  dans  plusieurs  genres,  avec  figures,  dès  que  le  temps  me  le 
permettra. 

4.  S.  Nawaschine,  Ueber  Befruchtungsvorgânge  bel  einigen  Dicotyledoneen 
(Ber.  der  deutsch.  Bot.  Gesellsch.,  mai  1900). 

5.  L.  Guignard,  Recherches  sur  le  sac  embryonnaire  (Ann.  d.  Se.  nat. 
Bot.  1882,  p.  175-179,  pi.  VII,  fig.  165  et  168).  —  Recherches  sur  le  développe- 
ment de  la  graine,  etc.  (Journ.  de  Bot.  1893,  fig.  129,  147,  149). 


146  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

mètes  mâles,  après  leur  sortie  du  tube  pollinique,  ont  la  forme 
de  filaments  lonofs  et  contournés,  à  structure  finement  réticulée 
et  poreuse,  dans  Y Helianthus  annuus,  plus  courts,  plus  épais  et 
moins  contournés  dans  le  Rudbeckia  lacim'ata.  M.  Merrel  (i) 
avait  observé  aussi,  dans  le  grain  de  pollen  adulte  du  Silphium 
laciniatum,  les  deux  éléments  mâles  avec  une  forme  sinueuse 
et  une  constitution  analogue.  Peu  de  temps  après,  dans  une 
Note  (2)  concernant  diverses  familles,  j'indiquais  également  les 
résultats  de  mes  recherches  sur  les  Rttdbeckia  laciniata  et 
R .  grandiflora  et  plusieurs  autres  Composées.  Puis  M.  Lang  (3) 
observait  dans  le  Silphium  les  deux  éléments  mâles  en  voie  de 
copulation  avec  le  noyau  de  l'oosphère  et  le  noyau  secondaire 
du  sac  embryonnaire. 

A  en  juger  par  la  comparaison  des  cas  étudiés  jusqu'ici,  c'est 
aux  gamètes  mâles  des  premières  Liliacées  observées  (Lis,  Fri- 
tillaire)  que  ceux  des  Composées  ressemblent  le  plus.  Mais  on 
sait  que,  même  chez  les  Liliacées,  la  constitution  de  ces  corps 
est  quelque  peu  variable,  et  cette  différence  devient  beaucoup 
plus  sensible  chez  d'autres  plantes.  En  tout  cas,  leur  aspect 
vermiforme,  si  curieux  dans  certains  exemples,  était  bien  fait 
pour  donner  à  penser  que,  malgré  l'absence  des  cils  dont  les 
anthérozoïdes  sont  pourvus,  ils  possèdent  peut-être  des  mouve- 
ments propres.  Seule,  l'observation  directe  sur  le  vivant,  si  elle 
était  possible  dans  de  bonnes  conditions,  pourrait  nous  rensei- 
gner à  cet  égard  (4).  Toutefois,  l'hypothèse  de  l'existence  de 
mouvements  propres  ne  paraît  guère  admissible  aujourd'hui. 

L'observation  directe  a  été  faite  par  M.  Strasburger  (5) 
sur  le  Monolropa  hypopitys,  dont  les  ovules  peuvent  rester 
vivants  pendant  des  heures  dans  l'eau  ordinaire  et  surtout  dans 
l'eau  sucrée  à  5  °/0.  Le  gros  noyau  secondaire  du  sac  embryon- 
naire est  relié  à  l'appareil  femelle  et  aux  antipodes  par  des  cor- 


1.  W.-D.  Merrel,  A  Contribution  to  the  life  history  oj  Silphium  (Bot.  Gaz. 
février  1900,  pi.  VII,  fig.  63-63). 

2.  L.  Guignard,  Nouvelles  recherches  sur  la  double  fécondation  che2  les 
Phanérogames  angiospermes  (Compt.  Rend.  Acad.  des  Sciences,  juillet  1900). 

3.  W.-J.-G.  Land,  Double  Fertilisation  in  Compositas  (Bot.  Gaz.,  oct.  1900). 

4.  Le  Torenia,  avec  son  sac  embryonnaire  en  grande  partie  saillant  hors  du 
nucelle,  semblerait  au  premier  abord  devoir  se  prêter  à  cette  observation,  mais 
la  petitesse  des  éléments  qu'il  s'agit  d'observer  la  rend  presque  impossible. 

5.  E.  Strasburger,  Einige  Bemerkmigen  sur  Frage  der  «  doppelten  Be- 
fruchtuug  »  bei  den  Angiospcrmen  (Bot.  Zeit.,  n°  19/20,  1900). 


L.  Guiojard.  —  La  double  fécondation  ckea  les  Solanèes.  147 

dons  protoplasmiques  dont  la  disposition  rappelle  beaucoup 
celle  qu'on  remarque  dans  les  poils  staminaux  du  Tradescantia; 
à  l'aide  d'un  grossissement  suffisant,  on  y  constate  un  courant 
circulatoire.  Il  faut  observer  les  ovules  dans  lesquels  l'une  des 
synergides  a  pris  l'aspect  d'un  amas  de  substance  réfringente. 
L'extrémité  du  tube  pollinique,  après  sa  pénétration,  ne  se  dis- 
tingue que  très  difficilement  et  son  contenu  se  porte  d'ordinaire 
très  rapidement  vers  l'oosphère.  Grâce  à  son  aspect  d'abord 
homogène,  à  sa  forme  ellipsoïde  légèrement  courbe,  l'un  des 
noyaux  mâles  peut  être  reconnu  au  contact  du  noyau  de  l'oos- 
phère ;  il  est  beaucoup  plus  petit  que  celui-ci  et  il  ne  grossit 
qu'après  un  certain  temps  ;  sa  différenciation  interne  s'accom- 
pagne de  l'apparition  d'un  nucléole.  L'autre  noyau  mâle  est 
transporté  vers  le  noyau  secondaire  du  sac  à  l'intérieur  de  la 
traînée  protoplasmique  qui  relie  ce  dernier  à  l'appareil  sexuel, 
du  côté  où  le  tube  pollinique  a  laissé  sortir  son  contenu.  Ce 
transport  doit  être  fort  rapide,  car  c'est  à  peine  si  l'on  arrive  à 
apercevoir  le  noyau  mâle  durant  son  trajet,  ce  qui  tient  aussi  à 
la  difficulté  de  le  distinguer  du  cytoplasme  qui  l'entoure.  Un 
renflement  plus  marqué  dans  la  traînée  protoplasmique  permet 
seule  de  supposer  qu'il  se  trouve  vraisemblablement  à  l'intérieur 
de  celle-ci.  La  même  difficulté  existe  après  son  arrivée  au  con- 
tact du  noyau  secondaire,  car,  ici  encore,  il  est  recouvert  par  le 
cordon  cytoplasmique  à  l'endroit  où  ce  cordon  adhère  au  noyau 
secondaire.  Cet  endroit  paraît  sensiblement  homogène,  mais 
son  contour  offre  souvent  une  protubérance  à  la  surface  du 
noyau  secondaire.  Il  devient  plus  facile  de  distinguer  le  noyau 
mâle  lorsque  sa  différenciation  a  progressé  et  qu'un  nucléole 
apparaît  à  son  intérieur. 

Pour  contrôler  cet  examen  direct,  M.  Strasburger  a  eu 
recours  aux  matériaux  fixés  et  colorés  par  les  réactifs.  Il  a  vu 
les  noyaux  mâles  sous  forme  de  corps  ovoïdes  allongés,  peu  ou 
pas  courbés,  ressemblant  à  ceux  que  j'ai  figurés  dans  YEndy- 
mion  nutans  (i),  et  présentant  une  structure  interne  poreuse 
analogue  à  celle  qui  est  indiquée  dans  mes  figures. 

A  ce  sujet,  je  rappellerai  que  ces  figures  ne   représentent 

1.  L.  Guignard,  Les  découvertes  récentes  sur  la  fécondation  chez  les  Vé- 
gétaux angiospermes  (Volume  jubilaire  du  cinquantenaire  de  la  Société  de  Bio- 
logie, 1899). 


148  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

pas  les  noyaux  mâles  au  moment  précis  où  ils  viennent  de 
rejoindre  le  noyau  de  l'oosphère  et  les  deux  noyaux  polaires 
(largement  accolés  l'un  à  l'autre,  mais  non  fusionnés  en  un  seul 
noyau  dans  le  cas  actuel)  ;  elles  indiquent  un  stade  un  peu  plus 
avancé.  Toutefois,  il  n'est  pas  douteux  que,  même  à  l'état  de 
liberté,  les  noyaux  mâles  de  Y Endymion  ne  soient  beaucoup 
moins  allongés  que  ceux  du  Lis  ou  de  la  Fritillaire,  espèces 
appartenant  pourtant  à  la  même  famille. 

Plus  récemment,  M.  Shibata  (i)  vient  d'étudier  une  autre 
espèce  de  Monotropa,  le  M.  miiflora,  qui  croît  en  abondance 
dans  les  forêts  ombragées  des  environs  de  Tokio.  Ses  observa- 
tions ont  porté  sur  des  matériaux  récoltés  dans  des  localités 
différentes,  les  uns  au  milieu  d'avril,  les  autres  au  milieu  de 
mai  ;  tous  ont  été  maintenus  en  bon  état  de  végétation  au  labo- 
ratoire, où  ils  ont  donné  de  nombreuses  fleurs  sur  lesquelles 
l'auteur  a  pratiqué  la  pollinisation  artificielle.  Celles  du  premier 
lot,  pollinisées  le  3  mai,  montraient,  dix  jours  après,  les  pre- 
miers signes  de  la  fécondation;  celles  du  second  lot,  pollini- 
sées le  Ier  juin,  présentaient  les  mêmes  symptômes  sept  jours 
seulement  plus  tard. 

En  observant  directement  les  ovules  vivants,  placés  dans 
l'eau,  M.  Shibata  n'a  pu  voir  aucune  circulation  cytoplasmique 
dans  le  cordon  reliant  le  noyau  secondaire  à  l'appareil  sexuel. 
Tout  d'abord,  c'est  à  peine  s'il  pouvait  arriver  à  distinguer 
celui  des  noyaux  mâles  qui  s'unit  au  noyau  secondaire;  ensuite, 
l'emploi  de  matériaux  fixés  et  colorés  lui  permit  de  s'orienter  et 
d'apercevoir  effectivement  la  double  fécondation. 

Les  noyaux  mâles,  après  leur  pénétration  dans  le  sac 
embryonnaire,  offrent  une  structure  lâche  et  poreuse,  et  par 
suite  sont  peu  colorables.  Aussitôt  après  leur  entrée,  ils  ont  la 
forme  d'un  corps  allongé,  environ  cinq  fois  plus  long  que  large; 
leur  courbure,  variable,  rappelle  souvent  celle  d'un  fer-à-cheval, 
mais  jamais  celle  d'une  spirale.  Dès  qu'ils  se  sont  soudés  aux 
noyaux  femelles,  ils  prennent  rapidement  une  forme  arrondie, 
et  ce  changement  est  surtout  prompt  pour  celui  d'entre  eux  qui 
s'unit  au  noyau  secondaire  du  sac. 

La  forme  des  noyaux  mâles  ne  serait  donc  pas  la  même  dans 

1.    K.    Shibata,    Die   Doppelbefruchtniiv   bei   Monotropa    uniflora    (Flora, 
p.  6i-66,  1902). 


L.  Guignard.  — La  double  fécondation  chez  les  Solanées.  149 

le  M.  ■uniflora  que  dans  le  M.  hypopitys  étudié  par  M.  Stras- 
burger.  L'auteur  la  compare  à  celle  que  j'ai  figurée  dans  la 
Tulipe.  Cette  différence,  si  tant  est  qu'elle  existe,  n'a  pas  grande 
importance,  car  il  m'est  arrivé  plus  d'une  fois  de  remarquer,  sous 
ce  rapport,  des  variations  assez  sensibles  dans  la  même  espèce. 
Quant  aux  mouvements  propres  des  éléments  mâles,  M.  Shibata 
ne  peut,  dit-il,  se  prononcer  sur  leur  existence. 

Le  travail  de  cet  observateur  renferme  également,  sur  la 
formation  du  noyau  secondaire,  une  remarque  qui  n'est  pas  sans 
intérêt.  Dans  les  fleurs  du  premier  lot,  où  la  fécondation  ne  se 
manifestait  que  dix  jours  au  moins  après  la  pollinisation,  la  fusion 
des  noyaux  polaires  était  toujours  complète  deux  ou  trois  jours 
avant  la  fécondation.  Au  contraire,  dans  les  fleurs  du  second  lot, 
qui  se  trouvaient  d'ailleurs  dans  les  mêmes  conditions,  si  ce  n'est 
que  la  température  était  plus  élevée  au  moment  delà  pollinisa- 
tion, la  fécondation  commençait  le  6e  ou  le  7e  jour,  mais  la  fusion 
des  noyaux  polaires  n'avait  pas  encore  eu  lieu.  Le  plus  souvent, 
ces  noyaux  étaient  à  distance  l'un  de  l'autre  ou  bien  commen- 
çaient à  entrer  en  fusion.  Tantôt  le  second  noyau  mâle  se  mon- 
trait uni  au  noyau  polaire  supérieur,  alors  que  le  noyau  polaire 
inférieur  se  trouvait  encore  isolé  ;  tantôt  ce  noyau  mâle  s'unissait 
au  polaire  supérieur,  auquel  le  polaire  inférieur  s'était  accolé, 
mais  avec  lequel  il  n'avait  pas  eu  le  temps  de  se  fusionner.  Le  pre- 
mier cas  est  semblable  à  celui  que  présentent  certaines  Liliacées, 
telles  que  le  Lis  et  la  Fritillaire,  et  j'ajouterai  que  le  second  rap- 
pelle ce  qui  se  passe  chez  Y Eudymion,  dans  cette  même  famille. 
M.  Shibata  pense,  avec  raison,  ce  semble,  que  la  différence  dont 
il  s'agit  dépend,  dans  le  cas  actuel,  de  la  température  et  qu'elle 
ne  saurait  être  considérée  comme  un  caractère  de  telle  ou  telle 
espèce.  Sur  ce  dernier  point,  la  manière  de  voir  de  l'auteur  me 
paraît  trop  absolue,  car  il  y  a  des  plantes  chez  lesquelles  l'ab- 
sence de  fusion  des  noyaux  polaires  ne  relève  pas  de  la  cause 
en  question. 

J'arrive  maintenant  à  l'exposé  succinct  de  mes  observations 
sur  les  Solanées,  laissant  de  côté,  pour  le  moment,  celles  qui 
concernent  les  Gentianées. 

Un  examen  comparatif  de  cinq  ou  six  genres  de  Solanées 
m'a  conduit  à  choisir  de  préférence  les  Nicotïana  et  les  Datura, 
parce  qu'ils  m'ont  paru  présenter  entre  eux  des  différences  qui 


i5o  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

résument,  en  quelque  sorte,  celles  que  j'ai  rencontrées  dans  la 
famille.  Dans  le  premier  genre,  j'ai  étudié  surtout  le  N.  Taba- 
cîim,  tout  en  examinant  aussi  le  N.  rîtstica,  qui  n'en  diffère  que 
par  des  particularités  sans  intérêt;  dans  le  second  genre,  mes 
recherches  ont  porté  principalement  sur  le  D.  Isevis,  mais  j'ajoute 
que  le  D.  Stramouium  et  le  D.  iatula  présentent  les  mêmes  ca- 
ractères au  point  de  vue  qui  nous  occupe  (i). 

Il  était  bon  de  suivre  d'abord  le  tube  pollinique  à  partir  de  sa 
formation  sur  le  stigmate  jusqu'à  la  fécondation,  afin  d'observer 
la  forme  et  la  structure  des  éléments  mâles  aux  divers  stades  de 
leur  développement. 

Dans  le  N.  Tabacum,  le  temps  qui  s'écoule  entre  la  pollini- 
sation et  le  commencement  de  la  fécondation  dépasse  deux 
jours,  à  une  température  diurne  variant  de  200  à  250.  La  grosse 
colonne  placentaire  est  recouverte  par  un  nombre  considérable 
d'ovules  ;  ce  sont  ceux  qui  s'insèrent  au  sommet  du  placenta 
qui  sont  fécondés  les  premiers.  La  longueur  du  style  atteint 
près  de  4  centimètres.  Nous  verrons  plus  loin  que  dans  le 
DaUira,  qui  possède  un  style  plus  long,  la  fécondation  se 
produit  avec  une  rapidité  beaucoup  plus  grande. 

M.  Guéguen  a  décrit  récemment  (2),  d'une  façon  très  pré- 
cise, le  tissu  conducteur  dans  le  Tabac.  Sur  la  coupe  transver- 
sale, il  a  la  forme  d'un  8  au  sommet  du  style  et  devient  ovale  à 
la  base  ;  ses  cellules  sont  allongées  et  de  faible  diamètre,  avec 
des  parois  collenchymatoïdes. 

Quand  le  pollen  a  germé  sur  le  stigmate  papilleux  et  que 
les  tubes  polliniques  s'avancent  dans  le  tissu  conducteur,  les 
cellules  de  ce  dernier  s'en  distinguent  facilement  sur  les  sections 


*£>' 


1.  Les  matériaux  d'étude  ont  été  fixés  par  divers  agents  (liquide  de  Fleniming 
fort  ou  dilué,  solution  d'acide  chromique  à  0,50%»  Pur  ou  additionné  d'acide  acé- 
tique, alcool  absolu,  etc.),  puis,  colorés  par  la  méthode  au  fer  et  à  l'hématoxy- 
line,  par  un  mélange  approprié  de  vert  de  méthyle  et  de  fuchsine  acide,  par  le 
procédé  à  la  safranine-violet  de  gentiane-orange,  etc.  Chacun  sait  d'ailleurs  que 
pour  l'étude  d'organes  déterminés,  tels  que  les  ovules,  telle  méthode  réussira 
dans  certains  cas  qui  ne  conviendra  plus  dans  d'autres.  La  fixation  par  le  liquide 
de  Flemmiug,  par  exemple,  est  avantageuse  avec  les  ovules  du  Tabac;  elle  l'est 
beaucoup  moins  avec  ceux  du  Datura,  qu'il  est  préférable  de  traiter  par  la  solu- 
tion chromo-acétique.  On  sait  encore  que  le  procédé  de  coloration  doit  varier 
suivant  la  méthode  de  fixation;  toutefois,  dans  le  cas  actuel,  celui  de  Heidenhain 
donne  presque  toujours  d'excellents  résultats. 

2.  F.  Guéguen,  Anatomie  comparée  du  tissu  conducteur,  etc.  (Thèse  de  la 
Fac.  des  Sciences  de  Paris,  p.  69,  iyoi). 


L.  Guignard.  —  La  double  fécondation  chez  les  Solanées.  151 

longitudinales,  grâce  surtout  à  la  forme  de  leurs  noyaux.  Elles 
sont  dissociées  et  comprimées  par  les  tubes,  qui  présentent  à 
peu  près  le  même  diamètre  qu'elles,  mais  dont  le  contenu  pro- 
toplasmique  est  hyalin,  peu  abondant,  sauf  aux  extrémités  en 
voie  décroissance. 


Nicotiana  Talaczim. —  Fig.  1  (Gr.  15)  :  coupe  longitudinale  médiane  de  l'ovaire,  perpendi- 
culaire à  la  cloison  qui  sépare  les  deux  loges  :  si,  base  du  style;  tp,  tubes  polliniques 
accolés  en  nombre  considérable;  ov,  ovules.  —  Fig.  2  (Gr.  15)  :  Coupe  transversale  pas- 
sant au  niveau  de  la  ligne  x  x  dans  la  figure  précédente,  à  peu  de  dislance  du  sommet 
de  la  cloison  placentaire,  qui  ne  porte  pas  d'ovules  à  ce  niveau  :  a'  X* ,  ligne  inédiane 
suivant  laquelle  passe  la  coupe  de  la  fig.  i;  pi,  cloison  placentaire;  tp,  tubes  polliniques 
en  section  transversale,  formant  un  amas  épais.  —  Fig.  3  et  4  (Gr.  540)  :  tubes  polli- 
niques à  la  surface  du  placenta,  vers  le  sommet;  Jiv,  noyau  végétatif,  situé  en  avant  des 
deux  cellules  génératrices  cg,  cg.  —  Fig.  4  (Gr.  540)  :  tube  pollinique  arrivé  à  l'extré- 
mité de  sa  course;  les  cellules  génératrices,  cg,  sont  en  avant  du  noyau  végétatif  nv, 
en  partie  désorganisé. 

Au  sommet,  la  cavité  ovarienne  n'est  pas  divisée  en  deux 
parties  par  la  cloison  placentaire,  et  les  bords  des  deux  car- 
pelles situées  en  regard  l'un  de  l'autre,  forment  deux  bourre- 
lets, légèrement  convexes,  isolés,  mais  qui  se  soudent  plus  bas 
pour  former  la  cloison.  En  s'unissant  ainsi  face  à  face,  ces  deux 
bourrelets  forment  de  chaque  côté,  vis-à-vis  de  la  nervure  dor- 
sale des  carpelles,  un  sillon  dont  la  profondeur  diminue  progres- 
sivement à  partir  du  sommet  de  la  cloison  (fig.  2  ;  la  ligne  x'  x' 


153  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

passe  par  la  nervure  dorsale  des  carpelles  et  par  la  ligne  de  sou- 
dure des  bourrelets  formant  la  cloison).  Ce  sillon  reste  visible  à 
peu  près  sur  le  tiers  supérieur  de  la  longueur  totale  de  la  cloi- 
son ovarienne.  Vers  le  sommet,  les  placentas  ne  portent  pas 
d'ovules. 

En  arrivant  à  la  base  du  style,  les  tubes  polliniques  forment 
une  masse  dont  l'aspect,  sur  la  section  transversale,  est  celui 
d'un  pseudo -parenchyme  ;  ils  se  partagent  en  deux  faisceaux 
correspondant  aux  deux  sillons  dont  il  vient  d'être  question  et 
qu'ils  remplissent  en  s'étalant  progressivement  de  chaque  côté, 
à  la  surface  de  la  cloison  placentaire  (fig.  2  ;  ïp,  l'un  des  deux 
faisceaux  de  tubes  polliniques). 

La  section  longitudinale  de  l'ovaire  entier,  passant  par  la 
ligne  de  soudure  des  bourrelets  carpellaires,  montre  dans  leur 
plus  grande  épaisseur  les  deux  gros  faisceaux  de  tubes  polli- 
niques (fig  1 ,  ip,  tp)  ;  ceux-ci  se  répartissent  sur  toute  la  sur- 
face placentaire  jusqu'à  la  base,  en  rampant  entre  les  ovules 
qu'ils  fécondent  à  partir  du  sommet.  Lorsque  la  fécondation 
commence,  l'épaisse  colonne  placentaire,  couverte  d'ovules 
serrés  les  uns  contre  les  autres  et  orientée  dans  tous  les  sens,  a 
généralement  une  longueur  totale  de  6  à  7  millimètres. 

La  cellule  génératrice  primitive  du  grain  de  pollen  se  divise 
pendant  le  trajet  du  tube  dans  le  tissu  conducteur  du  style,  et, 
quand  le  tube  arrive  dans  l'ovaire,  les  deux  cellules  mâles  qui 
résultent  de  cette  division  sont  déjà,  le  plus  souvent,  à  quelque 
distance  l'une  de  l'autre,  précédées  par  le  noyau  végétatif  plus 
ou  moins  déformé  (fig.  3  et  4).  Elles  se  distinguent  facilement 
par  leur  aptitude  à  fixer  les  colorants  nucléaires  ;  autour  de  leur 
noyau  à  structure  très  dense,  on  remarque  souvent  une  auréole 
plus  claire  que  le  protoplasme  du  tube  et  qui  me  paraît  repré- 
senter leur  protoplasme  propre,  réduit  à  une  couche  beaucoup 
plus  mince  ici  que  chez  les  Monocotylédones  oùj'ai  eu  l'occasion 
de  la  signaler  dans  mes  recherches  antérieures. 

Les  mêmes  caractères  se  retrouvent  dans  la  plupart  des 
tubes  plus  avancés  dans  leur  course;  ce  qui  varie,  c'est  la  dis- 
tance qui  sépare  les  gamètes  mâles  l'un  de  l'autre,  ainsi  que 
du  noyau  végétatif  et  du  sommet  du  tube  pollinique.  Parfois 
aussi  on  les  trouve  dans  l'extrémité  légèrement  renflée  du  tube 
sur  le  point  de  pénétrer  dans  un  ovule  (fig.  5).  La  forme   des 


L.  Guignard.  —  La  double  fécondation  chez  les  Solanées.  153 

noyaux  mâles  est  généralement  ovoïde  ou  faiblement  allongée, 
mais  ils  s'étirent  quand  le  tube  qui  les  renferme  traverse  le 
micropyle  ovulaire. 


N.  Tabacum.  —  Fig.  6  (Gr.  250)  :  coupe  longitudinale  de  l'ovule  adulte,  dans  son  plan  de 
symétrie;  le  sac  embryonnaire  est  au  contact  immédiat  du  tégument  unique;  au  sommet, 
se  trouvent  les  deux  synergides  et  l'oosphère  plus  allongée;  au  voisinage  de  l'oosphère, 
les  deux  noyaux  polaires  accolés;  à  la  base  du  sac,  les  trois  antipodes  volumineuses.  — 
Fig.  7  (Gr.  160)  :  ovule  en  section  longitudinale  montrant  le  tube  pollinique  dans  le 
canal  micropylaire,  avant  la  fécondation.  —  Fig.  8  (Gr.  360)  :  sac  embryonnaire  quelque 
temps  avant  la  fécondation  ;  les  deux  noyaux  polaires,  nps,  npi,  ne  se  sont  pas  encore 
rapprochés  l'un  de  l'autre. 


L'ovule  adulte,  anatrope,  est  pourvu  d'un  funicule  court 
(fig.  6),  dans  lequel  il  n'y  a  pas  de  faisceau  vasculaire  différen- 
cié, ce  dernier   n'étant  représenté   que   par  des   cellules  plus 


iS4  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

étroites  et  plus  longues,  du  côté  de  l'ovule  qui  correspond 
au  raphé.  Le  tégument  offre  un  épidémie  externe  à  grandes 
cellules  recouvrant  cinq  ou  six  assises  plus  ou  moins  régulières, 
et  dont  l'interne  présente  des  caractères  tranchés;  les  bords 
du  tégument,  limitant  le  micropyle,  sont  étroitement  accolés.  A 
l'origine,  le  nucelle  est  représenté  simplement  par  un  épiderme 
recouvrant  la  cellule-mère  du  sac  embryonnaire;  cet  épiderme 
disparaît  plus  tard  et,  en  se  développant,  le  sac  vient  s'appliquer 
immédiatement  contre  l'assise  interne  du  tégument  de  l'ovule. 

Les  synergides  sont  piriformes,  allongées  au  sommet;  l'oo- 
sphère s'insère  un  peu  plus  bas  et  se  distingue  nettement  par  sa 
grosseur  et  sa  structure  interne  (fig-.  8,  9).  Les  antipodes  pren- 
nent un  grand  développement  et  parfois  s'accroissent  à  tel  point 
qu'une  ou  deux  d'entre  elles  s'avancent  jusqu'au  voisinage  de 
l'oosphère  ;  elles  sont  très  pauvres  en  protoplasme  et  jamais  leur 
noyau,  relativement  petit,  ne  se  divise.  Les  deux  noyaux  po- 
laires, faciles  à  reconnaître  à  leur  grosseur,  se  rapprochent  et 
s'accolent  en  un  point  variable  de  la  cavité  du  sac  ;  le  plus  sou- 
vent, on  les  trouve  au  voisinage  ou  au  contact  de  l'oosphère, 
dans  une  traînée  protoplasmique  qui  s'étend  entre  l'oosphère  et 
les  antipodes  (fig.  6,  7,  10,  etc.). 

Je  ne  crois  pas  que  les  noyaux  polaires  se  fusionnent  jamais 
avant  la  fécondation;  leur  contour  reste  régulier  et  c'est  à  peine 
s'ils  offrent  un  léger  aplatissement  au  point  de  contact.  Cette 
absence  de  fusion  ne  provient  pas,  ici,  de  ce  que  les  noyaux 
n'auraient  pas  eu  le  temps  de  se  confondre  en  un  seul  avant  la 
pénétration  du  tube  pollinique.  En  effet,  dans  les  ovaires  où  la 
plupart  des  ovules  ont  été  fécondés  et  montrent  déjà  les 
premières  cellules  de  l'albumen,  on  constate  que  les  autres 
ovules,  en  général  peu  nombreux,  qui  n'ont  pas  subi  la  fécon- 
dation et  conservent  pendant  quelque  temps  leurs  caractères 
normaux,  présentent  encore  leurs  deux  noyaux  polaires  accolés, 
mais  non  fusionnés  en  un  noyau  unique.  Nous  verrons,  par 
contre,  que  dans  le  Datura,  la  fusion  de  ces  noyaux  est  toujours 
complète  avant  la  fécondation. 

Dès  qu'il  a  pénétré  dans  le  micropyle,  le  tube  pollinique 
s'avance  très  rapidement  jusqu'au  sommet  du  sac  embryonnaire 
et  il  est  très  rare  d'obtenir  des  préparations  dans  lesquelles  il  se 
trouve  encore  à  distance  de  ce  dernier.  Il  n'est  pas  moins  excep- 


L.  Guignard.  —  La  double  fécondation  chez  les  Solanées.  155 

tionnel  de  rencontrer  des  ovules  où  le  tube,  après  être  arrivé  au 
contact  du  sac,  n'ait  pas  encore  déversé  son  contenu  dans  l'une 


N.  Tabacum  (Gr.  360).  —  Fig.  9  :  sac  embryonnaire  adulte,  non  fécondé  ;  >ip,  noyaux  po- 
laires. —  Fig.  10  :  les  deux  noyaux  mâles  ng,  ng'  sont  libres,  au  sortir  de  la  substance 
réfringente  qui  occupe  la  place  des  synergides  et  dans  laquelle  on  voit  deux  corps  chro- 
matiques représentant  des  noyaux  en  voie  de  résorption.  —  Fig.  11  :  noyaux  mâles, 
ng ,  ng',  libres,  presque  arrondis.  —  Fig.  12  :  l'un  des  noyaux  mâles,  tig,  s'est  uni  au 
noyau  de  l'oosphère,  l'autre  ng'  est  libre;  les  deux  noyaux  polaires  se  trouvent  au  se- 
cond plan.  —  Fig.  13  :  l'un  des  noyaux  mâles,  ng',  a  rejoint  les  noyaux  polaires,  entre 
lesquels  on  le  voit  à  gauche;  l'autre,  tig,  est  encore  situé  dans  la  substance  réfringente 
qui  remplit  la  synergide  située  au  premier  plan,  et  dans  laquelle  on  voit,  au-dessus  de 
ce  noyau  mâle,  deux  petites  masses  chromatiques  de  nature  nucléaire.  —  Fig.  14  :  cas 
peu  fréquent,  dans  lequel  les  noyaux  polaires  se  trouvent  au  voisinage  des  antipodes; 
le  supérieur  porte  l'un  des  noyaux  mâles,  ng  ;  l'autre,  ng',  est  soudé  au  noyau  de 
l'oosphère. 

ou  l'autre  des  synergides;  tel  est  pourtant  le  cas  de  la  fig.  7,  où 
l'extrémité  du  tube  a  légèrement  refoulé,  sans  s'ouvrir,  le  som- 
met de  l'une  des  synergides  (seule  représentée  dans  la  figure). 


I56  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

Lorsque  le  tube  s'est  vidé,  il  se  rétrécit  à  tel  point  qu'on  ne  l'a- 
perçoit plus  que  sous  l'apparence  d'un  fil  grêle,  qui  ne  tarde  pas 
à  devenir  méconnaissable  dans  le  canal  micropylaire.  Toutefois, 
l'examen  d'un  grand  nombre  de  préparations  permet  de  ren- 
contrer, de  temps  en  temps,  des  ovules  dans  lesquels  l'extrémité 
plus  ou  moins  renflée  du  tube  pollinique  se  voit  encore  au 
sommet  du  sac  embryonnaire  au  moment  de  la  fécondation 
(fig.  12,  13,  15,  etc.). 

Le  contenu  du  tube  pollinique  paraît  se  déverser  ordinai- 
rement dans  une  seule  des  synergides,  qui  prend  alors  l'aspect 
d'une  masse  granuleuse  et  réfringente,  tout  en  conservant  plus 
ou  moins  sa  forme  primitive;  en  général,  elle  est  fortement 
distendue  par  la  substance  qui  la  remplit  tout  entière  et  en  fait 
disparaître  la  vacuole  primitive.  L'autre  synergide  reste  intacte 
pendant  quelque  temps  (fig.  15,  17).  Mais,  en  raison  du  petit 
nombre  des  cas  où  cette  synergide  conserve  son  aspect  primitif, 
et,  tout  en  tenant  compte  de  l'incertitude  où  l'on  peut  se  trouver 
quand  les  deux  cellules  se  présentent  en  superposition  sous  le 
microscope,  je  pense  que  souvent  elles  reçoivent  l'une  et  l'autre 
le  contenu  du  tube  pollinique. 

C'est  seulement  après  leur  sortie  de  la  masse  plasmique 
réfringente  dont  il  vient  d'être  question,  que  les  noyaux  mâles 
sont  faciles  à  reconnaître,  soit  avant,  soit  après  leur  union  avec 
les  noyaux  qu'ils  doivent  féconder  (fig.  10,  11,  12).  L'un  d'eux 
peut  s'unir  au  noyau  de  l'oosphère  avant  que  l'autre  n'atteigne 
les  noyaux  polaires  (fig.  12)  ;  parfois  aussi  c'est  l'inverse,  ce  qui 
dépend  de  la  position  occupée  par  ces  derniers  dans  la  région 
supérieure  du  sac.  La  figure  13  représente  un  sac  embryonnaire 
où  l'un  des  noyaux  mâles  a  déjà  rejoint  les  noyaux  polaires 
alors  que  l'autre  noyau  mâle  n'a  pas  encore  pénétré  dans 
l'oosphère.  Il  y  a  tout  lieu  de  croire  que  dans  ce  cas,  certai- 
nement assez  rare,  les  éléments  mâles  se  trouvaient  assez  éloi- 
gnés l'un  de  l'autre  dans  le  tube  pollinique,  au  moment  où  ce 
dernier  avait  traversé  le  micropyle. 

Au  sortir  du  tube  pollinique,  la  forme  de  ces  noyaux  est 
allongée  et  un  peu  incurvée  (fig.  10),  parfois  globuleuse  en 
apparence,  ce  qui  peut  dépendre  de  la  façon  dont  ils  se 
présentent  à  l'œil  sous  le  microscope  (fig.  11).  Fortement  colo- 
rable  parles  réactifs  delà  nucléine,  leur  substance  se  montre 


L.  Guignard.  —  La  double  fécondation  chec  les  Solanées.  157 

constituée  par  des  granules   chromatiques    d'abord  très  serrés, 
puis  de    plus  en    plus    distincts.    Dans    la    masse    réfringente 


N.  Tabacunt  (Gr.  400).  —  Fig.  15  :  sac  embryonnaire  montrant  au  sommet,  à  gauche,  l'extré- 
mité renflée  du  tube  pollinique  qui  a  refoulé  l'une  des  synergides;  l'autre  synergide  est 
encore  intacte;  les  deux  noyaux  mâles,  ng,  ng\  ont  déjà  grossi  au  contact  du  noyau 
de  l'oosphère  et  de  l'un  des  noyaux  polaires.  —  Fig.  16  :  stade  un  peu  plus  avance 
<jue  le  précédent.  —  Fig.  17  :  fusion  complète  des  noyaux  mâles  avec  les  noyaux 
femelles;  les  deux  nucléoles  des  noyaux  polaires  fusionnés  sont  encore  visibles.  — 
Fig.  18,  19,  20  :  stades  divers  de  la  fusion  des  noyaux  polaires  après  la  fécondation. 


occupant  Tune  des  synergides  ou  les  deux  synergides  confondues, 
on  aperçoit  un  ou  plus  souvent  deux  corps  chromatiques,  homo- 


158  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

gènes  ou  non,  qu'il  n'est  pas  toujours  facile  de  distinguer  des 
noyaux  mâles  au  moment  où  ceux-ci  sont  encore  dans  leur  voi- 
sinage. Ces  corps  chromatiques,  que  l'on  retrouve  pendant 
quelque  temps  après  la  fécondation,  avec  une  forme  plus  ou 
moins  irrégulière,  représentent  apparemment  le  noyau  de  l'une 


N.  Tabacum  (Gr.  360).  —  Fig.  21,  22,  23  :  stades  successifs  de  la  division  du  noyau  secon- 
daire après  la  fécondation.  Le  noyau  de  l'oosphère,  encore  indivis,  renferme  plusieurs 
nucléoles  inégaux. 

ou  des  deux  synergides,  et  peut  être  aussi  les  restes  du  noyau 
végétatif  du  tube  pollinique. 

Le  noyau  mâle  qui  s'est  uni  au  noyau  de  l'oosphère  s'aplatit 
plus  ou  moins  au  contact  de  ce  dernier;  puis  il  grossit  comme  à 
l'ordinaire  et  bientôt  devient  indistinct.  Mais  alors  on  aperçoit 
presque  toujours,  dans  le  noyau  de  l'œuf,  plusieurs  nucléoles 
inégaux  au  lieu  du  nucléole  primitif  ordinairement  unique  que 
possédait  le  noyau  de  l'oosphère  avant  la  fécondation  (fig.  17 
à  20). 

L'accolement  du  second  noyau  mâle  avec  les  noyaux 
polaires  se  fait  en  un  point  quelconque,  qui  dépend  de  la 
position  respective  de  ces  derniers.  Si  les  noyaux  polaires 
étaient  superposés,  le  noyau  mâle  peut  s'unir  à  celui  qui  est  le 


L.  Guignard.  —  La  double  fécondation  chez  les  Solanées.  150 

plus  rapproché  de  l'appareil  sexuel  (fig.  14),  ou  bien  descendre 
et  se  mettre  en  contact  avec  l'un  et  l'autre  (fig.  13);  s'ils  étaient 
situés  horizontalement,  l'union  peut  de  même  se  faire  aussitôt 
avec  l'un  et  l'autre,  ou  plus  rarement  avec  l'un  d'eux  seulement 


N.  Tabacum  (Gr.  360).  —  Fig.  24  :  premier  cloisonnement  transversal  du  sac  embryon- 
naire sur  le  point  de  s'achever.  —  Fig-  25  :  cloisonnement  transversal  complet.  —  Fig.  26  : 
dans  la  cellule  d'albumen  du  haut,  on  voit,  outre  le  noyau  d'albumen  qui  lui  appartient, 
un  autre  noyau  plus  petit  appartenant  à  l'une  des  antipodes;  il  en  est  de  môme  dans 
l'autre  cellule  d'albumen,  à  la  base  de  laquelle  se  trouve  en  outre  une  antipode  intacte. 

(fig-.  15).  Une  fois  la  copulation  commencée,  le  noyau  mâle 
grossit  et  devient  finement  granuleux  (fig.  14,  15,  16);  puis  il 
se  confond  avec  les  noyaux  polaires  qui  se  fusionnent  alors  en 
un  noyau  secondaire.  Cette  fusion  s'accompagne  de  celle  des 
deux  nucléoles  respectifsdes  noyaux polaires(fig. 20). Toutefois, 
la  fusion  nucléolaire  peut  être  assez  tardive  et  ne  s'effectuer  que 
pendant  les  premiers  stades  de  la  division  (fig.  18);  parfois 
même  elle  n'a  pas  lieu,  ce  qui  paraît  d'ailleurs  exceptionnel 
(fig.  19).  Dans  ces  trois  dernières  figures,  on  peut  voir  que  le 
noyau  secondaire  fécondé  a  déjà  commencé  à  contracter  ses 
éléments  chromatiques  et,  par  suite,  est  entré  en  division. 


ï6o  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

Comme  à  l'ordinaire,  cette  division  du  noyau  secondaire 
précède  celle  de  l'œuf  (i).  Le  fuseau  est  parallèle  ou  légèrement 
oblique  au  grand  axe  du  sac  embryonnaire.  La  formation  des 
deux  premiers  noyaux  d'albumen  est  immédiatement  suivie 
du  cloisonnement  transversal  du  sac  (fig.  21  à  25).  Le  noyau 
secondaire  étant  généralement  plus  rapproché  de  l'œuf  que 
des  antipodes,  le  sac  se  trouve  ainsi  partagé  en  deux  grandes 
cellules  ou  compartiments  superposés,  dont  le  supérieur  est 
un  peu  plus  grand  que  l'inférieur.  A  ce  moment,  les  anti- 
podes sont  encore  intactes  ;  à  part  un  léger  accroissement, 
elles  présentent  les  mêmes  caractères  que  peu  de  temps  après 
leur  formation;  mais,  par  suite  de  l'agrandissement  parfois 
irrégulier  du  sac  embryonnaire  dans  sa  région  inférieure,  elles 
peuvent  être  déplacées  et  insérées  sur  le  côté  au  lieu  d'occuper 
la  base  de  cet  organe.  Il  arrive  alors  de  temps  en  temps  que  la 
plus  élevée  se  trouve  englobée  dans  le  compartiment  supérieur 
du  sac  embryonnaire  après  le  cloisonnement  consécutif  à  la 
division  du  noyau  secondaire;  les  deux  autres  sont  situées  dans 
le  compartiment  inférieur  (fig.  26).  A  ce  stade,  leurs  membranes 
cellulaires,  très  délicates,  se  détruisent  et  leurs  noyaux,  qui  se 
distinguent  facilement  de  ceux  de  l'albumen  par  leur  faible 
dimension,  ne  tardent  pas  non  plus  à  entrer  en  résorption. 

La  multiplication  des  cellules  de  l'albumen  se  continue  par 
subdivision  des  deux  compartiments  primitifs;  mais,  pendant 
quelque  temps,  elle  ne  se  fait  qu'avec  lenteur.  Quant  au  noyau 
de  l'œuf,  il  ne  se  divise  à  son  tour  pour  former  l'embryon  qu'à 
une  période  assez  tardive. 

Les  D attira  présentent  par  rapport  au  Nicotiana  des  diffé- 
rences sensibles,  concernant  principalement  le  tube  pollinique 
et  le  sac  embryonnaire. 

Comme  on  l'a  fait  remarquer  plus  haut,  le  laps  de  temps  qui 
s'écoule  entre  la  pollinisation  et  la  fécondation  est  bien  moindre 
que  dans  le  Tabac.  Lorsque  la  fleur  ouvre  sa  corolle,  le  matin, 
les  anthères  ont  déjè  répandu  leur  pollen  sur  le  stigmate  dont 
elles  sont  très  rapprochées.  Bien  que  le  style,  dans  le  D.  lasvïs, 
par  exemple,   ait  presque    6  centim.   de   longueur,  les  tubes 

1.  On  sait  qu'il  n'en  est  pas  ainsi  dans  le  Naias  (Journ.  de  Botanique,  t.  XV, 
p.  210,   1901). 


L.  Guignakd.  —  La  double  fécondation  chca  les  Solanées.  161 

polliniques  le  parcourent  avec  rapidité  et  les  ovules  m'ont  paru 
fécondés,  pour  la  plupart,  après  24  heures,  la  température  étant 
la  même  que  dans  les  observations  sur  le  Tabac. 


-V  ri 


nv. 


»£•• 


mi 


nv 


Datura  lasvis.  —  Fig.  27  (Gr.  540)  :  extrémité  d'un  tube  pollinique  dans  le  style  ;  cg,  cel- 
lule génératrice;  nv,  noyau  végétatif.  —  Fig.  28,  29,  30  (Gr.  540)  :  cg,  cg,  cellules  géné- 
ratrices; uv,  noyau  végétatif.  —  Fig.  31  (Gr.  15)  :  coupe  transversale  d'une  des  deux 
loges  ovariennes  vers  le  sommet;  ov,  ovules;  tp,  tubes  polliniques.  —  Fig.  32  (Gr.  160)  : 
coupe  longitudinale  de  l'ovule  dans  le  plan  de  symétrie,  après  la  fécondation  ;  le  tube 
pollinique  a  conservé  son  diamètre  primitif. 

Le  tube  pollinique  est  presque  une  fois  plus  gros  que  dans 
cette  dernière  plante  ;  il  renferme  un  protoplasme  beaucoup 
plus  dense,  qui  ne  se  raréfie  qu'à  une  grande  distance  du 
sommet  en  voie  d'accroissement.  Le  noyau  végétatif  s'avance, 
comme  à  l'ordinaire,  le  premier  dans  le  tube  (fig.  27).  La  cellule 
génératrice  se  divise  à  un  moment  assez  variable  et,  fort  souvent, 
quand  cette  division  se  produit  (fig.   28),   le  noyau  végétatif  a 


i62  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

perdu  sa  structure  primitive  ;  il  a  pris  la  forme  d'un  corps 
allongé  ou  d'un  filament  irrégulier,  renflé  çà  et  là  et  parfois 
d'une  grande  longueur  (fig.  28  à  30).  Ce  filament  renferme  une 
plus  grande  quantité  de  substance  chromatique  que  le  noyau 
primitif,  par  suite  de  la  nutrition  du  tube  pollinique  à  l'intérieur 
du  tissu  conducteur  ;  plus  tard,  vers  la  fin  de  la  croissance  du 
tube,  il  se  désagrège  assez  souvent  en  un  petit  nombre  de 
fragments  inégaux  qui  subissent  ensuite  une  résorption  partielle, 
car,  au  moment  où  le  tube  pollènique  a  atteint  les  ovules,  on 
les  trouve  considérablement  réduits.  Quant  aux  deux  cellules 
génératrices  ou  gamètes  mâles,  elles  paraissent  représentées 
presque  uniquement  par  leurs  noyaux,  autour  desquels  on 
n'aperçoit,  en  effet,  que  très  difficilement  une  enveloppe  proto- 
plasmique  propre.  Par  contre,  les  noyaux  montrent  souvent  des 
granulations  ou  bâtonnets  chromatiques  assez  distincts,  du  moins 
avant  leur  passage  dans  le  micropyle  ovulaire. 

Arrivés  dans  l'ovaire,  les  tubes  polliniques  descendent  en 
grand  nombre  à  la  surface  des  placentas,  en  s'avançant  entre  les 
ovules.  La  figure  31  représente  une  moitié  de  la  coupe  transver- 
sale faite  vers  le  sommet  de  l'ovaire,  à  un  niveau  où  les  placentas 
portent  déjà  un  certain  nombre  d'ovules,  mais  où  la  fausse  cloison, 
qui  subdivise  chacune  des  deux  loges  ovariennes,  n'existe  pas. 

L'ovule,  plus  gros  que  dans  le  Tabac,  doit  surtout  sa  plus 
grande  dimension  à  l'épaisseur  du  tégument,  car  le  sac 
embryonnaire  a  sensiblement  la  même  grosseur  (fig.  32).  Un  peu 
plus  large  au  sommet  que  celui  du  Nicotïana,  le  sac  est  plus 
rétréci  à  sa  base. 

Les  synergides  et  l'oosphère  présentent  également  une 
constitution  analogue,  mais  les  antipodes  n'ont  ici  qu'une  exis- 
tence éphémère  et  l'on  n'en  trouve  plus  que  des  vestiges  dans 
l'ovule  adulte.  En  outre,  la  fusion  des  noyaux  polaires  est 
toujours  complète  et  le  noyau  secondaire,  très  rapproché  de 
l'oosphère,  n'offre  qu'un  nucléole  unique  et  gros,  renfermant  lui- 
même  plusieurs  petites  vacuoles  (fig.  33).  Le  Dahlia  diffère 
donc  essentiellement  du  Tabac  par  la  formation  du  noyau 
secondaire  avant  la  fécondation  et  par  la  disparition  précoce 
des  antipodes. 

Parvenu  à  l'orifice  micropylaire,  le  tube  pollinique  pénètre 
dans  l'ovule  sans  se  rétrécir  et  parfois  même  se  dilate  durant  son 


L.  Guignard.  —  La  double  fécondation  ckes  les  Solanées.  163 

trajet  jusqu'au  sommet  du  sac  embryonnaire.  En  outre,  quand 
il  a  déversé  une  partie  de  son  contenu  dans  Tune  des  synergides, 
il  conserve  son  diamètre  primitif  dans  le  canal  micropylaire, 
contrairement  à  ce  qui  se  passe  chez  la  plupart  des  plantes.  Sa 
membrane  est  plus  résistante  que  dans  le  Tabac  et,  même  après 


.00 


D.  lœvis.  —  Fig.  33  (Gr.  360)  :  partie  supérieure  du  sac  embryonnaire,  avant  la  féconda- 
tion; s,  s,  synergides;  00,  oosphère;  us,  noyau  secondaire.  —  Fig.  34  (Gr.  360)  :  tp,  tube 
pollinique  déversant  son  contenu  dans  la  synergide  de  gauche;  s,  l'autre  synergide  intacte. 
—  F'g-  35>  36>  37i  38  <Gr-  36°)  :  stadcs  divers  du  transport  des  noyaux  mâles,  ng,  ng,  et 
de  leur  union  avec  le  noyau  de  l'oosphère  et  le  noyau  secondaire. 

la  fécondation,  il  est  encore  rempli  par  un  protoplasme  assez 
dense.  Il  résulte  de  là  que,  dans  les  ovaires  où  la  fécondation  est 
en  voie  d'accomplissement  ou  se  trouve  achevée,  le  tube  polli- 
nique s'aperçoit  très  facilement  dans  tous  les  ovules,  car,  dans 
le  Datura,  il  est  rare  que  quelques-uns  de  ces  derniers  échappent 
à  la  fécondation. 


: 


164  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

Au  moment  où  le  tube  arrive  sur  le  sommet  du  sac,  les 
gamètes  mâles  peuvent  se  trouver  encore  à  quelque  distance 
de  son  extrémité,  de  sorte  que  le  protoplasme  du  tube,  pénétrant 
dans  Tune  des  synergides,  la  remplit  avant  que  les  gamètes  ne 

s'y  introduisent  à 
leur  tour.  Tel  est  le 
cas  de  la  figure  34, 
où  la  synergide  de 
gauche ,  déjà  gonflée 
par  la  substance 

protoplasmique 
qu'elle  a  reçue  du 
tube ,  ne  renferme 
pas  encore  d'autre 
noyau  que  le  sien 
propre,  déjà  quel- 
que peu  modifié 
dans  son  aspect.  Si 
l'on  n'était  rensei- 
gné par  l'étude  at- 
tentive des  aspects 
divers  présentés  par 
le  contenu  du  sac 
embryonnaire  aux 
stades  successifs  de 
la  fécondation,  le 
cas  en  question 
pourrait  être  facile- 
ment confondu  avec 
ceux  où  la  fécon- 
dation est  achevée, 
car,  aussitôt  après 
la  fusion  complète  des  noyaux  mâles  avec  les  noyaux  femelles, 
les  caractères  apparents  sont  sensiblement  les  mêmes. 

Après  le  passage  des  gamètes  mâles  à  travers  l'ouverture  du 
tube  pollinique  à  son  extrémité,  celle-ci  se  referme  et  tantôt 
s'arrondit  de  façon  à  présenter  le  même  aspect  qu'au  moment 
de  son  arrivée  au  contact  du  sac  embryonnaire,  tantôt  se  termine 
en  pointe  mousse  ou  en  un  renflement  plus  ou  moins  large.  Par 


D.  laevis.  —  Fig.  39  (Gr.  360)  :  grossissement  des  noyaux 
mâles  au  contact  des  noyaux  femelles.  —  Fig.  40  (Gr.  360)  : 
fécondation  achevée,  entrée  du  noyau  secondaire  en  divi- 
sion. —  Fig.  41  et  42  (Gr.  360)  :  division  plus  avancée  du 
noyau  secondaire;  s.  s,  synergides  en  superposition. 


L.  Guignard.  —  La  double  fécondation  chez  les  Solanées.  165 

suite  de  la  contraction  légère  du  contenu  du  tube  pollinique 
sous  l'influence  des  réactifs,  la  ligne  de  démarcation  entre 
l'extrémité  du  tube  et  le  sommet  des  synergides  apparaît 
souvent  avec  une  grande  netteté  (fig.  36,  37,  41). 

Au  moment  où  ils  sortent  de  la  masse  plasmique  qui  a  fait 
irruption  dans  l'une  des  synergides  ou  parfois  dans  les  deux,  et 


D.  lasvis.  —   Fig.  43  à  45   (Gr.    340)    :    stades   successifs  de  la  formation  de  l'albumen,  se 
produisant  avant  la  division  de  l'œuf. 

qui  présente  un  aspect  plus  ou  moins  diffluent,  les  noyaux  mâles 
sont  ovoïdes  ou  faiblement  allongés,  à  structure  granuleuse, 
moins  dense  que  dans  le  Tabac.  Ils  s'unissent  avec  une 
grande  rapidité  au  noyau  de  l'oosphère  et  au  noyau  secondaire, 
toujours  au  contact  ou  très  rapproché  de  cette  dernière  cellule 
(fig.  35  et  suiv.).  Ils  grossissent  ensuite  comme  à  l'ordinaire  sans 
changer  sensiblement  de  forme,  et  bientôt  cessent  d'être  discer- 
nables. Après  la  fusion  complète,  le  noyau  de  l'oosphère,  devenu 
le  noyau  de  l'œuf,  et  le  noyau  secondaire  fécondés  n'ont  pour 
ainsi  dire  pas  changé  d'aspect,  sauf  qu'ils  renferment  parfois  un 
ou  deux  petits  nucléoles  qui  n'existaient  pas  avant  la  fécon- 
dation à  côté  de  leur  nucléole  primitif.    L'apport   de  substance 


léS  JOURNAL  DE  BOf  ANIO.UR 

effectué  par  les  noyaux  mâles  n'est  pas  assez  considérable  pour 
permettre,  à  lui  seul,  de  conclure  à  l'accomplissement  de  la 
fécondation;  la  différence  de  grosseur  des  noyaux  fécondés, 
comparés  à  ceux  qui  ne  le  sont  pas  encore,  ne  dépasse  pas, 
en  effet,  celle  que  l'on  peut  observer,  d'un  sac  embryonnaire  à 
l'autre  avant  la  fécondation,  entre  les  noyaux  de  l'oosphère 
et  surtout  les  noyaux  secondaires.  Il  suffit,  pour  s'en  convain- 
cre, de  comparer  les  fig.  36  à  40. 

Le  tube  pollinique  ne  déversant  le  plus  souvent  sa  substance 
que  dans  l'une  des  synergides,  l'autre  conserve  pendant  un 
certain  temps  son  aspect  primitif  (fig.  35,  36,  41).  Celle  quia 
reçu  le  contenu  du  tube  renferme,  dans  la  masse  plasmique,  des 
restes  de  substance  nucléaire  ;  souvent  aussi  l'on  remarque,  à  côté 
du  noyau  de  l'oosphère  fécondé,  quelques  petits  corps  chroma- 
tiques homogènes,  de  grosseur  variable,  qui  doivent  proba- 
blement leur  origine  aux  noyaux  des  synergides  ou  au  noyau 
végétatif  du  tube  pollinique. 

La  division  du  noyau  secondaire  fécondé  m'a  paru  un  peu 
moins  rapide  que  dans  le  Tabac,  à  en  juger  par  le  nombre  des 
cas  où  ce  noyau  ne  présentait  encore,  après  la  fusion  avec  le 
noyau  mâle,  aucun  des  signes  de  l'entrée  en  division.  Le  début 
du  phénomène  est  représenté  dans  la  figure  40;  le  noyau  secon- 
daire montre  ses  éléments  chromatiques  refoulés  vers  le  centre, 
autour  du  nucléole  en  partie  résorbé  au  moment  où  le  fuseau  va 
faire  son  apparition. 

Les  stades  ultérieurs  présentent  les  mêmes  caractères  que 
dans  le  Tabac  (6g.  41,  42,  43).  Le  premier  cloisonnement  divise 
transversalement  le  sac  embryonnaire  en  deux  grandes  cellules 
superposées;  puis  chacune  d'elles  subit  une  bipartition  dans  la 
même  direction  (fig.  44),  et,  à  partir  de  ce  moment,  les  divisions 
se  produisent  dans  des  plans  variables  (fig.  45).  Quant  à  la 
division  de  l'œuf,  elle  ne  commence,  ici  encore,  qu'après  la 
formation  d'un  assez  grand  nombre  de  cellules  d'albumen. 

En  résumé,  la  double  fécondation  s'accomplit  essentiellement 
de  la  même  façon  chez  les  Solanées  que  chez  les  autres  plantes 
où  elle  a  été  observée  dans  ces  dernières  années.  Les  princi- 
pales remarques  auxquelles  donne  lieu  son  étude  sont  les 
suivantes  : 


F.  Guéguen.  —  Anatomie  du  style  et  du  stigmate  des  Phanérogames.      167 

Les  gamètes  mâles,  au  lieu  d'être  très  allongés,  vermiformes 
et  souvent  fortement  contournés,  comme  chez  les  Composées 
et  plusieurs  Liliacées,  sont  relativement  courts  et  faiblement 
incurvés,  ce  qui  les  rapproche  plutôt  de  ceux  des  Renoncu- 
lacées. 

Le  sac  embryonnaire,  considéré  au  moment  de  la  fécondation, 
n'offre  pas  la  même  constitution  chez  toutes  les  Solanées  :  dans 
le  Nicotiana,  les  noyaux  polaires  ne  sont  pas  fusionnés  en  un 
noyau  secondaire  et  les  antipodes  présentent  un  développement 
très  marqué  ;  dans  le  Daiîtra,  au  contraire,  la  fusion  des  noyaux 
polaires  est  complète  et  les  antipodes  ont  disparu.  —  La  diffé- 
rence concernant  la  façon  dont  les  noyaux  polaires  se 
comportent  avant  la  fécondation,  dans  ces  deux  genres  de 
Solanées,  se  rencontre  également,  comme  on  sait,  chez  les 
Liliacées,  où  ces  noyaux  sont  tantôt  isolés  et  tantôt  accolés 
(Lis,  Fritillaire,  etc.),  tantôt  constamment  accolés  (Jacinthe 
des  bois),  tantôt  complètement  fusionnés  (Scille). 

Enfin,  contrairement  à  l'assertion  de  certains  auteurs,  la 
division  du  noyau  secondaire  fécondé,  qui  donne  naissance  à 
l'albumen,  est  immédiatement  suivie  du  cloisonnement  du  sac 
embryonnaire. 

ANATOMIE  COMPARÉE   DU  TISSU   CONDUCTEUR 
DU  STYLE  ET  DU  STIGMATE  DES  PHANÉROGAMES 

(I.  MONOCOTYLÉDONES,  APÉTALES  ET  GAMOPÉTALES) 

{Suite) 
Par  M.  F.  GUÉGUEN. 

Oléacées  (PI.  17)  (1). 

Le  style  du  Forsythia  virïdissiiJia  est  aplati  suivant  un  plan 
incliné  de  450  sur  celui  des  deux  étamines.  Il  est  un  peu  élargi 
au  sommet,  et  couronné  d'un  stigmate  bilobé  (fig.  1)  dont  la 
face  supérieure  est  recouverte  de  papilles  courtes,  globuleuses, 
bicellulaires  (fig.    2).   Capus    en  a  décrit   d'analogues  dans  le 

1.  G.  Capus,  /.  cit.,  —  E.  Knobi.auch,  Oleaccae  in  Engler,  IV,  2.  —  C.  Gerber 
et  Kieffer,  Androdiœcie  du  Phyllirea  ang-ustifolia  L.,  et  essai  sur  la  filiation 
des  Phyllirea  de  la  région  méditerranéenne  (Bull.  Scientif.  du  Nord  de  la  France 
et  de  la  Belgique,  t.   XXXI,  7  septembre,  p.  236). 


i68  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

Forsythia  suspensa.  Le  style  offre  au  sommet  une  section  ellip- 
soïdale très  aplatie,  avec  deux  faisceaux  polaires;  le  centre  de 
l'organe  est  occupé  par  un  tissu  conducteur  mal  délimité,  formé 


Pl.  17.    —  Oléacées,  Scrofui.ariacéks. 

i,  Forsythia  viridissima,  stigmate  très  grossi;  2,  papilles  stigmatiques  ;  3,  sommet  du 
style,  avec  tissu  conducteur  diffus  ;  4,  bâte  du  style  ;  5,  sommet  de  l'ovaire  ;  6,  tissu  con- 
ducteur vers  le  sommet  du  style  ;  7,  le  même  à  la  base  ;  8,  ovaire  coupé  en  long,  avec  le 
tissu  conducteur  funiculaire  /.  —  9,  Phillyrea  angustifolia,  style  très  grossi  ;  10,  pa- 
pilles stigmatiques  ;  11,  stigmate  coupé  transversalement;  12,  milieu  du  style  ;  13,  tissu 
conducteur  stylaire.  —  14,  Verbascum  Tliapsus,  stigmate  coupé  radialement  ;  15,  stig- 
mate suivant  ab  ;  16,  deux  papilles  stigmatiques  ;  17,  milieu  du  style  ;  18,  base  du  style  ; 
19,  tissu  conducteur  dissocié  de  la  base  du  style.  —  20,  Antirrhintim  ma/us,  tissu 
conducteur  stylaire  dissocié  ;  21,  ovaire  coupé  verticalement  ;  22,  stigmate  coupé  trans- 
versalement ;  23,  milieu  du  style;  24,  base  du  style.  —  25,  Veronica  Chamaedrys,  stig- 
mate très  grossi  ;  26,  papilles  du  sommet  du  stigmate  ;  27,  papilles  de  la  base  du  stig- 
mate, vues  à  l'état  frais  dans  l'eau  ;  28,  éléments  du  tissu  conducteur  ;  29,  épiderme 
stylaire,  à  cellules  remplies  d'un  suc  violet. 

de  petites  cellules  (fig.  6)  dont  les  deux  rangées  axiales  sont 
formées  d'éléments  un  peu  plus  grands  que  les  autres.  A  la  base 
du  style,  le  tissu  conducteur  se  délimite  nettement  :  il  se  compose 


F.  Guéguen.  —  Anatomie  du  style  et  du  stigmate  des  Phanérogames.     i6y 

de  cinq  à  six  rangées  de  cellules  dont  les  deux  plus  internes, 
correspondant  à  la  surface  de  l'épiderme  carpellaire,  sont  formées 
d'éléments  nettement  allongés  dans  le  sens  vertical  (fig.  7). 
Dans  l'ovaire,  où  les  ovules  sont  appendus  au  sommet  des  pla- 
centas par  de  longs  funicules,  la  cloison  est  incomplète  au 
sommet  (fig.  5  et  8)  ;  il  n'existe  de  tissu  conducteur  (épiderme 
papilleux)  qu'au  niveau  de  l'insertion  des  funicules  et  sur  ces 
derniers.  D'après  Capus,  la  base  des  funicules  du  Jasminum 
nudiflonim  est  garnie  d'une  bosse  de  tissu  mou,  dont  le  rôle 
est  également  conducteur. 

Les  styles  du  Forsythia '  viridissima  sont  dimorphes,  d'après 
Knoblauch.  Dans  la  forme  brévistylée,  les  anthères  sont  placées 
au-dessus  du  stigmate  :  le  contraire  a  lieu  dans  l'autre  variété. 

Le  Phyllirea  angustifolia  possède  un  style  court  et  trapu, 
à  section  ovale  (fig.  9  a  12),  terminé  par  deux  lobes  stigmatiques 
en  forme  de  pyramides  dressées  (fig.  11).  La  surface  de  celles-ci 
est  chagrinée,  avec  papilles  finement  granuleuses  (fig.  10), 
concrescentes.  Le  tissu  conducteur  est  à  section  circulaire  et 
formé  de  cellules  polygonales  isodiamétriques,  plus  petites  que 
celles  du  parenchyme  environnant  :  les  méristèles  sont  propor- 
tionnellement plus  développées  que  dans  le  Forsythia. 

Les  recherches  de  Gerber  et  Kieffer  ont  établi  que  cette 
plante  est  androdioïque,  avec  des  pieds  les  uns  à  fleurs  herma- 
phrodites, les  autres  à  fleurs  unisexuées  par  flétrissement  des 
styles  avant  l'épanouissement,  ce  qui  amène  la  stérilité  des 
ovules  :  les  observations  de  ces  botanistes  ont  été  faites  en  diffé- 
rentes régions  de  la  Provence.  Le  Phyllirea  média,  qu'ils  consi- 
dèrent comme  une  forme  ancestrale  du  P.  angustifolia ,  posséde- 
rait des  fleurs  hermaphrodites  mais  de  trois  sortes,  macrostylées, 
méso  et  microstylées,  toutes  portées  sur  des  pieds  distincts  :  il 
y  aurait  donc  trioecie. 

Scrofulariacées  (PI.  17  et  18)  (1). 

Le  stigmate  du  Verbascum  thapsus  est  renflé-bilabié(fig.  14) 
avec  lèvre  inférieure  proéminente  ;  il  est  formé  dans  toute  son 

1.  Ern.  Faivrk,  Note  sur  le  pollen  et  le  mécanisme  de  la  fécondation  chez 
les  Gloxinia  (Bull.  Soc.  Bot.  Fr.,  VII,  1860,  p.  772).  —  F.  Delpino,  Atti  délia  Soc. 
Ital.  di  Se.  Nat.,  XII,  XVI,  XVII,  1869.  —  Ogle,  Pop.  Sci.  Review,  1870.  — 
G.  Capus,  /.  cit.    —  Keknek,   Schulsm.  der   Bliïthen  gegen   unberùf.    Gâste, 


i7o  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

épaisseur  par  l'épanouissement  du  tissu  conducteur  stylaire,  et 
la  surface  en  est  recouverte  de  papilles  excipuliformes  à  mem- 
brane striée  (fig.  16)  :  le  tissu  sous-jacent  est  rempli  de  gouttes 
huileuses.  Le  centre  de  l'organe  est  occupé  par  une  fente  trans- 
versale peu  profonde,  disparaissant  peu  à  peu  vers  la  base  du 
style  :  le  faisceau  qui  correspond  à  la  lèvre  antérieure  s'étale  en 
éventail  avant  sa  terminaison  (fig.  15). 

Dans  le  style  lui-même,  la  section  du  tissu  conducteur  est 
aplatie  jusque  vers  le  milieu  de  la  longueur,  et  en  forme  de  8  à 
la  base  (fig.  1 7  et  18);  ce  tissu  se  dissocie  peu  à  peu  dans  la  pro- 
fondeur (fig.  19).  Il  est  formé  d'éléments  allongés  dans  le  sens 
longitudinal,  et  coupés  de  cloisons  transversales  peu  obliques 
(fig.  20).  L'épiderme  externe  est  strié  dans  le  haut,  et  lisse  à  la 
base  de  l'organe. 

\J Antirrhinum  majus  se  distingue  du  Verbascum  par  un 
stigmate  simple,  dont  les  bords  latéraux  se  recourbent  en 
dedans  de  manière  à  donner  à  la  coupe  transversale  l'aspect 
de  la  lettre  C  (fig.  22).  Les  volutes  en  sont  recouvertes  de  papilles 
courtes  serrées  les  unes  contre  les  autres,  d'où  résulte  un  épi- 
derme  à  hautes  cellules  cylindriques.  Presque  toute  la  tête 
stigmatique  est  formée  de  tissu  conducteur  plein.  L'infundi- 
bulum  se  prolonge  jusqu'au-dessous  du  milieu  du  style  :  à  la 
base  de  celui-ci,  le  tissu  conducteur  est  à  peine  dissocié  (fig.  23 
et  24).  Le  placenta  est  richement  fascicule,  et  recouvert  tout 
entier  d'un  épiderme  papilleux. 

Le  Veronica  Chamsedrys  possède  un  style  allongé,  légère- 
ment élargi  au  sommet  et  à  section  faiblement  aplatie,  avec  un 
stigmate  bilabié  (fig.  25)  garni  de  papilles  bicellulaires  (fig.  26 
et  27).  Une  coupe  transversale  de  la  partie  supérieure  y 
montre  deux  faisceaux  très  distants,  séparés  par  un  tissu  conduc- 
teur dont  les  éléments  sont  très  allongés  et  coupés  de  cloisons 

1876,  pp.  195  et  241.  —  Errera,  Sur  la  structure  et  les  modes  de  fécondation 
des  fleurs,  avec  un  appendice  sur  le  Pentstemon  gentianoides  et  le  P.  Hart- 
wegi,  Bruxelles,  1879.  —  W.  Trelease,  T/ie  fertilisation  of  Scrophularia  (Bull. 
Torrey  Bot.  Club.,  VIII,  1881).  —  P.  Maury,  Observations  sur  la  pollinisation 
et  la  fécondation  des  Verbascum  (Bull.  Soc.  Bot.  Fr.,  XXXIII,  1887).  —  Cor- 
rens,  Zur  Biol.und  Auat.  der  Calceolarienblùle  (Pring-sh.  Jahrb.,  XXIII,  1891). 
—  Pasquale,  Sulla  impollinasione  nel  Pentstemon  geranioides  Lindl.  (Atti  del 
Congresso  Bot.  Inteinaz.  di  Genova,  i8q2,  pp.  553-60).  —  Tschirch  et  Œsterle, 
1.  cit.,  fasc.  5,  pi.  22,  1894.  —  R.  Von  Wettstein,  Scrophulariaceen  in  Engler 
IV,  3  b.  —  Kunth,  Beitràge  sur  Biologie  der  Blùien  (Bot.  Ctbl.,  71,  1897).  — 
L.  Jost,  Ueber  Bliitken-Anomalien  bel  Linaria  spuria  (Biol.  Ctbl.,  XIX,    1899). 


F.  Guéguen. —  Anatomie  du  style  et  du  stigmate  des  Phanérogames.     171 

horizontales  (fig.  28).  Ce  tissu  occupe  presque  tout  l'intérieur 
du  style  :  il  ne  se  dissocie  point  à  la  base  de  celui-ci,  et  pénètre 
dans  l'ovaire  par  intermédiaire  de  la  cloison  médiane  lacuneuse. 
L'épiderme  est  strié  (fig.  29)  et  formé  de  cellules  à  suc  violacé. 
Les  placentas  portent  sur  chaque  bord  un  rang-  d'ovules,  entre 
lesquels  ils  se  renflent  en  tètes  arrondies  dont  l'épiderme  est 
faiblement  papilleux. 

Si  nous  étudions  une  Scrofulariacée  arborescente,  le  Pau- 
lownia imperialis ,  nous  verrons  que  l'appareil  collecteur  stig- 
matique  en  est  très  réduit  (PL  18,  fig.  1).  Le  tissu  conducteur 
est  nettement  délimité  ;  il  tapisse  les  parois  d'un  canal  qui  se 
rétrécit  de  plus  en  plus  vers  la  base  de  l'organe  (fig.  2  et  3),  et 
se  localise  nettement  au  sommet  des  parties  latérales  des  pla- 
centas (fig.  4  et  5). 

La  structure  du  style  et  du  stigmate  des  Scrofulariacées  est 
donc  assez  uniforme  ;  le  stigmate  en  est  bilabié  (rarement  subulé 
comme  dans  Y Hebenstreitia  dentata  d'après  von  Wettstein),  orné 
de  papilles  simples  ou  quelquefois  bicellulaires  ;  il  existe  un 
tissu  conducteur  collenchymatoïde  présentant  plus  ou  moins  de 
tendance  à  la  dissociation,  ainsi  qu'un  placenta  lacuneux  dont  la 
surface  tout  entière  est  conductrice. 

Labiées  (PI.  18)  (1). 

Comme  dans  toutes  les  plantes  de  cette  famille,  le  style  du 
Galeobdolon  luieum  est  un  peu  évasé  vers  le  haut,  et  se  termine 
par  un  stigmate  bifide  dont  les  deux  branches  subulées  sont  ici 
un  peu  inégales,  l'inférieure  étant  la  plus  longue  (fig.  6). 
L'extrême  pointe  des  branches,  faiblement  renflée  en  bouton,  se 
termine  par  quelques  cellules  nettement  prolongées  en  courtes 
papilles.  Toutes   les    cellules    de   l'épiderme  stigmatique  ren- 

1.  G.  Capus,  /.  cit.  —  W.  Trelease,  On  tke  fertilisât  ion  of  Calamin- 
tha  Nepeta  (Amer.  Naturalist,  janv.  1881).  —  Id.,  The  fertilisation  of  Salvia 
splendens  by  birds  (Boston  Society  of  Nat.  History,  2  février  1881).  —  Aug.-F. 
Foerster,  Fertilisation  of  Teucrium  canadense.  (Amer.  Naturalist,  vol.  XX, 
ï886).  —  L -H.  Pammel,  On  the  poil/nation  of  Phlomis  tuberosa  L.,  and  the 
perforation  of  Jïowers  (Trans.  of  St-Louis  Acad.  f.  Se,  vol.  V,  1888).  — 
Correns,  Zur  Biologie  und  Analonue  der  SalvienblïUe  (Pringsh.  Jahrb.,  XXII, 
1891,  2).  —John  Briquet,  Les  Labiées  des  Alpes-Maritimes,  in  partie,  1891, 
p.  q>;  3"  partie,  1895,  P-  48f>-  —  IlJ-<  Labiatae  in  Engler,  IV,  3  a.  —  Richard 
C.-Mac  Gregor,  Salvia  coccinea,  an  ornithophilous  plant  (Amer.  Naturalist, 
XXXIII,  1899). 


i72  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

ferment  des  masses  irrégulières  d'une  substance  jaunâtre  cireuse 
colorable  par  l'orcanette  acétique.  La  coupe  transversale  de 
l'une  des  branches  affecte  la  forme  d'un  fer  à  cheval  à  convexité 
externe  (fig.  7  et  12);  l'épiderme  collenchymateux,  recouvert 
d'une  épaisse  cuticule  striée,  offre  son  minimum  de  taille  vers  la 
face  interne  de  la  branche  ;  en  ce  point  il  est  collecteur,  et  se 
trouve  en  continuité  avec  le  tissu  conducteur  collenchymatoïde 
à  section  circulaire,  dont  les  éléments  sont  inégaux  et  à  parois 
très  épaisses.  Sur  la  face  dorsale  de  l'organe,  et  accolé  au  tissu 
conducteur,  se  trouve  un  faisceau  libéroligneux  assez  développé. 

Le  style  atteint  son  diamètre  maximum  au  point  de  réunion 
des  branches,  qui  est  aussi  le  point  de  convergence  des  deux 
faisceaux  de  tissu  conducteur  (fig.  10)  :  un  peu  au-dessus  des 
carpelles,  l'organe  offre  une  section  à  peu  près  ovoïde  (fig.  8), 
qui  devient  losangique  vers  la  base  (fig.  9)  ;  la  forme  irrégulière 
du  style  se  poursuit  jusqu'en  ce  point  et  correspond  à  la  légère 
asymétrie  des  carpelles.  Le  tissu  conducteur  est  identique  à 
celui  du  stigmate. 

Une  coupe  verticale  de  l'ovaire  montre  que  le  tissu  conduc- 
teur aboutit  au  plafond  d'une  cavité  très  réduite  (fig.  11)  occu- 
pant le  sommet  de  l'axe,  et  tapissée  de  cellules  papilleuses 
dont  le  but  est  de  diriger  le  tube  pollinique  vers  les  ovules  par 
l'intermédiaire  d'un  étroit  canal  (g)  bordé  de  cellules  cylin- 
driques. 

Le  tissu  conducteur  stylaire  de  VAjuga  reptans  offre  une 
section  fusiforme,  à  grand  axe  perpendiculaire  au  plan  des 
faisceaux  ligneux.  Ce  tissu  diffère  de  celui  du  Galcobdolon  :  il  a 
l'aspect  d'une  masse  anhiste  bordée  de  deux  ou  trois  rangées  de 
cellules  à  section  arrondie,  rappelant  ce  que  nous  avons  vu  dans 
le  Nemophila  (fig.  13).  Les  branches  stigmatiques  sont  ici  rela- 
tivement courtes,  subégales,  à  épiderme  lisse,  sauf  pour  les  cel- 
lules de  la  face  interne  qui  sont  nettement  papilliformes.  Comme 
dans  le  Galeobdolon,  les  cellules  de  cette  région  renferment  des 
gouttelettes  de  substance  grasse  que  la  chaleur  résout  en  une 
grosse  sphère  colorable  par  l'orcanette  (fig.  15).  Cette  substance 
existe  même  dans  les  stigmates  très  jeunes. 

Si  nous  nous  adressons  à  une  Labiée  moins  gynobasique  que  le 
Galeobdolon  luteum  et  même  que  X  Ajuga,  nous  verrons  appa- 
raître quelques  modifications  dans  la  disposition  du  tissu  con- 


F.  Guéguhn.  —  Anatomie  du  style  et  du  stigmate  des  Phanérogames.     173 

ducteur  de  l'ovaire.  Dans  le  Phlomis pungens  étudié  par  Sachs, 
le  sommet  du  réceptacle,  au  lieu  d'être  creusé  d'une  cavité,  porte 
un  tampon  saillant  qui  va  au-devant  du  tissu  conducteur  du  style  : 


Pr>.  18-  —  Scrofulakiacées  (fin)  ;    Labiées,  Verbsnacees,   Campanulacées. 

Paulownia  imperialis,  stigmate  grossi;  2  à  5,  coupes  succes-.ives  dans  le  style  et  l'ovaire. 
—  6,  Galeobdolon.  Intcum,  stigmate  grossi  ;  7,  branche  stigmatique  coupée  transversalement 
en  son  milieu  ;  S,  base  du  style  au-dessus  des  carpelles  ;  9,  style  entre  les  carpelles  ;  io, 
sommet  du  style  ;  il,  ovaire  coupé  radialemem  (tissu  conducteur  plein);  12,  coupe 
transversale  de  la  plus  grosse  des  branches  stigmatiques.  —  13,  Ajuga  replans,  tissu  con- 
ducteur du  milieu  du  siyle.  —  14,  Brunella  granrfiflora,  branche  stigmatique.  —  15,  Ajuga 
reptans,  papilles  stigmatiques,  avec  gouttes  d'huile  verdàtre.  —  16,  Lippia  citriodora, 
ovaire  et  sty-le  ;  17,  stigmate  coupé  transversalement;  18,  milieu  du  style;  19,  base  du 
style  ;  20,  tissu  conducteur  après  dissociation  ;  21,  ovaire  coupé  transversalement  ;  22, 
ovaire,  coupe  verticale  suivant  xy.  —  23,  Campanula  Tracheliitm,  l'une  des  trois  bran- 
ches stigmatiques  ;  24,  sommet  du  styde  ;  25,  base  du  style;  26,  ovaire;  27,  poils  conduc- 
teurs des  branches  stigmatiques  ;  28,  base  d'un  poil  collecteur  stylaire. 


en  réalité,  il  n'y  a  là  qu'une  légère  modification,  car  les  canaux 
latéraux  qui  vont  aux  loges  ovariennes  existent  également  dans 
le  Phlomis.    Cette    disposition  est   nécessitée  par  la  moindre 


174  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

gynobasie  du  style.  Dans  d'autres  espèces  [P.  fruticosa  d'après 
Vidal  (i)  ),  il  existe  à  la  base  de  l'organe  une  petite  cavité  ana- 
logue à  celle  du  Galeobciolon  luiéum. 

La  structure  du  style  du  Brunella  grandîflora  est  à  peu  près 
la  même  que  celle  de  V  Ajuga  :  l'épiderme,  nettement  strié  au 
sommet,  devient  lisse  à  la  base.  La  section  des  branches  stigma- 
tiques  est  arrondie  aux  angles,  et  plus  large  sur  la  face  interne 
(fîg.  14).  Les  cellules  épidermiques  y  sont  presque  égales  sur 
tout  le  pourtour,  la  cuticule  en  est  striée. 

C'est  dans  le  Salvia  praiensis  que  les  parois  des  cellules 
conductrices  atteignent  leur  maximum  d'épaisseur.  Faisons 
remarquer  ici  que  le  terme  de  membrane  gélifiée,  appliqué  par 
Capus  aux  parois  de  ce  tissu  conducteur,  serait  mieux  rem- 
placé par  celui  de  membrane  épaissie  :  les  colorants  des  muci- 
lages ne  donnent  ici  que  des  résultats  négatifs,  tandis  que  l'on 
obtient  facilement  les  réactions  des  matières  pectiques. 

On  voit  que  les  Labiées  se  distinguent  nettement  des  familles 
voisines  par  la  structure  interne  de  leur  style  aussi  bien  que  par 
l'aspect  extérieur  de  leur  stigmate.  Celui-ci  est  toujours  bifur- 
qué, et  les  papilles  épidermiques  absentes  sont  suppléées  dans 
leur  rôle  collecteur  par  la  striation  de  la  cuticule.  Le  tissu  con- 
ducteur stigmatique  et  stylaire  est  constamment  collenchyma- 
toïde. 

Verbénacées  (PI.  18)  (2). 

Le  style  du  Verbena  ofjîcinalis  est  aplati  dans  le  plan 
médian,  légèrement  élargi  au  sommet,  et  terminépar  un  stigmate 
dont  la  section  transversale  figure  une  sorte  de  gouttière  à  bords 
rapprochés  et  arrondis  recouverts  de  papilles  digitiformes 
acuminées  (fig.  16  et  17)  :  par  leur  enchevêtrement,  ces  papilles 
donnent  accès  au  tissu  collenchymatoïde  sur  lequel  elles  sont 
insérées.  Le  stigmate  ne  renferme  qu'un  seul  faisceau  libéro- 
ligneux  opposé  à  la  gouttière  conductrice  :  il  est  donc  unilabié 
par  avortement,  comme  celui  de  VAntirrhinum  que  nous  avons 
décrit  plus  haut.  Dans  sa  région  moyenne  le  style  est  aplati, 
avec  deux  faisceaux  polaires  et  un  tissu  conducteur  analogue  à 
celui  du  Galeobdolon  (fig.   18)  ;  à  la  base  de  l'organe  la  section 

1.  L.  cit.,  pi.  m,  fig.  13. 

2.  John  Bkiquet,  in  Engler  et  Prantl,  IV,  3  a. 


F.  Guéguen.  —  Anatomie  du  style,  et  du  stigmate  des  Phanérogames.     175 

devient  losangique,  et  le  tissu  conducteur  augmente  de  volume 
(fig-.  19).  L'épiderme,  nettement  strié-denticulé  jusqu'au  milieu 
de  la  longueur,  est  presque  lisse  à  la  base. 

En  coupe  transversale  médiane  (fig.  21)  l'ovaire  est  unilocu- 
laire,  presque  rempli  par  les  bords  enroulés  des  feuilles  carpel- 
laires,  qui  se  renflent  en  un  gros  placenta  dont  chaque  volute 
renferme  un  ovule  allongé  et  aplati  (fig.  21  et  22).  Le  tissu  con- 
ducteur est  formé  par  l'épiderme  externe  de  chaque  branche  du 
placenta,  dont  les  cellules  sont  arrondies  avec  noyau  volumi- 
neux. Les  coupes  verticales  d'ovaires  fécondés  montrent  parfois 
des  tubes  polliniques,  rampant  sur  les  placentas  pour  gagner  le 
micropyle  en  contournant  le  bord  inférieur  des  volutes  placen- 
centaires. 

Le  Lippia  citriodora  possède  un  stigmate  et  un  style  à  peu 
près  semblables  à  ceux  de  la  Verveine.  Les  papilles  stigma- 
tiques  sont  ici  claviformes  ;  la  dissociation  montre  que  les  élé- 
ments du  tissu  conducteur  possèdent  des  parois  peu  épaisses,  et 
sont  juxtaposés  par  des  ajustures  en  sifflet  (fig.  20). 

Le  style  du  Laiitana  crocea,  d'après  Briquet,  est  surmonté 
d'un  stigmate  hémisphérique  tout  à  fait  latéral,  comme  ceux 
que  nous  venons  d'étudier.  Dans  beaucoup  de  Viticoïdées-Calli- 
carpées  le  stigmate  est  fourchu,  ainsi  que  dans  le  Tectona 
grandis,  le  Vitex  Aguus-castits,  les  Clérodendrées  :  cette 
seconde  forme  rappelle  le  stigmate  des  Labiées,  dont  les  Verbé- 
nacées  sont  si  voisines.  D'autre  part,  le  stigmate  en  gouttière 
des  Verbena  et  Lippia  présente  avec  celui  de  YAntirrhinum 
(PI.  17,  fig.  22)  une  évidente  ressemblance,  qui  semblerait  de 
nature  à  justifier  un  rapprochement  avec  les  Scrofulariacées,  par 
l'intermédiaire  des  Sélaginacées  à  carpelles  biovulés  telles  que 
les  Myoponim. 

Gampanulacées  (PI.  18  et  19)  (i). 

Le  style  du  Campamtla  Trachelium,  cylindrique  dans  sa 
portion  supérieure,  présente  à  la  base  trois  faces  assez  nettes; 
il  se  termine  par  trois  lobes  stigmatiques  d'abord  accolés,   puis 

i.  Ad.  Brongniart,  Note  sur  les  poils  collecteurs  des  Campanules...  (Ann. 
Se.  nat.,  t.  XII,  p.  244I.  —  Lecoq,  /.  cit.  —  W.  Trblease,  On  ihe  fertilisation 
of  certain  species  of  Lobelia  (Amer.  Naturalist,  juillet  1879).  —  Chaki.ks-R. 
Barnes,  The  process  of  fertilisation  in  Campauula  americana  (Amer.  Assoc. 
for  the  advancement  of  Science,  1S85).  —  B.-D.  Halsted,  Pollen-tubes  of  Lobe- 


176  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

divergents  et  s'enroulant  vers  l'extérieur.  Chacune  des  branches 
stigmatiques  (PI.  18,  fig.  23)  est  formée  d'un  parenchyme  lacu- 
neux  vers  l'extérieur  et  parcouru  par  plusieurs  faisceaux,  ordi- 
nairement de  quatre  à  six  dont  un  médian  plus  volumineux  ;  le 
tissu  stigmatique  épaissit  ses  membranes  vers  l'intérieur  et  se 
dissocie  de  plus  en  plus,  pour  donner  finalement  un  tissu  con- 
ducteur central.  A  la  surface  interne  de  chaque  lobe  stigmatique 
se  trouvent  des  poils  en  forme  de  quille  (PI.  18,  fig.  23  et  27) 
entre  lesquels  s'enfoncent  les  tubes  polliniques  des  grains 
déposés  à  la  surface  de  l'organe.  L'extérieur  de  la  branche, 
ainsi  que  presque  toute  la  longueur  du  style,  est  recouvert  de 
gros  poils  acuminés  sur  lesquels  nous  reviendrons  plus  loin.  Le 
style,  dans  sa  portion  supérieure  pilifère,  est  parcouru  par  neuf 
méristèles  entourant  un  tissu  conducteur  à  grosses  cellules  très 
allongées  dans  le  sens  vertical  et  ajustées  en  pointes  mousses  : 
ce  tissu  est  de  plus  en  plus  dissocié  vers  le  centre  de  l'organe, 
et  même  canaliculé  par  places  (fig.  24).  A  la  base  du  style,  le 
nombre  des  faisceaux  se  réduit  à  six  (fig.  25). 

Les  poils  qui  garnissent  l'organe  sont  disposés  par  rangées 
régulières  dont  le  nombre  varie  avec  l'espèce  considérée,  ainsi 
que  l'avait  déjà  remarqué  Lecoq  :  ces  trichomes  ont  une  struc- 
ture particulière.  Il  sont  très  gros  et  acuminés  ;  la  membrane  en 
est  finement  cannelée  en  long.  Leur  partie  supérieure  peut, 
comme  Meyen  et  Brown  l'ont  décrit  anciennement,  s'invaginer 
dans  la  base  du  poil  :  celle-ci  s'enfonce  dans  le  parenchyme  sty- 
laire,  en  se  coudant  de  manière  à  devenir  parallèle  à  l'axe  du 
style  (PI.  18,  fig.  18).  La  base  de  chaque  poil  s'appuie  contre 
une  seule  cellule  profonde  du  parenchyme.  Brongniart,  puis 
Capus  ont  figuré  de  pareils  poils  dans  les  Campanula  et  Pris- 
maiocarpus ,  mais  ne  parlent  pas  de  leur  mode  d'insertion  si 
particulier. 

Ces  poils,  comme  nous  l'avons  vu  plus  haut,  présentent  la 
curieuse  propriété  de  s'invaginer  en  entraînant  souvent  des 
grains  de  pollen  dans  la  cavité  ainsi  formée.  (PI.  19,  fig.  i).Mais 
on  n'a  jamais  pu  assister  à  la  germination  des  corpuscules  ainsi 

lia  (American  Naturalist,  XXI,  1887).  —  Schôklanu,  Campanulaceae  in  Eng-ler, 
IV,  5.  —  R.  Gérard,  Sur  la  pollinisation  chez  les  Composées,  Campanulacées 
et  Lobêliacees  (Journ.  Soc.  d'Hortic.  pratique  du  Rhône,  30  mars  1807).  — 
Armand,  Une  plante  cléislogame  [Lobelia  Dortmanna]  (Bull.  Soc.  Bot.  des  Deux- 
Sèvres,  Niort,  1899,  11"  bull.,  pp.  152-155). 


F.  Guégukn.  —  Anatomie  du  style  et  du  stigmate  des  Phanérogames.     177 

entraînés  :  ces  poils  ne  servent  donc  pas  à  la  fécondation  directe. 
D'après  Gérard,  leur  rôle  serait  de  ramoner  le  tube  formé  par 
les  étamines,  pour  permettre  aux  insectes,  après  le  flétrissement 


Campanulacées  (fin)  ;  Cucurbitacées. 


I,  Campanule.  Trachelium,  partie  supérieure  du  style.  Le  tissu  conducteur  comprend  des 
rangées  de  grandes  cellules  /,  et  des  cellules  plus  petites  l'  ;  />,  poil  invaginé.  —  2,  Lo- 
belia  Eriiius,  stigmate  coupé  en  long,  couvert  de  pollen;  3,  collecteurs  stigmatiques  ; 
4,  poils  de  la  collerette  ;  5,  style  vers  le  sommet  ;  6,  style  à  la  base  ;  7,  ovaire  coupé 
en  long.  — 8,  Echailium  Elaterium,  a,  ensemble  du  style,  6,  branche  stigmatique  vue  de 
face  ;  9,  coupe  transversale  d'une  moitié  de  branche;  10,  style  coupé  transversalement; 
II,  centre  d'une  coupe  menée  par  le  sommet  de  l'ovaire,  avec  les  ovules  immergés  (tissu 
conducteur  en  pointillé).  —  12,  Cucurbita  Pcpo,  coupe  transversale  d'une  branche  stig- 
matique ;  13,  style  coupé  transversalement  ;  14,  centre  de  l'ovaire  ;  15,  micropyle  d'un 
jeune  ovule  (Gr.  =  50). 

de  celles-ci,  de  récolter  le  pollen  en  visitant  la  fleur,  amenant 
ainsi  la  fécondation  croisée  :  la  fleur  ne  serait  donc  jamais 
fécondée  par  son  propre  pollen,  mais  toujours  par  celui  d'une 
autre  fleur  antérieurement  visitée. 


178  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

Le  tissu  conducteur  se  continue  dans  l'ovaire  des  Campa- 
nules sous  la  forme  d'un  épiderme  courtement  papilleux  qui 
tapisse  les  faces  contiguës  des  placentas  ainsi  que  les  funicules 
(PI.  18,  fig.  26,  /).  Dans  le  Campaiiula  glatica  la  structure  est 
identique  :  cette  espèce  se  féconde  très  bien  dans  les  jardins  de 
Paris,  ce  qui  en  fait  un  objet  très  favorable  à  l'étude  de  la 
course  des  tubes  polliniques. 

Le  style  du  Specularïa  SpectUum  est  court,  un  peu  évasé  au 
sommet,  et  terminé  aussi  par  trois  lobes  stigmatiques  enroulés 
vers  l'extérieur.  La  structure  en  est  sensiblement  la  même  que 
dans  les  Campanules.  Les  papilles  stigmatiques  sont  digiti- 
formes  ;  les  trois  loges  de  l'ovaire  sont  séparées  par  de  pro- 
fondes cannelures,  et  le  tissu  conducteur  se  localise  près  du 
centre  commun  des  placentas. 

Dans  le  Lobelia  Erimis ,  le  style  se  termine  par  un  stigmate 
bilabié  (Pi.  19,  fig.  2),  dont  les  lèvres  un  peu  inégales  sont 
recouvertes  de  poils  simples  allongés,  finement  striés  (fig.  3), 
toujours  garnis  de  nombreux  grains  de  pollen.  Au-dessous  du 
stigmate  se  trouve  une  collerette  de  poils  rigides,  très  nettement 
cannelés  et  terminés  par  un  léger  renflement  (fig.  4)  :  la  paroi 
en  est  plus  mince  que  celle  des  papilles  stigmatiques  (1).  Leur 
rôle  est  le  même  que  celui  des  poils  invaginables  des  Campa- 
nulacées  vraies.  Les  Lobéliacées  sont  en  effet  entomophiles  : . 
W.  Trelease  a  vu  les  Lobelia  Erimis,  inflata,  Kaliuii et  syphi- 
litica  visitées  par  la  Mouche  dorée  (Calliphora  vomiloria). 

Etudié  sur  des  coupes  transversales,  le  style  renferme  à  sa 
partie  supérieure  un  cercle  de  faisceaux  qui  plus  bas  se  réunissent 
peu  à  peu  en  deux  amas  libéroligneux,  placés  de  part  et  d'autre 
d'un  tissu  conducteur  analogue  à  celui  des  Campanules.  La  sur- 
face entière  est  recouverte  d'un  épiderme  à  parois  externes 
minces  et  striées.  Dans  l'ovaire,  le  style  se  continue  par  une 
sorte  de  columelle  qui  rejoint  les  deux  placentas  :  ces  derniers 
sont  recouverts  d'un  épiderme  formé  de  papilles  arrondies  à 
contenu  réfringent. 

En  résumé,  les  Campanulées  et  les  Lobéliées  forment   un 


1.  Armand  (1.  cit.)  a  observé  de  pareilles  cannelures  sur  les  poils  de  la 
collerette  du  L.  Dortmanna,  plante  cléistogame  de  l'étang-  de  Cazeaux,  près 
d'Arcachon.  Cet  auteur  ne  parle  pas  des  trichomes  qui  recouvrent  les  lèvres 
stigmatiques. 


F.  Guéguen.  —  Anatomic  du  style  et  du  stigmate  des  Phanérogames.     179 

groupe  bien  naturel,  tant  au  point  de  vue  de  l'appareil  stigma- 
tique  que  des  autres  caractères.  Dans  ces  deux  tribus  d'une 
même  famille,  il  existe  un  double  appareil  collecteur  dont  le 
rôle  est  d'assurer  la  fécondation  croisée.  Les  poils  de  la  collerette 
des  Lobélies  sont  localisés  plus  nettement  que  ceux  du  style  des 
Campanules  ;  ils  sont  rigides,  au  lieu  de  s'invaginer  comme  dans 
ces  dernières.  Nous  retrouverons  dans  certaines  Composées 
[Centaurea)  une  structure  analogue  à  celle  des  Lobéliacées  :  elle 
paraît  être  en  rapport  avec  la  soudure  des  anthères  en  un  tube 
dont  le  ramonage  est  nécessaire  à  la  dissémination  du  pollen, 
particularité  que  l'on  trouve  à  la  fois  chez  les  Lobéliacées  et  les 
Composées. 

Cucurbitacées  (PI.  19)  (i). 

L'ovaire  de  X  Ecballium  Elaterium  est  surmonté  d'un  style 
court  se  divisant  presque  dès  la  base  en  trois  branches  diver- 
gentes ;  au  sommet  de  chacune  d'elles  est  inséré  un  stigmate  en 
forme  d'U  à  concavité  inférieure,  et  d'aspect  papilleux  (fig.  8). 

En  coupe  transversale,  chaque  moitié  de  l'U  affecte  la  forme 
d'un  croissant  à  convexité  externe,  contenant  plusieurs  faisceaux 
inégaux  (fig-.  9)  :  la  face  extérieure  porte  des  papilles  provenant 
de  la  concrescence  irrégulière  de  longs  poils  qui  forment  ainsi 
un  tissu  conducteur  d'apparence  déchiquetée  sur  la  coupe  trans- 
versale, et  très  analogue  à  celui  que  nous  avons  vu  dans  les 
Rhemn.  Des  coupes  verticales  sériées  montrent  que  chaque 
branche  est  parcourue  par  un  système  de  faisceaux  qui  envoie 
des  ramifications  suivant  le  mode  penné  jusqu'au  pourtour  du 
stigmate  et  dans  le  sommet  de  celui-ci.  Le  style  est  creusé  d'un 
canal  central  en  forme  d'étoile  à  trois  branches  en  continuité 
avec  la  face  interne  des  stigmates  (fig.  10),  et  dont  les  parois 
sont  revêtues  de  courtes  papilles  globuleuses  au  milieu 
desquelles  chemine  le  tube  pollinique   :  ce  tissu   se   continue 

1.  Brokgs-iart,  Mémoire  sur  la  génération  elle  développement  de  l'embryon 
dans  les  végétaux  phanérogames  (Ann.  Se.  nat.,  ire  série,  1827,  t.  XII,  pi.  38, 
A).  —  Payer,  Organogénie  de  la  fleur,  PI.  81.  —  C.  Arcangeli,  Sull'  impolli- 
nasione  in  varie  Cucurbitacee  e  sui  loro  net  tari  (Atti  del  Cong^r.  bot.  Inter- 
nazion.,  1802,  Genova  1893).  —  L.-H.  Pammkl  et  Alice-M.  Beach,  Pollination 
in  Cucurbits  (Proceed.  of  Jowa  Acad.  of  Se.,  1894,  pp.  146-152).  —  Hesslow, 
The  fertilisation  of  Goodeniaceae,  etc.  (Gardener's  Chronicle,  série  III, 
vol.  XVII,  1895,  pp.  452-453).  —  A.  Brizi,  Sull'  impollinazione  ncl  génère 
Cucurbita  (Bollett.  délia  Soc.  bot.  Ital.,  1898,  n°  7,  pp.  217-222). 


180  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

jusque  dans  l'ovaire.  Ce  dernier  renferme  trois  gros  placentas 
pariétaux  tectiformes  dont  les  surfaces  affrontées  sont  conduc- 
trices; les  ovules  sont  inclus  dans  des  sortes  de  logettes  creusées 
dans  la  pulpe  placentaire;  l'épiderme  des  funicules  se  raccorde 
avec  la  partie  conductrice  des  placentas  (fig.  n).  Une  disposi- 
tion analogue  a  été  figurée  par  Brongniart  dans  le  Pepo  macro- 
car  pus. 

Dans  le  Cucurbîta  Pepo,  le  pistil  ordinairement  tétramère 
supporte  quatre  branches  stigmatiques  en  V,  dont  la  structure 
diffère  légèrement  de  celles  de  YEcballium.  Ces  lobes  (fig.  12) 
sont  creusés  d'une  vaste  lacune  centrale,  le  parenchyme  qui 
contient  les  faisceaux  n'existant  que  sur  les  bords  de  la  cavité  ; 
les  collecteurs  reposent  sur  un  tissu  dense.  La  section  du  style 
est  celle  d'un  trèfle  à  lobes  inégaux,  munis  de  nombreux  fais- 
ceaux à  la  périphérie,  et  dont  le  centre  est  occupé  par  un  tissu 
conducteur  en  X,  au  milieu  duquel  se  trouve  une  cavité  tapissée 
de  grosses  papilles  claviformes  :  ce  canal  s'oblitère  à  la  base  du 
style.  Le  tissu  conducteur  est  formé  de  parenchyme  à  éléments 
polyédriques  arrondis  se  continuant  sur  le  bord  des  placentas 
jusqu'au  point  d'attache  des  ovules.  Ceux-ci  sont  encore  plus 
immergés  dans  le  placenta  que  ceux  de  MEcballium  (fig.  14 
et  15). 

La  forme  du  stigmate  de  la  Bryone  est  essentiellement  la 
même  que  dans  le  Cuctirbila,  mais  la  pliure  en  V  n'est  pas  aussi 
apparente  :  il  existe  également  trois  branches  frangées,  dont 
l'aspect  est  dû  à  des  poils  pluricellulaires  très  longs  et  très 
irréguliers. 

Dans  les  Cucurbitacées  nous  assistons,  de  même  que  dans  les 
Campanulacées  avec  lesquelles  cette  famille  offre  de  nombreux 
points  de  contact,  à  la  différenciation  progressive  du  tissu 
conducteur  stylaire  :  l'épiderme  qui  tapisse  les  placentas  reste 
simple  à  son  passage  dans  le  style  {Ecballium)  ou  bien  se  cloi- 
sonne en  obturant  peu  à  peu  la  cavité  [Cucurbîta).  La  structure 
de  ce  tissu  dans  l'ovaire  et  à  la  surface  des  stigmates  semble  au 
contraire  présenter  une  grande  uniformité  dans  toute  l'étendue 

de  la  famille. 

[A  suivre.) 

Le  Gérant  :  Louis  Mokot. 


faiis.  —  J.JIcrsi:h,iïiip.,4"«..Av.  deChitiliwU.. 


i6*  ANNEE.  N°6.  JUIN  1902. 


JOURNAL  DE  BOTANIQUE 


CONSTITUTION  NOUVELLE 
DE   LA   FAMILLE    DES    OCHNACÉES 

Par  M.  Ph.  VAN  TIEGHEM. 

Après  avoir,  dans  un  travail  antérieur  (1),  rappelé  les  limites 
où  il  convient  de  restreindre  désormais  la  famille  des  Ochna- 
cées  et  les  caractères  des  trois  tribus  :  Ochnées,  Ouratéées  et 
Elvasiées,  qui  la  constituent,  j'ai  pris  à  part,  dans  une  Note 
précédente  (2),  la  tribu  des  Ochnées,  pour  montrer  qu'elle 
comprend  cinq  genres,  dont  trois  nouveaux  et  un  ancien  res- 
tauré, caractériser  sommairement  ces  cinq  genres  et  les  grouper, 
d'après  la  conformation  de  l'embryon,  en  deux  sous-tribus  : 
les  Isochnées,  où  il  est  isocotylé,  et  les  Hétérochnées,  où  il 
est  hétérocotylé  (3). 

1.  Ph.  Van  Tieghem  :  Sétouratée,  Campylosperme  et  Bisétaire,  trois  genres 
nouveaux  d'Ochnacées  (Journal  de  Botanique,  XVI,  p.  33,  1902). 

2.  Ph.  Van  Tieghem  :  Subdivision  du  genre  Ochne.  Constitution  actuelle 
de  la  tribu  des  Ochnées  (Ib.,  XVI,  p.  113,  1902). 

3.  A  ces  cinq  genres,   il    faut   maintenant  en  ajouter  quatre  autres. 
D'abord,  le  genre  Porochne  comprend  deux  sortes  d'espèces.  Dans  les  unes, 

l'inflorescence  est  une  grappe  terminale  simple,  comme  chez  les  Ochnes;  c'est  à 
elles  qu'on  le  limitera  désormais.  Ainsi  restreint,  le  genre  Porochne  a  pour  type 
la  P.  d'Otto-Hofimann  (P.  Hoffmanni-Ottonis  (Engler)  v.  T.),  d'Angola.  Il  com- 
prend aussi  deux  espèces  de  la  même  région  récemment  nommées  comme  Oc/ma, 
mais  non  encore  publiées,  savoir  :  la  P.  d'Antunes  (P.  Ant une sii  (Engler  mss.i 
v.  T.),  et  la  P.  brunâtre  (P.  brunnescens  (Gilg  mss.)  v.T.).  Il  y  faut  probablement 
ajouter  les  deux  espèces  de  la  même  région,  nommées  l'une  Oc/ma  davilliflora, 
par  M.  Gilg,  l'autre  Oc/ma  huillensis ,  par  M.  Engler,  mais  non  publiées  jus- 
qu'à présent;  je  n'en  ai  pas  encore  vu  les  fruits. 

Dans  les  autres,  l'inflorescence  est  une  grappe  terminale  composée  d'ombel- 
lules  pauciflores;  on  les  groupera  dans  un  genre  distinct,  sous  le  nom  de  Dipo- 
rochne  {Diporochna  v.  T.).  Ce  genre  a  pour  type  la  D.  membraneuse  {D.  mem- 
branacea  (Oliver)  v.  T.),  de  l'Afrique  occidentale,  et  comprend  aussi  la 
D.  rougeàtre  (D.  rubescens  v.  T.),  la  D.  de  Hiern  [D.  Hiernii  v.  T.),  la  D.  pa- 
niculée  (D.  paniculata  v.  T.),  laD.  latisépale  {D.  latisepala  v.  T.),  la  D.  de  Gilg 
[D.  Gilgii  (Engler  mss.)  v.T.)  non  encore  décrite,  etc.,  toutes  de  la  même  région. 

Ensuite,  le  genre  Diporide  renferme  trois  catégories  d'espèces,  différant  par 
la  conformation  du  pistil  et  de  l'embryon,  et  qu'il  faut  maintenant  considérer 
comme  trois  genres  distincts.  Les  unes  ont  l'embryon  isocotylé,  avec  un  pistil 
isomère,  c'est-à-dire  formé  de  cinq  carpelles  épipétales  ;  comme  elles  comprennent 
le  D.  noir-pourpre  (D.  atropurpureum  (de  Candolle)  Wendland),  type  du  genre, 
c'est  pour  elles  que  l'on  conservera  le  genre  Diporide  restreint. 

D'autres  ont  aussi  l'embryon  isocotylé,  mais  le  pistil   y  dédouble  partielle- 


i82  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

Il  était  nécessaire  d'exécuter  un  travail  semblable  pour  la 
tribu  des  Ouratéées  et  pour  celle  des  Elvasiées.  Il  fallait  en- 
suite, réunissant  tous  les  résultats  ainsi  obtenus,  en  déduire  la 
composition  actuelle  de  la  famille  des  Ochnacées  et  fixer  enfin 
la  place  que  cette  famille  doit  occuper  dans  la  Classification. 
L'objet  de  la  présente  Note  est  de  résoudre  ces  quatre  ques- 
tions. 

Déjà,  dans  la  première  des  deux  Communications  que  je 
viens  de  rappeler,  j'avais  été  conduit  à  subdiviser  l'ancien  genre 
Ouratée  (Ouraiea  Aublet)  en  quatre  genres  distincts,  savoir: 
Ouratée  restreint  [Ouratea  Aublet  pro  parte),  Sétouratée  (Se- 
touratea  v.  T.),  Bisétaire  (Bïsetarïa  v.  T.)  et  Campylosperme 
{Campylospermum  v.  T.),  qui,  joints  à  la  Brackenridgée  (Bra- 
chenridgea  A.  Gray),  portaient  à  cinq  le  nombre  des  genres  de 


ment  ou  totalement  ses  carpelles,  ce  qui  en  élève  le  nombre  et  le  porte  à  dix 
si  le  dédoublement  est  complet,  et  même  à  plus  de  dix  s'il  se  répète  sur  certains 
carpelles.  On  les  groupera  dans  le  genre  nouveau  Polythèce  (Polytheciumv.  T.). 
Ainsi  caractérisé,  ce  genre  renferme  notamment  le  P.  de  Madagascar  {P.  mada- 
gascaricnse  (de  Candolle)  v.  T.),  le  P.  de  Humblot  (P.  Humblotianum  (Bâillon) 
v.  T.),  aussi  de  Madagascar,  le  P.  de  Fischer  {P.  Fischeri  (Engler)  v.  T.),  de 
l'Afrique  orientale,  etc. 

D'autres  encore  ont  le  pistil  isomère,  mais  avec  un  embryon  dont  la  cotyle 
externe  est  très  grande,  la  cotyle  interne  très  petite,  logée  dans  une  rainure  de 
la  grande,  en  un  mot  qui  est  hétérocotylé  et  nécessairement  incombant.  On  les 
réunira  dans  le  genre  nouveau  Hétéroporide  {Heieroporidium  v.  T.).  Il  com- 
prend notamment  l'espèce  que  M.  Schweinfurth  a  récoltée  en  Abyssinie  (n°  664 
et  n°  1726),  qu'il  a  identifiée  à  tort  avec  Y  Oc/ma  iiierii/is  (Forskâl)  et  que  je  nom- 
merai H.  d'Abyssinie  {H.  abyssinicum  v.  T .).  Il  faut  aussi  y  rattacher  une  espèce 
que  M.  Deflers  a  rapportée  de  l'Yemen  (n°  56)  en  même  temps  que  YO.  inermis 
(Forskâl)  avec  laquelle  il  l'a  aussi  identifiée,  mais  dont  elle  est  bien  distincte  : 
ce  sera  l'H.  d'Arabie  {H.  arabicum  v.  T.).  Bien  que  le  fruit,  la  graine  et  l'em- 
bryon s'y  maintiennent  droits,  par  son  hétérocotylie,  ce  genre  établit  évidem- 
ment une  transition  vers  les  Ochnes,  Porochnes  et  Diporochnes.  C'est  ce  qui  en 
fait  l'intérêt  propre. 

Mais  c'est  le  quatrième  genre  nouveau  qui  est  de  tous  le  plus  intéressant. 

Thollon  a  récolté  en  avril  1891,  dans  les  prairies  de  sable  qui  bordent  la  route 
de  Brazzaville,  au  Congo  français,  une  petite  plante  (n°  4010)  à  rhizome  dressant 
dans  l'air  de  très  courts  rameaux,  longs  seulement  de  3  à  4  cent.,  simples  ou 
ramifiés.  Chacun  de  ces  rameaux,  dépouillé  de  ses  feuilles  anciennes,  qui  sont 
caduques,  se  termine  par  un  gros  bourgeon  écailleux,  dont  les  écailles  sont 
munies  de  deux  stipules  latérales  et  libres,  divisées  chacune  en  cinq  segments 
sétacés,  eux-mêmes  ciliés  à  la  base.  A  l'aisselle  de  deux  ou  trois  des  écailles  su- 
périeures se  développent  d'abord  autant  d'ombellules,  sessiles,  triflores,  à  pédi- 
celles  simples,  sans  bractées,  longs  de  15  à  20  mill.,  articulés  à  la  base.  Après 
quoi,  le  rameau  produit  deux  ou  trois  feuilles,  qui  n'atteignent  leur  dimension 
définitive  que  plus  tard,  pendant  la  fructification.  Enfin,  il  se  termine  par  un 
nouveau  bourgeon  écailleux,  destiné  à  l'année  suivante. 

La  feuille,  brièvement  pétiolée,  est  munie  de  deux  stipules  latérales  et  libres, 
persistantes  et  divisées,  comme  celles  des  écailles,  en  segments  sétacés.  Son  limbe 


Ph.  Van  Tieghbm.  —  Constitution  de  la  famille  des  Ochnàcces.        183 

cette  tribu.  Ensemble  les  deux  premiers,  où  le  calice  est  caduc, 
où  la  graine  et  l'embryon  sont  droits,  forment  une  première 
sous-tribu,  les  Orthospermées,  propre  à  l'Amérique,  et  les  trois 
autres,  où  le  calice  est  persistant  et  accrescent,  où  la  graine  et 
l'embryon  sont  courbes,  une  seconde  sous-tribu,  les  Campylo- 
spermées,  propres  à  l'Ancien  Monde. 

Depuis  lors,  une  étude  plus  approfondie  d'abord  des  nom- 
breuses espèces  qui  composent  le  genre  Ouratée  restreint  et  le 
genre  Campylosperme,  puis  de  celles  en  moindre  nombre  qui 
constituent  le  genre  Brackenridgée  et  le  genre  Elvasie,  m'a  fait 
faire  un  pas  de  plus  dans  cette  voie  d'analyse  et  m'a  obligé  à 
subdiviser  de  nouveau  ces  quatre  genres,  ainsi  qu'on  va  le  voir 
en  les  considérant  séparément. 


est  longuement  ovale,  atténué  à  la  base  et  au  sommet,  mesurant  8  à  10  cent,  de 
long  sur  1,5  à  2  cent,  de  large;  le  réseau  des  nervures  y  est  peu  marqué  en 
bas,  mais  très  fortement  saillant  en  haut;  sur  le  bord,  finement  denté  en  scie, 
l'extrémité  de  chaque  dent  est  blanche  et  transparente.  Chose  singulière,  le 
limbe  a  des  stomates  sur  la  face  supérieure,  et  ils  y  sont  localisés  presque  exclu- 
sivement sur  les  nervures,  tandis  que,  sur  la  face  inférieure,  ils  sont,  comme  à 
l'ordinaire,  situés  dans  les  mailles  du  réseau,  à  l'exclusion  des  nervures. 

La  fleur  a  de  nombreuses  étamines,  à  anthères  caduques,  aussi  longues  que 
les  filets  persistants,  s'ouvrant  par  deux  fentes  longitudinales.  Le  style,  assez 
gros  à  la  base,  va  s'atténuant  progressivement  au  sommet,  où  il  demeure  entier. 

Chacune  des  drupes  constitutives  du  fruit  contient  une  graine  recourbée  en 
anneau  autour  d'une  fausse  cloison,  aplatie  latéralement  et  renfermant  un  embryon 
isocotylé,  accombant,  exclusivement  oléagineux. 

Par  tous  ces  caractères,  cette  plante  se  montre  le  type  d'un  genre  bien  distinct, 
que  je  nommerai  Campylochnelle  { Campyloc  hnella  v.  T.).  Par  l'inflorescence,  la 
déhiscence  longitudinale  de  l'anthère  et  surtout  la  conformation  du  fruit,  il  res- 
semble aux  Brackenridgées  et  encore  plus  aux  Pleuroridgées  dans  la  tribu  des 
Ouratéées.  C'est  ce  qui  en  fait  l'intérêt  propre.  L'espèce  en  question  sera  la 
Campylochnelle  de  Thollon  (C.    Tkolloni  v.  T.). 

Elle  n'est  pas  le  seul  représentant  de  ce  nouveau  genre.  Dès  à  présent,  il  y 
faut  rattacher,  quoique  les  auteurs  n'en  aient  pas  vu  le  fruit,  la  petite  plante  du 
Congo  belge  décrite  en  1901  par  MM.  De  Wildeman  et  Durand  sous  le  nom  de 
Ochna  arenaria  :  ce  sera  la  Campylochnelle  des  sables  (C.  arenaria  (De  Wild. 
et  Dur.)  v.  T.).  Il  y  faut  probablement  rapporter  aussi,  bien  que  les  auteurs  n'y 
aient  signalé  ni  le  mode  de  déhiscence  de  l'anthère,  ni  la  conformation  du  fruit, 
l'espèce  publiée  tout  récemment,  en  mai  1902,  par  MM.  Engler  et  Cilg,  sous  le 
nom  de  Ochna  angustifolia  :  ce  sera  la  C.  angustifoliée  (C.  angusiifolia 
(Engler  et  Gilg)  v.  T.).  Et  il  y  en  a  d'autres. 

Par  l'adjonction  de  ces  quatre  genres  nouveaux,  la  tribu  des  Ochnées  se  trouve 
maintenant  composée  de  neuf  genres  distincts,  que  l'on  peut,  d'après  la  confor- 
mation du  fruit,  de  la  graine  et  de  l'embryon,  grouper  en  trois  sous-tribus  :  les 
Rectiséminees,  où  la  graine  est  droite  avec  embryon  isocotylé  (Ochnelle,  Dis- 
clade,  Diporide,  Polythèce)  ou  hétérocotylé  (Hétéroporide)  ;  les  Curviséminées, 
où  la  graine  est  réniforme  avec  embryon  hétérocotylé  (Ochne,  Porochne,  Dipo- 
rochne)  ;  les  Plicoséminées,  où  la  graine  est  repliée  avec  embryon  isocotylé 
(Campylochnelle).  Les  Plicoséminées  correspondent  évidemment,  dans  la  tribu 
des  Ochnées,  aux  Campylospermées  dans  la  tribu  des  Ouratéées. 


184  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

I.  —  Subdivision  du  genre  Ouratée  restreint. 

Dans  sa  nouvelle  et  restreinte  acception,  le  genre  Ouratée 
comprend,  comme  on  sait,  toutes  les  Ouratéées  à  embryon 
droit,  à  stipules  latérales,  à  grappe  composée  et  à  calice  caduc. 
Ainsi  défini,  il  renferme  environ  cent  espèces,  toutes  américaines, 
dans  lesquelles  un  examen  plus  attentif  permet  de  distinguer 
treize  groupes. 

Tandis  que  la  grande  majorité  sont  des  plantes  entièrement 
glabres,  à  feuilles  pourvues  d'une  écorce  palissadique  en  haut, 
lacuneuse  en  bas,  et  d'un  épiderme  stomatifère  seulement  en 
bas,  il  en  est  quelques-unes  où  les  rameaux,  les  feuilles  et  les 
boutons  floraux  sont  tout  couverts  de  poils,  où  les  feuilles  ont  une 
écorce  palissadique  sur  les  deux  faces  et  un  épiderme  typique- 
ment stomatifère  des  deux  côtés.  Il  convient  de  sanctionner  ces 
différences  de  structure  en  séparant  ces  espèces  velues  de  l'en- 
semble des  autres  et  en  constituant  pour  elles  un  genre  nou- 
veau, que  je  nommerai  Trichouratée  {Trichouratea). 

Dans  la  très  grande  majorité  des  espèces  glabres,  l'em- 
bryon a,  comme  dans  les  Trichouratées,  son  plan  médian  per- 
pendiculaire au  plan  de  symétrie  commun  de  l'ovule  et  du 
carpelle  ;  en  un  mot,  il  est  accombant  au  raphé.  Dans  les  autres, 
le  plan  médian  de  l'embryon  coïncide  avec  le  plan  commun  de 
symétrie  de  l'ovule  et  du  carpelle;  en  un  mot,  il  est  incombant 
au  raphé.  Dans  le  second  cas,  les  cotyles  sont  tantôt  planes 
comme  d'ordinaire,  ce  qui  caractérise  le  genre  Notouratée  (No- 
ïouratea),  tantôt  reployées  toutes  deux  en  dedans  dans  leur 
région  supérieure,  de  manière  à  ne  laisser  à  l'embryon  qu'un 
seul  plan  de  symétrie,  ce  qui  caractérise  le  genre  Camptouratée 
(  Camptouratea) . 

Avec  accombance,  il  arrive  parfois  que  chacune  des  cinq 
drupes  qui  composent  le  fruit  s'élargit  transversalement  et 
s'échancre  en  forme  de  cœur  sur  son  bord  externe,  ce  qui  pro- 
vient de  la  divergence  des  sommets  des  deux  cotyles  de  l'em- 
bryon, partout  ailleurs  accolées  tout  du  long.  Cette  différence 
frappante,  et  d'autres  qui  l'accompagnent,  caractérisent  un 
genre  distinct,  que  je  nommerai  Diouratée  (Diourateà).  Ou 
bien,  la  drupe  demeurant  ovoïde  comme  d'ordinaire,  chaque 
cotyle  reploie  en  dehors  son  extrémité  supérieure,  qui  se  ré- 


Ph.  Van  Tieghbm.   —  Constitution  de  la  famille  des  Ocknacées.        18; 

fléchit  sur  son  clos  et  redescend  plus  ou  moins  bas  en  s'y  appli- 
quant étroitement  :  c'est  le  genre  Plicouratée  (Plicouratea). 

Partout  ailleurs  les  deux  cotyles  latérales  sont  droites  et 
appliquées  tout  du  long-.  Quelquefois  la  plante  est  naine,  munie 
d'un  rhizome  et  l'inflorescence  y  est  une  grappe  terminale 
simple  :  c'est  le  genre  Microuratée  {Mïcroiirateà) . 

Le  plus  souvent,  l'inflorescence  est  une  grappe  terminale 
composée  à  deux  ou  trois  degrés.  Si  le  type  floral  est  tétra- 
mère,  c'est  le  genre  Tétrouratée  {Tetrourated).  Si,  dans  la 
fleur  pentamère,  il  ne  se  développe  que  le  verticille  d'étamines 
épisépales,  l'autre  avortant,  c'est  le  genre  Hémiouratée  (Hemz'oii- 
ratea).  Si  le  pistil  subit  dans  ses  carpelles  un  dédoublement 
partiel  ou  total,  qui  en  élève  le  nombre  et  le  porte  à  dix  si  le 
dédoublement  est  complet,  c'est  le  genre  Polyouratée  (Polyou- 
ratea).  Si  la  fleur  offre  l'organisation  pentamère  normale, 
comme  c'est  le  cas  le  plus  fréquent,  c'est  à  ce  vaste  groupe 
d'espèces,  puisqu'il  comprend  l'Ouratée  de  la  Guyane  (Ouralea 
guianensis  Aublet),  espèce  type  du  genre,  que  l'on  conservera 
le  nom  de  Ouratée  restreint  {Ouralea  Aublet  emend.). 

Ailleurs,  l'inflorescence  est  encore  une  grappe  composée 
terminale,  mais  plus  développée  que  dans  les  genres  précé- 
dents et  offrant  quatre  degrés  de  ramification.  Les  rameaux  de 
premier  ordre  se  ramifient  d'abord  en  grappe  ordinaire  et  ce 
sont  seulement  les  rameaux  de  cette  grappe  qui  forment  autant 
d'épis  d'ombellules  distantes.  Il  en  résulte  une  panicule  pyrami- 
dale beaucoup  plus  ample  et  plus  belle  que  partout  ailleurs. 
A  ce  caractère  s'en  ajoutent  d'autres,  notamment  d'avoir  des  sti- 
pules dures  et  persistantes,  et  pour  le  genre  ainsi  défini  on 
reprendra  le  nom  déjà  proposé,  mais  non  admis  jusqu'ici,  de 
Volkensteinie  (  Volkensteima  Regel). 

Ailleurs,  la  grappe  composée,  réduite  à  deux  degrés  de 
ramification,  en  forme  de  court  épi  d'ombellules  distantes,  ter- 
mine non  plus  la  tige  et  ses  branches  principales,  mais  de  courts 
rameaux  axillaires  qui  n'ont  porté  avant  elle  que  quelques 
feuilles  ou  même  n'en  ont  pas  porté  du  tout.  Il  y  a  d'autres  dif- 
férences, et  l'on  donnera  au  genre  ainsi  caractérisé  le  nom  de 
Ouratelle  (Ouratella). 

Ailleurs  encore,  la  grappe  composée  est  réduite  aussi  à  un 
épi  d'ombellules  distantes,  à  une  sorte  de  queue,  mais  qui  est 


i8o  JOURNAL  Dp:  BOTANIQUE 

très  longue,  insérée  directement  avec  d'autres  à  l'aisselle  des 
écailles  inférieures  ou  des  feuilles  inférieures  de  la  pousse 
feuillée,  et  nue,  dégarnie  de  fleurs,  dans  sa  moitié  inférieure. 
Défini  par  ce  caractère  et  ceux  qui  s'y  ajoutent,  ce  genre  sera 
nommé  Gymnouratelle  {Gymnouratella). 

Le  genre  Ouratée  restreint  se  trouve  de  la  sorte  décomposé 
en  treize  genres,  qu'il  faut  reprendre  maintenant  un  à  un  pour 
en  faire  mieux  connaître  en  quelques  mots  les  caractères  et  la 
composition. 

i .  Sur  le  genre  Ouratée  de  nouveau  restreint.  —  Avec  la  res- 
triction nouvelle  qu'on  y  apporte  ici, le  genre  Ouratée  (Ouratea 
Aublet  emend.)  comprend  d'abord  définitivement  toutes  les 
espècesglabres  à  stipules  caduques,  àgrappe  terminalecomposée 
à  deux  ou  trois  degrés  et  à  fruit  ovoïde,  où  l'embryon  a  pu  être 
étudié  et  reconnu  accombant  à  cotyles  droites  et  appliquées 
tout  du  long.  Larges  et  plan-convexes,  ces  cotyles  renferment, 
à  côté  de  l'huile,  beaucoup  d'amidon;  en  un  mot,  l'embryon  est 
oléo-amylacé. 

Suivant  que  la  grappe  composée  terminale  offre  trois  ou 
seulement  deux  degrés  de  ramification,  en  d'autres  termes, 
suivant  qu'elle  est  une  large  panicule  pyramidale  ou  un  étroit 
épi  d'ombellules  distantes,  les  nombreuses  espèces  de  ce  genre 
peuvent  être  groupées  en  deux  sections.  La  première,  les 
Paniculées  {Paniculatse),  comprend  notamment  :  l'O.  de  la 
Guyane  (O.  guianensis  Aublet),  type  du  genre,  l'O.  de  Can- 
dolle  (O.  Candollei  (Planchon)  v.  T.),  l'O.  oliviforme  (O.  olï- 
viformis  (A.  Saint-Hilaire)  Engl.),  cultivé  dans  nos  serres,  l'O. 
brillante  [O,  nftïda  (De  Candolle)  Engl.),  l'O.  polyanthe  [O. 
polyantha  (Triana  et  Planchon)  Engl.),  l'O.  membraneuse  {O. 
membranacea  (Triana  et  Planchon)  Engl.),  l'O.  suave  (O.  sua- 
veolens  (A.  Saint-Hilaire)  Engl.),  l'O.  elliptique  [O.  elliptica 
(A.  Richard)  Engl.),  l'O.  floribonde  {O.  flortbunda  (A.  Saint- 
Hilaire)  Engl.),  etc. 

La  seconde  section,  qu'on  nommera  les  Spiciformes  {Spï- 
ci for  mes),  renferme  notamment  :  l'O.  longifoliée  (O.  longïfolïa 
(De  Candolle)  Engl.),  l'O.  glauque  (O.  glaucescens  (A.  Saint- 
Hilaire)  Engl.),  l'O.  cassinifoliée  (O.  cassinifolia  (De  Candolle) 
Engl.),  l'O.  à  queue  (O.  caudata  Engler),  etc. 


Ph.  Van  Tieghem.  —  Constitution  de  la  famille  des  Ochnacèes.        1S7 

A  ces  espèces  il  convient  d'ajouter  provisoirement  toutes 
celles,  douées  des  mêmes  caractères  extérieurs,  où  le  fruit 
n'a  pas  encore  pu  être  étudié,  où  la  conformation  et  l'orien- 
tation de  l'embryon  sont  jusqu'à  présent  inconnues.  Les  unes 
se  rattachent  à  la  section  des  Paniculées,  comme  l'O.  salicifoliée 
(O.  salicifolia  (A.  Saint-Hilaire  et  Tulasne)  Engler),  l'O.  gran- 
diflore  {O .  grandi jïor a  (De  Candolle)  Engler),  etc.,  les  autres 
à  la  section  des  Spiciformes,  comme  l'O.  luisante  (O.  lucens  (H. 
B.  K.)  Engler),  l'O.  érythrocalice  (O.  erythrocalyx  (Spruce) 
v.  T.),  etc. 

2.  Sur  le  genre  nouveau  Trichouratée.  —  Ressemblant  aux 
Ouratées  par  leur  embryon  accombant,  à  larges  cotyles  appli- 
quées et  oléo-amylacées,  ainsi  que  par  leur  inflorescence  ter- 
minale à  trois  ou  deux  degrés  de  ramification,  les  Trichouratées 
(Trïchouratea  v.  T.)  en  diffèrent  tout  d'abord  par  un  revête- 
ment pileux,  qui  les  distingue  de  toutes  les  autres  Ouratéées  et 
qui  leur  a  valu  leur  nom. 

L'épiderme  de  la  tige,  de  la  feuille,  des  pédoncules  et  pédi- 
celles  floraux,  ainsi  que  des  sépales  de  la  fleur,  prolonge,  en 
effet,  ses  cellules  en  poils  simples,  à  membrane  très  épaissie  et 
cutinisée,  pointus,  unicellulaires  s'ils  restent  courts,  pluricellu- 
laires  unisériés  s'ils  s'allongent  davantage,  soudés  çà  et  là 
l'un  à  l'autre  par  leurs  bases  et  divergeant  plus  haut  en  forme 
de  bouquet. 

A  ce  caractère  externe  s'en  ajoutent  d'autres,  plus  profonds, 
tirés  notamment  de  la  structure  de  la  tige  et  de  la  feuille.  Bien 
que  l'épiderme  de  la  tige  prolonge  ses  cellules  en  poils,  c'est 
lui  qui  produit  le  périderme.  D'autre  part,  l'écorce  de  la  feuille 
différencie  en  palissade  son  assise  externe  aussi  bien  en  bas 
qu'en  haut  ;  la  palissade  a  seulement  ses  cellules  plus  longues  en 
haut,  plus  courtes  en  bas  ;  en  un  mot,  bifaciale  partout  ailleurs, 
la  structure  de  l'écorce  tend  à  devenir  ici  concentrique.  Là  où 
cette  tendance  est  le  mieux  marquée,  dans  la  T.  ovale,  par 
exemple,  l'épiderme  supérieur  prend  aussi  de  nombreux  stomates 
et  ressemble  tout  à  fait  à  l'épiderme  inférieur.  De  même,  les 
méristèles  qui,  dans  les  Ouratées,  ont  une  bande  de  cellules 
cristalligènes  épaissies  en  arcs  sur  la  face  supérieure  seulement, 
offrent  ici  une  pareille  bande  sur  leurs  deux  faces. 


i88  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

D'après  l'inflorescence,  qui  est  tantôt  une  large  panicule 
pyramidale,  tantôt  seulement  un  étroit  épi  d'ombellules,  les  dix 
espèces  environ  qui  composent  ce  genre  peuvent  être,  comme 
lesOuratées,  groupées  en  deux  sections.  La  première,  les  Pani- 
culées  (Pani'culatâ?),  comprendra  la  T.  oléifoliée  [T.  oleifoh'a 
(A.  Saint-Hilaire)  v.  T.),  la  T.  parvifoliée  (  T.  parvifolia  (A. 
Saint-Hilaire)  V.  T.),  la  T.  naine  (T.  nana  (A.  Saint-Hilaire) 
v.  T.),  la  T.  veloutée  [T.  subveliitina  (Planchon)  v.  T.),  la 
T.  pubescente  (T. pubescens  (A.  Saint-Hilaire  et  Tulasne)  v.T.), 
la  T.  nerveuse  (7".  nervosa  (A.  Saint-Hilaire)  v.  T.),  la  T.  bra- 
chyandre  (T.  brachyandra  (Planchon)  v.  T.),  etc.  La  seconde, 
les  Spiciformes  (Spici formes),  renfermera  notamment  la  T.  de 
Gardner(7\  Gardneri v .  T.),  espèce  nouvelle  identifiée  à  tort 
par  M.  Engler  avec  la  T.  oléifoliée,  etc. 

3.  Sur  le  genre  nouveau  Diouratée.  —  Ressemblant  aux 
deux  précédents  par  l'inflorescence  en  panicule  terminale  et  par 
l'accombance  de  l'embryon,  qui  est  aussi  oléo-amylacé,  le 
genre  nouveau  Diouratée  {Diotiratea  v.  T.)  en  diffère  net- 
tement par  son  gynophore  discoïde  et  son  fruit,  dont  chaque 
drupe,  aplatie  transversalement,  a  son  bord  externe  échancré 
en  cœur.  Cette  forme,  que  rien  n'annonce  dans  le  pistil,  lui  est 
imprimée  peu  à  peu  par  l'embryon  au  fur  et  à  mesure  de  son 
développement.  Au  lieu  de  s'accroître  en  longueur  comme  d'or- 
dinaire, il  se  couche,  en  effet,  horizontalement,  radicule  en  de- 
dans, et  s'allonge  suivant  le  rayon,  en  posant  latéralement  ses 
deux  cotyles  ;  celles-ci,  étroites  et  épaisses,  presque  cylindriques, 
sans  oreillettes  descendantes,  sont  bien  appliquées  l'une  contre 
l'autre  dans  leur  partie  inférieure,  mais  se  séparent  vers  l'extré- 
mité et  divergent  en  forme  de  fourche,  caractère  d'où  l'on  a 
tiré  le  nom  générique.  La  disposition  transversale  et  la  forme 
bilobée  de  l'embryon  se  communiquent  nécessairement  à  la 
graine  et  au  fruit  qui  le  renferment. 

Ainsi  défini,  ce  genre  a  pour  type  la  D.  cardiosperme 
(D.  cardiosperma  (Lamarck)  v.  T.),  qui  croît  aux  environs  de 
Cayenne,  à  la  Guyane  française,  et  que  Lamarck  a  décrite 
sous  le  nom  d' Oc/ma  card/osper ma,  dès  1797  (1).  Peu  d'années 

1.  Lamarck  :  Dictionnaire,  IV,  p.  311,  1797. 


Ph.  Van  Tieghem.  —  Constitution  de  la  famille  des  Ochnacées.        189 

après,  A.  P.  de  Candolle  entrevoyait  en  elle  un  genre  nouveau  : 
a  Forsan  novi  generis  signum  prae  se  fert  »,  dit-il,  en  181 1  (1). 
Aussi,  M.  Engler  en  a-t-il  fait,  en  1876,  le  type  de  l'une  des 
deux  séries,  celle  des  Cardïocarpx,  qu'il  distinguait  dans  les 
Ouratées  américaines,  toutes  les  autres  formant  ensemble  une 
seconde  série,  celle  des  Oocarpœ  (2).  Ce  n'est  pas  assez,  et  il 
faut  ici,  comme  le  prévoyait  A. -P.  de  Candolle,  établir  un 
genre  distinct. 

A  ce  genre  il  faut  maintenant  rattacher  deux  autres  espèces. 
L'une,  récoltée  par  Hostmann  (n°  12 15)  à  Surinam,  dans  la 
Guyane  néerlandaise,  a  été  décrite  par  Planchon,  en  1847,  sous 
le  nom  de  Gomphia  surinatnensis  ;  M.  Engler  l'a  rattachée  à 
tort,  comme  variété,  à  XOuratea  subscandens  (Planchon) 
Engler  (3).  Ce  sera  la  D.  de  Surinam  (D.  surinatnensis  (Plan- 
chon) v.  T.).  L'autre,  trouvée  aussi  aux  environs  de  Surinam,  à 
Splitgerber,  a  été  donnée  à  l'Herbier  du  Muséum  par  de 
Vriese  ;  elle  diffère  des  deux  précédentes,  notamment  par  ses 
feuilles  arrondies  à  la  base  et  plus  fortement  dentées  :  ce  sera 
la  D.  sculptée  (D.  sculpta  v.  T.),  pour  rappeler  que,  dans  ce 
genre,  tout  le  système  des  nervures  est  sculpté  en  creux  dans 
les  deux  faces  de  la  feuille  coriace. 

C'est  à  ces  trois  espèces  que  se  réduit,  pour  le  moment, 
le  genre  Diouratée. 

4.  Sur  le  genre  nouveau  Plicouratée.  —  Remarquables  déjà 
par  la  petitesse  des  fleurs,  disposées  sur  des  pédicelles  très 
grêles  enpanicule  terminale,  les  Plicouratées  {Plicouratea  v.T.) 
diffèrent  aussi  de  toutes  les  Ouratéées  à  embryon  accombant 
par  la  conformation  de  l'embryon,  mais  tout  autrement  que  les 
Diouratées.  Ici,  la  drupe  est,  comme  d'ordinaire,  ovoïde  et 
portée  sur  un  gynophore  piriforme.  Mais  les  deux  cotyles  de 
l'embryon,  pourvues  en  bas  d'oreillettes  descendantes  qui  re- 
couvrent la  tigelle,  se  replient  en  haut  chacune  en  dehors  et 
la  portion  reployée  descend  en  s'appliquant  étroitement  contre 
la  face  dorsale.  C'est  de  ce  reploiement  symétrique  qu'on  a 
dérivé  le  nom  générique. 

1.  A.-P.  de  Candolle  :  A7111.  du  Muséum,  XVII,  p.  421,  181 1. 

2.  Engler  :  Flora  brasiliensis,  XII,  2,  p.  302  et  p.  307,  1876. 

3.  Loc.  cit.,  p.  323,  1876. 


igo  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

Ainsi  défini,  ce  genre  a  pour  type  la  P.  parviflore  [P.  par- 
vlflora  (de  Candolle)  v.  T.)  et  les  autres  espèces  du  Brésil  con- 
fondues avec  celle-ci  dans  les  Herbiers,  ou  qui  n'en  sont  distin- 
guées que  comme  variétés,  notamment  la  var.  (3.  Plane honiana 
de  M.  Engler,  qui  sera  la  P.  de  Planchon  (P.  Planchoniana 
v.  T.). 

5.  Sur  le  genre  nouveatt  Hémiouratée.  —  Ressemblant  aux 
Plicouratées  par  la  petitesse  des  fleurs  et  la  gracilité  des  pédi- 
celles  dans  la  panicule  terminale,  les  Hémiouratées  s'en  dis- 
tinguent aussitôt  par  leur  androcée,  qui  est  réduit  à  cinq  éta- 
mines  épisépales,  par  avortement  constant  des  cinq  étamines 
épipétales  :  d'où  le  nom  générique.  Elles  en  diffèrent  encore  par 
le  gynophore,  étroit  et  cylindrique  dans  sa  région  inférieure, 
et  brusquement  renflé  en  boule  au  sommet,  en  forme  de  clou. 

Ce  genre  a  pour  type  l'H.  jolie  [H.  pzilekella  (Planchon) 
v.  T.),  du  Brésil,  où  M.  Glaziou  l'a  retrouvée  depuis  (n°  9385). 
M.  Taubert  l'a  rattachée  à  tort  en  1893,  comme  simple  variété, 
à  X  Ottratea  parvifiora  de  Candolle. 

6.  Sur  le  genre  notiveau  Tétrouratée.  —  Semblables  aux 
Hémiouratées  par  la  petitesse  des  feuilles  et  des  fleurs,  ainsi 
par  que  le  gynophore  claviforme,  les  Tétrouratées  en  diffèrent, 
et  en  même  temps  de  toutes  les  autres  Ouratéées,  par  leur 
fleur  tétramère  :  d'où  le  nom  générique. 

Ce  genre  a  pour  type  la  T.  de  Sello  (T.  Selloi  (Planchon) 
v.  T.),  du  Brésil,  qui  en  est  jusqu'ici  le  seul  représentant. 

7.  Sur  le  genre  nouveau  Folyottralée.  — Ce  genre  comprend 
plusieurs  espèces  du  Brésil,  décrites  jusqu'ici  comme  Ouratées, 
mais  qui  diffèrent  de  toutes  les  autres  par  le  dédoublement  par- 
tiel ou  total  des  carpelles  dans  le  pistil,  c'est-à-dire  comme  les 
Polythèces  diffèrent  des  Diporides  dans  la  tribu  des  Ochnées. 
Ce  sont,  notamment,  la  P.  hexasperme  {P.  hexasperma  (A. 
St-Hilaire)  v.  T.),  la  P.  polygyne  (P.  polygyna  (Engler) 
v.  T.),  etc. 

8.  Sur  le  genre  nouveau,  Mz'crourate'e .  —  M.  Graziou  a  ré- 
colté au  Brésil  (n°  20803  a) une  petite  plante  à  rhizome,  émettant 


Ph.  Van  Tibghbm.  —  Constitution  de  la  fantillc  des  Ochnàcées.        191 

des  rameaux  feuilles  très  courts,  ne  dépassant  pas  4  à  5  centi- 
mètres, à  feuilles  munies  de  stipules  persistantes.  Le  rameau 
se  termine  par  un  bourgeon  écailleux  qui,  au  printemps  suivant, 
se  développe  en  une  grappe  terminale  simple,  à  la  base  de 
laquelle  demeurent  les  écailles  et  le  long  de  laquelle  persistent 
les  bractées  mères  avec  leurs  deux  stipules. 

Par  la  conformation  de  son  corps  végétatif,  qui  ressemble  à 
celui  des  Campylochnelles  d'Afrique,  et  par  son  inflorescence 
terminale  en  grappe  simple,  cette  plante  diffère  de  toutes  les 
autres  Ouratéées  et  se  montre  le  type  d'un  genre  nouveau,  la 
Microuratée  (Microuratea) .  L'espèce  en  question  sera  la  M.  de 
Glaziou  [M.  Glazïovïv.  T.).  Weddell  en  a  récolté  au  Brésil,  en 
1884,  une  autre  espèce  (n°  3072),  qui  sera  la  M.  de  Weddell 
[M.  Weddelliaua  v.  T.). 

9.  Sur  le  genre  nouveau  Noioitraiée. —  De  tous  les  genres  pré- 
cédents, les  Notouratées  {Notouratea  v.  T.)  diffèrent  par  l'in- 
combance  de  l'embryon,  qui  leur  a  donné  leur  nom. Comme  dans 
les  deux  premiers,  l'embryon  est  droit,  vertical,  à  radicule 
infère,  à  cotyles  larges,  plan-convexes,  appliquées  l'une  contre 
l'autre  tout  du  long. 

Ce  genre  comprend  notamment  la  N.  inondée  {N.  inundata 
(Spruce)  v.  T.)  et  quelques  autres  espèces. 

10.  Sur  le  genre  nouveau  Camptouratée.  —  Le  plus  souvent, 
lorsque  l'embryon  est  incombant,  les  deux  cotyles  reploient 
ensemble  leurs  extrémités  vers  l'intérieur,  où  elles  redescendent 
plus  ou  moins  bas,  en  s'accolant  intimement  sur  le  dos  de  la 
cotyle  interne.  D'ordinaire  la  cotyle  externe  s'allonge  moins  et 
se  reploie  peu,  tandis  que  l'interne,  plus  longue,  redescend 
jusque  près  de  la  radicule,  différence  qui  atteint  son  plus  haut 
des-ré  dans  la  N.  ilicifoliée.  Bien  que  droit,  l'embryon  n'a  donc 
ici  qu'un  seul  plan  de  symétrie,  qui  est  son  plan  médian,  et  ce 
plan  coïncide  nécessairement  avec  le  plan  de  symétrie  commun 
de  l'ovule  et  du  carpelle.  De  plus,  les  cotyles  n'ont  pas  ici 
d'oreillettes  basilaires  descendantes,  de  sorte  que  la  mince 
tigelle  et  la  radicule  y  sont  laissées  à  nu.  Au  point  de  vue  des 
réserves  nutritives,  l'embryon  est  oléo-amylacé,  comme  dans 
les  genres  précédents. 


i92  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

Par  le  reploiement  des  cotyles,  qui  lui  a  valu  son  nom,  le 
genre  Camptouratée  correspond,  avec  incombance,  au  genre 
Plicouratée,  avec  accombance.  En  même  temps,  bien  que  la 
graine  y  soit  encore  droite,  il  établit  une  transition  marquée  vers 
les  Campylospermées  de  l'Ancien  Monde.  C'est  ce  qui  en  fait 
le  principal  intérêt. 

Ainsi  caractérisé,  il  comprend  pour  le  moment  au  moins 
six  espèces  certaines,  ayant  toutes  une  panicule  terminale  : 
N.  ilicifoliée  (N.  ilicifolia  (de  Candolle)  v.  T.),  N.  révolutée 
(N.  revoluia  (Wright)  v.  T.),  et  N.  alaternifoliée  {N.  alater- 
nifolia  (A.  Richard)  v.  T.),  etc.,  de  Cuba;  N.  castanéifoliée 
(N.  castaneifolia  (de  Candolle)  v.  T.),  N.  persistante  (N.  fier- 
sistens  (A.  Saint-Hilaire)  v.  T.),  N.  semi-dentelée  (N.  semïser- 
rata  (Martius)  v.  T.),  etc.,  du  Brésil. 

Il  y  faudra  joindre  sans  doute,  plus  tard,  quelques-unes  des 
espèces  glabres  que,  faute  d'en  connaître  encore  l'embryon,  on 
a  classées  provisoirement  plus  haut  parmi  les  Ouratées. 

1 1 .  Sur  le  genre  restauré  Volkensteinie.  —  Distingué  par 
Regel  (i),  en  1863,  d'après  des  caractères  qui  ont  été  jugés 
alors  et  avec  raison  tout  à  fait  insuffisants,  le'genre  Volkensteinie 
(Volkensteinia  Regel)  n'a  pas  été  et  ne  pouvait  être  admis.  Il 
existe  pourtant,  mais  c'est  en  le  fondant  sur  d'autres  bases 
qu'on  le  rétablit  ici. 

De  tous  les  précédents  il  diffère,  en  effet,  tout  d'abord  par 
ses  feuilles  énormes,  rapprochées  à  l'extrémité  des  branches  en 
forme  de  parasol,  qui  lui  donnent  le  port  d'une  Théophraste, 
par  ses  stipules  dures  et  persistantes  et  par  sa  panicule  pyra- 
midale plus  ample,  ayant  quatre  degrés  de  ramification,  et  non 
pas  seulement  trois  comme  dans  les  sections  paniculées  des 
genres  précédents.  Dans  la  structure,  il  en  diffère  aussi,  notam- 
ment par  son  périderme  sous-épidermique  et  par  les  fibres  qui 
traversent  en  tous  sens  l'écorce  de  la  feuille  pour  venir  se  ter- 
miner en  rampant  sous  l'épiderme. 

Il  ne  comprend  jusqu'à  présent  qu'une  seule  espèce,  origi- 
naire d'une  région  demeurée  inconnue  de  l'Amérique  du  Sud, 
introduite  en  Europe  en  1858  par  Linden  sous  le  nom  de  Gom- 

1.  Regel:  Volkensteinia  Theophrasta  (Gartenflora,  XIV,  p.  131, pi.  471,  1863). 


Ph.  Van  Tieghem.  —  Constitution  de  la  famille  des  Ochnacées.        193 

phi  a  Theophrasta  donné  par  Planchon  (1),  que  Bâillon  a  changé 
plus  tard,  conformément  à  la  loi  de  priorité,  en  celui  de  Ouratea 
Theophrasta  (2),  et  cultivée  dans  les  serres  depuis  cette  époque. 
Ce  sera  la  Volkensteinie  Théophraste  (  Volkensteinia  Theo- 
phrasta (Planchon)  Regel).  C'est  à  tort  que  M.  Engler  l'a 
identifiée,  en  1876,  avec  l'O.  gigantophylle  (O.  gigantophylla 
(Erhard)  Engler)  du  Brésil  (3),  comme  on  l'a  montré  dans  une 
Note  antérieure  (4).  Si  elle  fleurit  abondamment  chaque  année 
dans  nos  serres,  elle  n'y  fructifie  pas,  malheureusement,  de 
sorte  que  la  conformation  et  l'orientation  de  l'embryon  y  sont 
encore  inconnues. 

12.  Sur  le  genre  nouveau  Ouratelle.  —  Différant  de  tous  les 
précédents  par  son  inflorescence  latérale,  qui  termine  un  court 
ramuscule,  et  par  ses  feuilles  caduques,  le  genre  nouveau  Ou- 
ratelle {Oîtratella  v.  T.)  a  pour  type  l'O.  du  Mexique  {O. 
mexicana  (H.  B.  K.)  v.  T.)  et  comprend  aussi  deux  espèces 
nouvelles  des  Antilles,  l'une  récoltée  à  Saint-Thomas  par  Finlay 
en  1841  (n°  120),  que  je  nommerai  O.  de  Finlay  (O.  Finlayi 
v.  T.),  l'autre  trouvée  à  la  Guadeloupe  par  L'Herminier  en  1843, 
qui  sera  l'O.  de  Lherminier  (O.  Lherminiert  v .  T.).  On  n'en 
connaît  pas  encore  le  fruit. 

13.  Sur  le  genre  nouveau  Gymnouratelle.  —  Les  fleurs  sont 
disposées  ici  en  longs  épis  d'ombellules  distantes,  insérés  direc- 
tement à  l'aisselle  des  écailles  inférieures  de  la  pousse  feuillée, 
et  entièrement  nus,  dégarnis  de  fleurs,  dans  leur  moitié  infé- 
rieure ;  c'est  de  ce  dernier  caractère  que  l'on  a  tiré  le  nom  de  ce 
genre  nouveau  [Gymnouratella  v .  T.).  Par  ce  mode  d'inflores- 
cence, il  diffère  de  toutes  les  autres  Ouratéées  américaines  et 
ressemble  à  plusieurs  Ouratéées  d'Afrique,  comme  on  le  verra 
plus  loin.  C'est  ce  qui  en  fait  l'intérêt  propre. 

Il  se  réduit  pour  le  moment  à  une  seule  espèce,  la  G.  pen- 
dante (G.  pendula  (Pœppig)  v.  T.),  originaire  du  Pérou.  Le 
fruit  y  est  encore  inconnu. 

1.  Linden,  Catalogue,  1859. 

2.  Bâillon  :  Histoire  des  plantes,  IV,  p.  360,  1873. 

3.  Engler  :  Flora  brasiliensis,  XII,  2,  p.  338,  1876. 

4.  Ph.  Van  Tieghem  :  Sur  la  préjl oraison  des  Ochnacées  (Bulletin  du  Muséum, 
p.  273,  avril  1902). 


194  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

II.  —  Constitution  actuelle  de  la  sous-tribu 

DES   ORTHOSPERMÉES. 

Aux  treize  genres  qui  précèdent  si  Ton  ajoute  maintenant  le 
genre  Sétouratée,  caractérisé  dans  un  travail  antérieur  (i)  et  où 
l'embryon  est  droit,  vertical  à  radicule  infère,  accombant,  à 
cotyles  plan-convexes  appliquées  tout  du  long  et  oléo-amy- 
lacées,  comme  dans  les  Ouratées  et  les  Trichouratées,  on  ob- 
tient la  constitution  actuelle  de  la  sous-tribu  des  Orthosper- 
mées,  telle  que  la  résume  le  tableau  suivant  : 

velues.  Embryon  accombant Trichouraice. 

!,.,_,                       ,  S  Sétouratée. 

un  seul  degré.  Embryon  accombant.    .  \  ,,.  , - 

**                 ■>  (  Alicrouratec. 

I                     I  {  Ouratée. 

L  \  Tétr ouratée. 

,                   .  laccombant,  J  aPP  lcIue<     •  \  Hémiouratée. 
deux  ou  trois»           L    ,        <  f  _  , 

■  „r.         )  a  cotyles    )  {  Poly ouratée. 

degrés.      <                      /divergentes.     Diouratée. 
Embryon    i                               ,      -  ai-  ,■ 

I                      \reployees.   .     Flicouraiee . 
[incombant,   (droites.    .    .     Notouratéc. 
\  à   cotyles   f  reployées.  .      Camptouraiée. 
quatre  degrés Volkensteinic. 

,     ,     ,     i  terminant  un  ramuscule  feuille Ouraielle. 

\  \  '/ directement  axillaire,  à  pédoncule  nu.   .     Gymnouratcllc. 

Ainsi  constituée  avec  quatorze  genres,  comprenant  toutes  les 
Ouratéées  à  graine  et  embryon  droits  et  à  calice  caduc,  la  sous- 
tribu  des  Orthospermées  renferme  toutes  les  Ouratéées  améri- 
caines et  pas  d'autres. 

III.  —  Subdivision  du  genre  Campylosperme 

Tel  qu'il  a  été  établi  dans  un  travail  antérieur  (2),  le  genre 
Campylosperme  comprend,  comme  on  sait,  toutes  les  Ouratéées 
à  graine  recourbée  en  fer  à  cheval  autour  d'une  fausse  cloison 
tangentielle  plus  ou  moins  haute,  à  feuilles  ligulées  et  à  déhis- 
cence  d'anthère  poricide.  Ainsi  défini,  il  renferme  environ  qua- 
rante espèces,  toutes  de  l'Ancien  Monde,  dans  lesquelles  une 
étude  plus  approfondie  me  permet  aujourd'hui  de  distinguer,  en 
définitive,  neuf  groupes. 

1.  Ph.  Van  Tieghem  :  Sétouratée,  Bise  taire  et  Campylosperme,  trois  genres 
nouveaux  d'Ochnacécs  (Journal  de  Botanique,  XVI,  p.  33,   1002). 

2.  Ph.  Van  Tieghem  :  Loc.  cit.  (Journal  de  Botanique,  XVI,  p.  33,   1902). 


Ph.  Van  Tieghbm.  —  Constitution  de  la  famille  des  Ochmcécs.       195 

Dans  les  unes,  l'embryon  a  ses  deux  cotyles  égales,  il  est 
isocotylé.  Chez  d'autres,  les  deux  cotyles  sont  très  inégales,  l'une 
étant  large  et  longue,  l'autre  étroite  et  courte  ;  l'embryon  est 
hêtérocotylê.  C'est  alors  tantôt  la  cotyle  externe,1  située  sur  la 
face  convexe,  sur  le  dos,  tantôt  la  cotyle  interne,  insérée  sur 
la  face  concave,  sur  le  ventre,  qui  avorte,  qui  devient  ce  que, 
pour  abréger,  on  peut  appeler  la  cotylette.  De  là,  déjà  trois 
séries  d'espèces,  d'après  la  conformation  de  l'embryon. 

Quand  il  est  isocotylé,  l'embryon  prend  dans  la  graine,  sui- 
vant les  espèces,  deux  orientations  différentes  et  perpendi- 
culaires. Tantôt  ses  deux  cotyles  sont  latérales,  son  plan  médian 
est  perpendiculaire  au  plan  de  symétrie  commun  de  l'ovule  et 
du  carpelle,  qui  est  aussi  son  plan  de  courbure  ;  en  un  mot,  il 
est  accombant.  Tantôt  ses  deux  cotyles  sont  antéro-postérieures, 
son  plan  médian  coïncide  avec  le  plan  de  symétrie  commun  de 
l'ovule  et  du  carpelle,  qui  est  aussi  son  plan  de  courbure  ;  en 
un  mot,  il  est  incombant.  Lorsqu'il  est  hêtérocotylê,  que  la 
cotylette  y  soit  externe  ou  interne,  dorsale  ou  ventrale,  l'em- 
bryon n'a  qu'un  seul  plan  de  symétrie,  qui  est  son  plan  médian, 
et  ce  plan  coïncide  nécessairement  avec  le  plan  commun  de 
symétrie  de  l'ovule  et  du  carpelle  ;  en  un  mot,  il  est  toujours 
et  nécessairement  incombant. 

Isocotylé,  hêtérocotylê  à  cotylette  externe  ou  à  cotylette 
interne,  accombant  ou  incombant,  l'embryon  remplit  d'ordi- 
naire toute  la  loge.  Quelquefois  pourtant,  la  graine  demeure 
petite  et  n'en  occupe  que  le  fond,  tandis  que  le  reste  de  la  loge 
se  remplit  d'un  parenchyme  à  cellules  étoilées,  aérifère  et  spon- 
gieux, qui  permet  au  fruit  de  flotter  sur  l'eau.  Cette  disposition 
singulière  n'a  été  rencontrée  jusqu'ici  que  dans  un  seul  des  cas 
précédents,  celui  où  l'embryon  est  isocotylé  incombant. 

En  somme,  on  obtient  ainsi,  par  la  seule  considération 
du  fruit,  de  la  graine  et  de  l'embryon,  cinq  catégories  d'es- 
pèces. 

L'inflorescence  offre,  de  son  côté,  chez  ces  plantes,  trois 
manières  d'être  différentes.  Tantôt  elle  termine  directement  la 
tige  feuillée,  dont  la  croissance  ultérieure  se  poursuit  en  sym- 
pode.  Tantôt  elle  termine  un  court  rameau  axillaire  d'une 
feuille,  et  qui  porte  au-dessous  d'elle  soit  deux  feuilles  sem- 
blables aux  feuilles  végétatives,    soit  deux  feuilles   beaucoup 


196  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

plus  petites  ou  mieux  deux  bractées  foliacées,  lui  formant  une 
sorte  d'involucre.  Tantôt  elle  est  directement  axillaire  soit  des 
écailles  basilaires  de  la  pousse  feuillée,  soit  des  feuilles  mêmes 
de  cette  pousse.  Si  ces  divers  modes  d'inflorescence  se  rencon- 
traient dans  chacune  des  cinq  conformations  du  fruit  distinguées 
plus  haut,  on  obtiendrait  un  grand  nombre  de  séries  distinctes. 
Il  est  loin  d'en  être  ainsi,  du  moins  dans  l'état  actuel  de  nos 
connaissances,  de  sorte  que  le  nombre  des  séries,  qu'il  convient 
de  regarder  comme  autant  de  genres  distincts,  se  trouve  pour 
le  moment  beaucoup  plus  restreint  et  se  réduit  à  neuf,  comme 
on  va  voir. 

Les  espèces  à  embryon  isocotylé  accombant  et  à  inflores- 
cence terminale  formeront  désormais  seules  le  genre  Campy- 
losperme  restreint  {Campylospermum  v.  T.  pro  parte). 

Les  espèces  à  embryon  isocotylé  accombant  et  à  inflores- 
cence basilaire  constitueront  le  genre  nouveau  Cercanthème 
(  Cercanthemtwi) . 

Les  espèces  à  embryon  isocotylé  accombant  et  à  inflores- 
cence axillaire  des  feuilles  composeront  le  genre  nouveau  Cer- 
cinie  {Cercinid). 

Les  espèces  à  embryon  isocotylé  incombant,  où  l'inflores- 
cence est  terminale,  comme  dans  les  Campylospermes,  forme- 
ront le  genre  nouveau  Notocampyle  {Notocampylum) . 

Les  espèces  à  embryon  isocotylé  incombant,  où  l'inflores- 
cence termine  un  rameau  latéral  avec  involucre  foliacé,  compo- 
seront le  genre  nouveau  Diphyllanthe  (Diphyllaut/ms) .  Celles 
où  l'inflorescence  termine  un  rameau  latéral  à  deux  feuilles 
ordinaires  formeront  le  genre  nouveau  Diphyllopode  (Dipkyl- 
lopodium). 

Les  espèces  à  embryon  isocotylé  incombant  dont  le  fruit 
renferme  dans  sa  loge,  c'est-à-dire  dans  son  noyau,  une  graine 
basilaire  avec  une  masse  de  tissu  spongieux,  ont  toutes  la  même 
inflorescence  et  constitueront  ensemble  le  genre  nouveau 
Spongopyrène  {Spongopyrena) . 

Les  espèces  à  embryon  hétérocotylé  à  cotylette  interne  ou 
ventrale,  et  toujours  incombant,  ont  toutes  aussi  la  même  in- 
florescence et  composeront  ensemble  le  genre  nouveau  Rhab- 
dophylle  {Rhabdophylhmi). 

Enfin,    les   espèces    à    embryon    hétérocotylé    à    cotylette 


Ph.  Van  Tieghbm.  —  Constitution  de  la  famille  des  Ocknacèes.       197 

externe  ou  dorsale,  et  toujours  incombant,  n'offrent  également 
qu'un  seul  mode  d'inflorescence,  en  panicule  terminale,  et  ne  for- 
meront aussi  que  le  seul  genre  nouveau  Monélasme  (Monelas- 
muiti). 

Notre  ancien  genre  Campylosperme  se  trouve  de  la  sorte,  à 
la  suite  d'une  analyse  plus  approfondie  des  caractères  différen- 
tiels des  espèces,  subdivisé  en  neuf  genres  distincts.  Reprenons 
maintenant  un  à  un  ces  neuf  genres,  pour  en  faire  mieux  con- 
naître les  caractères  et  la  composition. 

1.  Sîir  le  genre  Campylosperme  restreint.  —  Dans  son 
acception  nouvelle,  le  genre  Campylosperme  [Campylo- 
spermum  v.  T.  emend.)  comprend  d'abord  définitivement  les 
espèces  de  l'ancien  genre  où  l'inflorescence  est  terminale  et  où 
l'embryon  est  isocotylé  accombant,  puis  provisoirement  toutes 
les  espèces  de  ce  genre  à  inflorescence  terminale  où  le  fruit  n'a 
pas  encore  pu  être  étudié. 

Les  premières  sont,  pour  l'instant,  au  nombre  de  six,  savoir  : 
leC.  angustifolié  (C.  angustifolium  (Vahl)  v.  T.),  de  l'Inde  et 
de  Ceylan  ;  le  C.  de  Sumatra  (C.  sumatramtm  (Jack)  v.T.),  qui 
croît  aussi  à  Java  ;  le  C.  obtusifolié  (C.  obiusifolùtm  (Lamarck) 
v.  T.),  et  le  C.  lisse  [C.  lœvigahmi  (Vahl)  v.  T.),  tous  deux  de 
Madagascar,  confondus  à  tort  jusqu'ici  sous  la  seconde  dénomi- 
nation ;  le  C.  de  Dybovski  (C  Dybovskiamtm  v.  T.),  espèce 
nouvelle  du  Congo,  et  le  C.  laxiflore  (C.  laxïflorum  (De  Wilde- 
man  et  Durand)  v.  T.),  récemment  décrit  et  qui  croît  aussi  au 
Congo. 

L'inflorescence  terminale  y  est  une  grappe  composée  à  trois 
degrés  de  ramification,  formée  d'épis  d'ombellules  distantes,  en 
un  mot,  une  panicule,  comme  dans  les  Ouratées  de  la  section 
des  Paniculées.  L'embryon  y  est  exclusivement  oléagineux, 
sans  trace  d'amidon. 

Les  secondes,  où  l'inflorescence  terminale  est  également  une 
panicule,  sont,  notamment  :  le  C.  anguleux  (C  angulaùtm  (De 
Candolle)  v.  T.)  et  le  C.  de  Humblot  (C.  Humbloti  (Bâillon) 
v.  T.),  de  Madagascar,  le  C.  de  Bornéo  (C.  bomeense  (Bartel- 
letti)  v.  T.),  récemment  décrit,  et  plusieurs  espèces  nouvelles 
du  continent  africain,  que  je  nommerai  et  décrirai  dans  mon 
mémoire. 


198  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

2.  Sur  le  genre  nouveau  Cercanthènie.  —  Défini  comme  on 
sait,  le  genre  nouveau  Cercanthème  {Cercanthemum  v.  T.) 
comprend  définitivement  tous  les  anciens  Campylospermes  à 
embryon  isocotylé  accombant,  dont  l'inflorescence,  axillaire 
d'une  des  écailles  basilaires  de  la  pousse  feuillée,  est  un  long  et 
simple  épi  d'ombellules  distantes,  en  forme  de  queue,  caractère 
d'où  est  tiré  le  nom  générique  (i).  Le  pédoncule  y  est  nu  dans 
sa  région  inférieure,  comme  chez  la  Gymnouratelle,  parmi  les 
Orthospermées.  On  doit  y  rattacher  aussi,  provisoirement, 
toutes  les  espèces  de  ce  genre  qui  ont  la  même  inflorescence, 
mais  où  le  fruit  n'a  pas  encore  pu  être  étudié. 

Les  premières  sont,  pour  le  moment,  au  nombre  de  trois, 
savoir  :  le  C.  amplexicaule  (C.  amplexicaule  (O.  Hoffmann) 
v.  T.),  de  Madagascar,  le  C.  plat  (C.  anceps  (Baker)  v.  T.), 
aussi  de  Madagascar,  et  le  C.  de  Sacleux  (C  Sacleuxii v '.  T.), 
espèce  nouvelle  de  Zanzibar,  qui  sera  décrite  dans  mon  Mémoire. 
Comme  dans  les  Campylospermes,  l'embryon  y  est  exclusive- 
ment oléagineux,  sans  trace  d'amidon. 

Les  secondes  sont,  notamment  :  le  C.  pendant  (C.  dependens 
(De  Candolle)  v.  T.),  le  C.  lancéolé  (C.  lanceolatttm  (Baker) 
v.  T.),  etc.,  de  Madagascar. 

3.  Sur  le  genre  nouveau-  Cercinie.  —  Ressemblant  aux  Cer- 
canthèmes  par  leur  inflorescence,  qui  est  un  épi  d'ombellules 
distantes,  en  forme  de  queue,  caractère  commun  d'où  l'on  a  aussi 
tiré  leur  nom,  les  Cercinies  {Cercinia  v.  T.)  en  diffèrent  notam- 
ment parce  que  les  épis  y  sont  axillaires  des  feuilles  et  non  pas 
des  écailles  basilaires  de  la  pousse  feuillée. 

Ce  genre  a  pour  type  une  espèce  nouvelle,  récoltée  en 
Cochinchine  par  M.  Thorel  (^643)  en  1862-1866,  qui  sera  la 
Cercinie  de  Thorel  (C.  Thoreli  v.  T.).  Les  épis  y  sont  grêles, 
recourbés  en  haut  et  beaucoup  plus  longs  que  les  feuilles.  Elle 
a  été  retrouvée  plus  tard  au  Cambodge,  en  1875,  par  M.  Gode- 
froy  (n«>  355). 

Il  comprend  aussi  une  autre  espèce  nouvelle,  découverte  au 
Mont  S'Treug,  dans  le  Bassin  du  Sé-Moun,  au  Laos  méri- 
dional, par  M.  Harmand  en  1875-1877   (n°  131).   Elle  diffère  de 

1.  De  xépxoç,  queue,  et  àvOejxov,  fleur. 


Ph.  Van  Tihghem.  —  Constitution  de  la  famille  des  Ocknacces.       199 

la  précédente  par  ses  feuilles  plus  étroites  et  plus  longues,  et 
surtout  par  ses  épis  d'ombellules,  plus  trapus  et  condensés, 
beaucoup  plus  courts  que  les  feuilles. 

C'est  à  ces  deux  espèces  cochinchinoises  que  se  réduit  pour 
le  moment  le  o-enre  Cercinie. 


Î5 


4.  Sur  le  genre  nouveau  Notocampyle.  —  Le  genre  Noto- 
campyle  {Notocampylum  v.  T.)  est  caractérisé  par  un  embryon 
isocotylé  incombant  et  par  une  inflorescence  terminale.  Par  le 
premier  caractère,  il  se  distingue  des  trois  genres  précédents; 
par  le  second,  il  ressemble  aux  Campylospermes.  Le  nom  géné- 
rique rappelle  à  la  fois  cette  différence  et  cette  similitude. 

Il  n'est  représenté  jusqu'à  présent  que  par  une  seule  espèce, 
le  N.  de  Mann  (N.  Manniï  (Oliver)  v.  T.),  du  Niger,  remar- 
quable par  ses  très  grandes  feuilles  rapprochées  à  l'extrémité 
des  branches,  qui  la  font  ressembler  à  la  Volkensteinie  Théo- 
phraste  dont  il  a  été  question  plus  haut.  L'inflorescence  ter- 
minale n'est  pas  unepanicule,  comme  dans  les  Campylospermes, 
mais  un  simple  et  très  long  épi  d'ombellules  distantes,  à  pédon- 
cule dénudé  dans  sa  région  inférieure,  pareil  aux  épis  basi- 
laires  des  Cercanthèmes.  Contrairement  aux  deux  genres  pré- 
cédents, l'embryon  renferme  de  l'amidon  à  côté  de  l'huile  ;  il 
est  oléo-amylacé. 

Parmi  les  espèces  rangées  provisoirement  dans  le  genre 
Campylosperme,  certaines  ont  peut-être  l'embryon  incombant 
et  devront  alors  prendre  place  parmi  les  Notocampyles. 

4.  Sur  le  genre  nouveau  Diphyllanthe.  —  Les  Diphyl- 
lanthes  {Diphyllanthus  v.  T.)  diffèrent  de  tous  les  genres  pré- 
cédents par  l'inflorescence,  qui  est  une  grappe  composée,  rac- 
courcie et  ombelliforme,  terminant  un  court  rameau  axillaire 
d'une  feuille.  Au-dessous  d'elle,  le  rameau  ne  produit  que  deux 
feuilles  opposées,  de  même  forme  et  couleur  que  les  feuilles 
végétatives,  mais  beaucoup  plus  petites,  constituant  un  invo- 
lucre  foliacé  diphylle  :  d'où  le  nom  générique. 

Reployée  en  fer  à  cheval  autour  d'une  fausse  cloison,  la 
graine  renferme  un  embryon  isocotylé  incombant,  qui  est  oléo- 
amylacé, comme  dans  les  Notocampyles. 

Ce  genre  ne  comprend  jusqu'ici  que  deux  espèces,  voisines 


200  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

l'une  de  l'autre  et  ressemblant  toutes  les  deux,  par  la  forme,  la 
très  grande  dimension  et  la  disposition  de  leurs  feuilles,  au 
Notocampyle  de  Mann.  La  plus  anciennement  connue  est  le 
D.  de  Duparquet  (D.  Duparquettanus  (Bâillon)  v.  T.),  du  Ga- 
bon; l'autre  est  le  D.  à  corymbe  {D.  coryiubosus  (Engler) 
v.  T.),  de  la  même  région  (i). 

6.  Sur  le  genre  nouveau  Diphyllopode.  —  Par  la  grandeur 
et  la  disposition  des  feuilles,  par  l'inflorescence,  qui  est  aussi 
un  long  épi  d'ombellules  distantes  à  région  inférieure  dégarnie, 
enfin  par  la  conformation  et  la  structure  de  l'embryon,  qui  est 
recourbé  en  fer  à  cheval,  isocotylé,  incombant  et  oléo-amylacé, 
lesDiphyllopodes  {Diphyllopodium  v.T.)  ressemblent  auxNoto- 
campyles  et  aux  Diphyllanthes.  Ils  en  diffèrent  parce  que  l'épi 
y  termine  un  court  rameau  latéral  ne  portant  que  deux  feuilles, 
de  même  forme  que  celles  de  la  tige,  mais  moitié  plus  petites, 
caractère  d'où  l'on  a  tiré  leur  nom  et  qui  les  rapproche  des 
Diphyllanthes. 

Ce  genre  a  pour  type  la  plante  nouvelle  récoltée  au  Gabon 
en  1896  par  le  P.  Klaine  (n°  157),  que  je  nommerai  Diphyllo- 
pode de  Klaine  (D '.  Klainei 'v .  T.).  Plus  grandes  encore  que  dans 
le  N.  de  Mann  et  que  dans  le  D.  de  Duparquet,  les  feuilles  y 
mesurent  jusqu'à  60  centim.  de  long  sur  20  cent,  de  large.  Les 
deux  feuilles  du  rameau  floral  n'ont  que  30  cent,  de  long  sur 
10  cent,  de  large. 

Il  y  faut  probablement  rattacher  aussi  la  plante  récoltée  en 
1896  au  Cameroun  par  M.  Zenker  (n°  1001),  que  M.  Engler  a 
nommée  Ouratea  Zenkeri,  mais  qu'il  n'a  pas  encore  publiée  ; 
ce  sera  le  D.  de  Zenker  {D.  Zenkeri  (Engler  mss.)  v.  T.). 

7.  Sur  le  genre  nouveau  Spougopyrène.  —  Ressemblant  aux 
deux  genres  précédents  par  l'incombance  de  l'embryon  isocotylé 
et  par  la  grande  dimension  des  feuilles,  rapprochées  aussi  à 
l'extrémité  des  branches,  les  Spongopyrènes  (Spougopyrena 
v.  T.)  en  diffèrent  par  la  structure  du  fruit. 


1.  Dans  une  Note  précédente  (Ce  Recueil,  XVI,  p.  44,  en  note,  1902),  j'ai  cru 
pouvoir,  après  hésitation,  identifier  cette  seconde  espèce  avec  la  première.  Une 
étude  plus  approfondie  des  deux  plantes  me  conduit  aujourd'hui  à  les  regarder 
comme  bien  distinctes,  quoique  voisines. 


Ph.  Van  Tieghem.  —  Constitution  de  la  famille  des  Ochnacées.        201 

Petite,  étroite  et  vermiforme,  la  graine  n'y  occupe  que  le  fond 
de  la  loge  ;  tout  le  reste  est  rempli,  en  dedans  du  noyau,  par 
un  parenchyme  rougeâtre,  formé  de  cellules  étoilées,  laissant 
entre  leurs  branches  ajustées  bout  à  bout  des  lacunes  aérifères, 
en  un  mot,  par  un  tissu  spongieux,  assez  semblable  à  celui  de 
la  moelle  de  la  tige  des  Joncs,  qui  permet  au  fruit  de  flotter  sur 
l'eau  :  d'où  le  nom  générique  (1).  L'inflorescence  y  est  un 
long  épi  d'ombellules,  à  région  inférieure  dégarnie  comme  dans 
les  trois  genres  précédents,  mais  ici  cet  épi  est  axillaire  d'une 
feuille  végétative. 

Ce  genre  ne  comprend  jusqu'à  présent  que  deux  espèces. 
L'une  est  le  S.  allongé  (S.  elongaius  (Oliver)  v.  T.),  du  Niger. 
L'autre  est  une  espèce  voisine,  mais  bien  distincte,  notamment 
par  ses  feuilles  bleuâtres,  que  je  nommerai  S.  bleuâtre  [S.  cya- 
nescens  v.  T.);  elle  a  été  récoltée  au  Gabon,  en  1881,  par 
Soyaux  (n°  179),  en  1896,  par  le  P.  Klaine  (n°  66),  et  en  1894, 
par  Thollon  (n°  65). 

8.  Sur  le  genre  nouveatt  Rhabdophylle.  —  Caractérisé  par  un 
embryon  hétérocotylé  à  cotylette  interne  ou  ventrale,  très  petite, 
encastrée  dans  une  rainure  de  la  grande  cotyle  externe  à  sa  base, 
nécessairement  incombant  et  exclusivement  oléagineux,  sans 
trace  d'amidon,  le  genre  Rhabdophylle  {Rhabdophylluni  v.  T.) 
l'est  tout  aussi  nettement  par  la  remarquable  nervation  de  ses 
feuilles.  De  la  nervure  médiane  partent  perpendiculairement 
des  nervures  secondaires  très  serrées  et  très  fines,  toutes  sem- 
blables, qui  se  bifurquent  progressivement  et  se  terminent 
toutes  dans  une  nervure  qui  longe  l'extrême  bord.  Il  en  résulte 
une  striation  très  fine  des  deux  faces  de  la  feuille,  dont  la  supé- 
rieure est,  en  outre,  luisante  et  foncée,  qui  permet  de  recon- 
naître immédiatement  les  espèces  de  ce  genre  et  qui  lui  a  fait 
donner  son  nom  (2).  L'inflorescence  y  est  une  grappe  com- 
posée, diversement  modifiée,  axillaire  des  écailles  inférieures 
de  la  pousse  feuillée. 

Il  ne  renferme  que  quatre  espèces  actuellement  décrites, 
savoir  :  le  R.  calophylle  (R.  calophylhtm  (Hooker  f.)  v.  T.),  le 
R.  affine  (R.  affine  (Hooker  f.)  v.T.),  le  R.  réfracté  (R.  refrac- 

1.  De  ffTcdyvoç,  éponge,  et  iîuoyjV,  noyau. 

2.  De  paSSoq,  strie,  et  cp'JAAov,  feuille. 


202  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

tum  (De  Wild.  et  Dur.)  v.  T.),  et  le  R.  d'Arnold  {R.  Aruoldia- 
num  (De  Wild.  et  Dur.)  v.  T.),  toutes  de  l'Afrique  occidentale. 
Mais  il  en  existe  dans  la  même  région  plusieurs  autres,  con- 
fondues avec  les  deux  premières  dans  les  Herbiers,  ou  nou- 
vellement récoltées  par  les  voyageurs,  que  je  décrirai  dans 
mon  Mémoire  et  qui  en  porteront  le  nombre  à  huit  ou  dix. 

7.  Sur  le  genre  nouveau  Monélasme.  —  Remarquable  entre 
tous  par  son  embryon  hétérocotylé,  à  cotylette  externe  ou  dor- 
sale, très  petite,  encastrée  dans  une  rainure  de  la  face  externe  de  la 
grande  cotyle  à  sa  base,  au  point  de  paraître  monocotylé,  carac- 
tère d'où  il  tire  son  nom  (1),  le  genre  Monélasme  [Monelasmum 
v.  T.)  diffère  encore  des  précédents  par  son  inflorescence  en 
panicule  terminale  étalée,  à  trois  degrés  de  ramification,  qui  le 
rapproche  des  Campylospermes.  L'embryon  y  est  aussi  exclu- 
sivement oléagineux,  sans  trace  d'amidon. 

Il  a  pour  type  le  M.  réticulé  (M.  reticulaium  (Palisot  de 
Beauvois)  v.  T.),  de  l'Afrique  occidentale  (Oware).  Il  renferme 
aussi  le  M.  très-glabre  [M.  glaberrimum  (P.  de  Beauvois)  v.  T.), 
le  M.  écailleux  [M.  squamosum  (de  Candolle)  v.  T.),  le  M.  jaune 
(M.  flavum  (Hooker  f.)  v.  T.),  le  M.  macrocarpe  [M.  macro- 
carpum  (Hooker  f.)  v.  T.),  et  plusieurs  autres  espèces  de  la 
même  région,  mais  bien  distinctes,  identifiées  à  tort  avec  le 
M.  réticulé  ou  rattachées  à  cette  espèce  comme  de  simples 
variétés.  MM.  De  Wildeman  et  Durand  en  ont  déjà  décrit  cinq 
tout  récemment,  en  1901,  sous  les  noms  de  Ouratea  lœvis, 
coriacea,  densiflora,  Dewevrei  et  pellucz'da.  Il  y  en  a  d'autres 
encore  ;  je  me  bornerai  ici  à  en  signaler  une  seule,  récoltée 
au  Gabon  par  Griffon  du  Bellay  en  1863  (n°  296).  Elle  est 
remarquable  notamment  par  son  fruit  droit  et  très  allongé, 
renfermant  un  embryon  dont  la  longue  et  étroite  cotyle  interne, 
pliée  en  son  milieu,  rapproche  en  forme  de  diapason  ses  deux 
branches  égales  :  ce  sera  le  M.  plié  {M.ph'catum  v.  T.). 

IV.  —   DÉDOUBLEMENT   DU   GENRE   BrACKENRIDGÉE. 

Tel  qu'on   l'a  défini  dans  un  travail  antérieur  (2),  le  genre 
Brackenridgée  [Brackenridgea  Asa  Gray)  comprend  toutes  les 

1.  De  p.(jvoç,  une,  et  1\clgll6ç,  lame. 

2.  Ph.  Van  Tieghem  -.Journal  de  Botanique,  XVI,  p.  46,  1902. 


Ph.  Ya>.'  Tieghem.  —  Constitution  de  la  famille  des  Ochnacées.       203 

Ouratéées  où  la  déhiscence  de  l'anthère  est  longitudinale. 
D'après  l'orientation  de  l'embryon,  toujours  courbé,  comme 
la  g-raine  qui  le  renferme,  en  fer  à  cheval  sur  une  fausse  cloison 
tangentielle,  on  y  distingue  deux  sortes  d'espèces,  les  unes  où 
il  est  incombant,  les  autres  où  il  est  accombant.  Aux  premières, 
qui  se  groupent  autour  de  la  B.  brillante  [B.  nitida  A.  Gray), 
type  du  genre,  on  conservera  le  nom  de  Brackenridgée  (Brac- 
kenridgea  A.  Gray  pro  parte).  Les  secondes  composeront  le 
genre  nouveau  Pleuroridgée  (Pleuroridgea). 

1.  Sur  le  genre  Brackenridgée  restreint.  —  Ainsi  restreint, 
le  genre  Brackenridgée  comprend,  outre  la  B.  brillante  des  îles 
Fiji,  la  B.  de  Forbes  {B.  Forbesii  v.  T.)  de  la  Nouvelle- 
Zélande,  laB.  des  marais  (B .  palustris  Bartelletti)  et  la  B.  den- 
telée [B.  serrulala  Bartelletti)  de  Bornéo,  la  B.  de  Hooker 
[B.  Hookeri  A.  Gray)  de  Penang  et  plusieurs  autres  espèces  de 
la  péninsule  malaise,  confondues  dans  les  Herbiers  avec  la  pré- 
cédente, et  que  je  distinguerai  dans  mon  Mémoire.  Il  est  donc 
localisé  en  Malaisie. 

D'après  M.  Bartelletti  (1),  la  plante  des  Philippines  décrite 
par  Vilar  sous  le  nom  de  B.  fascicularis ,  puisqu'elle  a  un  grand 
nombre  d'étamines,  n'appartient  pas  à  ce  genre,  mais  est  un 
Ochna,  c'est-à-dire  pour  nous  probablement  un  Diporide 
{Diporidium).  Quant  à  la  plante  d'Australie  que  F.  de  Mùller 
a  fait  connaître  sous  le  nom  de  B.  australiana  (2),  et  que  je 
n'ai  pas  encore  pu  étudier,  puisque  la  déhiscence  de  l'anthère 
y  est  poricide,  ce  n'est  pas  non  plus  une  Brackenridgée  et  le 
genre  auquel  elle  se  rattache  reste  à  déterminer.  Comme  c'est 
la  seule  Ochnacée  connue  jusqu'à  présent  en  Australie,  le  pro- 
blème offre  un  grand  intérêt. 

2.  Sur  le  genre  nouveau  Pleuroridgée.  —  Caractérisé  no- 
tamment par  l'accombance  de  l'embryon  d'où  l'on  a  dérivé  son 
nom,  le  genre  nouveau  Pleuroridgée  [Pleuroridgea  v.  T.)  a 
pour  type  la  P.  de  Zanzibar  [P.  zanguebarica  (Oliver)  v.  T.), 
de  la  côte  orientale  d'Afrique.  Il   faut  y  rattacher,  comme  il  a 

1.  Bartelletti  :  Malpighia,  XV,  p.  163,  1902. 

2.  F.  de  Miiller  :  Fragmenta,  V,  p.  29,  1865. 


't1 


204  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

été  dit  dans  une  Note  précédente  (1),  la  P.  ferrugineuse  [P.  fer- 
ruginea  (Engler)  v.  T.)  et  la  P.  à-dents-blanches  {P.  alboser- 
rata  (Engler)  v.  T.),  de  la  même  région,  décrites  comme  Ochna 
par  M.  Engler  en  1893.  La  plante  récoltée  par  M.  Last  au 
mont  Namuli,  région  de  Makua,  au  Mozambique,  et  qui  m'a  été 
communiquée  par  l'Herbier  de  Kew  sous  le  nom  de  Ochna 
leptoclada,  est  aussi  une  Pleuroridgée,  que  je  nommerai  P.  de 
Last  (P.  Lasti "  v.  T.). 

Ainsi  constitué,  pour  le  moment,  par  ces  quatre  espèces,  ce 
genre  est  localisé  en  Afrique  orientale. 

V.  —  Constitution  actuelle  de  la  sous-tribu  des 
Campylospermées  et  de  la  tribu  des  Ouratéees. 

Aux  neuf  genres  qui  résultent  de  la  subdivision  du  genre 
Campylosperme  et  aux  deux  genres  qui  proviennent  du  dédou- 
blement du  genre  Brackenridgée,  si  l'on  ajoute  le  genre  Bisé- 
taire  caractérisé  dans  une  Note  antérieure  (2),  on  obtiendra  les 
douze  genres  qui,  ayant  en  commun  la  graine  et  l'embryon 
courbes,  ainsi  que  le  calice  persistant  et  accrescent  autour  du 
fruit,  composent  la  sous-tribu  des  Campylospermées,  dont  la 
constitution  actuelle  est  résumée  dans  le  tableau  suivant  : 


accombant.('onÇ"u^'na'e Pleuroridgée. 

Déhiscence  <  /  ligulées.^ terminale..    .    .  Cauipylosperme. 

d'anthère    ( poricide.\  Inflores-  Jaxillaire.   .    .    .  Cercinie. 

^  <    cence    (basilaire.  .    .    .  Cercantlième. 

eut   es  istipU]ées,  à   stipules   per- 

isocotyle,  ^  [      sjstantes Bisétaire. 

remplis- 


c 

_      1— 

Cd  -^ 

g    E      l  r  sant      l  longitudinale Brackenridgée. 

p*   ^    -1  \  le  noyau.  J  poricide.  (terminale.  .    .     Notocampyle. 

0-    „  -o  J  \  incombant, <    Déhis-    J  Intlores-  <  ,     ,     ,  (  Diphyllopode. 

^  -^  s  \  v  i  /  l  latérale..    .    .}„,,„,, 

O  .2  p  J  /      cence      I     cence     (  (  Diphyllanthe. 

d'anthère  \ 

entouré  d'un  tissu  spongieux.    .    .    .  Spongopyrene. 

hétérocotylé,    incom-  (   interne Rhabdophylle. 

u  Q      V      bant,  à  cotylette       \   externe Monélasme. 


<  ^ 


1.  Ph.  Van  Tieghem  :   Subdivision  du  genre  Ockue.   Constitution   actuelle 
de  la  tribu  des  Ochnées  (Journal  de  Botanique,  XVI,  p.  113,  avril  1902). 

2.  Ph.  Van  Tieghem  :  Sétouralée,  Campylosperme  et  Bisétaire,  trois  genres 
nouveaux  d'Ochnacées  (lournal  de  Botanique,  XVI,  p.  44,  lévrier  1902). 


Ph.  Van  Tibghiîm.  —  Constitution  de  la  famille  des  Ochnacées.       205 

Ainsi  composée,  cette  sous-tribu  renferme  toutes  les  Oura- 
téées  de  l'Ancien  Monde  et  n'a  aucun  représentant  dans  le  Nou- 
veau. 

Si  maintenant  l'on  superpose  ce  tableau  à  celui  qui  a  été 
tracé  plus  haut  (p.  194)  pour  résumer  la  composition  de  la  sous- 
tribu  des  Orthospermées,  on  obtiendra  le  tableau  complet  résu- 
mant la  composition  actuelle  de  la  tribu  des  Ouratéées,  avec  les 
vingt-six  genres  qu'il  a  fallu  y  distinguer. 

VI.  —  Subdivision  du  genre  Elvasie. 

Différant  à  la  fois  des  Ochnées  et  des  Ouratéées  par  l'ab- 
sence de  gynophore,  par  la  conformation  du  pistil,  qui  est 
composé  de  carpelles  concrescents  dans  toute  leur  longueur  en 
un  ovaire  pluriloculaire  surmonté  d'un  style  terminal,  et  par  la 
nature  du  fruit,  qui  est  un  simple  achaine,  le  genre  Elvasie  est 
le  représentant  jusqu'à  présent  unique  d'une  tribu  distincte,  les 
Elvasiées.  Il  se  distingue  encore  de  tous  les  genres  précédents 
par  la  structure  de  la  tige  et  de  la  feuille.  Pour  ne  parler  ici  que 
de  la  feuille,  son  pétiole  renferme,  dans  la  moelle  de  son  anneau 
libéroligneux,  un  arc  libéroligneux  à  bois  supérieur,  et  son 
limbe  a  son  épiderme  supérieur  doublé  par  un  exoderme  diffé- 
rencié en  une  assise  de  fibres  transversales,  deux  caractères 
qui  font  également  défaut  à  tous  les  autres  genres.  La  tribu 
des  Elvasiées  se  montre  donc  plus  éloignée  des  Ochnées  et  des 
Ouratéées  que  celles-ci  ne  le  sont  entre  elles,  point  sur  lequel 
on  reviendra  tout  à  l'heure. 

On  ne  connaissait  jusqu'à  présent  que  quatre  espèces  d'El- 
vasiées,  savoir  :  l'E.  calophyllée  (E.  calophyllea  De  Candolle), 
l'E.  quinquélobée  (E.  quinqueloba  Spruce),  l'E.  Hostmannie 
(E.  Hostmannia  Planchon)  et  l'E.  d'Essequibo  [E.  Esseqtiî- 
beusis  Engler).  Je  puis  en  ajouter  ici  une  cinquième,  l'E.  blan- 
châtre (E.  canescens  v.  T.),  originaire  comme  les  autres  de 
l'Amérique  tropicale. 

Une  étude  attentive  de  ces  cinq  espèces  permet  de  les  ré- 
partir d'abord  en  deux  groupes  très  différents,  bien  que  chez 
toutes  l'anthère  s'ouvre  par  deux  pores  au  sommet. 

Les  unes  ont  un  androcée  directement  diplostémone  et  un 
pistil  isomère  dont  l'ovaire,  aplati  transversalement  et  marqué 


2o6  JOURNAL   DE   BOTANIQUE 

d'autant  de  côtes  saillantes  qu'il  a  de  carpelles,  renferme  dans 
chaque  loge  un  ovule  anatrope,  attaché  à  la  base  et  dressé  à 
raphé  interne.  Le  fruit,  qui,  par  avortement  de  tous  les  ovules 
moins  un,  devient  un  achaine,  est  plat,  étoile,  avec  autant  de 
branches  que  le  pistil  avait  d'abord  de  côtes  saillantes.  Comme 
les  côtes  correspondaient  aux  cloisons  de  l'ovaire,  les  branches 
de  l'étoile  correspondent  aussi  à  ces  cloisons  et  sont,  en  con- 
séquence, épipétales,  puisque  les  carpelles  sont  épisépales.  La 
graine  unique  que  renferme  le  fruit,  y  est  couchée  horizon- 
talement sur  le  dos,  c'est-à-dire  le  raphé  en  bas.  L'embryon 
droit  et  horizontal  qu'elle  contient  tourne  par  conséquent  sa 
radicule  en  dehors  ;  les  deux  cotyles  y  sont  latérales  ;  en  un 
mot,  il  est  accombant  au  raphé.  L'huile  y  est  accompagnée 
d'amidon  ;  en  un  mot,  il  est  oléo-amylacé. 

Les  autres  ont  un  androcée  méristémone  où  le  nombre  des 
étamines  s'élève  jusqu'à  20  et  plus,  et  un  pistil  dimère,  dont 
l'ovaire,  allongé  et  lisse,  renferme  dans  chaque  loge  un  ovule 
inséré  dans  l'angle  interne  à  mi-hauteur,  anatrope  horizontal  à 
raphé  supérieur.  Le  fruit,  qui  malheureusement  y  est  encore 
inconnu,  y  doit  être  par  conséquent  très  différent  :  ovoïde, 
comme  l'ovaire,  et  non  étoile,  avec  une  graine,  horizontale 
comme  l'ovule,  mais  couchée  sur  le  ventre,  c'est-à-dire  le  raphé 
en  haut,  et  non  sur  le  dos,  le  raphé  en  bas.  Son  embryon,  droit 
et  horizontal  aussi,  doit  tourner  par  conséquent  sa  radicule  en 
dedans,  et  non  en  dehors;  quant  aux  deux  cotyles,  rien  ne  per- 
met de  prévoir  leur  disposition,  ni  de  dire  par  conséquent  à 
l'avance  s'il  y  a  accombance  ou  incombance. 

Malgré  cette  lacune  dans  nos  connaissances,  l'ensemble  des 
différences  que  l'on  vient  de  constater  entre  ces  deux  groupes 
d'espèces  est  plus  que  suffisant  pour  qu'il  soit  nécessaire  de  les 
regarder  comme  deux  genres  distincts.  Au  premier  lot,  puisqu'il 
renferme  l'E.  calophyllée,  espèce  type  du  genre,  on  conservera 
le  nom  d'Elvasie  restreint  {Elvasia  de  Candolle  pro  parte). 
Pour  le  second,  on  relèvera  le  nom  de  Hostmannie  (Host- 
mannia),  attribué  par  Planchon,  en  1845,  à  l'une  de  ses  espèces, 
qu'il  nommait  alors  Hostmannie  elvasioïde  [H.  elvasioides),  en 
la  considérant  avec  raison  comme  le  type  d'un  genre  auto- 
nome (1).  Malheureusement,  il  a,  bientôt  après,  abandonné  cette 

1.  ].  Planchon  dans  Hooker  :  Icônes plantarum,  2°  série,  IV,  pi.  709,  1845. 


Ph.  Van  Tieghem.  —  Constitution  de  la  famille  des  Ochnacées.        207 

manière  de  voir,  ramené  son  Hostmannie  comme  simple  section 
dans  le  genre  Elvasie  et  nommé,  en  conséquence,  l'espèce  en 
question  E.  Hostmannie  {E.  Hostmaunia)  (1),  opinion  et  déno- 
mination adoptées  par  tous  les  botanistes  qui  ont  suivi. 

Ainsi  séparés,  les  deux  genres  Elvasie  et  Hostmannie 
diffèrent  par  des  caractères  si  nombreux  et  si  importants,  diffé- 
rence qui  s'accusera  encore  davantage  quand  on  connaîtra  le 
fruit  du  second  genre,  qu'il  est  nécessaire  de  les  considérer 
comme  les  types  de  deux  tribus  distinctes,  les  Elvasiées  et.  les 
Hostjucmniées,  correspondant  respectivement,  la  première,  où 
l'androcée  est  diplostémone,  aux  Ouratéées,  la  seconde,  où  il  est 
méristémone,  aux  Ochnées.  A  cause  de  la  dimérie  du  pistil,  de 
la  direction  horizontale  de  l'ovule  et  de  la  conformation  diffé- 
rente du  fruit,  les  Hostmanniées  diffèrent  même  des  Elvasiées 
plus  fortement  que  les  Ochnées  des  Ouratéées.  Ensemble,  ces 
deux  tribus  formeront  un  groupe  supérieur,  ou  sous-famille,  les 
Elvasïoïdées ,  correspondant  à  un  autre  groupe  supérieur,  ou 
sous-famille,  les  Ochnoïdées ,  formé  par  les  Ouratéées  et  les 
Ochnées. 

Considérons  maintenant  séparément  ces  deux  tribus. 

1.  Sur  la  tribu  des  Elvasiées.  —  Dans  l'étroite  acception 
où  elle  vient  d'être  réduite,  la  tribu  des  Elvasiées  ne  renferme 
que  trois  espèces  :  l'E.  calophyllée,  l'E.  quinquélobée  et  l'E. 
blanchâtre. 

La  première  a  la  fleur  tétramère  et  le  fruit  étoile  à  quatre 
branches,  plus  longues  que  larges  et  recourbées  vers  le  bas. 

La  seconde  a  la  fleur  pentamère  actinomorphe  et  complète, 
et  le  fruit  y  est  étoile,  à  cinq  branches  plus  larges  que  longues 
et  recourbées  vers  le  haut. 

La  troisième  a  aussi  la  fleur  pentamère,  mais  avec  le  pétale 
antérieur  plus  petit  et  sept  étamines  seulement,  par  avortement 
des  trois  antérieures  ;  d'où  résulte  une  zygomorphie  très  ac- 
cusée. 

Ces  différences,  et  quelques  autres  que  ce  n'est  pas  ici  le  lieu 
de  signaler,  suffisent  à  justifier  la  séparation  générique  de  ces 
trois  espèces. 

1.  J.  Planchon  :  London  Journal  of  Botany,  V,  p.  648,  1846. 


208  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

A  la  première,  on  conservera  le  nom  d'Elvasie  :  ce  sera 
définitivement  l'E.  calophyllée  (E.  calophyllea  deCandolle). 

La  seconde  formera  le  genre  nouveau  Vasélie  (  Vaselia)  et 
sera  nommée  V.  quinquélobée  (  V.  quinqueloba  (Spruce)  v.  T.). 

La  troisième,  remarquable  encore  par  le  revêtement  de  poils 
bruns  qui  couvre  les  jeunes  rameaux  et  les  pédoncules  floraux 
des  divers  ordres,  constituera  le  genre  nouveau  Trichovasélie 
{Trùhovaselia)  et  sera  nommée  T.  blanchâtre  (T.  canescens 
v.  T.).  Elle  a  été  récoltée,  en  1887,  par  M.  Gaillard,  au  Vene- 
zuela, à  San-Fernando  de  Atabapo  (Haut-Orénoque).  Par  sa 
pubescence,  ce  genre  offre,  dans  la  tribu  des  Elvasiées,  une 
exception  correspondante  à  celle  que  présente  le  genre  Tri- 
chouratée  dans  la  tribu  des  Ouratéées. 

La  tribu  des  Elvasiées  se  trouve,  de  la  sorte,  composée  des 
trois  genres  Elvasie,  Vasélie  et  Trichovasélie,  constitution 
résumée  dans  le  tableau  suivant  : 

ELVASIÉES.  I  tétramère Elvasie. 

Androcée  diplostémone.  <  ,         (  dix  étamines.   .      Vasélie. 

m  /  pentamere,   \  ,        .  „  .   ,  ... 

rieur  (,  r  (  sept  étamines  .      Inchovaselie. 

2.  Sur  la  tribti  des  Hostmanniées .  —  Définie  comme  il  a  été 
dit  plus  haut,  la  tribu  des  Hostmanniées  ne  comprend  que  le  seul 
genre  Hostmannie,  avec  deux  espèces  :  l'H.  elvasioïde  [H.  elva- 
sioides  (Planchon)  v.  T.)  et  l'H.  d'Essequibo  [H.  essequibensïs 
(Engler)  v.  T.),  toutes  deux  de  la  Guyane  anglaise. 

VII.  —  Constitution  actuelle  de  la  famille 

DES     OCHNACÉES. 

De  l'ensemble  des  faits  consignés  dans  cette  Note  et  dans 
celle  qui  l'a  précédée  dans  ce  Recueil,  il  résulte  que  les  deux 
cents  espèces  environ  qui  composent  actuellement  la  famille 
des  Ochnacées,  dans  les  limites  restreintes  que  nous  lui  impo- 
sons ici,  se  répartissent  d'abord  en  deux  groupes  primordiaux, 
ou  sous-familles  :  les  Oc/iuoïdees,oi\  le  pistil,  porté  sur  un  gyno- 
phore,  est  formé  de  carpelles  séparés  à  style  gynobasique,  où 
le  fruit  comprend  normalement  autant  de  drupes  distinctes,  où 
la  feuille  a  son  pétiole  sans  arc  libéroligneux  médullaire  et  son 
limbe  sans  exoderme  fibreux,  et  les  Elvasioïdées,  où  le  pistil, 


Fh.  Van  Tieghem.  —  Constitution  de  la  famille  des  Ochnacées.        209 

dépourvu  de  gynophore,  est  formé  de  carpelles  concrescents 
en  un  ovaire  pluriloculaire  à  style  terminal,  où  le  fruit  est  un 
simple  acharne,  où  la  feuille  a  son  pétiole  muni  d'un  arc  libéro- 
ligneux  médullaire  à  bois  supérieur  et  son  limbe  pourvu  d'un 
exoderme  fibreux. 

Chacune  de  ces  deux  sous-familles  se  partage  ensuite  en 
deux  groupes  secondaires,  ou  tribus. 

Les  Ochnoïdées  qui  ont  l'androcée  directement  diplosté- 
mone  et  les  carpelles,  par  conséquent,  épisépales,  forment  la 
tribu  des  Ouratéées  ;  celles  qui  ont  l'androcée  méristémone  et 
les  carpelles,  par  conséquent,  épipétales,  forment  la  tribu  des 
Oclmées. 

Les  Elvasioïdées  qui  ont  l'androcée  directement  diplosté- 
mone  et  le  pistil  isomère  épisépale  à  ovaire  lobé  constituent  la 
tribu  des  Elvasiées  ;  celles  qui  ont  l'androcée  méristémone  et 
le  pistil  dimère  à  ovaire  entier  constituent  la  tribu  des  Hosi- 
manniées. 

A  leur  tour,  les  deux  premières  de  ces  quatre  tribus  se  divi- 
sent chacune  en  groupes  tertiaires,  ou  sous-tribus,  tandis  que 
les  deux  autres,  trop  peu  nombreuses,  restent  entières. 

Les  Ouratéées  dont  le  calice  est  caduc  et  dont  la  graine 
avec  son  embryon  est  droite  forment  la  sous-tribu  des  Ortho- 
spermées.  Celles  dont  le  calice  est  persistant  et  dont  la  graine 
avec  son  embryon  est  recourbée  autour  d'une  fausse  cloison 
tangentielle  forment  la  sous-tribu  des  Campylospermées . 

Les  Ochnées  dont  la  graine  avec  son  embryon  est  droite 
constituent  la  sous-tribu  des  Rectisêminées .  Celles  dont  la  graine 
avec  son  embryon  est  réniforme  constituent  la  sous-tribu  des 
Curviséminées .  Celles  dont  la  graine  avec  son  embryon  est 
reployée  en  fer  à  cheval  autour  d'une  fausse  cloison  tangen- 
tielle constituent  la  sous-tribu  des  Plicosémiuées. 

Enfin,  les  cinq  sous-tribus  ainsi  définies,  ainsi  que  les  deux 
tribus  demeurées  entières,  se  séparent  en  genres  :  les  Ouratéées 
orthospermées  en  comptent  quatorze;  les  Ouratéées  campylos- 
permées, douze;  les  Ochnées  rectisêminées,  cinq;  les  Ochnées 
curviséminées,  trois;  les  Ochnées  plicoséminées,  un  seul  ;  les 
Elvasiées,  trois,  et  les  Hostmanniées,  un  seul.  Ce  qui  fait,  pour 
la  famille  entière,  un  total  de  trente-neuf  genres  distincts. 

Cette  constitution  actuelle  de  la  famille  des  Ochnacées,  avec 


210 


JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

ses  deux  sous-familles,  ses  quatre  tribus,  ses  sept  sous-tribus 
et  ses  trente-neuf  genres,  est  résumée  dans  le  tableau  suivant  : 


/accombant. 


droit, 
Orthospermées. 


diplostémone . 

OURATÉÉES 
Embryon 


isocotylé, 


dialycarpelle 

à   style 
g-ynobasique. 

OCHNOIDËES. 

Androcée 


courbe, 
Campylo- 

SPERMÉE3. 


Ouratée. 

Volkensteinie. 

Polyouratée. 

Diouraiée. 

Plicouratée. 

Sétouratée. 

Tricliouratce. 

Tétrouratee. 

Hémiouratée. 

Microurattc. 

Ouratelle. 

Gymnouratclle. 

{  Notouratée. 
incombant.  \  „        ..  , 

f  Camptouratee. 

Pleuroridgee. 

Cavipylosperme 

Cercinie. 

Cercani/tème. 
Bisétaire. 
Bra  cken  ridgée . 
Notocampyle. 
Dïphyllopode. 
Dipkyllauthe. 
Spojigopyrène. 
\  Rhabdophylle. 
'  )  Monélasme. 


accom- 
bant. 


(încom 
bant 


\  hétérocotylé . 


OCHNACÉES 

Pistil 


Iroit, 


méristémone. 

OCHNÉES. 

Embryon 


,accom-\  Ochnelle. 

)     bant.  )  Disclade. 

isocotylé,,  incom. ,  Déride. 

\     bant.f  Polythèce. 
Recti-    /hétérocotylé,    in- 
siiMiNÉEs.l     combant.   .    .    .     Hétéroporide. 
'réniforme,  tOchne. 

Cukviséminées.  hétérocotylé, }  Porochne. 

incombant (  Diporochne . 

Plicosémineks.  reployé,   iso- 
cotylé,  accombant.    .    .    .      Campylocknelle. 


gamocarpelle 
à  style  terminal 

ELVASIOIDÉES. 

Androcée 


(  Elvasie. 
isomère.    Embryon  2  Vasélie. 


diplostémone 
ELVASIEES.    Pistil 

accombant (  Trichovasclic. 


I  menstemone. 

I    HOSTMANNIÉES.  Pistil  dimère 


Hostmannie. 


Ph.  Vak  Tieghem.  —  Constitution  de  la  famille  des  Ochnacées.        211 

Si  l'on  veut  bien  se  rappeler  maintenant  qu'avant  mes  re- 
cherches les  Ochnacées  vraies  ne  comprenaient  que  quatre 
genres  :  Ochne,  Ouratée,  Brackenridgée  et  Elvasie,  ou  plus 
exactement  trois  seulement,  l'autonomie  de  la  Brackenridgée 
étant  formellement  niée  par  les  botanistes  les  plus  compétents, 
on  voit  qu'en  introduisant  dans  la  question  des  éléments  nou- 
veaux mes  efforts  ont  abouti  à  une  transformation  complète  de 
ce  petit  groupe  de  plantes.  Les  trois  genres  primitifs  sont  de- 
venus ainsi  trois  tribus,  auxquelles  s'en  est  ajoutée  une  qua- 
trième, et  le  nombre  des  genres  a  plus  que  décuplé. 

VIII.  —  Place  des  Ochnacées  dans  la  Classification. 

A  la  famille  ainsi  constituée  quelle  place  faut-il  maintenant 
attribuer  dans  la  Classification?  C'est  la  dernière  question  que 
nous  avons  à  résoudre. 

J'ai  indiqué  ailleurs  (1)  et  je  montrerai  dans  mon  Mémoire 
que  l'ovule  de  ces  plantes,  partout  unique  dans  le  carpelle  et 
anatrope  dressé  à  raphé  interne,  épinaste  par  conséquent,  offre 
une  structure  remarquable.  Il  a  deux  téguments,  mais  qui  sont 
concrescents  tout  au  moins  dans  la  plus  grande  partie  de  leur 
longueur,  comme  dans  les  Ochnées,  libres  seulement  au  pour- 
tour du  micropyle,  où  l'interne  traverse  l'exostome,  mais  sans 
le  dépasser,  de  sorte  que  le  tube  pollinique  n'a  à  traverser  que 
l'endostome,  comme  si  le  tégument  externe  n'existait  pas. 
Souvent  même,  comme  dans  les  Ouratéées,  la  concrescence  est 
complète  tout  du  long  ;  le  tégument  paraît  simple,  même  à  son 
extrême  bord,  et  si  l'on  n'était  pas  averti  par  l'étude  du  premier 
cas,  on  croirait  que  l'ovule  est  réellement  unitegminé.  On  sait 
que  cette  concrescence  complète  des  deux  téguments,  qui  peut 
induire  en  erreur,  se  rencontre  aussi  çà  et  là  dans  d'autres 
familles  à  ovule  bitegminé,  comme  les  Rosacées,  les  Renoncu- 
lacées,  les  Légumineuses,  les  Haloragacées,  etc. 

Sous  ce  tégument  essentiellement  double,  se  voit  au  début 
un  étroit  nucelle,  dont  la  paroi  externe  se  trouve  entièrement 
résorbée  au  moment  de  l'épanouissement  de  la  fleur,  bien  avant 
la  formation  de  l'oeuf,  de  manière  que  la  prothalle  femelle  est 

1.  Ph.  Van  Tieghem  :  Sur  le  genre  Lopkire,  considéré  comme  type  d'une 
famille  distincte,  les  Lophiracées  (Journal  de  Botanique,  XV,  p.  16g,  1901). 


2i2  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

alors  directement  en  contact  avec  l'épiderme  interne  différencié 
du  tégument  interne.  En  un  mot,  l'ovule  est  transpariété,  biteg- 
miné  et  endopore. 

Dans  le  sous-règne  des  Diodées,  dans  l'embranchement  des 
Endoprothallées,  dans  le  sous-embranchement  des  Stigmatées, 
dans  la  classe  des  Homoudiodées  et  dans  la  sous-classe  des 
Ovulées,  les  Ochnacées  appartiennent  donc  à  l'ordre  des 
Transpariétées  bitegminées  ou  Primulinées. 

La  corolle  y  étant  dialypétale  et  le  pistil  libre,  si  l'on  admet 
que  l'androcée  y  est  essentiellement  et  primitivement  diplosté- 
mone,  comme  chez  les  Ouratéées  et  les  Elvasiées,  en  considé- 
rant la  méristémonie  des  Ochnées  et  des  Hostmanniées  comme 
un  phénomène  secondaire  et  postérieur,  c'est  dans  l'alliance 
des  Oxalidales  qu'elles  viendront  se  ranger.  Leur  pistil  iso- 
mère, à  carpelles  uniovulés  et  à  ovule  épinaste  dressé,  leur 
assure  dans  cette  alliance  une  place  à  part,  à  côté  des  huit 
autres  familles  qui  la  composent. 

Si  l'on  veut,  au  contraire,  y  regarder  l'androcée  comme  mé- 
ristémone,  parce  que  c'est  son  état  le  plus  compliqué  et  le  plus 
parfait,  qu'il  atteint,  comme  on  sait,  chez  les  Ochnées  et  les 
Hostmanniées,  c'est  dans  l'alliance  des  Clusiales,  voisine  de  la 
précédente,  qu'elles  viendront  se  classer,  et  là  aussi,  la  confor- 
mation de  leur  pistil  leur  assure  une  place  à  part,  à  côté  des 
dix  autres  familles  dont  elle  est  composée.  C'est  à  cette  se- 
conde manière  de  voir  que  j'ai  donné  la  préférence  dans  ma 
Classification  générale  récemment  publiée  (i).  Mais  je  n'élève 
aucune  objection  contre  la  première.  C'est  affaire  de  point  de 
vue. 

i.  Ph.  Van  Tieg-hem   :  L'œuf  des  piaules,   considéré  comme  base  de  leur 
Classificalion  (Ann.  des  Scienc.  nat.,  8e  série,  Bot.,  XIV,  p.  358,  1901). 


-*»©8©-<-f- 


A.  de  Coincy.  —  Ênumération  des  Echium  de  la  Flore  Atlantique.     213 

ÉNUMÉRATION 
DES  ECHIUM  DE  LA  FLORE  ATLANTIQUE 

Par  M.  A.  DE  COINCY. 

Je  vais  donner  une  liste  raisonnée  des  différents  Echium  qui 
croissent  dans  les  limites  de  ce  qu'on  est  convenu  d'appeler  le 
domaine  de  la  Flore  Atlantique,  depuis  la  Tripolitaine  jusqu'aux 
côtes  occidentales  du  Maroc.  Les  récoltes  ont  été  assez  abon- 
dantes, les  recherches  assez  suivies,  depuis  un  grand  nombre 
d'années,  pour  que  l'on  soit  en  droit  d'espérer  que  la  plus 
o-rande  partie,  sinon  la  totalité  des  formes  pouvant  être  ratta- 
chées aux  espèces  de  ce  genre,  aient  été  recueillies  et  collection- 
nées dans  les  herbiers.  Ayant  pu  étudier  une  très  grande 
quantité  d'échantillons,  je  ne  pense  pas  que  rien  d'intéressant 
ait  échappé  (1). 

La  flore  du  Maroc  présentait  surtout  un  grand  intérêt  :  il  y 
a  là  des  types  particuliers  qui  n'avaient  pas  encore  été  étudiés. 
L'anneau  interne  de  la  corolle  m'a  rendu  de  grands  services  ; 
sans  la  considération  de  l'anneau,  ce  chaos  eût  été  bien  difficile  à 
débrouiller.  L'analyse  de  la  corolle  est  dans  bien  des  cas  d'une 
absolue  nécessité  pour  la  détermination  spécifique  des  Echium, 
de  même  que  l'étude  du  fruit  mûr  est  indispensable  pour  la 
détermination  générique  des  Ombellifères. 

Certaines  espèces  ont  reçu  une  grande  extension  et  ont  été 
envisagées  d'une  façon  très  large,  dans  l'impossibilité  où  je  me 
suis  trouvé  de  délimiter  des  divisions  secondaires. 

Ainsi  X  angustifolîum  comprendra  Xhumile,  le  nanum  et 
d'autres  formes  ambiguës  :  les  caractères  invoqués  pour  les 
séparer  n'ont  pu  résister  à  l'examen  de  quelques  centaines 
d'échantillons. 

Le  confusum,  qui  remplace  le  maritimum  des  botanistes  du 
XIXe  siècle,  contiendra  bien  des  plantes  que  l'on  trouve  classées 

1.  l'ai  tenu  en  mains  et  analysé  successivement  tous  les  exemplaires  d' Echium 
atlantiques  des  herbiers  du  Muséum,  de  la  collection  Cosson,  de  Pomel,  de 
l'Institut  de  Copenhague;  M.  Barbey  m'a  communiqué  tout  ce  qui  rentrait  dans  le 
domaine  de  la  flore;  M.  Battandier  m'a  généreusement  envoyé  ce  qui  pouvait 
m'intéresser  ;  enfin  l'herbier  de  Kew  m'a  fourni  libéralement  les  éclaircissements 
qui  m'étaient  nécessaires. 


214  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

un  peu  partout  sous  les  noms  de  micranthum,  augusiifolium, 
pusiulatum,  etc.  J'en  ai  toutefois  séparé,  mais  comme  variété 
seulement,  certaines  formes  annuelles  et  à  faciès  un  peu  parti- 
culier, dont  Pomel  avait  fait  son  decipiens. 

Le  sericeum  embrassera  une  suite  d1 ' Echium  de  la  Tripoli- 
taine  et  de  la  Tunisie,  qui  s'écartent  notablement  du  type,  d'ail- 
leurs si  polymorphe,  mais  qui  s'y  rattachent  par  des  caractères 
très  constants. 

Un  grand  nombre  de  localités  sont  citées,  avec  le  nom  des 
herbiers  où  je  les  ai  relevées.  On  pourra  donc  contrôler  les 
indications  données,  les  caractères  attribués,  et  se  faire  ainsi 
une  idée  des  divisions  admises.  Je  n'ai  du  reste  indiqué  que  les 
localités  dont  j'avais  vu  les  échantillons. 

En  général,  les  noms  des  lieux  ont  été  orthographiés  d'après 
le  répertoire  alphabétique  de  Cosson  et  le  catalogue  raisonné 
des  plantes  de  Tunisie  de  MM.  Bonnet  et  Barratte. 

On  voudra  bien  excuser  les  erreurs  que  j'ai  pu  commettre. 

J'ai  jugé  inutile  de  revenir  sur  la  synonymie  que  j'ai  étudiée 
précédemment.  Je  renvoie  simplement  à  la  Révision  des  espèces 
critiques  du  genre  Echiztm  publiée  dans  ce  recueil,  où  cette 
question  a  été  traitée  avec  quelque  développement. 

Voici  le  tableau  des  espèces  admises  dans  cette  Enumé- 
ration. 

Gamolepis. 
E.  arenariïim. 

E.  suffrnticosum.  •      -Ks. 

77    „  .  •/-  7  •  E.  Barrattei. 

.e.  angustitohum. 

E.  setosum.  E-  co»f™u™- 

Eleutherolepis. 

A.  Corolle  duvetée  et  ordinairement  poilue. 

a  Fleurs  assez  grandes  ou  très  grandes,  bleues  ou  violettes, 
quelquefois  rougeâtres,  très  exceptionnellement  roses 
ou  blanches,  à  inflorescence  rarement  spiciforme. 

E.  dumosum.  E.  ftetiolatum. 

E.  aequale.  E.  grandiflorum. 

E.  sericeum.  E.  velulmum. 

E.  horridum.  E.  vnlgare. 


A.  de  Coincy.  —  Énumération  des  Echium  de  la  Flore  Atlantique.     215 

P  Fleurs  carnées,  à  limbe  peu  oblique,  à  inflorescence  sou- 
vent spiciforme. 
E.  italicum . 
E.  flavum. 
E.  pomponium. 

Y  Fleurs  à   corolle  petite   d'un  bleu   pâle,    pédonculées,    à 
calice  très  accrescent. 
E.  calycinum. 

B.  Corolle  pileuse,  jamais  duvetée. 
E.  plantagiueum. 

Espèce  DOUTEUSE  à  anthères  sessiles. 
E.  clandestinum. 

Echium  arenarium. 

E.  arenarium  Guss.  ;  Rév.  esp.  critiq.,  z'^Morot  Journal  de 
Botanique,  1901,  p.  313. 

Tripolitaine,  in  herb.  Cosson  :  Ghiran  (14  km.  O.  de  Tri- 
poli). 

Tunisie,  in  herb.  Muséum  :  El  Ataïa  (Kerkenna,  Doùmet  et 
Bonnet). 

Je  ne  l'ai  pas  vu  d'Algérie. 

Echium  suffruticosum. 

E.  suffrztticosum  Barr.  in  Cat.  PI.   Tun.,  p.  300. 
Tunisie,  in  herb.  Cosson  :  Khanget-Segalas. 
Algérie,  in  herb.  Cosson  :  Chott  Mzouri,  Hamania. 

Echium  angustifolium. 

E.  angustifoliuni  Lam.  ///.  n°  1856,  ann.  1791. 

Sect.  Gamolepis.  Vivace.  Plusieurs  tiges  dressées  naissent 
de  la  souche  et  portent  des  cymes  florifères  formant  une  pani- 
cule  spiciforme  plus  ou  moins  lâche,  plus  ou  moins  étroite; 
indûment  double,  l'un  couché  plus  ou  moins  abondant,  plus  ou 
moins  persistant,  disparaissant  parfois  complètement,  l'autre 
dressé  manquant  très  rarement  et  ne  se  distinguant  de  l'indu- 


2i6  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

ment  couché  que  par  son  insertion  et  le  développement  plus 
grand  des  poils  qui  le  composent.  Feuilles  en  général  étroites, 
ordinairement  révolutées  sur  les  bords,  à  nervure  dorsale 
saillante,  mais  très  variables  de  forme,  suivant  les  variétés;  leur 
indûment  est  semblable  à  celui  de  la  tige  et  sujet  aux  mêmes 
variations.  Fleurs  sessiles.  Calice  à  divisions  sub-égales,  sub- 
aiguës ou  obtuses.  Corolle  violette,  veloutée  ;  anneau  à  mem- 
brane continue,  en  général  à  5  lobes  bien  développés,  la  retom- 
bée des  lobes  se  faisant  sur  les  nervures  staminales  ;  l'anneau 
n'est  que  très  exceptionnellement  muni  de  quelques  poils  en 
dessous.  Etamines  exsertes  ou  sub-exsertes,  à  filets  glabres; 
anthères  ovales,  jaunâtres.  Style  poilu,  bifide.  Stigmates  petits, 
capités.  Achaines  petits,  échinulés,  grisâtres  et  plus  souvent  de 
couleur  brique. 

Je  réunis  sous  le  nom  d'E.  angustifolium  plusieurs  variétés 
que  je  ne  puis  parvenir  à  distinguer  spécifiquement  ;  les  carac- 
tères absolus  pour  les  séparer  font  complètement  défaut,  et  les 
formes  de  passage  sont  tellement  nombreuses  que  toute  division 
serait  illusoire.  Bien  que  la  diagnose  que  je  viens  de  donner  soit 
un  peu  vague,  elle  est  précise  en  ce  sens  qu'elle  réunit  les 
Echium  méditerranéens  (1)  vivaces,  à  inflorescence  en  grappe 
spiciforme,  et  à  anneau  formé  d'une  membrane  continue,  lobée, 
presque  toujours  glabre. 

L'herbier  de  Lamarck  contient  un  exemplaire  de  cette 
espèce,  étiqueté  de  sa  main  et  par  conséquent  authentique.  Il  a 
été  publié  en  1791.  C'est  lui  qui  doit  servir  de  type  et  donner 
son  nom  et  sa  date  à  l'espèce. 

Je  vais  maintenant  énumérer  les  différentes  variétés  autour 
desquelles  on  pourra  grouper  les  innombrables  formes  de 
VE.  angustifolium. 

Var.  genuina  :  E.  angustifolium  Lam.  ///.  n°  1856,  ann.1791 , 
et  in  herbario ;  E.  pychnanthum  Pomel  Nouv.  Matériaux  et  in 
herbario;  PL  nouv.  11e  note  in  Morot  Journal  de  botanique 
1900, p.  106. 

1.  J'y  comprends  Ycriobotryum  de  Pomel  qui  paraît  annuel,  mais  qui  est 
peut-être  une  forme  accidentelle  ;  et  j'en  exclus  VE.  snffmticosum,  bien  carac- 
térisé par  sa  tige  ligneuse  et  son  faciès  particulier. 


A.  de  Coincy.  —  Énumeration  des  Echium  de  la  Flore  Atlantique.    217 

La  description  de  cette  variété  qui  se  trouve  être  le  véri- 
table angustifolùtm  de  Lamarck  a  été  donnée  dans  le  présent 
recueil  à  la  page  106  de  Tannée  1900.  Bien  qu'elle  ait  été  faite 
uniquement  sur  l'échantillon  de  Lamarck  et  sur  des  exemplaires 
récoltés  par  moi  en  Espagne,  elle  s'applique  parfaitement  aux 
échantillons  du  Nord  de  l'Afrique  et  spécialement  aux  E.  pychn- 
anthum  de  Pomel  que  j'ai  sous  les  yeux  en  écrivant  ces  lignes. 
Je  ferai  seulement  une  petite  remarque  :  les  achaines  m'ont 
semblé  constamment  de  couleur  brique  dans  les  exemplaires  de 
la  Flore  Atlantique. 

Algérie,  in  herb.  Muséum  :  Ogla-Nadja,  Daïa,  Sidi-bel- 
Abbès  (Warion  n°  147  sub  nomine  E.  sericei)^  Mostaganem 
(Balansa  n°  577),  Lalla  Maghnia  (Bourg.  n°  74)  ;  in  herb.  Cosson  : 
Batna,  El  Arich,  Djelfa,  Mostaganem  (Reuter  sub  nom.  E.  te- 
nnis}) (Balansa  sub  nom.  E.  pnsiulati  n°  577),  Oran  (Coss.  sub 
nom.  E.  sericei),  Aïn-el-Turk,  Lalla-Maghnia,  Daïa,  Oued-el- 
Harmel  (Coss.  sub  nom.  E.  /mmi/is),  Saïda,  Ain-Beida,  Ogla- 
Nadja,  Sidi-bel-Abbès,  Tlemcen,  Tazout  (Coss.  sub  nom.  E. 
sericei)  ;  in  herb.  Pomel:  Daïa,  Mostaganem  {sub  nom.  E.pychn- 
anthi),  Ousseugh. 

Maroc,  in  herb.  Cosson  :  entre  Mogador  et  Maroc  (Ibrahim). 

Var.  hîtmile  :  E.  humile  Desf.  FI.  Atl.  I,  p.  165,  auu. 
sexto  (1798)  (1). 

Cette  variété,  lorsqu'elle  est  bien  typique,  est  très  facile  à 
reconnaître  :  les  tiges,  lorsqu'elles  sont  bien  développées,  n'ont 
qu'un  seul  indûment  hérissé;  elles  portent  des  cymes  florifères 
presque  dès  la  base,  les  inférieures  souvent  assez  longuement 
pédonculées;  les  feuilles  sont  spatulées,  très  obtuses,  toujours 
rétrécies  à  la  base,  même  les  supérieures  ;  l'indument  est 
simple,  hérissé  sur  toutes  les  feuilles,  excepté  sur  les  radicales 
dont  le  rachis,  persistant  sur  les  vieilles  souches,  reste  couvert 
de  poils  couchés;  les  bractées  sont  étroites,  obtuses,  très  héris- 
sées ainsi  que  les  calices;  l'anneau  interne  de  la  corolle  est 
toujours  glabre  et  en  général  très  régulièrement  lobé.  Enfin, 
l'inflorescence  est  plus  lâche  que  dans  la  variété  gemtina,  et  les 

1.  Dans  mon  désir  de  ne  pas  trop  innover,  je  l'avais  d'abord  maintenu  comme 
espèce,  mais  les  formes  de  transition  sont  si  nombreuses  que  j'ai  été  obligé  d'y 
renoncer. 


2i8  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

tiges  sont  en  général  plus  courtes,  plus  nombreuses  sur  une 
même  souche.  L'absence  de  poils  couchés  sur  les  feuilles  supé- 
rieures et  sur  la  plus  grande  partie  des  tiges  distingue  cette 
variété  de  la  variété  genuina;  mais  il  arrive  souvent,  surtout 
dans  les  échantillons  provenant  de  Tunisie,  que  l'indument 
couché  persiste  sur  la  tige  et  sur  les  feuilles  et  prédomine 
même  quelquefois;  alors  le  port  seul  servirait  à  les  classer,  ce 
qui  ne  serait  pas  toujours  facile  :  c'est  ce  qui  m'a  fait  renoncer 
à  conserver  Yliumile  comme  espèce.  Dans  les  cas  douteux  on 
sortira  d'embarras  en  rapportant  l'exemplaire  suspect  au  type 
général  de  Y  angustifolium . 

Tunisie,  in  herb.  Muséum  :  Zarzis,  Dj.  Tadjera,  Sidi  Salem, 
Bir  el  Ahmar,  Haouaia,  Dj.-Oum-Ali,  Dj.  Chguouja,  Douiret, 
Chegga,  Dj.  Aziza,  Oued  Leben,  El  Aïeïcha,  Bir  Kua  Fès, 
Tataouni,  Dj.  Bercla,  Bir  el  Tin,  Oued  Gabès,  Marabout  Sidi 
Grib  (Kralik  n°  114,  Sîib  nom.  E.  setosi),  Sidi  Boub  Baba  (Kra- 
lik  n°  271);  Bir  Serira;  in  herb.  Cosson  :  Gabès,  Dj.  Matmata, 
Dj.  Tadjera,  Djerba,  Dj.  Mezemzem  (à  fleurs  rosées),  Gafsa, 
Zarzis,  El  Aïeïcha,  Bir  Serira  (indûment  couché  très  abondant), 
Cafsa  (herb.  Poiret). 

Algérie,  in  herb.  Muséum  :  Biskra,  Col  de  Sfa,  Metlili,  Oued 
Zitoun,  Chott  el  Chergui  ;  in  herb.  Cosson  :  Biskra,  Oued 
Biskra,  Batna,  El  Kantara,  Col  de  Sfa,  Sidi  Khalifa  (sub  nom. 
E.  fiîistulali),  Bou  Saada,  Dj.  Kerdada,  Djelfa,  Aïn  Oussera, 
Laghouat,  Ghassoul,  Aïn  el  Hadjar,  Geryville,  Chott  el  Chergui. 

Var.  mogadorense  :  E.  mogadorense  PI.  nouv.  11e  note  in 
Morot  Journal  de  botaniqtie  1900,  p.  106. 

J'avais  donné  ce  nom  à  un  Echium  récolté  par  Ibrahim  dans 
les  environs  de  Mogador.  Il  se  distingue  à  ses  feuilles  planes, 
très  hérissées  à  la  base,  et  à  son  anneau  portant  quelques  poils; 
c'est  une  simple  variété. 

Var.  heterophyllum.  Cette  variété  est  remarquable  parce 
qu'elle  a  les  feuilles  inférieures  lancéolées-linéaires,  aiguës, 
revêtues  de  l'indument  apprimé  très  dense  qui  caractérise  la 
variété  genuina  avec  une  absence  presque  totale  de  poils 
dressés,  tandis  que  les  feuilles  supérieures  sont  tout  à  fait  celles 
de   Yhtimile   avec   des  poils   étalés  très  raides,  sans  indûment 


A.  ue  Coincy.  —  Éuumératioii  des  Echium  de  la  Flore  Allautiqicc.     2i<) 

apprimé;les   cymes  florifères   sont    assez  condensées;  l'anneau 
est  glabre. 

S.-O.  du  Maroc,  ïn  herb.  Cosson  :  Tifermit,  Ida-Oubakil, 
Açakaoublagh. 

Var.  nanum  :  E.  nanum  Coss.  in  sched. 

Malgré  l'autorité  de  Cosson,  je  ne  crois  pas  pouvoir  con- 
server cette  espèce  qui  rentre  dans  le  type  de  Y  angiistifolium 
par  son  inflorescence  condensée,  ses  feuilles  étroites,  son 
anneau  en  tout  semblable  à  celui  de  la  variété  gemiina.  Il  n'a 
du  reste  été  récolté  qu'à  une  seule  localité,  et  il  serait  possible 
qu'une  nouvelle  récolte,  en  d'autres  parages,  vît  disparaître  le 
seul  caractère  différentiel  que  l'on  puisse  invoquer,  c'est-à-dire 
la  glabréité  du  rachis  des  feuilles  inférieures. 

Voici  une  description  succincte  de  cette  petite  miniature. 

Sect.  Gamolepis .  Vivace.  Tige  de  5  à  12  cent.,  solitaire  ou 
en  petit  nombre  sur  des  souches  ligneuses;  inflorescence  réduite 
à  quelques  fleurs.  Feuilles  linéaires- spatulées,  sub-obtuses,  ne 
portant  qu'un  seul  indûment  apprimé,  tuberculeux,  avec  la 
nervure  médiane  saillante  et  les  bords  révolutés  ;  les  feuilles 
inférieures  sont  fortement  ciliées  sur  les  bords,  mais  le  rachis, 
d'un  noir  brunâtre,  luisant,  est  parfaitement  glabre.  Calice  de 
8  mm.  à  divisions  linéaires,  peu  aiguës.  Corolle  violette,  duve- 
tée, de  15  a  16  mm.  ;  anneau  des  Gamolepis ,  glabre.  Etamines 
sub-exsertes.  Style  et  stigmates  de  l'espèce.  Achaines  de 
2  1/2  mm.  finement  granuleux,  grisâtres. 

Cette  variété  est  bien  voisine  de  Yhiimile.  Elle  en  diffère 
par  sa  taille,  son  inflorescence  appauvrie,  ses  feuilles  plus 
étroites,  ses  achaines  plus  gros,  ses  fleurs  plus  grandes,  ses 
etamines  moins  exsertes,  et  surtout  par  la  glabréité  du  rachis  des 
feuilles  radicales. 

Le  Maroc,  in  herb.  Muséum  et  in  herb.  Cosson  :  Dj.  Ta- 
kreda  (dist.  de  Ntifa)  ;  Soc.  Dauph.  n°  4003. 

Pour  être  complet,  je  mentionnerai  ici  deux  espèces,  créées 
par  Pomel,  qui  doivent  sans  doute  rentrer  dans  Y  augustifolium 
comme  variétés,  ou  même  simplement  comme  formes  acciden- 
telles. J'en  ai  vu  trop  peu  d'échantillons  pour  être  fixé  sur  leur 
compte. 


22o  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

Var.  eriobotryum  (Pomel).  Annuel.  Assez  grêle,  ayant 
l'indument  de  Y  angustifolium  avec  une  inflorescence  plus  lâche, 
d'apparence  un  peu  laineuse,  à  poils  plus  longs  et  plus  abon- 
dants. Les  cymes  se  développent  dès  la  base  de  la  tige.  C'est 
peut-être  une  forme  annuelle  de  Y  angustifolium  ou  de  Yhumile. 

Algérie,  in  herb.  Pomel  :  Mazis. 

Var.  onosmoides  (Pomel).  C'est  un  humile  dont  la  corolle 
est  blanchâtre,  à  tube  étroit. 

Algérie,  in  herb.  Pomel  :  Chebla-Oued-el-Arab  (Reboud, 
mai  1872). 

Echium  setosum. 

E.  setosum  Vahl  ;  Rév.  esp.  critïq.,  in  Morot  fourual  de  Bota- 
nique, 1901,  p.  321. 

Tripolitaine,  in  herb.  Cosson  :  Benghasi  (Ruhmer  $  et  "Çf, 
n°  242)  ;  in  herb.  Viviani  :  Littus  Magnas  Syrteos  (suô  nom. 
E.  spathulati)  ? 

La  Tripolitaine  paraît  bien  être  l'extrême  limite  à  l'Occident 
de  cette  espèce  abondante  en  Egypte  et  atteignant  à  l'Est 
l'Arabie,  ainsi  que  j'ai  pu  le  constater  dans  les  récoltes  de 
Forskâl.  Je  ne  la  vois  pas  signalée  ailleurs.  Certains  échantillons 
cYE.  confusum  de  Tunisie,  des  îles  de  Kerkenna  notamment,  ont 
un  peu  le  faciès  de  YE.  setosum;  on  les  rapportera  toutefois  à 
leur  véritable  espèce,  si  l'on  remarque  que  les  feuilles  supé- 
rieures sont  à  peine  dilatées  à  la  base,  que  les  bractées  sont 
étroitement  lancéolées,  que  l'indument  est  moins  fin,  plus  rude, 
souvent  un  peu  jaunâtre,  que  les  corolles  sont  plus  grandes  avec 
des  étamines  seulement  sub-exsertes,  enfin  que  l'anneau  n'est 
pas  franchement  du  type  des  Gamolepis,  mais  paraît  plutôt 
formé  d'une  suite  d'écaillés  accolées  que  d'une  membrane  conti- 
nue simplement  lobée. 

[A  suivre.) 


Le  Gérant  :  Louis  Morot. 


l'zxis. —  J.iisrsdi)inip.)4''"-Av.cleChâtiUwU 


i6«  ANNÉE.  N°  7.  JUILLET  1902. 

JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

GERMINATION  ET  STRUCTURE  DE  LA  PLANTULE 
CHEZ  LES  COULACÉES 

Par   M.    Ph.    VAN    TIEGHEM. 

Dans  deux  séries  de  recherches  sur  la  famille  des  Coulacées, 
publiées  la  première  en  1895  (1),  la  seconde  dans  ce  Recueil 
en  1899  (2),  j'ai  dû  me  borner  à  l'examen  des  échantillons  secs, 
que  j'avais  seuls  alors  à  ma  disposition.  Aussi  ai-je  saisi  avec 
empressement  l'occasion  qui  s'est  offerte  à  moi  récemment 
d'étudier  dans  le  Coule  comestible  [Coula  edulis  Bâillon)  une 
plantule  vivante  issue  de  germination. 

Les  graines  de  cette  remarquable  plante  ont  germé  dans  les 
serres  du  Jardin  colonial  de  Nogent-sur-Marne  et  deux  des 
plantules  obtenues,  inégalement  développées,  ont  été  mises 
obligeamment  à  ma  disposition  par  le  zélé  Directeur  de  cet 
Etablissement,  M.  Dybovski. 

La  plus  âgée  se  compose  de  trois  parties:  une  racine  termi- 
nale assez  grosse  portant  des  radicelles  de  premier  ordre  ;  un 
hypocotyle  long  de  onze  centimètres,  fortement  renflé  à  la 
base  et  progressivement  atténué  vers  le  haut,  où  s'inséraient 
deux  cotyles  épigées  actuellement  détachées  ;  une  courte  tige 
épicotylée,  portant  plusieurs  feuilles  rapprochées  dont  les  infé- 
rieures sont  déjà  tombées. 

Dans  la  plus  jeune,  l'hypocotyle,  déjà  tuberculeux  à  la  base, 
est  recourbé  en  boucle  et  son  sommet  est  encore  renfermé  dans 
le  fruit,  où  les  deux  cotyles  achèvent  de  digérer  l'albumen. 
Elles  sont  foliacées,  reployées  sur  elles-mêmes,  déjà  vertes 
avec  des  nervures  rouges. 

A  l'aide  de  ces  deux  plantules,  j'ai  donc  pu  étudier  la  struc- 
ture de  la  racine  terminale  et  de  ses  radicelles,  de  l'hypocotyle 

1.  Ph.  Van  Tieghem   :    Sur  le  Coula  edulis  (Bulletin  du   Muséum,  I,  p.  266, 

1895)- 

2.  Ph.  Van  Tieghem  :  Sur  les   Coulacées  (Journal  de  Botanique,  XIII,  p.  69, 

1899)- 


222  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

et  des  cotyles  qui  le  terminent,  de  la  jeune  tige  épicotylée  et 
des  feuilles  qu'elle  porte,  de  manière  à  compléter  la  connais- 
sance de  cette  plante. 

i .  Structure  de  la  racine.  —  Les  radicelles  de  premier 
ordre,  portées  par  la  racine  terminale,  en  sont  encore  à  la  période 
primaire.  Après  l'exfoliation  de  la  coiffe,  la  périphérie  en  est 
occupée  par  une  couche  formée  de  trois  assises  de  petites  cel- 
lules polyédriques,  qui  alternent  sans  laisser  entre  elles  de 
méats.  L'assise  externe  épaissit  ses  membranes  et  les  lignifie  sur 
la  face  externe,  sans  prolonger  ses  cellules  en  poils.  L'assise 
interne  fait  de  même  sur  la  face  interne.  Entre  les  deux,  l'as- 
sise moyenne  conserve  toutes  ses  parois  minces  et  cellulosiques. 
L'assise  interne  est  doublée  çà  et  là  par  un  quatrième  rang  de 
cellules  semblables  aux  siennes. 

Protégée  par  cette  couche  périphérique,  l'écorce  est  épaisse, 
formée  de  cellules  disposées  sans  ordre  et  laissant  entre  elles  des 
méats  aérifères;  seuls  les  deux  ou  trois  rangs  internes  les  super- 
posent en  courtes  séries  radiales.  Elle  se  termine  en  dedans  par 
un  endoderme  à  larges  et  minces  cadres  subérisés.  La  plupart 
des  cellules  corticales  renferment  de  l'amidon  en  petits  grains 
arrondis;  certaines  contiennent  des  cristaux  d'oxalate  de  cal- 
cium, qui  sont  ici  de  gros  prismes  solitaires,  là  des  prismes  plus 
petits,  mâclés  autour  d'un  centre.  En  outre,  l'écorce  renferme 
de  grandes  cellules  isolées,  qui  sécrètent  une  matière  résineuse 
où  l'on  distingue  deux  parties  :  une  masse  centrale  granuleuse 
qui  se  colore  en  bleu  plus  ou  moins  foncé  sous  l'action  du 
rasoir,  se  montrant  par  là  riche  en  tannin  ;  et  une  zone  externe 
incolore  ou  jaunâtre,  traversée  par  de  fins  trabécules  rayon 
nants  qui  relient  la  masse  centrale  à  la  membrane  externe. 

La  stèle  a  un  péricycle  unisérié,  avec  cinq  faisceaux  ligneux, 
laissant  entre  eux  au  centre  une  petite  moelle,  et  cinq  faisceaux 
libériens  alternes. 

Considérée  près  de  sa  base,  la  racine  terminale,  qui  porte 
les  radicelles  ainsi  conformées,  est  entrée  depuis  longtemps 
dans  la  période  secondaire.  Son  écorce  persiste  pourtant  et 
offre,  avec  une  épaisseur  plus  grande,  la  même  structure  que  la 
radicelle;  il  y  a  cependant  cette  différence  que,  dans  la  couche 
périphérique,  l'assise  interne,  çà  et  là  double,  a  épaissi  davan- 
tage et  lignifié  plus  fortement  ses  membranes.  C'est  immédiate- 


I'h.  Van  Tieghem.  —  Germination  de  la  plantule  chez  les  Coulacées.      223 

ment  au-dessous  de  cette  couche  que  commence  à  se  former  par 
places,  çà  et  là,  un  périderme.  Beaucoup  plus  large  que  dans  la 
radicelle,  la  stèle  a  ici  douze  faisceaux  ligneux  alternes,  avec 
autant  de  faisceaux  libériens,  autour  d'une  très  large  moelle, 
formée  d'un  mélange  de  cellules  amylacées  et  de  cellules  à 
membrane  très  épaissie  et  fortement  lignifiée.  Le  péricycle  a 
divisé  tangentiellement  ses  cellules  et  comprend  maintenant 
trois  ou  quatre  assises  ;  il  est  resté  entièrement  parenchyma- 
teux. 

Le  pachyte,  situé  à  sa  place  ordinaire,  a  fonctionné  norma- 
lement en  produisant  en  dehors  une  couche  de  liber  secondaire, 
en  dedans  une  couche  de  bois  secondaire.  Les  compartiments 
cribro-vasculaires  y  sont  séparés  par  de  larges  rayons  pluri- 
sériés,  superposés  aux  faisceaux  ligneux  primaires  et  riches  en 
amidon.  Le  liber  secondaire,  formé  de  tubes  criblés  et  de  cel- 
lules amylacées,  renferme  des  cellules  cristalligènes  et,  çà  et  là, 
isolées  ou  par  petits  groupes,  des  fibres  à  parois  très  épaisses. 
Il  contient  aussi  de  longs  tubes  continus,  sans  cloisons  trans- 
verses, remplis  d'une  substance  hyaline,  très  réfringente  et 
jaunâtre,  en  un  mot  des  tubes  laticifères.  Le  bois  secondaire 
est  formé  d'un  mélange  de  fibres  et  de  vaisseaux,  entrecoupé 
par  des  rayons  unisériés,  à  cellules  bourrées  d'amidon. 

En  résumé,  la  racine  de  cette  plante  est  remarquable  d'abord 
par  la  persistance  de  son  écorce  et  par  la  couche  protectrice  qui 
l'entoure,  ensuite  par  un  appareil  sécréteur  formé  de  trois 
sortes  d'éléments  :  des  cellules  oxaligènes  et  des  cellules  rési- 
nifères  dans  l'écorce,  des  tubes  laticifères  dans  le  liber  secon- 
daire. 

2.  Structure  de  la  tige  hypocotylée.  —  A  sa  base  renflée  en 
tubercule,  où  il  mesure  jusqu'à  18  millim.  de  diamètre,  l'hypo- 
cotyle  a,  sous  un  épiderme  fortement  cutinisé,  une  écorce  très 
épaisse,  dépourvue  à  sa  périphérie  de  la  couche  différenciée 
qu'on  y  a  signalée  dans  la  racine,  limitée  en  dedans  par  un  en- 
doderme à  cadres  subérisés,  et  une  très  large  stèle  dont  la 
moelle  est,  comme  l'écorce,  toute  bourrée  d'amidon.  Sous  un 
péricycle  unisérié,  la  stèle  renferme  à  sa  périphérie  douze  larges 
faisceaux  libéroligneux  en  forme  d'arcs,  séparés  par  des  rayons 
exclusivement  parenchymateux.  Les  faisceaux  ligneux  pri- 
maires   ont   donc  quitté,  à  la  base  même  de  l'hypocotyle,  la 


224  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

place  qu'ils  occupaient  clans  la  racine  terminale  ;  en  d'autres 
termes,  l'hypocotyle  prend,  dès  sa  base,  aussi  bien  dans  sa  stèle 
que  dans  son  écorce,  la  structure  caulinaire  normale.  On  en 
conclut  qu'il  est  ici  formé  tout  entier  par  l'allongement  interca- 
laire de  la  tigelle  de  l'embryon,  qu'il  est,  en  un  mot,  véritable- 
ment et  dans  toute  sa  longueur,  une  tige  hypocotylée. 

Considérée  vers  le  milieu  de  sa  longueur,  cette  tige  hypoco- 
tylée est  déjà  pourvue  d'un  mince  périderme  formé,  sous  l'épi- 
derme,  par  le  cloisonnement  tangentiel  répété  de  l'assise  corti- 
cale externe,  c'est-à-dire  de  l'exoderme.  L'assise  externe  du 
liège  épaissit  fortement  ses  membranes  sur  la  face  externe  et 
sur  les  faces  latérales  et  les  colore  en  jaune  rougeâtre.  Outre 
ses  cellules  cristalligènes,  à  cristaux  isolés  ou  mâclés,  l'écorce 
renferme  deux  sortes  d'éléments  sécréteurs. 

Ce  sont  d'abord,  dans  la  couche  périphérique,  des  poches 
ovoïdes  ou  allongées  suivant  l'axe,  bordées  d'une  assise  de 
cellules  fortement  différenciées  par  rapport  au  parenchyme 
ambiant  par  leur  dimension  plus  petite,  par  les  grains  jaune 
orangé  qu'elles  contiennent  et  par  la  saillie  qu'elles  font  dans  la 
cavité.  Celle-ci  est  remplie  par  une  masse  résineuse  où  l'on 
distingue  deux  parties  :  une  région  centrale  granuleuse  et 
colorée  en  bleu-noir  après  l'action  du  rasoir,  riche  en  tannin  par 
conséquent,  et  une  zone  périphérique  claire,  jaune  pâle,  traver- 
sée par  de  fins  trabécules  rayonnants.  Le  contenu  de  la  poche 
est  donc  tout  pareil  à  celui  des  grandes  cellules  résineuses  de 
l'écorce  de  la  racine.  Ce  qui  porte  à  croire  que  la  poche  a  eu 
pour  première  origine  une  pareille  cellule,  dont  la  membrane 
s'est  résorbée  en  même  temps  que  se  différenciait  autour  d'elle 
l'assise  de  cellules  de  bordure  qui  fait  défaut  dans  la  racine. 

Outre  ces  poches  à  résine  tannifère,  l'écorce  renferme  dans 
sa  zone  externe,  mais  s'avançant  plus  loin  que  les  poches  vers 
l'intérieur,  de  nombreux  tubes  isolés,  simples,  c'est-à-dire  sans 
ramification  ni  anastomose,  continus,  c'est-à-dire  sans  aucune 
cloison  transverse,  remplis  d'une  matière  hyaline  très  réfrin- 
gente, jaune  verdàtre,  en  un  mot  des  tubes  laticifères,  sembla- 
bles à  ceux  qui  ne  se  développent  dans  la  racine  que  plus  tard 
et  plus  profondément,  dans  le  liber  secondaire.  La  matière  qui 
remplit  ces  tubes  se  distingue  de  celle  qui  remplit  les  poches 
d'abord  par  l'absence  de  tannin,  ensuite  parce  qu'elle  est  so- 


Ph.  Van  Tieghem.  —  Germination  de  la  p/antule  chez  les  Coulacêes.     225 

lubie  dans  l'eau  de  Javel,  qui  ne  dissout   pas  la  substance  des 
poches. 

A  ce  niveau,  l'endoderme  a  perdu  ses  cadres  subérisés  et 
s'est  rempli  d'amidon.  Le  péricycle  s'est  recloisonné  et  s'est 
différencié  en  arcs  fibreux  séparés  par  du  parenchyme.  Le  liber 
secondaire,  encore  peu  développé,  n'a  encore  acquis  ni  les 
fibres,  ni  les  tubes  laticifères  que  nous  y  avons  vus  dans  la 
racine.  Le  bois  secondaire  est  normal.  La  moelle  est,  comme 
celle  de  la  racine  terminale,  dépourvue  à  la  fois  de  poches  sécré- 
trices  et  de  tubes  laticifères. 

3.  Structure  des  cotyles.  —  Muni  d'un  pétiole  large  et  plat, 
chaque  cotyle  prend  à  la  stèle  de  la  tige  deux  méristèles,  dis- 
posées côte  à  côte  dans  le  pétiole,  qui  se  ramifient  en  palme 
dans  le  limbe  arrondi  et  cordiforme.  L'écorce,  abondamment 
pourvue  d'amidon,  renferme  des  poches  à  résine  tannifère  et 
des  tubes  laticifères,  pareils  à  ceux  de  la  tige  hypocotylée. 

4.  Structure  de  la  tige  épicotylée.  —  Au-dessus  de  l'inser- 
tion des  deux  cotyles,  la  tige  offre  la  même  structure  qu'au- 
dessous,  avec  cette  différence  que  certaines  cellules  épider- 
miques  se  prolongent  en  poils  roux,  unisériés,  pluricellulaires 
et  ramifiés  en  bouquet. 

5.  Structure  de  la  feuille.  —  La  feuille  prend  à  la  stèle  de 
la  tige  épicotylée  trois  méristèles,  qui  se  divisent  et  s'unissent 
dans  le  pétiole  en  une  courbe  fermée,  convexe  en  bas,  plane  en 
haut,  n'ayant  en  conséquence  qu'un  seul  plan  de  symétrie;  cette 
courbe  comprend  huit  faisceaux  distincts,  trois  en  bas,  trois  en 
haut  et  deux  latéraux. 

L'épiderme  du  pétiole  a  des  poils  semblables  à  ceux  de  la 
tige.  Son  écorce  renferme,  comme  celle  de  la  tige,  des  poches 
sécrétrices  dans  sa  zone  externe  et  des  tubes  laticifères. 

Formé  de  cellules  fortement  ondulées,  l'épiderme  du  limbe 
n'a  de  stomates  que  sur  la  face  inférieure;  ils  y  sont  accom- 
pagnés de  deux  cellules  annexes.  Faiblement  palissadique  uni- 
sériée  en  haut,  lacuneuse  dans  le  reste  de  son  épaisseur,  l'écorce 
du  limbe  renferme  aussi  des  poches  sécrétrices  et  des  tubes 
laticifères. 

L'étude  de  la  plantule,  qui  fait  l'objet  de  cette  petite  Note, 
vient  donc  compléter  utilement  sur  le  vivant  ce  qui  a  été  dit  de 


226  JOURNAL   DE   BOTANIQUE 

la  plante  adulte  d'après  des  échantillons  secs  dans  les  deux 
études  antérieures  rappelées  plus  haut.  En  outre,  en  faisant 
connaître  le  mode  de  germination  de  la  graine,  la  structure  de  la 
racine  terminale  et  de  ses  radicelles,  la  nature  morphologique 
et  la  structure  de  l'hypocotyle,  elle  vient  combler  la  lacune  qui 
subsistait  sous  ce  rapport  dans  mes  premières  recherches  sur  les 
Coulacées. 


ENUMERATION 
DES  ECHIUM  DE  LA  FLORE  ATLANTIQUE 

Par  M.  A.  DE  COINCY. 

(Suite) 

Echium  trygorrhizum. 

E.   trygorrhizum  Pomel  Notiv.  Mat.  (Ext.  du  Bull,  de  la 
Soc.  climat.  d'Alg.),  p.  94,  ann.  1874. 

Sect.  Gamolepïs .  Annuel.  Tige  centrale  quelquefois  unique, 
mais  accompagnée  le  plus  souvent  dès  le  collet  de  plusieurs 
tiges  secondaires  ascendantes  ;  la  partie  de  la  tige  qui  touche  à 
la  racine  est  d'une  couleur  vineuse  remarquable  qui  se  retrouve 
aussi  à  la  partie  inférieure  du  rachis  des  feuilles  radicales  ;  la 
tige  principale  est  en  général  dressée,  rameuse,  et   porte   une 
inflorescence  pyramidale  plus  ou  moins  resserrée  ;  l'indument 
est  toujours  hérissé,  jamais   couché,  de  deux  sortes  ;  l'un  com- 
posé d'un  duvet  très  fin  grisâtre  ou  le  plus   souvent  roussâtre 
agglutinant  les  grains  les  plus  fins  du  sable  du  désert;  l'autre, 
de  poils  assez  gros,  un  peu   tuberculeux,  blanchâtres  et   très 
rigides.  Feuilles   spatulées,   ovales,   très   obtuses,    quelquefois 
oblongues  ou  même  lancéolées,  planes  à  double  indûment;  les 
inférieures  atténuées  en  un  pétiole  assez  long,  les  supérieures 
non  dilatées  à  la  base;  les  poils  tuberculeux  qui  les  couvrent 
sont  épars  en  dessus,  mais  en  dessous  ils  se  localisent  principa- 
lement sur  les  bords  et  sur  la  nervure  dorsale  ;  bractées  lancéo- 
lées ou  linéaires,  obtuses.  Fleurs  sessiles,  ou  les  inférieures  sub- 
sessiles.  Calice  à  divisions  linéaires  (8  mm.)  subégales,  obtuses 
et  très  hérissées.  Corolle  violette  (17  mm.),  finement  pubescente, 


A.  de  Coincy.        Émimération  des  Echium  de  la  Flore  Atlantique.     227 

à  limbe  assez  ouvert  et  modérément  oblique;  anneau  du  type 
des  Gamolepis  très  franc,  plus  ou  moins  poilu  en  dessous. 
Etamines  à  filets  glabres,  la  postérieure  incluse,  rattachées  à  la 
corolle  par  une  large  membrane,  les  4  antérieures  subexsertes; 
anthères  ovales,  jaunâtres.  Style  poilu,  glabre  au  sommet  au- 
dessous  de  la  bifurcation.  Stigmates  petits,  capités.  Achai- 
nes  (2  mm.)  rougeâtres,  couverts  de  petits  tubercules  mousses. 

Tunisie,  in  herb.  Muséum  :  Bir  el  Tin,  El  Hamma  Gouifla, 
Bir  el  Ghabi,  Bir  Serira,  Bir  bou  Menzel,  Douiret,  Bir  el  Arfdji  ; 
in  herb.  Cosson  :  Bir  Serira,  Oued  Kheeheb,  Bir  el  Arfdji,  Bir 
bou  Menzel. 

Algérie,  in  herb.  Muséum  :  Metlili,  Saada  (Balansa  n°  850, 
sub  nom..  E.  maritimi),  Aïn  Taiba,  Moghar  Tahtani;  in  herb. 
Cosson  :  Metlili,  El  Hadjera,  Oued  Rir,  Hassi  el  Djouad,  Ghar 
el  Debah,  Saada,  Guerrara,  Oued  Retem,  Djenian  Bou  Rezk; 
in  herb.  Pomel  :  Metlili. 

Les  exemplaires  de  Tunisie  ont  souvent  un  port  un  peu 
particulier  ;  les  feuilles  sont  très  étroites  et  les  tiges  secondaires 
font  défaut. 

U1  Echium  Irygorrhizum  est  bien  distinct  de  YE.  angustifo- 
littm  par  sa  racine  annuelle,  son  inflorescence  assez  lâche,  son 
anneau  constamment  poilu  et  la  nature  de  l'indument  jamais 
apprimé. 

Il  se  distingue  à  première  vue  de  Y  Echium  Barrattei  par  la 
teinte  vineuse  de  la  base  de  la  tige  et  de  la  partie  inférieure  du 
rachis  des  feuilles  radicales  ;  il  a  de  plus  ses  feuilles  inférieures 
toujours  manifestement  spatulées,  les  divisions  du  calice  plus 
courtes,  plus  obtuses,  à  poils  plus  raides  et  plus  divergents; 
la  teinte  générale  de  l'inflorescence  n'a  pas  l'aspect  argenté  de 
celle  du  Barrattei. 

Les  jeunes  pieds  d'E.  selosum  ne  sont  pas  sans  quelque  ressem- 
blance avec  YE.  irygorrhizum  ;  on  les  reconnaîtra  aux  feuilles 
supérieures  dilatées  à  la  base,  à  l'indument  beaucoup  plus  fin,  à 
la  corolle  moins  grande  et  à  duvet  plus  développé,  et  surtout  à 
l'absence  de  teinte  vineuse  à  la  partie  inférieure  de  la  plante. 
J'ajouterai  que  les  achaines  sont  grisâtres  dans  le  selosum  et 
que  les  formes  femelles  y  sont  excessivement  fréquentes. 

\JE.  Irygorrhizum  est  une  plante  assez  petite  qui  ne  dépasse 
guère  un  décimètre. 


228  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

Echium  Barrattei  sp.  n. 

Sect.  Gamolepis .  Tige  simple  ou  développant  quelques 
longs  rameaux  dressés  dès  la  partie  inférieure,  en  général 
dépourvue  de  rosette  de  feuilles  basilaires  ou  les  perdant 
promptement  ;  le  sommet  de  la  tige  est  muni  de  cymes  florifères 
dont  les  inférieures  sont  pédonculées  ;  indûment  dimorphe  com- 
posé de  petits  poils  fins  s'élevant  au-dessus  de  très  petits  tuber- 
cules et  d'un  duvet  assez  rare  disparaissant  presque  dans  le  bas 
delà  tige.  Feuilles  lancéolées,  atténuées  en  pétiole,  subobtuses 
ou  subaiguës,  planes  avec  la  nervure  médiane  saillante  en  des- 
sous ;  les  supérieures  sessiles,  beaucoup  plus  courtes  que  les 
cymes  qu'elles  axillent  ;  l'indument  est  le  même  que  celui  de  la 
tige  ;  bractées  aiguës,  linéaires-lancéolées,  puis  linéaires.  Fleurs 
sessiles.  Calice  de  10  à  12  mm.,  à  peine  accrescent,  à  divisions 
profondes,  subégales,  linéaires,  aiguës,  hérissées  de  nombreux 
poils  blancs  très  longs.  Corolle  violette,  duvetée,  d'une  consis- 
tance assez  mince,  très  exserte,  de  15  à  20  mm.;  le  limbe  est 
oblique,  assez  évasé  ;  anneau  continu  à  lobes  peu  développés, 
légèrement  poilu  en  dessous.  Etamines  à  filets  glabres  et  à  an- 
thères en  général  livides,  incluses,  ou  les  antérieures  à  peine  sub- 
exsertes.  Style  exsert,  poilu  jusqu'à  la  bifurcation  qui  est  très 
courte.  Stigmates  capités,  petits.  Achaines  (2  mm.)  brunâtres, 
brillants,  à  tubercules  obtus,  spécialement  développés  sur  la 
carène  et  sur  les  bords. 

Maroc,  in  herb.  Cosson  :  Sidi-Abder-Rahman,  Teferdin 
(Dist.  d'Haha),  Ida-Ouchemlal;  in  herb.  Muséum: Teferdin,  etc. 

\JE.  Barrattei  s'éloigne  du  confusum  par  sa  tige  stricte- 
ment dressée,  manifestement  annuelle,  l'aspect  plus  régulier 
de  l'inflorescence,  les  bractées  plus  étroites,  les  feuilles  non 
spatulées,  l'anneau  plus  étroit  et  plus  évidemment  continu,  etc. 
J'indiquerai  plus  loin  ses  rapports  avec  le  decipieus  (var.  du 
confusum). 

Les  caractères  qui  distinguent  Y  Echium  Barratt&i  du  try- 
gorrhizum  sont  indiqués  au  bas  de  la  diagnose  de  ce  dernier. 
L'absence  de  teinte  vineuse  à  la  base  de  la  tige  et  des  feuilles 
inférieures  est  ce  qui  frappe  le  plus. 

En  aucun  cas  on  ne  pourra  le  confondre  avec  YE.  angiisti- 


A.  de  Coincy.  —  Enutneration  des  Echium  de  la  Flore  Atlantique.    220 

folium  qui  n'a  pas  de  duvet  interposé  entre  les  poils  de  la  tige, 
que  ces  derniers  soient  couchés  ou  dressés. 

Echium  confusum. 

E.  confusum  Coincy  Rév.  esp.  crit.^  in  Morot  Journal  de 
Botan.,  1900,  p.  298. 

Cette  espèce  est  très  commune  dans  le  domaine  de  la  Flore 
Atlantique  moyenne.  Elle  présente  différents  aspects  suivant  la 
région  où  elle  croît,  souvent  assez  reculée  dans  l'intérieur  des 
terres.  Mais  les  caractères  généraux  restent  toujours  les  mêmes, 
tels  que  je  les  ai  établis  dans  l'article  cité.  La  forme  un  peu 
ambiguë  de  l'anneau  de  la  corolle,  qui  présente  10  écailles  plus 
ou  moins  intimement  mais  irrégulièrement  soudées  entre  elles, 
est  un  de  ses  caractères  les  plus  frappants.  Dans  les  environs 
d'Alger  et  sur  d'autres  parties  de  la  côte,  les  feuilles  de  YE.  con- 
fusîttn  sont  souvent  plus  larges,  d'apparence  soyeuses,  peu 
tuberculées;  les  fleurs  sont  plus  grandes,  les  cymes  plus  denses 
même  à  la  maturité. 

Pomel  a  appliqué  le  nom  d'E.  sabulicolum  à  une  forme 
grêle,  à  plusieurs  tiges  simples  ou  bifurquées,  à  fleurs  assez 
petites  (12  à  15  mm.),  à  écailles  de  l'anneau  presque  séparées, 
qui  vient  sur  les  bords  de  la  mer,  mais  il  ne  paraît  pas  oppor- 
tun d'établir  ici  une  variété  qui  n'aurait  que  des  limites  par  trop 
incertaines. 

Cette  non  continuité  de  l'anneau  paraît  assez  fréquente  dans 
différentes  formes  du  confttsum  des  environs  d'Alger,  et  ce  n'est 
que  par  analogie  qu'on  peut  les  classer  dans  la  section  où  nous 
avons  placé  le  type.  J'ai  déjà  indiqué  souvent  le  caractère  ambi- 
gu de  l'anneau  du  confusum. 

Les  fleurs  femelles  sont  fréquentes  dans  cette  espèce.  La 
corolle  est  alors  petite,  d'un  bleu  plus  franc,  les  étamines  avor- 
tées, l'anneau  mal  conformé. 

Tunisie,/;/  herb.  Muséum  :  Tunis,  Djerba,  Sidi-Boul-Baba  ; 
zVzherb.  Cosson  :  Gabès,  Sfax(Espina,  fleurs  rouges),  Hammam- 
el-Lif,  La  Marsa,  Dj.  Tadjera,  Soliman,  Zarzis,  Djerba,  Dj. 
Mezemzem,  Dj.  Zaghouan,  îles  de  Kerkenna. 

Algérie,  in  herb.  Muséum  :  Alger  (P.  Jamin  n°  62),  Blidah, 


230  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

Hussein-Dey,  Tlemcen,  Oran,  Dj.  Santo,  Miserghin  ($)  ;  in 
herb.  Cosson  :  Tebessa,  Constantine,  Alger  {Soc.  Dauph., 
n°  2971,  sub  nom.  E.  maritimi)^  Hussein-Dey,  Mostaganem, 
Oran,  Dj.  Santo  (Bourgeau)  ;  in  herb.  Pornel  :  Alger,  Habra(9). 
Maroc,  in  herb.  Cosson  :  Tanger  (Schousboë). 

Je  rattache  à  YE.  confusum,  à  titre  de  variété,  certains 
échantillons  de  la  province  d'Oran  qui  à  première  vue  s'écartent 
beaucoup  du  type.  Pomel  en  avait  fait  une  espèce;  mais  il  y  a 
des  formes  de  passage  et  l'auteur  lui-même  s'y  est  trompé 
comme  le  prouvent  les  échantillons  conservés  dans  son  herbier. 

Voici  la  description  de  cette  variété  : 

Var.  decipiens ;  E.  decipiens  Pomel  Nouv.  Mat.,  p.  91. 

Racine  grêle  et  courte,  annuelle.  Tige  de  1  à  3  décim.,  simple, 
terminée  par  2-3  cymes  florifères  qui  s'allongent  à  la  maturité 
et  dépassent  de  beaucoup  les  feuilles  axillantes  ;  indûment 
hérissé,  un  peu  tuberculeux  avec  des  poils  plus  petits  interposés. 
Feuilles  inférieures  lancéolées-linéaires,  atténuées  en  un  pétiole 
plus  ou  moins  long,  obtuses;  les  caulinaires  supérieures  sessiles, 
subspatulées;  celles  qui  axillent  les  cymes,  arrondies  à  la  base; 
l'indument  semblable  à  celui  de  la  tige  ;  toutes  les  feuilles  sont 
plus  ou  moins  dressées  contre  la  tige  ;  bractées  lancéolées, 
hérissées.  Fleurs  sessiles.  Calice  de  8  à  10  mm.  à  peine  accres- 
cent,à  divisions  lancéolées,  hérissées,  tuberculeuses,  subaiguës. 
Corolle  de  18  à  20  mm.,  duvetée,  violette,  dilatée  à  la  gorge,  à 
limbe  médiocrement  oblique;  anneau  continu,  à  10  lobes  iné- 
gaux ou  5  lobes  réguliers,  poilu  en  dessous.  Etamines  exsertes 
ou  subexsertes,  à  filets  glabres.  Style  exsert,  poilu  jusqu'à  la 
bifurcation.  Stigmates  petits,  capités.  Achaines  hérissés  de 
petits  tubercules. 

Algérie,  in  herb.  Muséum  :  Tlemcen  (^  et  Ç,  Commiss.  Se. 
Al  g.,  sine  nomme) ,  Oran?  ($)  ;  in  herb.  Cosson  :  Union  du  Sig 
(Durando)  ;  in  herb.  Pomel  :  Mazis  (Ç  et  "<£"). 

Cette  variété  se  distingue  du  confusum  type  par  sa  racine 
annuelle,  sa  tige  simple,  dressée,  ses  etamines  exsertes,  son 
anneau  plus  distinctement  lobé  et  se  rattachant  plus  franche- 
ment au  type  des  Gamolepis. 


A.  de  Coincy.  —  Énumération  des  Echium  de  la  Flore  Atlantique.    231 

Elle  se  sépare  du  trygorrhiztim  par  son  port  élancé,  l'ab- 
sence de  teinte  vineuse  à  la  base,  l'absence  de  rameaux  infé- 
rieurs, la  forme  du  calice  et  des  bractées. 

Elle  a  quelques  affinités  avec  le  Barrattei,  mais  ce  dernier  a 
l'inflorescence  plus  fournie  et  plus  velue,  blanchâtre, les  calices 
plus  grandsàdivisions  plus  étroites,  l'indument  plus  franchement 
dimorphe,  les  feuilles  non  spatulées,  les  étamines  moins 
saillantes,  enfin  les  lobes  de  l'anneau  de  la  corolle  moins  déve- 
loppés que  dans  le  decipiens.  De  plus  le  Barra ttei porte  souvent 
des  rameaux  dès  la  base. 

Elle  s'éloigne  de  toutes  les  formes  de  X angustifolùun  par 
son  inflorescence  jamais  spiciforme. 

Les  formes  femelles  à  petites  corolles  et  à  étamines  parais- 
sent aussi  fréquentes  dans  la  variété  decipiens  que  dans  le  type. 
C'est  alors  le  micranthtim  de  Pomel. 

Echium  dumosum  sp.  n. 

Sect.  Eleutherolepi's .  Souche  indurée,  rameuse,  probable- 
ment pérennante,  portant  plusieurs  tiges  en  général  pressées, 
un  peu  ligneuses  à  la  base  et  très  rameuses  elles-mêmes  ;  elles 
ne  dépassent  guère  20  à  30  centim.  de  hauteur  ;  les  fleurs  nais- 
sent directement  sur  les  tiges  et  les  rameaux,  et  ne  sont  que  très 
exceptionnellement  disposées  en  cymes  distinctes  ;  indûment 
grisâtre,  hérissé,  avec  un  petit  duvet  interposé,  assez  fugace, 
qui  disparaît  complètement  dans  le  bas  de  la  plante.  Feuilles 
petites,  spatulées,  obtuses  ou  subaiguës,  rétrécies  en  un  court 
pétiole  ;  les  caulinaires  et  les  supérieures  lancéolées,  subaiguës, 
souvent  érodées  sur  les  bords,  non  dilatées  à  la  base  ;  bractées 
lancéolées,  à  la  fin  linéaires,  toutes  très  aiguës;  l'indument  des 
feuilles  est  composé  sur  les  deux  faces  de  nombreuses  ponc- 
tuations crustacées,  aplaties,  très  serrées,  dont  beaucoup  sont 
dépourvues  de  poils  ;  les  poils  sont  hérissés  et  disposés  prin- 
cipalement sur  les  bords  et  sur  la  nervure  médiane.  Fleurs 
sessiles.  Calice  de  8  millim.  à  divisions  lancéolées-linéaires  un 
peu  accrescentes,  subaiguës,  hérissées,  deux  d'entre  elles  étant 
plus  grandes  que  les  autres.  Corolle  à  peine  exserte  de  10  à 
13  millim.,  bleuâtre  un  peu  teintée  de  violet,  veloutée,  à  tube 
très  court  et  à  limbe  très  ouvert,  peu  oblique;  l'anneau  est  com- 


232  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

posé  de  dix  écailles  en  général  bien  séparées,  souvent  gonflées, 
transversalement  ovales,  insérées  assez  haut  et  un  peu  poilues 
en  dessous.  Etamines  à  filets  glabres  et  à  anthères  ovales,  qua- 
drangulaires  (3/4  millim.  environ),  les  deux  antérieures  exsertes 
ou  subexsertes,  les  trois  autres  incluses  insérées  assez  bas.  Style 
velu,  bifide.  Stigmates  capités.  Achaines  fauves  ou  brunâtres 
(2  millim.  sur  1  1/2),  couverts  de  petits  tubercules  très  nom- 
breux. 

Le  Maroc,  in  herb.  Muséum,  Cosson,  Boissier  :  Chtouka, 
Tazeroualt,  Taroudant,  Fedala,  Tensift. 

Les  échantillons  femelles  sont  fréquents  dans  cette  espèce  : 
la  corolle  n'a  que  8  millim.  et  est  franchement  bleue,  les  anthères 
sont  vides,  sagittées  et  à  filets  très  courts. 

\J  Echium  dumosum  me  paraît  bien  caractérisé.  Il  ressemble 
un  peu  au  Gi'Cincitense  que  j'ai  récolté  aux  environs  de  Guadix 
(Espagne)  ;  mais  il  s'en  distingue  facilement  par  l'indument 
crustacé  homomorphe  de  ses  feuilles,  par  ses  tiges  indurées 
promptement,  dépourvues  de  duvet  entre  les  poils  tuberculeux, 
par  k.  petitesse  des  fleurs  avec  le  tube  presque  nul  et  le  limbe 
plus  ouvert,  parles  anthères  plus  petites  (700  microns  au  lieu 
d'un  millim.),  par  la  couleur  des  achaines  plus  petits  et  plus 
finement  tuberculeux,  enfin  par  l'anneau  composé  d'écaillés 
transversalement  ovales,  n'ayant  en  dessous  que  quelques  poils 
assez  courts.  Quelques  formes  réduites  du  confusiim  ont  un  peu 
l'aspect  de  notre  plante  ;  mais  elles  s'en  éloignent  par  la  corolle 
à  limbe  moins  ouvert  et  à  tube  plus  manifeste,  par  la  contexture 
différente  de  l'anneau,  par  l'indument  en  général  différent  des 
tiges  et  des  feuilles,  etc. 

Echium  aequale  sp.  n. 

Sect.  Eleutherolepis.  Souche  indurée,  rameuse,  ordinaire- 
ment pérennante,  quelquefois  franchement  annuelle,  portant 
plusieurs  tiges  de  30  à  40  centim.  rarement  rameuses,  mais 
munies  dans  leur  moitié  supérieure  de  petites  cymes  florifères 
pédonculées,  compactes,  formant  une  inflorescence  lâchement 
spiciforme  ;  les  cymes  supérieures  étant  aussi  développées  que 


A.  db  Coincy.  —  Énumération  des  Echium  de  la  Flore  Atlantique.      233 

les  inférieures  et  fleurissant  les  premières  ;  indûment  couché,  ou 
un  peu  étalé,  faiblement  tuberculeux.  Feuilles  inférieures  lan- 
céolées, obtuses  ou  subaiguës,  atténuées  en  pétiole,  un  peu  si- 
nueuses sur  les  bords,  planes,  revêtues  d'un  indûment  couché, 
homomorphe,  finement  tuberculeux  ;  feuilles  caulinaires  assez 
nombreuses,  étalées  ;  les  supérieures  dépassant  en  général  beau- 
coup les  cymes  florifères  ;  bractées  lancéolées.  Fleurs  sessiles. 
Calice  de  6  à  7  millim.  à  divisions  lancéolées,  non  accrescentes. 
Corolle  de  15  millim.  ;  bleuâtre,  duvetée,  à  limbe  peu  oblique  ; 
anneau  composé  de  dix  écailles  très  poilues,  insérées  assez  haut, 
un  peu  quadrangulaires,  souvent  mal  séparées,  mais  plus  voi- 
sines cependant  du  type  des  Eleutherolepis  que  de  celui  des 
Gamolepis.  Etamines  à  filets  glabres  et  à  anthères  ovales  ;  deux 
sont  franchement  exsertes,  deux  à  peine  subexsertes,  et  la 
postérieure  incluse,  son  filet  étant  la  moitié  seulement  de  celui 
des  etamines  antérieures.  Style  poilu,  exsert,  courtement  bifide. 
Stigmates  petits.  Achaines  (2  millim.)  brunâtres,  très  finement 
mais  densément  tuberculeux. 

Le  Maroc,  in  herb.  Muséum  ;  in  Sylva  Mamora,  Casa- 
blanca (9),  Larache  ;  in  herb.  Cosson  :  Casablanca,  Salé,  Forêt 
de  Mamora. 

On  rencontre  des  formes  femelles  de  cette  espèce  ;  alors  la 
corolle  est  d'un  bleu  très  pâle  et  n'a  que  10  à  12  millim.  ;  l'an- 
neau est  aussi  moins  développé. 

L'inflorescence  spiciforme  de  cette  espèce  rappelle  un  peu 
YE,  vulgare  ;  mais  ses  cymes  sont  pédonculées,  denses  à  la 
maturité,  et  les  supérieures  se  développent  avant  les  inférieures  ; 
ses  fleurs  sont  plus  petites,  ses  etamines  moins  exsertes  à  filets 
très  inégaux  et  à  membrane  les  rattachant  à  la  corolle  peu  déve- 
loppée ;  enfin  les  écailles  de  l'anneau  ne  sont  pas  ovales,  très 
distinctement  séparées.  Le  confusum,  dont  l'inflorescence  est  si 
variable,  s'en  rapprocherait  peut-être  un  peu  par  l'indumentdes 
feuilles  et  l'anneau  ambigu  de  la  corolle  ;  mais  ses  cymes  fructi- 
fères très  lâches  et  bien  moins  régulièrement  disposées,  sa 
corolle  de  couleur  plus  foncée  et  à  limbe  plus  oblique,  et 
d'autres  caractères  de  moindre  importance  l'éloignent  beau- 
coup de  YE.  œquale. 

{A  suivre.) 


234  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

SUR    LES   RELATIONS    DES    FAISCEAUX    MÉDULLAIRES 

ET    DES    FAISCEAUX    DITS    SURNUMÉRAIRES 

AVEC    LES    FAISCEAUX     NORMAUX 

Par  M.  COL. 

L'étude  de  nombreux  végétaux  présentant  des  formations 
fasciculaires  médullaires  nous  a  conduit  à  grouper  toutes  les 
dispositions  de  la  course  de  ces  faisceaux  en  quelques  types. 
Dans  une  même  plante  on  peut  trouver  une  seule  ou  plusieurs 
de  ces  dispositions  typiques. 

Ces  études  nous  ont  également  conduit  à  regarder  comme 
exactes  les  idées  soutenues  par  LlGNlER  (i)  et  ses  élèves,  idées 
déjà  démontrées  en  partie  par  HANSTEIN  (2),  sur  le  système 
libéro-ligneux  des  plantes  vasculaires. 

Ces  idées  et  les  faits  qui  montrent  que  les  formations  pri- 
maires de  la  tige  sont  les  dépendances  des  faiceaux  descen- 
dant des  feuilles,  ne  sont  pas  universellement  admis,  à  cause 
sans  doute  des  quelques  erreurs  où  se  laissèrent  entraîner 
Du  Petit-ThouarS  (3)  et  Gaudichaud  (4),  les  fondateurs  de  la 
théorie  phytonienne.  Nous  ne  parlerons  point  de  cette  théorie 
pour  le  moment  et  nous  ne  considérerons  que  les  faisceaux 
médullaires  en  leur  course,  dans  les  plantes  adultes.  Nous 
aurons  là  des  faits  dont  on  peut  facilement  contrôler  l'exacti- 
tude sur  quelques  espèces  qui  montrent  plus  facilement  que 
d'autres  la  disposition  de  leurs  faisceaux  médullaires. 

Les  systèmes  conducteurs  médullaires  ont  fait  l'objet  de  très 
nombreux  travaux,  les  uns  pour  déterminer  leur  origine  méris- 
tématique  ou  médullaire,  ce  sont  les  plus  nombreux,  les  plus 
contradictoires,  les  autres  pour  rechercher  la  vraie  nature  de  ces 
formations  en  étudiant  leur  anatomie  topographique.  Tandis 
que  les  premiers  de  ces  travaux  n'ont  donné  que  des  idées 
nulles  ou  inexactes  sur  leur  rôle,  les  autres  tendent  à  montrer 
leur  vraie  fonction. 

1.  O.  Lignier.  Anatomie  des  Mélastomacées,  Myrtacées.  Thèse  Sorbonne,  1887. 
Ann.  du  N.  de  la  France,  1887.  —  Anatomie  des  Lécythidacées.  Bull.  Se.  de  la 
France  et  de  la  Belgique,  i8ço. 

2.  Hanstein.  Ann.  Se.  Nat.  Bot.,  1857,  4  s.,  t.  VIII. 

3.  Du  Petit-Thouars.  Journal  de  Phys.,  1813,  t.  LXXV,  p.  401. 

4.  Gaudichaud.  Ann.  Se.  Nat.,  1843,  2  s.,  t.  XX,  p.  35.  1841,  2  s.,  t.  XV  et 
Mém.  des  savants  étranges  à  l'Académie.  Paris,  1841. 


Coi..  —  Faisceaux  médullaires  et  faisceaux  surnuméraires.         235 

WEISS  (i),  dès  1883,  après  son  étude  classique  de  la  course 
des  faisceaux  médullaires  des  Pipéracées ,  montra  que  tous  les 
faisceaux  de  la  moelle  ou  de  l'écorce  des  tiges  sont  des  fais- 
ceaux foliaires  ;  ses  recherches  furent  pleinement  confirmées  par 
LlGNlER  pour  les  Mélastomacées  et  Myrtacées,  et  par  KruSCH  (2) 
pour  les  Composées-Ligîtliflores . 

C'est  donc  Weiss  qui  soutint  le  premier  que  les  faisceaux 
médullaires,  libériens  ou  libéro-ligneux,  sont  les  suites  des  fais- 
ceaux normaux  de  la  feuille  ou  de  la  tige  ;  et  le  premier,  il  dit 
que  dans  les  feuilles  le  liber  appelé  tissu  criblé  surnuméraire 
provient  du  liber  normal  qui,  peu  à  peu,  dans  sa  course  longi- 
Uidinale,  se  place  à  la  face  supérieure  du  bois. 

Les  travaux  de  Weiss  n'ont  pas  été  pris  en  considération 
par  la  majorité  des  botanistes  ;  il  est  vrai  que  pour  cette  étude 
dans  les  feuilles,  il  donne  sa  conclusion  comme  un  fait  général, 
toutes  les  fois  où  le  système  libéro-ligneux  de  la  feuille  est  en 
arc  de  cercle,  sans  nommer  les  plantes  qu'il  a  étudiées  à  ce  point 
de  vue.  Les  travaux  de  Krusch  et  de  Lignier  sont  par  contre 
très  explicites,  et  il  est  étonnant  qu'on  semble  les  ignorer. 

Nous  dirons  avant  tout  que  nous  ne  voulons  rien  faire  pré- 
sumer, pour  l'instant,  sur  la  marche  de  la  différenciation  dti 
système  conductetir ;  nous  décrirons  la  course  des  faisceatix  dans 
letir  état  définitif,  comme  on  parcourt  îine  rotile  dans  un  sens 
ou  dans  l'autre,  allant  vers  un  des  aboutissants,  sans  s'oecttper 
par  quel  côté  on  en  a  commencé  la  construction. 

Si  les  systèmes  vasculaires  des  tiges  ont  été  l'objet  de  nom- 
breux travaux,  ceux  des  feuilles  n'ont  fait  l'objet  d'aucune  étude 
complète.  De  CANDOLLE  disait  que  cette  étude  n'avait,  selon 
lui,  aucune  importance  pour  la  classification  des  plantes. 

Brongniart  dans  son  travail  sur  la  structure  des  feuilles  (3) 
oublie  les  nervures. 

L'étude  des  terminaisons  vasculaires  a  été  faite,  mais  si  on 
en  excepte  les  travaux  de  FISCHER  (4)  et  de  Strasburger  (5) 


1.  Weiss.  Bot.  Centralbl.  1883,  t.  XV. 

2.  Krusch.  Ann.  d.  Inst.  Bot.  di  Roma,   i8yo. 

3.  Brongniart.  Ann.  Se.  Nat.,  1  s.,  t.  XXI. 

4.  Fischer.    Untersuch.    ûber   die    Siebrôhrensystem    bei     d.     Cucurbitaccen. 
Berlin,  1884. 

5.  Ed.  Strasburger.  Ueber  den  Bau  und  die  Verrichtung-en  der  Leitung-sbahnen 
in  den  Pdanzen;  Iena,  Gust.  Fischer,  1891. 


236  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

ayant  trait  aux  Cucurbiiacées ,  on  ne  s'est  pas  préoccupé  des 
faisceaux  internes  ou  supérieurs  à  l'arc  normal,  on  ne  les  retrou- 
vait plus  sur  les  petites  nervures  et  on  disait  qu'ils  disparais- 
saient; LAMOUNETTE  (  1  ) ,  entre  autres,  n'y  insiste  pas  davantage. 
L'étude  minutieuse  des  nervures  aux  divers  niveaux  de  la 
feuille  nous  a  conduit  à  vérifier  les  idées  de  WEISS,  KRUSCH  et 
LlGNlER,  et  à  étendre  ces  résultats  à  l'ensemble  des  familles  ayant 
des  faisceaux  médullaires  dans  la  tige,  le  pétiole  ou  la  feuille. 
Cette  étude  offre  comme  résultat  immédiat,  celui  de  montrer 
que  la  plupart  des  faisceaux  libériens  et  tous  les  faisceaux 
libéro-ligneux  supérieurs  (antérieurs  ou  médullaires)  de  la  feuille 
se  terminent  en  situation  normale,  au  moins  à  leur  extrémité 
supérieure. 

S'il  existe  des  familles  et  des  plantes  où  l'on  reconnaît 
nettement  un  système  médullaire  que  les  observateurs  ont  tou- 
jours distingué  du  système  normal  ou  périphérique,  il  en  est 
d'autres  où  les  formations  médullaires  sont  si  réduites  qu'elles 
échappent  à  une  observation  superficielle,  ou  du  moins  on  ne 
reconnaît  pas  de  suite  leur  vraie  nature  médullaire.  Ce  n'est 
qu'en  considérant  l'ensemble  de  tous  les  végétaux,  que  l'on 
retrouve  toutes  les  transitions  possibles  entre  un  système 
médullaire  absolument  nul  et  un  système  médullaire  très  déve- 
loppé, superposé  au  système  normal  mais  indépendant  de 
lui.  Ces  considérations  générales  conduisent  alors  à  regarder, 
comme  l'ébauche  des  formations  médullaires,  le  parcours  spé- 
cial de  certains  faisceaux  aux  points  d'insertion  des  feuilles  sur 
la  tige  et  en  général  partout  où  les  systèmes  vasculaires  de 
deux  organes  se  rejoignent. 

QUE   DOIT-ON   CONSIDÉRER   COMME   DISPOSITION   NORMALE 
DU   SYSTÈME   LIBÉRO-LIGNEUX   FOLIAIRE? 

Dans  les  tiges  où  un  cercle  de  faisceaux  délimite  une  moelle, 
il  est  facile  de  distinguer  un  faisceau  médullaire,  cependant  il 
est  parfois  difficile  de  dire  si  les  faisceaux  sont  disposés  sur 
deux  cercles  concentriques  ou  sur  un  cercle  à  circonférence 
ondulée.  Dans  la  feuille,  il  est  encore  plus  difficile  d'y  définir 

1.  Lamounette.  Recherche  sur  l'origine  morphologique  du  liber  interne.  Ann. 
Se.  Nat.  7  s.,  t.  XI,  1890. 


Col.  —  Faisceaux  ■médullaires  et  faisceaux  surnuméraires.         237 

ce  que  l'on  doit  appeler  faisceaux  médullaires,  surtout  lorsque 
le  système  libéro-ligneux  forme  un  arc  dont  les  extrémités  sont 
plus  ou  moins  repliées  en  dedans. 

Il  est  nécessaire  de  fixer  par  l'arbitraire  la  distinction  entre 
faisceaux  normaux  et  faisceaux  médullaires  dans  la  feuille. 

La  feuille  étant  en  quelque  sorte  un  secteur  de  tige,  son 
système  conducteur  doit  normalement  être  formé  d'un  arc 
libéro-ligneux  continu  ou  divisé  en  faisceaux. 

De  sorte  que,  toutes  les  fois  que  dans  une  partie  ou  la  tota- 
lité du  pétiole  et  des  nervures,  le  système  conducteur  formera 
un  cercle,  les  faisceaux  de  l'arc  supérieur  seront  des  faisceaux 
anormalement  placés,  et  de  fait,  ils  sont  comparables  à  des 
faisceaux  médullaires,  ils  prennent  part  à  la  formation  des  ner- 
vures plus  petites  qui  ont  la  forme  d'un  arc  normal. 

Lorsqu'à  la  place  de  ces  faisceaux  libéro-ligneux  supé- 
rieurs il  y  a  des  fascicules  criblés  (ou  de  liber),  ils  se  rendent 
également  dans  des  nervures  plus  petites  qui  ont  une  structure 
normale.  Ces  faisceaux  libériens  et  ces  faisceaux  libéro-ligneux 
sont  donc  analogues.  Ces  faisceaux  médullaires  libériens  ou 
libéro-ligneux  se  placent  donc  normalement  à  leur  extrémité 
supérieure,  et  d'autre  part  il  en  est  assez  souvent  de  même  à  leur 
partie  inférieure.  Le  trajet,  à  la  face  supérieure  ou  antérieure, 
a  une  longueur  relative  très  variable.  Souvent  ce  n'est  que  tout 
à  fait  au  point  d'insertion  de  la  feuille  sur  la  tige  que  l'on 
observe  une  disposition  en  cercle  du  liber  autour  du  bois,  il  y  a 
donc  alors  des  faisceaux  ayant  un  très  court  trajet  supérieur 
(ou  antérieur  pour  adopter  la  désignation  de  LlGNlER  qui  les 
distingue  en  antérieurs  ou  supérieurs  et  en  postérieurs  ou  infé- 
rieurs) ;  les  faisceaux  supérieurs  les  plus  nets  et  les  îlots  criblés 
dits  surnuméraires  sont  absolument  semblables  à  ces  faisceaux, 
mais  leur  trajet  antérieur  ou  supérieur  est  plus  long.  La  plupart 
des  systèmes  libéro-ligneux  médullaires  et  le  liber  appelé  tissu 
criblé  surnuméraire  sont  des  faisceaux  normaux,  qui,  au  point 
de  jonction  de  deux  systèmes  conducteurs,  passent  du  cercle 
périphérique  dans  la  moelle,  ou  de  l'arc  inférieur  normal  libéro- 
ligneux  de  la  feuille  à  la  face  supérieure.  Les  faisceaux  médul- 
laires sont,  en  d'autres  termes,  des  portions  plus  ou  moins  grandes 
du  trajet  longitudinal  de  faisceaux  normaux,  portions  ayant  une 
situation  anormale,  et  souvent  même  une  orientation  anormale. 


23«  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

C'est  seulement  lorsque  le  parcours  anormal  existe  sur  toute 
la  longueur  du  faisceau,  comme  chez  certaines  Cucurbitacées, 
qu'il  y  a  véritablement  un  faisceau  surnuméraire  anormal 
(Bryone,  Courge)  (i). 

DESCRIPTION    DE    LA   COURSE    DES    FAISCEAUX 
PASSANT  DANS   LA   MOELLE. 

Si  on  considère  la  course  des  faisceaux  depuis  les  plus  fines 
nervures  des  feuilles  jusqu'à  la  tige,  et  parfois  jusqu'à  la  racine, 
on  voit  que  les  faisceaux  normaux  peuvent  devenir  médullaires  : 

Type  de  la  série  A.  Dans  les  nervures  du  limbe  de  la  feuille. 

Type  de  la  série  a.  Dans  le  pétiole. 

Type  de  la  série  M.  Dans  la  tige  seulement. 

Type  de  la  série  R.  Les  faisceaux  sont  sur  toute  la  longueur 
à  la  face  interne  des  faisceaux  normaux,  au  moins  dans  la  feuille. 

Type  de  la  Série  A.  —  Si  le  liber  médullaire  de  la  feuille 
est  placé  à  la  face  supérieure  de  l'arc  ligneux,  son  trajet  en  posi- 
tion normale  peut  avoir  été  très  court  ou  très  long  par  rapport 
à  la  longueur  de  la  feuille  ;  il  se  place  à  la  face  supérieure  du 
faisceau  dans  sa  course  longitudinale  de  l'une  des  deux  façons 
suivantes  (nozis  ne  décrivons  pas  les  différents  stades  de  déve- 
loppement dans  le  temps,  mais  les  dispositions  successives  dans 
l'espace). 

i°  Soit  brusquement  lors  de  la  réunion  des  faisceaux  de 
deux  nervures,  2°  soit  d'une  façon  insensible  en  occupant  une 
situation  de  plus  en  plus  latérale  par  rapport  au  bois,  puis  se 
plaçant  au-dessus  de  lui  (i°  —  schéma  VI,  VIII  et  la  suite  des 
fig.  14,  15,  16,  18  et  13  ;  la  suite  10,  11,  12  ;  20  —  schéma  IX 
et  VII). 

C'est  également  par  des  processus  analogues  que  les  fais- 
ceaux libéro-ligneux  peuvent  prendre  place  à  la  face  supé- 
rieure d'un  arc  libéro-ligneux  normal,  ou  dans  un  cercle  libéro- 
lio-neux. 


*£>' 


1.  «  Dans  certaines  Cucurbitacées  (Courge,  Potiron),  les  faisceaux  libériens 
médullaires  de  l'axe  hypocotylé,  d'après  Gerakd  (Ann.  Sc.Nat.,  6  s.,  t.  XI,  1881), 
se  placent  par  leur  course  longitudinale  dans  le  liber  normal  de  la  racine;  les 
objections  que  Lamounbtte  lui  fait  (Ann.  Se.  Nat.,  1890,  p.  201),  n'ont  aucune 
portée,  car  Lamounbtte  interprète  la  description  des  aspects  différents  d'un  fais- 
ceau à  divers  niveaux  comme  la  suite  des  stades  de  différenciation  au  même 
niveau  suivant  l'âge.  » 


Col.  —  Faisceaux  médullaires  et  faisceaux  surnuméraires.  239 

TYPE  DE  LA  SÉRIE  M.  —  Les  faisceaux  normaux  d'une 
feuille  ou  d'un  pétiole  peuvent  rentrer  en  partie  dans  la  moelle 
de  la  tige,  au  nœud  même  où  la  feuille   en  question    s'insère 


Planche  I. 


(fig.  N,  pi.  1)  ;  mais  le  plus  souvent  la  trace  normale  foliaire 
parcourt  plusieurs  entre-nœuds  dans  le  cercle  périphérique  de 
la  tige  et  ne  rentre  dans  la  moelle  qu'au  point  où  il  y  a  une 
feuille  placée  exactement  au-dessous  (ou  des  stipules  :  Pipe- 
racées)  (fig.  M,  pi.  I). 

TYPE  de  la  série  a.  —  C'est  le  plus  souvent  au  sommet  du 


24o  JOURNAL  DE   BOTANIQUE 

pétiole,  où  se  réunissent  plusieurs  nervures  importantes,  qu'un 
certain  nombre  de  faisceaux  passent  dans  la  moelle. 

Voici  donc  les  types  A,  M,  a  et  R  caractérisés  par  le  point 
où  le  faisceau  entre  dans  la  moelle,  en  suivant  sa  course  de 
haut  en  bas. 

Mais  dans  chacun  de  ces  cas  les  faisceaux  devenus  médul- 
laires peuvent  se  comporter  différemment  en  leur  course  et  en 
leur  terminaison. 

Les  types  décrits  sous  les  lettres  A,  a  et  M  se  distinguent 
chacun  en  plusieurs  autres,  caractérisés  par  une  course  plus  ou 
moins  longue  et  variable  en  situation. 

Comme  il  y  a  homologie  dans  les  courses  et  les  terminaisons 
des  faisceaux  médullaires  de  chacune  des  séries  de  types  A,  a 
et  M,  nous  désignerons  les  types  de  chaque  série  par  les  lettres 
alphabétiques  qui  suivent,  et  pour  les  terminaisons,  les  divers 
types  que  l'on  rencontre  porteront  les  mêmes  lettres  accompa- 
gnées ou  non  d'une  ou  deux  petites  virgules,  que  l'on  nomme 
prune  ou  seconde. 

Ainsi,  par  exemple,  les  faisceaux  médullaires  dans  le  limbe, 
suivant  leur  course  subséquente,  seront  désignés  par  les  lettres 
A,  B,  C,  D  et,  suivant  le  mode  de  terminaison,  les  faisceaux 
ayant  le  parcours  du  type  B,  par  exemple,  seront  désignés 
parB,  B',  B", 

En  dénommant  ainsi  chaque  type  simple  par  un  signe,  nous 
expliquerons  plus  facilement  les  cas  où  plusieurs  de  ces  types 
se  trouvent  superposés  dans  la  même  plante. 

Quel  que  soit  le  type  des  faisceaux,  la  lettre  type  ordinaire 
s'appliquera  toujours  à  des  faisceaux  se  terminant  à  la  base  iso- 
lément en  pointe  aveugle  et  en  place  anormale  ;  la  lettre  prime 
à  des  faisceaux  dont  le  trajet  anormal  s'accole  à  des  trajets 
semblables  d'autres  faisceaux  ;  enfin,  la  lettre  seconde,  qu'à  tous 
les  faisceaux  qui  vers  leur  base  reprennent  une  place  normale. 

I.  DISPOSITIONS  DE  LA  SÉRIE  A.  —  Les  faisceaux 

MÉDULLAIRES  DE  LA  FEUILLE,  SUITES  DE  FAISCEAUX  NORMAUX. 
—  Ces  faisceaux  peuvent  ne  pas  dépasser  la  base  du  limbe  ou  du 
pétiole,  ils  seront  alors  des  faisceaux  du  type  A.  Ces  faisceaux 
pourront  se  terminer  en  pointe  aveugle  sans  aboutissant,  ce 
mode  de  terminaison  sera  pris  comme  typique.  La  lettre  A  dési- 


Col.  —  Faisceaux  médullaires  et  faisceaux  surnuméraires.  241 

gnera  donc  le  type  des  faisceaux  qui,  anormaux  sur  une  partie 
de  leur  trajet  dans  la  feuille,  se  terminent  ainsi  sans  aboutissant 
vers  la  base.  (Voir  schéma  de  la  planche  I.) 

Le  plus  souvent  ces  faisceaux  rejoignent  l'arc  ou  le  cercle 
libéro-ligneux  normal,  ils  seront  alors  du  type  A"  (A  seconde) . 
Ex.  Lippia  citriodora ,  Ficus,  Campanulacées  à  tige  normale, 
Broussonetia,  Cephalanthus  (Rubiacées),  Tflia,  Sterculïa, 
Isouandra,  Viburnum  Opulus,  Acer  pseudo-Platanus ,  sEsctilus 
Hippocastanum . 

Type  B.  —  Les  faisceaux  médullaires,  avant  de  passer  dans 
la  moelle  de  la  tige,  se  recourbent  dans  le  cercle  normal  sur  un 
court  trajet,  et  dans  la  tige  ils  se  terminent  en  pointe  aveugle. 

B'  sera  le  type  B  dans  lequel  les  faisceaux  s'accolent  à  d'au- 
tres faisceaux  médullaires  dans  la  tige  (Campanulacées). 

B"  s'ils  rejoignaient  de  nouveau  le  cercle  normal  (nous  n'en 
avons  encore  rencontré  aucun  exemple). 

TYPE  C.  —  Les  faisceaux  médullaires,  à  la  base  de  la  feuille, 
passent  directement  dans  la  moelle  de  la  tige  ;  suivant  qu'ils  s'y 
terminent  en  aveugle,  ou  en  s'accolant  à  d'autres  faisceaux  mé- 
dullaires ou  encore  en  rejoignant  le  cercle  normal  :  on  aura  les 
types  C,  C  ou  C".  Ex.  C  nombreuses,  Campanulacées ,  Con- 
volvulacées, Œnothéracées,  Gentianées  ;  C"  ex.  d'après  Gé- 
rard (  1  )  dans  la  base  de  la  tige  de  Datura  Stramonùim  et  celle 
(ÏAlropa  Belladona. 

IL  DISPOSITION  DE  LA  SÉRIE  a.  —  Les  faisceaux 

DEVENUS  MÉDULLAIRES  DANS  LE  PÉTIOLE.  —  Ils  peuvent  se 
comporter  comme  ceux  du  limbe  d'où  les  types  a,  a)  et  a".  Si 
l'on  trouve  des  faisceaux  médullaires  commençant  dans  le 
pétiole  et  se  prolongeant  dans  la  moelle  de  la  tige,  on  a  le  type 
b,  analogue  au  type  B,  etc.  En  général,  les  types  a,  d  et  a" 
sont  les  seuls  rencontrés. 

Il  y  a  de  nombreux  intermédiaires  entre  les  types  A  et  a, 
C  et  c,  car  les  faisceaux  deviennent  parfois  médullaires  un  peu 
au-dessus  du  pétiole  ;  de  même  entre  A,  a  et  N,  parce  que  le 
pétiole  est  parfois  très  court  et  que  les  faisceaux  passent  dans 
la  moelle  un  peu  avant  l'insertion  à  la  tige. 

1.  Gérard.  Ann.  Se.  Nat.,  6  s,,  t.  XI,  1881,  p.  376. 


242  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

III.  DISPOSITIONS  DE  LA  SÉRIE  M.  —  Faisceaux  nor- 
maux RENTRANT  DANS  LA  MOELLE  DE  LA  TIGE.  —  Si,  très  sou- 
vent, les  faisceaux  médullaires  de  la  tige  sont,  comme  nous 
venons  de  le  voir,  les  suites  des  faisceaux  médullaires  de  la 
feuille,  ils  sont  aussi  d'autres  fois  la  suite  de  traces  foliaires  nor- 
males, alors  ils  constituent  les  types  M,  N,  etc.,  et  suivant  leurs 
terminaisons  M,  M'  et  M",  N,  N'  et  N",  etc. 

TYPE  M.  —  Les  faisceaux  formant  les  traces  foliaires  nor- 
males ne  passent  dans  la  moelle  qu'après  avoir  parcouru  un  cer- 
tain espace  dans  le  cercle  libéro-ligneux  périphérique  de  la  tige. 

M.  —  Ils  se  terminent  en  pointe  aveugle,  sans  rejoindre 
ni  le  cercle  normal  ni  d'autres  faisceaux  médullaires  identiques 
à  eux-mêmes.  Ex.  dans  quelques  Campanulacées. 

M'  —  Ils  s'accolent  inférieurement  à  d'autres  faisceaux  mé- 
dullaires, et  tous  ceux  des  entre-nœuds  les  plus  inférieurs  de 
la  tige  se  poursuivent  et  se  terminent  isolement  dans  la  racine 
(dans  le  bois)  où  à  la  base  de  la  tige.  Ex.  Campaimla  pyrami- 
dalis ,  Piper  Bétel. 

M".  —  S'ils  rejoignaient  le  cercle  normal  périphérique. 

Type  N.  —  Ce  sont  les  faisceaux,  normaux  à  la  base  du  pé- 
tiole ou  du  limbe  sessile,  qui  passent  dans  la  moelle  de  la  tige 
au  nœud  même  d'insertion  de  la  feuille.  Ex.  liber  du  Croton 
pungens.  Suivant  le  mode  de  terminaison  isolé,  accolé  à  d'autres 
médullaires,  ou  retour  dans  le  cercle  normal,  on  aura  les  types 
N,  N'  ou  N". 

Type  O.  —  Enfin  des  faisceaux  normaux  dans  le  rameau 
peuvent  passer  dans  la  moelle  de  la  tige.  Les  faisceaux  médul- 
laires d'un  rameau  passent  le  plus  souvent  directement  dans  la 
moelle  de  la  tige  axe. 

IV.  FAISCEAUX  DU  TYPE  R.  —  Restant  a  la  face 

INTERNE  DU  BOIS  NORMAL  JUSQU'AUX  EXTRÉMITÉS  DES  NERVURES, 
comme  chez  quelques  Ciicurbitacces.  Ex.  Bryone.  L'étude  com- 
plète  de   cette  famille,    à   ce   point  de  vue,  fournira   peut-être 
d'autres  types  de  cette  série  (i). 

Un  certain  nombre  de  ces  faisceaux  peuvent  exister  sur  la 
nervure  médiane  de  feuilles  pourvues  de  faisceaux  médullaires 
de  l'un  des  types  précédents. 

i.    Voir  la  noie  de  la  page  238. 


Col.  —  Faisceaux  médullaires  et  faisceaux  surnuméraires.         243 

Ce  sont  là,  bien  entendu,  des  schémas  généraux  pouvant 
offrir  de  nombreuses  modifications  de  détails. 

TRAJETS    MÉDULLAIRES    DES    FAISCEAUX   DANS    CHAQUE    PLANTE 

EN   PARTICULIER 

Si,  maintenant,  on  considère  une  plante  en  particulier,  elle 
pourra  offrir  une  ou  plusieurs  des  dispositions  précédentes. 
Tous  les  cas  rentrent  dans  les  types  que  nous  avons  définis.  Un 
type  peut  se  rencontrer  dans  les  plantes  de  toute  une  famille, 
mais,  par  contre,  il  peut  aussi  n'avoir  ailleurs  aucune  valeur, 
même  spécifique. 

Ainsi  la  répartition  des  faisceaux  médullaires  offre  trois  cas 
à  considérer. 

1°  —  LA  FEUILLE  SEULE  PRÉSENTE  DES  FAISCEAUX  MÉDUL- 
LAIRES, soit  dans  le  pétiole  seulement,  soit  dans  le  limbe  et  le 
pétiole  à  la  fois. 

Disposition  type#.  Ex.  Catalpa,  Lavatera  olbia  (Malvacées). 

€Ù\  Ex.  très  nombreux  cités  dans  la  thèse  de  L.  PETIT  (1). 

A.  Extrémité  supérieure  des  feuilles  de  Campanulacées. 

A".  Ficus,  Broussonetia,  Cephalanthîis  (Rubiacées). 

2°   —  LA  TIGE   SEULE  EN   RENFERME.    Ex.   type  M,    M',   M"  : 

Acanthacées,  Daphne,  Tecoma.  Type  N,  N"  :  Phytolacca.  N', 
ex.  faisceaux  libériens  du  Croton  pungens. 

M  et  N  sont  parfois  superposés. 

30  —  LA  TIGE  ET  LA  FEUILLE  EN  POSSÈDENT,  par  suite  de  la 
présence  du  type  C  ou  C,  ou  R.  C  est  parfois  superposé  à  R 
et  très  souvent  à  M  et  à  O. 

Plusieurs  types  se  superposent  assez  souvent  ;  ainsi,  dans 
les  Campanulacées,  on  a  à  la  fois  B',  C\  M  et  N  ;  dans  VIpomea 
purpîirea,  M'  et  C. 

CAUSES   APPARENTES   DE   LA   PRÉSENCE   DES   FAISCEAUX 

MÉDULLAIRES. 

La  situation  anormale  des  faisceaux  à  trajet  médullaire 
semble  résulter  de  la  concrescence   des  divers  systèmes  con- 


1.  L.  Petit.  Le  pétiole  des  Dicotylédones.  Thèse,  Paris,  1887;  mais  cet  auteur 
n'a  pas  vu  Thomologie  qui  existe  entre  la  course  médullaire  des  faisceaux  libéro- 
ligneux,  et  celle  des  fascicules  libériens  internes  des  faisceaux  qu'il  appelle  encore 
en  1887  des  faisceaux  bicollatéraux,  malgré  le  travail  de  Lamounette  en  1884. 


244  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

ducteurs  descendant  des  feuilles  dans  la  tige  où  ils  ont  à  peine 
place  pour  se  loger,  ils  s'y  disposent  alors  symétriquement  et 
pour  le  mieux. 

Si  on  considère,  de  haut  en  bas,  deux  faisceaux  à  leur  jonc- 
tion, tout  se  passe  comme  si  le  bois  diminuant  de  volume,  le 
liber  occupait  alors  plus  de  place  relativement  au  bois,  et 
passait  sur  les  côtés  puis  sur  la  face  supérieure  ou  interne  de 
l'arc  ligneux. 

Les  faisceaux  normaux  peuvent  en  effet,  en  considérant  leur 
course  de  haut  en  bas,  devenir  médullaires  à  toutes  les  inter- 
sections ou  plutôt  accolements  de  faisceaux,  savoir  : 

i°  Dans  le  limbe  foliaire  à  la  jonction  de  deux  nervures  (voir 
schéma  VI,  VII  et  VIII)  ; 

2°  Dans  le  pétiole  au  point  de  réunion  des  grosses  nervures 
foliaires,  ex.  dans  les  feuilles  de  Malvacées,  de  Catalpa,  de 
Paulownia. 

3°  Dans  la  tige  à  l'insertion  des  feuilles  et  des  bourgeons. 
Au  point  où  les  systèmes  conducteurs  de  deux  organes  se  ren- 
contrent, les  faisceaux  ont  souvent  une  course  irrésfulière  :  là, 
même  dans  des  plantes  dont  la  structure  est  regardée  comme 
normale,  quelques  faisceaux  passent  à  la  face  interne  des  autres 
sur  un  espace  très  minime.  Ces  faisceaux  constituent,  dans  les 
noeuds  de  la  tige  ou  du rachis  des  feuilles  composées  pennées,  et  au 
sommet  du  pétiole  dans  de  nombreuses  feuilles  à  nervation  pal- 
mée ou  digitée,  des  diaphragmes  transversaux  à  mailles  plus  ou 
moins  lâches. 

Ces  diaphragmes  sont  parfois  très  obliques,  dans  les  tiges 
les  faisceaux  stipulaires  prennent  souvent  part  à  leur  formation. 
C'est  là  une  ébauche  de  formation  médullaire  ;  dans  des  exemples 
convenablement  choisis,  on  peut  voir  un  petit  nombre  de  ces 
faisceaux  formant  le  diaphragme,  rester  dans  la  moelle  sur  un 
certain  parcours  avant  de  rejoindre  leur  place  normale  dans  le 
cercle  périphérique  [Bégonia),  ou  de  se  terminer  dans  la  moelle 
sans  aboutissants  (pétiole  de  Catalpa) . 

C'est  ainsi  que  les  faisceaux  médullaires  des  Bégonia  et  de 
quelques  Ombellifères  dérivent  des  faisceaux  normaux,  mais  ils 
contractent  entre  eux  des  anastomoses  qui  masquent  en  partie 
la  course  des  faisceaux  surtout  lorsqu'ils  sont  très    nombreux. 

Les  feuilles  composées  montrent  aux  points  de  subdivision 


Col.  —  Faisceaux  médullaires  et  faisceaux  surnumjraires.  245 


Planche  II. 


246  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

du  pétiole  médian  une  disposition  identique  à  celle  des  faisceaux 
des  tiges  (schéma  IV,  et  figures  19  a  22). 

De  même  lorsque  dans  une  feuille  simple,  il  y  a  des  faisceaux 
médullaires  placés  dans  un  système  libéro-ligneux  fermé,  ces 
faisceaux  sont  des  faisceaux  normaux  passant  dans  la  moelle  par 
une  marche  identique  au  type  M  de  la  tige.  Ex.  Isonandra 
Giitta  (schéma  I). 

Les  nouveaux  faisceaux  venant  se  placer  dans  l'organe  axe 
(tige,  rachis  commun,  nervure  médiane)  repoussent  pour  ainsi 
dire  dans  la  moelle  les  faisceaux  qui  occupaient  leur  place  ;  ou 
pour  dire  plus  exactement,  les  faisceaux  des  ramifications  plus 
élevées  ne  trouvant  plus  à  se  placer  dans  le  cercle  périphérique, 
passent  dans  la  moelle  (schéma  I,  II  et  IV). 

Dans  une  telle  feuille,  la  nervure  médiane,  suivie  de  haut  en 
bas,  montre  d'abord  un  arc  normal  qui,  par  suite  de  l'adjonction 
de  nervures  latérales  normales,  se  courbe  de  plus  en  plus,  une 
partie  des  faisceaux  se  place  ainsi  au-dessus  de  l'arc  normal, 
puis,  d'autres  faisceaux  normaux  se  joignent  à  ce  système, 
ayant  déjà  la  forme  d'un  cercle  (plus  ou  moins  déprimé  à  la  face 
supérieure),  alors,  cédant  pour  ainsi  dire  sa  place  à  ces  der- 
niers faisceaux,  une  partie  du  cercle  vasculaire  passe  dans  la 
moelle,  mais  elle  se  réduit  souvent  à  du  tissu  criblé.  Dans 
d'autres  feuilles  on  remarque  aussi  ces  dispositions  sur  les  ner- 
vures de  deuxième,  troisième  ordre. 

LES   FAISCEAUX  DU   SYSTÈME    FLORAL 

Ils  se  comportent  comme  des  faisceaux  foliaires,  les  pièces 
florales  étant  considérées  comme  des  feuilles  modifiées,  il  n'y 
a  rien  de  surprenant  à  cela,  mais  il  y  a,  plus  fréquemment  que 
dans  les  feuilles,  une  structure  concentrique  des  faisceaux  ; 
nous  avons  dit  que  dans  un  faisceau  foliaire  dont  le  liber  en- 
toure le  bois,  ou  qui  est  concentrique  par  le  bois  et  le  liber  à  la 
fois,  la  partie  libérienne  ou  libéro-ligneuse  qui  est  placée  à  la 
face  interne,  c'est-à-dire  tournée  ici  vers  le  centre  de  la  fleur, 
correspond  à  des  faisceaux  médullaires. 

La  course  de  ces  faisceaux  dans  le  calice, la  corolle,  est  sem- 
blable à  celle  décrite  pour  ceux  des  feuilles,  de  même  pour  les 
faisceaux  des  feuilles  carpellaires  et  des  étamines  ;  ces  derniers 
n'ont  quelquefois  aucun  vaisseau  ligneux. 


Col.  —  Faisceaux  tnédullaires  et  faisceaux  surnuméraires.         247 

Tous  les  faisceaux  des  fleurs  sont  en  général  normaux  à  leur 
extrémité  supérieure,  plus  bas  ils  deviennent  peu  à  peu  concen- 
triques par  adjonction  de  petits  faisceaux  normaux,  ils  le  de- 
viennent aussi,  brusquement,  au  point  de  réunion  des  faisceaux 
de  deux  verticilles  floraux.  Les  concrescences  entre  les  pièces 
florales,  auxquelles  prennent  souvent  part  les  faisceaux,  et 
la  présence  de  fascicules  criblés  allant  aux  nectaires,  contri- 
buent à  rendre  plus  fréquentes  les  dispositions  concentriques 
des  faisceaux. 

Lorsque  la  tige  a  une  structure  normale,  tous  les  faisceaux 
correspondant  aux  faisceaux  médullaires  ne  dépassent  pas  en 
cette  situation  la  base  de  la  fleur;  dans  le  pédoncule  tous  ces 
faisceaux  ont  repris  une  place  dans  le  cercle  périphérique,  à 
moins  qu'ils  n'aient  disparu  avant;  d'autres  fois  ils  restent  en 
situation  médullaire  dans  le  pédoncule  ;  et  lorsque  les  tiges  ont 
des  faisceaux  médullaires,  ils  peuvent  se  poursuivre  jusque 
dans  la  tige  où  ils  constituent  la  totalité  ou  une  partie  des 
faisceaux  médullaires. 

Ainsi  lorsque  des  plantes,  dont  le  système  vasculaire  de  la 
tige  est  normal,  offrent  des  faisceaux  concentriques  ou  des 
faisceaux  médullaires  (Aralia  spinosà)  dans  les  pédoncules  flo- 
raux, cela  tient  à  ce  que  la  disposition  des  faisceaux  dans  la 
fleur  se  prolonge  plus  ou  moins  dans  la  tige,  ou  bien  à  ce  que 
tous  les  faisceaux  de  la  fleur  ne  peuvent  se  placer  sur  un  seul 
cercle  dans  le  pédoncule. 

Dans  la  plupart  des  familles  à  liber  médullaire,  le  liber  mé- 
dullaire des  pédoncules  fait  en  partie  suite  à  ces  faisceaux 
internes  des  pièces  florales,  comme  celui  de  la  tige  fait  suite  à 
celui  des  feuilles  ;  l'autre  partie  vient  des  bractées. 

Ainsi  toutes  les  particularités  de  structure  SEMBLENT  dériver 
de  la  disposition  des  faisceaux  descendant  des  appendices  de 
tout  ordre  portés  par  la  tige. 

ROTATION   DES   FAISCEAUX    LORS    DE   LEUR   PASSAGE  DANS 

LA    MOELLE 

Un  faisceau  normal  dans  une  nervure  foliaire,  pour  devenir 
peu  à  peu  faisceau  de  l'arc  supérieur  de  la  nervure  médiane, 
accomplit  une  rotation  sur  lui-même  de  1800  entre  ses  deux  dis- 
positions. 


248  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

Presque  tous  les  faisceaux  devenant  médullaires,  ainsi  que 
WEISS  l'a  déjà  dit,  subissent  brusquement  ou  peu  à  peu  cette  ro- 
tation ;  c'est  là  une  raison  de  la  disposition  inverse  du  bois  et  du 
liber  de  nombreux  faisceaux  médullaires  par  rapport  aux  fais- 
ceaux du  cercle  normal. 

INDÉPENDANCE  RELATIVE  DES  FAISCEAUX  DES  APPENDICES,  UNE 
FOIS  ENTRÉS  DANS  LA  TIGE,  ILS  DIMINUENT  DE  GROSSEUR  DE 
HAUT  EN  BAS  JUSQU'A  DISPARAITRE. 

On  peut  remarquer,  particulièrement  sur  les  faisceaux  médul- 
laires isolés  au  centre  de  la  moelle,  une  diminution  de  grosseur 
insensible  de  haut  en  bas,  et  parfois  une  disparition  en  pointe 
aveugle,  ex.  Campanula  rapnnculoïdes  ;  pour  les  faisceaux  nor- 
maux sur  tout  leur  parcours,  il  en  est  de  même,  mais  le  plus 
souvent  ils  sont  vers  leur  base  accolés  latéralement  à  d'autres 
faisceaux,  ce  qui  rend  la  disparition  moins  visible  surtout  pour 
le  liber. 

Le  liber  a  en  général  un  plus  long  trajet  que  le  bois.  Sur 
chaque  faisceau  foliaire  normal,  entrant  dans  la  tige,  on  voit  de 
haut  en  bas  diminuer  le  nombre  des  rangées  radiales  de  vais- 
seaux primaires,  et  au  point  où  ce  faisceau  se  raccorde  latéra- 
lement à  un  autre  faisceau,  rentré  plus  bas,  il  est  souvent  réduit 
à  des  formations  secondaires,  ces  dernières  formations,  suite 
évidente  de  faisceaux  foliaires,  sont  parfois,  sur  une  certaine 
longueur,  interposées  entre  de  gros  faisceaux  foliaires  qui  à  leur 
tour  se  réduisent  de  plus  en  plus  à  mesure  qu'ils  descendent 
dans  la  tige.  Ex.  Phyteîima  hemisphœricum  L. 

Hansteina  déjà,  dès  1857,  montré  ces  faits  pour  des  Coni- 
fères, des  Crucifères ,  le  Cytise;  nos  observations  sont  conformes 
aux  siennes,  mais  portent  sur  des  familles  très  éloignées  [Ca7n- 
fianulacées ,  Composées  et  en  général  celles  que  nous  avons 
étudiées  au  point  de  vue  liber  médullaire)  ;  LlGNIER  a  décrit  les 
mêmes  dispositions  chez  les  Melastomacées. 

Les  trajets  médullaires  et  les  trajets  normaux  des  faisceaux 
montrent  ces  mêmes  changements  en  leur  course  longitudinale, 
mais  comme  leur  parcours  est  très  long,  non  rectiligne  et  varie 
de  dimensions,  même  relative,  pour  chaque  faisceau  ;  on  ignore 
à  l'avance   la  disposition  longitudinale   strictement  exacte  d'un 


Col.  —  Faisceaux  médullaires  et  faisceaux  surnuméraires .         24g 

faisceau.  On  ne  saurait  donc,  par  l'examen  des  coupes  longitu- 
dinales, être  fixé  d'une  façon  absolue  sur  la  terminaison  des 
vaisseaux  primaires  de  haut  en  bas;  ou  le  raccord  plus  ou  moins 
direct,  entre  la  partie  primaire  d'un  faisceau  foliaire  et  les  for- 
mations secondaires  qui  semblent  lui  faire  suite  longitudina- 
lement.  La  variabilité  de  l'aspect  d'un  même  faisceau  pris  à 
divers  niveaux,  et  de  deux  faisceaux  entre  eux  à  ce  point  de  vue, 
montre  aussi  toute  la  difficulté  qu'il  y  a  à  pouvoir  affirmer  dans 
quel  sens  se  fait  la  différenciation  longitudinale  d'un  faisceau. 
Nous  employons  toujours,  pour  ces  études,  les  séries  de  coupes 
transversales. 

Pour  terminer  la  description  des  faisceaux  d'une  plante  adulte, 
il  faut  parler  des  formations  secondaires  superposées  radiale- 
ment  aux  formations  primaires  et  qui  en  sont  très  différentes. 
(Pachyte  de  M.  Van  Tieghem). 

Dans  la  tige  âgée  d'une  plante  ligneuse  les  formations  secon- 
daires que  l'on  trouve  les  plus  près  du  cambium  ne  se  rendent 
pas  aux  feuilles  avec  les  faisceaux  primaires  auxquelles  elles 
sont  superposées,  elles  sont  alors  sur  le  prolongement  longitu- 
dinal (mais  non  strictement  vertical)  des  faisceaux  primaires 
venus  des  feuilles  insérées  plus  haut. 

La  partie  des  formations  secondaires  n'allant  pas  à  la  feuille, 
où  se  rendent  les  vaisseaux  primaires  et  une  partie  des  secon- 
daires qui  lui  sont  superposés  radialement,  passe  au  départ  de 
ces  derniers  sur  un  autre  faisceau,  et  ainsi  de  suite. 

On  observe,  parfois  très  nettement  au  point  d'entrée  d'un 
faisceau  foliaire  dans  la  tige  âgée,  que  ce  faisceau  se  place  peu 
à  peu  à  la  face  interne  de  formations  secondaires  qui  se  pour- 
suivent plus  haut  (fig.  V,  PI.  II). 

Ces  formations  secondaires  superposées  à  des  faisceaux  fo- 
liaires, tantôt  à  l'un,  tantôt  à  l'autre,  sont-elles  la  suite  directe 
des  faisceaux  primaires  de  feuilles  placées  plus  haut?  Nous  ne 
saurions  pour  le  moment  l'affirmer  d'une  façon  absolue,  il  y  a 
relation  entre  ces  deux  parties  de  l'appareil  vasculaire,  mais 
peut-être  pas  continuation  directe.  Ce  sujet  mérite  encore  des 
études. 

Sens  de  la  différenciation  des  faisceaux  médullaires. 
—  On  entend  par  là,  la  direction  du  processus  de  différenciation 
des  éléments  d'un  faisceau.  Chez  les  Campanulacées  les  faisceaux 


250  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

médullaires  se  développent  pour  chaque  faisceau  pris  en  parti- 
culier, d'abord  au  point  d'insertion  de  la  feuille  et  de  là  gagnent 
l'entre-nœud  inférieur,  ils  se  différencient  de  haut  en  bas.  Lorsque 
le  système  médullaire  est  très  développé,  du  bas  de  la  feuille  il 
gagne  à  la  fois  l'entre-nœud  inférieur  et  le  supérieur,  mais 
s'étend  moins  dans  ce  dernier  où  il  rencontre  à  une  petite  dis- 
tance un  faisceau  descendant. 

Distinction  entre  faisceaiix  médullaires  criblés  et  cribro-vas- 
culaires. —  Souvent,  dans  une  plante  ou  toute  une  famille,  on 
trouve  un  de  ces  types  exclusivement,  très  souvent  aussi  on  observe 
danslamême  plante  ces  deux  types,  déplus  le  même  faisceau,  sui- 
vant lepoint  considéré  de  sacourseaura  des  vaisseaux  ou  en  sera 
dépourvu  cette  distinction  n'adoncdanscertainesplantes  aucune 
valeur  (ex.  Campanulacées). 

On  trouve  :  du  tissu  criblé  seul  dans  la  moelle  des  Sola- 
nées,  Apocynées,  Asclépiadées,  Œnothéracées ,  Myrtacées , 
Croion,  Daphne,  etc.,  etc. 

Accompagné  de  quelques  vaisseaux  dans  quelques  Gentia- 
nées  (M.  Perrot),  Composées ,  Ligtiliflores  (Krusch),  Campanu- 
lacées, de  nombreux  vaisseaux  dans  les  Acanthacées ,  Tecoma 
radicans,  et  enfin presqtie  exclusivement  des  faisceaux  libéro- 
ligneux  (cribro  vasculaire)  dans  la  moelle  des  Araliées,  Ombel- 
lifères,  Bégoniées,  Polygonées,  Ricin,  Pipériiées,  Phytolacca. 

CONCLUSIONS. 

i°  —  Presque  tous  les  faisceaux  médullaires  sont  des  trajets 
anormaux  de  faisceaux  normaux,  leur  position  relative  constitue 
seule  l'anomalie  (i). 

2°  —  Les  faisceaux  médullaires  ont  été  souvent  appelés  sur- 
numéraires ainsi  que  tous  les  faisceaux  placés  en  dehors  de  la 
région  normale,  ou  cercle  périphérique  vasculaire.  Il  y  a  lieu 
de  n'employer  cette  expression  de  surnuméraire  que  pour  un 
très  petit  nombre  de  faisceaux  médullaires;  son  emploi,  com- 
mode pour  la  description  de  coupes  transversales,  donne  une 
fausse  idée  du  trajet  longitudinal  de  ces  faisceaux  et  de  leur 

i.  Il  est  bien  entendu  qu'il  n'y  a  pas  de  faisceaux  bicollatéraux,  et  que  tout  le 
liber  que  l'on  rencontre  à  la  face  interne  des  faisceaux  ligneux  forme  des  fasci- 
cules médullaires  conformément  aux  études  de  Lamounette  (loc.  cit.)  et  de  Bara- 
netzky  (Ann.  Se.  Nat.,  1900). 


Col.  —  Faisceaux  médullaires  et  faisceaux  surnuméraires.  251 

rôle,  car  il  est  inadmissible  d'admettre  qu'un  faisceau  soit  sur- 
numéraire en  un  point  de  son  trajet  et  normal  en  d'autre,  d'au- 
tant plus  que  le  trajet  que  l'on  appellerait  alors  surnuméraire 
relierait  assez  souvent  deux  trajets  normaux  d'un  môme  faisceau. 

30  —  Il  n'y  a  que  chez  un  certain  nombre  de  Cucurbitacées 
(et  peut-être  dans  la  tige  des  Ombellifères  et  Polygonées),  où  il 
existe  des  faisceaux  véritablement  surnuméraires  qui  sont 
placés  d'une  façon  anormale  surtout  leur  trajet. 

Et  encore,  en  ce  qui  concerne  les  Ombellifères  et  Polygonées, 
ces  faisceaux  ne  seraient  que  des  anastomoses  (surnuméraires) 
entre  les  trajets  médullaires  des  faisceaux  foliaires. 

40  —  La  présence  de  faisceaux,  surtout  libériens,  en  dehors 
de  la  région  normale,  constitue  pour  M.  Lamounette  (1)  et 
M.  Perrot  (2)  un  caractère  adaptionnel.  Ce  fait  résulte  aussi  de 
la  considération  des  courses  longitudinales  des  faisceaux. 

Les  faisceaux  médullaires,  soit  libériens  soit  libéro-ligneux, 
constituent,  d'abord  chez  certaines  plantes,  un  très  court  trajet 
anormal  de  faisceaux  normaux  ;  chez  d'autres  la  longueur  de  ce 
trajet  augmente  de  plus  en  plus,  et  on  arrive  à  un  faisceau  en- 
tièrement anormal. 

50  —  En  ce  qui  concerne  l'indépendance  primaire  des  fais- 
ceaux appendiculaires  de  la  tige,  la  diminution  de  volume  de  cha- 
cun d'eux  de  haut  en  bas  et  leur  raccord  indirect  par  accolement 
latéral  à  un  faisceau  foliaire  plus  inférieur,  nos  observations 
sont  d'accord  avec  les  travaux  de  botanistes  qui  ont  véritable- 
ment étudié  cette  question.  Hanstein  (3),  Bertrand  (4), 
Lignier  (5),  Gidon  (6),  Grelot  (7),  Jost  (S),  Jodin  (9),  Dan- 
geard(io),  Delpino(n). 

1.  Lamounette.  Ann.  Se.  Nat.,  1890. 

2.  E.    Perrot.  Le  tissu  criblé,  1899.  Thèse  agrégation  de  l'E.  sup.  de  Phar- 
macie, Paris,  page  215. 

3.  Hanstein.  Loc.  cit.  Ann.  Se.  Nat. 

4.  Bertrand.  Théorie   du  faisceau.   Arch.    du  N.  de  la  France,  1883,   février 
(4  P1-.  50  pages). 

5.  Lignier.  Loc.  cit.  Bull.  Se.  de  la  Fr.  et  de  la  Belgique,  1890. 

o.  Gidon.   Thèse   Doctorat.  Recherches  sur  l'appareil  conducteur  des  Cyclo- 
spermèes.  (Mémoires  de  la  Société  linéenne  de  Normandie,  t.  XX,  1899  ou  1900). 

7.  Grelot.  Sur  le  syst.   libéro-ligneux  floral   des  Gamopétales   bicarpellées. 
Thèse,  faris,  1898. 

8.  JosT.1891.  UeberDickenwachsthumund  Jahresringbildung(Bot.  Zeitung(i89i). 

9.  Jodin.  Ass.  Fr.  pour  Av.  des  Se.  Paris,  1900. 

10.  Dangeard.  Le  Botaniste,  1895. 

11.  Delpino.  Rapport  de  M.  Clos.  Mém.  de  l'Ac.  de  Toulouse,  t.  IV,  1892. 


252  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

Si  d'une  façon  générale,  dans  l'énorme  majorité  des  cas,  les 
faisceaux  sont  ainsi  disposés,  on  rencontre  çà  et  là  des  faits 
contraires,  ainsi  presque  tous  les  faisceaux  médullaires  diminuent 
de  volume  de  haut  en  bas,  or,  nous  avons  trouvé  [Symphyandra 
pendilla)  des  faisceaux  médullaires  partant  d'une  insertion  fo- 
liaire et  allant  se  perdre  dans  l'entre-nœud  plus  élevé,  comme 
d'autres  allaient  se  perdre  dans  les  entre-nœuds  plus  inférieurs. 

Les  faisceaux  diminuant  de  volume  de  haut  en  bas,  aug- 
mentent parfois  de  volume  en  passant  près  d'une  insertion 
foliaire,  enfin,  nous  avons  rencontré,  une  seule  fois  il  est  vrai,  un 
fascicule  médullaire  isolé  de  tout  appareil  libéro-ligneux  dans 
la  moelle  d'un  entre-nœud  de  Campanula  rapunculoïdes . 

Tous  les  résultats  de  nos  études  sur  les  faisceaux  médul- 
laires sont  une  extension  avec  explications  certaines  et  détaillées 
des  conclusions  déjà  émises  par  Weiss  et  LlGNlER. 

Ils  étaient  déjà  prévus  par  la  THÉORIE  de  Gaudichaud  et 
PETIT-THOUARS  ;  bien  que  cette  théorie  ait  été  ruinée  par  TrÉ- 
CUL  (i)  au  double  point  de  vue  :  pénétration  dans  la  tige  des 
faisceaux  venant  des  feuilles,  qui  s'enfonceraient  dans  les  tissus 
de  la  tige  comme  une  racine  dans  le  sol,  ou  un  clou  dans  une 
planche,  et  relation  directe  de  chaque  radicelle  avec  une  feuille, 
elle  doit  subsister  en  partie  pour  expliquer  la  dépendance  fo- 
liaire du  système  libéro-ligneux  primaire  de  la  tige,  et  l'indé- 
pendance relative  de  chaque  faisceau  foliaire  dans  la  tige  (2). 

EXPLICATIONS  DES  PLANCHES. 

Planche  I. 

Schémas  des  divers  types  de  la  course  des  faisceaux  passant  dans  la  moelle. 

Le  trait  plein  représente  la  place  normale  du  faisceau  libéro-ligneux 
foliaire  dans  la  nervure  médiane  de  la  feuille  et  dans  le  cercle  externe 
libéro-ligneux  delà  tige. 

Le  trait  pointillé  représente  le  trajet  médullaire  d'un  faisceau,  et 
aussi  son  parcours  en  situation  normale,  mais  pour  ce  dernier  il  est  placé 
sous  le  trait  plein  ou  en  dehors  de  lui,  et  ne  représente  alors  que  le  liber, 
même  si  le  faisceau  médullaire  est  libéro-ligneux. 

1.  Trhcul.  Accroissement  des  vég.  ligneux.   Ann.  Se.  Bot.,  1853,  3  s.,  t.  XIX, 
p.  65. 

2.  Résumé  succinct  de   travaux   faits  au  laboratoire  de  Botanique  de  l'Ecole 
supérieure  de  Pharmacie  de  Paris. 


Col.  —  Faisceaux  médullaires  et  faisceaux  surnuméraires.         253 

Les  figures  faites  pour  les  faisceaux  libériens  médullaires  peuvent 
ainsi  servir  pour  les  faisceaux  libéro-ligneux  ayant  un  parcours  iden- 
tique aux  faisceaux  libériens. 

Le  petit  crochet  ou  point  qui  termine  inférieurement  un  faisceau, 
indique  que  ce  faisceau  se  continue  en  partie,  en  avant  ou  en  arrière  du 
plan  de  la  figure,  dans  les  entrenœuds  plus  inférieurs,  et  à  côté  des 
nouveaux  faisceaux  venant  des  feuilles.  Très  souvent  la  partie  libé- 
rienne d'un  faisceau  normal  passe  seule  dans  la  moelle,  ou  bien  le  bois 
qui  raccompagne  ne  se  poursuit  pas  aussi  loin  que  le  liber.  Très  souvent 
aussi  le  faisceau  ne  passe  qu'en  partie  dans  la  moelle  et  le  schéma  ne 
saurait  l'indiquer;  ce  sont  parfois  les  parties  les  plus  latérales  de  l'arc 
libérien  ou  libéro-ligneux,  qui  passent  dans  la  moelle,  et  d'autres  fois 
c'est  la  partie  centrale  (surtout  pour  ceux  du  type  M,  ex.  Poivre,  N:  Phy- 
tolacca...).  En  réalité  aussi,  le  trajet  d'un  faisceau  médullaire  n'est  pas 
dans  un  plan  vertical. 
Types  de  la  série  A.  —  Médullaires  ou  supérieurs  dans  le  limbe  même. 

Type  A,  très  rare,  peut-être  même  accidentel  à  l'extrémité  supé- 
rieure du  limbe  des  Campanulacées ;  type  A'  lorsque  les  faisceaux  su- 
périeurs ou  médullaires  s'accolent  entre  eux  sans  rejoindre  leur  place 
normale. 

Type  A"  très  répandu  ;  Ex.  :  Ficus-,  Sterculia  platanifolia,  Lippia 
citriodora,  etc.,  etc. 

Types  B  et  B';  Ex.  :  quelques  fascicules  de  Campanulacées. 

Type  B";  aucun  exemple  n'a  été  rencontré. 

Type  C.  Voir  le  texte  de  cette  note  pour  définir  les  divers  types 
A.  B  et  C,  A'',  B'f,  C;  exemple  de  C  :  Campanula  rapunculoïdes,  type 
rare. 

Type  C.  La  plupart  des  faisceaux  libériens  périmédullaires  des 
Gamopétales,  Œnothéracées,  Croton  Elutheria,  Myrtacées,  etc. 

Type  D.  Course  probable  chez  quelques  Ombellifères,  où  l'on 
remarque  des  faisceaux  médullaires  du  pétiole  placés  normalement  dans 
une  partie  du  limbe  et  dans  la  gaine;  ils  se  placent  normalement  lors  de 
leur  insertion  à  la  tige;  mais  il  est  probable  que  ce  sont  ces  mêmes 
faisceaux  qui,  plus  bas,  passent  dans  la  moelle  de  la  tige. 

On  a  toujours  représenté  ici  le  faisceau  comme  devenant  médullaire 
sur  la  nervure  médiane;  il  faut  savoir  qu'en  réalité,  ils  peuvent  aussi  le 
devenir  sur  des  nervures  de  deuxième,  troisième  ordre,  etc. 
Types  de  la  série  a.  Devenant  médullaires  dans  le  pétiole. 

Type  a.  Ex.  :  feuille  de  Catalpa,  Lavatera  olbia  (Malvacées). 

Type  a".  Ex.  très  nombreuses  feuilles  palmatinervées;  le  trait 
médian  représente  un  faisceau  médullaire  dans  un  cercle  libéro-ligneux 
complet;  Sida  Abutilon  (Malvacées)  ;  Malva  sylvestris  et  Altkea  rosea  au 
sommet  du  pétiole  seulement;  Oxalis  tetraphylla  (Petit,  loc.  cit.,  fig. 
46  à  50). 
Types  de  la  série  M,  devenant  médullaires  dans  la  tige  ;  M,  après  un  trajet 
normal  dans  la  tige. 

Type  M.  Ex.  :  Campanula  rapunculoïdes. 


254  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

Type  M'.  Ex.  :  nombreuses  Campanulacées ,  Tecoma,  Acanthacées : 
dans  le  Piper  Bétel,  la  partie  médiane  du  faisceau  foliaire  devient  mé- 
dullaire à  un  nœud,  et  le  restant  ne  passe  totalement  ou  en  partie  dans 
la  moelle  qu'au  nœud  suivant. 

N  devenant  médullaire  au  point  d'insertion  sur  la  tige. 

Type  N  et  N'.  ex.  un  petit  nombre  de  fascicules  médullaires  chez  les 
Campanulacées;  presque  tous  les  faisceaux  médullaires  du  Croton pun- 
gens. 

Type  N"  ex.  Phyiolacca. 

TYPE  O.  Faisceau  du  rameau  ou  du  bourgeon  passant  dans  la  moelle 
au  point  d'insertion  sur  l'axe.  Ex.  Dans  les  Campanulacées,  les  fais- 
ceaux du  type  M,  M',  se  mêlent  en  partie  à  ceux  du  rameau  axillaire, 
dont  une  partie  passe  avec  eux  dans  la  moelle;  il  en  est  de  même 
d'après  Krusch  (loc.  cit.),  chez  les  Composées-Liguliflores. 

Faisceaux  types  de  la  série  R  restant  à  la  tace  interne  du  bois 
jusqu'à  leurs  terminaisons  dans  les  petites  nervures  foliaires.  Ex. 
Bryone. 

X.  Symphyandra  pendîda,  faisceaux  médullaires  se  perdant  peu  à 
peu  de  bas  en  haut,  dans  la  partie  supérieure  d'une  tige. 

Nota.  —  Une  même  plante  offre  souvent,  superposés  dans  la  même 
région,  plusieurs  types  de  faisceaux  médullaires 

La  distance  qui  sépare  deux  feuilles,  comme  ces  feuilles  sont  super- 
posées verticalement,  est  de  plusieurs  entrenœuds,  au  moins  deux. 

Planche  II. 

Schéma  I.  —  Course  des  faisceaux  vue  de  face  dans  une  feuille  (ex.Isona?.- 
dra  Guttà). 

Les  traits  pleins  représentent  les  faisceaux  normaux  des  nervures  de 
deuxième  ordre  venant  former  la  nervure  médiane;  le  trait  pointillé,  le 
trajet  médullaire  des  faisceaux;  à  gauche,  les  traits  pleins  se  rejoignent 
montrant  qu'une  partie  des  faisceaux  reste  dans  le  cercle  normal  et  que, 
souvent,  le  liber  seul  devient  médullaire.  Ce  schéma  est  identique  au 
type  M  de  la  tige  et  indique  ainsi  la  course  des  faisceaux  libéro-ligneux 
dans  les  tiges  d1 '  Acanthus  et  de  Tecoma. 

Schéma  II.  —  Course  des  faisceaux  dans  les  Bégonia  et  Ombelliferes (tige) . 
Les  faisceaux  sont  supposés  dans  le  même  plan  vertical. 

Schéma  III  dans  Campamila  rapunctiloïdes  faisceaux  du  type  M,  B,  C  exis- 
tant dans  les  mêmes  entre-nœuds. 

Schéma  IV,  rachis  médian  d'une  feuille  & Ombellifère.  La  course  des  fai- 
sceaux est  semblable  à  celle  des  faisceaux  de  la  tige. 

Schéma  V.  —  Vaisseaux  primaires  d'une  trace  foliaire  de  Campanula,  se 
plaçant  en  dedans  de  formations  secondaires  de  la  tige. 

Schéma  VI.  —  Coupes  transversales,  à  diverses  hauteurs,  sur  une  nervure, 
montrant  le  passage  d'un  fascicule  criblé  du  liber  normal  à  la  face  supé- 
rieure de  l'arc  libéro-ligneux,  assez  brusquement  à  la  jonction  de  deux 
nervures. 


C.  Copineau.  —  A  propos  dît  Mcum  adonidifolium.  255 

Schéma  VII.  —  Liber  passant  peu  à  peu  à  la  face  supérieure  de  l'arc  libéro- 

ligneux  normal. 
Schéma  VIII.  —  Portion    de    nervure    foliaire,    deux    fascicules  libériens 

passent  à  la  face  supérieure,  l'un  se  poursuit,  l'autre  s'éteint  peu  à  peu 

de  haut  en  bas.  (Ex.  Campanula  pyramidalis.) 
Schéma  IX.  —  Passage  insensible  du  liber  normal  à  la  face  supérieure,  de 

chaque  côté  de  la  nervure.  (Ex.  Gentiana  pneumonanihe .) 
Figures  io,  11,  12,  divers  aspects  du  pétiole  et  de  la  nervure  médiane  dans 

la  même  feuille  d'une   Campanulacée  {Campanula  rapunculoïdes,  etc.). 
Figures  14,  15,  16,  17,  18  et  13,  aspect  à  divers  niveaux  successifs,  de  haut 

en  bas,  d'une  nervure  foliaire.  [Campanula  lamiifolia)  la  réunion  des 

nervures  latérales  montre  comment  une  partie  du  liber  se  place  à  la 

face  supérieure  ainsi  que  quelques  vaisseaux  ligneux,  et  comment  des 

fascicules  libériens,  totalement  médullaires,  se  poursuivent  dans  le  liber 

normal. 
Figures  19,  20,  21,  22.  —  Jonction  de  deux  branches  latérales  du  pétiole 

iïŒuant/te  crocata  au  pétiole  médian.   Les  faisceaux  ,  placés    au  lieu 

d'union,  forment  un  diaphragme,  et  l'un  d'eux  reste  dans  la  moelle  de 

l'entre-nœud  placé  au-dessous.  (Voir  schéma  IV.) 


-*B*)OOC©=«< 


A  PROPOS  DU  MEUM  ADONIDIFOL1UM 

Par  M.  C.  COPINEAU. 

Lorsque,  au  cours  de  la  publication  des  Suites  à  la  Flore 
de  France,  parut,  dans  le  Naturaliste,  la  description  du 
Meum  adonidifolium ,  j'ai  fait  remarquer  ici  même,  tome  III, 
page  375,  que  Gay,  après  avoir  créé  cette  espèce,  l'avait  relé- 
guée au  rang-  de  forme,  et  que  M.  Chabert,  après  l'avoir 
publiée,  l'avait  ramenée  à  celui  de  variété.  (Voir  Bulletin  de 
la  Société  Botanique  de  France,  1860,  p.  575;  1862,  p.  28; 
1884,  p.  369.)  Je  concluais  que  le  «  Meum  adonidifolium  n'est 
qu'une  forme  et  doit  être  absolument  supprimé  à  tout  autre 
titre,  au  moins  sous  le  nom  de  Gay,  qui  l'a  rétracté;  et  que 
cette  forme,  en  outre  des  habitats  indiqués  dans  les  Suites  de 
la  Flore  de  France,  avait  été  signalée  au  mont  Dore  et  au  mont 
Iseran,  et  devait  se  trouver  encore  dans  de  nombreuses  autres 
stations  ». 

Le  dernier  fascicule  paru  de  la  Flore  de  MM.  Rouy  et 
Camus  fait  rentrer  le  Meum  Mutellium  (type  de  Yadom'dzfo- 
liu/u)  dans  le  genre  Ligusticum  et  mentionne  comme  forme 
adonidifolium  la  plante  qui  nous  occupe  ;  les  auteurs  ont  donc 


256  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

adopté  le  sentiment  des  botanistes  auxquels  je  me  référais 
tout  à  l'heure,  mais  il  est  à  regretter  que  la  synonymie  énoncée 
persiste  à  laisser  les  noms  Gay  et  Chabert  après  sa  mention 
comme  espèce.  Enfin,  aux  habitats  indiqués  de  Savoie  et 
Haute-Savoie,  il  eût  été  intéressant  d'ajouter  l'Auvergne. 

Ces  vicissitudes  parallèles,  dans  l'appréciation  de  plusieurs 
botanistes,  sont  bien  instructives  :  si  le  juste  doit  tourner  la 
langue  sept  fois  dans  la  bouche  avant  de  parler,  de  quelle  cir- 
conspection ne  doit-on  pas  se  munir  avant  de  créer  et  surtout 
de  publier  une  espèce  nouvelle  ! 


Le  Gérant  :  Louis  Morot. 


Paris.  —  J.  Mersch,  imp. ,  46",  Av.  de  Chàtillon. 


i6»  ANNÉE.  N°  8.  AOUT  i9o2. 


JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

ÉNUMÉRATION 
DES  ECHIUM  DE  LA  FLORE  ATLANTIQUE 

Par  M.  A.  DE  COINCY. 

(Fin.) 

Echium  sericeum. 

E.  sericetim  Vahl  ;  Rév.  esp.  crû.,  in  Morot  Jotirnal  de 
Botanique  1901,  p.  326. 

Tripolitaine,  in  herb.  Muséum  :  Sidi  el  Maeri,  Oued  Zenoud 
(d'Escayrac,  1849);  ^  herb.  Cosson  :  Sidi  el  Maeri,  Benghasi. 

Tunisie,  in  herb.  Muséum  :  Oued  el  Ftour,  Oued  Ferd, 
Krombalia,  Gabès  ;  in  herb.  Cosson  :  Kerouan,  Hammam  el  Lif  ; 
Kroussiah,  Zaghouan,  Ksar  el  Maltei,  Khanget,  Oued  el  Ftour, 
Oued  Ferd,  Zarzis,  Krombalia,  Dj.  Bou  Kourneïn,  Hammam 
(Sousa),  Gabès. 

Les  E.  sericetim  de  Tunisie  présentent  des  formes  aber- 
rantes qui  jettent  quelques  doutes  dans  l'esprit  sur  l'opportunité 
de  leur  réunion  en  une  seule  espèce.  Toutefois  on  les  recon- 
naîtra aux  caractères  suivants  :  la  corolle  assez  grande  est  rou- 
geâtre,  velue,  d'une  consistance  épaisse  ;  le  style  très  exsert, 
les  étamines  en  général  longuement  exsertes,  surtout  les  deux 
antérieures,  avec  des  filets  toujours  glabres  ;  l'anneau  à  écailles 
plus  ou  moins  séparées  ;  les  bractées  assez  courtes,  oblique- 
ment ovales,  presque  cordiformes  à  la  base  et  non  acuminées  au 
sommet  presque  obtus  ;  l'inflorescence  vague  avec  des  tiges  peu 
rameuses,  souvent  seulement  bifurquées  au  sommet,  mais  de 
taille  et  d'aspect  très  variables.  Les  feuilles  varient  aussi  beau- 
coup, surtout  dans  les  pieds  de  première  année  qui  ont  parfois 
certaine  ressemblance  avec  YE.  longifolium.  J'ajouterai  que 
dans  YE.  sericeum  l'indument  est  toujours  composé  de  poils 
assez  raides,   couchés  ou  dressés,  ruguleux  même  à  un  assez 


258  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

faible  grossissement,  entre  lesquels  on  aperçoit  un  petit  duvet 
blanchâtre  excessivement  ras. 

\JE.  sericeum  a  été  indiqué  en  Algérie  et  au  Maroc  par 
confusion  avec  Xangustifolium,  qui  en  est  très  éloigné  par  son 
inflorescence  et  l'anneau  de  la  corolle  tout  autrement  fabriqué. 

Echium  horridum. 

E.  horridum  Batt.  ;  Rév.  esp.  critiq.,  in  Morot  Journal  de 
Botanique,  1901,  p.  317. 

Tunisie,  in  herb.  Muséum  :  RadirTiniat,  Oglat-Beni-Zid. 

Algérie  in  herb.  Cosson  :  Laghouat,  Tyout,  El  Kantara 
(Battandier). 

Maroc,  in  herb.  Muséum  :  Ida  Oubouzia,  Djebel  Tafraout, 
Imeoghemmi,  Dar-Oued-Delimi,  entre  Mogador  et  Maroc  ;  in 
herb.  Cosson  :  Ida-Oubouzia,  Ighirmillul,  Kerkar,  Ida-Ouchem- 
lal,  Akka,  Imeoghemmi,  Amsmiz  (J.  Bail  sub  nom.  E.  lougi- 
foliivsLT.  maroccani),  Siggrat,  Oued  Tizi,  Rabat,  Aïn  Oumast 
(J.  Bail). 

Dans  le  domaine  de  notre  flore,  V Echium  horridum  présente 
une  remarquable  uniformité  qui  enlève  toute  hésitation  à  la 
détermination  ;  mais,  en  Orient,  il  existe  des  formes  de  passage 
avec  VE.  Rauwolfii,  et  en  Arabie  une  espèce  à  feuilles  spa- 
tulées,  non  encore  distinguée,  en  paraît  bien  voisine. 

Echium  petiolatum. 

E.  petiolahim  Barratte  et  Coincy  ;  Bull.  herb.  Boiss.  1901, 
p.  1306. 

Maroc,  z'^herb.  Muséum  :  Ouled-Aïssa  (exemplaires  impar- 
faits) ;  in  herb.  Cosson  :  District  de  Tazeroualt,  Ighirmillul, 
Dj.  Tafraout,  Kerkar,  Ouled-Aïssa,  Foumalili,  District  d'Ida- 
Ouchemlal,  Oudjan,  Siggrat,  Ghiliz. 

La  forme  des  feuilles  caractérise  absolument  cette  espèce. 
Lorsqu'elles  viennent  à  manquer  sur  les  échantillons  d'herbier, 
la  grandeur  des  divisions  calicinales  peuvent  aider  à  la  déter- 
mination. 


A.  de  Coincy.  —  Ênuméraiion  des  Ëchium  de  la  Flore  Atlantique.     259 

Echium  grandiflorum. 

E.  grandiflorum  Desf.  ;  Rev.  esp.  crû.,  in  Morot  Jotirnal 
de  Botanique ,  1900,  p.  324. 

Algérie,  in  herb.  Muséum  :  Philippeville,  Bône,  La  Calle, 
Bougie  (Rêver.  n°  68),  Alger,  Fondouk,  Mustapha,  Hamma- 
les-Platanes  (Jamin  n°  186),  Bouzareah,  Cherchell,  Dj.  Santo 
(Bourg.  1856),  Oran  (Comm.  Se.  Alg.)\  z'/zherb.  Cosson  :  Cons- 
tantine  {Soc.  Daufih.  n°  514),  Bône,  Mustapha,  Blidah,  Cher- 
chell, Orléansville,  Dj.  Santo,  Oran;  in  herb.  Pomel  :  Collo. 

Maroc,  in  herb.  Muséum  :  Mekinès  (1)  ;  in  herb.  Cosson  : 
Dj.  Aït-Ougourt,  Keira,  Dj.  Tizelmi,  Mekinès. 

En  Algérie,  et  surtout  au  Maroc,  YE.  grandiflortim  s'écarte 
quelquefois  du  type  de  Desfontaines  par  ses  feuilles  très  tuber- 
culeuses et  il  se  rapproche  de  X australe  ;  mais  son  inflorescence 
bien  moins  rameuse  et  ses  gros  achaines  blanchâtres  le  font 
facilement  reconnaître.  Du  reste  la  longueur  relativement  consi- 
dérable des  partitions  du  style  suffit  en  général  pour  distinguer 
YE.  grandiflorum  des  espèces  voisines  à  étamines  pileuses, 
notamment  de  YE.  tuberculalum  d'Espagne,  qui  a  en  outre  des 
achaines  beaucoup  plus  petits,  le  tube  de  la  corolle  plus  court 
et  des  feuilles  étroitement  oblongues-lancéolées,  érodées  sur 
les  bords,  les  inférieures  atténuées  en  pétiole,  sans  que  la 
séparation  entre  le  limbe  et  le  pétiole  soit  bien  évidente.  L'in- 
dument  des  feuilles  est  constamment  apprimé  dans  YE.  grandi- 
florum. 

Dans  les  inflorescences  d'arrière-saison  les  fleurs  sont  sou- 
vent beaucoup  plus  petites. 

Lorsque  j'ai  rédigé  l'article  cité  plus  haut  du  Journal  de 
Botaniqîte,  je  n'avais  pas  encore  constaté  la  présence  du  véri- 
table E.  grandiflortim  en  Espagne.  L'herbier  de  M.  Gautier  de 
Narbonne  en  contient  des  échantillons  incontestables  récoltés 
par  Trémols,  à  Cadaquès,  dans  la  province  de  Girone  (avril 
1883). 


1.  C'est  une  forme  un  peu  particulière  qui  n'est  pas  sans  quelque  rapport  avec 
YE.  tuôerculatuf/i  Hffg  et  Lnk. 


26o  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

Echium  velutinum  sp.  n. 

Sect.  Eleutherolepis.  Souche  rameuse,  produisant  plusieurs 
tiges  plus  ou  moins  étalées  ;  par  le  progrès  de  l'âge  ces  tiges 
deviennent  rameuses  elles-mêmes  avec  des  inflorescences  très 
lâches  et  très  allongées;  l'indument  d'abord  fin,  soyeux,  se 
hérisse  ensuite  çà  et  là  de  sorte  qu'il  paraît  dimorphe  ;  le  même 
résultat  se  produit  sur  les  feuilles  qui  sont  d'abord  très  fine- 
ment duvetées  ;  mais  plus  tard  quelques  poils  se  dressent, 
prennent  de  l'accroissement  et  l'indument  devient  manifestement 
dimorphe,  mais  très  tardivement  tuberculeux.  Feuilles  basilaires 
en  rosette,  lancéolées  ou  presque  linéaires,  pouvant  atteindre 
15  centim.,  atténuées  en  pétiole,  très  obtuses,  à  nervure  mé- 
diane seule  apparente  sur  le  dos  ;  les  feuilles  supérieures  sont 
sub-obtuses  et  dilatées  à  la  base;  bractées  lancéolées-linéaires. 
Fleurs  subsessiles.  Calice  atteignant  à  la  fin  10  millim.,  à  divi- 
sions linéaires,  aiguës,  hérissées,  inégales.  Corolle  violette, 
finement  veloutée  (15  millim.),  à  limbe  légèrement  oblique; 
anneau  à  10  écailles  petites,  bien  séparées,  longuement  poilu. 
Étamines  subexsertes  à  filets  ordinairement  pileux;  anthères 
jaunâtres,  ovales  ou  ovales-oblongues.  Style  un  peu  exsert, 
poilu  dans  les  2/3  inférieurs,  glabre  au-dessous  de  la  bifurcation 
qui  est  assez  courte.  Stigmates  petits,  capités.  Achaines  (2  mil- 
lim.) brunâtres,  à  dos  arrondi,  échinulés  sur  les  bords  principa- 
lement. 

Le  Maroc,  in  herb.  Muséum  :  District  de  Tazeroualt,  Mont- 
Omahou,  Ida  Oubouzia  ;  in  herb.  Cosson  :  District  de  Taze- 
roualt. 


\JEchium  velutinum  me  paraît  assez  voisin  du  plantagi- 
neum  :  il  en  a  l'anneau,  les  feuilles  supérieures  dilatées  à  la 
base,  les  anthères  à  ovale  allongé;  mais  la  corolle  veloutée  ne 
permet  aucune  confusion  et  le  port,  si  j'en  juge  d'après  les 
échantillons  que  j'ai  sous  les  yeux,  est  très  différent,  ainsi  que 
les  feuilles  basilaires  dont  la  nervure  médiane  est  seule  appa- 
rente. Son  inflorescence,  sa  corolle,  ses  achaines  l'éloignent 
aussi  beaucoup  de  YE.  grandiflorzcm. 


A.  de  Coincy.  —  Énumcration  des  Echium  de  la  Flore  Atlantique.     261 

Echium  vulgare. 

E.  vulgare  L.  ;  Rév.  esp.  critiques,  in  Morot  Journal  de 
Botanique,  1900,  p.  301. 

Algérie,  ïnherb.  Cosson  :  Magenta  (Warion,  28  juin  1873). 

Il  m'est  impossible  d'y  voir  autre  chose  que  notre  plante 
commune  des  environs  de  Paris,  à  corolle  un  peu  plus  petite.  Je 
n'ai  vu  qu'un  seul  échantillon  certain  provenant  d'Afrique,  ce 
qui  laisse  des  doutes  sur  son  indigénat.  Ceux  conservés  dans 
l'herbier  Pomel  ne  méritent  pas  créance  comme  origine. 

Echium  italicum. 

E.  italicum  L.  ;  Rév.  esp.  critiq.,  in  Morot  Journal  de  Bota- 
nique, 1902,  p.  66. 

Tunisie,  in  herb.  Muséum  :  Zaghouan;  in  herb.  Cosson  : 
Kerouan,  Zaghouan,  Kessera;  Sidi-ben-Hassem,  Ile  de  Tabar- 
que,  vallée  de  la  Medjerda. 

Algérie,  in  herb.  Muséum  :  Bone,  Constantine  (Comm. 
Se.  Alg.),  Alger,  Maison  Carrée,  Cimetière  des  Juifs,  Lodi, 
Sidi-bel-Abbès,  Tlemcen  {Comm.  Se.  Alg.)\  in  herb,  Cosson: 
Bone,  Penthièvre,  Aumale,  Tiaret,  Blidah,  Dely-Ibrahim,  Daïa  ; 
in  herb.  Pomel  :  Boghar;  Mitidja. 

Tous  les  exemplaires  (ïitalicum  de  la  Flore  Atlantique  se 
rapportent  à  Y  Echium  asperriimtm  Lam.  =  E.  pyrenaicum 
(L.)  Desf.  Les  poils  sont  blancs  et  très  rudes,  les  tiges  diffuses. 
Quelquefois  cependant  la  grappe  florifère  est  très  condensée, 
ce  qui  montre  combien  serait  vaine  toute  division  de  cette 
espèce. 

Echium  flavum. 

E.  Jlavum  Desf.  ;  Rév.  esp.  critiq.,  in  Morot  Journal  de 
Botanique,  1902,  p.  107. 

Algérie,  in  herb.  Muséum  :  Gharrouban  (Bourgeau,  1856); 


262  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

in  herb.  Cosson  :  Gharrouban,  ex  Barbaria  (herb.  Poiret)  ;  in 
herb.  Pomel  :  Forêt  d'Asfour  ;  Tlemcen  (Battandier). 

Maroc,  tn  herb.  Muséum  :  Djebel-Ghat  [Soc.  Dauph., 
n°  4.002);  in  herb.  Cosson  :  Dj.  Ghat. 

Les  échantillons  de  Tlemcen  ont  les  feuilles  axillant  les 
cymes  florifères  très  développées,  ce  qui  donne  à  la  plante  un 
port  particulier;  mais  je  ne  crois  pas  qu'il  y  ait  lieu  d'en  faire 
une  variété  spéciale. 

Echium  pomponium. 

E.  pomponium  Boiss.;  Rév.  esp.  critiq.,  in  Morot  Journal 
de  Botanique,  1902,  p.  109. 

Algérie,  in  herb.  Muséum  :  Dra-el-Mizan,  Dely-Ibrahim 
{Comm.  Se.  Alg.  sub  nomine  E.  gigantei),  Maison  Carrée, 
Cherchell;  in  herb.  Cosson  :  Dra-el-Mizan,  Gorges  de  la  Chiffa 
(formes  à  longues  cymes  redressées),  Dely-Ibrahim  (Duv.  Jouve, 
cymes  très  espacées  rappelant  un  peu  Xitalicum  avec  lequel  il 
croît),  Cherchell. 

Maroc,  in  herb.  Muséum  :  Tanger  (Schousboë),  Tanger 
(Salzmann,  stib  nomine  E.  altissimi) ;  in  herb.  Cosson  :  Oued- 
Mikès,  Tanger  (Schousboë),  Tanger  (Salzmann,  sub  nomine 
E.  italici). 

Il  y  a  trois  formes  de  cette  plante  dans  la  Flore  Atlantique  : 
i°  la  forme  normale  à  cymes  courtes,  condensées;  20  celle  que 
l'on  récolte  aux  Gorges  de  la  Chiffa,  à  cymes  allongées,  re- 
dressées; 30  celle  à  cymes  courtes,  lâchement  espacées.  Mais 
les  bractées  régulièrement  pectinées  et  très  dilatées  à  la  base, 
les  petits  poils  qui  se  trouvent  dans  le  tube  de  la  corolle  entre 
les  2  étamines  antérieures  sont  des  caractères  spécifiques  qui 
excluent  toute  division  systématique. 

J'insiste  pour  la  diagnose  du  pomponiîim  sur  la  présence 
des  petits  poils  entre  les  filets  des  étamines  antérieures.  On  a 
quelquefois  de  la  peine  à  les  voir,  parce  que  la  corolle  sèche 
est  en  général  pliée  en  cet  endroit,  et  qu'en  fendant  le  tube,  le 
scalpel  déchire  souvent  la  partie  intéressante  à  étudier.  Il  faut 
donc  beaucoup  d'attention;  mais  ces  poils  ne  manquent  jamais, 


A.  de  Coincy.  —  Énumération  des  Echium  de  la  Flore  Atlantique.     263 

et  comme  c'est  là  un  caractère  essentiel,  il  vaut  la  peine  qu'on 
y  regarde  de  près.  On  ne  sera  pas  ainsi  exposé  à  confondre  le 
pomponium  avec  le  glomera/îtm  Poir.  ou  avec  certaines  formes 
condensées  de  ïitalicum  (aspcrrimum  Lam.),  ce  qui  arrive 
quelquefois. 

Echium  calycinum. 

E.  calycinum  Viviani;  Rev.  esp.  critiq.,  in  Morot  Journal 
de  Botanique,  1901,  p.  311. 

Tunisie,  in  herb.  Muséum:  Hammam-el-Lif,  El-Haouiria  ; 
Zaghouan,  Ghardimaou,  Oued-Zerga,  Guelâat;  in  herb.  Cos- 
son  :  Dj.-Kourbès,  Porto  Farina,  Carthage,  LaGoulette,  Rades, 
Hammam-el-Lif,  Zaghouan,  Oued-Zerga,  Ghardimaou,  Mat- 
mata,  Dj.-Mezemzem,  Bardo. 

Algérie,  in  herb.  Muséum  :  Constantine  (Soc.  Dauph., 
n°  5I3)>  (Frag.  FI.  Alg.  n°  453),  La  Calle,  Cherchell;  in  herb. 
Cosson  :  Constantine,  El-Kantara,  Guelma,  Melila,  Cap  Mati- 
fou;  in  herb.  Pomel  :  Constantine,  Guelma,  Sidi-bou-Saïd. 

Echium  plantagineum. 

E.  plantagineum  L.;  Re'v.  esp.  crii.,  in  Morot  Journal  de 
Botanique ,  1900,  p.  328. 

Tunisie,  in  herb.  Muséum  :  Ghardimaou,  Utique,  Dj.  Kour- 
bès,  Bardo  ;  in  herb.  Cosson  :  Dj.  Kourbès,  gare  de  Beja,  Sidi 
Zehili,  Utique,  Aïn  Draham,  Souk  el  Djema,  Kef  En  Nesour, 
Medjez  el  Bab,  Bardo. 

Algérie,  in  herb.  Muséum  :  Barbarie  (Desf.  Herb.  Jussieu), 
Constantine  (Comm.  Se.  Alg.),  Bone,  La  Calle  (Comm.  Se. 
Alg.),  Kerrata  (Rêver.  Kab.  97),  Alger  (Reliq.  Maill.  n°  1467), 
(  Jamin,  nu  185),  Jemmapes,  Mustapha,  Oran  (Balansa  n°  578  sub 
nomine  E.  violacei),  Tlemcen,  Haute  Habra,  Union  du  Sig 
(Durando  sttb  nomine  E.  violacei),  Miserghin  (Duveyrier)  ;  in 
herb.  Cosson  :  Tebessa,  Constantine  (Soc.  Dauph.  n°  885), 
Bougie  (à  fleurs  roses),  Aumale,  Mustapha,  Alger,  Maison 
Carrée,  Blidah,  Oued  el  Halleg  (fleurs  blanches),  Sidi  bel  Abbès, 
Oran,  Union  du  Sig,  Daïa,  Mazagran. 


264  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

Maroc,  in  herb.  Muséum  ;  Ouâd  en  Nedja,  Fâs  (Duveyrier), 
Fez  (Grant),  Larache  (Mellerio),  Salé,  Sylva  Tamara,  Mouley 
Yacoub,  Tanger  (Salzmann,  Hooker),  Quarey  et  el  Habbasi 
(Duveyrier);  in  herb.  Cosson  :  Forêts  de  Mamora  et  de  Tamara 
(Grant),  Rabat,  Tanger  (Salzmann)  Casablanca,  Fez  (Grant), 
Oued  Reddem,  Mouley  Yacoub,  Tanger  (  J.  Bail  sue  nom.  E. 
angustifolii),  Cap  Spartel  (J.  Bail  subnom.  E.  grandiflori)\  in 
herb.  Kew  :  Mesfioua  (Hooker  sttb  nom.  E.  modesti].  BalL/z.  p.). 

Cette  espèce,  malgré  ses  caractères  si  tranchés,  est  bien 
souvent  méconnue,  parce  que  l'on  attache  trop  d'importance  aux 
feuilles  basilaires  et  à  la  grandeur  des  fleurs  qui  est  excessive- 
ment variable.  La  corolle  est  toujours  d'une  consistance  déli- 
cate, portant  quelques  poils  plus  ou  moins  longs  sur  les  nervu- 
res et  la  partie  supérieure  des  lobes,  mais  du  reste  complète- 
ment dépourvue  de  l'indument  velouté  qui  ne  fait  défaut  à  aucune 
espèce  ôHEchium  méditerranéen.  Les  récoltes  Hooker  dans  les 
environs  du  Maroc,  malgré  la  petitesse  de  la  corolle  (i3millim.), 
et  déterminés  modeslum  par  Bail,  appartiennent  au  plantagi- 
neum.  De  même  les  plantagineum  à  petites  corolles  recueillis 
près  de  Fez  par  Grant.  J'ai  vu  de  Madère  du  plantagineum 
ayant  le  même  caractère  et  cependant  d'une  détermination  in- 
contestée. 

C'est  en  considérant  la  corolle  que  je  rattache  au  plantagi- 
neum un  rameau  dEc/iium  récolté  par  Barrau  à  la  Maison 
Carrée  et  déposé  dans  l'herbier  du  Muséum.  L'inflorescence  en 
épi  très  dense,  les  feuilles  très  étroites,  tout  indique  une  plante 
anormale  ;  mais,  d'après  sa  corolle  et  ses  étamines,  elle  provient 
du  plantagineum,  soit  comme  hybride,  soit  comme  mons- 
truosité. 

?  Echium  clandestinum. 

?  E.  clandestinum,  Pomel  Nouv.  Mat.  p.  95. 

Je  n'ai  vu  de  cette  espèce  qu'un  petit  fragment  conservé  dans 
l'herbier  Pomel.  L'apparence  est  un  peu  celle  du  calycinum,  mais 
en  examinant  de  plus  près,  on  voit  qu'on  est  en  présence  d'un 
type  tout  à  fait  à  part,  qu'il  est  fâcheux  de  ne  pouvoir  étudier 
en  détail. 


A.  de  Coincy.  —  Ênumératîon  des  Echium  de  la  Flore  Atlantique.     265 

La  seule  corolle  que  j'aie  pu  analyser  m'a  présenté  des  éta- 
raines  sessiles,  ovales-aiguës  (fertiles),  ce  qui  est  contraire  à  la 
caractéristique  du  genre  ;  l'anneau  est  glabre,  continu  et  a  dix 
lobes  bien  marqués,  alternativement  plus  grands  et  plus  petits, 
d'une  fabrique  toute  spéciale.  Pour  le  reste,  je  renvoie  à  la  des- 
cription de  Pomel,  me  contentant  de  transcrire  ici  la  note  de  son 
herbier: 

Cauh'bus  herbaceis  decnmbentibus  foliis  radicalibus  in  lon- 
gum  petiohim  attemiatis  oblongis  ntrinque  tuberculato  hispidis 
spicis  Iaxis  bracteis  linearilanceolatis  calycem  corollas  seqna- 
lem  superantibtis  staminibtts  triplo  corolla  stylo  que  breviori- 
bus  calycino  affine  an  planta  hodnensis  ? 

Algérie,  in  herb.  Pomel  :  Région  de  Hodna  ?  (Fradin). 

Ce  n'est  peut-être  pas  une  plante  algérienne. 

Telles  sont  les  espèces  dont  j'ai  vu  des  échantillons  certains 
provenant  du  domaine  de  notre  flore,  sauf  les  réserves  ci-dessus 
pour  XE.  clandestimim. 

J'ajouterai  quelques  remarques  relativement  à  XE.  modes- 
tum  Bail. 

E.  modeslum  Bail  Journal  of  botan.  1873,  p.  373  (Spicil.fl. 
Maroc,  p.  576). 

J'ai  vu  sous  ce  nom,  étiquetés  de  la  main  même  de  J.  Bail  : 

i°  Deux  petits  échantillons  très  imparfaits  récoltés  par  lui  à 
Aïn-Oumast  (Prov.  de  Schedma,  Chiadma  des  cartes  françaises) 
et  donnés  à  M.  Cosson.  La  corolle  est  petite,  veloutée,  les  éta- 
mines  glabres,  incluses,  la  tige  très  simple,  terminée  par  deux 
ou  trois  petites  cymes  ;  l'anneau  est  celui  du  confusum. 

20  Cinq  échantillons  (dont  trois  en  très  bon  état)  de  la  col- 
lection Hooker  (Herb.  de  Kew)  récoltés  dans  les  mêmes  pa- 
rages; la  corolle  porte  quelques  poils  sur  les  nervures  et  au 
sommet  des  lobes,  mais  du  reste  est  parfaitement  glabre  et 
d'une  consistance  délicate  ;  les  filets  des  étamines  sont  léo-ère- 
ment  pileux  ;  l'anneau  est  composé  de  dix  écailles  bien  sépa- 
rées :  ce  sont  des  plantagineum  manifestes  qui  ne  se  distin- 
guent du  type  que  par  la  petitesse  de  la  corolle  (13  millim.)  et 
qui  ressemblent  bien  aux  récoltes  de  la  même  plante  par  Grant 
dans  les  environs  de  Mékinès.  Bail  compare  son  modeslum  au 


266  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

■maritimum  (notre  confustim)  qui  s'en  distingue,  dit-il,  par  ses 
étamines  incluses  ;  or  les  exemplaires  de  l'herbier  Cosson  ont 
les  étamines  incluses;  de  plus,  le  maritimum  (confusum)  a  la 
corolle  duvetée,  les  filets  des  étamines  glabres  et  l'anneau  am- 
bigu ;  or  les  exemplaires  de  Kew  ont  la  corolle  glabre  en  dehors 
des  longs  poils  caractéristiques  du  planta ginetim,  les  filets  des 
étamines  pileux  et  l'anneau  franchement  Eleutherolepis.  Les 
échantillons  de  Kew  sont  donc  du plantagineum.  Quanta  ceux 
de  l'herbier  Cosson,  ils  sont  intermédiaires  entre  le  decipiens 
Pomel  et  notre  Barrattei,  sans  que  je  puisse  décider,  vu  leur 
médiocrité,  s'ils  appartiennent  à  l'un  ou  à  l'autre,  ou  peut-être 
encore  à  quelque  forme  aberrante  d'une  autre  espèce. 

Dans  ces  conditions,  comme  les  échantillons  de  l'herbier 
Cosson  et  ceux  de  l'herbier  de  Kew  sont  les  uns  et  les  autres 
parfaitement  authentiques,  et  qu'ils  représentent  deux  espèces 
différentes,  les  premiers  mal  caractérisés,  les  deuxièmes  dé- 
pendant d'un  type  connu  ;  comme  d'un  autre  côté  la  description 
du  Spicilegium  est  vague  et  peu  concordante,  je  ne  puis  ad- 
mettre le  modestum  comme  espèce  ;  il  me  paraît  entaché  d'un 
doute  indélébile. 


SUR   LES    MUSCINEES  DES   CAVERNES   DE  L'YONNE 

Par  MM.  L.  GÉNEAU  de  LAMARLIÈRE  et  J.  MAHEU. 

Comme  suite  à  nos  premières  Notes  sur  la  flore  bryologique 
des  cavernes  du  Midi  de  la  France  (i),  nous  nous  sommes  pro- 
posé, dans  cette  troisième  Note,  de  faire  l'étude  de  la  flore  des 
Muscinées  cavernicoles  du  département  de  l'Yonne,  flore  moins 
riche  que  celles  qui  ont  été  étudiées  précédemment,  mais  qui 
n'est  pas  pour  cela  dépourvue  d'intérêt. 

Le  département  de  l'Yonne  constitue  une  région  riche  en 
cavernes,  et  le  premier  catalogue  de  Lucante  en  signale  une 
centaine  environ. 


i.  L.  Géneau  de  Lamarlière  et  J.  Maheu  :  Sur  la  Jlore  des  Motisses 
des  cavernes  (Comptes  rendus  des  "séances  de  l'Académie  des  Sciences, 
15  avril  1901).  —  Sur  la  flore  bryologique  des  grottes  du  Midi  de  la  France 
(Bull,  de  la  Soc.  bot.  de  France,  T.  XLVIII,  1901). 


G.  de  Lamablière  et  J.  Maheu.  —  Afuscinées  des  cavernes  de  l'Yonne.    267 

Les  excavations  qui  ont  fourni  les  échantillons  étudiés  dans 
ce  travail  sont  situées  à  un  kilomètre  du  village  d'Arcy-sur- 
Cure.  Toutes  sont  ouvertes  aux  flancs  des  collines  dans  un  plan 
voisin  de  l'horizontale.  Les  avens  y  sont  rares,  par  suite  de  la 
nature  et  de  la  disposition  même  de  la  roche,  qui  ne  présente  que 
peu  de  fissures  dans  le  sens  vertical,  contrairement  à  ce  qui 
s'observe  dans  les  masses  dolomitiques  des  Causses  du  Midi. 
Toutes  ces  cavités  sont  alignées  suivant  deux  bandes  parallèles 
perçant  l'étroite  zone  du  Jurassique  moyen  et  supérieur  des 
vallées  de  la  Cure  et  de  l'Yonne. 

La  première  série  comprend  les  cavernes  avoisinant  la  Cure, 
et  constitue  les  grottes  dites  du  Midi,  ainsi  nommées  à  cause  de 
leur  orientation.  La  deuxième  série  comprend  les  ouvertures 
situées  au  flanc  de  la  côte  de  Chaux.  Enfin,  un  troisième  groupe 
orienté  au  nord  est  formé  par  trois  petites  cavités  situées  sur  la 
route  nationale  d'Arcy  à  Saint-Morée. 

Voici  la  liste  des  principales  cavernes  de  cette  région  : 

Première  série  ou  «  Grottes  du  Midi  » . 

Grotte  du  Trilobite.  Grotte  de  l'Hyène. 

—  de  l'Ours.  Gouffre  ou  perte. 

—  du  Cheval.  Grande  grotte. 

Grotte  des  Fées. 

Deuxième  série  (Côte  de  Chaux). 

Grotte   de  la  Roche-percée.  Grotte  des  Hommes. 

—  de  Nermont.  —       du  Mammouth. 

—  de  la  Cuiller.  de  l'Entonnoir. 

—  du  Couloir.  Trou  du  Tisserand. 
Caverne  des  Vipères  —    du  Crapaud. 

—  des  Blaireaux.  —     de  la  Marmotte. 

Troisièine  série. 

Grotte  de  l'Egouttoir  ou  des  Sapins. 

—  des  Nomades. 

—  des  Moulineaux. 


268  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

La  température  dans  ces  diverses  grottes  varie  entre  15  et 
170.  Du  moins  ce  sont  les  chiffres  obtenus  entre  le  ier  et  le 
20  septembre,  époque  à  laquelle  ont  été  faites  les  explorations. 
Cette  température  doit  être  voisine  du  maximum  atteint  au 
cours  de  l'année. 

Les  quantités  de  vapeur  d'eau  de  l'air  atmosphérique  sont 
plus  variables.  Voici  quelques  observations  faites  à  ce  sujet  : 


Grotte  du  Trilobite    .    .    . 

—  de  l'Ours 

—  de  la  Roche-percée 

—  des  Fées 

Le  Gouffre  sous  les  Fées  . 
Grotte  de  l'Egouttoir   .    . 

—  des  Nomades .    .    . 


i6£r,22  par  mètre  cube. 

18,  75 

29,  »  — 

20,  21  — 

60,  »  — 

29,  22  — 

17,  82  — 


On  voit  que,  sauf  pour  le  Gouffre  sous  les  Fées,  l'humidité 
atmosphérique  est  moyenne. 

Un  certain  nombre  de  ces  excavations  ont  fourni  les  Musci- 
nées  dont  l'étude  va  suivre.  Mais  auparavant,  il  est  bon  de  jeter 
un  coup  d'oeil  rapide  sur  la  flore  bryologique  des  environs,  et 
sans  en  faire  une  étude  approfondie,  on  pourra  se  faire  une  idée 
des  principaux  caractères  qu'elle  présente.  Aux  environs  des 
cavernes  d'Arcy-sur-Cure,  il  y  a  peu  de  Mousses  à  noter,  et, 
non  seulement  les  espèces  sont  rares,  mais  encore  elles  sont 
représentées  par  un  petit  nombre  d'individus.  La  nature  sèche 
du  terrain  et  l'exposition  au  grand  soleil  paraissent  être  les 
causes  de  cette  pauvreté.  Les  principales  espèces  rencontrées 
dans  ces  conditions  sont  :  Hypnum  molluscum  Hedw. ,  Campto- 
thecium  lutescens  Br.  eur.,  Encalypta  streptocarpa  Hedw., Bar- 
bula  ruralis  Hedw.,  B.  sqtiarrosa  Brid.,  Grimmia  apocarpa 
Hedw.,  G.  pulvinaia  Sm.,  G.  orbïctdaris  ?  Br .  eur.,  Leptoiri- 
ctun  flexicaule  Hampe.  Les  Mousses  sont  toutes  calcicoles  et 
xérophiles.  Le  terrain  appartient  en  effet  à  l'Oxfordien  et  au 
Corallien,  représenté  dans  la  région  par  des  roches  calcaires. 

Quelques-unes  des  espèces  que  nous  venons  de  citer  pénè- 
trent dans  les  grottes,  mais  non  pas  toutes.  D'autres  espèces  se 
trouvent  dans  les  grottes  sans  avoir  été  constatées  en  dehors 
dans  les  environs  immédiats. 


G.  de  Lamaelière  et  J.  Maheu.  —  Muscinées  des  cavernes  de  l'Yonne.    269 

Première  série  :  Grottes  du  Midi. 

i°  Grotte  du  Trilobite.  —  A  l'ouverture  de  cette  grotte 
sèche  se  trouve  X  Anomodon  viticulosus  H.  et  T.  en  touffes  assez 
compactes,  et  à  tiges  relativement  courtes  et  trapues.  Les  cous- 
sinets présentent  ce  mélange  de  jaune,  de  vert  et  de  brun  qui  est 
fréquent  dans  cette  espèce.  Au  microscope,  aucun  caractère 
saillant  ne  vient  mettre  de  différence  entre  ces  échantillons  et 
ceux  que  l'on  rencontre  un  peu  partout  dans  diverses  régions. 

On  trouve  encore  en  cet  endroit  Orthotrichum  saxalile 
Brid.,  fertile,  et  Barbula  ruralis  Hedw.,  stérile. 

A  25  mètres  de  profondeur  et  dans  une  obscurité  partielle, 
habite  X  Eucladium  verticillatum  Br.  eur.,  stérile,  mais  bien 
développé  et  d'un  vert  tendre.  Il  est  relativement  peu  incrusté 
de  calcaire. 

20  Grotte  de  l'Ours.  —  A  l'ouverture  de  cette  grotte 
croît  le  Grimmia  pulvinata  Sm.,  qui  ne  présente  rien  de  parti- 
culier. Un  peu  plus  loin,  sous  la  voûte  et  encore  à  l'entrée,  se 
trouve  X Homalothecium  sericeum  Br.  eur. 

A  20  et  30  mètres  de  l'ouverture,  se  rencontre  le  Rhyncho- 
stegium  tenellum  Br.  eur. ,  en  échantillons  fructifies  et  les  plus 
beaux  qui  aient  été  trouvés  dans  les  cavernes  d'Arcy.  Cepen- 
dant il  est  loin  d'atteindre  le  développement  qu'on  lui  trouve 
quelquefois,  même  dans  des  régions  plus  septentrionales,  comme 
au  Cap  Gris-Nez,  par  exemple,  où  il  forme  à  la  face  inférieure 
des  rochers  portlandiens  des  gazons  épais  de  2  à  3  cm.  et  étendus 
sur  d'assez  grandes  surfaces.  Ici, cette  espèce  est  très  maigre, 
en  touffes  lâches,  soyeuses,  d'un  vert  pâle  et  brillant.  Au  fond 
des  gazons,  il  n'y  a  pas  ces  teintes  brunes  et  décolorées  que  l'on 
observe  sur  les  échantillons  développés  dans  des  conditions 
normales.  Les  rameaux  sont  plus  allongés  et  les  feuilles  plus 
espacées.  Ces  dernières  sont  environ  d'un  tiers  plus  étroites  que 
dans  les  échantillons  ordinaires,  et  elles  sont  plies  allongées.  La 
sinuolation  du  bord  des  feuilles,  bien  loin  de  disparaître, 
s'accentue  plutôt.  Les  fleurs  mâles  encore  nombreuses  sont 
plus  espacées  que  dans  le  type.  En  ce  qui  concerne  le  sporo- 
gone,  il  n'y  a  guère  de  différence  que  dans  la  couleur  des  parois 
du  sporange  et  des.  dents  du  péris  tome  externe  qui  sont  un  peu 


270  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

plus  pâles que  dans  les  échantillons  normaux.  Nous  proposerons 
pour  cette  jolie  forme  de  Rhynchostegium  tenelhim,  le  nom  de 
variété  macilentum  G.  Laml.  et  Mah.  En  se  reportant  à  la 
figure  i,  en  B  et  C,  et  en  comparant  à  A,  on  verra  que,  comme 
pour  la  var.  gracillimum  du  H.  molluscum  décrite  plus  loin,  la 
taille  des  feuilles  est  plus  petite,  et  l'étirement  relativement 
plus  grand.  On  a  trouvé  peu  de  différences  dans  la  taille  des 
cellules. 

Le  RhyncJwstegizim  tenelhim  est  une  intéressante  espèce 
méridionale  qu'on  ne  rencontre  guère  qu'à  l'état  disséminé  dans 
une  grande  partie  de  la  France  ;  il  a  l'air  d'être  assez  fréquent 
dans  les  grottes  d'Arcy  et  il  y  fructifie  bien.  Habitué  des  fis- 
sures de  rochers,  des  endroits  obscurs  et  des  grottes,  il  trouve 
ici  le  substratum  calcaire  qui  lui  convient. 

A  20  mètres  environ  de  l'ouverture  de  la  Grotte,  et  dans 
une  demi-obscurité,  se  rencontrent  encore  des  échantillons  de 
Bryum  stérile  qui  présentent  des  caractères  tout  à  fait  remar- 
quables. Les  liges  courtes  (1  cm.  environ)  sont  assez  écartées  et 
ne  forment  que  des  coussinets  lâches.  Les  feuilles,  peu  nom- 
breuses, sont  espacées  le  long  de  la  tige,  chiffonnées  sur  le  sec, 
et  un  petù  tordues.  A  la  base,  elles  sont  fortement  rétrécies  et 
présentent  de  chaque  côté  une  portion  déctirrente  très  nette.  La 
plus  grande  largeur  de  la  feuille  se  trouve  vers  le  milieu  ou  le 
tiers  supérieur,  de  sorte  que  la  forme  générale  est  spatulée.  Une 
marge  large  (3-5  séries  de  cellules),  épaisse,  brun  rougeâtre, 
entoure  le  limbe,  et  rejoint  au  sommet  une  nervure  forte,  de 
même  couleur,  avec  laquelle  elle  se  continue  pour  former  une 
excurrence,  une  sorte  de  poil  bien  développé,  portant  quelques 
dents  faibles,  mais  nettes,  qui  se  retrouvent  aussi  dans  la  por- 
tion supérieure  de  la  marge.  Toutes  les  parois  des  celhiles  sont 
d'un  beau  rouge  brun,  qui  tranche  sur  le  contenu  chlorophyllien 
vert  tendre.  Certains  des  caractères  précédents,  comme  la 
décurrence  des  feuilles,  leur  espacement,  les  teintes  rouge-bru- 
nâtres de  certaines  parties,  rapprochent  beaucoup  cette  Mousse 
du  Bryum  pallens  Sw.  Mais  d'autres  caractères,  comme  la  lar- 
geur de  la  marge,  sa  denticulation  nette  quoique  pauvre,  la  forte 
excurrence  piliforme  du  sommet  de  la  feuille,  la  rapprochent 
davantage  du  Bryum.  capillare.  C'est  donc  un  type  intermé- 
diaire intéressant.  En  raison  de  l'aspect  général  de  la  plante  et 


G.  de  Lamarlière  et  J.  Mahku.  —  Muscinées  des  cavernes  de  l'Yonne.     271 

de  la  forme  de  ses  feuilles,  nous  la  rattacherons  au  premier  de 
ces  Bryum,  sous  le  nom  de  B.  pallens,  var.  PSEUDO-CAPILLARE 
G.  Laml.  et  Mah.  Nous  ferons  observer  que  le  Bryum  pallens 
est  plutôt  silicicole  ;  notre  variété  croît  au  contraire  sur  un  sub- 
stratum  calcaire  (Fig.  2). 

30  Grotte  de  l'Hyène.  —  Trois  espèces  seulement  ont  été 
trouvées  dans  cette  grotte  :  Eurhynchium  velutinum  stérile, 
très  maigre,  à  feuilles  espacées,  plus  étroites  et  plus  longues 
proportionnellement  que  dans  le  type.  La  denticulation  y  est 
moins  nette  et  moins  forte  ;  Eissideus  bryoides,  stérile,  à  peu 
près  normal,  et  Encalypta  streptocarpa  maigre,  en  individus 
presque  isolés,  à  tiges  atteignant  à  peine  1  cm.,  radiculeuses 
seulement  à  la  base  et  ne  portant  pas  de  propagules.  Les 
feuilles  sont  plus  petites  que  dans  le  type,  mais  encore  bien 
papilleuses. 

40  Grotte  DES  Fées.  —  Dans  la  première  salle,  encore  un 
peu  éclairée,  se  trouvent  :  Hypnum  molhiscum  peu  modifié, 
mêlé  &  Encalypta  streptocarpa  très  maigre.  On  y  rencontre 
aussi  des  touffes  de  Grimmia  apocarpa  stérile,  en  coussinets 
maigres,  dont  les  tiges  ne  dépassent  pas  2  cm.  de  hauteur.  Les 
feuilles  inférieures  sont  dépourvues,  ou  presque,  de  portion 
décolorée  piliforme;  les  supérieures  ont  cependant  encore, 
malgré  leur  station  peu  éclairée,  un  poil  court,  rugueux  et 
denté.  L'ensemble  a  un  aspect  noirâtre  que  présente  souvent 
cette  espèce,  même  dans  ses  stations  normales. 

50  Gouffre  ou  perte,  sous  les  Fées.  —  A  l'ouverture 
on  peut  observer  Eurliynchium  stria  tum  Br.  eur.,  stérile,  d'un 
beau  vert  clair  et  assez  vigoureux.  Toutefois  les  échantillons 
sont  moins  forts  et  plus  verts  que  ceux  que  l'on  trouve  à  la 
grande  lumière.  On  y  observe  encore  Eurliynchium  striatulum, 
stérile ,  vert  sombre ,  Anomodon  viticulosus  H .  e t  T .,  fertile ,  vert  et 
brun  à  la  base,  très  vigoureux  et  à  tiges  très  longues,  enfin  une 
Hépatique,  le  Madotheca  platyphylla,  bien  développé  et  stérile. 

Plus  profondément  on  retrouve  Anomodon  viticulosus ,  mais 
déjà  plus  modifié.  Dans  l'aspect  général  il  y  a  peu  de  change- 
ments à  noter,  sauf  que  les  touffes  sont  plus  décolorées  ou  bru- 
nâtres. Mais  au  microscope  on  observe  que  les  feuilles  sont  plus 
brusquement  rétrécies  en  leur  milieu.  Cette  partie  rétrécie,  à 
bords  presque  parallèles  pendant  un  certain  temps,  est  générale- 


272  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

ment,  au  sommet,  très  obtuse  ou  presque  arrondie,  plus  rarement 
un  peu  aiguë  (Fig.  3,  D,  E).  Sa  longueur  égale  environ  celle  de 
la  partie  large,  tandis  que  dans  les  échantillons  normaux 
(Fig.  3,  A),  elle  est  environ  d'un  tiers  plus  courte.  Cette  confor- 
mation des  feuilles  rapproche  ces  échantillons  des  cavernes  de 
YAnomodon  apiculatus  Br.  eur.,  de  la  flore  d'Allemagne,  mais 
c'est,  croyons-nous,  le  seul  rapprochement  possible.  Les  feuilles 
des  échantillons  recueillis  en  profondeur  sont  aussi  un  peu 
moins  papilleuses  que  celles  du  type. 

Quelques  brins  &  Hypuum  purum  et  de  Thuidium  abietinum 
ont  été  aussi  récoltés  dans  une  obscurité  partielle. 

Enfin  la  Mousse  qui  a  été  trouvée  le  plus  profondément  dans 
cette  caverne  est  le  Hypnum  molluscum  var.  GRACILLIMUM  var. 
nova.  Elle  est  d'une  ténuité  et  d'une  élégance  beaucoup  plus 
grandes  encore  que  les  échantillons  qui  croissent  à  l'air  libre 
de  la  var.  gracile  N.  Boul.  Sa  couleur  est  d'ailleurs  d'un  beau 
vert  et  non  jaune  comme  dans  les  échantillons  normaux;  la 
ramification  pennée  est  à'tme  extrême  régtilarité.  Les  feuilles 
des  branches  principales  (Fig.  4,  D,  E)  comparées  à  celles  de  la 
variété  gracile  (Fig.  4,  A)  présentent  la  même  forme  générale, 
mais  cependant  Yacumen  est  relativement  un  peu  phis  long  et 
plus  courbé.  La  taille  générale  est  beaucoup  plus  petite,  et  en 
rapport  avec  la  gracilité  plus  marquée  du  port  de  la  plante.  Les 
cellules  des  oreillettes,  de  même  que  celles  de  la  partie  moyenne 
du  limbe  (Fig.  4,  F,  G),  sont  aussi  relativement  plus  petites,  si 
on  les  prend  dans  leur  ensemble  (Comparer  au  type,  Fig.  4,B,C). 
On  trouve  aussi  des  relations  proportionnelles  de  taille  dans  le 
même  sens,  si  on  compare  les  feuilles  des  rameaux  secondaires 
(Fig,  4,  J,  comparé  à  H).  Mais  ici,  c'est  la  variété  gracile,  c'est- 
à-dire  celle  qui  se  rapproche  le  plus  du  type,  qui  a  un  profil 
plus  courbé.  Les  fétu  'lies  des  rameaux  secondaires  de  la  variété 
gracillimum  sont  presque  droites. 

Deuxième  série  :  Grottes  de  Saint-Morée. 

i°  Grotte  de  la  Roche-percée.  —  A  vingt  mètres  de  pro- 
fondeur on  peut  recueillir  des  échantillons  de  Rhynchostegium 
tenellum  Br.  eur.,  var.  macilentum  G.  Laml.  et  Mah.  Plus  pro- 
fondément, à  trente-huit  mètres,  et  à  l'obscurité  presque  absolue 


Fig.  i  :  A,  feuille  raméale  de  Rhynchostegium  tenellum,  type.  B  et  C,  feuilles  raméales 
de  la  var.  macilentum,  var.  n.  —  Fig.  2  :  Feuille  caulinaire  du  Bryitm  pallens  Sw.  var. 
psendocapillare,  var.  n.  —  Fig.  3  :  Feuille  raméale  normale  $ Aiiomodon  viticulosus, 
A;  B,  C,  D,  E,  feuilles  raméales  d'échantillons  des  cavernes.  —  Fig.  4  :  A,  feuilles  des 
rameaux  principaux  du  Hypnum  molluscum  var.  gracile  N.  Boul.  ;  B,  cellules  des  oreil- 
lettes ;  C,  cellules  de  la  partie  moyenne  des  mêmes  feuilles;  D,  E,  feuilles  des  rameaux 
principaux  de  la  var.  gracillimum,  var.  n.  ;  F,  cellules  des  oreillettes;  G,  cellules  de 
la  partie  moyenne  des  mêmes  feuilles  ;  H,  feuille  des  rameaux  secondaires  de  la  va- 
riété gracile  ;  J,  feuilles  des  rameaux  secondaires  de  la  variété  grac illimum.  —  Fig.  5  : 
A  et  B,  feuilles  normales  à'Eurltynclii/im  velutinunt;  C,  feuille  de  la  var.  macilenlum. 
—  Fig.  6  :  A,  feuille  normale  d' Eztcladium  verticillatum ;  B,  feuille  d'un  échantillon  des 
cavernes  peu  modifié;  C  et  D,  feuilles  d'échantillons  des  cavernes  beaucoup  plus  mo- 
difiées, var.  latebricola. 


274  JOURNAL  DR  BOTANIQUE 

se  retrouve  encore  cette  même  forme,  mais  plus  maigre  encore. 
Ces  derniers  échantillons  sont  fortement  mélangés  d'une  Algue 
du  groupe  des  Nostocacées  hétérocystées. 

Dans  la  même  grotte,  vers  trente  mètres  de  profondeur, 
dans  une  demi-obscurité  et  sur  un  substratum  légèrement 
humide,  se  rencontre  Y  Etirhynchium  velulinum  Br.  eur.  Cette 
espèce  subit  ici  une  déformation  parallèle  à  celle  du  Rhyncho- 
stegium  teuellum,  si  bien  qu'à  première  vue  les  deux  espèces  ne 
sont  pas  dépourvues  de  ressemblance.  Ces  échantillons  sont 
stériles  et  très  maigres.  Les  tiges  principales  fortement  allongées 
ettadicantes  émettent  des  rameaux  très  espacés,  graciles,  assez 
courts,  et  l'ensemble,  abstraction  faite  de  la  forme  des  feuilles, 
a  quelque  chose  de  l'aspect  de  Y  Eîirhynchium  prœlongum.  Les 
feuilles  des  rameaux  et  des  tiges  sont  très  espacées,  étroites  et 
fortement  allongées.  Nous  proposerons  pour  cette  forme  la 
dénomination  de  var.  MACILENTUM  G.  Laml.  et  Mali.,  parallèle 
à  celle  décrite  sous  le  même  nom  pour  le  Rhynchostegùim 
tenelhim  (Fig.  5). 

Au-delà  de  trente-huit  mètres  on  n'a  plus  trouvé  de  Mousses, 
bien  que  la  grotte  atteigne  un  développement  de  cent  cin- 
quante mètres. 

20  Grotte  de  Nermont.  —  On  y  trouve  surtout  YEucla- 
ditim  verticillatum  Br.  eur.  Les  échantillons  de  l'entrée  de  la 
première  salle  sont  assez  vigoureux,  en  touffes  assez  compactes, 
d'un  vert  sombre,  plutôt  noirâtre,  mais  cependant  différent  du 
vert  caractéristique  de  cette  espèce  lorsqu'elle  croît  en  pleine 
lumière.  D'autres  échantillons  au  contraire,  recueillis  au  fond  de 
la  même  salle,  à  vingt  mètres  de  l'ouverture,  dans  une  portion 
peu  éclairée,  sont  moins  touffus  et  d'un  vert  beaucoup  plus 
clair  que  les  premiers. 

A  l'ouverture  de  la  Grotte,  quelques  brins  d' Eurhynchnim 
przelongum  sont  mêlés  à  Y  Eîicladùim  verticillahim. 

Troisième  série. 

i°  Grotte  de  l'Égouttoir.  —  A  l'entrée  de  la  grotte  on 
peut  recueillir  :  Hypnum  Schreberi,  H.  cuspidatimi,  tout  à 
fait  normaux,  H.  molluscum,  passant  à  la  var.  squarrosulum, 
et  Orthotrichum  affijie. 


G.  de  Lamaklièee  et  J.  Maheu.  —  Muscinées  des  cavernes  de  l'Yonne,    275 

Plus  profondément  on  trouve  encore  Eurhynchium  praslon- 
gum  et  Thuidium  abietinum  en  mauvais  état  et  généralement 
décolorés,  puis  Grimmia  apocarpa,  stérile  et  à  peu  près  entiè- 
rement dépourvu  de  poil,  enfin  Eucladium  verlicillatum,  stérile. 
Ce  dernier  est  à  peu  près  normal  et  présente  seulement  des 
feuilles  un  peu  plus  étroites  que  celles  des  échantillons  nor- 
maux (Fig.  6,  B). 

20  Grotte  des  Nomades.  —  Cette  grotte  a  une  ouverture 
très  basse  et  environ  vingt-cinq  mètres  de  galeries.  Au  com- 
mencement de  la  zone  obscure,  on  trouve  Hylocomium  trique- 
tram  et  Hypnum  puritm  qui  ne  paraissent  pas  avoir  subi  de 
déformations  bien  sensibles. 

Le  Hypnum  molluscum,  qui  s'y  trouve  aussi  dans  une  obs- 
curité partielle,  présente  des  échantillons  intermédiaires  entre 
les  types  normaux  et  ceux  qui  ont  été  rencontrés  dans  la  perte 
au-dessous  des  Fées,  et  que  nous  avons  appelés  variété  gracil- 
limum.  Ils  sont  stériles;  les  tiges  sont  assez  grêles,  et  la  couleur 
est  jaune  doré  comme  chez  les  échantillons  vivant  à  la  grande 
lumière. 

Dans  les  mêmes  conditions  se  trouvent  encore  Eurhynchium 
prêelongum,  stérile,  mais  encore  normal,  Barbtila  fallax,  et 
Eucladium  ver  tic  il  la  tum . 

Le  Barbula  fallax  est  stérile,  en  touffes  lâches  et  maigres, 
à  feuilles  plus  espacées  et  un  peu  plus  petites  que  dans  le  type. 
Les  deux  plis  que  l'on  rencontre  ordinairement  à  la  base  de  la 
feuille  sont  ici  très  oblitérés.  Certaines  feuilles  ont,  à  la  base, 
des  cellules  un  peu  plus  allongées  et  un  peu  plus  claires  qui 
tendraient  à  établir  un  passage  au  Barbiila  vinealis  Brid. 

L Eucladium  verticillatum  est  stérile,  en  échantillons  tout 
à  fait  maigres  et  fortement  incrustés.  Les  dents  des  feuilles 
sont  presque  complètement  oblitérées,  sauf  quelques-unes  qui  çà 
et  là  sont  encore  bien  nettes.  Les  feuilles  sont  plus  étroites  et 
souvent  pltis  cotirtes  que  dans  les  échantillons  types  (Fig.  6, 
C  et  D).  Nous  avons  attribué  à  cette  forme  le  nom  de  var. 
LATEBRICOLA  var.  n. 

30  Grotte  des  Moulineaux.  —  A  l'entrée  de  la  grotte  qui 
est  très  humide,  on  constate  Hypnum  filicinum,  plus  grêle  que 
dans  le  type,  et  tendant  à  passer  à  la  var.  ternie  N.  Boul.  La 
ramification  est  très  régulièrement  pennée,  la  nervure  est  forte 


276  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

et  longuement  excurrente,  comme  dans  la  var.  crassinervium 
Ren.  On  sait  d'ailleurs  que  cette  espèce  est  excessivement 
variable,  et,  faute  d'échantillons  comparables  recueillis  dans  les 
environs,  toute  comparaison  rigoureuse  nous  a  été  impossible. 

Le  Thamnium  alopecurum,  qui  habite  aussi  la  grotte  des 
Moulineaux,  prend  des  allures  de  Rhynchostegium  rusciforme, 
par  suite  de  l'absence  de  la  grande  et  forte  tige  primaire 
dénudée  qui  s'élève  ordinairement  sur  le  rhizome,  et  qui  donne 
son  port  caractéristique  à  cette  espèce.  Les  tiges  primaires  sont 
ici  grêles  comme  des  rameaux,  courtes  et  ramifiées  irrégulière- 
ment presque  dès  la  base.  Les  rameaux,  au  lieu  d'être  conden- 
sés et  nombreux  au  sommet  de  la  tige,  ne  sont  qu'en  petit 
nombre  et  répartis  çà  et  là,  isolément,  de  sorte  que  la  plante 
perd  l'aspect  dendroïde  qu'elle  a  toujours  au  grand  air,  même 
dans  les  endroits  les  plus  humides  et  les  plus  couverts.  Nous 
donnerons  à  cette  forme  le  nom  de  Thamnium  alopectirum ,  var '. 
PSEUDO-RUSCIFORME.  Les  échantillons  de  l'ouverture  de  la 
grotte  sont  un  peu  moins  déformés. 

Quant  aux  rameaux  ils  sont  moins  allongés  que  dans  les 
échantillons  des  cavernes  du  Midi  que  nous  avons  eu  occasion 
de  décrire  précédemment,  mais  ils  montrent  cependant  une  ten- 
dance à  l'allongement.  Les  feuilles  raméales  ne  paraissent  pas 
déformées  d'une  façon  importante.  Les  feuilles  caulinaires  sont 
de  taille  très  réduite. 

\J Eucladïum  verticillatum  recueilli  à  l'obscurité  partielle 
dans  cette  même  caverne  paraît  normal,  mais  il  est  stérile. 

Remarques  générales. 

Les  diverses  espèces  de  Mousses  récoltées  dans  les  grottes 
d'Arcy-sur-Cure  peuvent,  au  point  de  vue  de  leur  affinité  pour 
les  substances  chimiques  du  sol,  être  considérées  pour  la  plu- 
part comme  des  espèces  calcicoles  préférentes.  Il  s'y  joint  aussi 
quelques  espèces  indifférentes  sous  ce  rapport.  C'est  qu'en  effet 
les  cavernes  sont  situées  dans  l'Oxfordien  et  le  Corallien,  et,  en 
particulier  pour  celles  de  la  première  série,  la  partie  basse, 
jusqu'à  un  ou  deux  mètres  de  hauteur,  est  formée  par  une 
couche  de  calcaire  oxfordien  en  plaquettes.  C'est  sur  cette  por- 
tion principalement  que  les  Mousses  paraissent  le  plus  exclusi- 


G.  de  Lamarlière  etj.  Maheu.  —  Muscinées  des  cavernes  de  l'Yonne.    277 

vement  cantonnées.  Cependant  quelques  espèces  se  rencontrent 
aussi  sur  le  corallien  inférieur  qui  s'étend  au-dessus  ;  elles  sont 
en  général  très  maigres. 

Ces  faits  concordent  avec  ceux  que  nous  avons  déjà  obser- 
vés pour  les  Mousses  des  cavernes  du  Midi  de  la  France,  les 
couches  calcaires  donnant  presque  à  l'exclusion  des  couches 
siliceuses  des  cavernes  et  des  avens.  Une  espèce  cependant 
paraît  faire  exception,  c'est  le  Brytun  pallens,  considéré  géné- 
ralement comme  silicicole.  Mais  il  se  présente  ici  sous  une 
forme  telle  (var.  pseitdo-capillarè),  que  l'on  peut  admettre, 
jusqu'à  plus  ample  informé,  que  cette  forme  doit  son  origine 
précisément  à  la  nature  calcaire  du  substratum  sur  lequel  elle 
se  développe. 

Les  Mousses  xérophiles  ou  subxérophiles  ont  ici  le  dessus 
sur  les  espèces  hygrophiles.  La  plupart  des  excavations  se 
montrent  dépourvues  de  cours  d'eau  souterrains.  Tout  au  plus 
y  trouve-t-on  des  suintements  le  long  des  parois.  D'ailleurs  l'air 
y  est  relativemeut  sec  et  chaud,  ainsi  que  le  montrent  les  quel- 
ques observations  hygrométriques  et  thermométriques  qui  ont 
pu  être  faites  ;  tout  semble  donc  favoriser  le  développement  des 
espèces  xérophiles.  Aussi  ne  faut-il  point  s'étonner  de  voir 
Barbula  ruralis,  Encalypta  streptocarpa,  Grïmmia  apocarpa, 
G.pulvînata, Orthotriclmm  saxatile,  Thuiditim abietinum,  etc., 
généralement  fréquents  dans  le  voisinage,  pénétrer  plus  ou 
moins  profondément  dans  ces  cavernes  et  conserver  presque 
intactes  les  armes  dont  la  nature  les  a  munies  contre  un  excès 
de  transpiration  :  poils,  papilles,  disposition  en  coussinets 
denses,  etc. 

Cette  sécheresse  relative  du  substratum  et  de  l'atmosphère 
explique  aussi  l'absence  presque  complète  des  Hépatiques, 
plus  généralement  adaptées  aux  milieux  frais  ou  humides.  Une 
seule  espèce  s'y  est  rencontrée,  le  Madotheca  platyphylla,  et 
c'est  une  des  moins  hygrophyles. 

Cependant  les  Mousses  douées  d'une  certaine  hygrophilie 
ne  sont  point  complètement  bannies.  C'est  ainsi  que  l'on  ren- 
contre des  types  des  endroits  frais  et  ombragés,  comme  Rhyn- 
clwstegium  tenellum sEurhynchitim  veltitinum,o\x  même  relati- 
vement humides,  comme  Hypnum  filicinum  et  Thamnmm 
alopecurum.  Mais  ces  deux  dernières  espèces,  en  particulier, 


278  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

se  trouvent  dans  la  grotte  des  Moulineaux,  une  des  plus  humides, 
exposée  au  nord  et  contenant  une  perte  de  rivière.  Aucune 
espèce  submergée  n'a  été  rencontrée  souterrainement. 

L 'Eucladium  verticillatum  mérite  une  mention  spéciale. 
Cette  espèce,  même  quand  elle  vit  en  plein  air,  recherche  tou- 
jours les  suintements  d'eaux  fortement  chargées  de  calcaire.  En 
devenant  souterraine,  elle  conserve  ses  habitudes.  Dans  les 
grottes  les  plus  sèches,  celle  du  Trilobite,  par  exemple,  comme 
dans  les  plus  humides,  celles  de  l'Égouttoir  et  des  Moulineaux, 
sitôt  qu'il  se  forme  des  suintements  le  long  des  parois,  on  le  voit 
apparaître  et  se  développer.  Souvent  il  est  accompagné  d'autres 
organismes  que  nous  n'avons  pas  encore  étudiés  et  qui  sont 
probablement  des  mycéliums  de  Champignons.  Peut-être 
pourra-t-on  constater  ici  une  symbiose. 

Notons  aussi  que  les  cavernes  de  la  troisième  série,  exposées 
au  nord,  sont  les  plus  humides  et  les  plus  froides  et  qu'elles  ont 
montré  quelques  espèces  qui  ne  se  sont  pas  rencontrées  encore 
dans  les  cavernes  plus  sèches  et  plus  chaudes  :  Hylocomium  tri- 
quetrum,  Hypmtm  Schreberi ',  H.  cuspidatum ,  H.  filicimim, 
Thamnium  alopecurum,  espèces  qui  ont  plutôt  des  affinités 
boréales.  D'autre  part,  nous  ne  pensons  pas  qu'on  doive  y 
rencontrer  Rhynchostegium  tenellum,  qui  a  plutôt  des  tendances 
méridionales. 

Quant  aux  déformations  et  aux  modifications  anatomiques 
présentées  par  les  Mousses  vivant  ainsi  en  milieu  souterrain,  et 
à  une  lumière  parfois  très  faible,  elles  sont  généralement  les 
mêmes  que  celles  que  nous  avons  notées  pour  les  Mousses  des 
cavernes  du  Midi  de  la  France,  moins  accentuées  cependant 
dans  plusieurs  cas.  On  y  retrouve  ces  formes  maigres,  à  tiges 
étirées,  à  feuilles  souvent  de  taille  absolue  plus  petite,  mais  en 
même  temps  plus  longues  proportionnellement  à  leur  largeur 
que  dans  les  échantillons  normaux.  L'élongation  due  certaine- 
ment à  la  faible  quantité  de  lumière  incidente  que  reçoivent  ces 
Mousses,  en  partie  aussi  à  l'état  hygrométrique  de  l'air,  a  pour 
conséquence  l'écartement  plus  grand  des  feuilles.  Ceci  peut 
jusqu'à  un  certain  point  favoriser  l'assimilation  chlorophyllienne. 
En  effet,  les  feuilles  ainsi  écartées  ne  se  recouvrent  pas  les 
unes  les  autres  et  présentent  leur  surface  totale  à  la  lumière 
incidente  devenue   souvent  si  faible  qu'il  est  de   tout  intérêt 


G.  de  Lamarlièee  et  J.  Maheu.  —  Muscinées  des  cavernes  de  l'Yonne.    279 

pour  la  plante  de  n'en  perdre  que  la  plus  petite  quantité  possible. 

La  couleur  généralement  vert  tendre  des  feuilles  montre 
aussi  que  ces  échantillons  doivent  contenir  relativement  plus  de 
chlorophylle  que  leurs  congénères  développés  au  soleil.  Et, 
s'il  y  a  des  teintes  jaunes  ou  brunâtres,  elles  sont  dues  seule- 
ment à  la  mortification  de  certaines  parties  et  non  à  une  adap- 
tation à  une  lumière  trop  abondante. 

Ces  diverses  dispositions,  qui  pourraient  être  nuisibles  dans 
une  atmosphère  sèche  et  éclairée,  n'ont  pas  ici  d'inconvénient 
et  il  n'y  a  pas  à  craindre  un  excès  de  chlorovaporisation.  Cepen- 
dant, comme  nous  l'avons  fait  remarquer  plus  haut,  les  espèces 
les  plus  éminemment  xérophiles  ne  perdent  pas  tout  à  fait  leurs 
caractères  d'adaptation  ancienne,  parce  que  l'humidité  atmo- 
sphérique se  maintient  ici  dans  une  certaine  moyenne  qui  ne 
nécessite  pas  de  la  part  de  ces  espèces  une  adaptation  absolue 
et  immédiate  dans  un  sens  contraire.  C'est  pourquoi  souvent  on 
ne  constate  pas  la  disparition  complète  des  papilles  foliaires, 
des  poils,  de  la  disposition  en  coussinets  denses,  etc.,  mais 
seulement  leur  diminution. 

Il  peut  se  faire  aussi  que  la  faiblesse  des  modifications 
constatées  en  ce  sens  chez  plusieurs  xérophiles  soit  due 
simplement  à  ce  fait  que  ces  modifications  sont  d'adaptation 
récente.  Nous  n'avons  peut-être  pas  ici,  dans  la  plupart  des 
cas,  de  races  dues  à  une  adaptation  ancienne  et  par  consé- 
quent modifiant  profondément  la  plante.  C'est  qu'en  effet 
beaucoup  de  nos  Mousses  des  cavernes  ne  fructifient  pas,  et 
les  individus  qu'on  y  recueille  proviennent  directement  de 
germes  apportés  de  l'extérieur  et,  par  conséquent,  normaux 
et  non  adaptés.  Une  arrivée  sans  cesse  renouvelée  de  spores 
permettrait  seule  à  l'espèce  de  se  maintenir  dans  ces  condi- 
tions anormales,  et  tous  les  individus  que  l'on  recueille  sont 
destinés  à  périr  sans  postérité.  Même  pour  les  espèces  qu'on 
trouve  munies  de  leurs  sporagones,  il  n'est  pas  certain  que 
les  spores  soient  douées  de  pouvoir  germinatif.  Des  expé- 
riences sont  à  faire,  qui  n'ont  pas  encore  été  faites,  et  seule 
la  méthode  expérimentale  permettra  de  résoudre  définitive- 
ment ces  questions. 


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280  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

ANATOMIE  COMPARÉE  DU  TISSU   CONDUCTEUR 

DU  STYLE  ET  DU  STIGMATE  DES  PHANÉROGAMES 

(I.  MONOCOTYLÉDONES,  APÉTALES  ET  GAMOPÉTALES) 

[Suite) 
Par  M.  F.  GUÉGUEN. 

Rubiacées  (PL  20)  (i). 

La  fleur  du  Cqffea  arabica  possède  un  long  style  filiforme- 
cylindrique  un  peu  renflé  au  sommet  et  terminé  par  deux 
branches  :  chacune  d'elles,  de  section  trapeziforme,  est  tapissée 
sur  ses  faces  interne  et  latérales  de  poils  en  massue  simples  ou 
bicellulaires  (fig.  i  et  4).  Ces  trichomes  atteignent  leur  maximum 
de  longueur  au  niveau  des  deux  bords  latéro -internes  de  chaque 
branche  :  sur  la  face  interne  ils  s'atténuent  insensiblement  en  un 
épiderme  papilleux,  supporté  par  du  collenchyme  comme  les 
poils  eux-mêmes  (fig.  5).  Au-dessous  de  cet  épiderme  existe  un 
faisceau  libéroligneux  à  4-5  trachées,  avec  liber  en  éventail 
formé  de  quatre  à  cinq  groupes  de  tubes  criblés. 

Le  style,  dont  l'épiderme  est  strié  seulement  au  sommet,  est 
parcouru  par  deux  faisceaux  comprenant  entre  eux  un  tissu 
conducteur  à  fente  papillifère  allongée  :  vers  le  tiers  de  la  lon- 
gueur de  l'organe  cette  fente  fait  place  à  un  massif  de  cellules 
hexagonales,  très  allongées  dans  le  sens  vertical  (fig.  10). 

Au  sommet  de  l'ovaire,  il  y  a  plusieurs  verticilles  de  méri- 
stèles,  destinés  les  uns  au  périanthe  et  aux  nectaires,  les  autres  à 
la  paroi  ovarienne  et  aux  funicules  (fig.  6  à  8). 

Les  ovules  présentent  un  mode  d'attache  particulier  :  leur 
funicule,  fixé  à  l'un  des  bords  de  la  loge,  forme  une  sorte  de 
longue  charnière.  Le  tissu  conducteur  ovarien  consiste  en  un 
épiderme  à  cellules  isodiamétriques  avec  gros  noyaux,  qui 
occupe  la  cloison  et  s'étend  sur  une  partie  des  funicules  (fig.  7). 
Au  point  de  contact  de  ces  derniers  avec  l'ovule,  il  y  a  un  pin- 
ceau de  poils  simples  en  doigt  de  gant  (fig.  9).  De  nombreuses 
cellules    oxalifères,     formant    plusieurs    cercles    réguliers    au 

1.  K.  Schumann,  Rubiaceae,  in  Engler,  IV,  4. 


F.  Guéguek.  —  Anatomie  du  style  et  du  stigmate  des  Phanérogames.     281 


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Pl.  20.  —  Rubiacées,  Caprifoliacées,  Valérianées. 

Coffea  arabica,  branche  stigmatique  coupée  transversalement  ;  2,  sommet  du  style  ; 
3,  base  du  style  ;  4,  deux  papilles  stigmatiques  :  5,  portion  interne  de  la  surface  stigma- 
tique; 6,  sommet  de  l'ovaire;  7,  ovaire  à  mi-hauteur  (tissu  conducteur  en  noir);  8,  ovaire 
coupé  verticalement  (les  deux  moitiés  du  dessin  appartiennent  à  une  même  série  de 
coupes  ;  le  numérotage  des  faisceaux  est  le  même  dans  les  fig.  6  à  8);  9,  coupe  tan- 
gentielle  ayant  libéré  un  ovule,  et  montrant  les  papilles  funiculaires />/  io,  tissu  con- 
ducteur de  la  base  du  style.  —  n,  Galium  Crticiata,  stigmate  coupé  verticalement.  — 
12,  Lonicera  semfiervircns,  stigmate  coupé  radialement  ;  13,  papilles;  14,  style  vers  le 
sommet;  15,  base  du  style  ;  16,  ovaire  d'une  fleur  épanouie.  —  17,  Symphoricarpus  race- 
mosus,  stigmate  coupé  en  long.  —  18,  Leycesteria  formosa,  stigmate  coupé  verticale- 
ment, avec  tubes  polliniques.  —  19,  Adoxa  moschatellina,  un  stigmate  (Gr.  =  20)  ; 
20,  ovaire  coupé  en  long  ;  21,  réunion  des  cinq  styles.  —  22,  Fedia  comucopioidcs, 
stigmate  très  grossi  ;  23,  sommet  du  style  ;  24,  base  du  style  ;  25,  sommet  de  l'ovaire  ; 
26,  ovaire  coupé   en  long;    27,  papilles  stigmatiques;    28,  papilles  ovariennes. 


pourtour  des  faisceaux,  se  rencontrent  dans  toutes  les  parties 
de  l'ovaire. 

Le  Virecta  camea  possède  des  branches  stigmatiques  plus 
papilleuses  encore  que  celles  du  Caféier.  La  forme  et  la  dispo- 


282  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

sition  du  tissu  conducteur  du  style  sont  à  peu  près  les  mêmes 
que  dans  le  cas  précédent,  à  cela  près  que  le  stigmate  se 
raccorde  brusquement  avec  le  style,  sans  infundibulum.  L'ovaire 
renferme  deux  volumineux  placentas  recouverts  de  nombreux 
ovules  déformés  par  pression  réciproque.  Les  cellules  oxalifères 
contiennent  ici  des  raphides,  et  abondent  surtout  dans  l'épais- 
seur de  la  cloison  placentaire.  Tout  autour  des  faisceaux  il 
existe  une  gaîne  de  grandes  cellules  à  tannin.  La  paroi  ovarienne 
renferme  également  une  rangée  de  ces  éléments,  qui  se  retrou- 
vent encore  disséminés  en  grande  abondance  dans  le  placenta 
tomenteux  :  le  contenu  en  est  peut-être  utilisé  pendant  le  déve- 
loppement des  ovules. 

Dans  le  Galium  Mollugo,  les  deux  branches  stigmatiques 
sont  distinctes  jusqu'à  la  base.  Chacune  d'elles  se  termine  par 
une  tête  globuleuse  couverte  de  papilles  simples  serrées  les  unes 
contre  les  autres  (fig.  n).  Le  tissu  sous-jacent  converge  vers  le 
centre  de  l'organe,  qui  renferme  une  colonne  d'éléments  conduc- 
teurs semblables  à  ceux  du  Coffea  :  les  deux  massifs  viennent 
se  réunir  en  un  cordon  unique  qui  parcourt  la  cloison  inter- 
carpellaire. 

Le  tissu  conducteur  ovarien  est  formé  par  l'épiderme  de 
l'angle  interne  de  chaque  loge,  séparé  du  cordon  central  par 
deux  ou  trois  épaisseurs  de  parenchyme;  les  parois  de  la  cavité 
renferment  de  très  volumineuses  cellules  à  raphides  allongées 
verticalement,  et  qui  sur  la  coupe  transversale  forment  un  cercle 
de  huit  à  dix  alternant  avec  les  faisceaux  :  elles  manquent  dans 
la  cloison  intercarpellaire. 

Le  Galium  Cruciata  offre  une  disposition  analogue  :  les 
cellules  à  raphides,  qui  sont  très  grandes  et  très  abondantes  dans 
les  pétales,  paraissent  toujours  manquer  dans  l'ovaire.  Tout 
autour  de  la  base  du  stigmate,  il  existe  un  disque  nectarifère 
formé  de  corps  massifs  ovoïdes  qui,  dans  les  matériaux 
alcooliques,  sont  fortement  colorés  en  bleu-ardoisé. 

Le  style  des  Rubiacées  est  donc  presque  toujours  bifide  : 
dans  les  Mùragyne  (M.  tubîdosa),  d'après  Schumann,  il  serait 
simple,  avec  couronnement  pilifère  cylindrique;  les  Sarco- 
cephalus  ont  un  stigmate  olivaire  (S.  cordatus).  Dans  le  Hodgkin- 
sonia  ovalifolia,  il  est  subulé  et  contourné  en  zigzag;  dans  les 
RtUidea  {R.parvzflora),  il  est  cylindrique  et  sessile.  Quelques 


F.  Guégues.  —  Anatomie  du  style  et  du  stigmate  des  Phanérogames.    283 
Crucianello    (C.    lati folio)    ont    deux    branches    stig-matiques 


inégales. 


Malgré  ces  quelques  exceptions,  il  y  a  somme  toute  une  cons- 
tance assez  grande  dans  l'aspect  extérieur  du  stigmate.  L'appa- 
reil conducteur  stylaire  paraît  être  toujours  formé  de  tissu  plein, 
autant  que  l'on  en  peut  juger  par  l'étude  de  trois  genres  aussi 
dissemblables  que  possible. 

Caprifoliacées  (PI.  20)  (i). 

Le  style  cylindrique  du  Lonicero  sempervirens  est  légère- 
ment coudé  à  la  base  et  se  termine  par  un  stigmate  oblique 
faiblement  résupiné,  ce  qui  le  rend  horizontal,  l'insertion  des 
fleurs  étant  perpendiculaire  à  l'axe  de  l'inflorescence.  Ce  stig- 
mate bilabié  est  recouvert  de  papilles  simples  claviformes, 
insérées  sur  un  parenchyme  à  parois  minces  (fig.  12  et  13).  Ason 
sommet,  le  style  renferme  huit  faisceaux  légèrement  inégaux, 
groupés  autour  d'un  tissu  conducteur  plein  semblable  à  celui 
des  familles  précédentes  (fig.  14).  Vers  la  base  de  l'organe,  le 
nombre  des  faisceaux  tend  à  diminuer,  ainsi  que  le  volume  du 
tissu  conducteur  (fig.  15). 

L'ovaire,  dont  la  paroi  renferme  une  quinzaine  de  faisceaux, 
est  à  trois  ou  parfois  quatre  loges.  La  placentation  est  septale. 
Le  tissu  conducteur  recouvre  la  portion  renflée  des  placentas, 
et  s'étend  sur  les  longs  funicules  sous  la  forme  d'un  épiderme 
tomenteux  (fig.  16). 

Les  papilles  stigmatiques  du  Leycesterio  formoso  sont  à  peu 
près  semblables  à  celle  du  Chèvrefeuille.  Le  stigmate  est  égale- 
ment bilabié,  mais  avec  renflement  considérable  de  la  lèvre  in- 
férieure, qui  est  formée  de  tissu  conducteur  ordinairement  par- 
couru par  de  nombreux  tubes  polliniques  (fig.  18).  Un  dispositif 


1.  Alex.  Braun,  Ueber  Adoxa  (Sitzb.  d.  Bot.  Vereins  d.  Provinz  Branden- 
burg-,  1875).  —  O.  Drude,  Ueber  die  naliirl.  Verwandschaft  von  Adoxa  und 
Chrysosplenium  (Bot.  Zeit.,  1879).  —  Morot,  Remarques  sur  la  place  de 
/'Adoxa  moschatellina  dans  la  classification  (Journ.  de  Bot.,  1888).  — 
H.  Bâillon,  Recherches  sur  l'organisation  des  Adoxa  (Bull.  Soc.  Linn.  de 
Paris,  1888).  —  Fritsch,  Adoxaceae  in  Engler  et  Prantl,  IV,  4,  1891.  —  Tschikch 
et  Œsterle,  1.  cit.,  fasc.  3,  1884.  —  L.  Vidal,  Sur  la  structure  et  le  dévelop- 
pement du  pistil  et  du  fruit  des  Caprifoliacées  (Ann.  de  l'Univ.  de  Grenoble, 
1897,  4e  trimestre).  —  Id.,  Thèse  de  Paris,  1.  cit.,  1900).  —  John-L.  Lowell, 
The  visitors  of  the  Caprifoliaceae  (American   Naturalist,   XXIV,  n°  397,  1900), 


a84  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

analogue  est  réalisé  dans  le  stigmate  du  Symphorîcarpîis  race- 
mosus  (fig.  17),  mais  ici  la  base  du  style  se  pédiculise  brusque- 
ment à  son  point  d'insertion,  ce  qui  rend  le  style  très  caduc. 

La  fleur  de  VAdoxa  moschatelhna  possède  autant  de  styles 
séparés  qu'il  y  a  de  loges  à  l'ovaire,  soit  quatre  pour  la  fleur 
terminale  et  cinq  pour  les  fleurs  latérales.  Chaque  style  se  ter- 
mine par  un  pinceau  de  papilles  simples  en  massue,  dirigé  vers 
l'extérieur  de  la  fleur  (fig.  19).  La  section  transversale  est  circu- 
laire au  sommet,  vaguement  triangulaire  à  la  base.  L'épiderme 
est  formé  de  grandes  cellules  dont  la  cuticule  est  finement 
striée. 

Sur  les  coupes  verticales,  le  style  est  formé  d'un  parenchyme 
à  éléments  allongés  ;  le  faisceau  vasculaire  correspondant  s'ar- 
rête à  mi-chemin,  au  moment  où  l'organe  devient  cylindrique: 
les  papilles  ne  sont  point  situées  exactement  dans  le  prolonge- 
ment des  files  verticales  de  cellules.  Dans  les  fleurs  que  j'ai 
examinées,  ces  papilles  étaient  couvertes  de  grains  de  pollen, 
mais  je  n'en  ai  vu  germer  aucun. 

Une  coupe  transversale  passant  par  le  sommet  de  l'ovaire 
montre  qu'il  existe  une  fente  interstylaire  irrégulièrement 
stelliforme  :  chaque  style  est  séparé  de  son  voisin  par  une 
lacune. 

f  Le  [tissu  de  l'axe  des  styles  surmonte  un  massif  parenchy- 
mateux  au  pourtour  duquel  sont  insérés  les  ovules  anatropes  : 
cette  disposition  rappelle  ce  que  nous  avons  vu  dans  les  Phyto- 
Iacca.  La  structure  du  pistil  de  VAdoxa  diffère  donc  grandement 
de  celle  des  Caprifoliacées,  mais  ne  saurait,  à  notre  avis,  fournir 
un  argument  pour  rapprocher  VAdoxa  des  Apétales  suivant  les 
vues  de  Fritsch  :  il  est  évident,  en  effet,  que  la  disposition  du 
tissu  conducteur  dépend  de  l'arrangement  des  ovules,  et  il  est 
même  possible  que  la  différence  seule  dans  le  mode  de  pollini- 
sation suffise  à  expliquer  les  dissemblances  constatées. 

Enmettantà  part  VAdoxa,  qui  représente  un  groupe  aberrant 
d'affinités  incertaines,  le  tissu  collecteur  et  conducteur  des 
Caprifoliacées  présente  une  uniformité  remarquable  :  stigmate 
bilabié  à  lèvres  inégales  recouvertes  de  papilles  simples,  et  style 
parcouru  par  un  faisceau  de  tissu  conducteur  plein,  qui  s'épa- 
nouit à  la  surface  des  placentas  sous  la  forme  d'un  épiderme 
tomenteux. 


F.  Guéguen.  —  Anatomie  du  style  et  du  stigmate  des  Phanérogames.    285 

Valérianées  (PI.  20  et  21)  (1). 

Le  style  filiforme  du  Fedia  conmcopioides  (PL  20,  fig.  22) 
offre  une  section  un  peu  ovale  à  la  base,  et  s'atténue  progressi- 
vement en  devenant  cylindrique.  A  la  partie  supérieure  il  se 
renfle  légèrement  et  se  termine  par  un  stigmate  inégalement 
trifurqué.  Les  branches  sont  à  peu  près  cylindriques  et  ter- 
minées en  doigt  de  gant  :  chacune  d'elles  se  prolonge  en  longues 
papilles  simples  accolées,  qui  se  continuent  sur  la  face  interne  en 
diminuant  de  hauteur  (PI.  20,  fig.  22  et  27);  les  trois  méristèles 
se  terminent  chacun  dans  la  corne  stigmatique  correspondante. 

Dans  la  région  supérieure,  le  style  est  recouvert  d'un  épi- 
derme  à  paroi  externe  mince  et  lisse;  les  trois  faisceaux  inégaux 
occupent  les  trois  faces  d'un  tissu  conducteur  triangulaire  dont 
les  éléments  collenchymatoïdes  sont  orientés  parallèlement  aux 
trois  côtés  (PI.  21,  fig.  1).  Vers  la  base,  le  tissu  est  légèrement 
excentré,  et  prend  une  section  curviligne  (PI.  20,  fig.  24)  :  en 
ce  point,  il  est  formé  d'éléments  polygonaux  assez  réguliers, 
non  dissociés  (PL  21,  fig.  2). 

Dans  les  coupes  transversales  menées  au  sommet  de  l'ovaire 
(PL  20,  fig.  25),  on  voit  que  le  tissu  conducteur  s'arrête  au 
point  de  réunion  des  cloisons;  une  coupe  radiale,  passant  par  le 
plan  médian  d'une  loge,  montre  que  la  colonne  placentaire  envoie 
vers  le  sommet  de  cette  cavité  un  prolongement  qui  se  termine 
par  un  tampon  conducteur  formé  de  cellules  ovales  à  membrane 
très  délicate  (PL  20,  fig.  26  et  28).  Dans  cette  espèce,  Payer 
(1.  cit.,  p.  132)  figure  en  pointillé  le  trajet  du  tube  pollinique  sur 
la  face  dorsale  de  l'ovule. 

\^ç.Valeriana  tripteris,  d'après  H.  Mûller,  possède  des  fleurs 
dimorphes,  les  unes  à  long  style  trifurqué,  les  autres  à  court 
style  muni  seulement  de  trois  bosselures  stigmatiques  et  re- 
courbé vers  l'arrière  de  la  fleur.  Le  stigmate  du  Valerïana 
sibirica  est  faiblement  élargi  et  aplati. 

Dans  le  CentrantJnts  rttber,  le  sommet  du  style  est  légère- 
ment trilobé,   avec  papilles  simples  ovoïdes  et  libres  de  toute 

1.  Payer,  Organogénic,  p.  131.  —  Buchenau,  Ueber  die  Bliïtenentwickl.einiger 
Dipsaceen,  Valerianaceen  und  Compositeen,  Inaug-.  Dissert.,  Francfort,  1854; 
Id.,  Bot.  Zeit.,  1872.  —  F.  Hôck,   Valerianaceae  in  Engler  et  Prantl,  IV,  4,  1891. 


286  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

adhérence  entre  elles  (PI.  21,  fig.  4  et  7).  En  coupe  transversale, 
le  style  est  un  peu  triangulaire  au  sommet  et  arrondi  à  la  base. 
Le  tissu  conducteur  est  à  trois  faces,  et  les  faisceaux  libéroli- 
gneux,  dont  l'un  avorte  souvent  à  une  hauteur  plus  ou  moins 
grande,  en  occupent  les  angles.  Au  plafond  de  l'ovaire,  le  tissu 
se  développe  davantage  en  face  des  faisceaux,  ce  qui  paraît  en 
changer  l'orientation  (fig.  6)  :  le  volume  des  méristèles  est  pro- 
portionné à  celui  des  loges  ovariennes  (fig.  4  à  6).  Le  tissu  con- 
ducteur est  formé  d'éléments  à  paroi  épaisse  et  à  lumen  hexa- 
gonal ;  dans  les  fleurs  récoltées  au  mois  de  septembre  à  Paris, 
on  le  trouve  fréquemment  parcouru  par  des  tubes  polliniques 
(PI.  21,  fig.  8). 

En  résumé,  les  Valérianées  possèdent,  comme  les  Caprifo- 
liacées,  un  style  avec  tissu  conducteur  plein,  et  un  stigmate  à 
papilles  simples.  Les  différences  dans  le  mode  de  répartition  de 
ce  tissu  à  l'intérieur  de  l'ovaire  sont  imputables  aux  variations 
dans  la  placentation  et  dans  le  mode  d'attache  des  ovules. 

(A  suivre.) 


A  PROPOS 
DU  LIGUSTICUM  ADONIDIFOLIUM  ROUY  ET  CAMUS 


Nous  recevons  de  M.  Rouy  la  lettre  suivante 


Mon  cher  Directeur, 


Dans  une  note  publiée  dans  le  n°  7  (juillet  1902)  du  tome  16 
du  Journal  de  Botauiqîte,  M.  Copineau  critique  la  synonymie  du 
Meum  adouidifolium  donnée  dans  le  tome  VII  de  la  Flore  de 
France  et  nous  reproche  l'omission  de  l'indication  de  l'Auvergne 
pour  l'habitat  de  cette  plante  que  nous  avons  fait  rentrer  dans  le 
genre  Ligusticum.  —  Qu'il  me  soit  permis  de  répondre 
quelques  mots  à  M.  Copineau. 

Il  est  incontestable  qu'il  n'y  a  eu  nulle  erreur  de  notre  part 
en  écrivant  dans  notre  synonymie  :  Meum  adonidifolium  J.  Gay 
puisque  J.  Gay  (in  Bull.  Soc.  Bot.  Fr.,  VII,  p.  576)  a  dit  : 
«  Alors  seulement  une  différence  notable  reconnue  dans  la  Ion- 


G.  Rouy.  —  A  propos  du  Lig-usticum  adonidifolium.  287 

gueur  et  l'épaisseur  des  styles,  confirma  pour  moi  la  légitimité 
de  Y  espèce  qui  pourtant  est  restée  inédite  jusqu'à  ce  jour...  »  et, 
plus  loin  :  a.  Je  résumais  les  caractères  de  la  plante  et  ses  diffé- 
rences spécifiques .   » 

Une  page  plus  haut  M.  Chabert  attribuant ,  à  tort  selon  J.  Gay , 
la  découverte  de  cette  plante  à  Huguenin,  en  donna  la  descrip- 
tion en  commençant  ainsi  :  «  MEUM  ADONIDIFOLIUM  Meo 
Mutellinse  Gaertn.  affinis  species...  »  Il  est  donc  parfaitement 
exact  que  J.  Gay  et  M.  Chabert,  aux  citations  bibliographiques 
indiquées  par  nous,  ont  considéré  le  Meum  adonidifolium  comme 
espèce  ;  et  l'observation  de  M.  Copineau  tombe  à  faux,  —  Plus 
tard,  il  est  vrai,  J.  Gay  (in Bull.  Soc.  bot.  Fr.,  IX,  p.  28)  a  renié 
son  espèce  en  ne  l'admettant  plus  que  comme  forme  du  Metim 
Mutelliua  et  en  l'indiquant  au  mont  Dore.  Mais  nous  n'avons 
pas  cru  devoir  citer  cette  autre  indication  bibliographique,  par 
l'excellente  raison  que,  là,  J.  Gay  s'est  trompé  en  confondant  le 
Meum  adonidifolium  des  Alpes  de  Savoie  avec  une  autre  plante 
du  Dauphiné  et  de  l'Auvergne  que  nous  avons  considérée  comme 
var.  elatiîts  (Flore  de  France,  7,  p.  287,  ligne  1)  du  Ligustictim 
Mutelliua  Crantz,  ce  qu'aurait  pu  voir  M.  Copineau  s'il  avait 
bien  voulu  lire  entièrement  notre  diagnose.  D'ailleurs  ni  La- 
motte,  qui  ne  l'a  pas  indiqué  dans  son  Prodrome  de  la  flore  du 
plateau  central,  ni  aucun  autre  botaniste  de  l'Auvergne,  n'ont 
vu  le  véritable  Ligttstictim  adonidifolium  Rouy  et  Cam.  (Meum 
adonidifolium].  Gay),  pas  plus  que  nous-mêmes,  du  reste,  pro- 
venant d'Auvergne,  localité  que  nous  avons  donc  volontairement, 
et  non  par  oubli,  supprimée  pour  cette  plante  en  l'attribuant,  à 
juste  titre,  à  notre  var.  elatius  du  L.  Mtitelliua,  variété  qui 
présente  la  synonymie  suivante,  à  notre  sens  :  M.  Mutelliua 
var.  elatius  Arv.-Touv.,  Chaboiss.  et  Faure  in  Soc.  Dauph., 
n°  2078  (excl.  syn.  M.  adonidifolii). 

Enfin,  nous  ne  croyons  pas  devoir  inutilement  encombrer 
la  Flore  de  France  d'une  synonymie  exagérée  en  y  citant  à 
l'excès  les  opinions  successives  des  mêmes  botanistes,  ce  qui  ne 
peut  présenter  quelque  intérêt  que  quand  ces  botanistes  sont 
devenus  des  monographes  du  genre.  En  l'espèce,  rien  de  tel;  et 
c'est  délibérément  que  nous  avons  supprimé  les  indications  sui- 
vantes qui  auraient  pris,  sans  grande  utilité  scientifique,  quatre 
ligues  eu  plus  pour  cette  simple  forme,  au  détriment  de  choses 


288  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

plus  importantes  :  Meum  Mutellina  Gaertn.  forma  adonidifolium 
J.  Gay  in  Bull.  Soc.  bot.  Fr.,  IX,  p.  28  (pro  parte)]  Copineau 
ap.  Morot  Joîirnal  de  Bot.,  III,  p.  375-376;  M.  Mutellina  var. 
adonidifolium  A.  Chabert  in  Bull.  Soc.  bot.  Fr.,  XXXI,  p.  369 
(nomeu  midum).  Il  n'y  a  donc  eu  nulle  négligence  de  notre 
part,  comme  le  pensait  M.  Copineau,  et  si  nous  n'avons  pas 
signalé  son  article  sur  le  Meum  adonidifolium,  qui  nous  était 
bien  connu,  c'est  simplement  faute  de  place. 

Croyez,  mon  cher  Directeur,  à  mes  meilleurs  sentiments. 

G.  Rouy. 


Le  Gérant  :  Louis  Morot. 


Paris. —J.  Mersch,  imp.,  4(,u,  Ay.  deCMtillon. 


i6a  ANNÉE.  Nug.  SEPTEMBRE  1902. 

JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

PÉRIBLÉPHARIDE 

GENRE    NOUVEAU    DE    LUXEMBOURGIACÉES 

Par    M.    Ph.    VAN    TIEGHEM. 

Dans  une  Note  récente,  insérée  dans  ce  Recueil  (1),  j'ai  fait 
connaître,  sous  le  nom  d'Epiblépharide  (Epiblepfian's),  un 
genre  nouveau  de  Luxembourgiacées,  différant  des  Luxem- 
bourgies  d'abord  par  la  présence  d'un  cil  en  correspondance 
avec  chaque  dent  sur  le  bord  de  la  face  supérieure  de  la  feuille, 
ensuite  par  l'origine  épidermique  du  périderme  de  la  tige.  Ce 
genre  comprend  actuellement  trois  espèces,  savoir  :  l'E.  de 
Gardner  (E.  Gardneri  v.  T.),  l'E.  de  Glaziou  (E.  Glazioviaua 
v.  T.)  et  l'E.  majeure  [E.  major  v.  T.). 

Sous  le  nom  de  Lîtxembourgia  Schwackeana }  Taubert  a 
décrit,  en  1893,  une  espèce  nouvelle  de  Luxembourgie,  décou- 
verte par  M.  Glaziou  au  Brésil,  province  de  Minas  Geraës,  près 
de  Biribiry  (nos  18.978  et  18.979)  (2).  Grâce  à  l'obligeance  de 
M.  Glaziou,  j'ai  pu  étudier  cette  remarquable  et  rare  espèce, 
sur  l'échantillon  n°  18.978,  récolté  à  Biribiry,  au  Mocoto,  dans 
le  campo,  près  de  Diamantina  (Minas),  le  28  mars  1892. 

C'est  un  petit  arbuste,  à  cette  époque  dépourvu  de  ses 
fleurs,  qui  sont  encore  inconnues,  mais  portant  les  fruits  carac- 
téristiques des  Luxembourgiées.  Les  feuilles  y  sont  isolées, 
disposées  suivant  la  divergence  3/s,  simples,  munies  de  stipules 
divisées  en  segments  sétacés,  qui  persistent  longtemps  après 
leur  chute,  sessiles,  à  limbe  ovale,  coriace,  luisant  et  pareil 
sur  les  deux  faces,  atténué  à  la  base,  arrondi  et  parfois  émarginé 
au  sommet,  penninerve,  à  nervure  médiane  prolongée  en  une 
longue  pointe  ciliforme,  à  nervures  latérales  obliques  et  paral- 


1.  Ph.  Van  Tieghem  :  Epibléphaiide,  genre  nouveau  de  Luxcmbotir giacées 
(Journal  de  Botanique,  XV,  p.  389,   1901). 

2.  Taubert  :   Plantas    Glasioviana?  novas  (Bot.   Jahrbucher  fur   Systematik, 
XVII,  p.  504,  1893). 


29o  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

lèles  visibles  sur  les  deux  faces,  à  bord  denté  en  scie,  à  dents 
recourbées  vers  le  haut  et  glanduleuses  au  sommet  (fig.  i). 

Au  milieu  de  sa  longueur,  sur  son  dos  et  dans  le  plan 
même  de  la  feuille,  chaque  dent  porte  un  cil  long  de  i  à  2  mil- 
limètres, dans  lequel  pénètre  une  branche  de  la  méristèle  qui 
se  rend  à  la  dent.  La  pointe  terminale  porte  d'ordinaire  deux 

cils,  un  de  chaque  côté. 
Cà  et  là,  certaines  dents 
portent  chacune  deux  cils 
superposés,  ou  se  mon- 
■  \1a  SC.  TC  J     /     trent,  au   contraire,    dé- 

pourvues de  cils  ;  mais 
il  faut  remarquer  que  les 
cils  sont  très  friables  et 
se  détachent  facilement 
à  leur  base. 

Par  la  présence  simul- 
Fig.  ,.  a,  une   tanée  de  dents  et  de  cils 

feuille,    vue    par   la    face     supérieure,    montrant    la     ^^      bord      de      la      feuille 
disposition   des  dents   et   des   cils  (grand,    nat.).   —  ,       .  , 

B,  une   portion  de  la  feuille,  grossie.  Cette  plante  s'éloigne  deS 

Luxembourgies,qui  n'ont 
que  des  dents,  et  se  rapproche  des  Épiblépharides.  Elle  en 
diffère,  d'abord  parce  que  les  cils  sont  fixés  ici  au  bord  même 
de  la  feuille  et  dirigés  dans  son  plan,  comme  les  dents  elles- 
mêmes,  au  lieu  d'être  implantés  près  du  bord  sur  la  face  supé- 
rieure de  la  feuille  et  dirigés  obliquement  vers  le  haut,  ensuite 
parce  qu'au  lieu  de  correspondre  aux  dents,  ils  alternent  avec 
elles. 

A  cette  différence  dans  la  disposition  des  cils  s'en  ajoutent 
plusieurs  autres.  Ici,  les  stipules  sont  persistantes;  elles  sont 
caduques  dans  les  Épiblépharides.  Ici,  la  feuille  est  sessile  ;  elle 
est  longuement  pétiolée  dans  les  Epiblépharides.  Ici,  le  péri- 
derme  de  la  tige  se  forme  sous  l'épiderme,  dans  l'exoderme, 
comme  chez  les  Luxembourgies  ;  il  est  d'origine  épidermique 
dans  les  Epiblépharides. 

Ces  différences,  auxquelles  viendront  sans  doute  s'en  joindre 
d'autres  lorsque  la  fleur  sera  connue,  conduisent  à  regarder  cette 
espèce  comme  le  type  d'un  genre  nouveau,  que  je  nommerai 
Périblépharide  (P eribtepharis)  et  qui  prendra  place,  entre  les 


M.  Gomo.mt.  —  Note  sur  une  espèce  nouvelle  de  Fischerella.  jqi 

Luxembourgies  et  les  Epiblépharides,  dans  la  tribu  des  Luxem- 
bourgiées.  La  plante  en  question  sera  donc  désormais  la  Péri- 
blépharide  de  Schwacke  {Periblepharis  Schzoackeana  (Tau- 
bert)  v.  T.). 


NOTE 
SUR  UNE  ESPÈCE  NOUVELLE  DE  FISCHERELLA 

Par  M.  Maurice  GOMONT. 

(Pi.  1.) 

Dans  la  Révision  des  Nostocacees  hélérocystées  trois  espèces 
de  Stigonema,  les  St.  thermale,  muscicola  et  tenue,  forment  le 
sous-genre  Fischerella  (1).  En  1895  j'ai  montré  qu'il  fallait  y 
joindre  le  Scylonema  ambiguum  Kùtzing,  qui  appartient  en 
réalité  aux  Sirosiphoniées,  et  j'ai  proposé  d'élever  au  rang  de 
genre  le  sous-genre  Fischerella,  en  me  basant  sur  la  longueur 
caractéristique  de  l'hormogonie  et  sur  la  différenciation  très 
marquée  des  filaments  primaires  rampants,  relativement  aux  fila- 
ments dressés  (2). 

Le  nouveau  genre,  tel  qu'il  était  constitué  par  ces  quatre 
espèces,  ne  comprenait  que  des  plantes  de  faible  dimension, 
formant  des  couches  peu  épaisses  et  peu  étendues,  parfois 
même,  comme  le  F.  muscicola,  de  simples  taches  à  peine  visi- 
bles à  l'œil  nu.  L'espèce  nouvelle  que  je  me  propose  de  décrire 
dans  cette  Note  est  beaucoup  plus  apparente  ;  je  la  désignerai 
sous  le  nom  de  Fischerella  major. 

Les  échantillons  originaux  m'ont  été  envoyés  par  M.  G.  de 
Beck,  directeur  du  Jardin  botanique  de  la  Cour,  à  Vienne,  qui, 
lui-même,  les  tenait  de  M.  F.  Filarsky,  Assistant  au  Muséum  de 
Buda-Pest.  La  plante  croît,  dans  les  serres  de  cet  établissement, 
sur  les  murs  humides,  les  vieux  bois,  les  tiges  des  végétaux 
aquatiques.  Elle  est  voisine,  par  ses  caractères  microscopiques, 
du  Fischerella  ambigua,  mais  elle  s'en  distingue  nettement  et  à 
première   vue   par   son  aspect  extérieur.   En  effet  le  thalle  du 

1.  Conf.    Bornet  et    Flahault,  in   Ann.    des  Se.  nat.,  VIIe  série,    Bot.,   t.  Y, 
p.  66,  1887. 

2.  V.  Gomont,  in  Morot,  Jotirn.  de  Botanique,  t.  IX,  p.  51,  1805.  j    ' 


I 


292  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

Fisc  hère  lia  ambigua,  dans  les  conditions  les  plus  favorables, 
forme  des  taches  de  quelques  centimètres  carrés  seulement.  Il 
est  étroitement  appliqué  sur  le  sol  dont  il  ne  se  détache  que  par 
petits  fragments,  et  ses  nombreuses  mèches  dressées,  hautes 
d'un  millimètre  à  peine,  lui  donnent  l'apparence  d'un  velours 
très  fin,  presque  noir.  L'Algue  récoltée  par  M.  Filarsky  forme 
des  croûtes  beaucoup  plus  épaisses,  plus  résistantes,  d'un  brun 
verdâtre  et  qui  se  détachent  aisément  du  substratum,  ainsi  que 
le  montre  l'absence  de  corps  étrangers  adhérents  à  la  face  infé- 
rieure. Leur  superficie  n'est  pas  finement  veloutée  comme  celle 
du  Fischerella  ambigua,  mais  rugueuse  et  comme  sillonnée  par 
des  mèches  irrégulières,  longues  de  plusieurs  millimètres  et  ap- 
pliquées sur  la  couche  basilaire.  La  direction  des  mèches,  pa- 
rallèle au  plan  de  développement  de  l'Algue,  résulte  sans  doute 
de  ce  que  celle-ci  s'est  étendue  sur  des  objets  verticaux, 
au  moins  dans  les  échantillons  qui  sont  parvenus  entre  mes 
mains. 

La  structure  microscopique  de  cette  plante  rappelle,  beau- 
coup plus  que  son  aspect  d'ensemble,  les  caractères  du  Fische- 
rella ambigua.  De  même  que  dans  ce  dernier  et,  d'ailleurs, 
dans  toutes  les  Nostocacées  à  développement  symplocoïde,  les 
filaments  dressés  composant  les  mèches  naissent  de  filaments 
rampants  étroitement  entrelacés  que  leur  enchevêtrement  rend 
difficiles  à  séparer  sans  rupture.  Ces  filaments  varient  beaucoup 
ici  de  grosseur  et  d'aspect.  Cylindriques  et  formés  d'articles 
courts,  ou  tout  au  plus  carrés,  dans  certaines  régions  du  thalle 
rampant,  on  les  trouve  ailleurs  composés  d'articles  longs  et 
minces,  entremêlés  de  très  grosses  cellules  ovales  sur  lesquelles 
je  reviendrai  plus  loin. 

De  ce  thalle  rampant  naissent  de  nombreux  rameaux  dres- 
sés. La  ramification  se  fait  suivant  le  mode  caractéristique  des 
Sirosiphoniées,  c'est-à-dire  par  division  d'une  cellule  du  fila- 
ment primaire  au  moyen  d'une  cloison  parallèle  à  la  direction 
d'accroissement  de  celui-ci,  puis  par  division  dans  le  même 
sens  des  cellules  filles  qui  se  forment  successivement.  Je  n'ai 
rencontré  aucun  exemple  de  ramification  scytonemoïde,  comme 
il  s'en  produit  fréquemment  chez  le  Fischerella  ambigua. 
Filaments  rampants  et  rameaux  dressés  ne  présentent  jamais 
qu'une  seule  file  de  cellules. 


M.  Gomont.  —  Note  sur  une  espèce  nouvelle  de  Fischerella.  293 

Les  filaments  dressés  sont  plus  régulièrement  cylindriques 
que  ceux  du  thalle  rampant.  Très  nombreux  et  étroitement  ser- 
rés dans  les  mèches,  ils  s'y  tordent  comme  les  brins  d'une  corde 
dont  ils  offrent  l'aspect  crépu  après  avoir  été  séparés  à  l'aide 
des  aiguilles  à  dissection.  Ils  restent  raides  et  fragiles  si  on  les 
mouille  seulement  d'eau  pure,  mais,  traités  par  l'ammoniaque 
ou  la  potasse,  ils  deviennent  mous  et  flexibles.  Les  articles  varient 
de  longueur,  mais  sont  habituellement  plus  longs  que  larges, 
sauf  à  l'extrémité  des  trichomes  où  l'accroissement  est  le  plus 
actif.  Toutefois,  dans  cette  région,  le  protoplasme  est  généra- 
lement trop  granuleux  pour  laisser  voir  les  cloisons  sans  l'em- 
ploi d'un  réactif.  Les  hétérocystes,  d'un  jaune  clair,  sont  assez 
nombreux  dans  les  deux  sortes  de  filaments. 

N'ayant  pas  reçu  la  plante  à  l'état  vivant,  je  n'ai  pu  voir  la 
sortie  naturelle  des  hormogonies,  mais  elles  sont  mises  assez  fa- 
cilement en  liberté  si  on  traite  la  plante  par  l'acide  sulfurique 
qui  provoque  le  gonflement  des  gaines.  Les  hormogonies  sont 
très  longues,  évidemment  renflées  en  massue  et  fort  semblables 
à  celles  du  Fischerella  ambigiia,  comme  on  peut  le  voir  par  la 
figure  que  nous  en  donnons. 

Les  gaines  sont  épaisses  et  colorées  en  jaune  brun,  surtout 
dans  les  parties  âgées.  Elles  ne  bleuissent  pas  quand  on  les 
traite  par  le  chloro-iodure  de  zinc. 

J'ai  dit  plus  haut  que,  dans  les  couches  inférieures  des 
échantillons  soumis  à  mon  examen,  se  rencontraient  de  grosses 
cellules  très  différentes  des  autres  par  leur  aspect  et  leurs  dimen- 
sions. Comme  on  peut  en  juger  par  les  figures  que  j'ai  données 
d'un  certain  nombre  d'entre  elles,  ces  cellules  offrent  tous  les 
caractères  des  kystes  ou  spores.  L'état  des  échantillons  ne  m'a 
pas  permis  de  les  cultiver  et  de  suivre  la  germination  de  ces 
corps  avec  continuité.  Cependant,  par  la  comparaison  d'une 
série  d'états  successifs,  j'ai  pu  me  rendre  compte  de  leur  déve- 
loppement ultérieur  d'une  manière  assez  satisfaisante  pour  qu'il 
ne  soit  pas  sans  intérêt  de  mentionner  le  résultat  de  mes  obser- 
vations. L'histoire  de  ces  formations  présente  encore,  d'ailleurs, 
de  nombreuses  lacunes  comme  le  montrera  l'énumération  que 
nous  allons  donner  des  travaux  publiés  sur  ce  sujet. 

Chez  les  Nostocacées  homocystées,  l'existence  des  spores 
n'a  été  constatée   que  par  exception   et   d'une  manière    dou- 


294  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

teuse(i).  Pour  mon  compte,  malgré  le  nombre  considérable  de 
ces  plantes  qui  ont  passé  sous  mes  yeux,  soit  à  l'état  vivant, 
soit  en  spécimens  desséchés,  je  n'ai  jamais  observé  au- 
cune cellule  différenciée  avec  quelque  évidence  en  un  organe 
de  cette  nature.  Au  contraire,  chez  les  Anhomocystées,  leur 
présence  a  été  constatée  depuis  longtemps,  au  moins  dans  cer- 
tains genres.  Kûtzing,  en  effet,  tout  en  confondant,  dans  bien 
des  cas,  ces  organes  avec  les  hétérocystes,  avait  observé,  dès 
1843,  les  véritables  spores  de  quelques  Sphaerozyga  et  Cylin- 
drospermum,  ainsi  que  du  Spermosira  [Nodularia)  litorea  ;  les 
figures  qu'il  en  a  données  plus  tard  dans  les  Tabulas  phycolo- 
gicse  ne  peuvent  laisser  aucun  doute  à  cet  égard.  Ce  sont  bien 
aussi  les  spores  des  Glœotrichia  qu'il  décrit  et  figure  sous  le 
nom  de  Mamibria,  mais  sans  en  indiquer  la  nature  (2). 

A  la  même  date,  Meneghini  avait  cru  découvrir  les  sporan- 
ges d'un  Glœotrichia  (G.  Pisum  =  Rivzdaria  Lens  Menegh.) 
dans  des  corps  qui  sont  certainement  tout  autre  chose,  mais 
dont  la  nature  est  incertaine  (3).  La  véritable  spore  de  la  plante 
est,  à  la  vérité,  figurée  dans  son  dessin,  mais  il  n'en  soupçonne 
pas  le  rôle  reproducteur.  Cette  lacune  n'est  comblée  que  vingt 
ans  après  par  de  Bary,  qui  décrit  la  formation  et  la  germination 
de  la  spore  du  Glœotrichia  natans  (Rivularia  angnlosa  Roth  ; 
de  Bary)  (4).  Rabenhorst,  dans  son  Kryptogame7iflora  von 
Sachseriy  qui  date  de  la  même  année,  indique  également  le  vrai 
rôle  des  Alamtbria  {$),  mais  la  lecture  de  ce  livre,  aussi  bien 
que  du  Flora  europœa  Algarum,  montre  que,  pour  d'autres 
genres,  l'auteur  a  souvent  confondu  les  véritables  spores  avec 
les  hétérocystes  (celhilse  perdurantes) . 

C'est  cependant,  croyons-nous,  dans  le  Flora  europsea,  que 
sont  mentionnées,  pour  la  première  fois,  les  spores  des  Nostocs 
et  leur  germination  (6).  Du  moins,  en  1857,  étaient-elles  incon- 

1.  Conf.  Macchiati,  in  Nuovo  Giornalc  botanico  italiano,  vol.  XXII,  n°  1, 
p.  45,  1890.  —  Sîtlla  formazione  délie  Spore  nelle  Oscillariacea?  (communi- 
cazione  preventiva),  in  Atti  ciel  Congresso  botanico  internas ionale,  1892. 

2.  Kûtzing-,  Phycologia  generalis,  p.  211,  213,238,  1843;  Tabula?  phycolo- 
gica?,  v.  II,  tab.  67,  1850-1852. 

3.  Meneghini,  Monographia  Nostochinearum  italicarum,  Spécimen  de 
Rivulariis ,  p.  135,  tab.  XVI,  fig.  2,  1843. 

4.  De  Bary,  Beitrag  sur  Kcnntniss  der  Nostocacecu,  in  Flora,  2"  série, 
t.  XXI,  p.  559-56o,  577-580,  pi.  VII,  1863. 

5.  Rabenhorst,  Kryptogamenjlora  von  Sachscn,  p.  101,  1863. 

6.  Rabenhorst,  Flora  curopa?a  Algarum,  vol.  II,  p.  168,  173,  1865. 


M.  Gomont.  —  Note  sur  une  espèce  nouvelle  de  Fischerella.  295 

nues  de  Thuret,  qui  décrivit,  à  cette  date,  la  reproduction  par 
hormogonies  dans  un  Mémoire  accompagné  de  belles  figures. 
En  revanche,  dans  le  même  travail,  l'auteur  décrit  et  représente, 
avec  sa  précision  habituelle,  les  spores  des  Cylindrospermum{i) . 

Pendant  un  certain  temps,  le  sujet  qui  nous  occupe  ne  semble 
pas  avoir  attiré  l'attention  des  observateurs.  Il  est  repris,  en 
1874,  par  M.  de  Janckzewski,  pour  un  Anabsena  et  pour  deux 
Nostoc  (2),  puis,  peu  après,  par  M.  Borzi  dont  la  part  contri- 
butive est,  à  cet  égard,  des  plus  importantes.  L'auteur  constate, 
en  effet,  ce  mode  de  reproduction  chez  six  genres  de  Nostoca- 
cées  où  il  était  inconnu  et  étudie,  pour  l'ensemble  du  groupe,  les 
conditions  dans  lesquelles  se  forme  la  spore  ainsi  que  sa  germi- 
nation (3). 

Une  fois  connus,  les  organes  reproducteurs  ne  pouvaient 
manquer  de  fournir  des  ressources  à  la  Systématique.  Les 
auteurs  des  Notes  algologiques  ont  montré  le  parti  qu'on  en 
pouvait  tirer  à  cet  égard  et  tout  le  monde  connait  les  beaux 
dessins  par  lesquels  ils  ont  représenté  le  développement  du 
germe  dans  les  genres  Nostoc,  Glœotrichia  etNodularia  (4).  La 
Revision  des  Nosiocacées  héicrocystées  a  généralisé  l'emploi  de 
ce  caractère  en  lui  donnant  un  rôle  important  partout  où  le  per- 
mettait l'état  de  nos  connaissances. 

Il  ne  me  reste  que  peu  de  chose  à  citer  après  ces  importants 
travaux.  En  18S4,  M-  Hansgirg,  parlant  du  Mastigocladiis 
laminosus  {Hapalosiphon  Hansgirg),  décrit  et  figure  des  corps 
arrondis  qu'il  regarde,  non  sans  hésitation,  comme  pouvant  être 
les  spores  de  la  plante  (5).  On  peut  attribuer  ce  rôle  avec  plus 
de  vraisemblance  à  des   cellules    arrondies   et    renflées     que 

1.  Thuret,  Observations  sur  la  reproduction  de  quelques  Nostoc hiné es,  in 
Mêm.  de  la  Soc.  des  Se.  nai.  et  matkém.  de  Cherbourg,  t.  V,  p.  20  et  25,  pi.  2 
et  3,  1857. 

2.  Janckzewski,  Sur  la  reproduction  de  quelques  Nosiocacées,  in  Ann.  des 
Se.  nat.,  5e  série,  Botanique,  t.  XIX,  p.  121,  1874. 

3.  V.  Borzi,  Note  alla  Morfologia  e  Biologia  délie  Alghe  ficocromacee, 
in  Nuovo  Giorn.  bot.  ital.,  vol.  X,  ne  3,  p.  240-288,  pi.  VII,  fig-.  7-12  et  pi.  VI II, 
1878;  vol.  XI,  p.  347-388,  pi.  X-XII,  1879;  vol.  XIV,  p.  272-298,  pi.  XVI,  1882. 
L'auteur  a  constaté  avec  certitude  l'existence  des  spores  dans  les  genres 
Isocystis,  Coleodesmium  (Desmonema  Berk.  et  Thw.),  Tolypothrix,  Scytonema, 
Stigonema,  Sacconema.  Il  est  moins  affirmatif  pour  le  Capsosira. 

4.  Bornet  et  Thuret,  Notes  algologiques,  vol.  II,  p.  82-127,  pi.  XXVII-XXIX, 
XXXI,  XLII. 

5.  Hansgirg,  Bemerkungen  sur  Systematik  einiger  Sûsswasseralgen,  in 
Œsterr.  bol.  Zeitschrifl,  1884,  n°  9,  p.  18  (Sep.  Abdr.),  fig-.  22. 


296  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

MM.  W.  et  G.  West  comparent  à  celles  de  X  Hapalosiphon  et 
représentent  dans  une  espèce  du  même  genre  décrite  par  eux, 
en  1895,  sous  le  nom  à' H.  intricatus  (1).  Enfin,  l'année  même  de 
leur  publication,  j'ai  décrit  un  nouveau  Calot]irix  sporifère  (2). 

Dans  les  travaux  que  nous  venons  d'énumérer,  rien  ne  con- 
cerne le  genre  FiscJteirella.  Ce  quej'ai  observé  dans  le  F.  major 
me  permet  de  combler  cette  lacune. 

Les  cellules  sur  lesquelles  je  désire  attirer  l'attention  ne  se 
rencontrent  jamais  dans  les  filaments  dressés,  mais  seulement 
chez  ceux  du  thalle  rampant  qui  sont  irréguliers,  enchevêtrés  et 
contournés  de  mille  manières,  en  un  mot  dans  les  régions  où 
l'Algue  semble  avoir  végété  dans  des  conditions  anormales  et 
défavorables.  Dans  ces  régions  il  n'est  pas  rare  de  voir  la  gaine 
se  renfler  en  une  sorte  de  poche  parfois  volumineuse  et  fré- 
quemment placée  en  forme  de  cul-de-sac  à  l'extrémité  du  fila- 
ment. Cette  poche  renferme  des  cellules  sphériques  ou  ovoïdes, 
à  contenu  un  peu  granuleux,  isolées  ou  bien  disposées  en  séries 
plus  ou  moins  nombreuses  (PI.  I,  fig.  5-8).  Parfois  aussi  une 
même  poche  renferme  plusieurs  cellules.  Dans  ce  dernier  cas  la 
plante  semble  sur  le  point  de  se  résoudre  en  éléments  chroo- 
coccoïdes. 

La  membrane  des  grosses  cellules  isolées  ou  placées  en 
série  est  d'ordinaire  évidemment  épaissie;  elles  sont  très  sou- 
vent contiguës  à  un  hétérocyste  ou  séparées  des  autres  articles 
par  un  de  ces  bouchons  de  cellulose  si  fréquents  chez  les  Anho- 
mocystées.  Dans  le  voisinage  des  cellules  enkystées  les  autres 
articles  sont  atrophiés  ou  ont  disparu. 

Parfois,  il  arrive  qu'une  série  de  grosses  cellules,  au  lieu 
d'être  disposée  dans  le  sens  du  filament,  forme  une  sorte  de 
rameau  court  perpendiculaire  à  celui-ci  (fig.  14).  Cette  disposition 
pourrait  provenir  de  ce  qu'une  des  cellules  enkystées  du  fila- 
ment principal  a  germé  dans  l'intérieur  de  celui-ci,  mais  il  me 
semble  plus  probable  qu'il  s'agit  d'un  véritable  rameau  arrêté 
dans  son  développement  et  dont  les  cellules  ont  augmenté  de 
volume  au  lieu  de  continuer  à  se  diviser.  Je  n'ai  jamais  observé 
dans  cette  circonstance  aucun  épaississement  de   la  membrane. 

1.  W.  et  G.  West,  New  alga?  of   West  Incites,  in  Joum.  of  the  Linn.  Soc, 
t.  XXX,  p.  271,  pi.  XV,  fig:.  24-28,  1895. 

2.  Gomont,  in  Morot,  Journal  de  Botanique,  t.  IX,  p.  197,  1895. 


M.  Gomont.  —  Note  sur  une  espèce  nouvelle  de  Fischerella.  207 

Quand  on  dissocie  avec  précaution  les  parties  du  thalle 
rampant  dont  nous  parlons,  il  n'est  pas  rare  de  rencontrer 
quelques-unes  de  ces  grosses  cellules  enkystées  sur  le  point  de 
sortir  de  la  gaine  ou  nageant  dans  la  préparation.  La  sortie  se 
fait  par  dissolution  de  la  gaine,  comme  le  montrent  les 
figures  9  et  10. 

Les  deux  espèces  nouvelles  ai  Hapalosiphon,  H.  intricatus 
et  H.  arborezis,  décrites  par  MM.  West  dans  leur  Mémoire 
déjà  cité  se  comportent  dans  certains  cas  de  la  même  manière  que 
le  Fischerella  major,  comme  le  montrent  les  figures  1  et  3,  24 
à  28  de  leur  planche  XV  (1).  Toutefois  les  auteurs  ne  disent 
rien  du  sort  ultérieur  de  ces  cellules  anormales.  J'ai  pu  obtenir 
des  renseignements  plus  complets  sur  les  spores  du  Fischerella , 
car,  parmi  celles  qui  flottaient  en  liberté  dans  mes  préparations, 
j'en  ai  rencontré  à  différentes  reprises  en  état  évident  de  germi- 
nation. Ainsi  que  le  montre  la  figure  11,  le  germe  peut  se 
diviser  avant  la  rupture  de  l'exospore,  ou  seulement  après  avoir 
été  mis  en  liberté.  Le  filament  représenté  par  la  figure  12  pro- 
vient évidemment  d'une  germination  plus  avancée  et  on  remar- 
quera l'analogie  qu'il  présente,  dans  ses  parties  essentielles, 
avec  le  produit  de  la  germination  d'un  Stigonema,  tel  que  l'a 
figuré  M.  Borzi  (2). 

Du  reste  les  faits  observés  par  cet  auteur  dans  la  reproduc- 
tion des  Stigonema  diffèrent  peu  de  ceux  que  nous  venons 
d'exposer.  Seulement,  dans  ce  dernier  genre,  la  transformation 
des  cellules  végétatives  en  spores  se  ferait  sans  changement  de 
volume  et  la  division  du  germe  toujours  après  sa  sortie  de  l'en- 
veloppe. Nous  venons  de  voir  qu'il  peut  en  être  autrement  pour 
le  Fischerella. 

En  résumé,  dans  ce  dernier  genre,  les  cellules  végétatives 
peuvent  s'entourer  d'une  membrane  épaisse  en  augmentant  de 
volume  et  se  transformer  en  spores  lorsque  les  conditions 
deviennent  défavorables  à  la  végétation,  ainsi  que  cela  a  lieu 
pour  beaucoup  d'Algues  inférieures.  Leur  germination  et  le  déve- 
loppement  du  jeune  filament  se  font,  à  peu   de  choses  près, 

1.  J'ai  observé  des  cellules  toutes  semblables  dans  un  échantillon  de  Stigo- 
nema hormoides,  provenant  de  Java,  et  qui  m'avait  été  communiqué  par 
M.  R.  Gutwinski. 

2.  Borzi,  in  Nuovo  Giorn.  bot.  ital.,  vol.  XIV,  pi.  XII,  fig.  32,  1870. 


298  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

comme  dans  les  Stigonema,  ce  qui  n'a  rien  qui  puisse  surpren- 
dre, étant  donnée  l'étroite  parenté  des  deux  genres. 

J'ai  montré,  au  début  de  cette  Note,  que  le  Fischer ella 
major,  proche  voisin  du  F.  ambigaa  par  ses  caractères  micro- 
scopiques, s'en  distinguait  absolument  par  son  aspect  extérieur. 
On  ne  peut  davantage  le  confondre  avec  le  Stigonema  Jwr- 
moides ,  qui  se  rapproche  cependant  de  notre  plante  par  la 
grosseur  de  ses  filaments  et  par  ses  articles  presque  toujours 
unisériés.  En  effet,  dans  le  Stigonema,  les  cellules  des  rameaux 
sont  globuleuses,  comme  celles  des  filaments  primaires;  elles 
sont  cylindriques  dans  le  Fischerella  (i). 

Il  m'a  paru  également  utile  de  comparer  celui-ci  avec  Y  Ha- 
palosiphon  intricains  décrit  par  MM.  West  et  déjà  mentionné 
au  cours  de  ce  travail.  Les  figures  données  par  ces  auteurs  et 
les  dimensions  indiquées  ne  laissent  pas  en  effet  que  de  montrer 
une  assez  grande  analogie  entre  les  deux  espèces.  \J H.  intri- 
catus  est,  à  la  vérité,  originaire  des  Antilles,  mais  il  n'est  pas 
sans  exemple  que  des  Algues  apportées  avec  des  plantes  tro- 
picales se  développent  dans  les  serres,  comme  le  Fischerella. 
J'ajouterai  qu'une  erreur  de  détermination  générique  n'est  pas 
impossible  lorsqu'on  n'a  à  sa  disposition  qu'un  spécimen  sou- 
vent fort  incomplet  rapporté  par  un  voyageur. 

MM.  West  ayant  bien  voulu  m'envoyer  un  échantillon  de 
leur  nouvelle  espèce,  j'ai  reconnu  qu'elle  ne  pouvait,  en  aucune 
manière,  être  confondue  avec  la  nôtre.  En  premier  lieu  Y  H.  in- 
iricatus  ne  forme  pas  des  mèches  dressées  comme  le  Fische- 
rella. En  outre,  tandis  que,  dans  cette  dernière  plante,  les  fila- 
ments en  état  de  végétation  active  se  composent  d'une  série 
d'articles  étroitement  juxtaposés  bout  à  bout,  les  cellules  de 
Y  Hapalosiphon  forment  des  chapelets  lâches  et  sont  pourvues 
chacune  d'une  membrane  propre,  se  distinguant  facilement  de 
la  gaine  sans  le  secours  d'aucun  réactif.  L'aspect  est  celui  d'un 
trichome  ai Anabasna  qui  serait  renfermé  dans  une  gaine  papy- 

i.  On  sait  que  les  auteurs  de  la  Revision  des  Hétérocystées  regardent  la  place 
du  Stigonema  hormoides,  dont  les  hormogonies  sont  inconnues,  comme  indécise 
entre  les  Fischerella  et  les  vrais  Stigonema.  Les  renseignements  nécessaires 
me  manquent  pour  trancher  définitivement  la  question;  cependant  je  serais  porté 
à  laisser  cette  espèce  dans  le  genre  où  elle  a  été  mise,  en  raison  de  la  similitude 
complète  qui  me  paraît  exister  entre  ses  filaments  primaires  et  les  rameaux 
d'ordre  inférieur;  cette  similitude  n'existe  pas  chez  les  Fischerella.  (Conf.  Bornet 
et  Flahault,  in  Ann.  des  Se.  nat.,  7"  série,  Bot.,  t.  V,  p.  68,  1887.) 


' 


12 


I'iscAeiX'//<r    mctfOi"    Gomotvé^ 


M.  Cïomont.  —  Note  sur  une  espèce  nouvelle  de  Fischcrella.  299 

racée  et  ne  rappelle  en  rien  celui  des  filaments  du  Fischerella 
major. 

Je  résumerai  comme  il  suit  les  caractères  de  cette  nouvelle 
espèce. 

Fischerella  major  spec.  nova. 

Stratum  crassum,  extensum,  rugosum  et  sulcatum,  fusco-viride. 
Fila  primaria  repentia,  valde  tortuosa,  arcte  intricata,  saepius  eximie 
torulosa,  passim  quasi  in  démentis  chroococcaceis  soluta,  8-16  p 
crassa.  Cellulae  cylindraceae  vel  subsphaericae,  longitudine  inaequales, 
simplici  ordine  dispositae,  6-8  p.  crassae,invaginis  crassis,  luteo-fuscis, 
lamellosis  inclusae.  Rami  erecti  cylinclracei,  in  fasciculos  strato  basi- 
lari  adpressos  arcte  implicato-contorti,  6-12  \i.  crassi,  e  vagina  crassa, 
luteo-fusca,  superne  hyalina,  trichomata  4-10  \l  crassa  includente  for- 
mati;  articuli  subquadrati.  Vaginae  chlorozincico  iodurato  haud  caeru- 
lescentes.  Heterocystse  sat  numerosas,  luteolœ.  Hormogonias  per- 
longa;,  claviformes.  Sporae  oviformes  vel  subsphaericse  10-14  V-  longae, 
7-10  ix  crassae  (v.  s). 

Hab.  muros  huraidos,  ligna  vetusta  caulesque  plantarura  Horti 
botanici  ad  Buda-Pest  Hungariae  (F.  Filarsky). 

EXPLICATION  DES  FIGURES  DE  LA  PLANCHE  I 

Fischerella  major  species  nova. 

Fig.  1.  — Fragment  de  la  croûte  formée  par  la  plante  et  portant  de 
nombreuses  mèches  appliquées  sur  le  thalle  primaire. 

Fig.  2.  —  Filament  du  thalle  primaire  portant  plusieurs  rameaux  dressés. 
(Grossissement  350  diam.). 

Fig.  3.  —  Filament  rameux  pris  dans  une  mèche.  (Grossissement 
350  diam.). 

Fig.  4.  —  Hormogonie  sortie  de  la  gaine.  (Grossissement  350  diam.). 

Fig.  5  à  7.  —  Fragments  de  filaments  du  thalle  primaire  renfermant  des 
spores  presque  mûres.  Les  cellules  voisines  sont  écartées  et  atrophiées. 
(Grossissement  700  diam.). 

Fig.  8.  —  Une  file  de  cinq  spores  contiguës  encore  incluses  dans  la 
gaine.  (Grossissement  580  diam.). 

Fig.  9  et  10.  —  Deux  spores  sur  le  point  d'être  mises  en  liberté  par 
gélification  de  la  gaine.  (Grossissement  580  diam.j. 

Fig.  n.  —  Trois  spores  flottant  dans  la  préparation.  Deux  d'entre  elles 
sont  au  début  de  leur  germination;  l'une  sort  de  son  enveloppe  avant  de 
se  diviser,  l'autre  s'est  divisée  en  deux  avant  la  rupture  de  celle-ci.  (Gros- 
sissement 580  diam.). 

Fig.  12.  —  Une  germination  plus  avancée.  (Grossissement  580  diam.). 


300  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

Fig".  13-  —  Un  filament  de  thalle  primaire  en  train  de  se  résoudre  en 
éléments  chroococcoïdes.  (Grossissement  5S0  diam.). 

Fig.  14.  —  Un  filament  pris  dans  la  même  région  et  ayant  produit  deux 
rameaux  dont  les  cellules  se  sont  accrues  considérablement  au  lieu  de  se 
diviser.  (Grossissement  580  diam.). 


ANATOMIE  COMPAREE  DU  TISSU   CONDUCTEUR 

DU  STYLE  ET  DU  STIGMATE  DES  PHANÉROGAMES 

(I.  MONOCOTYLÉDONES,  APÉTALES  ET   GAMOPÉTALES) 

(Fin.) 
Par  M.  F.  GUÉGUEN. 

Dipsacées  (PL  21)  (1). 

Le  style  long-  et  cylindrique  du  Cephalai'ia  talarica  est  sur- 
monté d'un  stigmate  formé  d'une  seule  branche  située  dans  son 
prolongement,  et  dont  l'extrémité  est  un  peu  recourbée  vers 
l'extérieur  (fig.  9,  b).  Assez  fréquemment,  on  rencontre  des  stig- 
mates anormaux  portant  latéralement  une  seconde  branche 
divergente  très-courte,  laquelle  reçoit  un  faisceau  spécial  distinct 
jusqu'à  la  base  de  ceux  qui  s'engagent  dans  la  branche  principale, 
au  sommet  de  laquelle  ils  sont  richement  ramifiés  (fig.  9  a).  La 
longue  branche,  tournée  vers  le  bas  de  la  fleur,  offre  au  sommet 
une  section  aplatie  avec  deux  bords  garnis  de  papilles  simples 
courtement  claviformes  :  le  parenchyme  interne  est  entièrement 
collenchymateux,  et  parcouru  par  un  certain  nombre  de  fais- 
ceaux dont  le  liber  est  fréquemment  peu  distinct  à  la  base  (ce 
liber  paraît  manquer  au  sommet  des  dernières  ramifications 
vasculaires).  Si  l'on  pratique  des  coupes  de  plus  en  plus  bas 
(fig.  10  et  13),  on  voit  que  les  bords  papillifères  se  reploient 
progressivement  l'un  vers  l'autre,  donnant  en  section  transver- 
sale une  figure  en  V,  puis  en  U  très  fermé,  les  papilles  enva- 
hissant progressivement  presque  toute  la  cavité  interne,  en 
même  temps  que  le  collenchyme  se  limite  progressivement  aux 
couches  sous-jacentes  aux  papilles. 

:.  Bu'-henau,  1.  cit.  —  F.  Hôck,  in  Engler  et  Prantl,  IV,  4,  1891.  —  L.  Vidal, 
1.  cit.,  p.  73. 


F.  Guéguen.  —  Anatomie  du  style  et  du  stigmate  des  Phanérogames.     301 

Le  style,  recouvert  d'un  épidémie  lisse,  est  formé  de  paren- 
chyme à  cellules  arrondies  et  à  parois  minces.  Il  renferme  cinq 

4 


PL.    21.    —  YaLÉRIANEES    (Ûn);    DlPSACÉES. 

i,  Fedia  cormuopioides,  sommet  du  style  ;  2,  tissu  conducteur  de  la  base  du  style.  —  3,  Cen- 
tranthus  ruber,  stigmate  très  grossi  ;  4,  sommet  du  style  ;  5,  base  du  style  ;  6,  style  à  son  in- 
sertion sur  l'ovaire;  7,  papilles  stigmatiques  ;  8,  tissu  conducteur  du  sommet  du  style 
(avec  tubes  polliniques  en  noir).  —  9,  Cephalaria  tatarica,  deux  stigmates,  dont  l'un  a 
présente  un  rudiment  de  seconde  branche  ;  io,  coupe  transversale  d'un  stigmate,  avec 
papilles  localisées  aux  deux  bords  ;  il,  portion  moyenne  du  style  (r,  cellules  à  matériaux 
de  réserve?);  12,  ovaire  coupé  en  long  (£v.,  involucre)  ;  13,  portion  très  grossie  du 
schéma  10.  —  14,  Scabiosa  columbaria,  sommet  du  style  ;  15,  dédoublement  de  l'un  des 
faisceaux,  au  point  de  contact  du  style  avec  la  corolle  ;  16,  coupe  longitudinale  de  l'ovaire. 
—  17,  Ktiautia  arvensis,  stigmate  ;  18,  tissu  conducteur  de  la  région  moyenne  du  style  ; 
19,  schéma  de  la  même  coupe,  montrant  la  dissociation  du  liber  ;  20,  épidémie  de  la 
même  coupe. 

à  six  groupes  vasculaires  rangés  en  cercle,  et  accolés  à  un 
tissu  conducteur  d'aspect  assez  particulier.  Ce  tissu  est  formé 
d'éléments  polygonaux  de  taille  inégale  et  à  parois  épaisses  : 
les    éléments  les  plus  grands  bordent  la  fente   qui   occupe   le 


302  TOURNAL  DE  BOTANIQUE 

plan  médian  du  style.  Au  milieu  de  ce  tissu  sont  épars  des  élé- 
ments de  taille  beaucoup  plus  considérable,  avec  un  contenu 
jaunâtre  sur  lequel  l'orcanette  acétique  et  les  persels  de  fer  sont 
sans  action,  mais  qui  se  colore  en  brun  intense  par  la  vésuvine 
ou  l'eau  iodée  ;  cette  substance  est  probablement  une  matière  de 
réserve  destinée  à  la  nutrition  du  tube  pollinique  (fig.  n).  Une 
coupe  radiale  de  l'ovaire  montre  que  la  base  du  style,  au  point 
où  cet  organe  prend  contact  avec  le  périanthe,  est  entourée  d'un 
tissu  oxalifère  à  gros  sphérocristaux  (fig.  12)  :  le  plafond  de  la 
cavité  ovarienne,  juste  au-dessus  du  micropyle,  est  occupé 
par  un  tampon  papilleux  hémisphérique  terminant  inférieure- 
ment  le  tissu  conducteur  stylaire. 

Dans  le  Scabwsa  columbaria,  le  sommet  du  style  renferme 
deux  méristèles  placées  latéralement  tout  contre  une  colonne 
conductrice  centrale  à  section  circulaire  (fig.  12  et  14)  (1);  les 
éléments  conducteurs  ont  des  dimensions  plus  régulières  que 
dans  le  Cephalaria.  A  la  base  de  l'organe,  on  observe 
fréquemment  un  dédoublement  des  faisceaux  (fig.  15).  Une 
coupe  verticale  passant  par  le  funicule  montre  que  le  tampon 
conducteur  comprend  ici  une  partie  de  cet  organe,  et  aboutit 
juste  en  face  d'un  infundibulum  formé  par  les  bords  épaissis  des 
téguments  ovulaires  :  ce  dispositif  fait  paraître  le  sac  embryon- 
naire enfoncé  dans  la  profondeur  de  l'ovule  (fig.  16). 

Le  Knmitia  arvensis  possède  un  stigmate  à  deux  gros  lobes, 
d'après  H.  Mûller,  mais  l'un  de  ceux-ci  est  souvent  bien  plus 
développé  que  l'autre,  ce  qui  donne  à  l'organe  un  aspect  trilobé 
(fig.  17)  :  les  faisceaux  stylaires  s'y  divisent  à  plusieurs  degrés. 
D'après  Mûller,  les  fleurs  à  petites  étamines  ont  un  stigmate  à 
deux  gros  lobes  renflés  ;  les  autres  fleurs  ont  un  stigmate  simple, 
évasé  au  sommet.  Le  même  dimorphisme  s'observe  dans  le 
Sticcisa  pratensïs  à  fleurs  longi  et  brévistylées. 

La  coupe  transversale  du  style  de  Knautia  montre  un  épi- 
derme  dont  les  parois  externes  sont  épaissies  en  mamelons 
(fig.  20)  lisses  ou  à  peine  chagrinés  :  le  parenchyme  est  collen- 
chymateux  avec  une   ou  deux  grandes  lacunes  (fig.    19).  La 


1.  La  disposition  de  ces  faisceaux  montre  que  le  pistil  des  Dipsacées  présente 
une  tendance  bien  nette  à  la  tricarpellie,  comme  l'a  montré  Vidal  par  la  consi- 
dération du  nombre  des  faisceaux  stylaires,  tantôt  deux  rapprochés  {Scabiosa), 
tantôt  deux  opposés  l'un  à  l'autre, 


F.  Guéguen.  —  Anatomie  du  style  et  du  stigmate  des  Phanérogames.     303 

section  du  tissu  conducteur  est  circulaire,  avec  étroite  fente 
médiane  :  ce  tissu  est  formé  d'éléments  à  peu  près  isodiamé- 
triques  alignés  en  files  assez  régulières.  Il  existe  deux  faisceaux 
libéroligneux  à  8-12  trachées  ;  le  liber  n'est  pas  accolé  au  bois, 
mais  au  contraire  placé  sur  les  faces  latéro-internes  du  xylème, 
avec  quelques  îlots  criblés  isolés  dans  le  parenchyme  (fig.  18 
et  19).  Nous  verrons  que  cette  dissociation  du  faisceau  se 
retrouve  dans  certaines  Composées  {Gaillardia,  Gazam'a,  etc.). 
Les  Dipsacées  possèdent  donc  un  stigmate  typiquement  bilobé, 
mais  qui  devient  souvent  indivis  par  avortement  de  l'une  des 
branches.  Ce  cas  se  présente  chez  les  Cephalaria  et  les  Sticcisa; 
la  branche  unique  s'allonge  et  se  place  dans  le  prolongement  du 
style  :  elle  ne  porte  de  tissu  collecteur  que  le  long  des  bords, 
qui  se  replient  l'un  vers  l'autre  de  manière  à  donner  une  sorte  de 
gouttière  analogue  au  stigmate  des  AntirrhinumçX  de  certaines 
Verbénacées.  Le  tissu  conducteur  stylaire  est  constamment 
privé  de  méats,  et  se  termine  au  plafond  de  l'ovaire  par  un  tam- 
pon proéminent,  en  contact  direct  avec  le  micropyle.  Ce  mode 
de  répartition  ne  diffère  pas,  au  fond,  de  celui  que  nous  avons 
vu  chez  les  Valérianées  :  dans  ces  dernières,  la  présence  de  trois 
loges  force  le  tampon  à  donner  trois  expansions  latérales.  Avec 
plusieurs  auteurs,  entre  autres  Hôck  et  Vidal,  on  peut  en 
conclure  que  ces  analogies  tendent  à  rapprocher  les  Dipsacées 
des  Valérianées  plutôt  que  des  Composées,  dont  la  répartition 
du  tissu  conducteur  ovarien  est  toute  différente  comme  nous  le 
verrons  plus  loin. 

Composées  (PI.  22)  (1). 

Dans  un  Mémoire  antérieur,  j'ai  étudié  l'histologie  compa- 
rée des  styles  et  des  stigmates  des  plantes  de  cette  famille. 
Aussi  n'en  donnerai-je  ici  qu'un  résumé,  en  m'attachant  spécia- 

1.  B.  Brown,  Somc  observations  on  the  family  of  plants  called  Compositae 
(Trans.  of  Linn.  Soc.  of  London,  vol.  XII,  ire  partie,  1817,  p.  89).  —  Cassini, 
Dictionn.  de  Botanique,  vol.  X,  p.  131,  1818).  —  Duchartke,  Observations  sur 
quelques  parties  de  la  fleur  dans  le  Dipsacus  sylvestris  et  /'Helianthus  annuus 
(Ann.  Se.  Nat.,  2"  série,  XVI,  1841).  —  Buchenau,  Ueber  die  Blùteneulivickl. 
bei  den  Compositeen  (Abhandl.  der  Senckenb.  Gesellsch.  zu  Frankfurt-a-M.,  I, 
106,  1872  ;  Id.,  Bot.  Zeit.,  1872,  n°'  18-20).  —  Koehne,  Ueber  Blutenentzoickl., 
bei  den  Compositeen  (Inaujj.  Dissert.,  Munich,  1809).  —  Ch.  Warming,  Die 
Btilt.  d.  Comp.  (Hanstein's  Bot.  Abhandl.,    III,   Heft    2,    p.    79).    —    G.    Capus, 


3o4  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

lement  à  l'étude  clu  tissu  conducteur  dans  le  style  et  dans 
l'ovaire. 

On  sait  que  le  stigmate  de  toutes  les  Composées  est  bifide,  et 
que  les  deux  branches  de  cet  organe  sont  ornées  d'un  système 
particulier  de  trichomes  longuement  étudié  par  les  auteurs  qui  se 
sont  occupés  de  la  systématique  des  Composées. 

Si  nous  examinons  un  style  de  Ceutaurea,  nous  voyons  que 
les  branches  stigmatiques  ont  la  forme  de  languettes  courtes,  à 
la  base  desquelles  se  trouve  la  collerette  de  poils  qui  caractérise 
le  genre.  Une  coupe  transversale,  pratiquée  un  peu  au-dessus 
du  point  de  réunion  des  branches,  montre  que  chacune  de 
celles-ci  présente  l'apparence  d'une  sorte  de  croissant  (fig.  4).  La 
convexité  (extérieur  du  stigmate)  porte  de  longs  poils  simples, 
aigus,  appartenant  au  même  système  de  trichomes  que  celui 
qui  forme  la  collerette  stylaire  :  la  concavité  de  la  branche  est 
ornée  au  contraire  d'une  couche  compacte  de  poils  courts, 
insérés  sur  un  hypoderme  collenchymateux(fig.  4,  /)  comprenant 
deux  à  trois  assises  de  cellules.  Le  tissu  fondamental  de  l'organe 
est  parcouru  par  un  faisceau  libéroligneux  dont  le  bois  confine 
à  l'hypoderme  interne  :  un  canal  sécréteur  est  adossé  au  liber  de 
ce  faisceau. 

De  toute  cette  structure,  une  chose  est  à  retenir  à  notre  point 
de  vue  spécial,  la  présence  de  deux  sortes  de  trichomes  :  les  uns 
raides  et  scarieux,  tapissant  l'extérieur  du  stigmate,  les  autres 
localisés  à  la  face  interne  des  branches  stigmatiques  et  surtout 
développés  sur  les  bords  de  celles-ci. 

Au  début  de  l'anthèse,  les  deux  moitiés  du  stigmate  sont 
appliquées  l'une  contre  l'autre,  et  leur  ensemble,  vu  de  l'exté- 
rieur, a  la  forme  d'un  cône  hérissé  de  poils  périphériques 
comme  le  style  des  Campanulacées  :  à  ce  moment,  le  style 
n'a  pas  encore   acquis  sa   longueur  définitive,    et  le   stigmate 

1.  cit.,  p.  225.  —  J--S.  Chamberlain,  A  comparative  study  of  the  styles  of  Com- 
positae  (Bull,  of  the  Torrey  Bot.  Club,  of  New- York,  vol.  XVIII,  1891,  p.  199). 
—  L.  Guignard,  Recherches  sur  le  développement  de  la  graine  et  en  particu- 
lier du  tégument  séminal  (Journ.  de  Bot.  de  Morot,  t.  Vil,  1893,  pp.  284-85).  — 
O.  Hoffmann,  Composite  in  En.çler  et  Prantl,  IV,  5,  1894.  —  R.  Gérard,  Sur  la 
pollinisation  chez  les  Composées,  Campanulacées  et  Lobéliacées  (Journ.  de  la 
Soc.  d'Hortic.  pratique  clu  Rhône,  30  mars  1897).  —  Id.,  De  la  fécondation  chez 
les  Chrysanthèmes  cultivés  (Ibid.,  nov.  1897).  —  A.  Tschirch  et  O.  Œsterle-, 
/.  cit.,  fasc.  1,  5  et  13.  —  F.  Guéguen,  Recherches  histologiques  sur  le  style  et 
le  stigmate  des  Composées  (Bull.  Soc.  Bot.  Fr.,  t.  XLVII,  9  février  1900;.  — 
L.  Vidal,  /.  cit. 


F.  Guéguen.  —  Auatomie  du  style  et  du  stigmate  des  Phanérogames.    305 

est  au-dessous  de   la   base    du  tube   formé  par    les    anthères 
soudées. 

Au  moment  de  l'épanouissement,  le  style,  par  suite  d'une 
forte  croissance  intercalaire,  soulève  le  stigmate  dont  les  poils 
aigus  ramonent  comme  un  écouvillon  l'intérieur  du  tube  sta- 
minal,  récoltant  ainsi  les  grains  de  pollen  comme  le  font  les  poils 
invaginables  des  Campanules.  Arrivé  au-dessus  des  anthères 
qu'il  domine  d'une  certaine  hauteur,  le  stigmate  écarte  ses 
branches,  ce  qui  permet  aux  papilles  de  la  face  interne  de  rece- 
voir le  pollen  apporté  par  les  insectes  qui  ont  visité  des  fleurs 
déjà  épanouies. 

Les  deux  sortes  de  trichomes  jouent  donc  respectivement, 
comme  l'a  fait  remarquer  Gérard,  le  même  rôle  que  les  poils 
stylaires  et  les  papilles  stigmatiques  des  Campanulacées.  Le 
même  auteur  a  décrit  le  mécanisme  de  la  pollinisation  chez  les 
Chrysanthemum.  H.  Mùller  a  également  donné  une  excellente 
figure  des  premières  phases  du  phénomène  dans  le  Centaurea 
Jacea. 

La  position  respective  des  deux  systèmes  de  poils  est  sujette 
à  de  nombreuses  variations  dans  la  famille  des  Composées.  Dans 
le  Tagetes  paltt  la  (iig.  1),  les  trichomes  destinés  au  ramonage  des 
anthères,  et  qui  méritent  plus  particulièrement  le  nom  de  collec- 
teurs, sont  localisés  à  l'extrémité  des  branches  :  les  bords  seuls 
de  celles-ci  portent  des  poils  conducteurs  papilliformes.  Le 
même  dispositif  se  retrouve  dans  un  grand  nombre  de  genres,  no- 
tamment dans  les  Senecio,  Chrysanthemum,  Blennosperma,  etc. 
Dans  le  Senecio  cruenhis  et  les  Chrysanthèmes,  les  collecteurs 
recouvrent  le  sommet  coupé  carrément  des  branches  stigma- 
tiques. 

Dans  le  Gaillardia  aristata  (fig.  2),  les  collecteurs,  au  lieu 
d'être  localisés  au  sommet  des  branches,  en  revêtent  la  moitié 
supérieure  cylindrique  et  effilée  en  longue  pointe  :  la  base  des 
branches  offre  une  section  en  croissant,  dont  les  deux  extrémités 
sont  seules  garnies  de  plusieurs  rangs  de  papilles  ovoïdes. 
Cette  localisation  des  trichomes  est  l'exagération  de  ce  qui  se 
passe  chez  les  Tagetes. 

Une  troisième  forme  de  stigmates,  moins  répandue  que  les 
précédentes,  est  réalisée  dans  quelques  Xeranthemum.  Dans  le 
X.  cylindr&ceum  (fig.  3),  les  branches  sont  soudées  en  un  infun- 


3o6  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

dibulum  dont  les  bords  figurent  deux  sortes  de  cuillers  garnies 
sur  leur  face  externe  de  quelques  poils  en  massue.  Il  est  évident 
que,  dans  ce  cas,  tout  le  pollen  récolté  lors  de  rallongement  du 
style  doit  tomber  dans  l'entonnoir  stigmatique  ;  la  fécondation 
directe  se  réalise  d'une  façon  aussi  complète  que  possible.  Dans 
le  X.  annuum,  au  contraire,  il  existe  un  stigmate  assez  analogue 
à  celui  des  Centaurea.  Les  Cryptostemma  (C.  calendtilaceum , 
Arctotidées)  ont  un  stigmate  en  entonnoir  comme  le  Xeranthe- 
muni  cylindraceum,  mais  il  existe  en  même  temps  une  collerette 
à  la  base  des  lobes.  Dans  le  Bamadesia  polyacantha  (Labiati- 
flores),  on  observe  un  dispositif  semblable,  mais  l'entonnoir  est 
très  étroit  et  il  n'y  a  pas  de  trichomes  externes. 

La  distinction  entre  les  deux  sortes  de  poils  (Helianthenmm 
annuum,  fig.  1 1  a  et  6),  n'est  pas  toujours  aussi  nette.  Dans  les 
Eupatoriées,  par  exemple,  le  passage  de  l'une  à  l'autre  forme 
s'établit  insensiblement. 

La  structure  du  style  offre  des  variations  considérables. 
D'une  manière  générale,  il  renferme  deux  faisceaux  libéroli- 
gneux  opposés  comprenant  entre  eux  le  tissu  conducteur  collen- 
chymatoïde;  mais  ce  schéma  est  susceptible  de  nombreuses 
modifications  suivant  les  genres. 

L'épiderme  peut  être  lisse  et  à  petites  cellules  (Scolymus 
macîilatus,  fig.  6,  Carlina  acaulis,  Gnaphalium  tmdulatum, 
fig.  10,  Calendula  officinalis,  fig.  12  et  16),  lisse  et  formé  de 
très  hautes  cellules  (Carduus  argentatus)  ;  il  peut  être  finement 
strié  (Cirsium  pycnocephalum,  Gazania  splendens,  fig.  17), 
profondément  cannelé  (Cynara  Cardimculus) ,  ou  même  pourvu 
d'une  crête  médiane  sur  chaque  file  verticale  de  cellules  [Mutisia 
ilicifolia,  fig.  15). 

Le  parenchyme  stylaire  est  le  plus  souvent  formé  de  cellules 
à  parois  minces  avec  méats,  mais  il  peut  devenir  collenchyma- 
teux  {Gazania  splendens,  fig.  17).  L'appareil  de  soutien  peut 
n'exister  que  dans  le  stigmate  (îlots  scléreuxdu  Cynara  Cardun- 
cîihis,  îlots  collenchymateux  du  Carduus  argentatus),  ou  se 
retrouver  dans  le  style  (gros  massifs  scléreux  des  Carlina, 
fig.  8).  Il  manque  le  plus  souvent  et  se  trouve  alors  suppléé  par 
le  bois  ou  par  le  tissu  conducteur  et  l'épiderme. 

L'appareil  sécréteur  ne  se  retrouve  que  dans  le  style  de  cer- 
taines Composées.  lien  est  ainsi  dans  presque  tous  les  Centaurea 


F.  Guéguen.  —  Anatomie  du  style  et  du  stigmate  des  Phanérogames.    307 


Pl.  22.  —  Composées. 


Tagetes  patula,  stigmate  grossi  ;  2,  Gaillardia  aristata  ;  3,  Xeranthcmnm  cylindra- 
ceunt.  —  4,  Centaurea  collina,  stigmate  ;  5,  style  (c.  s.,  canal  sécréteur). —  6,  Scolymus 
maculatus,  style  montrant  la  dissociation  du  liber  et  du  bois  (la.  ;  laticifères  ;  tp.,  tubes 
polliniques). —  7,  Cynara  Cardunculus,  épiderme  de  la  région  moyenne  du  style.  —  8,  Car- 
lina  vitlgaris,  style  avec  îlots  scléreux.  —  g,  Baccharis  halimifolia,  papilles  stigmatiques. 
—  10,  Gnaphalium  undnlatum,  style.  —  II,  Helianthus  annuus,  poil  collecteur  a,  et  poil 
conducteur  b.  —  12,  Calendula  offîcinalis,  style  d'un  fleuron  central.  —  13,  Barnadesia 
polyacantha,  tissu  conducteur  stylaire  (échantillon  d'herbier  traité  par  le  bleu  lactique)  ; 
14,  schéma  de  la  même  coupe.  —  15,  Mutisia  ilicifolia,  épiderme  du  stigmate.  —  16,  Ca- 
lendula offîcinalis,  point  de  bifurcation  du  stigmate.  —  17,  Gazania  splendcns,  coupe 
passant  par  le  tiers  inférieur  du  style  :  les  faisceaux  du  bois  sont  réduits  chacun  à  une 
seule  trachée. 


(C.  collina,  C.  Cyamts,  C.  hastifolia,  C.  Picris,  C.  salmaulica, 
C.  muricata,  C.  babylonica,  C.  ruthenica,  C.  solstïlïah's),  dans  les 
Serratula  tinctoria,  Carthamus  tinctorius,  Helianthus  annuus, 
fleurons  centraux  de  Mutisia  ilicifolia.  Dans  d'autres  cas,  il 


3o8  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

n'existe  que  des  poches  sécrétrices  allongées,  dont  on  trouve  une 
dans  chaque  branche  stigmatique  {Matvïcaria  Chamomillà)  (i). 
Le  style  renferme  quelquefois  des  laticifères  (Scolymus  macu- 
laiiis,  fig.  6). 

Le  bois  des  faisceaux  peut  être  très  développé  (style  des 
Mutisiacées,  Centaurea ,  etc.)  ou  au  contraire  se  réduire  à  une 
seule  trachée  [Gazania  splendens).  Le  plus  souvent  le  liber  est 
accolé  à  la  face  externe  du  bois,  mais  il  peut  être  compris  entre 
les  deux  faisceaux  ligneux  (Gat'llardt'a  arïstata)  ou  bien  former 
un  cercle  d'îlots  criblés  tout  autour  du  style  (Scolymus  macu- 
latus,  fig.  6,  Gaza  nia  splendens,  fig.  17). 

Le  tissu  conducteur  stylaire  est  en  continuité  avec  l'hypo- 
derme  collenchymatoïde  des  branches  stigmatiques,  et  offre  la 
même  structure  que  ce  dernier.  Il  n'est  quelquefois  formé  que 
de  deux  rangées  de  cellules  représentant  l'épiderme  supérieur 
des  feuilles  carpellaires  {Gnaphalium  undulaium,  fig.  12),  mais 
il  forme  le  plus  souvent  un  massif  épais,  à  section  elliptique  ou 
circulaire,  dans  lequel  on  ne  retrouve  pas  toujours  la  fente  de 
séparation  des  carpelles,  qui  s'oblitère  fréquemment  à  peu  de 
distance  du  stigmate  (Calendula  officinalis,  fig.  16).  Dans  les 
Labiatiflores  (Barnadesia.  polyacantha) ,  1  epaississement  des 
cellules  conductrices  atteint  son  maximum  :  lorsqu'on  s'adresse 
à  des  styles  incomplètement  développés,  la  fente  intercarpellaire 
ne  paraît  bordée  que  par  une  seule  assise  de  cellules  à  parois 
très  épaisses,  mais  dans  les  fleurs  adultes,  après  éclaircissement 
par  l'acide  lactique,  on  voit  qu'il  existe  tout  au  bord  du  canal 
une  seconde  série  de  lumens  très  petits  (fig.  13). 

La  distribution  du  tissu  conducteur  dans  l'ovaire  a  été  étudiée 
pour  la  première  fois  par  Brown  (181 7)  qui  a  décrit  les  deux 
cordons  ou  bandelettes  de  ce  tissu  qui  longent  chaque  carpelle. 
Ces  bandelettes  se  trouvent  le  plus  souvent  au  milieu  de  la 
feuille  carpellaire,  en  face  de  la  nervure  principale,  mais  elles 
peuvent  aussi  être  rapprochées  d'un  même  côté  de  l'axe  (fleur 
femelle  de  Calendula  officinalis).  La  structure  de  ces  bandelettes, 
qui  a  été  étudiée  par  Capus  (/.  cit.)  dans  le  Grindelia  robusta, 
est  la  même  que  celle  du  tissu  conducteur  stylaire  dont  elles 
sont  le  prolongement. 

1.  Cette    disposition   a  été    très  bien   figurée  par  Arthur  Meyer,  dans   son 
Wisseiisc kaf  tlic lie  Drogeukundc  (Berlin,  1891),  fig.  500. 


F.  Guéguen.  —  Anatomie  du  style  et  du  stigmate  des  Phanérogames.      309 

Le  trajet  du  tube  pollinique  est  le  suivant  :  pénétrant 
entre  les  papilles  conductrices  de  la  face  interne  des  stigmates, 
le  boyau  s'enfonce  dans  les  cellules  de  l'hypoderme  et  s'engage 
dans  les  lumens  du  tissu  central  du  style  (fig.  6  et  13);  dans  le 
Scolymus  macuiatus ,  il  semble  pénétrer  de  préférence  dans  les 
cellules  périphériques,  mais  dans  d'autres  cas  {Barnadesia,  Car- 
liiia)  il  n'en  est  pas  de  même.  (Il  est  probable  que  tout  dépend 
de  la  profondeur  à  laquelle  se  sera  enfoncé  le  tube  pollinique 
lors  de  la  germination  du  pollen  sur  le  stigmate).  Dans  l'ovaire, 
les  tubes  polliniques  perforent  le  tissu  conducteur,  et  rampent 
à  la  surface  pendant  quelque  temps,  pour  aller  se  mettre  en 
contact  avec  le  micropyle  à  la  base  de  la  cavité  ovarienne  (1). 

En  résumé,  les  Composées  présentent,  au  point  de  vue  de  la 
structure  de  leur  appareil  collecteur  et  conducteur,  la  même  uni- 
formité de  structure  que  dans  leur  organisation  florale.  La 
présence  des  appareils  sécréteurs  et  surtout  du  tissu  de  soutien 
que  renferme  parfois  le  style  montre  que  dans  aucune  autre 
famille  de  Phanérogames  la  perfection  organique  n'est  poussée 
aussi  loin. 

Si  nous  cherchons  à  établir  les  affinités  de  cette  famille  en 
nous  plaçant  à  notre  point  de  vue  particulier,  nous  voyons  que 
la  structure  de  l'appareil  collecteur  et  conducteur  la  rapproche 
des  Campanulacées.  L'analogie  devient  des  plus  frappantes  si 
l'on  compare  le  stigmate  des  Centaurea  et  celui  des  Lobelïa  :  les 
deux  genres,  en  effet,  possèdent  des  stigmates  identiques,  à  la 
surface  desquels  on  trouve  deux  sortes  de  trichomes,  les  uns 
collecteurs,  les  autres  conducteurs,  ayant  même  localisation.  Le 
mode  de  fonctionnement  de  cet  appareil  est  tout  à  fait  le  même 
dans  les  deux  cas,  et  en  relation  avec  la  soudure  des  anthères  que 
l'on  retrouve  dans  l'une  et  l'autre  famille. 

Conclusions  relatives  aux  Gamopétales. 

Si  nous  jetons  un  coup  d'œil  d'ensemble  sur  l'ordre  des  Gamo- 
pétales, nous  voyons  qu'un  caractère  commun,  la  présence  du 
tissu  conducteur  stylaire  collenchymatoïde,  se  retrouve  dans 
toutes  les  familles.  Les  Ericacées  se  placent  bien  nettement  à  la 

l.   L.    GUIGNAED,   loC.   Cit.,   p.    285. 


3io  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

base  de  la  série,  par  la  présence  simultanée,  dans  le  centre  du 
style,  d'un  épiderme  papilleux  continuant  celui  des  placentas, 
et  d'un  collenchyme  qui,  dans  certains  genres  seulement,  com- 
mence à  apparaître  à  l'extrémité  des  canaux  stylaires.  Un  degré 
de  perfection  plus  élevé  est  réalisé  dans  les  Gentianées.  Cette 
localisation  périphérique  du  tissu  conducteur  n'est  pas  unique- 
ment attribuable  à  la  placentation,  car  elle  ne  s'observe  pas 
dans  le  Nemophila ,  dont  les  placentas  sont  nettement  pariétaux. 

C'est  dans  les  Primulacées  que  nous  voyons  apparaître  la 
structure  typique  du  tissu  conducteur  des  Gamopétales,  papilles 
stigmatiques  simples  et  tissu  stylaire  plein.  A  ce  point  de  vue, 
les  Primulacées  mériteraient  d'occuper  dans  l'ordre  des  Gamo- 
pétales une  place  plus  élevée  ;  il  est  à  remarquer  que  l'on  y  ren- 
contre des  exemples  de  polymorphisme  floral,  particularité  dont 
la  fréquence  s'accentue  à  mesure  que  l'on  s'élève  dans  la  série 
des  familles. 

Le  rapprochement  classique  des  quatre  familles  des  Sola- 
nacées et  Scrofulariacées  d'une  part,  des  Borraginées  et  Labiées 
de  l'autre,  se  justifie  aussi  bien  parles  caractères  anatomiques  du 
tissu  conducteur  stylaire  que  par  l'étude  de  la  morphologieflorale. 

Dans  les  deux  premières  familles,  il  existe  des  stigmates 
bilabiés  avec  tissu  conducteur  plein  tendant  à  se  dissocier;  dans 
les  deux  autres  ce  même  tissu  est  compact,  et  le  trajet  vers  les 
ovules  est  identique  :  la  séparation  entre  les  Borraginées  et 
Labiées  n'est  plus  réalisée  que  par  le  stigmate,  bifide  chez  les 
Labiées,  simple  avec  ornements  épidermiques  chez  les  Borra- 
ginées. Dans  ces  dernières,  les  Ehrétiées  se  distinguent  nette- 
ment par  la  structure  de  leur  appareil  collecteur  qui  les  rattache 
directement  aux  Apocynées,  ainsi  que  le  fait  ressortir  la  compa- 
raison entre  les  Helïolropium  et  les  Vùica. 

L'affinité  des  Verbénacées  avec  les  Labiées  est  rendue  mani- 
feste par  le  style  bifide  des  Tectona  et  des  Callicarpées  ;  mais 
leur  filiation  avec  les  Antirrhinées  se  trouve  établie  par  le  stig- 
mate des  Verbena  et  des  Lippia . 

L'analogie  entre  les  Apocynées  et  les  Asclépiadées  se  pour- 
suit jusque  dans  l'appareil  stigmatique  et  stylaire,  dont  la  forme 
est  si  constante  dans  les  deux  cas.  On  peut  regarder  les  Asclé- 
piadées comme  des  Apocynées  dont  le  style  se  serait  raccourci 
et  dont  le  tissu  collecteur  se  serait  localisé  au  pourtour  du  stig- 


F.  Guéguen.  —  Anatomie  du  style  et  du  stigmate  des  Phanérogames.    311 

mate  déprimé.  Ces  variations  sont  concomitantes  avec  les  mo- 
difications du  pollen  dans  les  deux  familles  (pollen  pulvérulent 
des  Apocynées  et  pollen  agrégé  des  Asclépiadées). 

Dans  lesCampanulacées,  nous  voyons  à  la  fois(Campa?iu/a)le 
tissu  conducteur  tendant  à  se  dissocier,  tel  qu'il  existait  dans 
les  Solanacées  et  les  Scrofulariacées,  et  le  tissu  conducteur 
plein  des  Gamopétales  supérieures  (Lobeh'a).  Le  témoignage  le 
plus  saillant  de  la  perfection  organique  des  Campanulacées 
réside  dans  la  présence  des  deux  sortes  de  trichomes  que  nous 
retrouvons  d'une  façon  si  constante  chez  les  Composées.  La 
collerette  qui  orne  le  stigmate  bifide  des  Lobeh'a  force  le 
rapprochement  de  cet  appareil  avec  le  stigmate  des  Cynarées. 

Les  Cucurbitacées,  par  rapport  à  l'appareil  conducteur, 
offrent  une  organisation  moins  élevée  que  les  Campanulacées  : 
dans  certains  genres,  l'épiderme  stigmatique  est  seul  conduc- 
teur et  reste  simple  dans  le  style  (Ecbalhum)  tandis  que  dans 
d'autres  cas  il  y  a  formation  de  tissu  plein  (Cucurbha). 

Parles  variations  qu'elles  présentent  dans  l'appareil  stigmati- 
que, lesRubiacées  offrent  également  les  caractères  d'une  famille 
de  transition  :  la  structure  compacte  de  leur  tissu  conducteur  sty- 
laire  est  un  indice  de  leur  perfection  organique.  Il  en  est  de 
même  des  Caprifoliacées,  chez  lesquelles  le  stigmate  possède 
une  plus  grande  uniformité  de  structure. 

Les  recherches  les  plus  récentes  sur  la  morphologie,  ainsi 
que  sur  l'anatomie  du  système  vasculaire  floral,  tendent  à  rap- 
procher, conformément  aux  idées  anciennes  de  A.-L.  de  Jussieu, 
les  familles  naguère  si  distinctes  des  Valérianées  et  des  Dipsa- 
cées.  La  structure  et  la  distribution  de  l'appareil  conducteur 
sont  sensiblement  les  mêmes  dans  les  deux  familles  :  la  princi- 
pale différence  (présence  de  trois  tampons  conducteurs  chez  les 
Valérianées,  et  d'un  seul  tampon  chez  les  Dipsacées)  tient  à  la 
réduction  du  nombre  de  loges  chez  ces  dernières. 

De  toutes  les  Phanérogames,  les  Composées  possèdent  à  la 
fois  l'appareil  collecteur  le  plus  constant  dans  la  structure  et  le 
plus  uniforme  dans  le  mode  de  fonctionnement.  C'est  aussi  dans 
cette  famille  que  l'on  observe  l'appareil  conducteur  le  plus 
perfectionné  (tissu  collenchymatoïde  plein,  avec  disparition 
souvent  complète  de  la  fente  carpellaire) .  Enfin  le  polymorphisme 
floral,  dont  on  rencontre  déjà  des  exemples  dans  les  Primulacées 


3i2  ÏOURNAL  DE  BOTANIQUE 

et  les  Borraginées,  et  qui  augmente  de  fréquence  dans  les  Oléa- 
cées,  Cucurbitacées  (i),  Valérianées  et  Dipsacées,  devient  ici 
la  règle  :  le  rapprochement  dans  un  même  capitule  d'un  grand 
nombre  de  fleurs  de  diverses  sortes  facilite  leur  pollinisation 
croisée  et  abondante,  d'où  résulte  la  fertilité  qui  assure  la  con- 
servation des  espèces  de  cette  famille  et  l'immense  diffusion 
d'un  grand  nombre  d'entre  elles  à  la  surface  de  la  Terre. 


t> 


Chap.  v.  —  Conclusions  générales. 

De  toutes  les  régions  parcourues  par  le  tube  pollinique  depuis 
son  émission  à  la  surface  du  stigmate,  c'est  l'ovaire  qui  présente 
le  moins  de  variations  dans  la  structure  de  l'appareil  conducteur. 
Dans  l'immense  majorité  des  cas,  le  rôle  de  conduction  est 
dévolu  à  l'épiderme  de  la  face  interne  (supérieure)  de  la  feuille 
carpellaire,  ou  des  placentas  qui  en  constituent  de  simples 
émergences.  C'est  pourquoi  j'ai  cru  devoir  insister  plus  parti- 
culièrement sur  l'anatomie  comparée  du  stigmate  et  du  style. 

A  mesure  que  nous  nous  élevons  dans  la  série  des  familles, 
nous  voyons  le  tissu  conducteur  stylaire  acquérir  une  complexité 
de  plus  en  plus  grande.  Dans  les  Graminées  et  les  Cypéracées, 
il  n'existe  pour  ainsi  dire  pas,  la  conduction  s'effectuant  par 
l'intermédiaire  des  poils  épidermiques  ou  tout  au  plus  par 
l'épiderme  des  stigmates.  Dans  les  Phanérogames  possédant  un 
tissu  conducteur  intrastylaire,  c'est  dans  le  type  liliacé,  auquel 
appartiennent  presque  toutes  les  Monocotylédones,  que  l'on 
observe  la  plus  grande  simplicité  :  la  conduction  est  unique- 
ment réalisée,  comme  sur  le  placenta  lui-même,  par  l'épiderme 
de  la  feuille  carpellaire,  dont  la  structure  est  reliée  à  celle  des 
papilles  stigmatiques  par  d'insensibles  passages.  C'est  seule- 
ment chez  les  Orchidées  que  nous  voyons  apparaître  une 
différenciation  plus  nette,  avec  le  tissu  dissocié  qui  occupe  le 
canal  stylaire  et  les  cordons  conducteurs  des  placentas. 

Dans  quelques  Apétales  (Urticacées,  Polygonacées,  Nycta- 
ginées)  nous  assistons  à  l'apparition  d'un  tissu  conducteur  plein  : 
l'acropylie  de  l'ovaire  ne  semble  pas  avoir  autant  d'importance 
que  le  supposait  Bâillon,  car  les  Polygonacées  renferment  à 

i.  Dans  les  Campanulacées,  le  dimorphisme  floral  est  remplacé  par  la  dicho- 
gamie  avec  protandrie. 


F.  Guéguen. —  Anatomie  du  style  et  du  stigmate  des  Phanérogames.     313 

la  fois  des  ovaires  elos  {Polygomtm)  et  acropylés  (Rheum). 
Nous  avons  vu  précédemment  que  l'existence  du  tissu  conduc- 
teur plein  était  un  fait  constant  chez  les  Gamopétales  :  le  fusion- 
nement et  la  prolifération  des  bords  carpellaires  y  sont  d'autant 
plus  complets  que  l'on  s'élève  davantage  dans  la  classification 
naturelle. 

Les  caractères  tirés  de  la  forme  des  stigmates  et  des  papilles 
stigmatiques  sont  d'une  constance  moins  grande  dans  les  divers 
groupes,  surtout  dans  les  Phanérogames  supérieures  :  cette 
partie  de  l'appareil  femelle,  étant  le  plus  directement  en  contact 
avec  les  agents  vecteurs  du  pollen  (vent,  insectes,  oiseaux,  etc.), 
doit  être  en  effet  la  plus  sujette  à  s'adapter  aux  conditions  variées 
de  la  pollinisation.  Cela  est  si  vrai  que,  dans  les  familles  chez 
lesquelles  la  fécondation  croisée  est  la  règle  (Labiées,  Campa- 
nulacées),  la  forme  du  stigmate  est  remarquablement  constante 
dans  toute  l'étendue  du  groupe.  Tout  ce  que  l'on  peut  dire  de 
plus  général,  c'est  que  les  collecteurs  ont  d'autant  moins  de 
tendance  à  se  cloisonner  que  l'on  s'élève  davantage  dans  la 
série. 

Les  stries  ou  cannelures  que  l'on  observe  si  généralement  à  la 
surface  des  styles  peuvent  occuper  toute  la  hauteur  de  l'organe, 
ou  n'exister  qu'au  sommet  de  celui-ci  en  diminuant  de  profon- 
deur vers  la  base,  en  disparaissant  parfois  complètement  à  peu 
de  distance  du  sommet.  Le  flétrissement  du  style  se  faisant  plus 
vite  dans  les  régions  striées,  il  est  probable  que  l'ornementation 
de  l'épiderme  a  pour  but  d'accélérer  la  marcescence  ou  la  chute 
de  tout  ou  partie  de  cet  organe,  suivant  les  cas.  Lorsqu'il 
n'existe  pas  de  séparation  bien  nette  entre  le  style  et  l'ovaire-, 
comme  c'est  le  cas  dans  beaucoup  de  Gentianées  et  de  Primu- 
lacées,  les  cannelures  épidermiques  existent  sur  toute  la  surface  de 
l'ovaire  et  jouent  un  rôle  dans  la  déhiscence  du  fruit. 

La  richesse  de  la  nervation  du  style  est  en  relation  directe 
avec  l'importance  du  rôle  actif  du  stigmate  dans  l'acte  fécondateur. 
Elle  peut  se  résumer,  semble-t-il,  dans  la  formule  suivante  : 

Dans  les  termes  inférieurs  de  la  série,  la  nervation  va  s'atté- 
nuant  de  la  base  au  sommet  du  style  (Graminées,  Cypéracées, 
Palmiers,  etc.);  dans  les  termes  supérieurs,  elle  atteint  d'ordi- 
naire son  maximum  de  développement  au  niveau  du  stigmate. 
Cette  loi  se  vérifie  surtout  dans  l'ordre  des  Gamopétales. 


314  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

PLANTES   ANTIQUES 
DES    NÉCROPOLES    D'ANTINOÉ 

Par  M.  Ed.  BONNET. 

Les  fouilles  que  M.  Gayet  poursuit  avec  succès,  depuis  sept 
ans,  dans  les  nécropoles  de  l'ancienne  Antinoé,  nous  ont  révélé 
des  particularités  fort  curieuses  de  la  vie,  des  mœurs  et  des 
industries  des  habitants  de  l'Egypte  aux  premiers  siècles  de 
notre  ère  ;  trois  sépultures  de  jeunes  femmes,  exhumées  au 
cours  des  deux  dernières  campagnes  et  en  ce  moment  exposées 
au  Musée  Guimet,  offrent  au  point  de  vue  botanique  un  intérêt 
tout  spécial  parce  qu'elles  nous  fournissent  des  renseignements 
précis  sur  l'emploi  des  plantes,  tant  sauvages  que  cultivées, 
dans  les  cérémonies  funéraires;  deux  de  ces  tombes,  celle  de 
Leukyôné  et  celle  d'une  dame  byzantine  inconnue,  paraissent 
remonter  au  IIIe  siècle  de  notre  ère,  celle  de  Thaïs,  moins  an- 
cienne, doit  être  vraisemblablement  reportée  au  IVe  siècle  ;  les 
trois  momies  qui  y  dormaient  leur  dernier  sommeil  apparte- 
naient toutes  à  la  classe  moyenne  de  la  population  d' Antinoé, 
mais,  tandis  que  Thaïs  et  la  dame  byzantine  professaient  la 
religion  chrétienne,  Leukyôné  était  restée  fidèle  aux  rites  du 
vieux  culte  Isiaque. 

La  différence  de  religion  a-t-elle  exercé  une  influence  sur  la 
décoration  florale  des  sépultures?  Je  n'oserais  l'affirmer,  car 
il  se  pourrait  que  le  choix  des  espèces  employées  ait  été  surtout 
déterminé  par  la  date  du  décès.  Quoi  qu'il  en  soit,  chacune  des 
trois  momies  portait  une  couronne  formée  d'un  bourrelet  de 
chaumes  de  graminées  embrassant  les  deux  tiers  antérieurs  de 
la  tète  et  terminé,  à  chaque  extrémité,  par  un  lien  qui  s'attachait 
sous  l'occiput;  sur  ce  bourrelet,  on  fixait,  au  moyen  de  fines 
lanières  de  dattier,  les  plantes  qui  devaient  former  la  couronne; 
pour  Leukyôné,  ce  sont  uniquement  des  feuilles  de  cédratier 
(Citnis  Cedraia  Raf.),  les  unes  dans  leur  position  naturelle, 
les  autres  pliées  transversalement  ;  la  couronne  de  la  dame 
byzantine  est  en  majeure  partie  composée  de  jeunes  rameaux 
de  marjolaine  {Origanum  Majorana  L.)  entremêlés  de  quelques 
rameaux  d'olivier  (O/ea  europaea  L.)  avec,  en  outre,  une  ou 
deux  feuilles  de  cédratier  au  niveau  des  tempes  ;  de  la  couronne 


Ed.  Bonnet.  —  Plantes  antiques  des  nécropoles  d' Antinoé.  315 

de  Thaïs,  il  ne  reste  plus  que  le  bourrelet  avec  quelques  frag- 
ments de  feuilles  qui  appartiennent  sans  aucun  doute  au  cé- 
dratier. 

Un  bouquet  placé  sur  la  poitrine,  des  rameaux,  des  palmes 
ou  quelques  fragments  de  plantes  déposés  sur  le  corps  ou  à 
côté  de  la  morte,  complétaient  ordinairement  l'ornementation 
florale  de  la  momie. 

Leukyôné  portait,  sur  la  poitrine,  un  bouquet  composé 
d'une  masse  globuleuse  compacte,  entourée  de  feuilles  de 
cédratier  pliées  transversalement  ;  la  partie  centrale  de  ce 
bouquet  était  formée  par  un  jeune  rameau  et  des  feuilles  de 
vigne  (ViUs  vinifera  L.)  roulés  en  boule  et  maintenus  par  un 
lien;  à  côté  du  corps,  dans  une  sorte  de  petit  panier  en  poterie, 
un  lichen  :  X Evemia  furfuracea  Mann. 

La  dame  byzantine  ne  portait  pas  de  bouquet  sur  la  poitrine, 
mais  sa  longue  chevelure  avait  été  tressée  de  feuilles  d'olivier 
et  des  rameaux  du  même  arbre,  avec  de  jeunes  feuilles  de 
dattier,  étaient  déposés  sur  le  corps  ;  de  plus,  il  faut  très  vrai- 
semblablement rapporter  à  cette  sépulture  une  petite  botte  de 
pousses  et  de  tiges  de  Sesbania  se-gypiiaca  Pers.,  dont  la  situa- 
tion, auprès  de  la  momie,  n'a  pas  été  exactement  notée  et  qui 
avait  été  mise  à  part,  au  moment  des  fouilles,  dans  un  fragment 
de  jarre  antique. 

Quant  à  la  sépulture  de  Thaïs,  elle  avait  été  l'objet  de  soins 
tout  particuliers;  le  corps  recouvert  d'un  suaire,  maintenu  par 
des  chaumes  dCArttndo  Donax  L. ,  reposait  sur  un  lit  funéraire 
formé  de  rachis  de  feuilles  de  dattier  réunis  par  des  cordes  en 
fibres  de  lifa  (1).  J'ai  décrit  plus  haut  la  couronne  que  portait 
la  momie;  sur  sa  poitrine,  on  avait  déposé  un  bouquet  d'im- 
mortelles sauvages  {Gnaplialitim  luteo-albitm  L.)  et,  dans  sa 
main,  une  rose  de  Jéricho  {Anastatz'ca  hierochuntina  L.);  enfin 
plusieurs  palmes,  les  unes  naturelles,  les  autres  artistement 
tressées,  entouraient  le  corps. 

Telles  sont  les  plantes  recueillies,  jusqu'à  présent,  dans  les 
nécropoles  d'Antinoé;  la  plupart  apparaissent,  dans  les  sépul- 
tures de  l'ancienne  Egypte,  dès  l'époque  pharaonique,  quelques- 

1.  Sous  le  nom  de  IJfa,   les  Arabes  de   l'Afrique    septentrionale    désignent 
l'écaillé  filamenteuse,  d'un  rouge-brun,  qui  se  trouve   à  la  base  des  pétioles  des 

feuilles  de  dattier. 


3i6  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

unes  seulement  sous  le  règne  des  Ptolémées  ou  à  l'époque 
romaine,  c'est  ce  que  démontrent  les  courtes  notes  historiques 
que  j'ai  ci-après  consacrées  à  chacune  de  ces  espèces. 

Evernia  furfuracea  Mann.  —  J'ai  dit  que  des  échantil- 
lons de  ce  lichen  étaient  déposés,  dans  un  petit  vase  en  poterie, 
auprès  de  la  momie  de  Leukyôné  ;  c'est  la  seconde  fois  que 
cette  cryptogame  apparaît  dans  les  sépultures;  M.  Schweinfurth 
l'avait,  dès  1882,  reconnue  parmi  les  offrandes  funéraires  de 
Dar-el-Bahari  (XXIe  dynastie)  ;  V Evernia  furfuracea  était  em- 
ployé comme  médicament  et  pour  faire  lever  la  pâte  et  donner 
au  pain  une  saveur  particulière;  il  sert  encore  aujourd'hui  aux 
mêmes  usages  et  les  droguistes  indigènes,  chez  lesquels  on  le 
trouve,  le  reçoivent  de  l'Archipel  grec,  car  ce  lichen  n'existe 
pas  en  Egypte  ;  M.  Schweinfurth  qui  a  déjà  mis  ce  fait  en  évi- 
dence, pensait  que  les  Egyptiens  de  l'époque  pharaonique  pou- 
vaient tirer  X Evernia  soit  de  la  Grèce  ou  des  îles  avoisinantes, 
soit  peut-être  de  l'Abyssinie;  je  suis,  pour  ma  part,  partisan 
de  l'origine  grecque  parce  que  certains  échantillons  du  lichen 
d'Antinoé  adhèrent  encore  à  des  fragments  de  rameaux  appar- 
tenant très  certainement  à  un  arbre  du  groupe  des  Abiétinées, 
groupe  assez  largement  représenté  en  Grèce  tandis  qu'il  manque 
complètement  en  Abyssinie. 

Arundo  Donax  L.  —  La  Canne  de  Provence  n'est  pas 
spontanée  en  Egypte,  mais  son  introduction  doit  remonter  à 
une  date  fort  ancienne  ;  d'après  M.  Loret,  elle  est  mentionnée 
dans  le  papyrus  Ebers  et  représentée  sur  un  monument  contem- 
porain de  Ramsès  III;  elle  avait  alors,  comme  aujourd'hui,  de 
nombreux  usages  médicaux,  domestiques,  agricoles,  etc.  ; 
toutefois,  je  crois  qu'on  a  pu,  dans  quelques  cas,  confondre 
avec  VA.  Donax  L.  le  Pkragmites  Isiacus  Knth.,  très  commun 
et  parfaitement  spontané  en  Egypte. 

Phœnix  dactylifera  L.  —  Le  dattier  est  si  fréquemment 
représenté  dans  les  tombes  de  l'ancienne  Egypte  par  ses  fruits, 
ses  feuilles  ou  divers  objets  confectionnés  avec  celles-ci,  que  je 
n'en  aurais  pas  parlé,  si  les  palmes  déposées  autour  du  corps 
de  Thaïs  n'avaient  présenté  cette  intéressante  particularité  d'être 


Ed.  Bonnet.  —  Plantes  antiques  des  nécropoles  d'Antinoê.  317 

tressées  de  la  même  façon  qu'aujourd'hui  on  tresse,  dans  cer- 
taines localités  du  Bassin  méditerranéen,  les  palmes  destinées 
aux  cérémonies  religieuses  de  Pâques  fleuries;  de  plus,  elles  ont 
conservé,  par  place,  une  teinte  d'un  blanc-jaunâtre  qui  montre 
qu'elles  avaient  été  étiolées  par  un  procédé  vraisemblablement 
analogue  à  celui  mis  en  usage  dans  ces  mêmes  localités. 

Origanum  Majorana  L.  —  La  marjolaine  est  cultivée 
dans  les  jardins  arabes;  elle  n'apparaît  qu'à  l'époque  gréco- 
romaine,  dans  la  nécropole  d'Haouara  et,  suivant  M.  Schwein- 
furth,  elle  serait  caractéristique  de  cette  époque. 

Olea  europaea  L.  —  L'Olivier  est  très  commun  dans  les 
hypogées  égyptiens  à  partir  de  la  XX0  dynastie,  mais  son  intro- 
duction est  certainement  plus  ancienne  puisque  M.  Schwein- 
furth  l'a  signalé  à  Biban-el-Molouk  dans  le  tombeau  d'Améno- 
phis  II  (XVIIIe  dynastie). 

Gnaphalium  luteo-album  L.  —  Cette  espèce  est  com- 
mune dans  toute  la  vallée  du  Nil  jusqu'aux  cataractes  et,  une 
douzaine  d'années  avant  que  M.  Gayet  ne  la  trouve  dans  le 
tombeau  de  Thaïs,  M.  Newberry  avait  mentionné  sa  présence 
dans  la  nécropole  gréco-romaine  d'Haouara,  au  Fayoum. 

Sesbania  seg-yptiaca  Pers.  —  Les  fleurs  de  cette  légu- 
mineuse  entraient  dans  la  composition  des  guirlandes  ornant  le 
cercueil  d'Ahmès,  fondateur  de  la  XVIIIe  dynastie,  mais  c'est 
la  première  fois  qu'on  en  trouve  les  gousses  dans  les  sépultures. 
Quelle  pouvait  être  la  signification  de  ces  fruits  dépourvus  de 
propriétés  médicales  ou  alimentaires?  Ch.  Desmoulins,  quia 
jadis  publié  une  intéressante  Notice  sur  des  graines  de  plantes 
sauvages  trouvées  à  La  Mouzie  (Dordogne),  dans  des  tombeaux 
du  VIe  siècle,  pense  que  la  coutume  de  déposer  des  graines 
quelconques,  dans  les  sépultures,  était  assez  fréquente  chez  les 
chrétiens  des  premiers  siècles  et  qu'elle  symbolisait  les  dogmes 
de  la  résurrection  et  de  l'immortalité  de  l'âme. 

Vitis  vinifera  L.  —  Les  grains  de  raisins,  détachés  de  la 
grappe,  ne  sont  pas  rares  parmi   les   offrandes  funéraires  de 


3i8  JOURNAL  DE   BOTANIQUE 

l'époque  pharaonique,  mais  les  feuilles  de  la  vigne  n'avaient 
été  jusqu'à  présent  trouvées  qu'une  seule  fois,  par  M.  Schiapa- 
relli,  dans  les  tombeaux  de  Dra-Abou-1-Negga  (XXe  dynastie)  ; 
M.  Schweinfurth,  qui  a  étudié  ces  feuilles,  a  constaté  qu'elles 
«  se  trouvaient  sous  forme  de  petits  paquets  entassés  et  qu'elles 
ne  différaient  pas  de  l'espèce  cultivée  aujourd'hui  en  Egypte, 
mais  qu'à  la  face  inférieure,  elles  étaient  couvertes  d'un  feutrage 
de  poils  blancs  »  ;  ce  dernier  caractère  se  retrouve  sur  les 
feuilles  de  la  sépulture  de  Leukyôné  et,  en  outre,  elles  avaient 
été,  comme  celles  de  Dra-Abou-1-Negga  roulées  en  paquet 
globuleux  avant  d'être  déposées  sur  la  poitrine  de  la  momie  ; 
la  vigne  d'Antinoé  présente  une  autre  particularité,  ses  lobes 
sont  plus  accusés  et  plus  profondément  dentés  que  dans  la 
plupart  des  races  de  vignes  cultivées  en  Europe  et  se  rapproche, 
par  ces  deux  caractères,  de  certaines  formes  dites  sauvages. 

Gitrus  Gedrata  Raf.  —  Bien  que  MM.  Loret  et  Poisson 
aient  constaté  la  présence  d'un  limon  dans  la  collection  égyp- 
tienne du  Louvre,  il  est  à  peu  près  certain  que  la  seule  auran- 
tiacée  connue  des  anciens,  était  le  cédratier  qui  fut  importé  de 
l'Inde  en  Egypte  au  temps  de  la  XVIIIe  dynastie  ;  quant  au  fruit 
du  Louvre,  son  origine  est  inconnue  et  son  authenticité  des 
plus  douteuse.  Le  cédratier  serait  figuré,  d'après  M.  Loret,  sur 
la  paroi  de  l'une  des  chambres  du  temple  de  Karnak  ;  on  n'en 
connaît  cependant  pas  le  nom  hiéroglyphique  et,  ni  le  fruit,  ni 
aucune  partie  de  l'arbre  n'ont  été  trouvés  dans  les  tombes  ;  la 
constatation  du  cédratier  à  Antinoé  comble  donc  une  lacune 
de  la  flore  de  l'ancienne  Egypte,  en  même  temps  qu'elle  nous 
apprend  que  cette  aurantiacée  était  assez  communément  cul- 
tivée dans  la  Thébaïde  aux  IIIe  et  IVe  siècles  de  notre  ère,  puisque 
ses  feuilles  entraient  dans  la  composition  des  couronnes  mor- 
tuaires destinées,  sans  distinction  de  religion,  aux  femmes  de 
la  classe  moyenne  de  la  société;  on  peut,  je  crois,  considérer 
ces  couronnes  comme  les  analogues  de  la  couronne  de  la  justi- 
fication des  temps  pharaoniques. 

Anastatica  hierochuntina  L.  —  Cette  petite  crucifère, 
assez  commune  dans  les  sables  désertiques,  n'avait  pas  encore 
été  observée  dans  les  nécropoles  de  l'ancienne  Egypte;  j'ai  dit 


\    \ 

\  \ 

\  ) 

C.  Méreschkowsky.  —  Notesuv  quelques  Diatomées  de  la  Mer  Noire.    319 

qu'elle  avait  été  trouvée  dans  la  main  de  Thaïs  qui  professait  la 
religion  chrétienne;  on  sait  aussi  que  la  rose  de  Jéricho  roule 
desséchée  sur  le  sol,  pour  reprendre  une  apparence  de  vie  dès 
qu'elle  se  trouve  en  contact  avec  l'humidité;  ce  phénomène 
d'hygrochasie  était  certainement  connu  des  chrétiens  d'Antinoé 
et  devait  symbolyser,  pour  eux,  le  dogme  de  la  résurrection. 

Bibliographie:.  —  Ch.  Desmoulins  :  Documents  relatifs  à  la 
faculté  germinative  conservée  par  quelques  graines  antiques; 
Bordeaux,  1846.  —  Loret  :  Flore  pharaonique,  2e  éd.;  Paris, 
1892.  —  Le  Cédratier  dans  l'antiquité;  Paris,  1891.  — Les  tom- 
beaux de  Thoutmès  III et  d' Aménophis  II;  Le  Caire,  1899.  — 
Loret  et  Poisson  :  Éludes  de  botanique  égyptienne  ;  s.  1.  n.  d. 
(Recueil  de  trav.  relat.  à  l'archéol.  égypt.,  1895).  —  FI.  Pétrie  : 
Hazaara,  Biahma  and  Arsinoe;  Kahun,  Gurob  and  Hawara ; 
London,  1889-90  (Botany  by...  P.  E.  Newberry).  —  Pleyte  : 
La  couronne  de  la  justification  (Congr.  internat,  des  Orient.; 
Leide,  1882).  — Schweinfurth  :  Découvertes  botaniques  dans  les 
tombeaux  de  l'ancienne  Egypte  (plusieurs  mémoires  dans  le 
Bull,  de  l'Inst.  Égypt.,  1884-86).  — Remarques  critiques  sur  le 
travail  de  M.  P.  E.  Nezvberry  ;  manuscr.  communiqué  par 
l'auteur. 


NOTE    SUR    QUELQUES    DIATOMEES 
DE  LA  MER  NOIRE 

SUIVIE  D'UNE    LISTE    DE    FORMES    OBSERVÉES    DANS    CETTE    MER 

Par  M.  C.  MÉRESCHKOWSKY. 

(PI.  II.) 

Diploneis  Smithii  var.  rhombica  Mer.,  nov.  var. 

(P1.II,  fig.  19-21.) 

Valve  rhombique,  extrémités  arrondies,  longueur  0.049- 
0.086  mm. ,  largeur  0.0256-0.037  mm. ,  nodule  central  grand,  sou- 
vent un  peu  renflé,  nodules  terminaux  près  du  bord,  côtes  au 
nombre  de  5.5  par  0.01  mm.  au  milieu,  plus  loin  6  par  0.01, 
points  intercostaux  petits. 


320  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

Cette  variété  diffère  du  type  par  la  forme  nettement  rhom- 
bique  de  ses  valves,  forme  que  je  n'ai  jamais  observée  dans 
d'autres  localités  que  la  Mer  Noire  et  que  je  ne  retrouve  pas  non 
plus  parmi  les  nombreuses  figures  de  Peragallo  et  de  certains 
autres  auteurs  que  je  possède,  représentant  Diploneis  Smithii 
et  ses  variétés.  Il  est  vrai  que  cette  espèce  varie  beaucoup  sous 
le  rapport  de  la  forme  de  ses  valves,  mais  dans  le  type,  tel  qu'il 
est  représenté  dans  la  Mer  Noire,  aussi  bien  qu'ailleurs,  les 
valves  ont  toujours  la  forme  elliptique  allongée  ou  linéaire-ellip- 
tique, quelquefois  avec  des  extrémités  en  coin  (forme  subhexa- 
gonale) et  ne  sont  jamais  rhombiques. 

Dans  une  récolte  de  Théodosie  (Crimée)  la  varïelas  rhombica 
est  très  fréquente  quoique  mélangée  avec  le  type  et  les  var. 
major  et  permagua.  J'en  ai  vu  des  centaines  d'exemplaires  tous 
ayant  le  même  aspect,  la  même  forme  rhombique  et  le  même 
habitus  général.  Je  n'ai  donc  pas  de  doute  que  ce  ne  soit  une 
variété  distincte,  qui  par  des  formes  intermédiaires  passe  gra- 
duellement aux  formes  elliptiques  allongées  du  type.  Dans 
d'autres  localités  de  la  Mer  Noire  je  l'ai  rencontrée  aussi  (à  Sé- 
bastopol,  par  exemple),  mais  bien  plus  rarement. 

Je  donne  ici  quelques  mesures  individuelles. 

Longueur  de  la  valve  0.049  0.052  0.057  0.060  0.060  0.060  0.062  0.065 

Largeur   de  la  valve    '  0.0266  0.0256  0.0275  0.0266  0.0275  0.0285  0.030  0.0266 

0.068  0.0665  0.072  0.074  0.076  0.07a  o  080  0.086  o.o86m/„ 

0.030  0.0295  0.0285  0.032  0.032  0.031  0.031  0.033  0.03 7 m/n 

Navicula  spectabilis  var.  minuta  Cleve. 

Navicîda  Hennedyi  var.  minuta  Cleve,  New  a  Rare  Diat.  p.  7, 
pi.  I,  fig.  14.  —  Cleve,  Synops  Navic.  Diat.  part.  II,  p.  59. 
—  A.  Schmidt,  Atlas,  pi.  212,  fig.  35-37. 

(PI.  II,  fig.  9-12.) 

Valve  elliptique,  légèrement  atténuée  vers  les  extrémités  ; 
longueur  0.0266-0,050  mm.,  largeur  0.017-0.034  mm.,  aires  la- 
térales étroites  ou  très  étroites,  un  peu  rétrécies  au  milieu,  légè- 
rement convergentes  vers  les  extrémités.  Stries  au  nombre  de 
9  à  10  par  o. 01  mm.,  composées  de  points  ordinairement  peu 
visibles,  2  à  4  paires  de  stries  plus  courtes  que  les  autres. 

Les  individus  de  petite  taille  (fig.  9)  ont  des  aires  latérales 


C.  Méreschkowsky.  —  Note  stcr  quelques  Diatomées  de  la  Mer  Noire.     321 

presque  droites,  se  terminant  loin  des  bouts,  mais  ordinaire- 
ment elles  atteignent  les  bords  de  la  valve.  Le  nombre  des  stries 
est  ordinairement  10  par  0.0 1  mm.;  dans  cinq  cas  où  je  les  ai 
mesurées,  elles  étaient  9;  10;  10;  10;  10;  la  distance  entre  les 
points  est  très  variable,  tantôt  ils  sont  distincts  (fig.  12),  tantôt 
très  rapprochés  et  indistincts  ;  dans  un  cas  j'en  ai  compté  12 
par  0.01  mm.;  ordinairement  ils  sont  beaucoup  plus  rapprochés. 

Cette  variété,  très  fréquente  dans  une  récolte  de  Sébastopol 
(n°  120),  diffère  de  l'espèce  type  par  sa  petite  taille  et  surtout 
par  l'étroitesse  de  ses  aires  latérales.  Ce  dernier  caractère  la 
rapproche  du  Navicitla  Lyra  et  j'ai  été  longtemps  dans  le  doute 
si  ce  n'était  pas  plutôt  à  cette  dernière  espèce,  caractérisée  pré- 
cisément par  l'étroitesse  de  ses  ailes  latérales,  que  la  forme 
pontique  devait  être  rapportée.  Ce  n'est  qu'après  avoir  trouvé 
dans  la  même  récolte  quelques  individus  typiques  du  N.  spec- 
tabilis,  et  m'être  assuré  que  la  largeur  des  aires  latérales  dans 
ces  derniers  était  sujette  à  des  variations,  que  je  me  suis  décidé 
à  considérer  cette  Diatomée  comme  une  variété  du  N.  specla- 
bilis  et  non  du  N.  Lyra,  d'autant  plus  que  dans  cette  variété 
aussi  les  aires  sont  quelquefois  plus  larges  que  d'ordinaire, 
comme  par  exemple  dans  la  figure  12.  L'habitus  général  de 
l'espèce  type  et  de  la  variété  est  d'ailleurs  absolument  le  même 
et  cette  dernière  possède  aussi  des  stries  raccourcies  au  nombre 
de  2  ou  4  paires  qui  sont  si  caractéristiques  pour  le  N.  spécia- 
le i  lis. 

Cleve  fait  de  cette  forme  une  variété  du  Navicula  Hennedyi, 
mais  les  aires  latérales  de  cette  dernière,  beaucoup  plus  larges 
que  celles  du  N.  speclabilïs,  et  l'absence,  chez  elle,  de  toute  trace 
de  constriction  dans  la  partie  médiane  de  ses  aires  latérales, 
s'oppose  à  une  pareille  manière  de  voir.  Sa  place  comme  une 
variété  du  N.  spectabïlis  me  semble  tout  indiquée. 

Suivent  quelques  mesures  individuelles  : 

Longueur  de  la  valve.      0.0266    0.0266    0.033      0.033      0.034      0.036      0.038 


Largeur  de  la  valve.      0.017      0.018      0.021      0.023      0.024      0.023      0.0266 

0.040      0.040      0.040      0.0456    0.0466    0.040      0.050 
0.025       0.0256    0.0256    0.0295     0.0295    °-°32      0<034 


322  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

Navicula  salva  A.  S. 
(PL  II,  fig.  3,  4.) 

Ayant  eu  l'occasion  d'observer  quelques  frustules  entiers 
dans  des  matériaux  bruts  où  je  pouvais  les  tourner  de  tous  les 
côtés,  je  puis  donner  quelques  détails  de  structure  fort  intéres- 
sants concernant  cette  espèce  bien  connue.  Ce  qui  frappe  l'ob- 
servateur en  examinant  la  Diatomée  dans  la  vue  zonale,  c'est 
que  les  contours  du  frustule  sont  limités  par  3  lignes,  une  ligne 
extérieure  (fig.  3),  a,  bien  distincte,  une  médiane  b  beaucoup 
moins  nette  et  enfin  une  ligne  extérieure  c  très  nette  et  à  dou- 
bles contours.  L'existence  de  ces  3  lignes  s'explique  par  le  fait 
que  le  raphé  est  porté  par  une  carène  située  au  centre  de  la 
valve  le  long  de  sa  ligne  médiane  et  s'élevant  considérablement 
au-dessus  de  sa  surface  ;  c'est  le  limbe  hyalin,  sans  structure, 
qu'on  aperçoit  sur  la  fig.  3  et  la  ligne  a  correspond  au  bord 
extérieur  de  la  carène.  Cette  dernière  est  située  au  fond  d'un 
sillon  profond,  et  les  lignes  b  et  c  correspondent,  la  première 
au  bord  élevé  du  sillon  et  la  deuxième  au  fond  de  ce  dernier. 
La  figure  schématique  4,  qui  représente  une  coupe  idéale  à 
travers  la  valve,  aidera  à  faire  comprendre  cette  structure  ;  a  est 
le  bord  extérieur  de  la  carène  portant  le  raphé  à  son  sommet, 
b  le  bord  élevé  du  sillon,  c  le  fond  du  sillon. 

Navicula  pinnata  (?)  var.  pontica  Mer.,  nov.  var. 

(PL  II,  fig.  14-18.) 

Valve  lancéolée,  extrémités  subaiguës,  longueur  0.034-0.062 
mm.,  largeur  0.0076-0.014  mm.  ;  ligne  médiane  large,  très 
nette,  un  peu  renflée  au  milieu,  nœuds  terminaux  grands,  très 
apparents,  pores  centraux  petits,  très  rapprochés.  Aire  axiale 
nulle  ou  à  peine  perceptible  et  d'un  côté  seulement,  aire  centrale 
distincte,  assez  grande,  irrégulièrement  carrées.  Stries  robus- 
tes, 6.5  à  8  par  o. 01  mm.,  radiantes  au  milieu,  transversales 
ailleurs,  nettement  linéolées,  les  linéoles  formant  des  lignes  lon- 
gitudinales obscures,  les  3  stries  médianes  (quelquefois  2  seule- 
ment) raccourcies.  Face  zonale  étroite,  régulièrement  linéaire 
aux  extrémités  légèrement  convexes;  largeur  0.0086-0.01  mm.; 


C.  Méreschkowsky.  —  Note  sur  quelques  Diatomées  de  la  Mer  Noire.     323 

valve  aplatie,  connectifs  larges,    nodules  terminaux   infléchis 
en  dedans,  très  petits,  peu  distincts. 

Ce  n'est  qu'avec  doute  que  je  rapporte  cette  Diatomée  au 
Navicula  pinnata  de  Pantocsek.  En  la  déterminant  à  l'aide  de 
la  table  de  détermination  que  Cleve  donne  dans  son  Synopsis  of 
ihe  Naviculoid  Diaioms  (IIe  partie,  p.  10),  on  arrive  soit  au 
N.  pinnata,  soit  au  N.  spuria,  selon  qu'on  considère  l'aire  cen- 
trale comme  distincte  ou  indistincte,  et  j'ai  cru  d'abord  pouvoir 
rapporter  la  forme  pontique  à  la  dernière  espèce,  en  qualité  de 
variété.  La  description  qu'en  donne  Cleve  (/.  c.  p.  31),  à  part  la 
taille  et  l'aire  centrale,  correspond  très  bien  à  la  variété  en  ques- 
tion. Mais  le  N .  spîtria  est  une  grande  forme  variant  de  0.09  à 
0.15  mm.  enlongueur  et  de  0.013  a  0.021  mm.  en  largeur,  tandis 
qu'ici  la  taille  est  ordinairement  de  0.04  à  0.06  mm.  De  plus, 
l'aire  centrale  du  N.  spîtria  est  décrite  comme  indistincte,  ce 
qui  n'est  pas  le  cas  ici,  cette  aire  y  étant  toujours  bien  distincte 
et  ne  pouvant  en  aucune  façon  être  appelée  petite.  La  striation 
du  N.  spuria  est  cependant  la  même  (sept  stries  par  0.0 1  mm.) 
et  ces  stries  sont  aussi  nettement  linéolées,  radiantes  au  milieu 
et  transversales  aux  bouts.  Malheureusement  Cleve  ne  donne 
pas  de  figure  de  cette  espèce,  et  celle  qu'en  donne  Peragallo 
{Diat.  de  France,  pi.  XIII,  fig.  5),  comme  l'admet  l'auteur  lui- 
même,  est  douteuse,  les  stries  étant  lisses. 

Il  me  paraît,  en  somme,  qu'il  y  a  plus  de  rapport  avec  le 
N.  pinnata  qu'avec  le  N.  sptiria.  Je  ne  connais  le  N.  pinnata 
que  d'après  la  description  qu'en  donne  Cleve  {Synops.  Navicul. 
Diat.,  II'  partie,  p.  33),  qui  est  ainsi  conçue  :  «  Valve  étroite, 
lancéolée,  longueur  0.062,  largeur  0,0125.  Aire  axiale  distincte, 
centrale  petite.  Stries  7.5  par  0.01  mm.,  légèrement  radiantes 
au  milieu,  transversales  aux  extrémités,  corsement  linéolées.  » 
Ceci  correspond  parfaitement  à  la  forme  pontique  à  l'exception 
de  l'aire  axiale,  qui  est  distincte,  tandis  qu'elle  est  indistincte 
ou  même  absente  ici.  Cette  différence,  trop  importante  pour 
permettre  d'identifier  la  forme  pontique  avec  l'espèce  type, 
constituerait  donc  le  caractère  distinctif  principal  de  la  var.  pon- 
tica.  Son  aire  centrale  paraît  aussi  être  plus  développée. 

On  pourrait  encore  se  demander  si  cette  Diatomée  ne  pour- 
rait pas  être  une  variété  du  N.  cancellata,  peut-être  même  la 
var.  Gregorii  (ou  var.  apiailata,  comme  l'appelle  Peragallo)  ; 


/ 

324  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

et,  en  effet,  ma  figure  14,  par  exemple,  ressemble  beaucoup  à  la 
figure  de  Peragallo  représentant  cette  dernière  (Diat.  d.  France, 
pi.  XIII,  fig.  9  gauche),  mais  la  face  zonale  du  N.  cancellala  est 
si  caractéristique  et  si  différente  de  celle  de  la  forme  pontique 
(comparez  ma  fig.  18  avec  la  fig.  8  delà  pi.  XIII  dePeragallo/.  c.) 
qu'il  me  paraît  impossible  de  la  ranger  dans  le  groupe  du  N. 
cancellaîa. 

Cette  Diatomée  est  assez  commune  dans  la  Mer  Noire,  où 
on  la  trouve  surtout  dans  la  zone  littorale  parmi  les  Algues. 

Suivent  quelques  mesures  individuelles  : 


Longueur  de  la  valve.    . 

0 .  034 

0.0086 

8 
0-0475 
0.0086 

0 .  036 
0.0080 

0.0485 
0.0070 

0.037 

O.OI 

0.038 

0.0095 

8 
0.059 
0.0095 

0.039 

0.041 
0.0083 

0.041 
0 . 00S6 

0.0445 

Largeur  de  la  valve.  .    . 
Largeur  de  la  face  zonale. 

0.0076 
0.060 

0.0076 

Stries  par  0.01  mm.    .    . 

8 
_o.o5j^ 
0.0086 

8 
0.061 

0.062 
0.014 

~~ ~ 

0.0107 

0.0105 

7-5 

»          7-5          6-5 

(A  stiivre.) 

Le  Gérant  :  Louis  Morot. 


Paris. — J.  Mersch,  imp.,  46",  Av.  deChâtilion. 


i6'  ANNÉE.  !    Jtf°  10.  OCTOBRE  1902. 

JOURNAL  DE  BOTANIQUE 


REMARQUES   SUR   LES   SPHACELARIACEES 

(Suite.) 
Par  M.  Camille   SAUVAGEAU. 

Chapitre  xii.  —  Sphacelaria  cirrosa  Agardh 

ET   ESPÈCES   VOISINES. 

Le  S.  cirrosa,  tel  qu'on  le  définit  actuellement,  est  l'une 
des  Algues  les  plus  répandues  dans  les  mers  européennes.  On 
le  considère  habituellement  comme  une  de  ces  plantes  banales 
et  ubiquistes  qui  ne  présentent  aucun  intérêt  et  ne  méritent 
guère  la  peine  d'être  récoltées. 

D'ailleurs,  la  question  semblait  à  peu  près  épuisée  par  les* 
observations  de  M.  Reinke,  et  le  .S.  cirrosa  serait  même,  d'après 
M.  Kjellman  [91,  p.  195],  l'espèce  la  mieux  connue  du  genre. 
J'estime  au  contraire  que  son  étude,  loin  d'être  terminée,  doit 
attirer  l'attention  des  algologues,  car  on  a  confondu  plusieurs 
espèces  sous  ce  nom,  et  il  y  a  lieu  de  rechercher  les  variations 
qu'elles  subissent  suivant  le  substratum,  la  saison  et  la  latitude. 

C.  A.  Agardh  [28,  p.  28]  disait  de  la  ramification  du^S.  cir- 
rosa :  «  Rami  pinnati.  Pinnae  erectopatentes  nunc  oppositae, 
nunc  alternae,  nunc  secondae,  nunc  simplices,  nunc  ramosae.  » 
On  conçoit  qu'à  une  époque  où  la  détermination  des  Algues 
s'effectuait  surtout  d'après  l'aspect  extérieur,  cette  allure  incons- 
tante devait  entraîner  des  appréciations  variées,  par  suite  une 
synonymie  compliquée;  aussi,  tous  les  auteurs  s'accordent-ils  à 
considérer  le  61.  cirrosa  comme  une  espèce  très  polymorphe. 

Etant  des  plus  répandues,  et  de  toute  saison,  cette  Algue  fut 
l'une  des  premières  décrites.  Dillen,  en  1741,  l'appelait  Cotiferva 
marina  perbrevis  vil/osa  et  cirrosa  [41,  p.  23,  PI.  IV,  fig.  21]; 
il  en  a  donné  un  dessin  à  peine  grossi  montrant  simplement 
qu'elle  est  épiphyte.  C'est  la  même  plante  qu'Hudson  nommait 
Conferva  pennata  [62,  p.  604,  n°  46],  et  c'est  probablement 
aussi  la  même  que  Roth  [97,  fasc.  I,  p.  188  et  PI.  III,  fig.  6] 


326  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

décrivait  sous  le  nom  de  Conferva  intertexta.  En  1800,  d'après 
un  échantillon  de  l'Adriatique  croissant  sur  Cystoseira  Hoppii, 
qu'il  rapportait  à  la  plante  de  Dillen,  Roth  [97,  fasc.  II,  p.  214, 
n°  32]  établit  le  Conferva  cirrosa,  qu'il  reconnut  ensuite  [97, 
fasc.  III,  p.  132  et  295]  être  voisin,  mais  différent,  du  Conferva 
pennata  d'Hudson. 

Dillwyn  [09,  PI.  86]  accepte  cette  dernière  opinion.  Il  a 
bien  représenté  le  Conferva  pennata,  croissant  sur  une  Coral- 
line.  La  plante,  très  nettement  pennée  (1),  présente  aussi 
une  variété  plus  irrégulière,  sur  laquelle  il  a  vu  les  sporanges 
uniloculaires.  Lyngbye  réunit  les  deux  espèces,  C.  cirrosa  et 
C.  pennata,  en  une  seule  qu'il  nomme  S.  pennata  [19,  p.  105]. 
La  figure  qu'il  en  a  donné  est  bonne  [PI.  31,  fig.  2],  et  rappelle 
beaucoup  la  plante  croissant  sur  V  Halidrys ,  bien  qu'il  cite  seu- 
lement, parmi  les  Algues  servant  de  substratum,  les  Fucus  ser- 
ratus,  Ahnfeltia  plicata  et  Laminaria  saccharina.  C.  Agardh 
[28,  p.  28]  et  Greville  [24,  t.  VI,  pi.  317]  admettent  le  rappro- 
chement fait  par  Lyngbye  ;  ils  préfèrent  toutefois  le  nom  spéci- 
fique de  cirrosa  comme  plus  ancien.  Tandis  que  la  plupart  des 
auteurs  suivent  cette  manière  de  voir,  Kùtzing  continue  à  sépa- 
rer les  deux  espèces  et  crée  en  outre  un  >5\  irregularis. 

M.  Reinke  donne  les  noms  suivants  comme  synonymes  du 
•S.  cirrosa  :  S.  pennata  Kûtz.,  .S.  rhizophora  Kûtz.,  >S\  fusca 
Huds.  sp.,  ^S.  irregularis  Kûtz.,  S.  cervicomis  Ag.,  S.  j'apo- 
nica  Mart.,  Stypocau/on  bipinnatum  Kûtz.  [91,  2,  p.  10]  et 
51.  reticulata,  Lyngb.  [89,  2,  p.  65].  C'est-à-dire  qu'il  réunit  en  un 
seul  tous  les  Spliacelaria  dont  les  propagules  ont  le  pied  trifur- 
qué,  (ou  dont  la  ramification  est  la  même  que  celle  des  espèces 
à  propagules  trifurqués),  en  remarquant  d'ailleurs  que  nous 
manquons  de  caractères  précis  pour  séparer  les  formes  citées 
dans  la  synonymie  et  qu'on  doit  ou  les  réunir  sous  un  même 
vocable,  ou  distinguer  un  bien  plus  grand  nombre  d'espèces. 
Il  en  sépare  seulement  le  S.  Hystrix,  espèce  parasite,  méconnue 
jusque-là,  que  Suhr  avait  nommée  sans  la  décrire ,  sur  un 
exemplaire  d'herbier  venant  des  Canaries. 

1.  La  figure  B  de  la  planche  86  représente  même  une  plante  trop  régulière- 
ment pennée,  et  à  rameaux  d'apparence  trop  raide.  Elle  ressemble  à  une  espèce 
du  groupe  du  6".  PhiDiula.  D'ailleurs,  un  échantillon  de  l'Herbier  du  Muséum 
de  Copenhague,  que  j'ai  examiné,  marqué  •<  Couf.  pennata,  ded.  Dillw.  »,  est 
un  beau  S.  plumigera  muni  de  sporanges  uniloculaires. 


C.  Sauvageau.  —  Remarques  sur  les  Sphacélariacées .  337 

Dans  sa  description  des  Algues  de  la  Mer  Baltique, 
M.  Reinke  [89,  1,  p.  39,  et  89,  2,  p.  65]  dit  que  le  .S.  arrosa  est 
une  plante  très  polymorphe  dont  les  axes,  irrégulièrement  ra- 
mifiés, ou  plus  ou  moins  pennés,  produisent,  sur  quelques 
formes,  des  rhizoïdes  descendants  ;  les  propagules  présentent  le 
plus  souvent  trois  rayons  cylindriques  et  longs,  parfois  seule- 
ment deux  ;  on  rencontre  aussi  des  sporanges  uniloculaires  et 
pluriloculaires.  En  dehors  de  la  forme  type,  correspondant  au 
S.  pennata  Kùtz.,  il  distingue  dans  la  Baltique  :  une  forme  irre- 
gularis,  correspondant  à  l'espèce  de  Kùtzing,  plus  petite,  irré- 
gulièrement ramifiée,  et  qui  croit  particulièrement  sur  le  Fasti- 
giaria;  une  forme  patentissima,  décrite  par  Gre ville,  stérile, 
très  régulièrement  pennée,  à  rameaux  presque  perpendiculaires; 
une  forme  œgagropila ,  jadis  signalée  par  C.  Agardh,  en 
pelottes  volumineuses  sans  substratum,  à  croissance  exubé- 
rante, mais  qu'il  a  trouvée  aussi  fixée  sur  le  Fastigiaria , 
formant  une  boule  de  la  grosseur  de  la  tête  d'un  homme. 

Dans  son  travail  général  sur  les  Sphacélariacées  [91,  2], 
Al.  Reinke,  ayant  étudié  des  exemplaires  d'origine  variée, 
étend  la  précédente  description.  Il  donne  les  propagules 
comme  très  caractéristiques  par  leurs  trois  rayons,  plus  rare- 
ment deux  ou  quatre,  cylindriques,  un  peu  atténués  à  l'extré- 
mité. Sur  tous  les  exemplaires  de  la  Baltique  et  de  la  Mer  du 
Nord,  et  sur  le  plus  grand  nombre  de  ceux  de  la  Méditerranée, 
il  a  vu  les  disques  basilaires  étalés  sur  les  substratum,  pierres 
ou  plus  grandes  Algues,  mais  jamais  pénétrants;  cependant,  les 
cellules  du  disque  d'une  forme  irregularis  de  la  Méditerranée 
remplissaient  les  cryptes  d'un  Cystoseira,  sans  toutefois  qu'il  y 
eût  à  proprement  parler  de  parasitisme.  Au  contraire,  le 
►S.  Hystrix,  dont  la  structure  et  la  ramification  de  l'axe  sont  les 
mêmes  que  celles  du  S.  cirrosa,  pénètre  dans  le  thalle  du 
C.  ericoides  des  Canaries. 

En  outre,  les  trois  rayons  des  propagules  du  S.  Hystrix  sont 
lancéolés,  rétrécis  vers  leur  base,  arrondis  au  sommet.  Mais 
M.  Reinke  fait  remarquer  que,  sur  l'exemplaire  méditerranéen 
cité  plus  haut,  et  sur  quelques  autres  individus  de  la  forme  irre- 
gularis de  la  Méditerranée,  les  rayons  des  propagules  sont  un 
peu  rétrécis  à  leur  base  et  plus  larges  en  leur  milieu  que  sur  le 
S.  cirrosa  typique.  La  forme  des  rayons  étant  l'un  des  deux 


328  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

caractères  différentiels  entre  les  ►S.  cirrosa  et  Hystrix,  l'auteur 
en  conclut  que  des  formes  de  passage  existent  entre  les  deux 
espèces,  et  il  se  demande  si  des  recherches  plus  détaillées 
aboutiront  à  incorporer  le  S.  Hystrix  dans  le  cycle  du  >S.  cir- 
rosa, comme  une  forme  facultativement  parasite,  ou,  au  con- 
traire, amèneront  à  séparer  la  forme  irregularis  de  la  Méditer- 
ranée comme  une  espèce  distincte,  intermédiaire  entre  les  deux 
autres. 

Les  auteurs  ont  adopté  l'appréciation  de  M.  Reinke  sur 
l'unité  du  S.  cirrosa,  et  le  S.  Hystrix  n'était  connu  que  par 
l'échantillon  de  l'Herbier  de  Kiel,  avant  que  je  l'eusse  ren- 
contré dans  le  Golfe  de  Gascogne  [98,  2]. 

Sans  multiplier  à  l'infini  le  nombre  des  espèces  à  séparer  du 
S.  cirrosa,  comme  le  craignait  M.  Reinke,  il  me  semble  cepen- 
dant, après  avoir  comparé  de  nombreux  échantillons  frais  ou 
conservés  en  herbier,  qu'on  peut  avantageusement  scinder  le 
S.  cirrosa  en  plusieurs  autres,  dont  le  nombre  sera  plutôt  à 
augmenter  qu'à  diminuer  dans  l'avenir. 

C'est  ainsi  que  je  crois  bon  de  rétablir  le  £.  fiisca,  figuré  par 
Dilhvyn  et  par  Harvey,  et  qui  est  peut-être  plus  commun  qu'on 
ne  le  suppose,  car  je  l'ai   retrouvé  en  France  et  en  Australie. 

Lorsque  j'ai  annoncé  [98,  2]  l'existence  d'anthéridies  chez 
le  S.  Hystrix,  je  connaissais  seulement  cette  espèce  sous  la 
forme  de  petites  touffes  denses,  globuleuses,  parasites  sur  le 
C.  ericoides,  dont  l'aspect  justifie  bien  le  nom  spécifique  choisi 
par  Suhr.  En  réalité,  ce  n'est  que  l'état  jeune.  Plus  tard,  les 
organes  pluriloculaires  disparaissent,  la  plante  acquiert  une 
plus  grande  taille  et  produit  des  propagules  qui  la  multiplient 
pendant  la  belle  saison  sur  le  Cystoseira  ericoides.  Alors,  elle 
devient  impossible  à  distinguer  du  ^.  cirrosa  épiphyte  sur  le 
Cystoseira  discors,  par  exemple,  si  ce  n'est  par  la  présence 
de  rhizoïdes  et  surtout  par  son  parasitisme.  J'ai  reconnu  ainsi  le 
S.  Hystrix  aux  Canaries,  au  Maroc,  à  Cadix,  à  Guéthary,  à 
Roscoff,  et  il  existe  probablement  partout  où  croit  le  C.  eri- 
coides, c'est-à-dire  du  Cap  Vert  jusqu'en  Ecosse  (1). 

1 .  Les  propagules  trifurqués  des  espèces  du  groupe  cirrosa  se  répandent  et 
se  fixent  facilement,  et  leur  présence  peut  donner  lieu  à  des  erreurs.  Ainsi,  j'ai 
étudié,  dans  l'Herbier  Thuret,  une  plante  distribuée  par  Areschoug  sous  le 
n°409,  avec  la  mention  :  «  Sphacelaria  cirrosa  (Roth)  Ag.,  propagulifera,  Bahusia 
œstate.  »    Or,    c'est   un  6".    radicans,  stérile   et   peu  radicant,  sur  les  filaments 


C.  Sauvageau.  —  Remarques  sur  les  Sphacélariacées.  329 

Peu  d'auteurs  ont  pensé  à  nommer  Y Halidrys  siliqtiosa 
parmi  les  supports  du  5".  cirrosa.  Je  ne  le  trouve  cité  dans 
aucun  des  auteurs  anciens;  Areschoug,  Hauck,  M.  Reinke, 
M.  Reinbold  n'en  parlent  pas  davantage.  A  ma  connaissance, 
les  frères  Crouan  en  font  mention  les  premiers  dans  leur  exsic- 
cata  [52]  et  leur  Florule  [67];  M.  Batters  (1)  le  cite  aussi  à 
Berwick  [89],  mais  sans  remarque  spéciale.  Cependant,  la  plu- 
part des  échantillons  de  6\  cirrosa  distribués  par  Areschoug 
furent  récoltés  sur  X Halidrys  (2)  et  un  échantillon  semblable 
servit  probablement  à  Lyngbye  pour  représenter  le  .S.  pennata 
dans  son  Tentamen.  C'est  le  S.  cirrosa  croissant  sur  V Halidrys 
que  je  sépare  ici  sous  le  nom  de  6\  bipinnata  (S.  Lebelii  olim) 
après  l'avoir  comparé  au  Stypoc.  bipinnatum  de  Kùtzing,  et 
c'est  probablement  celui  que  M.  Reinke  avait  en  vue,  quand  il 
dit  que  «  certaines  formes  du  S.  cirrosa  sont  pourvues  de  rhi- 
zoïdes  descendants  »  ;  en  effet,  cette  espèce  est  presque  corti- 
quée,  tandis  que  le  .9.  cirrosa  forme  seulement  des  rhizoïdes  tout 
à  fait  basilaires,  quand  il  en  a. 

Récolté  pendant  la  belle  saison,  le  £.  bipinnata  est  habituel- 
lement couvert  de  sporanges  uniloculaires  ou  pluriloculaires. 
En  outre,  j'ai  constaté  son  parasitisme  sur  tous  les  échan- 
tillons cités  plus  loin  lorsque  la  plante  examinée  n'était  pas 
séparée  de  X Halidrys.  Mais  ici,  comme  pour  le  ^S.  Hyslrix,  une 
ou  deux  coupes  transversales  dans  la  plante  hospitalière  sont 
insuffisantes  pour  s'en  rendre  compte,  car  le  thalle  rampant, 
d'abord  parasite,  s'étale  ensuite  en  épiphyte.  D'ailleurs,  le  carac- 
tère tiré  de  la  présence  de  rhizoïdes  appliqués  suffirait  à  faire 


duquel  des  propagules  trifurqués  commencent  à  germer.  Craignant  une  erreur 
d'étiquetage,  j'ai  prié  M.  Kjellman  de  bien  vouloir  me  communiquer  un  exem- 
plaire du  même  numéro  d' Areschoug;  or,  celui  que  j'ai  reçu  était  identique  à 
celui  de  l'Herbier  Thuret.  Ce  sont  donc  bien  des  propagules  étrangers  qui 
avaient  causé*  l'erreur  de  détermination  d'Areschoug. 

De  même,  j'ai  fréquemment  vu  des  propagules  trifurqués  fixés  ou  en  germi- 
nation sur  les  rameaux  du  >S.  bipinnata  de  Roscoff,  alors  qu'en  réalité  je  n'ai 
rencontré  aucun  exemplaire  de  cette  localité  qui  en  eût  réellement  produit.  Ils 
appartenaient  donc  au  .S".  Hystrix  ou  au  6".  cirrosa. 

1.  Cependant,  M.  Wittrock  le  cite  incidemment  dans  une  courte  note  sur  la 
variété  œgagropila  [84,  p.  284].  Il  appelle  même  S.  cirrosa  f.  typica  la  plante 
qui  croît  sur  Halidrys,  mais  ce  nom  de  typica  semble  donné  ici  par  opposition 
à  zegagropila,  et  non  par  opposition  au  6".  cirrosa,  croissant  sur  d'autres 
supports  tels  que  rochers,  Fucus,  etc. 

2.  La  description  du  6".  cirrosa  donnée  par  Areschoug  [75,  p.  21]  se  rapporte 
aussi  à  la  plante  croissant  sur  Halidrys. 


330  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

reconnaître  le  61.  bipinnata.  En  voici  une  preuve  :  Hauck  et 
Richter  ont  distribué  sous  le  n°  319  un  ^.  cirrosa  récolté  par 
M.  Foslie  à  Svinor  (Norvège)  ;  la  plante  est  séparée  de  son  sub- 
stratum  et  rien  n'indique  la  nature  de  celui-ci;  j'en  ai  eu  entre  les 
mains  un  exemplaire  de  l'Herbier  Thuret,  complètement  stérile, 
et  un  exemplaire  de  l'Herbier  du  Muséum  de  Copenhague,  por- 
tant un  petit  nombre  de  sporanges  uniloculaires  non  mûrs;  ce- 
pendant, l'aspect  général  de  la  plante  et  la  présence  de  longs 
rhizoïdes  appliqués  me  firent  supposer  qu'elle  devait  être  le 
S",  bipinnata.  J'ai  demandé  à  M.  Foslie  sur  quel  support  il  avait 
récolté  la  plante  en  question  ;  c'était  Y  Halidrys  siliquosa  (1). 

Quant  aux  variétés  pennata  et  irregularis  admises  par 
M.  Reinke,  il  m'est  impossible  de  les  distinguer  l'une  de  l'autre. 
Le  S.  cirrosa  comprendra  donc  les  plantes  non  parasites,  de 
ramification  variée,  pouvant  porter  des  propagules  trifurqués, 
et  ne  rentrant  pas  dans  l'une  des  espèces  citées  plus  haut.  Il  est 
fort  possible  que  cette  définition  soit  encore  trop  large  et  que 
les  observateurs  qui  suivront  l'évolution  de  ces  plantes  dans  une 
même  localité  et  leurs  relations  avec  les  différents  substratums, 
soient  amenés  à  établir  des  séparations  comme  celles  que  j'ai 
réalisées  pour  la  plante  du  C.  ericoides  et  celle  de  Y  Halidrys  (2). 

Toutes  ces  espèces  présentent  des  variations  dans  leur  rami- 
fication, dans  l'abondance  des  poils  et  dans  le  nombre  des  cloi- 
sons longitudinales  des  articles  secondaires  des  filaments 
principaux,  mais  la  structure  de  ceux-ci  est  toujours  du  même 
type  ;  vue  en  coupe,  la  première  cloison  est  diamétrale,  la 
deuxième,  perpendiculaire  à  celle-ci,  est  formée  de  deux  moi- 
tiés se  rejoignant  au  centre  ou  près  du  centre  (fig.  41,  M). 
Les  cloisons  ultérieures  ne  sont  pas  axiales,  elles  s'appuient 
contre  les  précédentes,  et  ainsi  de  suite,  un  peu  à  la  manière 
des  Polysiphonia.  Le  nombre  des  cloisons  longitudinales  que 
l'on  voit  de  face  sur  les  filaments,  dépend  du  nombre  de  ces 

1.  Au  moment  où  j'ai  posé  cette  question  à  M.  Foslie,  je  manquais  de  points 
de  comparaison  avec  d'autres  échantillons  norvégiens;  M.  Foslie  m'a  envoyé 
ceux  qui  sont  cités  plus  loin  comme  6\  cirrosa  et  .S.  bipinnata  en  même  temps 
que  la  réponse  à  ma  lettre. 

2.  Ceci  n'est  pas  en  contradiction  avec  ce  que  j'ai  dit  à  propos  du  S.  furci- 
gera,  qui  est  parasite  ou  épiphyte.  Le  >S".  furcigera,  surtout  répandu  dans  les 
mers  chaudes,  a  un  aspect  extérieur  plus  constant  ;  c'est  dans  son  pays  d'origine, 
ou  sur  des  échantillons  nombreux  et  variés  en  provenant,  que  l'on  pourrait 
apprécier  ses  variations,  s'il  y  a  lieu. 


C.  Sauvageau.  —  Remarques  sur  les  Sphacélariacées.  331 

cloisonnements  ;  tous  aboutissent  à  la  périphérie,  et  je  n'ai  pas 
vu  de  cloisonnements  tangentiels  comme  en  présente  le  iS*.  Plu- 
mula  par  exemple. 

Les  variations  des  propagules  du  S.  cirrosa  ont  été  incom- 
plètement vues  par  M.  Reinke  :  la  forme  et  le  nombre  des  rayons 
ne  sont  pas  les  mêmes  au  nord  et  au  midi  de  l'Europe.  Elles 
mériteraient  d'être  suivies  de  plus  près  que  je  n'ai  pu  le  faire. 

Pour  faciliter  les  comparaisons  qui  pourraient  être  tentées 
par  la  suite,  je  citerai,  avec  plus  de  détails  que  dans  les  cha- 
pitres précédents,  les  échantillons  que  j'ai  utilisés. 

La  diagnose  suivante  est  commune  aux  différentes  espèces 
du  groupe  du  .S.  cirrosa  : 

Thalle  dressé  formé  de  filaments  principaux,  sympocliaux,  plus  ra- 
rement monopodiaux,  d'abord  indéfinis,  plus  tard  définis,  à  articles 
secondaires  plus  ou  moins  cloisonnés  longitudinalement,  non  tangen- 
tiellement,  parfois,  mais  rarement,  transversalement.  Rameaux  pri- 
maires longs  ou  courts,  simples  ou  ramifiés,  écartés  ou  rapprochés, 
habituellement  nettement  distincts  des  précédents,  sympodiaux,  plus 
ou  moins  rapidement  terminés  en  pointe,  nés  sur  des  génératrices 
variées  :  alternes,  épars,  opposés,  partiellement  pennés,  çà  et  là  unila- 
téraux; rameaux  primaires  pouvant  se  transformer  en  pousses  indé- 
finies, soit  après  la  mort  du  sphacèle  de  l'axe,  soit  par  suite  d'une  tron- 
cature. Poils  plus  ou  moins  abondants  suivant  les  individus.  —  Pro- 
pagules à  trois  rayons,  nés  au  même  niveau,  sur  l'article  sous-jacent  au 
sphacèle  en  calotte  transformé  ou  non  en  poil.  Sporanges  uniloculaires 
d'abord  ovales  puis  sphériques  ou  légèrement  aplatis. 

A.  —  Sphacelaria  Hystrix  Suhr. 

Échantillons  étudiés  : 

1 .  Bretagne,  Roscoff  ;  sur  Cystoseira  ericoides ;  septembre  1899  et 

17  juillet  1901  ;  propagules;  Mlle  A.  Vickers  leg.  et  ded. 

2.  Golfe  de  Gascogne,  Guéthary;  sur  C.  ericoides;  4  au  10  mai  et 

6  juin  1898,  anthéridies,  sporanges  pluriloculaires  et  propa- 
gules; 2  août  1898,  propagules;  10  et  11  avril  1902,  anthé- 
ridies et  sporanges  pluriloculaires;  8  juillet  1902,  propagules; 
Sauvageau  leg. 

3.  Golfe   de    Gascogne,    San   Vicente  de    la   Barquera,    6   sep- 

tembre 1895,  et  Gijon,  19  septembre  1895;  sur  C.  ericoides; 
propagules  ;  Sauvageau  leg. 


332  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

4.  Cadix;  «  Sphacelaria  irregularis  Kùtz.,  Liebetruth  leg.  »  sur 

C.  ericoides;  organes  pluriloculaires,  propagules;  Herb.  Har- 
vey  in  Herb.  Trinity  Collège  Dublin. 

5.  Tanger;  sur  C.  ericoides,  Tanger  1826;  propagules;  Schousboe 

leg.,  Herb.  Thuret. 

6.  Tanger;    «  Algae  Schousboeanae,   S.  cirrosa,  n°  112,  5.  spi- 

nulosa  Schousboe,  Tanger,  1825  »,  propagules;  Herb. 
Thuret.  —  «  Ibid.,  n°  113,  S.  spinulosa  Schousboe,  Tan- 
ger, 1826  »,  propagules;  Herb.  Thuret  et  Herb.  Muséum 
Paris,  sur  C.  ericoides. 

7.  Canaries;  «  Despréaux,  Algues  des  Canaries  »  sur  Cystoseira; 

anthéridies,  sporanges  pluriloculaires,  propagules;  Herb. 
Bory  in  Herb.  Thuret.  —  «  Sph.  irregularis  Kûtz. 
J.-M.  Despréaux,  1840  (déterminé  par  Kûtzing),  Grande 
Canarie.  »  Lenormand  scrips.  in  Herb.  Lenormand,  Faculté 
des  Sciences  de  Caen. 

8.  Canaries;  «  Webb  et  Despréaux,  Algues  des  Canaries,  n°  55  » 

sur  Cystoseira;  organes  pluriloculaires,  propagules;  Herb. 
Bory  in  Herb.  Thuret. 

9.  Canaries;   «    Sphacelaria  cirrhosa  Ag.,  fructificata,  ad   Geli- 

dium  corneum,  Canaries  »  ;  organes  pluriloculaires,  propa- 
gules; Herb.  Montagne  in  Herb.  Muséum  Paris. 

Tout  ce  que  l'on  sait  du  5\  Hystrix  tient  dans  la  description 
donnée  par  M.  Reinke  qui  l'a  étudié  sur  un  fragment  de  Cysto- 
seira ericoides  conservé  dans  l'herbier  de  Kiel  et  provenant  des 
îles  Canaries.  Il  forme  de  petites  touffes  parasites,  dont  les 
filaments  sont  ramifiés  comme  ceux  du  61.  cirrosa.  Certains 
individus  portent  des  sporanges  pluriloculaires,  d'autres  des 
sporanges  uniloculaires  en  même  temps  que  des  propagules  à 
trois  rayons  lancéolés,  à  sommet  arrondi,  rétrécis  à  la  base, 
que  M.  Reinke  compare  aux  propagules  du  .S.  cirrosa  var. 
irregularis  de  la  Méditerranée. 

Je  décrirai  d'abord  l'état  sous  lequel  j'ai  rencontré  le  £.  Hys- 
trix à  Guéthary  (Basses-Pyrénées). 

J'ai  remarqué  pour  la  première  fois,  le  4  mai  1898,  que  des 
C.  ericoides  qui  portaient  YEctocarpus  Lebelii  et  VE.  Valiantei, 
présentaient  en  outre  de  nombreuses  petites  touffes  très  denses, 
de  1-2,  parfois  3  millim.  de  hauteur,  appartenant  à  un  Sphace- 
laria. Celui-ci  était  formé  de  filaments  principaux  partant  de  la 
base,  raides,  ondulés  à  cause  de  leur  nature  sympodiale,  à  ra- 


C.  Sauvageau.  —  Remarques  sur  les  Sphacélariacées .  333 

meaux  primaires  irrégulièrement  disposés,  parfois  à  insertion 
unilatérale,  divariqués,  raides,  pareillement  sympodiaux,  arri- 
vant souvent  à  la 
même  hauteur  que 
les  précédents ,  et 
portant  quelquefois 
des  rameaux  secon- 
daires plus  courts. 
La  plante  était 
adulte,  tous  ou  pres- 
que tous  ces  fila- 
ments ou  rameaux 
ayant  déjà  fini  leur 
croissance ,  autre- 
ment dit ,  étant  à 
l'état  de  pousses 
définies.  En  effet, 
au  lieu  de  se  termi- 
ner par  un  sphacèle 
long-  et  large,  en 
voie  de  division,  ils 
finissaient  en  poil 
ou  présentaient  un 
poil  immédiatement 
au-dessous  de  la 
cellule  du  sommet, 
rétrécie  et  épuisée 
(fig\  39),  d'après  le 
processus  que  j'ai 
indiqué  précédem- 
ment à  propos  de 
diverses  espèces. 
Les  poils  de  la  por- 
tion supérieure  de 
la  plante  étaient 
longs  et  développés  ;  ceux  de  la  portion  inférieure  étaient  morts 
et  réduits  à  leur  gaine.  Les  filaments  principaux,  à  articles 
généralement  aussi  larges  ou  plus  larges  que  hauts,  sont  rétrécis 
à  leur  base;   leur  diamètre  vers   le   milieu  est  de  35-45  ;x.  La 


Fig.  39.  —  Sphacelaria  Hystrix  Suhr,  dp  Guéthary,  4  mai.  — 
Sommet  d'un  Clament  principal  d'une  petite  touffe  sexuée. 
Au-dessous,  les  organes  pluriloculaires  étaient  beaucoup 
plus  nombreux  (Gr.  80). 


334  JOURNAL   DE  BOTANIQUE 

plupart  des  rameaux  primaires  naissent  au-dessous  d'un  poil. 

Les  touffes  sont  très  nettement,  mais  peu  profondément 
pénétrantes  :  elles  traversent  l'épiderme  et  l'assise  sous-épider- 
mique  du  Cystoseira,  et  la  réaction  de  l'eau  de  Javelle  noircit  les 
cellules  environnantes .  Tous  les  filaments  dressés  ne  s'élèvent  pas 
de  la  partie  endophyte,  comme  cela  est  indiqué  sur  le  dessin 
de  M.  Reinke  [91,  2,  pi.  III,  fig.  6],  car  celle-ci  est  relativement 
étroite,  mais  le  thalle  rampant,  qui  s'étend  tout  autour,  produit 
de  nouveaux  filaments  dressés.  Cependant,  ce  thalle  n'est  pas 
constitué  par  un  ensemble  de  stolons  parallèlement  accolés, 
comme  dans  les  espèces  qui  produisent  un  disque,  mais  par 
des  rhizoïdes  descendants,  qui  lui  donnent  une  structure  hété- 
rogène, assez  compacte.  En  effet,  les  articles  de  la  région 
inférieure  de  certains  filaments  dressés  produisent  des  rhizoïdes 
simples  ou  ramifiés  (fig.  41,  J,  K)  qui  s'enroulent  en  spire 
lâche  le  long  des  filaments,  en  trop  petit  nombre  toutefois  pour 
fornierune  véritable  cortication;  ils  naissent,  isolés  ou  opposés, 
comme  les  rameaux,  sur  les  articles  secondaires  supérieurs.  Ces 
petits  Sphacelaria,  garnis  d'anthéridies  et  de  sporanges  pluri- 
loculaires,  ne  présentaient  ni  propagules  ni  sporanges  unilocu- 
laires. 

La  majeure  partie  des  touffes  de  »S\  Hystrix,  récoltées  le 
4  mai  et  pendant  quelques  jours  consécutifs,  étaient  telles  que  je 
viens  de  les  décrire,  uniformes  et  sans  mélange,  mais  d'autres 
touffes  portaient  simultanément  des  filaments  plus  longs,  de 
5-6  millim.,  notablement  plus  larges,  (60-80  [*.),  à  articles 
pareillement  moins  hauts  que  larges,  mais  à  cloisons  longitudi- 
nales plus  nombreuses;  ils  étaient  stériles,  ou  munis  de  pro- 
pagules identiques  à  ceux  que  M.  Reinke  a  représentés  pour  le 
S.  Hystrix;  enfin,  les  touffes  réduites  à  ces  filaments  longs 
•étaient  l'exception.  L'aspect  de  ces  derniers  était  d'autant  plus 
différent  de  celui  des  filaments  courts  à  organes  pluriloculaires, 
qu'ils  paraissaient  en  plein  état  d'accroissement  :  le  sphacèle 
des  axes  était  long,  bien  caractérisé,  envoie  de  division;  celui 
des  rameaux  encore  jeunes  était  dans  le  même  état  (fig.  40)  ; 
seuls,  les  rameaux  les  plus  anciens  avaient  le  caractère  de 
pousses  définies.  Les  poils,  nombreux  sur  les  rameaux,  étaient 
plus  rares  sur  l'axe,  ce  qui  indique  une  croissance  active.  Après 
une  cassure  de  l'axe,  plusieurs  longues  pousses  définies  le  rem- 


C.  Sauvagbau.  —  Remarques  sur  les  Sphacélariacées .  335 

placent,  comme  je  l'ai  dit  pour  d'autres  espèces,  le  vS\  Pluntula 
par  exemple. 

Un  alo-oloo-ue,  habitué  à  étudier  le  ,S.  cïrrosa  du  Nord  de 


Fig.  40.  —  Sphacelaria  Hystrix  Suhr,  de  Guéthary,  4  mai.  —  Sommet   d'un  Clament  prin- 
cipal d'une  touffe  sexuée  qui  commence  à  produire  des  filaments  à  propagules  (Or.  80). 

l'Europe,  qui  aurait  eu  cette  plante  sous  les  yeux,  eût  peut-être 
pensé,  à  cause  de  la  forme  des  propagules,  que  les  touffes  hé- 
térogènes,  comme   les    touffes    homogènes,  appartiennent   au 


336  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

►S.  Hystrix.  Accoutumé,  au  contraire,  à  trouver  sur  le  51.  cirrosa, 
qui  abonde  sur  nos  côtes,  des  propagules  dont  les  rayons,  au 
lieu  d'être  cylindriques  comme  le  disent  les  auteurs,  sont  aussi 
fusiformes  que  ceux  représentés  par  M.  Reinke  comme  caracté- 
ristiques du  6\  Hystrïx,  j'ai  cru  avoir  affaire  à  un  mélange  de 
deux  espèces  :  l'une  âgée,  le  S.  Hystrïx,  et  l'autre  jeune,  le 
61.  cirrosa,  comme  je  l'ai  publié  en  annonçant  la  sexualité  hété- 
rogame  des  Sphacélariacées  [98,  2].  C'est  ultérieurement  que 
des  dissections  répétées  m'ont  convaincu  que  les  touffes  hétéro- 
gènes, en  apparence  constituées  par  deux  plantes,  étaient  bien 
un  seul  individu. 

Un  mois  plus  tard,  le  6  juin,  les  petites  touffes  homogènes, 
devenues  rares,  sont  en  voie  de  dépérissement;  les  touffes  hété- 
rogènes étaient  également  moins  nombreuses,  et  la  différence 
de  taille  entre  les  deux  parties  constituantes  s'était  accentuée; 
enfin,  les  touffes  homogènes,  longues  de  près  d'un  centimètre, 
avec  des  propagules  pour  unique  organe  de  multiplication, 
étaient  plus  fréquentes. 

Le  2  août  suivant,  j'ai  trouvé  encore  beaucoup  de  Sphace- 
laria  sur  le  C.  ericoides  ;  toutefois,  les  touffes  ne  présentaient 
plus  aucune  trace  de  filaments  courts  à  organes  pluriloculaires, 
et  tous  les  filaments  portaient  des  propagules.  Sur  tous  les 
exemplaires  que  j'ai  conservés,  les  rameaux  et  la  plupart  des 
filaments  principaux  se  terminaient  en  pointe  comme  sur  des 
plantes  arrivées  à  la  fin  de  leur  existence. 

Le  C.  ericoides  n'est  vivace  que  par  la  portion  inférieure  de 
son  thalle  ;  beaucoup  de  branches  qui  portent  le  5\  Hystrix  pé- 
rissent en  automne;  je  ne  sais  si  le  parasite  meurt  avant  sa 
plante  hospitalière,  car,  au  moment  où  j'aurais  pu  en  faire  l'ob- 
servation, je  confondais  la  plante  à  propagules  avec  le  £*.  cir- 
rosa, et  je  ne  l'ai  plus  cherché  à  Guéthary.  Quoi  qu'il  en  soit, 
tous  les  échantillons  que  j'ai  recueillis  sont  très  nettement  para- 
sites, mais  ce  parasitisme  et  la  présence  de  rhizoïdes  descen- 
dants, identiques  à  ceux  de  la  petite  forme  à  organes  plurilocu- 
laires, me  semblent  être  les  seuls  caractères  qui  distinguent  la 
forme  estivale  du  S*.  Hystrix  du  tS1.  cirrosa  commun. 

Les  exemplaires  sexués  recueillis  le  4  mai  1898  étant  tous 
adultes,  je  suis  allé  à  Guéthary,  lors  des  fortes  marées  des 
io-ii  avril  1902,  pour  récolter  des  plantes  plus  jeunes.  \JEcto- 


C.  Sauvagbau.  —  Remarques  sur  les  Spkacélariacèes .  337 

carpus  Va liait tei  était  déjà  abondant,  YEclocarpus  Lebelii  n'a- 
vait pas  encore  paru  (1),  et  c'est  seulement  sur  des  branches  peu 
âgées  de  quelques  individus  de  C.  ericoides  que  j'ai  rencontré 
le  5\  Hystrix.  Or,  celui-ci  se  présentait  uniquement  en  petites 
touffes  homogènes,  à  organes  pluriloculaires,  sans  trace  de  fila- 
ments plus  longs  et  plus  gros  destinés  à  porter  des  propagules; 
sur  certaines,  tous  les  filaments  étaient  déjà  adultes  et  terminés 
en  pointe;  sur  d'autres,  ils  étaient  encore  à  l'état  de  pousses 
indéfinies.  Les  touffes  sont  isolées  ou  groupées  plusieurs  l'une 
près  de  l'autre,  comme  si  elles  se  propageaient  par  la  germina- 
tion d'éléments  reproducteurs  tombés  sur  le  Cystoseïra.  Les 
plantules  d'un  demi-millimètre  de  hauteur,  formées  de  filaments 
dressés,  indéfinis,  non  encore  ramifiés,  trop  jeunes  pour  être 
fructifères,  n'étaient  pas  rares;  j'ai  recherché,  en  particulier  sur 
celles  qui  étaient  éloignées  des  touffes  plus  âgées,  si  elles  n'a- 
vaient pas  un  propagule  pour  origine,  mais  je  n'en  ai  trouvé 
aucune  trace. 

Enfin,  j'ai  encore  récolté  le  ^S1.  Hystrix  le  8  juillet  1902,  à 
Biarritz.  Toutes  les  touffes  étaient  denses,  régulières,  plus  ou 
moins  globuleuses,  de  4-5  mm.  de  hauteur;  toutes  étaient  grou- 
pées vers  l'extrémité  des  branches  du  Cystoseira.  Le  parasitisme 
était  très  net,  les  propagules  peu  nombreux,  et  je  n'ai  vu 
aucune  trace  d'organes  pluriloculaires  ni  de  filaments  courts 
fructifères. 

Nous  pouvons  donc  conclure  que  le  .S.  Hystrix  apparaît  à 
Guéthary,  au  commencement  du  printemps,  sur  les  jeunes 
branches  du  C.  ericoides.  Il  forme  d'abord  des  touffes  très  pe- 
tites, sexuées,  garnies  d'organes  pluriloculaires  propageant  la 
plante  sous  la  même  forme  sexuée.  Celle-ci,  à  la  fin  d'avril  et  au 
commencement  de  mai,  prend  l'aspect  et  les  caractères  d'une 
plante  adulte  et  disparait  plus  tard.  Toutefois,  avant  de  mourir, 
la  plante  sexuée  drageonne ,  elle  donne  des  pousses  plus  longues 
que  les  précédentes,  asexuées,  produisant  uniquement  des  pro- 
pagules ;  ceux-ci  la  multiplient  sur  le  Cystoseira  sous  la  même 
forme  à  propagules,  laquelle,  à  première  vue,  est  très  sem- 
blable au  S.  cirrosa.  Puis,  la  plante  disparaît   probablement 

1.  J'ai  marqué  dans  mes  notes  de  1898,  que  j'ai  vu  YE.  Lebelii  pour  la  pre- 
mière fois  le  30  avril.  Mon  attention  était  alors  attirée  sur  cette  plante  ;  elle 
commence  donc  à  se  développer  dans  la  seconde  quinzaine  d'avril. 


338  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

en  automne,  et  nous  ignorons  sous  quel  état  elle  passe  l'hiver. 
Entre  la  plante  sexuée  et  la  plante  asexuée  existe  donc  une 


Fig.  41.  —  Sphacelaria  Hystrix  Suhr,  de  Guéthary,  4  mai.  —  A,  sporange  pluriloculaire 
vidé  montrant  les  ouvertures  de  déhiscence.  —  B,  Sporange  pluriloculaire  vidé,  sans  les 
ouvertures  de  déhiscence.  —  C,  Coupe  optique,  un  peu  schématique,  d'un  sporange 
pluriloculaire,  montrant  la  disposition  intérieure  des  logettes.  —  D,  Anthéridie  (A  à  D, 
Gr.  200).  —  E,  Anthérozoïdes.  F,  Zoospores  (Gr.  666).  —  G,  H,  Un  propagule  jeune  et 
un  propagule  adulte  (Gr.  80).  —  J,  K,  Portion  inférieure  d'un  filament  dressé,  montrant 
les  rhizoïdes,  choisi  parmi  les  cas  les  plus  simples  (Gr.  150).  —  M,  Coupe  transversale 
dans  un  filament  principal  d'un  individu  à  propagules  de  Roscofî  (Gr.  200). 

5'.   bipinnata    Sauv.,  sur   Cyst.   Jîbrosa   de    Guéthary.    —    L,  Sporange  uniloculaire 
(Gr.  200). 

véritable  alternance  de  générations,  moins  frappante,  il  est  vrai, 
que  celle  des  Cutleria  par  exemple,  puisque  les  appareils  végé- 
tatifs diffèrent  surtout  par    la  taille,   mais  qui  cependant  n'est 


C.  Sauvagkau.  —  Remarques  sur  les  Sphacélariacèes.  339 

pas  moins  nette.  Elle  est  mieux  caractérisée  que  celle  attribuée 
au  Zanardinia,  où  les  thalles  sexué  et  asexué  sont  identiques. 
De  plus,  le  C.  ericoides  n'est  vivace  que  par  sa  portion  infé- 
rieure, mais  tous  les  exemplaires  qui  croissent  en  un  même  lieu 
n'arrivent  pas  à  maturité  en  même  temps,  et  ne  perdent  pas 
leurs  rameaux  simultanément.  Malgré  cela,  on  ne  peut  guère  sup- 
poser que  pendant  la  mauvaise  saison,  le  £.  Hyslrix  se  conserve 
sous  la  forme  à  propag-ules,  sur  les  individus  de  C.  ericoides  qui 
n'ont  pas  encore  fructifié,  puisqu'au  printemps  on  le  trouve 
seulement  sous  la  forme  sexuée.  On  ne  voit  pas  bien  non  plus 
comment  les  propag-ules,  en  supposant  qu'ils  se  maintiennent  à 
l'état  quiescent  pendant  la  saison  froide,  seraient  ramenés  par 
le  mouvement  de  l'eau  sur  le  C.  ericoides,  précisément  dès  que 
celui-ci  peut  les  recevoir  et  faciliter  leur  germination. 

Il  est  donc  possible  que  le  .S.  Hystrix  passe  l'hiver  sous  un 
troisième  état  fructifère,  encore  inconnu,  ou  mieux  que  les 
zoospores  (qui  peuvent  rester  longtemps  sans  germer)  pénètrent 
dans  le  Cystoseira  en  se  fixant,  pour  germer  au  printemps  sui- 
vant. Des  premières  touffes  développées  partiraient  les  essaims 
qui  colonisent  les  nouvelles  branches  du  Cystoseira.  Le  cas 
serait  semblable  à  celui  du  Cladophora  lauosa  croissant  sur 
Polyides,  mais  plus  difficile  à  vérifier  (1). 

La  même  difficulté  n'existe  pas  pour  Y Ectocarpus  Valiantei , 
par  exemple,  qui  passe  probablement  la  mauvaise  saison  sous 
forme  de  filaments  endophytes  dans  les  moignons  persistants 
du  C.  ericoides,  et  se  multiplie  ensuite  très  rapidement  par 
zoospores,  mais  elle  se  présente  avec  autant  d'inconnu  pour 
d'autres  plantes  parasites  ou  épiphytes  spécialisées  sur  un  sub- 
stratum  déterminé  comme  Y  Ectocarpîis  Lebelii ,  Y  Ed.  siviplex... 
etc.. 

Les  sporanges  pluriloculaires  et  les  anthéridies  sont  abon- 
dants; on  les  trouve,  soit  sur  des  touffes  distinctes,  soit  sur  des 
filaments  différents,  dans  une  même  touffe.  Les  sporanges  sont 
cylindriques,  plus  ou  moins  globuleux,  de  55-85  \l  sur  45-65  u., 

1.  «  On  trouve  souvent,  immergées  dans  le  tissu  cortical,  de  grandes  cellules 
ovoïdes,  renfermant  de  la  chromule  verte.  Celles-ci  n'appartiennent  point  au 
Polyides.  Ce  sont  des  germinations  de  Cladophora  lauosa  Kùtz.,  dont  les 
zoospores  se  sont  fixées  sur  les  rameaux  du  Polyides  pendant  l'été,  et  sont 
destinées  à  se  développer  le  printemps  suivant.  »  (Bornet  et  Thuret,  Etudes  pày- 
cologiques,  p.  75.) 


340  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

souvent  55  [x.  Les  anthéridies,  également  cylindriques,  de 
55-90  y.  de  long,  sur  45-52  p.,  souvent  45  p.,  paraissent  plus 
élancées,  parce  qu'elles  sont  plus  étroites  (fig.  41,  A,  B ,  C,  D)  (1). 
Mais  ces  organes  sont  faciles  à  distinguer  au  premier  coup 
d'oeil,  car  les  premiers  sont  toujours  brun  foncé,  tandis  que  les 
seconds  sont  rouge  orangé.  Ils  naissent  parfois  sur  le  filament 
principal,  mais  bien  plus  souvent  sur  les  articles  secondaires  supé- 
rieurs des  rameaux,  insérés  sur  une  génératrice  quelconque, 
assez  fréquemment  dirigés  vers  le  bas.  Le  pédicelle,  unicellu- 
laire,  est  généralement  très  divariqué,  parfois  perpendiculaire, 
et  la  cloison,  qui  le  sépare  de  la  cellule  mère  du  filament,  n'est 
jamais  transversale  dans  celle-ci  (2).  Les  organes  vidés  per- 
sistent longtemps,  et  laissent  voir  l'étroit  méat  longitudinal 
autour  duquel  les  logettes  sont  distribuées  (fig.  41,  C),  puis  le 
pédicelle  persiste  seul;  quand  celui-ci  bourgeonne,  ce  n'est  pas 
dans  son  prolongement,  mais  latéralement,  comme  on  le  voyait 
sur  la  plante  du  6  juin. 

La  nature  des  organes  pluriloculaires  vidés  est  facile  à  dis- 
tinguer, car  la  hauteur  des  logettes,  d'environ  8  p.  sur  les  spo- 
ranges, est  d'environ  4  p.  sur  les  anthéridies.  En  colorant  la 
paroi,  on  constate,  sur  chaque  logette,  une  petite  ouverture 
circulaire  très  nette,  sans  bavures  (fig.  41,  A),  d'environ  4  p-  de 
diamètre  pour  les  sporanges  et  3  p.  pour  les  anthéridies.  J'ai 
assisté  fréquemment  à  la  déhiscence;  elle  est  lente  et  par  suite 
facile  à  suivre  :  les  logettes  poussent  simultanément  vers  l'exté- 
rieur chacune  une  petite  verrue  de  plus  en  plus  saillante,  due  à 
un  gonflement,  puis  à  une  gélification  localisée  delà  membrane; 
ensuite,  le  corps  mobile  sort,  lentement,  et  reste  un  instant 
comme  un  globule  isolé;  l'organe  pluriloculaire  est  alors  entouré 
d'une  couche  de  petits  corpuscules  arrondis,  qui  déroulent  bien- 


1.  Sur  la  plante  du  4  mai,  les  sporanges  pluriloculaires  et  les  anthéridies 
présentaient  la  même  fréquence,  mais,  sur  celle  du  6  juin,  les  anthéridies  étaient 
plus  nombreuses.  Il  y  aurait  lieu  de  rechercher  si  les  anthéridies  sont  ainsi  tou- 
jours prédominantes  à  la  fin  de  la  végétation  de  la  plante  sexuée. 

2.  Le  pédicelle  est  court;  tantôt  il  est  simplement  le  prolongement  de  la 
cellule  du  rameau  sur  lequel  il  est  né  (fig.  41,  C),  sans  cloison  transversale, 
tantôt  il  présente  une  cloison  transversale  au  niveau  de  la  paroi  du  rameau,  ou 
un  peu  en  dehors  (fig.  41,  A,  B).  Si  la  cloison  transversale  était  un  peu  plus 
éloignée  de  la  cellule  mère,  le  pédicelle  paraîtrait  bicellulaire,  comme  le  dit 
M.  Reinke  [91,  2,  p.  13],  et  comme  le  cas  se  présente  plus  fréquemment  sur  les 
exemplaires  des  Canaries. 


C.  Saovageau.  —  Remarques  sur  les  Sphacélariacées.  341 

tôt  leurs  cils,   et  s'échappent    dans  toutes  les    directions.    Les 
anthérozoïdes,  de  la  même  forme  que  ceux  des  Fîicus  et  des 
E.  secundus  et  Lebelii,  mesurent  5,5-7,5  [>■  sur  3-3,5   jj-,  sont 
munis  d'un  point  rouge  situé  souvent  vers  la  partie  postérieure 
(fig.41,  E),  et  par  conséquent  indépendant  de  l'insertion  des  cils; 
le  protoplasme  voisin  du  point  rouge,  homogène,  est  parfois 
coloré  en  jaune  pâle,  mais  sans  chromatophore  ;  à  la  partie  anté- 
rieure,  le  protoplasme  renferme   des   granules  incolores.    Les 
zoospores,  de  la  forme  habituelle  aux  Phéosporées,  mesurent 
13-13,5    p.    sur    6,5-7,5   [*-,   et  l'on  conçoit  que  leur  déhiscence 
s'opère  lentement;  ce  sont  les  zoospores  les  plus  pâles  que  je 
connaisse,  bien  qu'elles  renferment,  dans  leur  partie  postérieure, 
souvent  3,   parfois  4-5   chromatophores  en  disques;   le   point 
rouge,  assez  net,  est  indépendant  des  cils   et    des   chromato- 
phores. 

J'ai  fait  diverses  expériences  de  cultures  cellulaires  soit  avec 
des  sporanges  seuls,  soit  avec  des  anthéridies  et  des  sporanges 
pris  dans  la  même  touffe,  ou  dans  des  touffes  différentes.  J'ai 
obtenu  des  déhiscences  simultanées  et  en  parfait  état,  mais,  bien 
que  les  sporanges  pluriloculaires  soient  probablement  des 
oogones,  je  n'ai  jamais  observé  de  conjugaison  ni  de  féconda- 
tion, ni  de  zoospore  fixée  à  deux  points  rouges.  Les  zoospores 
nagent  pendant  plusieurs  heures,  puis  se  fixent,  s'entourent 
d'une  membrane,  etmesurentalors9-10p.de  diamètre.  Le  plus 
grand  nombre  d'entre  elles  se  détruisait  ensuite  dans  mes  cul- 
tures, soit  rapidement,  soit  seulement  au  bout  de  quelques 
jours  et  celles  qui  se  maintiennent  en  bon  état  plus  longtemps 
modifient  à  peine  leur  forme,  ne  continuent  point  leur  germina- 
tion. Par  exemple,  une  culture  en  cellule  qui,  le  6  mai,  m'avait 
donné  des  centaines  de  zoospores,  ne  présentait  plus,  le  1 1  mai, 
que  quelques  zoospores  fixées;  je  conservai  alors  la  lamelle 
dans  un  godet  de  verre  rempli  d'eau,  et  le  21  juin  suivant,  plu- 
sieurs étaient  encore  vivantes,  mais  s'étaient  seulement  légère- 
ment allongées.  Il  est  donc  possible  que  les  zoospores  se 
comportent  de  même  dans  la  nature,  et  produisent  une  plantule 
longtemps  après  leur  fixation. 

J'ai  conservé  certains  fragments,  mis  en  culture  pour  sur- 
veiller les  déhiscences  et,  bien  que  placés  dans  des  conditions 
défavorables,  ils  résistèrent  longtemps  à  la  mort,  comme  j'ai 


342  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

déjà  constaté  le  fait  pour  les  Myrionema  et  divers  Ectocarpus. 

Des  fragments  portant  les  uns  des  anthéridies,  les  autres  des 
sporanges  pluriloculaires,  restés  en  goutte  suspendue  du  5  au 
1 1  mai,  furent  transportés  dans  un  petit  godet  d'eau  de  mer,  et 
examinés  le  25  mai.  De  nombreuses  branches,  plus  ou  moins 
ondulées,  à  apparence  de  stolons,  se  sont  développées  soit 
directement  sur  les  articles  secondaires  supérieurs  des  rameaux, 
soit  sur  le  pédicelle  d'un  organe  pluriloculaire.  A  l'inverse  de 
ce  qui  arrive  dans  les  conditions  normales,  le  pédicelle  pousse 
souvent  dans  son  prolongement  un  de  ces  stolons,  qui  traverse 
directement  l'organe  pluriloculaire  vidé,  parfois  se  contourne 
dans  son  intérieur.  Les  sporanges  non  mûrs  reprennent  l'état 
végétatif.  S'ils  sont  très  jeunes,  ils  peuvent  pousser  à  leur 
sommet  en  un  unique  rameau  ;  s'ils  présentent  quelques  cloisons, 
chaque  logette  peut  s'allonger  en  un  rameau.  Il  est  par  contre 
surprenant  que  ces  fragments  ne  prolongent  que  rarement  en 
rhizoïdes  les  cellules  de  leur  section  inférieure. 

Placées  dans  ces  mauvaises  conditions  d'existence,  les  bou- 
tures vivent  en  partie  aux  dépens  de  leurs  réserves,  car 
l'accroissement  ultérieur  est  beaucoup  plus  lent.  Cependant,  des 
fragments  sexués,  plus  volumineux  que  les  précédents,  placés 
dans  un  godet  le  n  mai  étaient  encore  vivants  le  23  septembre. 

Les  propagules  sont  généralement  nombreux.  Le  pied  est 
toujours  élargi  de  bas  en  haut  (fig.  41,  H)  ;  les  trois  rayons,  nés 
au  même  niveau,  et  écartés  de  1200,  ont  la  même  forme  que  ceux 
du  £\  biradiata  :  ils  sont  convexes  vers  le  haut,  plus  ou  moins 
renflés  en  leur  milieu,  et  légèrement  rétrécis  à  leur  base.  Les 
propagules  naissent  comme  il  a  été  dit  pour  les  autres  espèces, 
et  le  sphacèle  en  calotte  se  sépare  toujours  avant  que  l'article 
sous-jacent  bourgeonne  ;  les  trois  bourgeons,  habituellement 
simultanés  (fig.  41,  G)y  sont  parfois  successifs.  Généralement, 
le  sphacèle  en  calotte  s'allonge  en  un  poil  long,  pareil  à  ceux 
des  filaments;  parfois,  il  se  développe  de  très  bonne  heure,  bien 
plus  rapidement  que  les  rayons;  d'autres  fois,  il  n'est  pas  encore 
sorti  de  sa  gaine  lorsque  les  rayons  ont  presque  atteint  leur 
longueur  définitive;  enfin,  le  poil  peut  manquer.  Toutes  ces 
variations  se  rencontrent  sur  un  même  individu. 

J'ai  dit  plus  haut  que  les  propagules  se  trouvent  uniquement 
sur  des  filaments  ou  sur  des  touffes  ne  portant  pas  d'organes 


C.  Sauvageau.   —  Remarques  sur  les  Sphacélariacées.  343 

pluriloculaires.  Toutefois,  j'ai  constaté  une  exception,  intéres- 
sante à  signaler.  L'une  des  touffes  récoltées  le  6  juin,  unique- 
ment constituée  de  filaments  longs  propagulifères,  montrait, 
sur  plusieurs  de  ses  rhizoïdes  descendants,  des  organes  plurilo- 
culaires; j'ai  même  vu  deux  rhizoïdes,  nés  en  face  l'un  de  l'autre 
sur  un  même  article  secondaire,  qui  portaient  l'un  un  propagule, 
l'autre  une  anthéridie.  Mais  ce  fait  ne  se  présente  jamais  sur  les 
filaments  ou  sur  les  rameaux. 

La  germination  des  propagules  est  la  même  que  dans  le 
kS\  arrosa  (fig.  45,  D).  Le  propagule  ne  donne  pas  directement 
de  filaments  dressés;  ceux-ci  se  développent  sur  un  petit  disque 
que  produit  le  pied,  ou  l'un  des  rayons.  Dans  le  .S.  cirrosa,  le 
disque  s'étale  simplement  en  épiphyte,  tandis  que,  dans  le 
S.  Hystrix,  il  envoie  immédiatement,  par  sa  face  inférieure, 
des  prolongements  dans  le  Cystoseira. 

J'ai  examiné  un  nombre  considérable  d'exemplaires  de 
^S.  Hystrix  pris  sur  le  C.  ericoides  de  Guéthary,  sans  rencon- 
trer de  sporanges  uniloculaires.  On  verra  plus  loin  que  les 
exemplaires  récoltés  dans  les  autres  localités  ne  m'en  ont  pas 
présenté  davantage  (1). 

Le  Sfhacelarîa  à  propagules  trifurqués  qui  croit  à  Gué- 
thary sur  C.  ericoides  est  donc  toujours  parasite,  correspond 
à  la  forme  asexuée  du  5\  Hystrix,  et  n'est  pas  le  >S.  cirrosa 
comme  on  le  croyait  jusqu'à  présent.  Il  y  avait  lieu  de  recher- 
cher s'il  en  est  de  même  ailleurs.  Malheureusement,  cette  plante 
est  mal  représentée  dans  les  collections,  car  le  C.  ericoides  n'a 
pas  une  belle  apparence  en  herbier,  ses  touffes  de  Sphacelaria 
à  propagules  sont  souvent  grêles,  et  les  collecteurs  qui  conser- 
vent le  .S.  cirrosa  préfèrent  naturellement  le  recueillir  en  touffes 
plus  larges  sur  un  autre  substratum. 

La  gracieuse  obligeance  de  Mlle  Vickers  m'a  permis  d'étu- 
dier de  nombreux  exemplaires  provenant  de  Roscoff,  mais  tous 
recueillis  en  été.  Les  touffes,  d'environ  un  centimètre  de  hau- 
teur, sont  nombreuses,  peu  fournies  et  non  enchevêtrées.  Les 
filaments  principaux,  droits,  portent  peu  de  poils;  leur  largeur 
varie  de  70-100  y-,  et  les  articles  secondaires,  très  cloisonnés 

1.  Le  sporange  uniloculaire  L,  de  la  figure  41,  appartient  au  S.  bipinnata 
et  non  au  5".  Hystrix. 


34+  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

longitudinalement  (fig.  41,  J/),  sont  aussi  hauts  ou  moins  hauts 
que  larges.  Les  rameaux  primaires,  nombreux,  assez  courts, 
irrégulièrement  disposés,  divariqués,  terminés  en  pointe,  formés 
de  plusieurs  générations  sympodiales,  produisent  parfois  des 
rameaux  secondaires.  C'est  seulement  après  la  troncature  d'un 
filament  principal  que  les  rameaux  primaires  jeunes,  situés 
immédiatement  au-dessous,  s'allongent  pour  le  remplacer.  Les 
rhizoïdes  sont  peu  nombreux.  J'ai  vainement  cherché  des  fila- 
ments courts  sporangifères  à  la  base  des  touffes,  et  il  est  peut- 
être  bon  de  mentionner  qu'un  petit  Elachistea,  fréquent  au  pied 
des  touffes,  pourrait  donner  à  l'œil  nu  l'impression  de  la  forme 
sexuée.  Les  propagules,  très  nombreux,  sont  les  mêmes  qu'à 
Guéthary,  et  j'en  ai  vu  beaucoup  en  germination  sur  le  Cysto- 
seira.  Les  portions  endophyte  et  épiphyte  du  thalle  inférieur 
sont  aussi  les  mêmes  que  sur  la  plante  de  Guéthary,  et  Mlle  Vic- 
kers  m'ayant  adressé,  dans  un  même  envoi,  le  C.  ericoïdes  et 
le  C.  dïscors,  j'ai  constaté  que  le  Spliacelaria  du  premier  est 
toujours  parasite,  tandis  que  celui  du  second  ne  l'est  jamais. 
Toutefois,  je  le  répète,  il  est  toujours  bon  de  pratiquer  plusieurs 
coupes  dans  une  même  touffe,  pour  s'en  assurer.  Tantôt,  en 
effet,  la  partie  épiphyte  du  £.  Hystrix  se  détache  facilement 
par  la  dissection  et  donne  l'illusion  d'une  plante  non  parasite; 
tantôt,  le  thalle  épiphyte  des  deux  espèces  de  Sphacelarïa 
adhère  tellement  au  Cystoseira  qu'il  entraîne,  en  se  détachant, 
l'assise  externe  du  substratum,  et  laisserait  croire  à  un  parasi- 
tisme des  deux  espèces. 

Le  6".  Hystrix  est  donc  aussi  commun  à  Roscoff  qu'à  Gué- 
thary ;  il  y  présente  probablement  au  printemps  la  même 
alternance  de  générations.  Il  accompagne  probablement  aussi 
son  support  jusqu'à  sa  limite  septentrionale,  dans  la  Manche 
et  sur  les  côtes  d'Irlande. 

On  le  rencontre  aussi  au  Sud.  Toutefois,  je  l'ai  indiqué  dans 
la  liste  ci-dessus  des  échantillons  étudiés  à  San  Vicente  de  la 
Barquera  et  à  Gijon,  sur  la  côte  nord  de  l'Espagne,  sans  en 
avoir  la  preuve  complète.  Les  exemplaires  de  C.  ericoïdes  de 
ces  localités  que  j'ai  conservés,  récoltés  pour  différents  Ecto- 
carpus  et  non  pour  le  Sphacelaria,  ne  portaient  que  quelques 
petites  touffes  de  celui-ci,  dont  je  ne  puis  certifier  le  parasitisme, 
car   elles    étaient  mal  placées,    à  l'aisselle  d'une  feuille.   Les 


C.  Sauvageau.  —  Remarques  sur  les  Sphacélariacées.  345 

propagules    étaient   nombreux    et  à    rayons    particulièrement 

longs  (1). 

J'ai  examiné  un  fragment  de  Cystoseira  de  l'Herbier  Harvey, 
qui  est  presque  certainement  le  C.  ericoides,  portant  quelques 
touffes  de  Sphacelarïa  avec  la  mention  :  «  Sph.  irregularis 
Kùtz.,  Cadix,  Liebetruth  leg.  »  probablement  écrite  de  la  main 
de  Liebetruth.  J'ai  fait  deux  préparations,  l'une  d'une  petite 
plante  de  moins  d'un  millimètre  de  haut,  munie  d'organes  pluri- 
loculaires,  et  qui  correspond  tout  à  fait  au  ^.  Hystrix  du 
6  juin  de  Guéthary,  l'autre,  d'une  plante  de  2-3  millimètres  de 
hauteur,  d'aspect  jeune,  dont  quelques  filaments  seulement 
portent  des  propagules.  Au  moment  où  j'ai  eu  l'échantillon 
entre  les  mains,  je  n'ai  pas  noté  si  les  deux  plantes  étaient 
isolées  ou  mélangées;  quoi  qu'il  en  soit,  le  .S.  Hystrix  existe 
assurément  à  Cadix. 

Le  £.  Hystrix  existe  aussi  au  Maroc.  Mais  le  C.  ericoides, 
si  commun  dans  le  Golfe  de  Gascogne,  et  que  ses  beaux  reflets 
verts,  bleus,  irisés,  rendent  si  facilement  reconnaissable  à  l'état 
vivant,  est  moins  bien  caractérisé  au  Sud  du  détroit  de  Gibraltar, 
ou  peut-être  plus  exactement,  il  y  est  mélangé  à  d'autres 
espèces,  ou  remplacé  par  d'autres  espèces,  dont  il  n'est  pas 
toujours  facile  à  distinguer,  tout  au  moins  sur  des  exemplaires 
d'herbier.  C'est  ainsi  que  M.  Bornet  dit  à  propos  du  C.  ericoides 
[92,  p.  255]  :  «  Schousboe  a  récolté  deux  formes  de  cette  espèce. 
L'une,  courte  et  trapue,  prise  sur  des  rochers  à  moules,  repré- 
sentant la  forme  ordinaire  de  la  plante;  l'autre,  provenant  de  la 
mer  profonde,  à  rameaux  grêles  et  allongés,  souvent  pourvus 
de  vésicules  aérifères.  C'est  cette  dernière  qu'il  nommait  Fucus 
Abies-marina.  »  Toutefois,  il  n'est  pas  prouvé  que  cette  plante 
de  la  mer  profonde,  qui  ressemble  au  C.  amentacea ,  rapportée 
a  priori  par  M.  Bornet  au  C.  ericoides,  soit  réellement  une 
variété  de  celui-ci,  ou  une  espèce  différente  non  décrite. 

Or,  l'Herbier  Thuret  en  renferme  un  bel  échantillon,  marqué 
«  Tanger,  1826  »  recouvrant  toute  une  feuille  d'herbier,  garni 

1.  Dans  la  liste  des  Algues  que  j'ai  recueillies  dans  le  Golfe  de  Gascogne 
[97,  p.  44],  je  cite  le  «S",  cirrosa  comme  très  abondant  sur  le  C.  ericoides,  et 
j'aurais  dû  dire  6".  Hystrix.  Mais,  dans  mes  notes  de  voyage,  je  l'ai  inscrit 
comme  très  abondant  aussi  sur  le  C.  discors.  Les  échantillons  d'herbier  que  j'ai 
conservés  appartiennent  tous  au  iS\  cirrosa  sur  C.  discors,  et  il  en  est  très  pro- 
bablement de  même  pour  ceux  que  j'ai  distribués  à  mes  correspondants. 


346  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

de  nombreuses  et  larges  touffes  de  Sphacelaria  Hystrix, 
munies  de  propagules,  mais  dépourvues  d'organes  plurilocu- 
laires.  La  présence  de  ce  parasite  est,  dans  une  certaine  mesure, 
l'indice  que  le  substratum  est  bien  le  C.  ericoïdes. 

Les  numéros  112  et  113  des  Algze  Schousboeanse  que 
Schousboe  nommait  S.spinulosa,  et  que  M.  Bornet  rapportait 
au  6\  cirrosa,  appartiennent  aussi  au  £.  Hystrix,  et  croissent 
d'ailleurs  sur  ce  même  Cystoseira  déterminé  comme  C.  eri- 
coïdes de  la  mer  profonde.  Ils  portent  pareillement  des  propa- 
gules et  point  de  sporanges.  Ces  derniers  exemplaires  sont 
particulièrement  touffus,  à  cause  de  la  grande  longueur  des  nom- 
breux rameaux  primaires.  Sur  tous,  les  articles  secondaires  sont 
de  hauteur  moindre,  par  rapport  à  la  largeur,  que  sur  les  exem- 
plaires européens.  J'ai  vérifié  sur  tous  la  présence  de  rhizoïdes 
et  l'existence  du  parasitisme. 

Enfin,  j'ai  étudié  dans  l'Herbier  Thuret  plusieurs  échantil- 
lons des  Canaries.  Les  fragments  de  Cystoseira  des  «  Algues 
des  Canaries,  Despréaux  »  correspondent  bien  au  «  C.  ericoïdes 
de  la  mer  profonde  »  à  rameaux  grêles  et  à  feuilles  espacées  ;  ils 
portent  d'assez  nombreuses  touffes  de  Sphacelaria.  J'en  ai 
examiné  trois.  Elles  sont  formées  de  deux  sortes  de  filaments. 
Les  uns  sont  grêles,  de  deux  millimètres  de  hauteur,  couverts 
d'anthéridies  et  de  sporanges  pluriloculaires.  Les  autres,  plus 
grands  et  plus  forts,  mesurent  2-4  millimètres  de  hauteur.  Parmi 
ceux-ci,  certains,  encore  jeunes  et  en  voie  d'accroissement,  sont 
stériles;  d'autres  portent  des  organes  pluriloculaires,  mais  en 
nombre  beaucoup  moindre  que  les  filaments  grêles;  d'autres, 
enfin,  portent  des  organes  pluriloculaires  et  de  rares  pro- 
pagules. 

D'après  son  aspect  général,  il  semble  bien  qu'au  moment  où 
la  plante  fut  recueillie,  les  filaments  courts  et  étroits  étaient  en 
voie  de  disparition,  tandis  que  les  autres  préparaient  un  plus 
grand  développement.  Le  phénomène  est  donc  le  même  qu'à 
Guéthary,  avec  cette  différence  que  les  plantes  sexuée  et 
asexuée,  au  lieu  d'être  nettement  distinctes,  passent  insensible- 
ment de  l'une  à  l'autre.  Le  résultat  est  le  même,  et  des  échantil- 
lons récoltés  un  mois  plus  tard,  seraient  très  vraisemblablement 
uniquement  asexués.  Le  pédicelle  des  organes  pluriloculaires 
est  souvent  un  peu  plus  long  que  sur  la  plante  de  Guéthary;  la 


C.  Sauvageau.  —  Remarques  sur  les  Sphacèlariacées.  347 

cloison  transversale,  au  lieu  d'être  au  ras  du  rameau,  se  fait  plus 
en  dehors,  et  alors  le  pédicelle  paraît  nettement  bicellulaire. 
Les  rhizoïdes  descendants,  nombreux,  s'épatent  en  crampons 
ou  s'étalent  à  la  surface  du  substratum,  en  s'enchevètrant  de 
manière  à  produire  parfois  une  masse  spongieuse. 

Le  Cystoseira  de  l'Herbier  Lenormand  est  identique  à  celui 
de  l'Herbier  Thuret;  le  fragment  d'une  touffe  que  j'ai  examiné 
était  homogène  et  portait  uniquement  des  organes  plurilocu- 
laires  (1). 

Bien  que  je  n'aie  vu  aucun  sporange  uniloculaire,  je  ne  doute 
pas  que  la  plante  récoltée  par  Despréaux  soit  la  même  que 
celle  étudiée  par  M.  Reinke.  Cet  auteur  ne  représente  pas  de 
rhizoïdes  sur  les  filaments  de  la  figure  donnant  le  port  général 
de  la  plante  [91,  2,  PL  III,  fig.  6],  et  il  n'en  parle  pas  non  plus 
dans  la  description  correspondante.  Toutefois,  il  en  a  repré- 
senté un  \loc.  cil.  fig.  5]  sur  un  filament  à  sporanges  unilocu- 
laires,  et,  dans  la  diagnose  publiée  l'année  précédente,  il  spécifie 
la  présence  de  rhizoïdes  descendants  sur  les  filaments  principaux 
[90,  p.  208].  Le  fait  que  les  organes  pluriloculaires  sont  de 
deux  sortes  ne  vient  pas  à  l'encontre  de  ma  détermination,  car 
on  a  déjà  vu,  à  propos  du  6".  furcigera,  que  l'attention  de 
M.  Reinke  ne  s'est  pas  portée  sur  cette  particularité. 

La  plante  marquée  «  Webb  et  Despréaux,  n°  55  »  est  en 
moins  bon  état  que  la  précédente.  Le  Cystoseira  sur  lequel  elle 
forme  des  touffes  est  peut-être  le  même,  bien  que  la  base  des 
rameaux  soit  dépourvue  de  feuilles.  Les  filaments  dressés  du 
Sphacelaria  semblent  plus  dispersés,  plus  indépendants  dans 
chaque  touffe;  toutefois,  ici  encore,  ils  sont  de  deux  sortes  :  les 
uns  sans  rhizoïdes,  grêles,  à  rameaux  longs  et  souples,  portent 
des  organes  pluriloculaires,  dont  je  ne  saurais  dire,  vu  leur 
mauvais  état  de  conservation,  s'ils  sont  à  grandes  et  à  petites 
logettes  ;  les  autres,  pourvus  de  rhizoïdes,   sont  plus  longs, 

1.  On  a  vu  plus  haut  (p.  332)  que  Kùtzing  a  déterminé  cette  plante  6".  irre- 
gularis.  Il  ne  s'en  suit  pas  que  le  6".  Hystrix  doive  changer  de  nom  par  droit 
de  priorité.  Kùtzing,  en  effet,  a  créé  le  6".  irregularis  pour  une  plante  méditer- 
ranéenne [49,  p.  465;  55,  p.  27  et  PI.  91,  fig.  3J  ;  or,  M.  Reinke  n'a  jamais  constaté 
le  parasitisme  du  S.  cirrosa  var.  irregularis  de  la  Méditerranée.  La  figure  de 
Kùtzing  représente  un  rameau  d'une  petite  plante  à  sporanges  pluriloculaires  ; 
c'est  peut-être  sur  ce  caractère  qu'il  a  déterminé  6\  irregularis  l'échantillon 
des  Canaries;  jusqu'à  présent,  il  n'est  pas  prouvé  que  le  £.  Hystrix  soit  le 
S.  irregularis. 


348  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

plus  forts,  à  rameaux  plus  courts,  avec  des  organes  plurilo- 
culaires  et  de  rares  propagules. 

En  dernier  lieu,  je  citerai  l'exemplaire  de  l'Herbier  Mon- 
tagne, qui  était  tout  entier,  substratum  et  parasite,  d'un  roux 
brûlé  très  foncé,  et  en  fort  mauvais  état.  Le  substratum  est  un 
Cystoseira  et  non  un  Gelidium ;  d'ailleurs,  ce  nom  fut  proba- 
blement inscrit  par  inadvertence  ;  car  l'auteur,  dans  son  étude 
des  Algues  des  Canaries  [40,  p.  149],  dit  du  £*.  cirrosa  :  «  In 
Cystoseira  Selaginoide  Dasyaque  acanthophora  parasitans  ». 
Le  Sphacelaria  forme  un  manchon  dense  qui,  à  l'oeil  nu,  paraît 
presque  continu,  par  le  rapprochement  de  nombreuses  touffes 
élémentaires  qui  ne  m'ont  pas  semblé  former  de  thalle  épiphyte. 
Ici  encore,  les  organes  pluriloculaires  sont  portés  par  des  fila- 
ments grêles  et  courts,  les  propagules  par  des  filaments  plus 
grands.  La  plante  de  Montagne  est  donc  un  peu  différente  des 
précédentes. 

Comme  à  propos  du  S1.  Hystrix  de  Tanger,  nous  pouvons 
nous  demander  si  le  substratum  de  la  plante  des  Canaries  est 
bien  le  C.  ericoides.  Les  documents  à  ce  sujet  sont  incomplets. 
Montagne  cite  aux  Canaries  une  variété  selaginoides  du  C.  eri- 
coides, rejetée  à  la  côte  de  Lancerotte,  à  laquelle  appartient 
probablement  le  substratum  de  notre  Sphacelaria.  Le  C.  sela- 
ginoides est  d'ailleurs  une  plante  méditerranéenne  que  seul,  à 
ma  connaissance,  Montagne  cite  dans  l'Océan,  et  sur  l'indépen- 
dance spécifique  de  laquelle  les  auteurs  ne  sont  pas  d'accord. 
Mlle  Vickers  [97,  p.  301]  a  récolté  aux  Canaries  un  seul  exem- 
plaire, dragué,  de  S.  cirrosa,  et  mentionne  seulement  deux 
espèces  de  Cystoseira  :  le  C.  Abies-marina  extrêmement  abon- 
dant dans  la  mer  profonde,  et  le  C.  discors.  Plus  au  Sud,  au 
Cap  Vert,  M.  Askenasy  [96],  cite  aussi  le  5*.  cirrosa  sans 
en  désigner  le  substratum,  et  il  énumère  six  espèces  de  Cysto- 
seira dont  le  C.  Abies-marina  et  le  C.  ericoides,  mais  il  ne  fait 
pas  mention  du  C.  selaginoides. 

Si  le  C.  selaginoides  existe  réellement,  autrement  dit,  si  les 
auteurs  n'ont  pas  donné  ce  nom  à  des  formes  grêles,  allongées, 
qui  pourraient  bien  appartenir  à  des  espèces  différentes,  il  y 
aurait  lieu  de  rechercher  dans  la  Méditerranée  s'il  n'abrite  pas 
un  Sphacelaria  parasite  à  propagules  trifurqués  et  à  généra- 
rations  sexuée  et  asexuée    alternantes,   et  aussi    à   apprécier 


L.-A.  Mennechet.  —  Sur  le  fruit  du  Jacquinia  ruscifolia  Jacq.         349 

dans  quelle  mesure  le  >S\  Hystrix  Suhr  est  parent  du  S.  zrre- 
gularïs  Kûtz. 

Sphacelaria  Hystrix  Suhr.  —  Plante  en  touffes  de  1  millimètre, 
à  près  de  1  centimètre  de  hauteur.  Thalle  inférieur  parasite,  puis  para- 
site et  épiphyte  par  l'agglomération  de  rhizoïdes  en  masse  compacte 
ou  spongieuse,  mais  peu  considérable,  de  laquelle  s'élèvent  aussi  des 
filaments  dressés.  Filaments  dressés  à  articles  secondaires  aussi  hauts 
ou  moins  hauts  que  larges,  de  deux  sortes,  et  d'apparition  successive: 
les  premiers,  courts  et  grêles,  de  35-45  p-  de  largeur,  à  sphacèle  rapide- 
ment épuisé;  les  seconds,  plus  longs  et  plus  forts,  de  60-100  p.  de  lar- 
geur, à  sphacèle  plus  longtemps  persistant,  à  cloisons  longitudinales 
plus  nombreuses,  parfois  avec  des  formes  de  passage  entre  les  deux 
sortes  de  filaments.  Rhizoïdes  habituellement  peu  nombreux,  nés  dans 
la  région  inférieure  des  filaments  principaux,  descendant  jusqu'au 
substratum,  en  s'enroulant  souvent  en  spire  plus  ou  moins  lâche.  — 
Sporanges  uniloculaires,  sur  les  mêmes  filaments  que  les  propagules 
(d'après  M.  Reinke).  Organes  pluriloculaires  cylindriques,  portés  par 
les  filaments  courts,  sur  un  pédicelle  1-2  cellulaire,  divariqué,  de  deux 
sortes  :  anthéridies,  à  petites  logettes,  de  couleur  orangée,  de  55-90  pi. 
sur  45-52  p.,  à  anthérozoïdes  de  5,5-7,5  p-  sur  3-3,5  p-,  sans  chromato- 
phores  ;  sporanges  pluriloculaires,  à  plus  grandes  logettes,  de  cou- 
leur brune,  de  55-S5  p.  sur  45-65  p.,  à  zoospores  de  13-13,5  p-  sur 
6,5-7,5  p-,  à  3-4-5  chromatophores.  Propagules  à  pied  renflé,  à  3  rayons 
fusiformes,  plus  ou  moins  courbés,  à  poil  développé  ou  non,  naissant 
sur  les  filaments  longs,  parfois  (Canaries)  sur  des  filaments  portant  des 
organes  pluriloculaires. 

Hab.  —  Parasite  sur  le  Cysioseira  ericoides,  Bretagne  !  Golfe  de 

Gascogne  !  Cadix  !  Maroc  !  Canaries  !  et  probablement  partout  où  croît 

le  C.  ericoides. 

(A  suivre.) 


SUR  LE  FRUIT  DU  JACQUINIA  RUSCIFOLIA  JACQ. 
ET  SUR  LES  POILS  ÉPIDERMIQUES  DES  MYRSINÉACÉES 

Par  M.   L.-A.    MENNECHET. 

Par  suite  des  propriétés  anthelminthiques  que  possèdent 
certaines  Myrsinéacées,  cette  famille  ne  pouvait  être  passée 
sous  silence  dans  une  étude  des  plantes  ténifuges  ;  aussi  avons- 
nous  été  amené  une  première  fois  à  lui  consacrer  quelques  pages 
dans  un  Mémoire   que  nous  déposions  en  juin  1901  au  secré- 


3So  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

tariat  de  l'École  de  Pharmacie  sous  le  nom  &  Etude  botaniqtie 
des  plantes  téîiifuges. 

La  morphologie  interne  des  organes  végétatifs  avait  déjà 
fait  l'objet  de  recherches  de  la  part  de  différents  auteurs  : 
de  Bary  (i),  Bokorny  (2),  Bachmann  (3),  Solereder  (4);  ce 
dernier  avait  même  donné  la  description  de  poils  glanduleux 
de  certaines  Myrsinéacées.  Mais,  comme  il  n'avait  jamais  été 
fait  mention  jusqu'alors  de  la  structure  du  fruit,  nous  complé- 
tions, au  mois  de  décembre  de  la  même  année,  les  résultats  de 
notre  précédent  travail  par  une  note  sur  l'anatomie  comparée 
des  fruits  du  Myrsîne  africaiia  L.  et  de  YEmbelia  Ribes 
Burm  (5). 

Là  se  bornaient  nos  connaissances  sur  la  structure  anato- 
mique  de  cette  famille  lorsqu'en  février  (6)  dernier  paraissaient 
«  Quelques  observations  sur  le  Myrsine  africana  »  de  M.  d'Ar- 
baumont. 

Les  conclusions  de  cet  auteur  n'infirmant  en  rien  celles  que 
nous  aurions  pu  nous-même  formuler  plus  tôt  sur  les  particu- 
larités de  ces  plantes  et  particulièrement  sur  les  cryptes  rési- 
nifères,  nous  n'avons  pas  cru  devoir  abandonner  une  étude  que 
nous  poursuivions  depuis  deux  années,  et  les  résultats  nouvelle- 
ment acquis  que  nous  exposons  aujourd'hui  ne  sont  que  le 
prélude  d'un  Mémoire  plus  complet  sur  l'anatomie  des  Myrsi- 
néacées et  dont  la  publication  ne  peut  tarder  désormais. 

Les  fruits  du  Jacquinia  ruscifolia  Jacq.  sont  charnus, 
ovoïdes,  rarement  globuleux,  de  la  grosseur  d'une  noisette  et 
disposés  par  deux  ou  trois  en  épis  solitaires  à  l'extrémité  des 
rameaux. 

Leur  couleur  est  jaune  foncé  ou  orangé  et  la  surface  par- 
semée de  ponctuations  brunes  (fig.  I,  1). 

Formé  de  cinq  pièces  libres  et  légèrement  charnues,  le  calice 


1.  De  Bary.  Anatomie,  p.  219. 

2.  Bokorny.  Flora  1882,  p.  373. 

3.  Bachmann.  In  Flora.  Ueber  die  systematische  Bedeutung  der  Schilahaare, 
Erlângen,  1880,  p.  190. 

4.  H.  Solereder.  Holtzstrucktur,  Mùnchen,  1885,  p.  165.  —  Systematische  Ana- 
tomie der  Dicotyledonen,  Stuttgart,  1899,  p.  573  et  suivantes. 

5.  A.  Mennechet.  Sur  une  falsification  du  poivre  par  les  fruits  du  Myrsine 
africana  L.  et  de  YEmbelia  Ribes  Burm.  Journal  de  Pharmacie  et  de  Chimie, 
décembre  1901. 

6.  Journal  de  Botanique,  12  décembre  1900,  paru  en  février  1902. 


L.-A.  Mennechet.  —  Sur  le  fruit  du  Jacquinia  ruscifolia  Jacq.         351 

persiste  à  la  base  du  fruit  mûr,  dont  la  partie  supérieure  se  ter- 
mine par  une  petite  pointe  rigide,  de  forme  conique,  un  peu 
courbée  et  représentant  le  style. 

Le  péricarpe,  d'une  épaisseur  d'un  millimètre  environ,  co- 


Fig.  1.  —  i,  Fruit  au  Jacquinia  ruscifolia  (4/5  de  grand,  nat.).  —  2,  Coupe  schématique 
de  la  partie  terminale  du  pédoncule  :  f,  faisceaux  libéroligneux  ;  l,  liber;  b,  bois 
(Gross.  36).  —  3,  coupe  transversale  du  péricarpe:  f,  fibres;  es,  cellules  scléreuses; 
d,  ponctuations  brunes  (Gross.  300). 


riace  et  sclérifié  dans  la  région  interne,  contient  un  volumineux 
placenta  rouge  orangé,  remplissant  presque  toute  la  cavité. 

C'est  par  la  dépression  basale  de  ce  placenta  que  pénètrent 
les  faisceaux  libéro-ligneux. 

A  la  maturité,  le  nombre  des  graines  ne  dépasse  guère  deux 
ou  trois.  Situées  à  la  périphérie  du  tissu  placentaire,  elles  y 
sont  à  demi  enfoncées  par  suite  de  leur  compression  contre  le 


352  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

péricarpe.  Leur  forme  est  ovoïde  et  elles  portent  sur  leur  face 
ventrale  un  ombilic  très  prononcé  de  couleur  brune. 

Disposé  suivant  le  grand  axe  de  la  graine,  l'embryon  droit, 
à  cotylédons  ovales,  est  enveloppé  par  l'albumen. 

PÉRICARPE.  —  L'assise  externe,  formée  de  cellules  fortement 
cutinisées,  recouvre  un  parenchyme  parsemé  de  cellules  sclé- 
reuses,  isolées  ou  groupées,  et  de  nombreux  paquets  de  fibres 
autour  desquels  les  cellules,  de  forme  polyédrique,  prennent 
un  aspect  rayonné  (fig.  I,  3). 

Dans  la  partie  profonde,  les  îlots  fibreux  augmentent  de 
volume  en  même  temps  que  s'accroît  le  nombre  des  cellules 
scléreuses,  le  tout  formant  ainsi  une  sorte  d'anneau  plus  ou 
moins  continu. 

En  dedans  de  ce  cercle  fibreux,  le  péricarpe  est  complète- 
ment parenchymateux  et  constitué  par  des  cellules  polygo- 
nales, de  plus  en  plus  petites  au  fur  et  à  mesure  que  l'on  se  rap- 
proche de  la  région  voisine  du  placenta. 

Une  coupe  transversale  passant  par  le  sommet  du  fruit 
montre  que,  dans  cette  région,  la  sclérification  est  à  peu  près 
complète  ;  on  y  trouve  également  les  dernières  traces  du  tissu 
conducteur. 

Si,  d'autre  part,  on  examine  une  coupe  passant  par  la  base 
de  ce  même  organe,  mais  au-dessus  du  point  d'insertion  des 
pièces  du  périanthe,  on  observe  non  pas  un  seul,  mais  deux 
cercles  de  faisceaux  libéro-ligneux,  innervant  l'un  le  mésocarpe, 
l'autre,  plus  interne,  le  placenta. 

Quant  aux  ponctuations  noirâtres  signalées  précédemment 
sur  le  fruit,  elles  sont  dues  à  la  présence  de  cellules  scléreuses 

(%.  1,3). 

PLACENTA.  —  La  partie  terminale  du  pédoncule,  qui  ren- 
ferme les  faisceaux  libéro-ligneux  se  rendant  au  placenta,  se 
trouve  constituée  par  un  parenchyme  de  petites  cellules,  nette- 
ment distinctes  du  tissu  placentaire  environnant,  lequel  est 
formé  de  grandes  cellules  arrondies,  laissant  entre  elles  de 
petits  méats.  Le  contenu  de  ces  cellules  est  mucilagineux  ;  on 
y  trouve  également  de  petites  granulations  orangées  qui  don- 
nent à  la  masse  sa  couleur  particulière. 

Les  faisceaux  libéro-ligneux  dont  il  vient  d'être  question 


L.-A.  Mennkchet.  —  Sur  le  fruit  du  Jacquinia  ruscifolia  Jacq.         353 

présentent  leur  liber  orienté  vers  l'intérieur  et  ce  n'est  qu'excep- 
tionnellement qu'on  le  rencontre  de  chaque  côté  du  bois  dans 
les  faisceaux  en  voie  de  ramification  (fig.  I,  2). 

Ainsi  que  M.  Decrock  (1)  l'a  constaté  dans  les  Primulées, 
les  faisceaux  placentaires  du  Jacquinia  ruscifolia  s'insèrent 
latéralement  sur  ceux  du  pédoncule  proprement  dit. 

A  bien  d'autres  points  de  vue,  les  Myrsinéacées  présentent 


Fig.    II.  —    Coupe    transversale    de    la  graine    du  Jacquinia    ruscifolia  .    c,    assise  externe 
épaissie;  b,  bourrelets   de  soutien;    m,    cristaux  d'oxalate    de   chaux  ;  g,    globules  gras 
al,  albumen  (Gross.  300). 

des  analogies  avec  les  Primulacées  et  de  nombreux  faits  con- 
cordent avec  ceux  qu'a  signalés  M.  Decrock  ;  nous  aurons  l'oc- 
casion d'y  revenir  ultérieurement. 

Graine.  —  La  graine,  en  coupe  transversale,  offre  la  forme 
d'un  rein.  Sous  le  tégument  séminal,  de  couleur  brunâtre,  l'al- 
bumen est  très  abondant  et  englobe  l'embryon  dont  la  section 
est  circulaire. 

1.  E.   Decrock.   Anatomie  des  Primulacées,   Ann.  des  Se.  Nat.  Bot.   XIII. 
Paris,  1901. 


354  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

Après  traitement  à  l'eau  de  Javel  et  examen  dans  l'acide  lac- 
tique, on  peut  voir  que  l'assise  externe  du  tégument  est  formée 


-y 


c2Çc 


Fig.  III.  —  Poils  glanduleux  de  Myrsinéacéesà  diversétats   de  développement  :  i,  2,  3,  4et  5, 
Ardisia  Hamiltonii ;  6  et   7,  Theophrasta  ftisca  ;  8  et  ç),Jacquinia  ritscifolia  (Gross.  300). 

de  cellules  allongées  dans  le  sens  tangentiel  et  dans  lesquelles 
la  cavité  n'est  plus  représentée  que  par  un  étroit  lumen.  Ces 
cellules  épaissies  sont  séparées  du  parenchyme  sous-jacent  par 


L.-A.  Mknnechet.  —  Sur  le  fruil  du  Jacquinia  ruscifolia  Jacq.  355 

des  bourrelets  plus  ou  moins  irréguliers  jouant  le  rôle  de  véri- 
tables piliers  de  soutien  (fig.  II). 

Dans  la  région  parenchymateuse  du  tégument  séminal, 
représentée  par  six  à  huit  assises  de  cellules  plus  ou  moins 
aplaties,  l'oxalate  de  chaux  est  abondant  surtout  vers  la  péri- 
phérie et  à  l'état  de  màcles  et  de  cristaux  prismatiques. 

L'albumen  (fig.  II),  formé  de  cellules  polyédriques  allon- 
gées dans  le  sens  radial,  renferme  de  nombreux  globules  gras  que 
l'on  peut  caractériser  par  les  réactifs  appropriés,  tels  que  l'or- 
canette  acétique,  etc. 

Quant  à  l'embryon,  il  est,  ainsi  que  nous  l'avons  dit  plus  haut, 
disposé  suivant  le  grand   axe  de  la  graine,  mais  excentrique. 

Les  pièces  du  calice  présentent  la  structure  de  feuilles  à 
mésophylle  homogène  avec  quelques  cellules  scléreuses  isolées. 
Par  suite  de  l'existence  à  leur  surface  de  poils  tout  à  fait  spé- 
ciaux, ces  sépales,  qui  adhèrent  intimement  aux  fruits,  méritent 
de  nous  arrêter  quelques  instants. 

POILS  DES  MyrsinÉACÉes.  —  Dans  un  travail  précédent  (1), 
nous  avons  déjà  fourni  sur  la  structure  anatomique  des  poils  du 
Myrsine  africana  un  certain  nombre  d'observations. 

Il  existe  généralement  chez  les  Myrsinéacées  deux  sortes  de 
poils  :  les  uns,  tecteurs;  les  autres,  glanduleux. 

Les  premiers,  signalés  depuis  longtemps  par  divers  auteurs, 
sont  pluricellulaires,  unisériés.  Leur  répartition  est  très  diffé- 
rente suivant  les  espèces  auxquelles  on  s'adresse.  Chez  le  Myr- 
sine africana  ils  sont  localisés  sur  la  face  supérieure  de  la  ner- 
vure médiane  des  feuilles  ;  celles  du  Jacquinia  ruscifolia  pré- 
sentent la  même  particularité. 

Quant  aux  poils  glanduleux,  leur  structure  varie  avec  les 
genres  considérés.  Une  partie  basilaire  formant  le  pied  sup- 
porte généralement  un  massif  de  cellules  constituant  le  chapeau. 

Les  poils  du  Myrsine  africana  ont  déjà  fait  l'objet  d'une 
description  de  notre  part,  et  Solereder  (2)  a,  lui  aussi,  observé 
ceux  des  Clavija  calonetira  Mart.,  Jacquinia  armillaris  Jacq., 
Ardisia  javanica  A.  DC,  Ardisia  macrocarpaWall.,  Aegi- 

1.  L.-A.  Mennechet.  Etude  botanique  des  plantes  ténifuges,  prix  Ménier  1901. 
—  Bibliothèque  de  l'Ecole  de.  Pharmacie. 

2.  Solereder.    Systematische    Anatomie    der    Dicotyledonen.  Stuttgart,    iSoç^ 
P-  573- 


356  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

ceras  majus  Gârtn.  Tout  en  nous  réservant  de  poursuivre  dans 
la  suite  l'étude  de  ces  poils  chez  les  autres  Myrsinéacées,  nous 
nous  occuperons  pour  l'instant  de  ceux  de  quelques  espèces 
appartenant  aux  genres  Ardîsia,  Thcophrasta  et  Jacquim'a. 

Les  poils  glanduleux  des  feuilles  à'Ardtsia  Hamiltonii  sont 
composés  d'un  pied  unicellulaire  supportant  un  massif  de  plu- 
sieurs cellules  à  contenu  rési- 
neux jaune  brun.  Ces  poils, 
ainsi  que  l'on  peut  s'en  con- 
vaincre par  l'examen  de  feuil- 
les jeunes,  sont  d'origine  épi- 
dermique. 

Les  cellules  mères  des  poils 
(fig.  III,  i  à  5)  se  cloisonnent 
d'abord    parallèlement    à    la 
surface  des  feuilles;  puis,  des 
deux   cellules  formées,  celle 
du  bas  constitue  le  pied,  tan- 
dis que  celle  du  haut  se  divise 
perpendiculairement     pour 
donner  une  sorte  de  chapeau. 
Ces  poils    se    rencontrent 
sur  les  deux  faces  de  la  feuille, 
mais  plus   nombreux    toute- 
fois sur  l'épiderme  inférieur. 
Les    stomates,    entourés    de 
2  cellules   annexes,  présentent 

Fig.  IV.  —    Epidermes  de    la   feuille   VArdisia  une    répartition    analogue. 

Hamiltonii  A.    DC.   :   —    1,    épiderme    supé-  # 

rieur  :  q,  poils  glanduleux.  —   2,  épiderme  in-  VUS   de  face,   les  poils  glan- 

férieur  :  p,  poils  sjlanduleux     (Gross.   150).  ,     .                                     , 

duleux  se  présentent  sous 
deux  aspects,  suivant  qu'ils  sont  jeunes  ou  âgés.  Dans  le  pre- 
mier cas,  on  aperçoit  trois  cercles  concentriques  :  le  plus  grand 
délimite  le  chapeau,  les  deux  autres  correspondent  aux  parties 
supérieure  et  inférieure  du  pied.  Les  cloisons  des  cellules  sé- 
crétrices  sont  nettement  distinctes  (fig.  IV,  2). 

Dans  le  second  cas,  par  suite  de  la  concrétion  du  pro- 
duit de  la  glande  à  la  périphérie  du  chapeau,  une  dépression 
s'est  formée,  correspondant  à  la  région  transparente,  en- 
tourée d'une   zone  brune  complètement  opaque  dans  laquelle 


L.-A.  Mennechet.  —  Sur  le  fruit  du  Jacquinia  ruscifolia  Jacq.         357 

on   ne  peut   apercevoir  les  membranes   cellulaires  (fig.  IV,  1). 

11  est  à  remarquer  que,  sur  la  face  supérieure  de  la  feuille, 
es  cellules  épidermiques  avoisinant  le  poil  affectent  une  dispo- 
sition concentrique,  tandis  que,  sur  la  face  inférieure,  elles  sont 
nettement  rayonnantes. 

Les  poils  glanduleux  du  Myrsine  africana  présentent  les 
mêmes  particularités. 

Dans  les  Theophrasta  fusca  Dec.  et  Jttssieui  Lindl.,  les 
poils  présentent  une  origine  et  un  développement  analogues, 
mais  la  cuticule  qui  recouvre  les  cellules  du  chapeau  se  soulève 
en  donnant  ainsi  une  sorte  de  calotte  dans  laquelle  vient  s'ac- 
cumuler le  produit  de  sécrétion,  dont  une  partie  se  trouve  éga- 
lement déversée  dans  le  pied  (fig.  III,  6  et  7). 

Un  troisième  type  nous  est  fourni  par  le  Jacquinia  rttscifolia . 

Nous  avons  dit  plus  haut  que  le  calice  persistant  et  charnu 
était  parsemé  de  ponctuations  noirâtres  dues  à  des  poils  glan- 
duleux. Nous  remarquons  encore  ici  la  même  structure  que  pré- 
cédemment, mais  la  calotte,  due  au  soulèvement  de  la  paroi 
supérieure,  est  remplie  d'une  matière  brune  très  peu  soluble  dans 
l'alcool  fort. 

La  base  du  poil  présente,  au  contraire,  une  particularité  que 
nous  n'avons  pas  rencontrée  dans  les  autres  genres  :  il  s'est 
produit  en  effet  une  sorte  de  décollement  de  la  cuticule  du  pied 
et  c'est  dans  la  partie  située  autour  du  pilier  central  (fig.  III, 
8  et  9)  que  l'on  constate,  dans  certains  cas,  la  présence  d'un 
produit  de  sécrétion. 

On  voit,  en  résumé,  que  les  poils  glanduleux  ont  tous  une 
origine  identique;  les  modifications,  peu  profondes  d'ailleurs, 
n'apparaissent  qu'à  un  moment  donné  de  leur  développement. 

Dans  un  premier  cas,  la  cuticule  reste  adhérente  aux  cellules 
sécrétrices  dans  lesquelles  s'accumule  le  produit  de  sécrétion 
(Ardisia,  Myrsine,  etc.). 

En  second  lieu,  la  cuticule  se  soulève,  ou  bien  simplement 
dans  la  partie  supérieure  du  chapeau  (  Theophrasta  fusca,  Th. 
Jussieui,  etc.),  ou  bien  à  la  fois  dans  le  haut  du  poil  et  autour 
du  pied  (Jacçtiinia  ruscifolia).  La  masse  sécrétée  se  localise 
toujours  dans  les  espaces  ainsi  formés. 


■*OSiM( 


|uj  Ll  BRARY  ^cj 


358  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

NOTE    SUR    QUELQUES    DIATOMÉES 
DE  LA  MER  NOIRE 

SUIVIE  D'UNE    LISTE    DE    FORMES    OBSERVÉES    DANS    CETTE    MER 

{Suite.) 

Par  M.  C.  MÉRESCHKOWSKY. 

(PL  II.) 

Navicula  (Alloioneis)  scabriuscula  (Cl.  et  Grov.)  Mer. 

Amphora  scabriuscula  Cleve  et  Grove,  Diatomiste,  II,  p.  56, 
pi.  III,  fig.  7.  Cleve,  Synops.  Navic.  Diat.,  IIe  part.,  p.  140. 
Peragallo,  Diat.  mar.  d.  France,  p.  233,  pi.  L,  fig.  43. 

(PL  H,  fig.  5,  6.) 

Beaucoup  d'incertitude  a  régné  au  sujet  de  cette  espèce  et 
du  Navicula  (Alloioneis)  mediterranea ,  et  c'est  à  M.  Peragallo 
que  nous  devons  d'y  voir  clair.  Cet  auteur  a  démontré  [Diat. 
mar.  d.  France,  p.  88)  que  la  forme  originairement  décrite  par 
Brun  sous  le  nom  de  Navicula  [Alloioneis)  mediterranea  [Diat. 
esp.  notiv.  p.  35,  pi.  XV,  fig.  11)  et  celle  décrite  par  Cleve  sous 
le  même  nom  (Synops.  Navic.  Diat.  IIe  partie,  p.  33,  pi.  I  delà 
Ire  partie,  fig.  32)  sont  deux  espèces  bien  différentes  et  que  la 
deuxième  doit  être  rapportée  à  une  espèce  d' Amphora  décrite 
par  Cleve  et  Grove  sous  le  nom  à' A.  scabriuscula  comme  va- 
riété ou  simplement  comme  une  forme  étroite  de  cette  dernière. 
Je  puis  faire  un  pas  de  plus  et  démontrer  que  la  Diatomée  en 
question  n'est  point  une  Amphore,  mais  une  Navicule  dugroupe 
Alloioneis. 

Jel'ai  observée  assez  souvent  dans  la  Mer  Noire,  où  elle  n'est 
pas  rare,  surtout  dans  les  environs  de  Ialta  (Crimée),  et  la  vue 
zonale  que  je  reproduis  ici  (fig.  6)  ne  laisse  aucun  doute  sur  la 
nature  de  cette  Diatomée.  La  forme  carrée  du  frustule  un  peu 
rétréci  au  milieu,  les  grands  nodules  terminaux  allongés  et 
fortement  infléchis  en  dedans,  rappelant  ceux  du  N.  cancellata 
ou  du  Pinnularia  frevelyana,  la  valve  elle-même  (fig.  5),  tout 
indique  que  c'est  une  vraie  Navicule,  et  l'endochrome  le  con- 


C.  Méeeschkowsky.  —  Note  sur  quelques  Diatomées  de  la  Mer  Noire.    359 

firme.  Ce  dernier  est  composé  de  deux  plaques  reposant  sur  les 
connectifs  avec  les  bords  profondément  dentelés,  les  incisions 
formant  des  lobes  pointus  et  nombreux  ;  deux  sinus  profonds 
se  trouvent  au  milieu  des  plaques  les  divisant  en  deux  parties  ; 
les  deux  élaeoplastes  (1)  sont  grands  et  ont  une  forme  tout  à 
fait  particulière  :  ils  sont  allongés,  affectant  la  forme  d'une 
flamme  de  bougie  ou  d'un  pinceau  avec  une  extrémité  (l'exté- 
rieure) arrondie  et  l'autre  (l'intérieure)  pointue.  La  fig.  1  dans 
le  texte  représente  un  frustule  dans  une  posi- 
tion un  peu  oblique,  tel  qu'on  l'observe  géné- 
ralement sur  le  vivant. 

Le  Navîcula  scabriuscula  est  sans  aucun 
doute  très  intimement  lié  au  N.  cancellata, 
dont  il  peut  être  considéré  comme  une  forme 
asymétrique.  En  effet,  la  forme  du  frustule 
dans  sa  vue  zonale,  contracté  au  milieu,  est 
la  même,  les  nodules  terminaux  très  déve- 
loppés et  fortement  infléchis  en  dedans  sont 
les  mêmes,  les  stries  robustes  rappellent  aussi 
celle  du  N.  cancellata,  et  le  fait  que  ces 
stries  sont  interrompues,  surtout  vers  les 
extrémités  du  frustule,  trouve  son  analogie 
dans  une  pareille  interruption  des  stries  ter- 
minales chez  la  var.  ïnlerrnpta,  une  nouvelle 
variété  du  N.  cancellata,  très  fréquente  dans   F%T  '•  7  .Frus,tulc,  du 

*■  N.   scabriuscula    dans 

le  British  Coiumbia  et   se   rencontrant   aussi      une  position  un  peu 

-~>    , .  r  .  .  ,     ,        .  .  oblique  ,     avec     endo- 

en    Californie  ;  dans  cette  variété,    les    stries      chrome. 
terminales  sont  interrompues  par  une  fente 
étroite    comme  elles    le  sont   d'ailleurs   aussi    dans   var.    ma- 
roccana  CL,    où  la  fente  s'élargit   en  un   large   espace    trian- 
gulaire. 

Une   autre   particularité   qui  rapproche   ces  deux    espèces 
sont  les  bords  dentelés   des  plaques.    Parmi   les   nombreuses 

1.  Dans  mes  Études  sur  l'endochrome  des  Diatomées,  V  partie,  p.  13, 
j'ai  décrit  ces  élaeoplastes  comme  des  pyrénoïdes,  mais  c'est  une  erreur,  car 
j'en  ai  vu  de  tout  à  fait  pareils  chez  une  variété  du  Nav.  cancellata,  et  j'ai  pu 
m'assurer  sur  cette  dernière  que  ces  organes  sont  de  véritables  élaeoplastes;  ils 
sont  situés  sur  la  face  intérieure  des  plaques,  l'un  sur  une  des  plaques,  l'autre 
sur  la  plaque  opposée  (en  diagonale);  ce  sont  des  gouttes  huileuses  incolores. 
Les  pyrénoïdes.  qui  sont  immergés  dans  la  substance  même  des  chromatophores, 
sont  toujours  colorés  en  jaune. 


36c  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

espèces  du  genre  Navicula  sensu  stricto  (i)  que  j'ai  examinées 
sous  le  rapport  de  leur  endochrome,  je  n'ai  trouvé  de  plaques  à 
bords  dentelés  que  chez  le  N.  cancellata  (2)  et  ses  variétés 
(var.  interrupta  et  var.  subapiculata) ,  et  c'est  aussi  chez  le 
N.  scabrùiscula  que  les  bords  sont  fortement  dentelés.  Ceci 
indique  clairement  que  cette  dernière  est  intimement  reliée  à  la 
première,  les  deux  espèces  avec  leurs  variétés  formant  ainsi  un 
groupe  bien  naturel.  Une  dernière  confirmation  de  l'exactitude 
de  cette  manière  de  voir  nous  est  présentée  par  les  élasoplastes. 
Nous  avons  vu  quelle  forme  étrange  ils  ont  chez  le  N.  scabrius- 
cula;  or  c'est  précisément  la  même  disposition  (en  diagonale) 
et  la  même  forme  (allongée,  s'effïlant  aux  extrémités),  qu'ils 
possèdent  chez  le  N.  cancellata  var.  interrupta  et  qui  ne  se 
retrouve  dans  aucune  autre  espèce. 

Ce  cas  nous  présente  un  exemple  des  plus  instructifs  de  l'im- 
portance de  l'étude  de  la  structure  intérieure  des  Diatomées 
dans  toutes  les  questions  concernant  les  affinités  de  ces  Algues  ; 
sans  la  connaissance  de  l'endochrome  et  des  élaeoplastes,  la 
vraie  position  du  N.  scabriuscula  ne  saurait  jamais  être  recon- 
nue d'une  manière  certaine. 

Voici  quelques  mesures  relatives  à  cette  espèce  : 


LONGUEUR 

SA 

LARGEUR 

LARGEUR 

STRIES 

du  frustule. 

maxima. 

au  milieu. 

de  la  valve. 

au 

milieu 

.     près 

desbouts. 

O.0635 

O.025 

O.O23 

0.013 

6-5 

8 

O.067 

— 

— 

— 

— 

— 

O.073 

O.031 

O.0275 

O.O13 

6 

8 

O.088 

O.031 

O.0285 

— 

6 

7-8 

(A 

suivre.) 

1.  C'est-à-dire  à  l'exclusion  des  genres  Diploneis,  Caloneis,  Pinnularia, 
Trachyneis  et  aussi  des  Naviculae  fiunctatae  et  lyratae  qui,  d'après  mon 
opinion,  doivent  former  un  genre  à  part,  les  deux  (ou  quatre)  plaques  reposant 
invariablement  sur  les  valves  et  non  pas  sur  les  connectifs,  comme  chez  toutes 
les  autres  Navicules. 

2.  Études  sur  l'endochrome  des  Diatomées,  l.  c,  p.  12,  pi.  II,  fig.  4-5. 


Le  Gérant  :  Louis  Moeot. 


Paris.  •  J.  Mersch,  imp.,  46''»,  Av.  do  Châtillon. 


i6e  ANNEE  N°  n  NOVEMBRE  içb*. 

JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

LA  DOUBLE  FÉCONDATION   CHEZ  LES  CRUCIFÈRES 

Par  M.  L.  GUIGNARD. 

Les  observations  qui  suivent  sont  le  développement  d'une 
Note  communiquée  récemment  à  l'Académie  des  Sciences  (i) 
sur  la  double  fécondation  chez  les  Crucifères.  Bien  que  les  phé- 
nomènes observés  ressemblent  beaucoup  à  ceux  que  j'ai  déjà 
signalés  dans  trois  autres  familles  de  Dialypétales,  les  Renon- 
culacées,  les  Résédacées  et  les  Malvacées,  étudiées  dans  ces 
derniers  temps  (2),  il  m'a  semblé  qu'il  n'était  pas  complètement 
superflu  de  les  exposer  brièvement,  avec  quelques  figures  à 
l'appui.  Mes  recherches  ont  porté  sur  le  Capsella  Bursa  pas- 
torts  et  le  Lepidium  sativîtm. 

Dans  ces  deux  espèces,  comme  du  reste  dans  la  plupart  des 
autres  représentants  de  la  famille,  les  ovules  sont  relativement 
petits  ;  mais  les  coupes  en  série  pratiquées  dans  l'ovaire  aplati, 
dont  les  loges  sont  multiovulées  dans  la  première  espèce,  uni- 
ovulées  dans  la  seconde,  permettent  néanmoins  d'arriver  assez 
facilement  au  but.  Les  ovules  sont,  comme  on  sait,  campylo- 
tropes  et  bitégumentés. 

A  l'état  adulte,  c'est-à-dire  peu  de  temps  avant  la  féconda- 
tion, l'ovule  du  Capsella  examiné  dans  son  plan  de  symétrie 
offre  la  forme  et  la  structure  représentées  dans  la  fig.  1 .  Le  tégu- 
ment externe  est  formé  par  deux  assises  cellulaires,  dont 
l'une  se  dédouble  vers  le  sommet  (fig.  1  et  4)  ;  les  bords  épaissis 
laissent  entre  eux  un  espace  libre,  assez  large  au  sommet,  for- 
mant le  canal  de  l'exostome.  En  rampant  à  la  surface  du  funicule 
ovulaire  (voir  fig.  16  et  19  empruntées  au  Lepidium) ,  le  tube 
pollinique  n'a  aucune  résistance  à  vaincre  pour  arriver  jusqu'au 
sommet  du  tégument  interne.  Celui-ci,  formé  de  deux  assises 
cellulaires  dans  sa  région  supérieure,  de  trois  assises  sur  le  reste 


1.  Comptes-Rendus,  septembre  1902. 

2.  L.  Guignard,  Nouvelles  recherches  sur  la  double  fécondation  chez  les 
végétaux  angiospermes  (Comptes-Rendus  Acad.  des  Se,  1900).  La  double 
fécondation  chez  les  Renonculacées  (Journal  de  Botanique,  t.  XV,  1901). 


362  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

de  sa  surface,  a  ses  bords  accolés,  de  sorte  qu'il  n'y  a  pas  de 
canal  d'endostome  apparent  ;  néanmoins,  c'est  toujours  à  cet 
endroit  que  le  tube  pollinique  pénètre  jusqu'au  sac  embryon- 
naire (1). 

Les  deux  tiers  supérieurs  du  nucelle  sont  entièrement  résor- 
bés, y  compris  l'épiderme,  et  le  sac  embryonnaire  s'applique 
directement  contre  le  tégument  ovulaire  interne.  Avec  la  région 
basilaire  du  nucelle,  le  sac  forme  une  sorte  de  tube  en  U,  à 
branches  inégales  et  écartées  ;  la  plus  longue,  occupée  tout 
entière  par  le  sac,  peut  être  appelée  branche  micropylaire  et  la 
plus  courte,  renfermant  le  tissu  résorbé  du  nucelle,  branche  cha- 
lazienne.  Le  tissu  de  la  base  du  nucelle  persiste  pendant  assez 
longtemps  après  la  fécondation,  pendant  le  développement  de 
la  graine. 

L'appareil  sexuel  présente  la  structure  normale.  Par  ses  plus 
grandes  dimensions,  son  noyau  plus  gros  et  rapproché  de  la 
base,  l'oosphère  se  distingue  très  nettement  des  synergides. 
Tantôt  celles-ci  se  trouvent  de  chaque  côté  du  plan  de  symé- 
trie (fig.  1  et  3)  ;  tantôt  elles  sont  situées  du  même  côté  (fig.  2 
et  4).  La  fusion  des  noyaux  polaires  est  très  tardive  et,  si  l'on 
n'avait  observé  avec  attention  le  sac  embryonnaire  au  moment 
où  les  tubes  polliniques  se  dirigent  vers  les  ovules,  on  pourrait 
croire  que  les  noyaux  polaires  restent  distincts  jusqu'à  la  péné- 
tration des  éléments  mâles  dans  le  sac.  Les  stades  des  fig\  2  et  3, 
par  exemple,  sont  quelque  peu  antérieurs  à  la  germination  du 
pollen  sur  le  stigmate.  Dans  la  fig.  1,  la  fusion  a  commencé, 
mais  les  nucléoles  des  noyaux  polaires  sont  encore  distincts  ; 
elle  est  achevée  dans  la  fig.  2.  Il  arrive  parfois  que  le  stade  de 
la  première  figure  n'est  pas  encore  dépassé,  alors  que  le  tube 
pollinique  commence  à  cheminer  dans  l'exostome.  Le  noyau 
secondaire  est  toujours  très  voisin  de  l'oosphère.  Quant  aux 
antipodes,  elles  paraissent  réduites  à  leurs  noyaux,  relative- 
ment petits  et  situés  dans  le  protoplasme  de  la  base  du  sac,  au 
contact  du  tissu  qui  forme  la  branche  chalazienne  du  nucelle  ; 
ces  noyaux  se  résorbent  presque  aussitôt  après  la  fécondation. 


1.  Dans  un  travail  antérieur,  j'ai  déjà  décrit  les  caractères  anatomiques  des 
téguments  du  Capsella  et  des  autres  Crucifères  {Recherches  sur  le  développe- 
ment de  la  graine  et  eu  particulier  du  tégument  séminal,  journal  de  Bota- 
nique, 1893). 


L.  Guignard.  —  La  double  fécondation  ches  1rs  Crucifères.  \6% 

Les  deux  tiers  inférieurs  du  sac  embryonnaire  sont  occupés  par 
une  grande  vacuole. 

Le  tube  pollinique,  très  grêle,  rampe  à  la  surface  du  funi- 
1 


Capsella  Bur.ta  pasloris  (Gr.  500).  —  Fig.  1  :  Coupe  de   l'ovule    adulte    dans   son  pla    end 
symétrie,  avant  l'arrivée    du    tube  pollinique;    la  fusion  des  noyaux  polaires  est   encore 
incomplète;   Te,   Ti,  téguments;    nu,  reste  du    nucelle.  —   Fig.  2  et  3  :  partie  supérieure 
de    deux     sacs    embryonnaires,     montrant    la    position    variable     des    synergides     et    les 
noyaux  polaires  encore   distincts  l'un    d^    l'autre.   —    Fig.    4  :     stade   plus  avancé,  a 
noyau  secondaire,  complètement  formé.  —    Fig.  5  :  fusion    dis   deux  noyaux   m.i 
le  noyau  de  l'oosphère  et  le  noyau  secondaire.   —    Fig.  6  :  noyau  mâle  encore  visibl 
contact    du   novau    de   l'oosphère;    division    presque    achevée   du    noyau   secondaire.  — 
Fig.  7  :  stade  plus  avancé  que  le  précédent. 

cule  ovulaire  en  s'incurvant  de  façon  variable  et  pénètre  dans 
l'exostome  largement  ouvert,  surtout  au  sommet.  La  fig.  16 
qui  le  représente  dans  le  Lepidium  au  moment  où  son  extré- 


364  JOURNAL  DE  ROTAN1QUE 

mité  vient  d'atteindre  le  sommet  du  tégument  interne,  pourrait 
tout  aussi  bien  s'appliquer  au  Capsella. 

C'est  pendant  la  progression  du  tube  pollinique  que   l'on 
observe  le  mieux  les  deux  gamètes  mâles.  Très  rapprochés  l'un 


Caf>sclla  Bursa  pastoris.  —  Fig.  8  à  12  (Gr.  230)  :  sacs  embryonnaires  montrant  la  for- 
mation successive  des  noyaux  d'albumen.  —  Fig.  13  (Gr.  100)  :  es,  cellule  supérieure  du 
filament  suspenscur  fortement  renflée;  e,  embryon;  les  noyaux  d'albumen  libres  occu- 
pent  la  paroi  du  sac  et  ont  été  représentés  en  faisant  varier  la  mise  au  point.  —  Fig.  14 
(Gr.  60)  :  stade  plus  avancé  du  développement;  les  noyaux  d'albumen  sont  encore  libres 
dans  toute  l'étendue  du  sac  embryonnaire. 

de  l'autre,  dans  la  plupart  des  cas,  ils  ont  la  forme  de  petits 
corps  ovoïdes  ou  très  faiblement  allongés,  paraissant  consti- 
tués presque  entièrement  par  de  la  substance  nucléaire  ;  c'est  à 
peine  si  on  arrive  à  distinguer,  à  la  périphérie,  une  mince  au- 
réole très  peu  colorable,  représentant  un  cytoplasme  propre. 
Le  tube  pollinique  s'amincit  encore  en  traversant  l'endos- 


L.  Guignaed.  —  La  double  fécondation  chez  les  Crucifères.  ^65 

tome.  Dès  qu'il  est  arrivé  sur  le  sommet  du  sac  embryon* 
naire,  la  sortie  des  gamètes  mâles  est  si  rapide  et  leur  union 
respective  avec  les  noyaux  femelles  si  prompte,  qu'il  ne 
m'est  pas  arrivé  de  les  observer  avant  leur  accolement  avec  ces 
derniers  noyaux.  L'une  des  synergides  est  désorganisée  par 
cette  pénétration  ;  l'autre,  dans  la  majorité  des  cas,  conserve 
encore  pendant  quelque  temps  sa  structure  et  son  aspect  pri- 
mitif avant  de  se  résorber  (fig.  7). 

Au  contact  des  noyaux  femelles,  les  noyaux  mâles  grossis- 
sent rapidement  et  deviennent  plus  manifestement  granuleux 
(fig.  5).  Comme  chez  les  autres  plantes,  c'est  celui  qui  s'est  uni 
au  noyau  secondaire  qui  grossit  le  plus  vite  et  se  fusionne  le 
plus  promptement  avec  lui  ;  aussitôt  la  fusion  accomplie,  le 
noyau  secondaire  fécondé  entre  en  division  pour  donner  l'albu- 
men. Parfois  cette  division  est  presque  terminée  alors  que 
l'autre  noyau  mâle  est  encore  reconnaissable  au  contact  du 
noyau  de  l'oosphère  (fig.  6). 

Les  deux  premiers  noyaux  d'albumen  s'écartent  l'un  de 
l'autre  (fig.  7)  et  se  placent  en  général  contre  la  paroi  du  sac  em- 
bryonnaire, l'inférieur  descendant  au  voisinage  de  la  courbure 
de  cet  organe  avant  de  se  diviser  (fig.  8).  Puis  les  noyaux 
d'albumen,  en  se  multipliant,  se  répartissent  sur  toute  la  lon- 
gueur du  sac,  dans  la  couche  protoplasmique  pariétale  (fig.  9, 
10,  11,  12).  L'agrandissement  de  la  cavité  s'accentue  bientôt  au 
niveau  de  la  courbure,  la  branche  micropylaire,  qui  renferme 
l'embryon,  restant  relativement  étroite  (fig.  13). 

C'est  après  la  formation  des  quatre  premiers  noyaux  de 
l'albumen  que  se  produit  la  division  de  l'œuf.  La  cloison  trans- 
versale qui  apparaît  établit  la  ligne  de  démarcation  entre  le  sus- 
penseur  et  l'embryon  proprement  dit,  dont  le  développement 
est  depuis  longtemps  connu.  La  cellule  supérieure  du  suspen- 
seur  filamenteux  définitivement  constitué  se  renfle  à  un  moment 
donné  en  forme  de  vésicule  allongée,  qui  se  dilate  et  surpasse  en 
diamètre  la  largeur  de  la  branche  micropylaire  du  sac,  occupée 
par  les  autres  cellules  du  filament  et  par  le  globule  embryon- 
naire (fig.  13). 

Les  noyaux  d'albumen  restent  libres  pendant  assez  longtemps, 
à  la  fois  sur  la  paroi  du  sac  et  dans  le  protoplasme  qui  recouvre 
l'embryon  (fig.  14).  Lorsque  les  cotylédons  ont  commencé  à  se 


7,66  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

former,  les  cloisons  apparaissent  d'abord  autour  de  l'embryon, 
ensuite  sur  les  parois  latérales  et  profondes  du  sac  embryonnaire. 

L'ovule  du  LepidiuîJi  sativum,  plus  gros  que  celui  du  Cap- 


Lepidinni  sativum.  —  Fig.  15  (Gr.  200)  :  coupe  de  l'ovule  adulte  dans  son  plan  de  symé- 
trie, peu  de  temps  avant  la  fécondation.  —  Fig.  16  (Gr.  330)  :  partie  supérieure  d'un 
ovule  au  moment  où  le  tube  pollinique  arrive  à  travers  l'exostome  au  sommet  du 
tégument  interne;  ép,  ép,  restes  de  l'épiderme  du  nucelle  au  sommet  du  sac  embryon- 
naire; noyau  secondaire  du  sac  définitivement  formé  par  fusion  des  noyaux  polaires; 
ng,  ng,  gamètes  mâles. 

sella,  possède  des  téguments  un  peu  plus  épais  (i).  L'exostome 
est  largement  ouvert.  Le  sac  embryonnaire  a  pris  la  place  du 
nucelle  dans  les  deux  tiers  supérieurs  de  cet  organe  (fig.  15). 
Toutefois,  dans  l'ovule  adulte,  on  aperçoit  encore  au  sommet 

1.  J'en  ai  décrit  la  structure  dans   le    travail   déjà    cité.   {Recherches  sur  le 
tégument  de  la  graine,  etc.,  p.  3  à  7.) 


L.  Guignaro.  —  La  double  fécondation  ches  les  Crucifères.  367 

du  sac  une  sorte  de  calotte  réfringente  avec  quelques  amas 
chromatiques,  qui  ne  paraissent  être  autre  chose  que  des  restes 
de  lepiderme  du  nucelle  (tig.  16,   17).  L'appareil  sexuel  offre 


â  t>:  '/■ 


Lepidium  sativum.  —  Fig.  17  (Gr.  500)  :  partie  supérieure  du  sac  embryonnaire  montrant 
l'appareil  sexuel  et  le  noyau  secondaire  avant  la  fécondation.  —  Fig.  18  (Gr.  500)  : 
fusion  des  noyaux  mâles,  ng,  ng,  avec  le  noyau  de  l'oosphère  et  le  noyau  secondaire. 
—  Fig.  19  (Gr.  330)  :  tube  pollinique  encore  visible  dans  l'exostome  après  la  féconda- 
tion; la  substance  du  noyau  mâle  qui  s'est  unie  avec  le  noyau  de  l'oosphère  est  encore 
distincte;  formation  de=.  deux  premiers  noyaux  de  l'albumen.  —  Fig.  20  (Gr.  220), 
sommet  d'un  sac  embryonnaire  montrant  le  suspenseur  et  l'embryon  globuleux  entourés 
par  un  protoplasme  d'aspect  réticulé,   dans  lequel  sont  disséminés  des  noyaux  d'albumen. 


le  même  aspect  que  dans  le    Capsella;  la  fusion   des  noyaux 
polaires  y  est  un  peu  moins  tardive. 

La  fig.  16  représente  un  tube  pollinique  arrivé  à  travers 
l'exostome,  au  sommet  du  tégument  interne  dont  les  bords  sont 
assez  étroitement  accolés.  Son  extrémité  était  nettement  arron- 
die et,  à  peu  de  distance,  se  trouvaient  les  deux  éléments  mâles, 
fort  rapprochés  l'un  de  l'autre  ;  on  n'apercevait  pas  le  noyau 


368  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

végétatif  du  tube.  Ces  deux  cellules  mâles  sont  déjà  formées 
dans  le  grain  de  pollen  avant  sa  germination,  du  moins  dans  le 
Lepi'diiim,  car  il  est  possible  qu'il  n'en  soit  pas  de  même  chez 
toutes  les  Crucifères.  Pendant  l'accroissement  du  tube,  on 
remarque  qu'elles  restent  toujours  très  voisines  l'une  de  l'autre. 

Ici  encore,  la  pénétration  des  éléments  mâles  et  leur  arrivée 
au  contact  des  noyaux  femelles  s'effectue  avec  une  telle 
rapidité  qu'il  ne  m'a  pas  été  possible  de  les  rencontrer  à 
l'état  libre.  Dans  la  fig.  18,  les  deux  corps  nucléaires  mâles 
sont  situés  l'un  et  l'autre  à  la  partie  supérieure  du  noyau  de 
l'oosphère  et  du  noyau  secondaire  ;  ils  ont  déjà  grossi  et  pré- 
sentent l'état  granuleux,  ainsi  que  la  différence  de  volume  que 
l'on  observe  dans  les  autres  cas  quelque  temps  après  leur  acco- 
lement  avec  ces  deux  noyaux.  On  peut  remarquer  aussi  que  le 
noyau  secondaire,  qui  m'a  toujours  paru  être  très  rapproché 
de  l'oosphère  avant  la  fécondation  (fig.  17),  se  trouve  ici  à 
quelque  distance.  Pendant  sa  fusion  avec  le  noyau  mâle,  il  des- 
cend en  effet  dans  le  protoplasme  du  sac  avant  de  se  diviser 
et  de  donner  les  deux  premiers  noyaux  d'albumen.  La  position 
de  ces  deux  noyaux  dans  la  fig.  19,  montre  que  la  division  a  dû 
se  produire  à  une  certaine  distance  du  sommet  du  sac. 

Les  noyaux  d'albumen  se  multiplient  dans  la  couche  proto- 
plasmique  qui  revêt  la  paroi  du  sac  et  se  trouvent  bientôt  répar- 
tis dans  toute  sa  longueur.  Le  protoplasme  s'accumule  autour 
de  l'embryon  qu'il  entoure  complètement  (fig.  20).  En  cet  en- 
droit, il  forme  un  amas  d'aspect  réticulé,  avec  de  nombreux 
noyaux  disséminés  dans  toute  son  épaisseur.  Dans  les  autres 
parties  du  sac,  les  noyaux  n'occupent  pendant  assez  longtemps 
que  la  périphérie  de  la  cavité.  Plus  tard,  lorsque  l'embryon  a 
atteint  environ  le  tiers  de  sa  grosseur  définitive,  les  cloisons 
apparaissent  entre  les  noyaux  à  partir  de  la  périphérie  et  sur 
tout  le  pourtour  du  sac.  Le  tissu  d'albumen  formé  de  la  sorte 
n'a,  comme  on  sait,  qu'une  existence  éphémère  :  il  est  progres- 
sivement digéré  par  l'embryon  et  disparaît  pendant  la  matura- 
tion de  la  graine,  à  l'exception  de  son  assise  périphérique,  que 
j'ai  désignée  dans  mes  recherches  antérieures  sous  le  nom  Ras- 
sise proléique . 


J.  Maheu.  —  Recherches  anatomiques  sur  les  Ménispermacées.        369 

RECHERCHES  ANATOMIQUES 
SUR     LES    MÉNISPERMACÉES 

Par  M.  J.  MAHEU. 

Les  Ménispermacées  sont,  comme  l'on  sait,  des  plantes  des 
régions  tropicales  des  deux  hémisphères,  groupées  aujourd'hui 
en  30  genres  avec  125  espèces  environ.  Ces  plantes,  au  port 
très  variable,  sont  herbacées  ou  ligneuses,  dressées  ou  volubiles, 
grimpantes  ou  sarmenteuses  :  leur  tige  présente  fréquemment 
des  anomalies  de  structure  dont  quelques-unes  sont  déjà  bien 
connues.  Nous  avons  entrepris  depuis  quelque  temps  (1)  une 
série  de  recherches  anatomiques  concernant  les  plantes  de  cette 
famille,  et  dont  nous  ne  voulons  donner  ici  qu'un  premier 
aperçu. 

Au  point  de  vue  histologique,  les  Ménispermacées  peuvent 
être  réparties  en  deux  groupes:  i°  espèces  à  structure  nor- 
male ;  20  espèces  à  structure  anormale. 

Pendant  leur  jeune  âge,  le  développement  de  la  tige  ou  de  la 
racine  est  normal  et  la  structure  histologique  offre  un  certain 
nombre  de  caractères  constants  chez  toutes  les  plantes  de  cette 
famille. 

I.  —  Histologie  comparée  de  la  tige. 

Le  parenchyme  cortical,  souvent  collenchymateux,  est  pour- 
vu d'éléments  de  soutien,  fibres  ou  sclérites  plus  ou  moins  allon- 
gés, à  parois  ponctuées;  parfois  on  rencontre  également  des 
amas  de  cellules  scléreuses  épaisses  à  peu  près  isodiamétriques. 

L'apparition  du  périderme  est  toujours  tardive,  et  son  ori- 
gine est  différente  avec  les  espèces  :  épidermique  chez  le  T2110- 
mitiumpetîo lare  Miers;  sous-épidermique  chez  la  plupart  des 
Menispermum;  cortical  assez  souvent  et  même  péricyclique, 
comme  chez  le  Cïssampelos  obovata  DC.  La  région  péricyclique 
est  fréquemment  fibreuse,  et  souvent  aussi  les  ilôts  de  fibres 
sont  réunis  entre  eux  par  des  cellules  scléreuses  formant  ainsi 
un  anneau  mécanique  complet  ;  c'est  ainsi  le  cas  général  chez  les 

1.  J.  Maheu  :  Produits  fournis  à  la  Matière  médicale  par  la  famille  des  Méni- 
spermacées. {Mémoire  manuscrit  déposé  à  l'Ecole  de  Pharmacie  de  Paris. 
Concours  pour  le  Prix  Menier,  1900.) 


37o  JOURNAL  DR  BOTANIQUE 

espèces  appartenant  à  28  genres  parmi  lesquels  :  Abîita,  Ana- 
mirta,  Chasmanthera ,  Jatheorhiza,  Cissampelos,  Chondroden- 
dron,  Menispermum,  Cocculus,  Parabasna,  Pachygone,  etc. 

Le  liber  est  toujours  parenchymateux,  formant  une  zone 
criblée  annulaire,  ou  bien  des  amas  criblés  isolés,  possédant  à 
leur  partie  externe  des  bandes  de  tissu  primaire  écrasé. 

Les  faisceaux  ligneux,  toujours  séparés  dans  le  jeune  âge, 
sont  en  très  grand  nombre,  parfois  jusqu'à  60  (Coccinium) ,  et 
restent  souvent  isolés  les  uns  des  autres  par  de  larges  rayons 
médullaires.  Ils  comprennent  des  fibres  ponctuées  étroites 
{Mem'spermum),  ou  larges  (Tinomtscium)  ;  les  vaisseaux  ont 
eux-mêmes  des  dimensions  très  variables,  suivant  que  Ton 
s'adresse  aux  plantes  dressées  ou  grimpantes.  Le  Cocculus  lau- 
rifolius  a  des  vaisseaux  de  60  \l  de  diamètre  environ,  ceux  du 
Menispermum  canadense ,  qui  est  une  liane,  atteignent  120  p.. 

Le  cylindre  central  des  lianes  de  cette  famille  est  profondé- 
ment divisé  par  des  lames  parenchymateuses  ;  il  appartient  au 
«  type  Aristolochia  »  de  Schenck  (1). 

La  croissance  en  épaisseur  est  lente  et,  dans  bon  nombre 
d'espèces,  la  structure  devient  tout  à  fait  anormale  et  présente 
des  couches  libéro-ligneuses  plus  ou  moins  excentriques, 
reliées  les  unes  aux  autres  par  des  îlots  de  sclérenchyme  ;  tels 
sont:  Abuta  rufescens  Aublet,  Selloana,  Chondrodendron  tomen- 
tosum  R.  et  P.  ;  de  nombreux  Chasmanthera,  Anomospermum 
Schomburkii  Miers,  grandifolium  Miers,  Cissampelos  mauri- 
tiana  Wall.,  incanus  Miers,  Pachygone  domingensis  Eichl., 
Chondrodendron  sp.!  Knig.  ;  le  Zaniagar,  etc. 

On  sait  que  GÉRARD  (2)  admet  que  ces  formations  sont  d'ori- 
gine tertiaire,  naissant  dans  un  parenchyme  secondaire  issu  lui- 
même  de  l'endoderme  pour  la  tige  et  du  péricycle  pour  la  racine. 
Chacune  des  assises  de  ce  parenchyme  deviendrait  successive- 
ment génératrice  de  dedans  en  dehors,  et  le  nombre  des  couches 
cribro-vasculaires  est  indéfini. 

Anomalies  de  structure.  —  i°  Dans  le  parenchyme  cor- 
tical. —  Certains  Menispermum  possèdent  dans  l'écorce  des 
arcs  libéro-ligneux  surnuméraires,  orientés  normalement,  pro- 
venant du  fonctionnement  local  de  cambiums  restreints,  diffé- 

1.  Schenck  :  Anatomie  der  Lianen.  i  vol.  Leipsig-,  1893.  62,  70,  353,  pi.  II  et  III. 

2.  Gérakd  :  Sur  les  formations  anormales  des  Ménispermées.  C.  R.,  1886. 


J.  Maheu.  —  Recherches  anaiomiques  sur  les  Ménisfermacées.        371 

rendes  au  milieu  du  tissu  cortical.  Ces  formations  sont  identiques 
à  celles  de  diverses  plantes  appartenant  aux  familles  des  Schi- 
zandrées,  Lardizabalées  et  Aristolochiacées. 

2°  Dans  l'endoderme.  —  On  peut  les  signaler  chez  le  Pareira 


Fig.  i.    —    Feuille    de    Bnrasaïa     madagascarie7isis    (coupe   transversale)   :    e,    épiderme 
//,    hypoderme  ;   mf>,   mésophylle  palUsadique  ;    m,  inésophylle    lacuneux  ;  Se,  sclérites; 
end,  endoderme;  sel,  sclérenchyme ;  B,  bois;   C,  cambium;  L,  liber. 

brava  R.  et  P.  et  le  Coccultis  laurifolius  DC,  et  voici  leur  mode 
particulier  de  différenciation.  Aux  dépens  de  l'endoderme,  il 
apparaît  d'abord  une  zone  de  tissu  cortical  secondaire,  et  c'est 
dans  ce  nouveau  parenchyme  que  prennent  naissance  des  arcs 
cribro-vasculaires  surnuméraires  complétant  le  système  général 
libéro-ligneux. 

3°  Dans  le  péricycle.  —  L'apparition  de  formations  surnu- 
méraires dans  cette  région  a  déjà  fait  l'objet  de  nombreuses 
recherches,   en    particulier    de    MOROT    (i),    de    HÉRAIL    (2), 


1.  Morot  :  Recherches  sur  le  péricycle.  Ami.  Se.  nat.  Bot.,  1885,  6e  s.,  XX. 

2.  Hérail  :  Recherches  sur  l'anatomie  comparée  de  la  tige  des  Dicotylédones. 
Ann.  se.  nat.  Bot.,  1889,  f  s.,  II. 


372  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

SCHENCK(i),  etc.  Elles  sont  identiques  à  celles  des  Phytolac- 
cacées,  et  à  la  liste  des  plantes  déjà  citées  par  les  auteurs 
précédents  nous  pouvons  ajouter  les  Cocculus  Lasaba  DC.  et 
Cissampelos  Pareira.  Les  cercles  de  faisceaux  libéro-ligneux 
péricycliques  apparaissent  dès  la  seconde  année. 

4°  Par  fonctionnement  irrégîdier  du  cambùim  normal.  — 
Dans  le  Coccultis  Thunbergii,  le  Cissampelos  hexandra,  le  cam- 
bium  peut  être  inactif,  par  places  ou  progressivement  sur  toute 
sa  surface  ;  il  apparaît  alors  en  dehors  de  lui  une  nouvelle  assise 
génératrice. 

L'activité  du  premier  cambium  ayant  cessé  progressivement, 
il  se  forme  de  nouvelles  formations  intravasculaires  en  anneaux 
ou  en  arcs  successifs  qui  apparaissent  dans  la  zone  interne  de  l'é- 
corce;  de  là  les  structures  anormales  rencontrées,  par  exemple, 
chez  le  Cocctdus  platyphylla,  X Anomospenmim  grandiflorum, 
VAbiita  Sellionna,  le  Cissampelos  manritiana.  Dans  cette 
dernière  espèce,  on  observe  souvent  des  îlots  de  parenchyme 
inclus  dans  les  faisceaux  ligneux  fortement  sclérifiés  et  ayant 
l'apparence  de  tissu  criblé  intraligneux,  mais  dans  lequel  nous 
n'avons  pu  jusqu'à  ce  jour  retrouver  d'éléments  criblés. 

En  ce  qui  concerne  ces  anomalies  de  structure,  la  même 
question  s'est  posée  à  l'esprit  des  divers  observateurs  qui  se 
sont  occupés  de  la  question.  Quelles  sont  les  causes  de  leur 
apparition?  Les  conditions  biologiques  de  la  végétation  de  ces 
plantes  expliquent-elles  suffisamment  des  particularités  anato- 
miques?  En  un  mot,  faut-il  voir,  dans  le  développement  des 
faisceaux  surnuméraires  et  dans  la  dislocation  du  cylindre  cen- 
tral, une  simple  adaptation  au  mode  de  vie  (lianes). 

VAN  TlEGHEM  et  Herail  nient  cette  dernière  hypothèse,  en 
se  basant  sur  ce  fait  que  le  Cocculus  lauri/blius  DC.  est  un 
arbre  dressé  possédant  des  formations  anormales,  tandis  qu'au 
contraire  celles-ci  n'existent  pas  chez  des  lianes  telles  que  :  Coc- 
culus caroliuus  DC,  Menispermitm  cauadense  L.,  Anamirta 
Cocculus  Wight  et  Arn. 

Pour  SCHENCK,  le  cycle  des  adaptations  est  plus  ou  moins 
limité  :   les  divers  échelons  de  ce   cycle  seront  d'autant  plus 

i.  Schenck  :  Anat.  d.  Lianen,  loc.  cit. 


J.  Maheu.  —  Recherches  anatomiques  sur  les  Ménispermacces.        373 

nombreux  pour  un  groupe  biologique  que  ce  dernier  comprend 
un  plus  grand  nombre  de  représentants;  dans  les  derniers  éche- 
lons adaptationnels  les  mêmes  particularités  anatomiques  pour- 


Fig.  2.  —  Feuille  de  Burasaïa  gracilis  (coupe  transversale)  :  ep,  épiderme;  se,  sclérites; 
end,  endoderme  ;  sel,  sclérenchyme  à  cellules  canaliculées;  B,  bois;  L,  liber;  m,  méso- 
phylle. 

ront  manquer,  mais  le  cas  le  plus  général  étant  l'anomalie,  ce 
caractère  devient  franchement  caractéristique.  Le  rôle  de  l'adap- 
tation paraît  dès  lors  indubitable. 

La  tige,  dans  sa  jeunesse,  conserve  la  structure  normale,  puis 
se  modifie  tardivement,  se  soumettant  pour  ainsi  dire  à  de  nou- 
velles conditions  d'existence.  Les  modifications  qui  apparaissent 
ainsi  tendent  vers  le  même  but,  qui  est  la  conservation  de 
l'espèce,  puis  sa  reproduction.  Ces  particularités  de  structure 
une  fois  acquises,  le  végétal  peut  les  conserver,  et  donner  par 


374  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

atavisme,  au  bout  d'un  nombre  considérable  de  générations,  des 
types  qui  dès  leur  naissance  seront  aptes  à  développer  les 
organes  nécessaires  à  leur  manière  de  vivre.  Cette  hypothèse 
est  appuyée  par  les  expériences  de  DE  VRIES  qui  a  pu  fixer  la 
monstruosité  à  tige  tordue,  par  croisements  d'individus  anor- 
maux sélectionnés,  chez  le  Dïftsacus  sîlvestris,  et  obtenir  jusqu'à 
40  °/0  d'individus  anormaux.  Des  modifications  analogues  ont 
pu  se  produire  ainsi  chez  les  Ménispermacées  et  devenir  ensuite 
héréditaires. 

Pour  quelques  auteurs  le  morcellement  du  corps  ligneux 
favorise  la  torsion  des  lianes  ;  HABERLANDT  considère  cette  dis- 
position comme  un  moyen  de  défense  du  liber  aux  flexions  et 
à  l'écrasement  produit  par  la  pression  radiale  dans  l'accroisse- 
ment du  tronc.  Les  différenciations  histologiques  surviennent 
dès  le  moment  où  l'adaptation  commence  à  se  manifester  par  la 
torsion  du  tronc,  les  faisceaux  libéro-ligneux  se  disloquent  alors 
et  la  tige  acquiert  ainsi  une  plus  grande  flexibilité.  Le  mouve- 
ment de  torsion  continuant,  l'enroulement  peut  devenir  inverse 
(ce  que  l'on  observe  sur  une  corde  fortement  tordue)  et  ainsi 
s'expliquerait  à  notre  avis  la  dislocation  de  la  racine,  dont  la 
structure  se  modifie  seulement  par  contre-coup.  Après  cette  dis- 
location la  tige  n'offrant  plus  la  rigidité  nécessaire  pour  la 
garantir  de  l'écrasement,  il  apparaît,  dans  les  divers  paren- 
chymes, des  cordons  de  soutien,  fibres  ou  sclérites,  et  le  péri- 
cycle  se  lignifie  à  son  tour  (Coccuhis  TJittnbergîi  DC). 

Le  développement  excentrique  des  couches  libéro-ligneuses 
peut  s'expliquer  par  la  pression  de  la  tige  contre  l'arbre  lui 
servant  de  soutien,  les  couches  se  développant  surtout  dans  le 
sens  où  elles  rencontrent  le  minimum  de  résistance  ;  de  plus,  ce 
côté  libre  recevant  plus  de  rayons  lumineux  doit  aussi  s'accroître 
davantage  comme  le  prouvent  les  observations  faites  sur  les 
arbres  en  bordure  des  forets. 

Quelles  que  soient  les  explications  que  l'on  cherche  à  donner 
de  ces  anomalies,  il  n'en  paraît  pas  moins  certain  qu'il  existe  une 
corrélation  directe  entre  la  manière  de  végéter  de  ces  lianes 
Ménispermées  et  leur  structure  anatomique. 


J.  Maheu.  —  Recherches  anatoniiqucs  sur  les  Ménispermacées.        375 

II.   —  Feuille. 

Pétiole.  —  Le  système libéro-ligneux  du  pétiole  est  composé 
de  faisceaux  séparés,  disposés  en  arc  ouvert,  et  leur  disposition 
varie  seulement  dans  la  partie  basilaire  souvent  très  renflée. 


Fig.  3.  —  Feuille  de  Chasmanthcra  strigosa  (coupe  transversale)  :  e,  cellules  lignifiées; 
e,  épiderme  ;  Ce,  cellules  seléreuses  cristalligènes  ;  VA-  vaisseaux  annelés  ;  VS,  Vais- 
seaux spirales  ;  L,  liber;  PI,  parenchyme  libérien  collenchymateux;  Sel,  sclérenchyme  ; 
Pg,  poil  glanduleux. 

L'arc  s'étale  en  éventail  et  les  faisceaux  se  rangent  suivant  un 
plan  parallèle  aux  deux  faces  épidermiques  [Cissampelos 
Pareïrd)  ;  parfois  leur  disposition  normale  persiste  dans  le  trajet 
du  renflement  (Cocctdus  laurifolùis).  Dans  les  feuilles  dont  le 
pétiole  présente  un  renflement  double,  les  faisceaux  sont  répartis 
sur  un  plan  parallèle  aux  faces  épidermiques. 

La  seule  modification  histologique  que  présente  ces  renfle- 
ments, c'est,  avec  l'accroissement  naturel  du  tissu  parenehyma- 
teux,  la  disparition  du  tissu  fibreux  péricyclique. 


376  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

Limbe.  —  Le  limbe  de  la  feuille,  peu  sensible  aux  varia- 
tions biologiques,  nous  fournit  un  certain  nombre  de  caractères 
communs  peu  variables. 

L'épiderme  vu  de  face  est  formé  de  cellules  hexagonales 
plus  petites  à  la  face  inférieure.  Stomates  à  la  face  inférieure 
seulement  et  semblant  se  développer  de  la  même  manière  que 
chez  les  Magnoliacées  et  les  Anonacées.  Dans  les  Coccuhis  lau- 
rifolùts  DC.  et  C.caroh'nus  DC,  les  cellules  latérales,  paral- 
lèles à  l'ostiole,  sont  encore  visibles  sur  les  feuilles  adultes;  il 
en  est  souvent  de  même  pour  Y  A  nantir  la  Cocciilus.  Mais  dans 
les  espèces  dont  l'épiderme  inférieur  est  fortement  onduleux, 
comme  dans  les  Cissampelos  et  le  Menispermum  canadense  L., 
ces  cellules  se  confondent  plus  ou  moins  avec  les  cellules  épider- 
miques  avoisinantes. 

L'insuffisance  de  nos  échantillons  ne  nous  a  pas  permis 
d'étudier  avec  tout  le  soin  possible  les  trichomes-hydathodes 
dont  parle  Haberlandt  dans  VAnamzrta.  Nous  espérons  pou- 
voir revenir  prochainement  sur  ce  sujet. 

La  cuticule  est  lisse  (Cocculus  laurifolms  DC.)  ou  ondu- 
leuse  sur  les  deux  faces  de  la  feuille  {Cissampelos,  Anamirià), 
enfin  onduleuse  sur  une  face,  lisse  sur  l'autre  {Menispermum. 
canadense 'L,.);  elle  renferme  parfois  des  cristaux  clinorhom- 
biques  d'oxalate  de  chaux,  et  KRAUSS  a  constaté  chez  le  Coccu- 
lus  laurifolius  la  formation  de  cristaux  sous  l'influence  de  l'alcool 
ou  de  la  glycérine  (i).  La  face  inférieure  de  certains  Cissam- 
pelos est  pourvue  de  bâtonnets  cireux. 

Auer  signale,  dans  V Anomospermum  retictilalum,  la  gélifi- 
cation  complète  des  parois  des  cellules  épidermiques  dont  il  ne 
subsiste  que  la  cuticule  ;  cette  transformation  mucilagineuse 
existe  de  même  chez  le  Cissampelos  Pareira,  mais  elle  est  moins 
complète. 

Quelques  espèces  possèdent  un  hypoderme  dont  la  présence 
est  parfois  un  excellent  caractère  taxonimique.  C'est  ainsi  que 
le  Burasaïa  madagascariensis  DC.  (fig.  i)  est  la  seule  espèce 
de  ce  genre  présentant  un  revêtement  hypodermique  de  deux 
assises  de  cellules.  Il  semble  donc  que  l'anatomie  donne  pleine- 
ment raison  à  ceux  des  botanistes  qui  rapprochaient  cette  plante 

i.  Krauss.  Pringsheim's  Jarhb.,  1870,  VIII,  421-426. 


J.  Maheu.  —  Recherches  anatomiques  sur  les  Ménispermacées .        377 

de  X  Anamirta  Coccitlus  et,  comme  eux,  nous  inclinons  à  penser 
que  cette  espèce  doit  être  exclue  du  genre  Biirasaïa  (fig.  2)  et 
devenir  Y  Anamirta  madagascariensis . 

Les  poils    glanduleux    des   Ménispermacées    (fig.    3)    sont 
1-2- cellulaires  et  répartis  principalement  à  la  face  inférieure  des 


Fig.  4  —  Coupe  transversale  du  pédoncule  fructifère  d' 'Anamirta  Cocculus  :  e,  épiderme; 
Pc,  parenchyme  cortical;  end,  endoderme;  Sel,  sclérenchyme;  B,  liber;  VL,  vaisseaux 
ligneux;  Sm,  sclérenchyme  médullaire;  Se,  sclérite;  ms,  moelle  spongieuse. 

feuilles.  Les  poils  tecteurs  ne  se  rencontrent  que  chez  le  Chas- 
manthera  strz'gosa,  mais  ils  sont  alors  pluricellulaires  avec 
extrémité  souvent  lignifiée  (fig.  3). 

Le  mésophylle  est  d'ordinaire  bifacial  avec  une  seule  assise 
de  cellules  palissadiques,  ou  deux  [As pidocarya)  ou  même  trois 
{Fibraurea)  ;  on  doit  y  signaler  aussi  la  présence  fréquente  de 
sclérites  plus  ou  moins  rameux,  moins  nombreux  et  moins  bien 
développés  chez  les  espèces  cultivées  en  serres. 

Ce  sont  les  Btirasaïa  et  les  pédoncules  fructifères  &  Ana- 
mirta (fig.  4)  qui  renferment  ces  éléments  de  soutien  en  plus 
grande  quantité  et  le  mieux  développés. 


378  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

Le  système  fasciculaire  des  nervures  est  disposé  en  arc  pro- 
tégé par  le  sclérenchyme  fibreux  péricyclique,  dont  la  plupart 
des  éléments  sont  remplis,  dans  le  genre  Chasmanthera  par  un 
cristal  prismatique  d'oxalate  de  calcium  (fig.  3,  Ce). 

III.  —  Appareil  sécréteur. 

Dans  le  tissu  parenchymateux  du  pétiole  et  des  nervures, 
ainsi  que  dans  les  tissus  corticaux  et  médullaires  de  la  tige,  on 
rencontre  des  organes  sécréteurs  déjà  signalés  par  différents 
observateurs  et  considérés  par  Prantl  (i)  comme  comparables 
aux  files  des  cellules  tannifères  des  Sambucus. 

D'après  nos  observations,  ce  sont  en  effet  des  tubes  sécré- 
teurs très  allongés,  dépourvus  à  l'âge  adulte  de  parois  transver- 
sales, s'insinuant  entre  les  cellules  parenchymateuses  voisines 
et  parfois  très  difficiles  à  caractériser. 

On  peut  les  mettre  en  évidence  par  les  réactions  microchi- 
miques portant  soit  sur  la  membrane  (iode  et  chloroiodure  de 
zinc),  soit  sur  le  contenu  (sulfate  de  cuivre  ammoniacal  et  per- 
chlorure  de  fer).  Nous  espérons  bientôt  être  fixés  sur  la  nature 
réelle  de  ces  éléments,  qui  sont  vraisemblablement  de  véritables 
laticifères  inarticulés  à  contenu  riche  en  tannin. 

Parmi  les  observations  présentant  un  certain  intérêt  au 
milieu  de  nos  recherches,  notons  l'étude  du  Cocculus  toxiperus 
Weddell  qui  fait  partie  des  plantes  servant  à  la  confection  du 
curare  du  Haut-Amazone.  Cette  plante  n'est  pas  un  Cocculus 
et  doit  être  rapportée  au  genre  Strychnopsis. 

Une  autre  espèce  reçue  deSan-Salvador,  où  elle  est  employée 
sous  le  nom  de  Zaniagar,  appartient  au  genre  Cissampelos  ; 
elle  est  très  proche  sinon  identique  au  Cissampelos  hexau- 
dra  Roxb. 

1.  Die  natùrl.  Pflanzf.,  1II-2,  p.  79-80. 


C.  Sauvageau.  —  Remarques  sur  les  Sphacélariacàes.  379 

REMARQUES   SUR   LES   SPHACÉLARIACÉES 

{Suite.) 
Par  M.  Camille  SAUVAGEAU. 

B.  —  Sphacelaria  Harveyana  Sauvageau  mscr. 

M.  Perceval  Wright  a  bien  voulu  me  communiquer  un  cer- 
tain nombre  de  fragments  de  Cystophora,  triés  par  Harvey,  qui 
portaient  de  petites  touffes  largement  insérées,  de  1-3  millimè- 
tres de  hauteur,  et  marqués  simplement  :  «  Sphacelaria,  Cape 
Riche,  W.  Australia,  collected  by  W.  H.  Harvey.  »  Cette  plante 
que  j'appelle  5\  Harveyana  se  rapproche  plus  du  S.  Hystrix 
que  des  autres  espèces. 

Le  .S.  Harveyana  est  nettement  parasite;  les  filaments  s'en- 
foncent dans  le  Cystophora  sur  une  longueur  de  plusieurs  arti- 
cles, sans  le  déformer;  chaque  touffe  est  un  ensemble  de  petites 
touffes  élémentaires  qui  cependant  ne  m'ont  pas  semblé  reliées 
par  des  filaments  endophytes.  Les  filaments  dressés  ont  une 
grande  ressemblance  avec  ceux  du  >S\  Hystrix;  ils  n'émettent 
toutefois  aucun  rhizoïde  descendant  ;  j'ai  seulement  vu  plusieurs 
fois  des  rhizoïdes  irréguliers,  monosiphoniés,  nés  au  point 
d'émergence  des  touffes,  et  qui  rampent  à  la  surface  du  sub- 
stratum  sans  porter  aucun  filament  dressé;  peut-être  pénè- 
trent-ils dans  le  Cystophora  ?  L'accroissement  en  largeur  de  la 
touffe  se  fait  par  l'émergence  de  nouveaux  filaments  dressés. 

Les  filaments  principaux,  un  peu  plus  étroits  à  la  base, 
mesurent  en  leur  milieu  40-60  y-,  et,  suivant  leur  âge,  se  termi- 
nent par  un  long  sphacèle,  ou  en  pointe  avec  des  poils  plus 
rapprochés.  Les  articles  secondaires  sont  moins  hauts  que 
larges.  Les  rameaux  primaires  sont  nombreux,  isolés  ou 
opposés,  sympodiaux;  les  poils,  relativement  larges,  mesu- 
rent 12-15  V"' 

Je  n'ai  vu  aucun  propagule,  mais  trois  sortes  d'organes 
reproducteurs.  Les  organes  pluriloculaires,  moins  volumineux 
et  plus  globuleux  que  ceux  du  .S.  Hystrix,  mesurent  seulement 
40-50  [x  sur  32-36  y-;  leur  pédicelle  est  unicellulaire.  Sur  un  cer- 
tain nombre  d'entre  eux,  qui  étaient  vidés,  j'ai  reconnu  que  les 
logettes   sont  de   deux  sortes,  comme  dans  le  ^.   Hystrix  et 


3?o  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

avec  les  mêmes  dimensions,  correspondant  à  des  anthéridies  et 
à  des  sporanges  pluriloculaires  ;  on  les  trouve  dans  une  même 
touffe,  mais  sur  des  filaments  particuliers. 

Les  sporanges  uniloculaires,  produits  par  des  filaments  spé- 
ciaux, et  peut-être  même  par  des  touffes  spéciales,  allongés  à 
l'état  jeune,  arrondis,  un  peu  aplatis  à  l'état  adulte,  de  60-70  p. 
de  diamètre,  naissent  sur  l'axe,  plus  souvent  sur  les  rameaux; 
leur  pédicelle  est  unicellulaire. 

Le  61.  Harveyana  se  rapproche  donc  du  61.  Hystrix  par  sa 
taille,  son  parasitisme,  sa  ramification,  la  présence  simultanée 
d'anthéridies  et  de  sporanges  pluriloculaires.  Il  s'en  distingue 
par  l'absence  de  rhizoïdes  descendants,  de  thalle  rampant  épi- 
phyte,  et  par  conséquent  par  un  parasitisme  plus  accentué 
rappelant  les  espèces  du  groupe  du  S.  bracteata.  On  pourrait 
le  considérer  comme  une  forme  australienne  du  .S.  Hystrix  à 
organes  pluriloculaires  de  moindres  dimensions. 

Les  propagules  du  S.  Harveyana  sont  inconnus,  et  la  plante 
est  si  bien  pourvue  de  sporanges  que  les  propagules  semblent 
inutiles  ;  toutefois,  leur  présence  chez  toutes  les  espèces  du 
groupe  du  5".  cirrosa  combat  cette  hypothèse.  D'ailleurs,  cer- 
tains filaments  de  diamètre  un  peu  plus  fort,  en  voie  d'accrois- 
sement, stériles,  ou  portant  quelques  rares  sporanges  sur  leurs 
rameaux  inférieurs,  pourraient  bien  être  de  futurs  filaments  à 
propagules  ;  la  comparaison  avec  le  61.  Hystrix  serait  alors  plus 
complète. 

Sphacelaria  Harveyana  Sauvageau.  —  Plante  très  voisine  du 
S.  Hystrix.  Touffes  de  1-3  millimètres  de  hauteur,  formées  de  filaments 
dressés  réunis  en  petites  touffes  élémentaires.  Filaments  de  40-60  \l  de 
largeur,  sans  rhizoïdes  descendants.  —  Sporanges  uniloculaires  de 
60-70  [J-.  Organes  pluriloculaires,  portés  sur  d'autres  filaments,  plus 
globuleux  que  ceux  du  5".  Hystrix,  de  40-50  \l  sur  32-36  jx,  de  deux 
sortes  :  les  uns,  à  petites  logettes,  ou  anthéridies  ;  les  autres,  à  grandes 
logettes.  Propagules  inconnus. 

Hab.  —  Parasite  sur  Cystophora.  —  Australie  (Cape  Riche, 
Harvey  leg.  ;  Herb.  Trinity  Collège,  Dublin.) 


C.  Sauvageau.  —  Remarques  sur  les  Sphacélariacées.  381 

G.  —  Sphacelaria  bipinnata  Sauvageau  mscr. 

Syn.  Stypocaulon  bipinnatum  Kùtz. 

Sphacelaria  Lebelii  Sauvageau  olim. 

t 

Echantillons  étudiés  : 

1 .  Norvège  ;   «  Sphacelaria  pennata  »  ;  Lyngbye  scripsit  ;  Herb. 

Bory  in  Herb.  Thuret;  sans  substratura;  sporanges  unilocu- 
laires. 

2 .  Norvège  ;  «  Sphacelaria  pennata  cura  fructu  »  ;  Lyngbye  scripsit  ; 

Herb.  Bory  in  Herb.  Thuret;  sans  substratum;  sporanges 
uniloculaires. 

3 .  ?  «  Sphacelaria  pennata  cum  fructu,  misit  Lyngbye  »  ;   Herb. 

Muséum  Copenhague;  sans  substratum;  sporanges  unilocu- 
laires et  pluriloeulaires. 

4.  Norvège;  «  Sphacelaria  pennata,  ad  littus  Svinôer,    Octob. 

iS  17,  Lyngbye  dédit»;  Herb.  Muséum  Copenhague;  sans 
substratum;  sporanges  uniloculaires  et  pluriloeulaires. 

5.  Norvège,  Fœô  près  Haugesund;  20  juillet  1902,  sur  Halidrys ; 

stérile;  Foslie  leg.  et  ded. 

6.  Norvège;  «  Hauck  et  Richter,  Phykotheka  universalis,  n°  319; 

Sphacelaria  cirrhosa  (Roth)  Ag.,  Norvegia,  Svinôr  prope 
Lindesnàs,  19.  vm-1885.  M.  Foslie  leg.  »;  sans  substratum; 
Herb.  Thuret,  stérile;  Herb.  Muséum  Copenhague,  quelques 
rares  sporanges  uniloculaires. 

7.  Norvège,  Lindesnàs;  1e1'  septembre   1SS5,  sur  Halidrys;  spo- 

ranges uniloculaires;  Foslie  leg.  et  ded. 

S.  Norvège,  Hvidingsoe;  26  juillet  1872,  sur  Halidrys  ;  «  P.  Ma- 
gnus  leg.  Nordsee  n°  13,  Sph.  cirrosa  »  ;  Herb.  Muséum  Co- 
penhague; sporanges  uniloculaires  et  propagules. 

9.  Bahusia  ;  septembre  1S44,  sur  Halidrys;  Areschoug  misit; 
Herb.  Muséum  Copenhague;  stérile. 

10.  Bahusia,  Graivarne  ;  juillet,  sur  Halidrys;  S.  cirrosa,  Areschoug, 

Algae  Scandinavicae  exsiccatae  n°  7  ;  Herb.  Muséum  Copen- 
hague; stérile. 

1 1 .  Bahusia,  Slâp  Hall.  bor.  ;  juillet,  sur  Halidrys;  S.  cirrosa  Ag., 

Areschoug,  Algoe  Scand.  exsicc.  n°35;  Herb.  Thuret;  spo- 
ranges uniloculaires  et  pluriloeulaires. 

12.  Bahusia;    juillet;    5.   cirrosa,    Rabenhorst,    Algen    Europa's 

n°  1457;  sans  substratum;  Herb.  Thuret;  sporanges  unilocu- 
laires et  pluriloeulaires  et  propagules. 


382  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

13.  Bahusia,  Lysekil;  28  août  1S99;  Bôrgesen  leg.  et  ded.;  sans 

substratum;  sporanges  uniloculaires. 

14.  Angleterre;  sur  Halidrys ;  S.  cirrosa,  John  Cocks,  Collection 

of  British  Sea-Weeds,  n°  76;  Herb.  Thuret;  quelques  jeunes 
sporanges  pluriloculaires. 

15.  Normandie,    Cherbourg;  Plage   des   Flamands,   5  août  1S53; 

Rochers  du  Hommet,  7  août  1853;  Baie  Ste-Anne,  9  août  1853; 
sur  Halidrys;  Thuret  leg.  sub  nom.  S.  cirrosa  Ag.;  Herb. 
Thuret;  sporanges  uniloculaires  et  pluriloculaires. 

16.  Normandie,  Carteret,  les  Moitiersd'AUonne;  juillet  et  août  1865 

et  1866,  sur  Halidrys;  Lebel  leg.  sub  nom.  nov.  6".  amphi- 
carpa  in  Herb.  Muséum  Paris,  Herb.  Thuret  et  Herb.  Sau- 
vageau;  sporanges  uniloculaires  et  pluriloculaires. 

17.  Bretagne,  Roscoff;  31  juillet  1900,  sans  substratum;  juillet  1901, 

et  1901  sans  date  de  mois,  sur  Halidrys;  Mlle  A.  Vickers  leg. 
et  ded. ,  sporanges  uniloculaires  et  pluriloculaires. 
iS.  Bretagne,  Brest;  sur  Halidrys ;  «  Sphacelaria  cirrosa  Ag., 
Cm.  Alg.  mar.  Finist. ,  n°  ^1 ex  Herb.  Crouan  ;  rade  de  Brest  » . 
Crouan  scripsit;  Herb.  Muséum  Paris;  sporanges  unilocu- 
laires et  pluriloculaires. 

19.  Bretagne,  Quélern  (Finistère);  16  septembre;  Ledantec  leg.  et 

ded.  ;  sans  substratum  ;  Herb.  Thuret  ;  sporanges  uniloculaires 
et  pluriloculaires. 

20.  Morbihan  ;    sans  substratum  ;     «    Sphacelaria   cirrhosa    Ag., 

M.  ProuhetiS47;  197  Kûtz;  Morbihan  »  Lenormand  scripsit; 
Herb.  Lenormand  (Faculté  des  Sciences  de  Caen);  spo- 
ranges uniloculaires  et  pluriloculaires. 

Sphacelaria  bipinnala  sur  Cystoseira  fibrosa.  (Voy.  plus  loin  p.  390). 

Dans  un  autre  Mémoire  (1)  j'ai  donné  à  cette  espèce  le  nom 
de  S.  Lebelii  pour  rappeler  que  le  docteur  Lebel,  de  Valognes, 
l'a  distinguée  il  y  a  près  de  quarante  ans,  ainsi  qu'en  témoigne 
son  Herbier  (in  Herb.  Muséum  Paris).  Il  la  récoltée  à  diffé- 
rentes reprises  sur  des  Halidrys  siliquosa  rejetés  sur  le  rivage 
à  Carteret  (Manche).  Ce  Sphacelaria  avait  d'autant  plus  attiré 
l'attention  de  l'algologue  normand  que  les  parasites  et  les  épi- 
phytes  sont  rares  sur  X Halidrys  et  qu'il  le  trouvait  garni  simul- 
tanément de  sporanges  uniloculaires  et  pluriloculaires. 

Mais,  en  réalité,  les  véritables  caractères  distinctifs  de  cette 

1.  C.  Sauvageau,  Sur  les  Sphacelaria  d'Azistralie  (Notes  from  the  Botanical 
School  of  Trinity  Collège,  Dublin,  n°  5,  1902). 


C.  Sauvageau.  —  Remarques  sur  les  Sphacélariacées.  383 

espèce  ont  échappé  à  Lebel.  Il  croyait  qu'en  plus  des  deux 
sortes  de  sporanges,  le  sphacèle  renfermait  aussi  des  éléments 
propagateurs  et,  pour  rappeler  cette  particularité,  il  Ta  dis- 
tribuée à  ses  correspondants  sous  le  nom,  resté  inédit,  de 
■S1,  amphicarpa.  J'ai  moi-même  employé  provisoirement  [00]  ce 
nom  qui  consacrait  une  erreur  d'observation. 

Depuis,  grâce  à  l'obligeance  de  M.  Lignier,  professeur  à  la 
Faculté  des  Sciences  de  Caen,  j'ai  pu  la  rapporter  avec  certi- 
tude au  Stypocaulon  bipinnatum  de  Kùtzing.  On  sait  que, 
pour  Kûtzing,  la  présence  de  rhizoïdes  corticants  était  un  carac- 
tère distinctif  du  Stypocmilou  par  rapport  au  Sphacelaria.  Il  a 
décrit  et  figuré  son  Stypoc.  bipinnatum  [55,  p.  28  et  pi.  95] 
d'après  une  plante  du  Morbihan  qui  lui  fut  envoyée  par  Lenor- 
mand  sous  le  n°  197  ;  elle  présente  un  axe  couvert  de  rhizoïdes 
sur  lequel  des  rameaux  pennés  portent  de  nombreux  sporanges 
uniloculaires. 

Or,  j'ai  vu  dans  l'Herbier  Lenormand,  avec  l'étiquette  citée 
plus  haut,  deux  petites  feuilles  portant  chacune  plusieurs  touffes. 
Celles-ci  étant  séparées  de  leur  substratum,  on  ne  peut  en  vé- 
rifier le  parasitisme;  néanmoins,  la  présence  de  rhizoïdes  et  de 
nombreux  sporanges  uni-  et  pluriloculaires  ne  laisse  aucun 
doute  sur  l'identité  de  ce  n°  197  avec  la  plante  qui  croît  sur 
X  Halidrys.  Le  nom  de  Sphac.  Lebelii  sera  donc  remplacé  par 
celui  de  Sphac.  bipinnata  (1). 

Les  nombreux  échantillons  que  Mlle  Vickers  a  bien  voulu 
m'adresser  de  Roscoff  (2)  sont  identiques  à  ceux  de  Crouan,  de 

1.  Picconc,  probablement  sous  l'inspiration  de  Grunow,  et  d'ailleurs  sans 
aucun  renseignement,  a  cité  un  Sphac.  bipinnata  (Kûtz.)  dans  ses  Listes  des 
Algues  de  Madère  et  des  Canaries  [84,  p.  51  et  p.  54].  Or,  les  supports  sur  les- 
quels j'ai  rencontré  le  6".  bipinnata  :  V Halidrys  siliquosa  et  le  Cystoseira  fi- 
brosa  ne  croissent  ni  à  Madère  ni  aux  Canaries,  et,  bien  que  Bory  dise  que  le 
Fucus  siliquosus  est  parfois  jeté  à  la  côte  des  Canaries  (îles  Fortunées)  par  les 
lames  du  large,  il  reste  un  doute  sur  l'identification  de  l'espèce  citée  par  Piccone. 
—  M.  Reinke  considérait  le  Stypoc.  bipinnatum  comme  synonyme  du  S.  cir- 
rosa  ;  il  n'a  donc  pas  eu  l'occasion  de  créer  la  combinaison  de  noms  employés  ici. 

2.  Je  ne  connaissais  encore  le  S.  bipinnata  que  par  quelques  exemplaires  d'her- 
bier lorsque,  parmi  de  nombreuses  touffes  de  51.  cirrosa,  attachées  au  C.  discors, 
récoltées  à  Roscoff  le  31  juillet  1900,  j'en  remarquai  deux,  séparées  de  leur 
substratum,  qui  me  semblèrent  correspondre  à  la  plante  de  Lebel,  et  m'ont 
incité  à  prier  Mlle  Vickers  de  rechercher  en  1901  des  Halidrys  avec  leur  Spha- 
celaria. Je  cite  ce  fait  à  l'appui  de  celui  que  j'ai  signalé  précédemment  (p.  330) 
pour  montrer  que  le  >S.  bipinnata,  méconnu  jusqu'à  présent,  se  distingue  cependant 
bien  du  S.  cirrosa,  même  isolé  de  son  substratum. 


384  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

Lebel  et  de  Thuret  ;  je  les  prendrai  comme  types  en  faisant 
remarquer  que  je  connais  seulement  des  individus  d'été. 

Le  »S.  bipinnata  forme  des  touffes  assez  grosses,  de  2  cm.  de 
hauteur,  prenant  en  herbier  une  couleur  brun  roux,  tandis  que 
celles  du  61.  cirrosa  ont  généralement  une  teinte  plus  olivâtre  ; 
cette  différence  est  un  assez  bon  indice  pour  distinguer  à  l'œil 
nu  les  deux  espèces  séparées  de  leur  substratum. 

Le  thalle  pénétrant,  inséré  en  un  point  quelconque  du  sup- 
port, très  nettement  limité  de  celui  de  V Halidrys  (fig.  42,  A) 
s'insinue  assez  profondément,  sans  jamais  émettre  de  branches 
endophytes  établissant  une  communication  entre  les  touffes.  Il 
en  sort  plusieurs  filaments  dressés  ;  la  touffe  s'accroît  latéra- 
lement par  des  rhizoïdes  descendants  puis  rampants,  qui  restent 
plus  ou  moins  lâchement  enchevêtrés,  et  ne  se  soudent  pas  en 
disque  ;  certains  rampent  plus  ou  moins  loin,  comme  des  stolons, 
adhèrent  à  la  surface  de  Y  Halidrys  et  émettent  des  filaments 
dressés  pareils  à  ceux  qui  sortent  de  la  portion  endophyte  ;  j'en 
ai  vu  quelques-uns  s'épater  en  petit  disque  superficiel.  Cette 
disposition,  qui  permet  d'enlever  des  portions  de  touffe,  com- 
plètement épiphytes,  a  sans  doute  fait  méconnaître  le  parasi- 
tisme originel  du  S.  bipinnata,  facile  à  constater  cependant 
toutes  les  fois  que  l'on  pratique  une  série  de  coupes  par  la  base 
d'une  touffe. 

Les  filaments  principaux,  ou  axes,  se  terminent  encore  en 
été  par  un  long  sphacèle,  et  sont  des  pousses  indéfinies.  Plus 
étroits  à  la  base,  ils  atteignent  bientôt  leur  diamètre  maximum 
qui  varie  de  50-80  \i.\  leur  paroi,  peu  épaisse,  laisse  à  la  plante 
une  certaine  souplesse.  Les  articles  secondaires  sont  parfois  tous 
approximativement  aussi  larges  que  hauts;  toutefois,  les  articles 
secondaires  supérieurs,  fertiles  ou  non,  sont  fréquemment  plus 
courts  que  les  articles  secondaires  inférieurs,  comme  on  le  voit 
sur  la  figure  42,  D  (1),  et  dans  ce  cas,  ces  derniers  présentent 
souvent  quelques  cloisons  transversales,  ou  obliques-incurvées. 
Le  cloisonnement  longitudinal  est  toujours  moindre  que  dans  le 
^S1.  Hysirix.  Les  axes  primaires  émettent  souvent,  dès  leur 
base,  des  rameaux  aussi  longs  qu'eux  et  qui  se  comportent 
pareillement.   Ils   produisent  des  rameaux  de   premier   ordre 

1.  J'ai  indiqué  le  même  fait  chez  le  S.  spuria. 


C.  Sauvageau.  —  Remarques  sur  les  Sphacélariacées.  385 

pouvant  dépasser  un  centimètre  de  long,  et  ramifiés  eux-mêmes 
une  ou  plusieurs  fois.  Leur  diamètre  va  en  diminuant,  et  on  n'y 


Fig.  42.  —  Sphacelaria  bipinnaia  Sauv.,  de  Roscoff,  juillet  igoi.  —  A,  Coupe  dans  YHali- 
drys,  montrant  la  portion  endopliyte  du  Sphacelaria  ;  on  n'a  pas  représenté  à  la  base  des 
filaments  les  rhizoïdes  corticants.  (Gr.  150).  —  B  et  C,  Rameau  montrant  la  disposiiton 
des  sporanges  uniloculaires  et  pluriloculaires  (Gr.  30).  —  D,  Fragment  d'un  Clament 
principal  montrant  la  différence  de  hauteur  des  articles  secondaires  supérieurs  et  infé- 
rieurs, et  le   cloisonnement    transversal  ou   oblique    de   ceux-ci  (Gr.    150). 

retrouve  plus  la  différence  de  hauteur  signalée  précédemment 
entre  les  articles  secondaires;  ceux  qui  sont  monosiphoniés,  ou 


386  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

presque  monosiphoniés,  ne  sont  pas  rares.  Tous  les  rameaux 
courts  sont  terminés  en  pointe,  et  leur  caractère  sympodial  est 
très  net.  Les  rameaux  sont  isolés  ou  opposés;  parfois,  leur  dis- 
position est  régulièrement  pennée,  mais  jamais  suivant  toute  la 
longueur  du  filament  qui  les  porte.  Le  nom  spécifique  de  bipïn- 
nata  ne  doit  pas  induire  en  erreur;  les  rameaux  primaires  sont 
souvent  simples. 

Les  axes  qui  s'élèvent  directement  du  thalle  endophyte  ou 
épiphyte,  et  les  filaments  principaux  qu'ils  portent  à  leur  base, 
produisent  des  rhizoïdes  de  25-35  p.  de  diamètre  d'autant  plus 
nombreux,  et  insérés  d'autant  plus  haut,  que  la  plante  est  plus 
âgée.  Ces  rhizoïdes  naissent  sur  les  articles  secondaires  infé- 
rieurs ou  supérieurs  ;  ils  descendent  le  long  des  filaments  sans  y 
adhérer,  en  se  dirigeant  directement  vers  la  base,  ou  en  s'en- 
roulant  en  spirale  ;  ils  se  recouvrent  mutuellement  et  donnent 
aux  filaments  un  diamètre  double  ou  triple.  Sur  eux,  naissent 
parfois  en  abondance  des  filaments  dressés  qui  restent  habituel- 
lement grêles,  simples  et  courts,  deviennent  fructifères  et  rendent 
ainsi  très  touffue  la  partie  inférieure  des  filaments  principaux. 
D'ailleurs,  les  rhizoïdes  fructifères  ne  sont  pas  rares,  en  parti- 
culier ceux  qui  s'écartent  des  filaments;  ils  produisent,  çà  et  là, 
des  sporanges  uniloculaires  ou  pluriloculaires. 

Tous  les  échantillons  de  Roscoff  portaient  des  sporanges. 
Généralement,  l'ensemble  de  la  ramification  d'un  axe  en  produit 
d'une  seule  sorte  ;  toutefois,  on  rencontre  souvent  les  sporanges 
uniloculaires  et  pluriloculaires  dans  une  même  touffe,  mais 
rarement  mélangés  sur  un  même  rameau.  Ils  sont  bien  plus 
abondants  sur  les  rameaux  de  dernier  ordre  que  sur  les  fila- 
ments longs,  sont  assez  régulièrement  distribués  de  la  base  au 
sommet  d'un  même  rameau,  sur  des  génératrices  quelconques, 
mais  toujours  sur  les  articles  secondaires  supérieurs. 

Les  sporanges  uniloculaires  sont  particulièrement  nombreux 
(fig.  42,  C);  une  touffe  en  renferme  des  milliers.  Ovales  au 
début,  puis  complètement  sphériques,  ils  sont  souvent  un  peu 
aplatis  lors  de  la  maturité,  et  masquent  leur  pédicelle  toujours 
court  et  unicellulaire  ;  leur  plus  grand  diamètre,  souvent  de 
90  p.,  varie  de  85  à  120  p.  (fig.  41,  L).  La  paroi  s'épaissit  pro- 
gressivement; lors  de  la  maturité,  elle  se  gonfle  beaucoup  au 
sommet,  suivant  un  cercle,  puis  se  dissout  sans  bavures,  et  le 


C.  Sauvageau.  —  Remarqttes  sur  les  Sphacélariacées.  387 

sporange  vidé  conserve  sa  forme  sans  se  plisser.  Un  nouveau 
sporange  peut  naître  dans  sa  cavité.  Il  n'est  pas  rare  qu'un 
sporange  se  développe  au  sommet  d'un  rameau. 

Les  sporanges  pluriloculaires  sont  portés  par  un  pédicclle 
uni-  ou  bicellulaire,  avec  la  même  disposition  que  les  précédents, 
comme  on  le  voit  sur  la  figure  42,  B ,  où  les  trois  sporanges  infé- 
rieurs étaient  vidés  et  où  les  deux  rameaux  inférieurs  montrent 
les  pédicelles  de  sporanges  vidés  ou  détruits.  Leur  structure  et 
le  mode  de  déhiscence  sont  les  mêmes  que  dans  le  .S.  Hystrix, 
mais  leur  paroi  paraît  se  détruire  plus  rapidement.  Ils  sont  cylin- 
driques, hauts  de  72-120  a,  souvent  100  [*.,  larges  de  40-60  ^, 
souvent  50  a.  Sur  tous  les  échantillons  que  j'ai  eus  entre  les  mains, 
secs  ou  conservés  dans  l'alcool,  les  sporanges  pluriloculaires 
étaient  assez  foncés,  comme  si  leurs  éléments  motiles  possé- 
daient des  chromatophores,  et  cependant  toutes  les  logettes  que 
j'ai  mesurées  sur  les  sporanges  vidés  avaient  approximativement 
4-5  [J-  de  hauteur.  En  conséquence,  les  zoospores  sont  donc 
toutes  semblables,  et  leurs  dimensions  doivent  bien  peu  différer 
de  celles  des  anthérozoïdes  du  .S1.  Hystrix. 

Les  sporanges  uniloculaires,  que  par  analogie  on  a  tout  lieu 
de  considérer  comme  asexués,  sont  tellement  abondants  qu'ils 
pourraient  amplement  suffire  à  la  propagation  de  la  plante.  Si 
les  sporanges  pluriloculaires  ne  sont  pas  des  anthéridies  devenues 
inutiles,  ce  qui  à  priori  est  peu  probable  (1),  on  doit  s'attendre 
à  trouver  chez  le  ^S.  bipinnata  une  reproduction  isogamique, 
par  opposition  à  la  reproduction  hétérogamique  des  ,S.  Hystrix 
et  £.  Harveyana. 

Le  .S.  bi p i  1111a ta  existe  probablement  sur  les  côtes  de  Bretagne 
et  de  Normandie,  partout  où  croît  X  Halydris.  D'après  les  frères 
Crouan,  il  est  fréquent  à  Brest,  car,  dans  leur  Florule  [67,  p.  1 64) , 
et  sur  l'étiquette  du  n°  33  de  leur  exsiccata  [52],  ils  citent 
le  51.  cirrosa  «  sur  X Halydris  siliqtwsa  et  diverses  Algues  ».  Ils 
ont  donné  à  l'Herbier  du  Muséum  un  grand  fragment  &  Halydris 
portant  une  douzaine  de  touffes  d'un  Sphacelaria  qui  est  bien 
celui  de  Lebel,  et  dont  j'ai  vérifié  le  parasitisme.  La  plante 
récoltée  par  Ledantec,  à  Brest,  paraît  plus  âgée  que  les  autres 
plantes  françaises  examinées  ;  le  sommet  des  filaments  principaux 

1.  Cependant,  j'ai  montré  naguère  [09,2]  que  tel  est  le  cas  chez  le  Tilopteris. 


388  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

est  cloisonné  en  articles  courts;  d'ailleurs,  les  articles  des  plus 
gros  filaments,  de  80-85  H-  de  largeur,  sont  tous  moins  hauts  que 
larges,  et  cependant  les  cloisons  transversales  ne  sont  pas 
rares.  Les  articles  de  la  plante  communiquée  à  Kûtzing  par 
Lenormand  sont  pareillement  moins  hauts  que  larges,  comme 
Kûtzing  l'indique  dans  sa  diagnose  ;  je  ne  les  ai  pas  vu  divisés 
par  des  cloisons  transversales.  Au  contraire,  l'exemplaire  an- 
glais de  John  Cocks  et  ceux  récoltés  en  Scandinavie  par  Ares- 
choug,  M.  Foslie,  M.  Bôrgesen,  correspondent  bien  à  la  plante 
de  Roscoff. 

Les  exemplaires  de  Lyngbye  appartiennent  aussi  certaine- 
ment au  S.  bipinnata.  Ils  sont  très  fructifères,  plus  trapus  que 
les  précédents ,  et  furent  sans  doute  récoltés  à  un  moment  plus 
avancé  de  la  saison.  D'ailleurs,  Lyngbye  avait  probablement 
en  vue  cette  espèce  quand  il  a  décrit  son  £.  pennata  dans  le 
Tentamen  [19,  p.  105  et  pi.  31]  (1),  bien  qu'il  le  cite  seulement 
sur  «  Fucus  serratus,  Ahnfcltia  plicata,  Laminaria  saccharina 
et  autres  Algues  »;  malheureusement,  tous  ses  exemplaires  sont 
séparés  de  leur  substratum. 

Néanmoins,  il  n'est  pas  possible  de  reprendre  l'ancien  nom 
de  6\  pennata,  au  lieu  de  >S\  bipinnata,  pour  l'opposer  à  5\  cir- 
rosa. On  croirait  en  effet  que  Lyngbye  récoltait  simultanément 
les  touffes  sur  des  supports  variés,  puis  en  faisait  au  hasard 
des  parts  à  distribuer.  C'est  ainsi  que  les  deux  échantillons  de 
l'Herbier  de  Copenhague,  cités  plus  haut,  sont  bien  le  >S.  bi- 
pinnata, mais  mélang-é  à  un  £.  cirrosa  ordinaire  croissant  sur  une 
Floridée  (Polysiphonia  ?);  un  autre  exemplaire,  de  la  même  col- 
lection, marqué  «  Conferva  pennata,  Lyngbye  dédit  »,  est  un 
5\  cirrosa.  stérile,  à  ramification  peu  régulière,  épiphyte  sur 
une  Floridée.  Enfin,  j'ai  encore  examiné,  dans  cette  collection, 
une  plante  marquée  «  Conferva  scoparia,  Ceramium  penna- 
tum  Roth,  Lyngbye  dédit  »,  qui  est  un  Chsetopteris plumosa 
vieux  et  bien  fructifié.  En  outre,  la  plante  distribuée  par  Greville 
sous  le  nom  de  vS\  pennata,  dans  les  Algse  Britanuicœ  est  un 
6\  cirrosa  ordinaire  né  sur  le  Corallina  officinalis.  J'ai  déià  dit 
plus  haut  qu'un  exemplaire  de  Conferva  pennata  donné  par 
Dillwyn  est  le  Sph.  pluuiigera. 

1.  La  description  et  la  figure  du  Conferva  pennata,  dans  le  Flora  Danica 
(PI.  i486),  sont  bien  inférieures  à  celles  du  Tentamen. 


C.  Sauvageau.  —  Reuiarques  sur  les  Sphacélariacées.  389 

Aucun  des  exemplaires  précédents  ne  possédait  de  propa- 
gules.  J'en  ai  vu  seulement  sur  la  plante  récoltée  dans  la  mer  du 
Nord  par  M.  Magnus,  représentée  dans  l'Herbier  de  Copenha- 
gue par  un  grand  fragment  &  Halidrys  qui  porte  plusieurs 
touffes  parasites,  et  sur  la  plante  détachée  de  son  substratum, 
distribuée  par  Rabenhorst.  Sur  la  première  ils  étaient  rares  ; 
quelques  rameaux  portaient  en  outre  des  sporanges  unilocu- 
laires,  rares  aussi,  et  je  n'ai  point  vu  de  sporanges  plurilocu- 
laires.  Sur  la  seconde,  les  sporanges  sont  de  deux  sortes,  mais 
peu  nombreux,  tandis  que  les  propagules  sont  fréquents  ;  ceux-ci 
sont  trifurqués,  à  rayons  légèrement  rétrécis  à  leur  base;  le 
poil  médian  est  court,  à  peine  sorti  de  sa  gaîne;  la  forme  des 
rayons  des  propagules  rappelle  celle  de  la  variété  du  61.  cirrosa 
que  je  décris  plus  loin  sous  le  nom  de  septeiitrionalis.  A  part 
cela,  ces  deux  plantes  sont  identiques  à  celle  de  Roscoff. 

La  rareté  des  propagules  sur  le  S.  bipinnala,  et  leur  présence 
sur  des  exemplaires  peu  fructifies,  ne  sont  probablement  pas 
de  simples  coïncidences,  mais  plutôt  la  conséquence  du  nombre 
habituellement  considérable  de  sporanges  uniloculaires.  Or, 
dans  sa  liste  des  Algues  de  Berwick,  M.  Batters  [89,  p.  63]  cite 
le  61.  cirrosa  comme  «  épiphyte  sur  X Halidi'ys  siliquosa,  le 
Cladophora  rupestris  et  diverses  autres  Algues  »  ;  il  dit  que  la 
plante  fructifie  en  juin  et  juillet  et  ajoute  :  «  les  propagules, 
dont  la  taille  varie  notablement,  sont  beaucoup  plus  communs 
chez  nous  que  les  sporanges,  qui  ont  été  rarement  trouvés  sur 
les  spécimens  de  Berwick  ».  Il  y  aurait  lieu  de  rechercher  si  la 
remarque  de  M.  Batters  s'applique  indistinctement  au  S.  cirrosa 
des  divers  substratums,  ou  seulement  au  .S.  cirrosa  autre  que 
celui  de  X  Halidrys,  lequel,  à  Berwick  comme  dans  la  Manche 
et  en  Scandinavie,  est  sans  doute  le  ,5.  bipinnala. 


Du  fait  que  tous  les  exemplaires  de  S.  bipinnala,  encore  at- 
tachés à X  Halidrys,  que  j'ai  examinés,  présentent  des  caractères 
constants,  distinctifs  des^S.  cirrosa  nés  dans  d'autres  conditions, 
j'ai  conclu  que  les  exemplaires  d'herbier  cités  plus  haut,  com- 
plètement séparés  de  leur  substratum,  avaient  été  parasites  sur 
X  Halidrys. 

L' Halidrys  habite  le  nord  de  l'Europe  ;  on  le  rencontre  en 


39<J  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

place  seulement  à  basse  mer,  mais  comme  il  peut  flotter  facile- 
ment et  long-temps,  il  est  souvent  entraîné  par  les  courants  et 
rejeté  sur  les  côtes  ;  aussi,  sa  limite  méridionale  est-elle  mal 
déterminée.  Montagne  le  cite  aux  Canaries  ;  je  doute  qu'il  y 
croisse  réellement.  Je  l'ai  signalé  moi-même  dans  le  Golfe  de 
Gascogne,  sur  la  côte  nord  de  l'Espagne,  et  à  La  Corogne  ; 
cependant  je  ne  l'y  ai  jamais  récolté  en  place,  bien  que  j'aie 
herborisé  par  de  très  bonnes  marées  ;  l'embouchure  de  la  Gi- 
ronde est  peut-être  sa  limite  méridionale  réelle.  En  mars  1900 
et  en  juin  1902,  je  l'ai  trouvé  en  quantité  considérable,  à  basse 
mer,  à  Ars-en-Ré  (Ile  de  Ré);  toutefois,  malgré  une  recherche 
attentive,  je  l'ai  toujours  vu  intact,  sans  autre  épiphyte  que 
quelques  très  rares  touffes  & Ectocarpîis  fasciczilahis.  D'ailleurs, 
il  est  possible  qu'il  en  soit  toujours  ainsi,  malgré  ce  que  j'ai  dit 
précédemment  de  la  fréquence  du  S.  bipinnata  dans  les  Her- 
biers, récolté  sous  le  nom  de  51.  cirrosa.  En  effet,  Lebel  spé- 
cifie dans  ses  notes  qu'il  trouve  le  Sphacelaria  sur  des  Halidrys 
rejetés  à  la  côte,  et  tous  les  exemplaires  récoltés  par  Thuret 
à  Cherbourg  ont  également  été  pris  sur  des  Halidrys  rejetés, 
bien  que  celui-ci  y  soit  abondant  à  basse  mer. 

Le  S.  bipinnata  croît  donc  probablement,  tout  au  moins  en 
France,  sur  des  individus  d' Halidrys  de  la  mer  profonde  ne 
découvrant  pas  à  basse  mer.  Il  n'en  est  pas  de  même  dans  le 
Nord;  d'après  M.  Foslie  (in  litt.)  on  peut  le  récolter  par  de 
bonnes  marées  sur  la  côte  de  Norvège  où  il  est  fréquent. 

Cependant  le  >S.  bipinnata  habite  un  autre  substratum  :  le 
Cystoseira  fibrosa,  sur  lequel  je  l'ai  récolté  en  place  à  l'île  de 
Ré  (7  juin  1902)  et  à  La  Corogne  (novembre  1S95)  et  sur  un 
exemplaire  rejeté  à  Guéthary  (31  mai  1898).  Or,  la  distribution 
géographique  du  C.  fibrosa  est  inverse  de  celle  de  Y  Halidrys  ; 
on  le  rencontre  au  Maroc,  mais  tandis  qu'il  croît  en  Irlande  et 
sur  les  côtes  de  la  Manche,  il  ne  remonte  pas  jusqu'au  Nord  de 
l'Angleterre.  Par  suite,  ces  deux  Fucacées  pourraient  donc  se 
suppléer  comme  substratum  du  6\  bipinnata;  toutefois  les  ob- 
servations à  ce  sujet  manquent  jusqu'à  présent.  Si  le  parasite 
de  Y  Halidrys  a  été  constamment  confondu  avec  le  vS\  cirrosa, 
les  chances  étaient  assurément  plus  grandes  pour  qu'il  en  fût  de 
même  du  parasite  du  C.  fibrosa,  support  beaucoup  plus  banal 
dans  notre  pays. 


C.  Sauvageau.  —  Remarques  sur  les  Sphacélariacées.  391 

La  plante  du  C.  fibrosa  a  les  mêmes  caractères  que  celle  de 
Y  Halïdrys .  Toutefois,  son  parasitisme,  quoique  fort  net  est 
moins  large  et  moins  apparent.  Les  exemplaires  de  Guéthary, 
peu  nombreux  et  chétifs,  montraient  uniquement  des  sporanges 
et  pas  de  propagules.  A  l'île  de  Ré,  le  &  bipïunata  n'était  pas 
rare,  mais  ses  touffes  étaient  en  partie  cachées  par  Y Ectocarpus 
fasciculatus  beaucoup  plus  abondant  ;  un  bon  nombre  d'entre 
elles  étaient  stériles,  d'autres  présentaient  des  sporanges  uni-  et 
pluriloculaires  et  des  propagules.  Sur  certains  filaments,  ceux- 
ci  étaient  abondants  ;  leur  poil  médian  avortait  souvent  de 
bonne  heure,  comme  dans  l'exemplaire  de  Rabenhorst,  cité 
plus  haut,  mais  d'autres  fois  se  développait  normalement  ;  les 
rayons  sont  plus  longs  et  plus  fusiformes.  Le  >S.  bipiimata  était 
au  contraire  le  seul  parasite  du  C.  fibrosa  de  La  Corogne  ;  il  pré- 
sentait, outre  les  sporanges,  des  propagules  dépourvus  de  poils 
et  à  rayons   épais  et  fusiformes. 

Lloyd  a  distribué  le  .S.  bipiniiata  dans  ses  «  Algues  de 
l'Ouest  de  la  France  »  sous  le  n°  113  et  comme  ►S.  cïrrosa,  avec 
la  remarque  suivante  :  «  Parasite  sur  plusieurs  Algues.  —  Les 
échantillons  en  forme  de  boule  représentent  la  var.  segagropïài  ; 
ils  ont  été  cueillis  à  Belle-Ile  en  juillet-août  1848  sur  le  Cyslo- 
seira  fibrosa ,  ou  bien  étaient  jetés  à  la  côte  ».  Assurément, 
dans  l'esprit  de  Lloyd,  parasite  est  employé  dans  le  sens  d'épi- 
phyte.  Or,  les  échantillons  de  cette  collection  que  j'ai  examinés 
sont  parasites,  correspondent  parfaitement  au  *5\  bipïunata  et 
portent  des  sporanges  des  deux  sortes  et  quelques  très  rares 
propagules.  Les  rameaux  primaires  sont  longs,  et  garnis  de 
rameaux  secondaires  courts,  très  rapprochés,  qui  donnent  à  la 
plante  une  plus  grande  raideur.  Les  exemplaires  que  Lloyd 
attribue  à  la  var.  segagropila  sont  simplement  plus  touffus. 

La  présence  de  propagules  sur  les  exemplaires  parasites  du 
C.  ftbrosa  était  intéressante  à  signaler;  de  plus,  autant  qu'on 
en  peut  juger  d'après  quelques  échantillons,  les  rayons  des 
propagules  du  .51.  bipïunata  paraissent  varier  comme  ceux  du 
vS1.  cïrrosa. 

Ainsi,  le  S.  bipïunata  est  nettement  distinct  du  .9.  Hystrix  II 
n'a  pas  le  même  substratum  ;  il  est  plus  grand  et  plus  souple; 
ses  rhizoïdes  bien  plus  abondants,  souvent  corticants,  enchevè- 


392  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

très  et  touffus  à  la  base,  émettent  des  stolons  écartés  au  lieu  de 
former  un  petit  thalle  dense,  appliqué.  Le  6\  Hystrix  présente 
une  alternance  de  générations  entre  une  plante  petite,  sexuée, 
printanière,  et  une  plante  plus  grande,  asexuée,  estivale.  Le 
,S.  bipinnata,  au  contraire,  est  d'aspect  constant,  et  jusqu'à  pré- 
sent rien  n'indique  une  alternance  de  générations  ;  les  propa- 
gules,  qui  paraissent  plus  rares  que  les  sporanges  plurilocu- 
laires,  peuvent  coexister  avec  eux.  Les  organes  plurilocu- 
laires,  à  logettes  de  deux  dimensions  chez  le  S.  Hystrix,  sont 
uniformes  chez  le  .S.  bipinnata. 

Bien  que  M.  Reinke  ait  décrit  les  sporanges  uniloculaires  du 
-5\  Hystrix,  je  n'en  ai  moi-même  jamais  rencontré;  ils  doivent 
être  très  rares.  Ils  sont  très  fréquents  au  contraire  chez  le  £.  bi- 
pinnata, mais  diminuent  beaucoup  de  nombre  sur  les  individus 
pourvus  de  propagules. 

La  présence  ou  l'absence  de  sporanges  uniloculaires,  orga- 
nes asexués  de  reproduction,  paraît  donc,  aussi  bien  chez  le 
£\  Hystrix  que  chez  le  vS.  bipinnata,  en  relation  étroite  avec  celle 
des  propagules,  organes  de  multiplication  végétative  ;  il  y  a  un 
balancement  organique  entre  les  deux  sortes  d'organes.  Quant 
aux  organes  pluriloculaires,  ils  semblent  indiquer  une  sexualité 
hétérogamique  chez  le  S.  Hystrix,  une  sexualité  isogamique 
chez  le  S.  bipinnata  (i). 

Il  est  possible,  comme  on  le  dira  à  propos  du  .S.  cirrosa, 
que  le  £\  bipinnata  existe  en  Nouvelle-Zélande. 

(A  suivre.) 


i.  Je  ne  connais  pas  le  3".  bipinnata  dans  la  Méditerranée.  Cependant,  Kût- 
zing  a  décrit  [49,  p.  463]  et  figuré  [55,  PI.  89,  fig.  1]  un  Sph.  rhizophora  croissant 
à  Naples  sur  de  grandes  Algues.  Hauck,  M.  Ardissone,  M.  Reinke  considèrent 
cette  espèce  comme  synonyme  du  3.  cirrosa,  tandis  que  ni  M.  Falkenberg  ni 
M.  Berthold  ne  la  citent  dans  leurs  Listes  des  Algues  de  Naples.  La  plante  a  un 
centimètre  de  hauteur;  sa  taille  et  la  présence  de  rhizoïdes  font  penser  au  S.  bi- 
pinnata. 


Le  Gérant  :  Louis  Morot. 


e  ans. — J.  Mersch,  imp.,  46,s,  Av.  de  Chàtiiicn., 


i6"  ANNÉE.  N°  12.  DÉCEMBRE  1902. 

JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

REMARQUES   SUR   LES   SPHACÉLARIACÉES 

{Suite.) 
Par  M.  Camille  SAUVAGEAU. 

Sphacelaria  bipinnata  Sauvageau.  —  Plante  en  touffes  volumi- 
neuses et  souples,  de  1-2  centim.  de  hauteur,  prenant  souvent  en  her- 
bier une  couleur  brun  roux.  Thalle  inférieur,  pénétrant  en  faisceau 
compact  bien  limité,  puis  en  outre  épiphyte  par  ses  rhizoïdes  formant 
un  amas  spongieux  assez  volumineux  et  des  stolons  d'où  s'élèvent 
aussi  des  filaments  dressés.  Axes,  ou  pousses  indéfinies,  de  50-85  \l  de 
largeur,  à  articles  secondaires  moins  hauts  ou  aussi  hauts  que  larges, 
parfois  à  articles  secondaires  inférieurs  plus  hauts  que  les  supérieurs, 
peu  cloisonnés  longitudinalement,  émettant  souvent  à  leur  base  des 
rameaux  pareils  à  eux.  Rameaux  primaires  longs,  ramifiés  une  ou  plu- 
sieurs fois,  les  derniers  rameaux  souvent  monosiphoniés.  Rhizoïdes 
descendants  nés  sur  la  portion  inférieure  des  axes,  nombreux,  souvent 
corticants;  quelques-uns,  errants,  portent  parfois  des  organes  repro- 
ducteurs.—  Sporanges  uniloculaires  fréquents,  à  pédicelleunicellulaire, 
de  85-120  u.,  souvent  90  a.  Sporanges  pluriloculaires  fréquents,  à  pé- 
dicelle  uni-  ou  bicellulaire,  nés  habituellement  sur  d'autres  filaments, 
cylindriques,  de  72-120  [i,  souvent  100  jx,  sur  40-60  p.,  souvent  50  ijl, 
uniformément  à  logettes  petites,  de  4-5  [x.  de  hauteur.  Propagules  plus 
rares,  à  3  rayons,  à  poil  médian  souvent  court  ou  à  peine  sorti  de  sa 


gaine. 


Hab.  —  Parasite  sur  Halidrys  siliquosa.  Norvège  !  Suède  !  An- 
gleterre! Normandie!  Bretagne!  et  probablement  partout  où  croît 
Y  Halidrys. 

Parasite  sur  Cystoseira  fibrosa.  Belle-Ile!  Ile  de  Ré!  Guéthary! 
La  Corogne!  et  probablement  partout  où  croît  le  C.  fibrosa. 

D.  —  Sphacelaria  fusca  Agardh. 

Dillwyn  rapporte  avec  doute  au  Coiiferva  fusca  de  Hudson 

la  plante  qu'il  a  décrite  et  représentée  dans  ses  British  Con- 

fervse  [09,  tab.  95].  Elle  formait,  sur  les  pierres  et  les  rochers, 

des  touffes  hautes  de  3  à  5  pouces.  Ses  filaments  portaient  des 

sporanges  uniloculaires,    globuleux,  petits,  sessiles    ou   briè- 


394  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

vement  pédoncules  et  des  propagules  [tab.  95,   fig.  B  et  C]. 

C.  Agardh  [28,  p.  35]  fait  de  cette  Conferveun  Sphacelaria, 
d'après  la  description  donnée  par  Dillwyn.  J.  Agardh,  qui  en 
parle  ensuite  [48,  p.  33],  dit  que  cette  plante  est  mal  connue, 
que  Dillwyn  même  la  connaissait  imparfaitement,  attendu  que 
celui-ci  lui  envoya  un  Polysiphonia  sous  le  nom  de  Conferva 
fusca,  alors  que  le  dessin  publié  dans  les  Brilish  Confervse  est 
évidemment  un  Sphacelaria. 

Harvey  a  décrit  et  figuré  le  S.  fusca  [46,  PL  CXLIX] 
d'après  deux  exemplaires  reçus  l'un  de  Mrs.  Griffïths,  l'autre 
de  Ralfs  (1),  mais  il  avoue  être  d'autant  moins  sûr  de  son  identi- 
fication que  sa  plante  a  1-2  pouces  de  long,  tandis  que  Dillwyn 
lui  en  attribue  3-5.  Il  a  donné  une  vue  d'ensemble  qui  montre 
bien  le  port  de  la  plante  et  un  dessin  grossi  d'un  propagule 
trifurqué  dont  le  pied  s'élargit  régulièrement  de  la  base  au 
sommet,  et  dont  les  rayons  se  terminent  en  pointe.  C.  Agardh 
est  l'auteur  de  la  combinaison  de  noms  :  Sphacelaria  fusca, 
mais  Harvey  est  en  réalité  l'auteur  qui  a  distingué  la  plante 
ainsi  désignée  (2). 

Lorsque  Kûtzing  publia  son  Species  Algaru?n,  il  ne  connais- 
sait le  kS.  fîisca  que  par  les  descriptions  [49,  p.  464],  mais  plus 
tard,  dans  ses  Tabulas  [55,  pi.  90],  il  l'a  représenté  d'après  un 
exemplaire  anglais,  et  son  dessin  correspond  très  bien  à  celui 
de  Harvey.  MM.  Holmes  et  Batters  [92,  p.  81]  considèrent  le 
S.  fusca  de  Harvey  comme  une  variété  fzisca  Holm.  et  Batt.  du 
6\  cirrosa.  Ils  l'ont  récolté  sur  différents  points  du  littoral  de  la 
Grande-Bretagne,  mais  ils  ne  donnent  aucun  détail  à  son  sujet. 
Enfin,  M.  Reinke  [91,  2,  p.  10]  en  fait  un  simple  synonyme  du 
.S.  cirrosa. 

Le  ^S.  fusca  paraît  avoir  beaucoup  embarrassé  les  frères 
Crouan.  Dans  leur  exsiccata  des  Algues  marines  du  Finistère, 
ils  ont  distribué  sous  le  n°  35  un  6\  cirrosa  var.  fusca  Crouan 
mscr.  qu'ils  rapportent  à  la  plante  de  Dillwyn.  Puis,  dans  leur 


1.  Les  trois  premières  localités  citées  par  Harvey  sont  simplement  copiées 
dans  le  livre  de  Dillwyn. 

2.  D'ailleurs,  il  ne  me  paraît  pas  certain  que  la  plante  de  Harvey  soit  la 
même  que  celle  de  Dillwyn.  Sur  la  figure  B,  de  Dillwyn,  les  propagules  trifurqués 
ont  leurs  trois  rayons  renflés  à  l'extrémité,  ce  qui  correspondrait  plutôt  à  des 
propagules  jeunes  du  61.  cirrosa  de  la  forme  nieridionalis.  Mais  en  l'absence  de 
comparaison  avec  des  échantillons  authentiques,  toute  discussion  serait  oiseuse. 


C.  Sauvageau.  —  Remarques  sur  les  Spkacélariacées.  395 

Florule  [6j,  p.  164],  ils  reviennent  sur  cette  détermination  et 
attribuent  leur  n°  35  au  .S1,  cirrosa  var.  fiatentissima  de  Gre ville, 
bien  que,  en  réalité,  celui-ci  soit  totalement  différent.  En  même 
temps,  ils  rétablissent  le  .S.  fusca  comme  espèce  distincte,  pour 
une  autre  plante  du  Finistère.  Or,  j'ai  étudié  deux  exemplaires 
de  leur  n°  35  :  l'un  de  l'Herbier  Thuret,  l'autre  de  la  Faculté  des 
Sciences  de  Dijon  qui,  l'un  et  l'autre,  sont  des  filaments  lâche- 
ment ramifiés  à  rameaux  longs  et  semblables  aux  axes.  Le  pre- 
mier porte  à  la  fois  quelques  sporanges  uniloculaires  et  un 
grand  nombre  de  propagules,  et  c'est  peut-être  sur  l'ensemble 
de  ces  deux  caractères  que  les  frères  Crouan  ont  jugé  avoir  en 
main  la  plante  de  Dillwyn.  Mais,  en  réalité,  ce  n°  35  ne  corres- 
pond pas  du  tout  à  la  plante  de  Harvey,  car  les  propagules  tri- 
furqués  ont  leurs  trois  rayons  courbés,  un  peu  renflés  en  leur 
milieu,  rétrécis  à  leur  base,  comme  ceux  du  S.  cirrosa.  Le 
deuxième  exemplaire,  au  contraire,  porte  seulement  des  propa- 
gules à  pied  cylindrique  grêle,  et  deux  rayons  rectilignes,  cy- 
lindriques ;  c'est  plutôt  un  S .  furcigera  en  mauvais  état. 

Le  £.  fusca  que  les  frères  Crouan  rapportent  dans  leur 
Florule,  avec  un  point  d'affirmation,  à  la  plante  figurée  par 
Harvey,  n'a  pas  été  distribué  en  exsiccata,  mais  il  est  représenté, 
dans  l'Herbier  du  Muséum,  par  deux  touffes  authentiques,  fai- 
sant partie  d'une  collection  d'Algues  donnée  au  Muséum  par 
ces  botanistes,  et  aussi  dans  l'Herbier  Lenormand  par  quelques 
touffes  de  même  origine.  Ces  échantillons,  qui  croissaient  sur  des 
pierres,  sont  complètement  stériles;  les  quelques  propagules  tri- 
furqués  que  j'ai  rencontrés  étaient  mêlés  ou  adhérents  à  la 
plante,  mais  pas  nés  sur  elle,  et  je  n'ai  vu  aucun  stérigmate. 
Malgré  cela,  l'aspect  général  correspond  si  bien  à  celui  de  la 
plante  de  Harvey  que  je  n'hésite  pas  à  accepter  la  détermina- 
tion des  frères  Crouan. 

La  description  et  les  dessins  de  Harvey  restent  donc  les 
meilleurs  documents  sur  lesquels  s'appuie  le  51.  fusca,  qui  me 
paraît  suffisamment  caractérisé  pour  être  rétabli  comme  espèce. 
On  verra  que  je  l'ai  retrouvé  en  Bretagne,  et  il  est  probable 
que,  mieux  connu,  il  paraîtra  moins  rare. 

J'ai  étudié  dans  l'Herbier  Harvey  (Trinity  Collège,  Dublin) 
un  échantillon  marqué  «  S.  fusca,  Sidmouth,  June  1827,  Mrs  Grif- 


396  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

fiths  »  accompagné  d'un  croquis  fait  par  Harvey,  et  qui,  selon 
toute  apparence,  est  la  plante  authentique,  et  un  autre  échan- 
tillon très  semblable  marqué  «  S.  fusca,  Exmouth,  Mrs  Gulson  » 
qui  est  la  même  plante,  mais  en  moins  bon  état  de  conservation. 
J'ai  étudié  aussi  dans  l'Herbier  Lenormand  une  touffe  accom- 
pagnée de  la  mention  «  Sphacelarïa  fusca  Ag.,  St  Michael's 
Mount,  Cornwall  »  (Harvey  scr.)  «  M.  Harvey  1847  »  (Lenor- 
mand scr.),  qui  est  sans  aucun  doute  une  portion  de  l'envoi  de 
Ralfs  à  Harvey.  La  plante  a  2-3  centimètres  de  hauteur;  sa  ra- 
mification est  très  espacée,  et  les  filaments  principaux,  presque 
cylindriques,  mesurent  60  p.,  parfois  70-80  p-  à  leur  base  ;  les  plus 
âgés  se  terminent  graduellement  en  pointe  avec  des  poils  plus 
rapprochés.  Les  rameaux  sont  longs,  presque  toujours  isolés, 
parfois  de  même  diamètre  que  l'axe  qui  les  porte  (mais  non 
constamment  comme  sur  le  dessin  de  Harvey)  et  certains  ra- 
meaux courts  sont  notablement  plus  étroits;  les  articles,  aussi 
longs  ou  plus  longs  que  larges,  ne  sont  pas  cloisonnés  trans- 
versalement. Harvey  dit,  après  Dillwyn,  que  les  articles  sont 
marqués  d'une  bande  transversale  médiane  ;  cette  apparence, 
due  à  des  globules  de  matière  tannique  dont  la  distribution  dé- 
pend probablement  du  procédé  de  dessiccation,  n'a  pas  la  régu- 
larité que  leur  attribue  l'auteur  anglais,  ni  rien  de  caractéris- 
tique (1).  Les  poils  n'ont  pas  été  remarqués  par  Harvey;  ils 
sont  cependant  nombreux.  Les  propagules,  trifurqués  et  carac- 
téristiques, naissent  souvent  au-dessous  d'un  poil.  Leur  pied, 
étroit  à  la  base,  s'élargit  graduellement  jusqu'au  sommet 
(fig.  43)  ;  les  rayons  sont  rectilignes,  raides,  non  rétrécis  à 
leur  insertion,  cylindriques  ou  légèrement  atténués  de  la  base 
au  sommet;  ils  ne  sont  jamais  pointus,  comme  sur  les  dessins 
de  Harvey  et  de  Kûtzing.  Voici  sans  doute  à  quoi  tient  cette 
différence  :  les  deux  articles  de  l'extrémité  de  chaque  rayon, 
même  sur  les  propagules  d'aspect  adulte,  sont  plus  longs  que 
les  autres,  non  cloisonnés,  et  à  paroi  plus  mince  ;  par  suite,  sur 
des  échantillons  secs,  ils  sont  plus  ratatinés,  plus  rétrécis,  et  les 
rayons  semblent  pointus  ;  toutefois,  ce  n'est  qu'une  apparence. 
On  trouve  aussi  quelques  propagules  à  deux  rayons  (fig.  43,  C), 
mais  non  situés  dans  un  même  plan  avec  le  pied,  ce  qui  indique 

1.  J'ai  déjà  eu  l'occasion    de  faire  la  même  remarque  à  propos  du  S.  brachy- 
gonia.  Cette  disposition  du  contenu  cellulaire  n'est  d'ailleurs  pas  rare. 


C.  Sauvageau.  —  Remarques  sur  les  Sphacélariacées.  397 

l'avortement  du  troisième  rayon.  Le  sphacèle  en  calotte,  bien 
marqué,  n'est  jamais  prolongé  en  poil.  Par  sa  faible  ramification, 
et  surtout  par  la  forme  de  ses  propagules,  le  S.Jusca  est  suffisam- 
ment distinct  du  61.  cirrosa  pour  en  être  séparé  spécifiquement. 


F'g-  43-  —  Sphacelaria  fusca  Agardh.  —  A,  B,  Propagules  adultes  trifurqués,  et  C,  propa- 
gule  jeune  bifurqué,  pris  sur  la  plante  de  Sidmouth.  —  D,  Propagule  très  jeune,  pris 
sur  la  plante  de  Saint-Malo  {A  à  D,  Gr.  80). 


C'est  bien  la  même  espèce  que  Thuret  a  récoltée  à  Saint- 
Malo.  La  plante,  d'un  brun  roux,  présente  à  l'œil  nu  un  aspect 
un  peu  différent  du  .S.  arrosa  ordinaire  ;  on  devine  que  les  fila- 
ments sont  moins  ramifiés  et  plus  parallèles;  elle  a  un  peu  l'as- 
pect d'un  6".  radïcans  qui  serait  épiphyte.  Ce  vS.  fusca  formait 
sur  le  Cladophora  rtipestris  de  nombreuses  touffes  étroites  à  la 
base,  rapprochées  mais  isolées,  nées  sur  un  petit  disque  rampant 
qui,  peu  à  peu,  s'étend  et  finalement  entoure  la  cellule  de  Cla- 
dophora d'un  collier  cylindrique,  qui  la  serre  sans  la  tuer,  car 


398  JOURNAL  DE   BOTANIQUE 

elle  réagit  en  épaississant  notablement  sa  membrane  ;  à  une 
petite  distance  au-dessus  et  au-dessous,  celle-ci  reprend  son 
épaisseur  normale  (i).  Sur  la  plante  de  Saint-Malo,  comme  sur 
celle  d'Angleterre,  les  filaments  dressés  n'émettent  aucun  rhi- 
zoïde.  Les  touffes  sont  en  très  bon  état;  sur  certaines,  les  ra- 
meaux longs,  arrivant  tous  à  la  même  hauteur,  sont  un  peu  plus 
étroits  que  le  filament  principal  émis  par  le  thalle  rampant,  et 
on  peut  suivre  celui-ci  de  la  base  au  sommet.  Les  propagules, 
abondants,  correspondent  bien  à  ceux  des  exemplaires  anglais  ; 
tous  ont  des  rayons  (habituellement  3,  rarement  2)  rectilignes, 
cylindriques  ou  graduellement  atténués,  jamais  rétrécis  à  leur 
insertion  ni  renflés  en  fuseau,  à  l'inverse  de  ce  qui  se  voit  chez 
le  ^S".  cirrosa,  et  le  sphacèle  en  calotte  ne  se  prolonge  pas  en 
poil. 

Je  n'ai  vu  ni  sur  la  plante  anglaise  ni  sur  celle  de  Saint-Malo, 
les  sporanges  uniloculaires  figurés  par  Dillwyn. 

J.  Agardh  a  distribué,  sous  le  nom  de  Sphacelarïa  Novze- 
Hollandiâs  Harv.,  dans  la  collection  «  Algae  Mullerianae,  Cu- 
rante J.  G.  Agardh  distributae  »  une  plante  qui  se  rapproche 
beaucoup  du  S.  foisca,  et  que  j'ai  étudiée  sur  les  exemplaires  de 
l'Herbier  Thuret  (2).  Elle  diffère  de  celle  d'Angleterre  et  de 
Bretagne  par  le  plus  grand  diamètre  des  filaments  principaux 
qui  mesurent  1 00-110  p.  à  la  base,  et  par  une  ramification  plus 
serrée  au  sommet.  Mais  les  propagules,  très  nombreux,  sont  bien 
les  mêmes,  et  aucun  sphacèle  en  calotte  ne  se  prolonge  en  poil. 
J'ai  trouvé  dans  les  touffes,  d'assez  nombreux  propagules  en  ger- 

1.  Le  Cladophora  rupcstris  est  plus  souvent  chargé  de  végétations  épiphytes 
que  les  autres  espèces  du  genre,  car  il  est  pérennant  et  croit  à  des  niveaux 
variés.  J'ai  pensé  cependant  qu'il  pourrait  être  un  substratum  habituel  du  S.  fusca- 
En  effet,  si  les  touffes  insérées  sur  un  filament  de  Cladophora  sont  assez  rap- 
prochées l'une  de  l'autre,  elles  paraissent  de  prime  abord  n'en  faire  qu'une,  et 
l'on  s'expliquerait  ainsi  la  hauteur  de  3-5  pouces,  vraiment  excessive  pour  un 
Spliacelaria,  que  Dillwyn  attribue  au  6".  fusca.  Toutefois,  j'ai  trouvé  un  iS".  cir- 
rosa, de  Brest,  sur  le  même  Cladophora  rupeslris ;  mon  hypothèse  ne  peut 
donc  être  vraie  qu'en  partie.  J'ai  déjà  rappelé  que  M.  Batters  cite  à  Berwick  le 
C.  rupestris  [89,  p.  63],  comme  l'un  des  supports  habituels  du  S.  cirrosa  ;  il  y 
aurait  lieu  de  rechercher  si  le  ■S',  cirrosa  et  le  S.  fusca  y  sont  réunis. 

2.  Ils  sont  séparés  de  leur  support,  et  ont  probablement  été  détachés  de 
plus  grandes  Algues,  sur  lesquelles  ils  étaient  épiphytes,  envoyées  en  vrac  par 
Ferd.  von  Mueller.  Il  serait  donc  possible  que  les  exemplaires  adressés  par 
J.  Agardh  à  d'autres  grandes  collections  ne  correspondissent  pas  à  ceux  de  l'Her- 
bier Thuret. 


C.  Sauvageau.  —  Remarques  sur  les  Spkacélariacées.  ^gg 

mination,  retenus  par  des  Calothri'x  et  des  détritus.  Or,  tous, 
au  Heu  de  former  un  disque,  allongeaient  leur  pédicelle  ou  leurs 
rayons  en  un  filament  rampant-,  mais  encore  insuffisamment 
long-  pour  indiquer  son  rôle  ultérieur;  le  mode  de  germination 
des  propagules  du  6\  fusca  est  peut-être  différent  de  celui  des 
S.  Hystrix  et  6\  cirrosa. 

Sphacelaria  fusca  Agardh.  —  Plante  en  touffes  de  2-3  centim. 
de  hauteur.  Thalle  inférieur  en  disque  petit,  compact,  d'une  seule 
épaisseur  de  filaments  rayonnants.  Filaments  dressés  de  60-80  [j.  de 
largeur  (100-110  sur  la  plante  d'Australie),  à  rameaux  longs  peu  nom- 
breux, espacés  (plus  nombreux,  surtout  au  sommet,  sur  la  plante 
d'Australie).  —  Propagules  à  pédicelle  sY-largissant  graduellement  de 
la  base  au  sommet,  à  3  rayons  rectilignes,  plus  rarement  2,  non  rétré- 
cis à  leur  base,  cylindriques  ou  légèrement  atténués  de  la  base  au 
sommet  ;  sphacèle  en  calotte  ne  se  développant  pas  en  poil.  Spo- 
ranges uniloculaires  et  pluriloculaires  inconnus. 

Hab.  —  Sur  des  pierres  et  sur  d'autres  Algues  [Cladophora  rupes- 
tris).  Angleterre!  (Sidmouth,  Mrs  Griffiths;  Exmouth,  Mrs  Gulson; 
St  Michael's  Mount,  Ralfs),  Bretagne!  (Saint-Malo,  Thuret;  Brest, 
Crouan),  Australie!  (F.  von  Mueller). 

E.  —  Sphacelaria  cirrosa  Agardh. 

Echantillons  étudiés  : 

1.  Feroë,  Svinô;    1e1'  novembre  1897;  propagules;  Bôrgesen  leg.  et 

ded. 

2.  Norvège,  Trondhjemfjord,  Vanvick  ;    18  août  1S92  ;  propagules; 

ibid.,    19  août   1892  ;   sporanges  uniloculaires  rares  et  propa- 
gules nombreux  ;  Foslie  leg.  et  ded. 

3.  Norvège,  Haugesund  ;  juillet  1900,  sur  le  cuir  d'un  vieux  soulier 

dragué  à  25  mètres  de  profondeur,  mélangé  au  Chsetopleris , 
propagules;  E.  Norum  leg.  et  ded. 

4.  Norvège,  Svinor;    17  août   18S5,  sur  Rhodomela  ;  propagules; 

Foslie  leg.  et  ded.  —  Le  Rhodomela  portait  aussi  des  touffes  de 
S.  fur  ci  géra  (1). 

1.  Le  S.  furciçera  n'avait  pas  encore  été  cité  sur  la  côte  de  Norvège.  Les 
propagules  présentent  exactement  les  mêmes  variations  que  sur  la  plante  d'Hel- 
goland  (Voy.  chap.  X).  Ces  variations  semblent  donc  bien  sous  la  dépendance 
de  la  latitude.  (Pour  le  5".  furcigera,  voy.  en  outre  p.  402.) 

Je  signalerai  en  même  temps  la  présence  du  S.  britaunica  aux  Feroë,  d'après 
un  échantillon  fructifié  que  M.  Bôrgesen  m'a  récemment  communiqué  (sub  n°  304). 
Cette  espèce  doit  assurément  se  trouver  aussi  en  Norvège. 


4oo  JOURNAL  DE   BOTANIQUE 

5.  Norvège,  Svinor;   6  septembre  1SS5,  sur  feuilles  de  Laminaria 

digitata;  7  septembre  1SS5,  sur  Polyides  ;  4  septembre  1S95, 
sur  Polysiphonia  nigrescens;  tous  avec  propagules;  Foslie  leg. 
et  ded. 

6.  Norvège,   Svinor;  19  août  18S5,  sur  Asperococcus  compressas; 

propagules  et  sporanges  uniloculaires;  Foslie  leg.  et  ded. 

7.  Mer  du  Nord;  août  1889;   sub.  nom.  5.  cirrosa  f.  âsgagropila; 

propagules  ;  Reinbold  leg.;  Herb.  Thuret. 

8.  Helgoland  ;  13  septembre  1893,  sur   Cladostephus;  propagules; 

Kuckuck  leg.  et  ded. 

9.  Bahusia  ;  août,  sur  Fucacée  ;  propagules;   Areschoug  leg.   {Algœ 

Sca?idinavicce  exsiccatcs  n°  109);  Herb.  Thuret. 

10.  Kattegat,   Hofmansgave;  septembre  1826,  sur  Fucus  serratus ; 

propagules  et  sporanges  uniloculaires  très  rares;  Vahl  leg.; 
Herb.  Mus.  Copenhague. 

11.  Kattegat,    Trindelen  ;    21    septembre    1893  ;  propagules;    Rosen- 

vinge  leg.  ;  Herb.  Mus.  Copenhague. 

Comme  c'était  à  prévoir,  le  6".  olivacea  Pringsh.  n'est  pas  limité  à  Helgoland. 
l'en  ai  vu  dans  l'Herbier  du  Muséum  de  Copenhague  un  exemplaire  danois  (Lille 
belt,  29  juin  1891)  récolté  par  M.  Rosenvinge;  il  est  stérile,  mais  avec  un  beau 
disque  et  suffisamment  caractérisé.  M.  Foslie  m'en  a  communiqué  un  exemplaire 
norvégien,  pourvu  de  sporanges  uniloculaires,  récolté  par  M.  Strômfelt  à  Mos- 
terhavn,  sur  un  stipe  de  Laminaria  kyperborea.  Le  pédicelle  de  ces  sporanges 
est  simple,  comme  sur  la  plante  d'Helgoland,  et  non  ramifié,  comme  sur  la  plante 
de  Kiel,  rapportée  par  M.  Reinke  au  6".  olivacea. 

Enfin,  je  signale  encore  comme  plantes  danoises  intéressantes,  vues  dans 
l'Herbier  du  Muséum  de  Copenhague,  le  S.  plumigera  (Sundet,  Steom  Fyr, 
2  août  1894,  Rosenvinge  leg.)  et  la  forme  écossaise  du  6".  racemosa  (Aalborg 
Bugt,  15  juillet  1892,  Rosenvinge  leg.). 

Ce  même  Herbier  me  permet  de  rapporter  le  5.  fasciculata  de  Schousboe 
2l\\  S.  brachy gonia.  «  Sous  le  nom  de  Sphacelaria  fasciculata,  dit  M.  Bornet 
[92,  p.  240],  Schousboe  a  décrit  et  figuré  une  Algue  de  Gibraltar  qui  a  l'aspect 
du  6".  radicans  Harv.  et  qui  porte,  comme  celui-ci,  des  sporanges  globuleux 
sessiles.  Comme  le  Sph.  radicans  ne  parait  pas  avoir  été  observé  plus  bas  que 
le  sud  de  la  Bretagne,  et  que  l'unique  exemplaire  vu  par  Schousboe  ne  s'est  pas 
trouvé  dans  sa  collection,  il  m'est  impossible  de  savoir  exactement  ce  que  l'au- 
teur a  voulu  représenter.  »  Le  manuscrit  de  Schousboe  indique  :  «  Semel  tantum 
legi  inter  Algas  e  Gibraltario  missas  caespitibus  Spkacelarias  secundatae  inter- 
mixtam.  »  Or,  l'Herbier  de  Copenhague  renferme,  sur  deux  micas,  trois  minus- 
cules touffes  de  1/2  centim.  de  hauteur,  étiquetées  par  Schousboe  :  «  Sphacelaria 
fasciculata  sp.  nov.  Schousb.,  tab.  ined.  Decbr.  1827.  Tingi.  »  Cette  plante, 
qui  est  certainement  le  6".  brackygonia,  croit  par  conséquent  à  Tanger  et  à 
Gibraltar.  Ses  filaments  sont  bien  les  mêmes  que  ceux  de  la  plante  de  Montagne  ; 
les  propagules  naissent  par  deux,  superposés.  Toutefois,  ceux  de  la  base  sont 
vieux  et  réduits  à  leur  pédicelle;  la  plupart  des  autres  sont  très  jeunes,  comme 
ceux  que  j'ai  représentés  sur  la  figure  32,  C,  d'où  la  ressemblance  des  filaments 
qui  les  portent  avec  le  .S.  radicans  ;  enfin,  plusieurs  propagules  sont  parfaite- 
ment caractérisés,  dans  l'état  représenté  sur  la  figure  32,  F.  A  sa  base,  la 
plante  forme  de  petits  disques  et  des  stolons;  elle  croît  probablement  sur  des 
rochers. 


C.  Sauvageau.  —  Remarques  sur  les  Sphacélariacées.  401 

12.  Kiel  ;  octobre  iSSS;  propagules  et  sporanges  uniloculaires  (Hauck 

et  Richter,  Phykoiheka  univer salis  n°  367).  Reinke  leg.;  Herb. 
Thuret  et  Herb.  Mus.  Copenhague. 

13.  Grande-Bretagne,    sur  Corallina  ofjîcinalis ;   propagules;   Gre- 

ville  leg.  {Alga?  Britannica  n°  24,  sub  nom.  Sphacelaria  pe?i- 
nata  Lyngb  );  Herb.  Mus.  Copenhague. 

14.  Grande-Bretagne,  Bognor;  novembre  1887;  propagules;  Holmes 

leg.;  Herb.  Thuret. 

15.  Grande-Bretagne,  Ile  de  Wight,  Steephill  Bay;  15  janvier  1886; 

propagules  et  sporanges  uniloculaires  rares,  Foslie  leg.  et  ded. 

16.  Normandie,  Cherbourg  ;  19  juin  1S57,  sur  Cysloseira  granulata ; 

stérile;  Thuret  leg.;  Herb.  Thuret. 

17.  Normandie,  Gatteville  ;  août-septembre  1847,  sur  Cystoseira  dis- 

cors; propagules;  Thuret  leg.;  Herb.  Thuret. 

18.  Bretagne,  Roscoff;  31  juillet   1900,   sur   Cystoseira  discors;  fin 

novembre  1900,  sur  Corallina  ofjîcinalis  ;  touffes  à  sporanges 
uniloculaires  moins  nombreuses  que  celles  à  propagules; 
Mlle  A.  Vickers  leg.  et  ded. 

19.  Bretagne,  Roscoff;  9  février  1902,  sur  Cystoseira  granulata  ;  sté- 

rile; Mlle  A.  Vickers  leg.  et  ded. 

20.  Bretagne,  Roscoff;  9  mai  1902,  sur  Cladostephus  veriicillatus  et 

sur  Floridées  variées  ;  touffes  à  sporanges  uniloculaires  moins 
nombreuses  que  celles  à  propagules  ;  Mlle  A.  Vickers  leg.  et 
ded. 

21.  Bretagne,  Brest,  Laninon  ;  4  septembre  1884,  sur  Cladophora  ru- 

pestris ;  propagules  ;  Ledantec  leg.;  Herb.  Thuret. 

22.  Bretagne,  Concarneau;  14  et  15  avril   1900,  mélangé  à  S.  Plu- 

mula,  sur  pierres  draguées  ;  propagules  ;  Sauvageau  leg. 

23.  Bretagne,  Le  Croisic;    septembre  1891,  sur  Fastigiaria  furcel- 

lata ;  sporanges  uniloculaires  nombreux,  propagules  rares; 
Sauvageau  leg. 

24.  Ile  de  Ré,  Ars-en-Ré;  27  mars  1900  et  7  juin    1902,    sur  Fucus 

serratus,  nombreuses  touffes  stériles,  quelques-unes  à  propa- 
gules; 30  mars  1900,  sur  Cladostephus  veriicillatus,  stérile; 
Sauvageau  leg. 

25 .  Golfe  de  Gascogne,  Guéthary  ;  mai  à  septembre  1898,  sur  rochers, 

Lithothamnion,  Halopithys,  Codium  adhâerei2s,  Cladostephus, 
Araignées  de  mer,  etc.;  propagules.  Biarritz,  8  juillet  1902,  sur 
rochers  ;  propagules  ;  Sauvageau  leg. 

26.  Golfe  de  Gascogne,  San  Vicente  de  la  Barquera  (Espagne);  6  sep- 

tembre 1896,  sur  Cysloseira  discors,  Fucus  vesiculosus  cris- 
palus;  propagules  ;  Sauvageau  leg. 


402  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

27.  Golfe  de  Gascogne,  Gijon (Espagne);  17  septembre  1895,  sur  Cys- 

toseira  discors  ;  sporanges  uniloculaires,  sporanges  plurilocu- 
laires;  propagules  ;  21  septembre  1895,  sur  Chorda  Filum; 
propagules  ;  Sauvageau  leg. 

28.  Maroc;  a  Algae  Schousboeanae.  Sphac.  cirrosa  Ag.  n°  114  Sph. 

secicndata  Schousboe  (part.)  (Born.)  Tanger,  décembre  1827  »; 
propagules;  Herb.  Thuret  (1). 

29.  Madère,  sur  Cystoseira;  Mandon  leg.  {Algée  maderenses  nu  30); 

propagules  ;  Herb.  Mus.  Paris. 

30.  Marseille  ;  février  1820;  sporanges  uniloculaires  abondants,  pro- 

pagules rares;  Schousboe  leg.;  Herb.  Thuret. 

31.  Presqu'île  de  Giens  ;  17  mai  1899,  sur  Cystoseira;  propagules; 

Sauvageau  leg. 

32.  Antibes  ;  28  février  1S63  ;  propagules;  Thuret  leg.;  Herb.   Thu- 

ret ;  Ilette,  21  mai  1899,  sur  Cystoseira,  et  Golfe  Jouan,  23  mai 
1899,  sur  Cystoseira  ;  propagules  ;  Sauvageau  leg. 
2,^.  Nice;  propagules  ;  Herb.  Lebel  in  Herb.  Mus.  Paris. 

34.  Porto  Maurizio  ;   août  1884;  propagules;  Strafforello  leg.;  Herb. 

Thuret. 

35.  Corse  ;  novembre  1897;  propagules;  Bôrgesen  leg.;  Herb.  Mus. 

Copenhague. 

36.  Minorque,  Favaritz;  22  juin  1SS0,  sur  Cystoseira;  propagules; 

Rodriguez  leg.;  Herb.  Thuret;  Isla  del  Aire;  10 juillet  1880; 
Rodriguez  leg-.  et  ded. 

37.  Alger;  «  ad  Folia  Cauliniae,  Deshayes  leg.  »;  propagules  ;  Herb. 

Montagne  in  Herb.  Mus.  Paris.  Sur  Dictyota  dichotoma,  Durieu 
leg.;  propagules  ;  ex  Herb.  Mus.  Paris. 

38.  Portici  ;  sur  Cladostephus  verticillatus ;  sporanges  uniloculaires 

nombreux;  propagules  rares  ;  Mazza  leg.;  Bornet  comm. 

39.  Adriatique;  «  Sphacelaria  irregularis   Kùtz..   Suhr  determ.  »; 

propagules  ;  Reinbold  ded. 

40.  Adriatique,    Istrie;    <r   Sphacelaria    cervicomis,    Ardissone    de- 

term. »;  propagules  ;  Herb.  Lebel  in  Herb.  Mus.  Paris. 

41.  Adriatique,  Rovigno  ;  27  mai  1895;  sporanges  uniloculaires  très 

nombreux  mais  tous  avortés,  propagules  rares  ;  3  octobre  1899; 

1.  En  disséquant  le  lS".  secundata  de  Schousboe,  j'ai  rencontré  quelques 
petites  touffes  de  S.  furcigera  bien  caractérisées  par  leurs  propagules.  Comme 
on  l'a  vu  chapitre  X,  le  6".  furcigera  n'était  pas  cité  du  Golfe  de  Gascogne 
aux  Canaries;  Tanger  est  une  localité  nouvelle.  Comme  autres  localités  intéres- 
santes pour  la  distribution  géographique  du  S.  furcigera,  je  le  citerai  sur 
Sargassum  siliquosum,  Mer  de  Chine,  Herb.  Sonder  in  Herb.  Le  Jolis.  Dans 
l'Herb.  Lenormand,  j'en  ai  vu  une  touffe  marquée  ■■  Iles  Sandwich  n°  1202, 
Sphac.  cirrosa  envoyé  à  M.  de  Martens  »  (Lenormand  scrips  ).  Ces  échantillons 
portaient  uniquement  des  propagules. 


C.  Sauvageau.  —  Remarques  sur  les  Sphacélariacées .  403 

sporanges  uniloculaires  peu  nombreux  mais  en  bon  état,  propa- 
gules  rares  ;  Kuckuck  leg.  et  ded. 

42.  Adriatique,  Rovigno;    ierjuin  1900,  sur  Codium  Bursa;  propa- 

gules  nombreux;  Station  zoologique  leg.  et  ded. 

43.  Crimée,   Baie   de  Sébastopol  ;  9  décembre   18S9  ;  propagules  ; 

Pereyaslavzeva  leg.,  Herb.  Thuret. 

44.  Australie,  Swan  River;  sur  Posido?iia  australis ;  propagules; 

Harvey  leg.;  Herb.  Harvey  in  Herb.  Trinity  Collège,  Dublin. 
(n°  106  A,  écrit  au  crayon,  probablement  par  Harvey). 

45 .  Australie,  Port  Jackson  ;  sur  Fucacée  ;  sporanges  uniloculaires, 

propagules;  Harvey  leg.  ;  Herb.  Harvey  in  Herb.  Trinity  Col- 
lège, Dublin. 

46.  Nouvelle-Zélande;   sur   Floridée  ;   sub   nom.   S.  formula    Kùtz. 

Herb.  Lenormand. 

Après  avoir  extrait  du  .S.  cirrosa,  tel  que  le  comprennent 
les  auteurs,  les  >S.  Hystrix,  bi'pznnataetfusca,  je  conserve  le  nom 
de  5\  cirrosa  aux  autres  Sphacelaria  européens,  non  parasites, 
qui  portent  des  propagules  trifurqués  et  dont  les  rameaux  sont 
nettement  distincts  des  axes.  Ainsi  limité,  il  est  encore  aussi 
varié  dans  son  appareil  végétatif  que  le  disait  C.  Agardh  dans 
la  diagnose  que  j'ai  citée  au  début  de  ce  chapitre  (1). 

Le  £\  cirrosa  vit  sur  les  rochers  et  sur  les  autres  Algues  ; 
j'ai  indiqué  dans  la  liste  ci-dessus  un  certain  nombre  de  substra- 
tums,  mais  ils  sont  assurément  beaucoup  plus  nombreux.  Les 
seuls  exemplaires  que  j'ai  eus  en  grande  quantité  à  ma  disposi- 
tion, et  que  j'ai  observés  sur  le  vivant,  ou  conservés  dans  l'alcool, 
sont  ceux  de  Roscoff,  reçus  de  Mlle  Vickers,  et  ceux  récoltés 
par  moi-même  à  l'île  de  Ré,  à  Guéthary,  à  la  presqu'île  de 
Giens,  aux  environs  d'Antibes;  les  autres  sont  des  échantillons 
de  collection. 

1.  M.  Reinke  rapporte  au  6\  cirrosa  le  S.  japonica  décrit  et  figuré  par 
Martens  [66,  p.  112,  PI.  I,  fig.  5].  Il  a  sans  doute  eu  entre  les  mains  l'exemplaire 
original,  car  la  diagnose  et  le  dessin  publiés  par  Martens  sont  tout  à  fait  insuffi- 
sants pour  justifier  ou  condamner  cette  assimilation,  ou  même  pour  permettre 
une  détermination.  D'après  le  même  auteur,  le  Spk.  firmuia  de  Kûtzing,  créé, 
pour  une  plante  stérile  rencontrée  à  Biarritz  sur  le  Gigartina  acicularis,  serait 
synonyme  du  Styp.  scoparium.  L'étude  de  l'échantillon  original  permettrait 
senle  de  se  prononcer.  Cependant,  je  suppose  qu'il  s'agit  du  6\  cirrosa.  Sur  le 
dessin  de  Kûtzing  [55,  p.  26  et  pi.  86,  III],  les  quatre  rameaux  inférieurs  sont 
insérés  sur  deux  articles,  comme  dans  les  Stypocaulon,  mais  Kûtzing  a  plus 
d'une  fois  commis  cette  erreur  pour  des  Sphacelaria  avérés  et  inversement;  les 
trois  rameaux  supérieurs  sont  insérés  comme  dans  les  Sphacelaria.  L'auteur  ne 
mentionne  pas  de  rhizoïdes. 


404  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

Le  thalle  rampant  est  un  disque  de  petite  taille,  compact, 
formé  d'une  seule  épaisseur  de  filaments  rayonnants;  parfois, 
l'un  d'eux  s'étend  plus  loin,  s'étale  à  son  extrémité,  et  forme  un 
nouveau  disque.  Il  n'est  pas  rare  que  les  individus  qui  croissent 
sur  les  rochers,  les  Lithothamnion,  les  Codium,  transforment 
leurs  rameaux  inférieurs  en  stolons  qui  produisent  aussi  de  nou- 
veaux disques  à  leur  extrémité  ou  sur  leur  parcours  (fig.  45,  Zj). 
Cette  transformation  s'observe  également  sur  les  rameaux  plus 
élevés  quand,  pour  une  raison  quelconque,  ils  arrivent  au  con- 
tact d'un  support. 

Les  filaments  dressés,  très  rapprochés  l'un  de  l'autre,  mesu- 
rent 1/2  à  2  centim.  Ils  sont  toujours  ramifiés;  les  rameaux, 
longs  ou  courts,  espacés  ou  rapprochés,  isolés  ou  opposés,  par- 
fois presque  pennés  ou  unilatéraux,  montrent  tous  les  intermé- 
diaires entre  les  formes  que  l'on  pourrait  appeler  irregularis  et 
pennata,  et  qui  ne  coïncident  ni  avec  les  différences  de  support, 
ni  de  station,  ni  de  distribution  géographique;  je  considère 
donc  ces  dénominations  comme  superflues. 

Cependant,  le  port  général  n'est  pas  le  même  chez  les  plantes 
des  régions  septentrionales,  et  particulièrement  de  Norvège,  et 
chez  celles  des  régions  méridionales,  particulièrement  de  France, 
avec  toutefois  des  formes  de  passage.  Les  premières  sont  plus 
longues  et  plus  souples;  les  filaments  principaux,  assez  grêles, 
mesurent  40-60  y-  de  largeur,  et  leurs  cloisons  longitudinales 
sont  peu  nombreuses  ;  les  articles  secondaires  sont  souvent  plus 
hauts  que  larges  ;  parfois,  les  articles  secondaires  inférieurs  sont 
plus  longs  que  les  articles  secondaires  supérieurs,  comme  dans 
le  .S.  bîpinnata,  et  ils  peuvent  alors  présenter  quelques  cloisons 
transversales;  les  rameaux  primaires,  espacés,  longs,  de  plus 
faible  diamètre,  arrivent  souvent  au  même  niveau  que  les  fila- 
ments principaux  et  présentent  peu  de  poils.  Les  secondes  sont 
plus  raides  et  plus  trapues;  les  filaments  principaux,  assez 
rigides,  mesurent  souvent  60-90  f.  de  largeur,  et  leurs  cloisons 
longitudinales  sont  plus  nombreuses  ;  les  articles  secondaires 
sont  généralement  aussi  hauts  ou  moins  hauts  que  larges  ;  les 
rameaux  primaires  sont  courts,  raides,  plus  divariqués,  pré- 
sentent souvent  plusieurs  poils  et  se  terminent  en  pointe. 
C'est  cette  dernière  forme  que  l'on  rencontre  aussi  dans  la 
Méditerranée.  On  verra  plus  loin  qu'à  ces  différences  dans  le 


C.  Sauvageau.  —  Ronarques  sur  les  Spliacélariacées.  405 

port  en  correspondent  d'autres  dans  la  forme  des  propagules. 

Habituellement,  la  plante  n'émet  aucun  rhizoïde.  Cependant, 
il  en  naît  parfois  quelques-uns  des  articles  basilaires  qui  s'étalent 
en  un  petit  disque.  Exceptionnellement,  ils  suivent  le  filament 
principal  sur  une  certaine  longueur. 

A  l'inverse  de  ce  qui  existe  chez  le  .S.  bipiiinata,  les  propa- 
gules sont  très  fréquents;  les  sporanges  uniloculaires  sont 
rares,  et  les  sporanges  pluriloculaires  sont  exceptionnels. 
Habituellement  décrits  comme  présentant  trois  rayons  cylin- 
driques (Kûtzing,  M.  Reinke...  etc.),  les  propagules  montrent 
dans  leur  manière  d'être  d'intéressantes  variations,  méconnues 
jusqu'à  présent,  et  qui  se  produisent  suivant  la  latitude  à 
laquelle  a  poussé  la  plante.  D'après  M.  Reinke,  les  rayons 
sont  cylindriques  chez  le  ►S.  cirrosa,  fusiformes  chez  le  S.  Hys- 
trix,  et  la  foi  en  cette  distinction  a  induit  M.  Kuckuck  en 
erreur  lorsqu'il  dit  [94,  p.  228]  n'avoir  jamais  trouvé  à  Helgo- 
land  le  vrai  ^S.  cirrosa,  cependant  si  commun  dans  la  Baltique  ; 
en  réalité,  il  l'a  trouvé,  mais  avec  les  propagules  de  la  forme 
méridionale,  semblables  à  ceux  du  ^S.  Hysirix. 

En  effet,  le  61.  cirrosa  des  régions  septentrionales,  et  en  par- 
ticulier de  la  Norvège  (1),  porte  des  propagules  dont  la  lon- 
gueur respective  du  pied  et  des  rayons  varie,  comme  cela  se 
voit  d'ailleurs,  chez  les  autres  espèces  de  Sphacelaria,  mais 
dont  les  rayons  sont  uniformément  cylindriques.  Cependant, 
ceux-ci  présentent  toujours,  à  leur  point  d'insertion,  un  léger 
rétrécissement  qui  n'existe  jamais  chez  le  S.  fusca  (fig.  44, 
A,  B,  C);  en  outre,  ils  sont  toujours  plus  ou  moins  arqués,  à 
convexité  tournée  vers  le  haut. 

Le  sphacèle  en  calotte  se  développe  ou  non  en  poil,  les  deux 
cas  se  montrant  sur  un  même  individu.  Les  propagules  à  trois 
rayons  sont  la  règle  générale  (2)  ;  néanmoins,  ceux  qui  en  pré- 
sentent deux  ne  sont  pas  très  rares,  et  si  l'un  des  bras  a  avorté, 
les  deux  rayons  restant  ne  sont  pas  dans  le  même  plan  ;  cepen- 
dant, toute  trace  du  rayon  avorté  peut  disparaître;  les  rayons 

1.  Plusieurs  des  échantillons  norvégiens,  étudiés  ici,  ont  déjà  été  cités  par 
M.  Foslie  [91,  p.  17]. 

2.  Il  y  a  trois  quarts  de  siècle,  J.  Agardh  [36,  p.  110,  PI.  XV,  fig-.  43]  a  repré- 
senté deux  propagules  du  >S.  cirrosa;  l'un  parait  avoir  trois  rayons  et  l'autre 
quatre.  Je  ne  sais  jusqu'à  quel  point  on  en  peut  tenir  compte.  Ce  qu'il  appelle 
«  une  racine  articulée  »  est  probablement  le  poil  du  propagule. 


4o6  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

sont  alors  dans  le  même  plan,  et  la  ressemblance  avec  les  propa- 
gules  du  S.  fm'cigera  en  est  beaucoup  augmentée.  J'ai  retrouvé 
cette  forme  à  trois  bras  cylindriques  jusqu'à  Concarneau.  Tou- 
tefois, bien  au  Nord  de  cette  localité,  les  propagules  commen- 
cent à  changer  de  forme.  Ainsi,  sur  l'échantillon  anglais  dis- 


Fig.  44.  —  Sphacelaria  cirrosa  f.  septentrionales,  —  A,  B,  C,  Propagules  pris  sur  la  plante 
du  Trondhjemfjord,  du  19  août  1892  (Gr.  80).  —  D,  Sommet  d'un  rameau  envahi  par  un 
parasite,  pris  sur  la  plante  de   Svinor,  6  septembre  1885  (Gr.  150). 

tribué  par  Gre ville  comme  >S\  pcnnaia,  sur  ceux  d'Helgoland, 
de  Bognor,  de  l'île  de  Wight,  les  rayons  deviennent  nettement 
fusiformes;  en  même  temps,  les  rameaux  primaires  de  ces  exem- 
plaires deviennent  plus  courts,  les  articles  des  filaments  prin- 
cipaux diminuent  de  hauteur,  comme  je  l'ai  dit  précédemment. 
Cette  différence  s'accentue  sur  les  exemplaires  français  et 
espagnols  à  partir  de  la  Manche  jusqu'à  Madère  (i).  J'ai  repré- 

1.  A  part  celui  de  Concarneau,  qui  a  été  dragué.  Il  est  possible  que  des 
S.  cirrosa  récoltés  à  Concarneau  sur  les  Algues  que  la  marée  découvre  rentre- 
raient dans  le  cas  général. 


C.  Sauvageau.   —    Remarques  sur  les  Sphacélariacées.  407 

sente  (fig.  45,  A,  B,  C)  trois  propagules  de  la  plante  de 
Roscoff;  ils  sont  identiques  à  ceux  du  S.  Hystrix ;  les  rayons 
sont  nettement  renflés  en  fuseau,  plus  rétrécis  à  leur  base  ;  le 


Fig.  45.  —  Sphacelaria  cirrosa,  f.  meridionalis.  —  A,  B,  C,  Propagules  de  la  plante  de 
Roscoff  sur  Cystoseira  discors,  30  juillet  1900.  —  D,  Propagule  germant,  ayant  déjà 
produit  un  disque  (prothalle)  sur  lequel  poussent  deux  filaments  dressés;  Guéthary,  sur 
les  rochers,  2  août  1898.  —  E,  Rameau  primaire  transformé  en  stolon  et  produisant  un 
disque  à  son  extrémité  (Ibid.)  (A  à  E,  Gr.  80). 

sphacèle  en  calotte  se  prolonge  ou  non  en  poil;  l'avorteraent 
de  l'un  des  rayons  devient  beaucoup  plus  rare,  mais  je  n'ai 
jamais  vu  de  propagules  à  quatre  rayons. 

Une  autre  différence  survient  chez  les  exemplaires  de  la 
Méditerranée.  Habituellement,  la  forme  des  rayons  est  la  même 
que  sur  nos  côtes  de  l'Océan  ;  parfois,  cependant,  elle  corres- 


408  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

pond  à  la  forme  septentrionale  (i).  De  plus,  aussi  souvent  que 
j'ai  pu  examiner  un  certain  nombre  de  filaments,  ou  que  ces 
filaments  étaient  chargés  de  propagules,  ceux-ci  présentaient 
soit  trois,  soit  quatre  rayons  symétriquement  disposés.  Les 
exemplaires  croissant  sur  le  Codium  Bursa,  que  j'ai  reçus  de  la 
station  de  Rovigno,  mélangés  au  .S.  tribuloides,  étaient  en  fort 
bel  état  et  couverts  de  propagules  qui  portaient  tous  des  rayons 
cylindriques,  mais  les  propagules  à  trois  rayons  étaient  bien 
moins  nombreux  que  ceux  à  quatre  rayons;  j'en  ai  vu  aussi 
quelques-uns  à  cinq  rayons.  Enfin,  sur  des  touffes  de  .S.  cirrosa 
que  j'ai  trouvées  sur  des  D 'ic iy v la  die ho io ma  récoltés  à  Alger, 
les  propagules  portaient  trois,  quatre  ou  cinq  rayons  rangés 
autour  du  sphacèle  en  calotte,  développé  ou  non  en  poil.  Un 
fragment  du  6\  cirrosa  sur  Posidouïa  Caulini  cité  par  Mon- 
tagne, dans  sa  Flore  de  l' Algérie  [46,  p.  42],  m'a  montré  unique- 
ment des  propagules  à  trois  ou  quatre  rayons,  aucun  à  cinq 
rayons.  Il  n'y  a  donc  pas  à  en  tirer  de  conclusion  spéciale  pour 
la  localité  (2). 

D'après  M.  Ardissone  [87,  p.  91]  les  propagules  du  vS\  cirrosa 
présentent  «  deux  ou  trois,  rarement  quatre  ou  cinq  rayons  »  ;  cet 
auteur  ayant  comparé  ses  échantillons  méditerranéens  à  des 
plantes  du  Nord  de  l'Europe,  je  suppose  qu'il  a  vu  sur  celles-ci 
les  propagules  à  deux  rayons  ;  à  ma  connaissance,  il  est  le  seul 
auteur  qui  parle  de  propagules  à  cinq  rayons,  mais  malheureu- 
sement sans  indiquer  dans  quelle  localité  il  les  a  rencontrés. 
Meneghini  [42,  p.  334]  dit  aussi  «  propagules  à  trois  ou  quatre 
rayons  ».  Lorsque  M.  Reinke  étudie  le  .S.  cirrosa  de  la  Baltique 
[89,2,  p.  65]  il  dit  :  «  propagules  avec  des  rayons  cylindriques, 
allongés,  le  plus  souvent  trois,  plus  rarement  deux  »,  puis, 
dans  son  Mémoire  sur  les  Sphacélariacées  [91,2,  p.  11]  :  «  les 
propagules  sont  très  caractéristiques  ;  ils  sont  typiquement  à 
trois  rayons,  plus  rarement  à  deux  ou  à  quatre,  cylindriques, 
un  peu  atténués  vers  l'extrémité  ».  L'auteur  ne  dit  pas  si  ce 


1.  Constaté  sur  les  échantillons  de  Corse,  Minorque,  Sébastopol,  Rovigno, 
3  octobre  1899  et  1"  juin  1900.  Je  remarque  toutefois  que  ces  échantillons  (à  part 
celui  de  Rovigno  de  1900)  étaient  très  pauvres  en  propagules. 

2.  M.  Vinassa  [91,  p.  248J  a  constaté,  sur  des  exemplaires  méditerranéens,  que 
le  poil  des  propagules  du  J>\  cirrosa  est  présent  ou  absent.  Il  dit  que,  clans  ce 
dernier  cas,  l'un  des  trois  bras  se  déplace  légèrement  et  semble  continuer  direc- 
tement le  pédicelle.  Je  n'ai  jamais  rien  vu  de  semblable. 


C.   Sauvageau.   —  Remarques  sur  les  Sphacélariacées .  409 

nombre  de  quatre  a  été  vu  sur  des  plantes  du  Nord  ou  sur  des 
échantillons  de  la  Méditerranée. 

Quoi  qu'il  en  soit,  nous  sommes  en  présence  d'un  fait  non 
encore  mentionné,  et  cependant  du  plus  haut  intérêt  au  point  de 


Fig.   46.  —  Sphacelaria  ci'rrosa   des   Feroë,    Ier  novembre  1897. 
anormaux  (Voy.  le  texte)  (A  à  E,  Gr.  80). 


Propagules   normaux  et 


vue  de  la  variation  spécifique.  Le  S1,  cirrosa  des  mers  du  nord 
de  l'Europe  présente  des  propagules  généralement  à  trois  rayons, 
parfois  deux  rayons  cylindriques  ;  celui  de  la  Manche  et  de 
l'Océan  présente  des  propagules  généralement  à  trois  rayons 
en  fuseau,  très  rarement  à  deux  rayons.  Ces  formes  corres- 
pondent à  des  différences  de  l'appareil  végétatif  et,  bien  qu'elles 
passent  de  l'une  à  l'autre,  je  propose  de  les  désigner  par  les 
noms  de  f.  septentrional! s  et  f.  meridionalis .  Dans  la  Méditer- 
ranée, l'appareil  végétatif  est  le  même  que  dans  l'Océan;  les 
rayons    des    propagules  sont   habituellement   de   la   deuxième 


410  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

forme,  parfois  cependant  de  la  première,  mais  ces  rayons  sont 
au  nombre  de  trois  ou  de  quatre,  parfois  de  cinq;  je  sépare 
cette  forme  sous  le  nom  de  f.  mediterraiiea. 

J'ai  déjà  mentionné  les  formes  bizarres  que  les  propagules 
du  S.  furcïgera  prennent  aux  Feroë.  Le  .S.  cirrosa  de  ces  mêmes 
îles,  que  M.  Bôrgesen  m'a  soumis,  présente  des  anomalies  sem- 
blables. Les  filaments  dressés,  grêles,  peu  ramifiés,  portent 
de  nombreux  propagules;  j'en  ai  dessiné  plusieurs  sur  la 
figure  46.  Les  propagules  A  et  B  ont  été  pris  sur  un  même 
filament;  le  premier  a  une  tendance  à  se  rapprocher  de  la 
forme  meridionalis ,  et  on  en  trouve  dont  les  rayons  sont 
notablement  plus  longs,  légèrement  renflés  en  leur  milieu;  le 
second  correspond  bien  à  la  forme  septeiitrionalis  ;  sur  l'un 
et  l'autre,  le  poil  est  rudimentaire.  Ces  deux  formes  sont  de 
beaucoup  les  plus  communes,  mais  on  rencontre  les  bizarreries 
les  plus  variées.  Ainsi,  sur  les  propagules  iï  et  F,  deux  rayons 
seulement  se  sont  développés,  le  troisième  étant  à  l'état  rudi- 
mentaire, et,  dans  F,  ils  ont  pris  un  développement  considé- 
rable. Sur  D,  le  propagule  était  d'abord  normal,  puis  deux 
rayons  se  sont  beaucoup  développés  :  l'un  s'est  trifurqué  pour 
donner  un  propagule  de  deuxième  génération  de  »S.  cirrosa; 
l'autre  s'est  bifurqué  pour  donner  un  propagule  de  deuxième 
génération  ressemblant  beaucoup  à  ceux  du  S.furcïgera.  Enfin, 
le  propagule  C  a  fourni  aussi  une  double  génération,  mais 
chaque  fois  à  rayon  unique;  le  sphacèle  en  calotte,  rejeté  sur  le 
côté,  indique  la  longueur  du  pied  et  du  premier  rayon  (1). 

Les  propagules  en  germination  étaient  fort  nombreux  sur  le 
C.  discors  de  Roscoff.  Comme  M.  de  Janczewski  l'a  indiqué 
[73,  p.  258],  le  pied  du  propagule  et  les  rayons  jouent  le  même 
rôle   dans   la   germination;    ils   sont   physiologiquement   iden- 

1.  J'ai  représenté  sur  la  figure  44,  D,  le  sommet  d'un  filament  norvégien 
portant  de  nombreux  ramuscules  qui  paraissent  dus  à  l'action  d'un  parasite, 
probablement  d'une  Chytridiacée.  Le  parasite,  appelé  par  M.  Kny  Ckytridhim 
Sphacellarum,  qui  déforme  souvent,  en  sphère  ou  en  poire,  le  sphacèle  des 
filaments  principaux,  des  rameaux  ou  des  propagules,  est  très  fréquent  chez  le 
6".  cirrosa,  comme  d'ailleurs  chez  bien  d'autres  espèces.  La  déformation  dont  il 
est  question  ici  est  toute  différente  :  elle  se  manifeste  sur  plusieurs  articles 
superposés  d'un  filament  ou  d'un  propagule  jeune,  qui  s'allongent  chacun  en  un 
ou  deux  ramuscules  diversement  orientés.  Je  l'ai  remarqué  snr  plusieurs  exem- 
plaires norvégiens  et  sur  ceux  de  Minorque  ;  la  figure  44,  D,  représente  l'un  des 
cas  les  plus  simples;  elle  suffira  pour  éviter  les  confusions  possibles. 


C.   Sauvageau.  —  Remarques  sur  les   Spkacélariacèes.  \\\ 

tiques.  Étant  donnée  la  forme  du  propagule,  celui-ci,  lorsqu'il 
tombe  sur  un  substratum  plan,  le  touche  par  trois  pointes,  la 
quatrième  pointe  restant  dressée.  Si  le  propagule  tombe  au 
milieu  de  filaments,  une  seule  ou  deux  pointes  pourront  toucher 
le  support,  comme  dans  la  figure  45,  D,  qui  représente  un  cas 
simple.  Quoi  qu'il  en  soit,  la  ou  les  pointes  touchant  le  substra- 
tum s'étale  en  un  disque  sur  lequel  les  filaments  dressés  croissent 
ensuite,  chaque  disque  donnant  un  nouvel  individu.  Les  pointes 
qui  ne  le  touchent  pas  ne  se  développent  jamais  en  filament 
dressé;  elles  s'allongent  un  peu,  produisent  1-2-3  P°ils  indi- 
quant un  sympode  à  1-2-3  générations,  habituellement  d'un 
seul  article  primaire  chacune,  puis  cessent  tout  accroissement. 
Un  propagule  qui  tombe  au  milieu  d'un  faisceau  de  filaments, 
allonge  parfois  1-2  de  ses  pointes  en  un  stolon  plus  ou  moins 
long,  à  la  recherche  d'un  support  sur  lequel  il  se  fixe  et 
s'étale  en  disque.  On  trouve  dans  la  nature  des  propagules  en 
germination  à  toutes  les  époques  de  l'année;  j'ai  vu  des  disques, 
ayant  déjà  produit  cinq  jeunes  pousses  dressées,  qui  étaient 
encore  en  relations  avec  leur  propagule  originel,  en  parfait 
état. 

En  faisant  remarquer  que,  pour  fournir  des  filaments  dressés, 
le  propagule  produit  d'abord  un  disque,  M.  de  Janczewski  com- 
pare celui-ci  à  un  prothalle.  C'est  en  effet  une  sorte  d'intermé- 
diaire entre  l'élément  de  multiplication  et  la  plante  elle-même. 
Il  y  a  là  comme  une  alternance  de  générations  dans  le  cycle 
d'une  plante  asexuée.  Les  choses  se  passent  de  même  chez  le 
>S.  Hystrix;  toutefois,  le  cycle  total  de  la  végétation  y  est  plus 
complexe,  puisqu'une  alternance  de  générations  existe  en  outre 
entre  la  plante  sexuée  et  la  plante  asexuée. 

L'abondance  habituelle  des  propagules  du  S.  cirrosa,  la 
perfection  de  leur  forme  et  la  facilité  avec  laquelle  ils  germent, 
rendent  pour  ainsi  dire  superflue  la  présence  d'autres  organes 
de  multiplication. 

Et  en  effet,  les  touffes  à  sporanges  uniloculaires  sont  bien 
moins  fréquentes  que  celles  à  propagules;  toutefois,  quand  les 
sporanges  existent,  ils  sont  abondants  et  couvrent  les  filaments. 
Ainsi,  parmi  une  trentaine  de  touffes  récoltées  à  Roscoff  le 
9  mai  1902,  presque  toutes  munies  de  propagules,  une  seule 


4i2  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

avait  des  sporanges  uniloculaires.  Ceux-ci  étaient  d'ailleurs  en 
parfait  état,  mais  il  n'en  est  pas  toujours  de  même.  Par  exemple  : 
les  sporanges  uniloculaires  des  exemplaires  norvégiens,  ceux  de 
certains  exemplaires  de  Rovigno,  m'ont  paru  presque  vides, 
comme  s'ils  ne  devaient  pas  arriver  à  maturité.  Ils  sont  portés 
par  les  mêmes  individus  que  les  propagules,  sur  les  filaments 
principaux  ou  sur  les  rameaux;  d'abord  allongés,  ils  s'arron- 
dissent progressivement  et  mesurent  75-100  p  de  diamètre;  le 
pédicelle  est  unicellulaire. 

Les  sporanges  pluriloculaires  sont  encore  plus  rares,  et  je 
suis  persuadé  que  ceux  dont  parlent  les  auteurs  appartiennent 
pour  la  plupart  au  .S.  bipinnata,  tout  au  moins  s'il  s'agit  de  la 
plante  de  l'Océan.  J'en  ai  vu  une  seule  fois  :  sur  le  C.  dïscors 
de  Gijon,  dans  lequel  j'ai  fait  de  nombreuses  coupes  sans  cons- 
tater de  parasitisme.  La  plante  de  Gijon  était  d'ailleurs  parfaite- 
ment caractérisée  :  filaments  principaux  raides,  portant  de 
nombreux  rameaux  primaires,  courts  et  raides,  parfois  eux- 
mêmes  ramifiés,  aucun  rhizoïde,  et  thalle  rampant  en  disque 
petit,  dense,  et  bien  limité.  Une  même  touffe  portait  simulta- 
nément des  propagules,  des  sporanges  uniloculaires  et  des  spo- 
ranges pluriloculaires;  j'ai  même  vu  quelques  propagules  sur  un 
filament  couvert  de  sporanges  pluriloculaires.  Ils  sont  cylin- 
driques, comme  ceux  des  S.  Hystrix  et  bipinnata  de  70-80  u.  de 
long  ;  leur  largeur  est  de  60-65  p.  Tous  sont  à  logettes  de  petites 
dimensions.  Le  pédicelle  est  généralement  bicellulaire.  Si  l'on 
pouvait  conclure,  d'après  les  exemplaires  de  Gijon,  on  dirait  que 
le  6\  cirrosa  produit  des  sporanges  pluriloculaires  à  la  fin  de 
l'été,  lorsque  le  S.  Hysirix  a  perdu  les  siens  depuis  longtemps  (  1  ) . 

Cependant,  la  plante  méditerranéenne  est  peut-être  plus  fré- 
quemment fructifère  que  celle  de  l'Océan.  En  effet,  on  sait  que 

1.  Les  frères  Crouan  ont  signalé  en  1860  [60],  puis  dans  leur  Florule  du 
Finistère  [67,  p.  164],  le  .S.  céespitula  Lyngb.  comme  une  plante  très  rare, 
trouvée  sur  la  partie  inférieure  renflée  du  Saccorhiza  bulbosa.  Ils  l'ont  trouvée 
en  trop  faible  quantité  pour  la  distribuer  dans  leur  exsiccata.  Dans  l'Herb. 
Crouan,  conservé  à  Quimper,  j'ai  vu  un  unique  sachet  sur  lequel  était  inscrit  : 
«Spkacelaria  czespitula  Lyngb.  (cum  fructu!),  sur  la  fronde  de  Lam.  bulbosa. 
C'est  à  la  base,  sur  la  partie  bulbeuse,  qu'il  gazonne,  mais  en  très  petite  quan- 
tité. Très  rare.  >»  L'échantillon  inclus  dans  le  sachet,  composé  de  quelques  courts 
filaments  insérés  sur  un  petit  fragment  du  support,  était  tellement  minime  que, 
pour  l'étudier,  j'ai  dû  demander  l'autorisation  de  le  prendre  en  totalité. 

Or,  la  plante  conservée  par  les  frères  Crouan  n'appartient  certainement  pas 
au  5".  casspitula  de  Lyngbye,  car  aucun  des  articles   secondaires   n'est  cloisonné 


C.  Sauvagkau.   —    Remarques  sur  les  Sphacélariacées.  413 

Kùtzing  a  créé  son  £\  irregularis  pour  un  Sphacelaria  médi- 
terranéen qui,  d'après  le  dessin  des  Tabîdée,  paraît  garni  de 
sporanges  pluriloculaires.  Depuis,  les  auteurs  ont  employé  le 
nom  &  irregularis  pour  marquer  l'opposition  entre  la  ramifica- 
tion du  kS.  cirrosa  considéré,  et  la  ramification  de  celui  qu'ils 
appelaient  pennata;  M.  Ardissone,  dans  sa  diagnose  du  5\  cir- 
rosa, indique  même  comme  douteuse  l'existence  des  sporanges 
pluriloculaires.  Cependant,  Meneghini,  qui  écrivit  son  chapitre 
sur  le  kS.  cirrosa  [42,  p.  332]  avant  que  Kùtzing  eût  publié  le 
►S.  irregularis,  spécifie  que  cette  Algue  vit  en  épiphyte  sur 
d'autres  Algues,  décrit  longuement  les  sporanges  plurilocu- 
laires, et  il  en  parle  comme  d'organes  abondants.  Comme  je  l'ai 
déjà  fait  remarquer  à  propos  du  S.  Hyslrix  et  du  S.  rhizo- 
phora,  il  y  aurait  donc  lieu  d'examiner  à  nouveau  et  de  plus 
près  le  6\  cirrosa  de  la  Méditerranée. 

On  a  vu  précédemment  que  tous  les  exemplaires  de  Sphace- 
laria  du  groupe  cirrosa  que  j'ai  étudiés  sur  le  C.  ericoides,  le 
C.  fibrosa  et  X Halidrys  étaient  parasites  et  correspondaient 
aux  vS.  Hystrix  et  iS.  bipinnata  et  que  tous  ceux  étudiés  sur 
le  C.  discors  étaient  épiphytes  et  correspondaient  au  iS.  cir- 
rosa. Si  le  fait  est  sans  exception,  il  facilitera  beaucoup 
la  détermination.  \J Halidrys  est  une  Algue  toujours  très 
propre,  et  les  épiphytes  ou  les  parasites  qui  peuvent  l'envahir 
sont  probablement  très  peu  nombreux.  Il  n'en  est  pas  de  même 
du  Cyst.  fibrosa;  en  outre  des  Sph.  sympodicarpa,  S.  Plunmla, 
S.  bipinnata,  Ect.fascictdatus,  que  j'ai  cités  sur  ses  branches, 
on  y  trouve  un  grand  nombre  d'autres  petites  Algues.  On  peut 
donc  s'attendre  à  voir  le  ,S.  cirrosa  pousser  à  sa  surface,  car 
cette  espèce  ne  choisit  guère  son  support;  les  déterminations 
spécifiques  nécessiteront  alors  une  certaine  attention. 

transversalement.  Les  filaments  dressés,  hauts  de  2-3  millim.,  trapus,  sont  ramifiés 
à  la  manière  des  espèces  du  groupe  cirrosa.  J'ai  vu  sur  un  même  filament  des 
sporanges  uniloculaires  et  des  sporanges  pluriloculaires;  l'un  des  filaments 
portait  des  rhizoïdes  très  divariqués,  nés  à  des  hauteurs  très  inégales.  J'ignore 
si  la  plante  est  parasite.  Son  substratum  n'est  pas  celui  sur  lequel  on  trouve 
habituellement  le  .S".  Hystrix  ;  la  présence  de  quelques  rhizoïdes  et  de  sporanges 
pluriloculaires  font  hésiter  à  la  rapporter  au  vS.  cirrosa.  Le  prétendu  S.  csesfii- 
tula  des  frères  Crouan  doit  donc  être  recherché  à  nouveau  au  même  titre  que 
les  >S.  irregularis  et  rkicophora  de  la  Méditerranée. 

D'après  M.  Farlow  [81,  p.  76],  le  6".  cirrosa  est  commun  sur  la  côte  nord 
atlantique  des  Etats-Unis.  Les  sporanges  sont  plus  fréquents  en  hiver  qu'en  été, 
dit  l'auteur,  mais  sans  spécifier  de  quels  sporanges  il  parle. 


4i4  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

Je  rapporte  au  ►S',  arrosa  deux  plantes  australiennes  non 
nommées,  récoltées  par  Harvey,  que  M.  P.  Wright  m'a  commu- 
niquées. Elles  sont  épiphytes,  portées  par  un  disque  étroit  ;  les 
filaments  principaux,  très  nettement  différenciés,  à  articles  se- 
condaires moins  hauts  ou  aussi  hauts  que  larges,  peu  cloisonnés 
longitudinalement,  ne  produisent  aucun  rhizoïde.  Les  rameaux 
primaires  inférieurs  sont  espacés  et  relativement  courts  ;  ceux 
qui  naissent  plus  haut  sont  plus  rapprochés,  parfois  opposés, 
longs,  cylindriques,  plus  étroits  que  l'axe,  arrivent  à  la  même 
hauteur  que  lui,  et,  par  suite,  la  plante  paraît  grêle  à  sa  base, 
touffue  à  son  sommet. 

Les  deux  plantes  portent  des  propagules  trifurqués,  à  poil 
médian  développé  ou  non.  Dans  la  plante  de  Swan  River  (sur 
des  feuilles  que  j'ai  déterminées  anatomiquement  Posidom'a 
austrah's),  les  propagules  grands,  à  rayons  cylindriques, 
courbés,  étranglés  à  leur  base,  rappellent  la  f.  septentrionalis . 
Celle  de  Port-Jackson,  épiphyte  sur  une  Fucacée,  rappelle  au 
contraire  la  f.  mcridionalïs ,  les  propagules  sont  nombreux  et 
grêles;  les  rayons,  légèrement  renflés,  et  les  pieds  sont  environ 
moitié  moins  longs  et  moitié  moins  larges  que  sur  les  individus 
de  Swan  River.  Cette  différence  mériterait  d'attirer  l'attention. 
Les  propagules  de  la  plante  de  Port-Jackson  sont  cantonnés 
sur  les  rameaux  les  plus  rapprochés  du  sommet  ;  les  rameaux 
situés  au-dessous  sont  au  contraire  abondamment  pourvus  de 
sporanges  uniloculaires  en  bon  état,  à  pédicelle  unicellulaire, 
et  identiques  à  ceux  des  individus  européens. 

L'Herbier  Lenormand  renferme  un  fragment  d'une  Floridée 
de  la  Nouvelle-Zélande  ayant  quelque  ressemblance  avec  un 
Alinfeltïa,  qui  porte  un  Sphacelaria,  déterminé  «  Sphacelaria 
firmula  Kùtz.  »,  d'une  écriture  que  je  crois  être  de  v.  Martens,  à 
qui  Lenormand  soumit  fréquemment  les  échantillons  que  lui  en- 
voyaient ses  correspondants. 

La  plante,  très  adhérente  à  son  support  par  un  petit  disque, 
à  filaments  dressés  souples,  peu  cloisonnés,  à  rameaux  longs, 
parfois  unilatéraux,  généralement  simples,  est  très  attaquée 
par  un  parasite  occasionnant  des  déformations  comparables  à 
celles  que  j'ai  signalées  chez  le  S.  cirrosa  de  Norvège.  Aussi, 
les  propagules  sont-ils  très  rares  ;  ils  ont  trois  rayons  rétrécis  à 


C.  Sauvagbau.  —  Remarques  sur  les  Spkacêlariacées.  415 

leur  insertion.  Sur  certains  filaments  dressés,  des  rhizoïdes  en- 
roulés sont  bien  les  mêmes  que  ceux  du  S.  bipïiuiata,  mais 
moins  nombreux.  La  plante  de  Nouvelle-Zélande  tient  du  ,S.  cir- 
rosa et  du  6".  bipiiinata;  le  fait  qu'elle  n'est  pas  parasite  peut 
être  attribué  à  la  nature  du  support;  nous  avons  constaté,  en 
effet,  à  propos  du  ,S.  biradiata,  que  la  diastase  qui  sépare  les 
cellules  d'une  Fucoïdée  est  parfois  insuffisante  pour  la  pénétra- 
tion dans  une  Floridée. 

Sphacelaria  cirrosa  Agardh.  —  Touffes  habituellement  raides,  de 
1/2-2  centim.  de  hauteur.  Thalle  inférieur  en  disque  petit,  compact, 
d'une  seule  épaisseur  de  filaments  rayonnants.  Filaments  dressés  de 
40-100  tx.  de  largeur,  à  articles  secondaires  moins  hauts  ou  plus 
hauts  que  larges.  Ramification  habituellement  bien  fournie.  Rhizoïdes 
absents  ou  très  rares.  —  Sporanges  uniloculaires  peu  communs,  de 
75-100  u..  de  diamètre,  à  pédicelle  unicellulaire.  Sporanges  plurilocu- 
laires  très  rares,  dans  les  mêmes  touffes  que  les  précédents,  cylin- 
driques, de  70-80  [/..  sur  60-65  V-  Propagules  très  fréquents,  à  rayons 
courbés,  rétrécis  à  leur  base,  cylindriques  ou  fusiformes,  habituelle- 
ment au  nombre  de  3,  parfois  2-4-5,  à  poil  développé  ou  non. 

1  lab. —  Sur  les  supports  les  plus  variés  :  rochers,  Corallines, 
Chlorophycées,  Fucoïdées,  Floridées,  Zostéracées.  —  Feroë!  Nor- 
vège! Suède!  Danemark!  Golfe  de  Kiel!  Helgoland!  Grande-Bre- 
tagne! Normandie!  Bretagne!  Ile  de  Ré!  Golfe  de  Gascogne!  Maroc! 
Madère!  Golfe  du  Lion  !  Golfe  de  Gênes!  Corse!  Minorque!  Adria- 
tique! Crimée  !  Algérie!  Australie!  Nouvelle-Zélande  ! 

A.  —  f.  septentrionalis.  —  Plante  plus  souple,  à  articles  secon- 
daires des  axes  souvent  aussi  hauts  ou  plus  hauts  que  larges.  Propa- 
gules à  trois  rayons  cylindriques,  parfois  deux. 

B.  —  f.  meridionalis. — Plante  moins  souple,  à  articles  secon- 
daires des  axes  souvent  aussi  hauts  ou  moins  hauts  que  larges.  Propa- 
gules à  trois  rayons  fusiformes. 

C.  —  f.  mediterranea.  —  Plante  semblable  à  la  précédente.  Pro- 
pagules à  3-4-5  rayons  cylindriques  ou  fusiformes. 

Les  auteurs  ont  distingué  plusieurs  variétés  de  £\  cirrosa. 
J'ai  dit  plus  haut  que  les  variétés  pennaia  et  irregularis  (1), 
admises  par  Hauck  puis  par  M.  Reinke,  ne  me  semblent  pas 

1.  Le  Sph.  cirrosa  var.  subsecunda  Grunow  [Piccone,  84,  p.  53],  des  Canaries, 
très  voisin  du  6".  irregularis  Kûtz.,  dit  Grunow,  en  diffère  par  ses  rameaux  çà 
et  là  unilatéraux.  Ce  caractère  parait  bien  insuffisant.  D'ailleurs,  il  s'agit  très 
probablement  d'un  état  du  6".  Hystrix  et  non  du  vS\  cirrosa. 


4i6  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

mériter  d'être  maintenues.  La  variété  a?gagropïla,  établie  par 
C.  Agardh,  a  été  retrouvée  par  M.  Wittrock  [84,  p.  283]  sur 
les  côtes  de  Suède,  en  boules  de  1-4  centimètres  de  diamètre. 
M.  Reinke  la  cite  à  Kiel,  et  il  suppose  qu'elle  est  due  à  des 
individus  de  >S.  cirrosa  détachés  de  leur  substratum  et  s'ac- 
croissant  ensuite  de  toutes  parts,  enpelottes;  toutefois,  il  l'a 
trouvée  en  place,  de  la  grosseur  d'une  tête  d'homme,  fixée 
sur  le  Fastigiaria  furcellata  (1).  On  a  vu  précédemment  que 
Lloyd  appelait  ainsi  un  état  très  dense  de  »S.  bïpimiata.  Je  ne 
connais  pas  autrement  la  variété  œgagropila,  mais  j'en  ai 
étudié  deux  autres  :  variété  nana  et  variété  pâte ntissima. 

[A  suivre.) 

NOTE    SUR    QUELQUES    DIATOMÉES 
DE  LA  MER  NOIRE 

SUIVIE  D'UNE   LISTE    DE    FORMES    OBSERVÉES    DANS   CETTE    MER 

{Fin.) 

Par  M.  C.  MÉRESCHKOWSKY. 

Navicula    scopulorum    Bréb. 

(PI.  II,  fig.  1,2.) 

L'endochrome  de  cette  Diatomée  est  des  plus  curieux  (2).  Il 
est  composé  de  seize  à  trente-six  corpuscules  disposés  par  paires 
le  long  des  connectifs,  chaque  corpuscule  étant  formé  de  deux 
tiges  longitudinales   étroites  réunies  au  milieu  par  une  barre 

1.  D'après  M.  Wittrock,  la  var.  êegagropila  est  très  rare.  Ill'arecueillie  à  l'île 
de  Gothland,  et  on  ne  l'avait  pas  vue  en  Suède  depuis  que  C.  Agardh  la  trouva 
à  Skanôr;  les  exemplaires  signalés  par  Kùtzing  seraient  simplement  des  touffes 
de  6".  cirrosa  f.  typica  arrachées  à  YHalidrys  (Voy.  précédemment,  p.  329,  en 
note).  M.  Wittrock  a  presque  toujours  constaté  l'existence  d'une  cavité  au  centre 
de  la  boule,  tandis  que  les  aegagropiles  de  Cladophora  présentent  à  leur  centre 
un  corps  étranger.  L'auteur  remarque  que  tous  ses  exemplaires  portent  une 
Diatomée  épiphyte,  Epilhemia  lurgida,  qui  existe  aussi  sur  l'échantillon  original 
d'Agardh. 

2.  L'endochrome  de  cette  espèce  a  été  décrit  dans  mes  Etudes  sur  l'endo- 
chrome des  Diatomées  (Mémoires  de  l'Académie  des  Se.  de  Saint-Pétersbourg, 
1901,  vol.  XI,  n"  0,  p.  12,  pi.  II,  fig  29-31).  Si  je  touche  de  nouveau  à  ce  sujet 
dans  cet  article,  c'est  que  celui-ci  a  été  écrit  et  envoyé  pour  être  imprimé  le 
3  décembre  iqoo,  à  une  époque  où  je  ne  savais  point  encore  si  mon  travail  sur  l'endo- 
chrome des  Diatomées  serait  accepté  ou  non,  la  dernière  supposition  me  paraissant 
même,  vu   le   nombre  considérable    des  planches    coloriées,    la   plus    probable. 


C.  Méreschkowsky.  —  Note  sur  quelques  Diatomées  de  la  Mer  Noire.    417 

étroite  transversale  reproduisant  ainsi  exactement  la  lettre  H 
(fig.  2).  Chaque  corpuscule  possède  un  pyrénoïde  arrondi 
d'aspect  oléagineux,  placé  au  milieu  de  la  tige  transversale. 

Cette  structure  de  l'endochrome  est  si  extraordinaire  et  si 
différente  de  celle  de  toutes  les  autres  espèces  du  genre  Navi- 
citla,  ainsi  que  des  genres  voisins,  que  le  Navicula  scopulorum 
devrait  selon  mon  avis  être  séparé  du  genre  Navicttla  et  former 
un  genre  à  part  ;  et  la  forme  de  la  valve  de  cette  espèce  si  diffé- 
rente aussi  de  toutes  les  autres  espèces  ne  fait  que  corroborer 
cette  manière  de  voir. 

J'ai  aussi  étudié  l'endochrome  de  V Amphora  inflexa  Bréb.  (1) 
et  j'ai  trouvé  une  grande  analogie  entre  cette  dernière  et  le 
N.  scopulorum.  Chez  VA.  inflexa  l'endochrome  est  composé  de 
quatre  plaques  ayant  exactement  comme  ici  la  forme  d'une 
lettre  H,  réunies  deux  à  deux  par  un  pyrénoïde  allongé  situé 
au  milieu  de  la  barre  transversale,  et  chez  une  autre  espèce 
voisine,  l' Amphora  pontica  Mer. ,  le  nombre  de  ces  plaques  est 
même  de  huit,  formant  quatre  paires.  En  comparant  la  structure 
de  l'endochrome  de  ces  deux  Amphores  avec  celle  d'un  grand 
nombre  d'autres  espèces  que  j'ai  étudiées,  j'arrive  à  la  conclu- 
sion que  l'ancien  genre  Okedenia  était  un  bon  genre,  un  genre 
naturel,  et  je  propose  de  le  rétablir.  Et  comme  l'endochrome  de 
Y  Okedenia  inflexa  et  de  Y  Okedenia  pontica  est  presque  le 
même  que  celui  du  A",  scopuloruîii,  je  crois  que  le  genre  Okedenia 
est  directement  dérivé  du  N.  scopulorum,  dont  il  peut  être  con- 
sidéré comme  un  type  asymétrique,  ce  qui  est  confirmé  par  une 
certaine  ressemblance  dans  les  valves  de  toutes  ces  formes. 

Je  me  demande  même  s'il  ne  serait  pas  mieux  de  ranger  le 
N.  scoptUorzim  dans  le  genre  Okedenia  (2),  que  d'en  créer  un 
nouveau. 

Navicula  (Liàellus)  reticulata  Mer.  nov.  spec. 
(PI.  II,  fig.  25,  32.) 

Valve  très  aplatie,  de  forme  rhombique,  pointue  aux  extré- 
mités, longueur  0,033-0,038  mm.,  largeur  environ  0,0095  mra-5 

1.  Etudes  sur  l'endochrome  des  Diatomées,  1.  c,  p.  27,  pi.  VI,  fig-.  8-10. 

2.  C'est  la  manière  de  voir  que  j'ai  définitivement  adoptée.  Voir  :  On  Okedenia. 
Annals  and  Magasine  of  Natural  History,  1901,  vol.  VIII. 


4i8  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

pores  centraux  petits,  rapprochés,  pores  terminaux  éloignés  du 
bord.  Striation  aussi  fine  que  chez  le  N.  complanata.  Frustule 
délicat,  un  peu  étroit,  avec  des  extrémités  arrondies,  zone 
avec  des  plis  nombreux  très  fins  et  rapprochés,  environ 
12  par  0,01  mm.  Endochrome  réticulé  formé  d'un  seul  chroma- 
tophore  de  forme  très  particulière,  composé  de  deux  bandes 
longitudinales  genouillées,  réunies  par  une  ou  deux  bandes 
transversales,  formant  ainsi  un  réseau. 

L'endochrome  de  cette  espèce  a  été  décrit  dans  mes  a  Etu- 
des sur  l'endochrome  des  Diatomées  »,  (lre  partie,  p.  14  pf.  II, 
fig.  35-37).  Les  figures  que  j'y  ai  données  sont  exactes,  mais 
leur  interprétation  laisse  à  désirer,  car  à  cette  époque  je  n'a- 
vais pas  encore  pu  arriver  à  me  faire  une  idée  suffisamment  claire 
de  la  disposition  très  compliquée  de  l'endochrome  dans  le  frus- 
tule. Depuis  j'ai  eu  l'occasion  de  l'observer  de  nouveau  et  je 
suis  en  état  maintenant  d'en  donner  une  description  plus  com- 
plète et  plus  exacte  qui  devra  remplacer  celle  contenue  dans  les 
«  Etudes  ». 

Cette  espèce,  très  répandue  dans  la  Mer  Noire  (Sébastopol, 
Ialta)  et  à  Villefranche,  et  que  j'ai  aussi  rencontrée  en  grand 
nombre  dans  l'océan  Pacifique  (Californie),  diffère  si  essentiel- 
lement par  son  endochrome  du  N.  complanata,  dont  l'endo- 
chrome a  été  décrit  par  Cleve  {Synops.  Navic.  Diat.  Iro  partie, 
p.  153),  que  pour  cette  seule  raison  elle  doit  être  considérée 
comme  une  espèce  distincte,  quoique,  sous  d'autres  rapports, 
elle  rappelle  le  N.  complanata.  Cette  dernière  espèce  possède 
2  plaques  quadrangulaires  très  courtes,  situées  l'une  dans  la 
moitié  supérieure  du  frustule,  l'autre  dans  sa  moitié  inférieure. 
Ici  les  deux  plaques  sont  genouillées  et  beaucoup  plus  allon- 
gées, occupant  toute  la  longueur  du  frustule.  Dans  les  figures 
28  et  30,  on  les  voit  en  acb  et  &  cy  &  ;  la  première  plaque  acb  re- 
posant sur  le  connectif  supérieur  est  représentée  par  une  teinte 
plus  foncée  que  la  plaque  opposée  #'  cx  b'  appliquée  au  connectif 
inférieur.  Chaque  plaque  est  composée  de  deux  moitiés  réunies 
par  une  partie  médiane  ;  la  partie  supérieure  a  est  rapprochée 
de  la  valve  droite  ;  arrivée  à  peu  près  au  milieu  du  frustule,  elle 
tourne  brusquement  vers  le  côté  de  la  valve  gauche  et  passe  par 
la  partie  médiane  c  dans  la  moitié  inférieure  b  ;  l'autre  plaque, 
appliquée  au  connectif  opposé,  est  également  constituée  de  deux 


C.  Méreschkowsky.  —  Note  sur  quelques  Diatomées  de  la  Mer  Noire.     419 

moitiés  a?  et  b'  réunies  par  une  partie  médiane  cy  et  chaque  moi- 
tié occupe  une  position  opposée  aux  deux  moitiés  de  la  pre- 
mière plaque.  Aux  angles  det  d'  les  deux  plaques  sont  réunies 
par  deux  bandes  transversales  qui  ne  sont  pas  visibles  dans  la 
vue  zonale  et  sont  représentées  sur  la  figure  29  en  ^  et  ^'  (1), 
de  sorte  qu'en  réalité  il  n'y  a  qu'une  seule  plaque  très  découpée 
et  formant  une  espèce  de  réseau.  La  position  des  bandes  trans- 
versales est  variable 
(fig.  29  et  31);  quelque- 
fois il  n'y  en  a  qu'une 
seule  (fig.  32). 

Cette  structure,  comme 
l'on  voit,  est  très  compli- 
quée et  difficile  à  com- 
prendre. Pour  la  rendre 
plus  claire,  je  donne  ici 
deux  figures  schémati- 
ques dont  une  (fig.  2  du 
texte)  représente  un  frus- 
tule  entier  dans  une  posi- 
tion un  peu  oblique. 

Quant  au  N.  compla- 
nala,  il  me  paraît  probable 
que  les  deux  plaques  dont 
sonendochrome  est  com- 
posé sont  également  réu- 
nies par  une  étroite  bande  transversale,  comme  on  peut  en  ju- 
ger d'après  les  figures  de  Cleve,  surtout  celle  qui  représente  la 
valve.  Ceci  est  d'autant  plus  vraisemblable  que  chez  le  N.  Libel- 
las dont  j'ai  aussi  étudié  l'endochrome  (2)  (il  est  presque  iden- 
tique à  celui  du  N.  complanala,  voir  la  figure  4  ci-jointe),  les 
deux  plaques  sont  en  effet  réunies  par  une  étroite  bande  trans- 
versale ;  elle  est  souvent  difficile  à  voir  et  a  pu  par  conséquent 
échapper  à  l'observation  de  Cleve. 


Fig.  2.  —  Figure  schématique,  d'un  frustule  de  Li- 
bellas relicutaltis  Mer.  dans  une  position  oblique. 
a  c  b,  une  moitié  du  chromatophore  ;  a'  c'  b',  l'autre 
moitié,  disposée  sur  la  zone  opposée;  d  et  a', 
bandes  transversales. 

Fig  3.  —  Figure  schématique  du  chromatophore  du 
Libelkis  reticulatiis  vu  par  la  zone.  Mêmes  lettres 
que  dans  la  ligure  précédente. 


1.  Il  ne  faut  pas  confondre  ces  bandes  transversales  traversant  la  cellule  d'un 
côté  à  l'autre  avec  les  parties  moyennes  c  et  c'  des  bandes  longitudinales  qui 
ne  traversent  pas  la  cellule,  mais  restent  appliquées  aux  connectifs. 

2.  Éludes  sur  l'endochrome  des  Diatomées,  1.  c.,  p.  14,  pi.  II,  fig-.  27-28. 
Dans  la  fig.  27,  la  bande  qui  réunit  les  deux  moitiés  de  la  plaque  est  représentée 
par  erreur  comme  étant  interrompue,  ce  qui  n'est  pas  le  cas. 


420  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

Ce  dernier  type  peut  facilement  être  déduit  du  type  plus 
compliqué  du  N.  retictdata  en  supposant  qu'une  partie  seule- 
ment des  bandes  longitudinales  s'est  conservée  (a  et  a'  de  la 
fig.  28)  l'autre  moitié  [b  b})  ayant  disparu.  En  comparant  la 
fig.  3  du  texte  avec  la  fig.  32  de  la  planche,  on  pourra  facile- 
ment se  convaincre  que  l'endochrome  du  N.  Libelliis  (et  très 
probablement  du  N.  complanata  aussi)  n'est  qu'une  réduction 
ou  simplification  de  l'endochrome  du  N.  reticulata. 

Ce  n'est  pas  cependant  par  l'endochrome  seul 
que  cette  espèce  diffère  du  N.  complanata  :  sa  valve 
est  aussi  plus  large  (0.095  mm'  au  ^eu  ^e  °-°05  mm.) 
de  forme  rhombique  (fig.  26,  27)  au  lieu  d'être  lan- 
céolée-linéaire, les  extrémités  du  frustule  (fig.  25, 
28,  30)  sont  arrondies  et  non  pas  tronquées. 


Fig.  4.  —  En- 
dochrome  du 
Navictila  Li- 
bellus  vu  du 
côté  de  la 
valve. 


Galoneis  taurica  Mer.  nov.  sp. 
(PI.  II,  fig.  13.) 

Une  description  détaillée  de  cette  espèce  sera 
donnée  dans  mon  ouvrage  sur  les  Diatomées  de  la 
Mer  Noire.  Je  ne  la  mentionne  ici  que  pour  donner 
la  figure  d'une  valve  que  je  viens  de  trouver  tout 
récemment  dans  un  slide  contenant  des  Diatomées 
des  îles  Baléares;  elle  n'est  pas  très  typique,  étant 
un  peu  étroite,  avec  des  stries  rejetées  plus  près  du 
bord  dorsal  que  d'ordinaire;  longueur  0.0466  mm., 
largeur  0.0067  mm-,  stries  6.5  par  o. 01  mm.  La  zone  du  C.  tau- 
rica est  plissée. 

J'ai  observé  cette  Diatomée  à  l'état  vivant  à  Villefranche  ; 
son  endochrome  (1)  est  composé  de  4  plaques,  2  sur  chacun 
des  connectifs,  séparées  par  une  fente  transversale  très  étroite. 
Cette  structure  diffère  si  essentiellement  de  celle  de  toutes 
les  autres  espèces  du  genre  Caloneis,  aussi  bien  que  des  genres 
voisins,  qu'il  me  semble  qu'après  tout,  on  ne  pourra  pas  éviter 
la  création,  pour  cette  forme,  d'un  genre  nouveau.  La  zone 
plissée  est  aussi  une  indication  que  le  C.  taurica  est  quelque 
chose  de  bien  à  part. 


1.  Études  sur  l'endochrome  des  Diatomées,  1.  c,  p.  6,  pi.  I,  fig.  20. 


C.  Méreschkowsky.  —  Note  sur  quelques  Diatomées  de  la  Mer  Noire.    421 

Pinnularia  ambigua  Cl. 
(PI.  II,  fig.  7,  8.) 

Je  donne  ici  la  figure  d'une  valve  et  d'un  frustule  entier  d'un 
individu  observé  dans  la  Mer  Noire.  La  valve  ressemble  d'une 
manière  frappante  au  N.  retusa  Bréb.  (Perag.,  D.  de  France, 
pi.  XIII,  fig-.  11),  n'en  différant  que  par  sa  forme  plus  régulière- 
ment linéaire,  sans  atténuation  vers  les  extrémités,  et  par  le 
raphé  qui  est  plus  droit  et  ne  présente  pas  de  renforcements 
partiels. 

Mais  la  vue  zonale  du  Pinnularïa  ambigua  est  bien  diffé- 
rente et  intéressante  sous  plusieurs  rapports.  Le  connectif  est 
plissé  —  seul  cas  à  ma  connaissance  d'une  zone  plissée  chez  le 
genre  Pimiularïa,  —  ce  qui  semble  démontrer  que  ce  caractère 
n'a  pas  toujours  une  grande  valeur,  au  point  de  vue  taxonomique. 
Un  autre  fait  intéressant,  c'est  la  présence  d'un  sillon  longitudi- 
nal obscur  sur  les  deux  côtés  de  la  valve,  qui  semblerait  indiquer 
que  cette  Diatomée  est  apparentée  au  genre  Caloiiefs.  Il  me  pa- 
raît cependant  que  ce  genre,  tel  qu'il  a  été  établi  par  Cleve, 
n'est  pas  tout  à  fait  naturel  et  qu'il  devrait  être  débarrassé  des 
espèces  qui,  probablement,  ne  lui  appartiennent  pas  (le  groupe 
Quadriseriatœ  de  Peragallo,  par  exemple).  L'étude  de  l'endo- 
chrome  viendra,  un  jour,  jeter  de  la  lumière  sur  cette  question. 

La  présence  du  P.  ambigua  dans  la  Mer  Noire  est  aussi  un  fait 
qui  mérite  l'attention.  Avec  plusieurs  autres  faits  du  même 
ordre,  il  prouve  que  la  flore  de  la  Mer  Noire  est  en  partie  dérivée 
des  régions  septentrionales,  et  qu'il  a  dû  exister  autrefois  une 
communication  directe  entre  cette  mer  et  la  Mer  du  Nord.  (Voir, 
à  ce  sujet,  l'introduction  précédant  la  liste  des  espèces  de  la  Mer 
Noire.) 

Mastogloia  trachyneis  Mer.  nov.  spec. 
(PI.  II,  fig.  22-24.) 

Valve  large,  elliptique  lancéolée,  extrémités  rostrées,  lon- 
gueur 0.17-0.040  mm.,  largeur  0.0095-0.0147  mm.;  partie  ter- 
minale de  la  valve  surélevée  en  mamelon  ;  raphé  droit,  aire  axiale 
étroite,  linéaire,  traversée  par  les  stries  transversales,  aire  cen- 
trale petite,  arrondie,  lisse.  Structure  de  la  valve  double,  com- 
posée de  deux  couches,  l'une  formée  d'alvéoles  allongées  dis- 


422  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

posées  en  lignes  obliques  décussées,  l'autre  présentant  des  stries 
transversales  au  nombre  de  9  par  0.0 1  mm.  au  milieu  de  la  valve. 
Logettes  uniformes,  au  nombre  de  3  à  4  par  0.01  mm.,  formant 
une  bande  étroite  n'atteignant  pas  les  extrémités  de  la  valve. 

La  structure  de  la  valve  ressemble  à  celle  du  genre  Trachy- 
neis;  en  abaissant  ou  élevant  l'objectit,  on  aperçoit  distincte- 
ment tantôt  l'une,  tantôt  l'autre  des  deux  couches,  la  deuxième 
couche  devenant  alors  indistincte  ;  dans  les  figures  22,  23,  on 
voit  distinctement  la  couche  à  alvéoles  ;  dans  la  figure  24,  ce 
sont,  au  contraire,  les  stries  transversales  qui  sont  distinctes,  et 
les  alvéoles  sont  devenues  obscures.  Ces  dernières  s'arrêtent  à 
l'aire  axiale,  mais  les  stries  la  dépassent. 

Cette  curieuse  espèce  a  beaucoup  de  ressemblance  avec  le 
M.  Gilberti  A.  S.,  dont  elle  diffère  par  sa  plus  grande  taille, 
les  mamelons  terminaux,  la  présence  d'une  aire  axiale  et  le 
nombre  des  stries  qui  est  de  12  par  0.01  mm.  chez  le  M.  Gilberti 
et  seulement  de  9  ici.  Quant  à  la  structure  de  la  valve,  il  est 
presque  certain  qu'elle  est  également  complexe  chez  le  M.  Gil- 
berti, mais,  grâce  à  ses  petites  dimensions,  ce  fait  a  pu  facile- 
ment avoir  échappé  aux  diatomistes  qui  l'ont  observé. 

Voici  quelques  mesures  individuelles  peu  nombreuses,  car 
l'espèce  est  rare  : 

Longueur  de  la  valve.  ...  o  017  o  0266  0.027  0.0285  0.034  0.040 
Largeur  de  la  valve 0.0095      0.012        0.013      0.012S      0.013    0.0147 


LISTE  DES  DIATOMEES  DE  LA  MER  NOIRE. 

La  liste  que  je  présente  ici  au  lecteur,  et  qui  comprend  456  es- 
pèces et  variétés,  aurait  été  sans  doute  plus'  complète,  si  j'a- 
vais à  ma  disposition  plus  de  livres  que  je  n'en  possède.  Elle 
est  cependant  assez  étendue  pour  qu'on  puisse  se  faire  une 
idée  générale  de  la  flore  des  Diatomées  de  la  Mer  Noire. 

Une  particularité  très  intéressante  qui  nous  frappe  en  par- 
courant cette  liste,  c'est  le  nombre  assez  considérable  (envi- 
ron 40)  de  formes  septentrionales  qu'elle  contient,  formes  com- 
munes à  la  Mer  du  Nord,  à  l'Océan  Atlantique  ou  Arctique, 
mais  qui  ne  se  trouvent  pas  dans  la  Méditerranée  ;  telles  sont,  par 
exemple  :  Navicttla  fortis,  N.  digitoradiata,  N.  arenicola, 
N.  seminulum,  N.  iuflexa,  N.  halophila,  Pinnularia  ambigua, 


C.  Méreschkowsky.  —  Note  sur  quelques  Diatomées  de  la  Mer  Noire.    42; 

Gyrosigma  strigosum,  Amphova  excisa,  Chœtoceros  teres, 
Ch.  danicus  et  d'autres.  Comment  ces  formes  septentrionales 
ont-elles  pu  parvenir  dans  la  Mer  Noire  qui,  aujourd'hui,  n'a  de 
connection  qu'avec  la  Méditerranée  ? 

Je  crois  voir  dans  cet  ordre  de  faits  une  preuve  très  sérieuse 
à  l'appui  de  la  théorie,  autrefois  très  répandue,  puis  un  peu 
abandonnée,  et  aujourd'hui  reprise  de  nouveau  (1),  d'après 
laquelle  la  majeure  partie  de  la  Russie  centrale  a  été  occupée, 
à  l'époque  glaciaire,  par  une  vaste  mer  qui  s'étendait  jusqu'à  la 
Mer  Noire,  la  Mer  Caspienne  et  la  Mer  d'Aral,  réunissant  ces 
trois  bassins,  aujourd'hui  isolés  ou  presque  isolés,  avec  la  Mer 
du  Nord  et  l'Océan  Glacial.  Ce  n'est  que  tout  récemment  qu'une 
communication  entre  la  Mer  Noire  et  la  Méditerranée  a  été  éta- 
blie par  le  percement  du  Bosphore  —  circonstance  qui  explique 
une  autre  particularité  de  la  flore  des  Diatomées  de  la  Mer 
Noire  :  l'absence  d'un  nombre  considérable  de  genres  (plus  de  20) 
plus  ou  moins  communs  dans  la  Méditerranée.  Ces  genres  n'ont 
évidemment  pas  eu  le  temps  de  se  répandre  par  l'étroit  canal 
du  Bosphore. 

Ce  n'est  pas  le  lieu,  ici,  de  discuter  le  pour  et  le  contre  de 
cette  théorie,  ni  de  la  comparer  à  une  autre,  proposée  par  le 
professeur  Ostrooumoff,  de  Kazan,  pour  expliquer  la  présence, 
dans  la  Mer  Noire,  de  certains  animaux  septentrionaux.  Je  me 
propose  de  le  faire  dans  un  travail  ultérieur. 

Les  espèces  et  variétés  nouvelles  contenues  dans  la  liste 
seront  décrites  dans  un  travail  sur  les  Diatomées  de  la  Mer  Noire, 
qui  est  en  voie  de  publication. 

I.    —   DlATOMACEAE  MOBILES   (2). 
A.  Raphideae. 

Diploneis  bomboides  A.  S.  Diploneis  bombus  v.  egena  A.  S. 

—  bombus  Ehr.  —    chersonensisvar.apisEhr.  (3). 

—  —       v.  densestriata  A.  S.  —     crabro  Ehr. 

1.  Scharff,   The  History  of  the  European  Fautia.  London,  1890. 

2.  l'emploie  ici  le  groupement  que  j'ai  proposé  dans  mon  article  :  «  Sur  la 
classification  des  Diatomées.  »  Scripta  botanica,  fascic.  XVIII,  1001. 

3.  Peragallo,  Diat.  mar.  d.  France,  pi.  XIX,  fig-.  3-8.  Cleve  réunit  cette 
forme  au  D.  ckersonensis,  Peragallo  en  fait  une  espèce;  j'ai  choisi  «  le  beau 
milieu  ». 


424 


JOURNAL  DE 


Diploneis  crabro  v.  pandura  Bréb. 

—  — ■      v.separabilisA.S. 

—  didyma  Ehr. 

—  elliptica  Kûtz. 

—  fusca  Greg. 


—     v.  Gregorii  Cl. 


—  hyalina  Donk. 

—  incurvata  Greg. 

—  interrupta  Kûtz. 

—  Kûtzingii  Grun. 

—  v.  bullata  Cl. 

—  lineata  Donk. 

—  nitescens  Greg. 

—  notabilis  v.  expleta  A.  S. 

—  papula  A.  S. 

—  Smithii  Bréb. 

—  —       v.  major  Cl. 

—      v.  permagna  Cl. 

—  —      v.  rbombica  Mer. 

—  suborbicularis  Greg. 

—  vacillans  A.  S. 

—  —        v.  delicatula  CI. 
Caloneis    amphisbaena    v.     Fenzlii 

Grun. 
Caloneis  blanda  A.  S. 

—  formosa  Greg. 

—  liber  W.  S. 

—  v.  elongata  Grun. 

—  v.  excentrica  Grun. 

—  v.  linearis  Grun. 

—  v.  umbilicata  Grun. 

—  musca  Greg. 

—  permagna  Bail.  fa  parva. 

—  taurica  Mer. 
Navicula  abrupta  Greg. 

—  —       v.  Rattrayi  Pant. 

—  adhaerens  Mer.  (i). 

—  ammophila  var.  flanatica  Grun. 
(Schyz.)  avenacea  Bréb. 

—  Beketowii  Mer. 


BOTANIQUE 

Navicula  cancellata  Donk. 

—  —     v.  Gregorii  Rails. 

—  —     v.  subapiculata  Grun. 

—  clavata  Greg. 

—  —      v.  caribaea  Cl. 

—  —      v.  impressa  Per. 
(Lib.)  complanata  Grun. 
(Schyz.)  corymbosa  Ag.  ? 

—  crucigera  W.  S.  (2). 

—  cryptocephala  Kûtz. 

—  —  v.  veneta  Kûtz. 

—  digito-radiata  Greg. 

—  —     v.  cyprinus  (Ehr.)  W.  S. 

—  directa  W.  S. 

—  eunotiaeformis  Grun. 

—  forcipata  Grev. 

—  —        v.  densestriata  A.  S. 

—  —        v.  nummularia  Grev. 

—  fortis  Greg. 

—  fraudulenta  A.  S.  (3). 

—  gregaria  Donk. 
(Sch.  L.)  Grevillei  Ag. 

—  halophila  Grun. 
(Lib.)  hamulifera  Grun. 

—  Hennedyi  W.  S. 

—  —  v.  californica  Grev.  ? 

—  —  v.  circumsecta  Grun. 

—  —  v.  crassa  Per. 

—  —  v.  nebulosa  Greg. 

—  humerosa  Bréb. 

—  inflexa  (Greg.)  Ralfs. 

—  lanceolata  v.  arcuata  Per. 

—  —  v.  arenaria  Donk. 

—  latissima  Greg. 
(Lib.)  libellus  Greg. 

—  lyra  Ehr. 

—  —    v.  atlantica  A.  S. 

—  —    v.  Ehrenbergii  Cl. 

—  —    v.  intermedia  Per. 
(Schyz.)  mollis  W.  S. 


1.  J'en  fais  un  genre  à  part,  Catenula,  caractérisé  par  la  présence  d'une  seule 
plaque  endochromatique  reposant  sur  le  connectif  ventral  et  dépourvue  de  pyré- 
noïde.  Voir  :  Sur  Catenula,  un  nouveau  genre  de  Diatomées,  in  Scripta  bota- 
nica,  fascic.  XIX,  1902. 

2.  J'ai  trouvé  cette  espèce  dans  la  Méditerranée  (Adriatique),  où  elle  n'est 
même  pas  rare. 

3.  J'ai  rencontré  cette  espèce  dans  la  Méditerranée  (Iles  Baléares). 


C.  Méreschkowsky.  —  Note  sur  quelqîtes  Diatomées  de  la  Mer  Noire.    425 


(Dickieia)  oblita  Mer. 

—  ostrearia  Turpin. 

—  palpebralis  Bréb. 

—  v.  angulosa  Greg. 

—  v.  BarclayanaGreg.  (1). 
— ■      v.  minor  Greg. 

—  —       v.  pontica  Mer. 

—  —       v.  semiplena  Greg. 

—  pinnata  var.  pontica  Mer. 

—  punctulata  var.  cluthensis  Greg. 
(Schyz.)  ramosissima  Ag. 
(Lib.)  reticulata  Mer. 

—  rhornbica  Greg. 

—  rhynchocephala  Kûtz. 

—  salva  A.  S. 

—  scabriuscula  (Cl.  et  Grove)  Mer. 

—  seminulum    var.    fragilarioides 

Grun. 
(Lib.)  spectabilis  Greg. 

—  —  v.  minuta  Cl. 

—  subinflata  Grun. 
(Scol.)  tumida  (Bréb.)  Rabenh. 
Anomœoneis  sphaerophora  Kûtz. 
Okedenia  inflexa  (Bréb.)  Eul.  (2). 

—  pontica  Mer. 

—  scopulorum  (Bréb.)  Mer. 

—  —  v.  perlonga  Brun. 
Pinnularia  ambigua  Cl. 

—  claviculus  Greg. 

—  cruciformis  Donk. 

—  quadratarea  A.  S. 

—  —        v.  fluminensis  Grun. 

—  rectangulata  (Greg.)  Cl. 

—  Trevelyana  Donk. 
Scoliotropis     latestriata    var 

phora  Cl. 
Stauroneis  Gregorii  Ralfs. 

—  salina  W.  S. 

—  spicula  Hickie. 
Trachyneis  aspera  Ehr. 

—  —     v.  intermedia  Grun 


Trachyneis  aspera  v.  minuta  Per. 

—  —     v.  pulchella  W.  S. 
—     v.  vulgaris  Cl. 

—  clepsydra  Donk. 
Pleurosigma  aestuarii  Bréb. 

—  augulatum  W.  S. 

—  —  v.  major  V.  H. 

—  —  v.  (juadrata  W.  -S. 

—  v.  strigosa  W.  S. 

—  australe  Grun. 

—  cuspidatum  Cl. 
(Rhoic.)  falcatum  Donk. 

—  formosum  W.  S.  (3). 

—  majus  Grun. 

—  marinum  Donk. 

—  Normanii  Ralfs. 

—  rigidum  W.  S. 
Toxonidea  insignis  Donk. 
Gyrosigma  attenuatum  Kiïtz. 

—  balticum  Ehr. 

—  fasciola  Ehr. 

—  —     v.  arcuata  Donk. 

—  macrum  W.  S. 

—  prolongatum  W.  S. 
(Donk.)  rectum  Donk. 

—  Spencerii  W.  S. 

—  v.  pontica  Mer. 

—  strigilis  W.  S. 

—  Wansbeckii  Donk. 

—  v.  subsalina  Per. 
Tropidoneis  elegans  (W.  S.)  Cl. 

—  lepidoptera  (Greg.)  Cl. 

—  monilifera  Mer. 
Mastogloia  angulata  Lewis. 

am-       —    apiculata  W.  S. 

—  Braunii  Grun. 

—  erythraea  Grun. 
—         v.  biocellata  Grun. 

—  Grunowii  A.  S. 

—  lanceolata  Thwait. 

—  marginulata  Grun. 


1.  Telle  qu'elle  est  décrite  et  figurée  par  Gregory,  Diat.  Clyde,  et  non  par  les 
auteurs  ultérieurs. 

2.  Voir  C.  Méreschkowsky  :  On  Okedenia,  Annals   and  Magazine  of  Natural 
History,  1901,  vol.  VIII,  p.  415. 

3.  Si  le  P.  décorum  est  à  séparer  du  P.  formosum,  il  doit  être  ajouté  à  la 
liste. 


426  JOURNAL  DE 

Mastogloia  pumila  Grun. 

—  pusilla  Grun. 

—  Smithii  Thwait. 

—  v.  conifera  Brun. 

—  trachyneis  Mer. 
Orthoneis  aspera  Per. 

—  binotata  (Roper.)  Grun. 

—  ovata  Grun. 

—  v.  intermedia  Per. 

—  splendida  (Greg.)  Grun. 
Cocconeis  britannica  Naeg. 

—  costata  var.  parva  Mer. 

—  dirupta  var.  flexella  Jan. 

—  granulifera  Grev. 

—  molesta  var.  crucifera  Grun. 

—  notata  Petit  (i). 

—  placentula  Ehr. 

—  v.  lineata  Grun. 
pseudomarginata  Greg. 

—  quarnerensis  Grun. 

—  scutellum  Ehr. 

—  v.     adjuncta    A.     S. 
(Perag.  D.  Fr.  pi.  IV,  fig.  2). 

—  —     v.  intermedia  Mer. 

—  — •     v.  maxima  Grun. 

—  —     v.  Morrissii  W.  S. 

—  —     v.  niceaensis  Per. 

—  —     v.  stauroneiformis  W.  S. 

—  sigma-crux  Mer. 
Actinoneis  Lorenziana  (Grun.)  Cl. 
Achnanthidiumbrevipes(Ag.)Cl.(2). 

—  v.  biareolata  Mer. 

—  v.  intermedia  Kùtz. 

—  —  v.  minor  Per. 

—  —  v.  parvula  Kùtz. 

—  —  v.  seriata  Ag. 

—  cocconeiformis  Mer. 


BOTANIQUE 

Achnanthidium  obliqua  Mer. 
Achnanthes  longipes  Ag. 
Rhoicosphenia  curvata  (Kûtz.)  Grun. 
Amphora  acuta  Greg. 

—  —    v.  arcuata  A.  S. 

—  acutiuscula  Kûtz. 

—  aleta  var.  ? 

—  angularis  Greg. 

—  angusta  var.  ventricosa  Greg. 

—  arenicola  Grun. 

—  —        v.  oculata  Cl. 

—  arcus  Greg. 

—  coffaeiformis  Ag.  (3). 

—  costata  W.  S. 

—  crassa  Greg. 

—  dubia  Greg. 

—  egregia  A.  S. 
Amphora  excisa  Greg.  (4). 

—  exigua  Greg. 

—  gigantea  v.  fusca  A.  S. 

—  Grseffii  (Grun.)  Cl. 

—  —      v.  minor  Per. 

—  Grevilleana  Greg. 

—  hyalina  Kûtz. 

—  lsevis  Greg. 

—  —     v.  minuta  Cl. 

—  —    v.  producta  Mer.  (5). 

—  limbata  Cl.  et  Grove. 

—  lineolata  Ehr. 

—  macilenta  (Greg.)  Cl. 

—  —  v.  ergadensis  Greg. 

—  marina  W.  S. 

—  mexicana  A.  S. 

—  obtusa  Greg. 

—      v.  oceanica  Castr. 

—  ocellata  Donk. 

—  —      v.  bistriata  Per. 


1.  Se  trouve  aussi  dans  la  Méditerranée. 

2.  Je  tâche  toujours,  autant  que  possible,  de  me  conformer  à  la  terminologie 
de  Cleve.  Mais  en  retenant  le  genre  Achnanthidium  dans  le  sens  de  Cleve,  je 
crains  d'être  plus  catholique  que  le  Pape,  puisque  dans  ses  dernières  publica. 
tions  cet  auteur  paraît  ne  plus  y  tenir  beaucoup. 

3.  Si  Y  Amphora  salina  est  à  séparer  de  VA.  coffaeiformis,  cette  dernière 
espèce  doit  être  ajoutée  à  la  liste. 

4.  Je  crois  avoir  retrouvé  cette  espèce.  Voir  mes  «  Études  sur  l'endochrome 
des  Diatomées  »,  irc  partie,  pi.  V,  fig.  4-5. 

5.  C'est  l'Amphore  figurée  par  Dannfelt  sous  le  nom  d'A.  laevis  dans  son 
ouvrage  sur  les  Diat.  de  la  Baltique. 


C.  Méreschkowsky.  —  Note  sur  quelques  Diatomées  de  la  Mer  Noire 
Amphora  ocellatav.  cingulata  Cl. 


4^7 


ostrearia  Bréb 
proteus  Greg. 

—  v. 

—  v.  oculata  Per 


continua  Cl. 


—  robusta  Greg. 

—  Gobii  Mer.  (i). 
Amphora  terroris  Ehr. 

—  truncata  Greg. 

—  turg"ida  Greg. 

—  veneziana  Mer. 
Auricula  amphitritis  Castr. 

—  intermedia  Lewis. 

—  quadrangulata  Mer. 

—  —       v.  sebastopolensis  Mer. 

—  stauroneis  Mer. 

—  spicula  Mer. 


Auricula  spicula  v.  elegans  Mer. 
Amphoropsis  pontica  Mer. 
Amphiprora  alata  Kùtz. 

—     v.  pontica  Mer. 

—  gigantea  var.  sulcata  O'Meara. 

—  paludosa  W.  S.  (2). 

v.  hyalina  Eul. 
—        v.  obliqua  Mer. 
Stauronella constricta  (Ehr.)  Mer.  (3). 

—  —      v.  linearis  Mer. 
Epithemia  gibba  Kùtz. 

—  —    v.  ventricosa  Kiitz. 

—  gibberula  v.  producta  Grun. 

—  —         v.  semilonga  Mer. 

—  rausculus  Kûtz. 

—  —        v.  constricta  W.  S. 


B.   Carinatae. 


Hantzschia  amphioxys  (Ehr.)  Grun. 
Nitzschia  acuminata  (W.  S.)  Grun. 

—  angularis  W.  S. 

—  —         v.  affinis  Grun. 

—  apiculata  (Greg-.)  Grun. 

—  circumsuta  (Bail.)  Grun. 

—  communis  v.  abbreviata  Grun. 

—  constricta  (Greg".)  Grun. 

—  dissipata  (Kûtz.)  Grun. 

—  distans  Greg. 

—  distans  v.  tumescens  Grun. 

—  incolor  Mer.  (4). 

—  —      v.  sigmoidea  Mer. 

—  insignis  Greg. 

—  —       v.  spathulifera  Grun. 


Nitzschia  lanceolata  W.  S. 

—  marginulata  Grun. 
navicularis  (Bréb.)  Grun. 

—  obtusa  v.  brevissima  Grun. 

—  —       v.  nana  Grun. 

—  —      v.  scalpelliformis  Grun. 

—  panduriformis  Grun. 

—  paradoxa  (Gmel.)  Grun.  (5). 

—  punctata  (W.  S.)  Grun. 

—        v.  elongata  Grun. 

—  sigma  W.  S. 

—  —     v.  intercedens  Grun. 

—  —     v.  sigmatella  Grun. 

—  spathulata  Bréb. 

—  —        v.  hyalina  Greg. 


1.  Je  donne  ce  nom  en  l'honneur  de  mon  excellent  ami  le  professeur  de 
Botanique  à  l'Université  de  Saint-Pétersbourg-,  Christophore  Gobi. 

2.  Dans  le  sens  de  Cleve  et  non  de  Peragallo. 

3.  C'est  le  Stauroneis  constricta,  dont  je  fais  un  genre  à  part  à  cause  de 
son  endochrome,  qui  est  construit  d'après  un  type  entièrement  différent  de  celui 
des  Naviculacées.  Il  rappelle  bien  plus  l'endochrome  des  Nitzschiées.  Voir  :  On 
Stauronella,  a  new  genus  of  Diatoms.  Annals  and  Magazine  of  Natural  Historv, 
1901,  vol.  VIII,  p.  424. 

4.  J'ai  observé  des  milliers  d'individus  de  cette  espèce  dans  la  Mer  Noire, 
à  Villefranche  et  dans  l'Océan  Pacifique;  ils  sont  toujours  absolument  incolores, 
sans  la  moindre  trace  d'un  chromatophore  quelconque.  Voir  :  études  sur  l'endo- 
chrome des  Diat.,  pi.  VII,  lig.  8-12. 

5.  Espèce  très  commune  dans  l'eau  douce  en  Californie. 


428  JOURNAL  UE 

Nitzschia  subtilis  var.  paleaceaGrun. 

—  tryblionella v.  levidensis  (W.  S.) 

Grun. 
(Hom.)  Vidovichii  Grun. 

—  vivax  W.  S. 
Nitzschiella  biplacata  Mer. 
--    compressa  Mer. 

—  gracilis  Mer. 

—  —      v.  reversa  Mer. 

—  longissima  (Bréb.)  Ralfs. 

—  Lorenziana  Grun. 

—  v.  incurva  Grun. 

—  membranacea  Mer. 

—  tenuirostris  Mer.  (i)  et  fa  semi- 

circularis. 

—  tenuirostris  v.  arcus  Mer. 

—  v.  hamulifera  Mer. 

—  v.  parva  Mer.  et  fa 
minutissima. 

Cymatopleura  elliptica  (Bréb.)  W.  S. 


BOTANIQUE 

Cymatopleura  solea  (Bréb.)  W.  S.  (2) 
Surirella  Baldjikii  Norm. 

—  caspia  Brun. 

—  fastuosa  Ehr. 

—  —       v.  fluminensis  Grun. 

—  gemma  Ehr. 

—  lata  W.  S. 

—  nervata  (Gr.)  Mer.  (3). 

—  ovalis  v.  ovata  Kiitz. 

—     v.  minuta  Bréb. 

—  striatula  Turpin. 
Campylodiscus  Daemelianus  Grun. 

—  decorus  Bréb. 

—  echeneis  Ehr. 

—  eximius  Greg. 

—  limbatus  Bréb. 

—  parvulus  W.  S. 

—  Ralfsii  W.  S. 

—  Thuretii  Bréb. 


II.   —  DlATOMACEAE  IMMOBILES. 
A.  Bacilloideae. 


Striatella  delicatula  (Kiitz.)  Grun. 

—  interrupta  (Ehr.)  Heib. 

—  unipunctata  Ag. 
Rhabdonema  adriaticum  Kùtz. 
Grammatophora  angulosa  Ehr. 

—  marina  (Lyngb.)  Kûtz. 

—  —      v.  communis  Grun. 

—  v.  macileuta  W.  S. 

—  v.  vulgaris  Grun. 

—  serpentina  v.  robusta  Mer.  (4). 
Licmophora  dalmatica  (Kz.)  Grun. 

—  debilis  (Kz.)  Grun. 


Licmophora  dubia  Grun. 

—  Ehrenbergii  (Kz.)  Grun. 

—  v.  ovata  W.  S. 

—  flabellata  (Carm.)  Ag. 

—  gracilis  (Ehr.)  Grun. 
Grunowii  Mer. 

v.  elongata  Mer. 

—  hastata  Mer. 

—      v.  clavata  Mer. 

—  inflata  Mer. 

—  v.  intermedia  Mer. 

—  jiïrgensii  v.  pontica  Mer. 


1.  Le  Nitzschiella  closterium  n'étant  qu'un  amas  confus  de  formes  les  plus 
hétérogènes,  j'ai  proposé  de  laisser  ce  nom  tout  à  fait  de  côté.  Voir  C.  Meresch- 
kowsky  :  A  list  of  Californian  Diatoms.  Annals  a.  Magaz.  of  Nat.  Hist.,  1901, 
v.  VII,  p.  476,  et  aussi  :  Etudes  sur  l'endochrome  des  Diat.  Mém.  de  l'Acad.  de 
St-Pétersb.,  v.  XI,  n.  6,  p.  37. 

2.  Dans  l'eau  presque  douce,  à  l'embouchure  d'un  fleuve. 

3.  C'est  le  Plagiodiscus  nervatus  Grun.  Voir  Meresckkowsky  ;  On  Poly- 
nesian  Diatoms.  Scripta  botanica,  fascic.  XVIII. 

4.  Beaucoup  plus  robuste  que  l'espèce  type  qui  paraît  ne  pas  se  trouver  dans 
la  Mer  Noire. 


(  .  Mékeschkowsky.  —  Noie  sur  quelques  Diatomées  de  la  Mer  Noire.     429 

Fragilaria  vitrea  v.  minima  Ralfs. 

S}medra  affinis  Kûtz. 

—  —       v.  delicatula  Grun.? 


Licmophora  Lyngbjei  (Kz.)  Grun. 
membranacea  Mer. 

—  CEdipus  (Kz.)  Grun. 

—  ovulum  Mer. 

—  nubecula  (Kz.)  Grun. 

—  paradoxa  (Lyngb.)  Ag. 

—  pontica  Mer. 

—  remuloides  Mer. 

—  rostrata  Mer. 

—  semiasymmetrica  Mer. 
subundulata  Mer. 

Dimeregrammafulvum(Greg.)Ralfs. 

—  minor  (Greg*.)  Ralfs. 

—  —      v.  nana  Greg". 
Glyphodesmis  distans  (Greg.)  Grun. 
Opephora pacifica  (Grun.)  Petit  var.? 
Raphoneis  amphiceros  v.  rhombica 

Grun. 
Raphoneis  liburnica  Grun. 
Fragilaria  coccochromatica  Mer. 

—  hyalina  (Kz.)  Grun. 

—  vitrea  Kz. 


—  v.  gracilis  Grun. 

—  v.  parva  Kiitz. 

—  (Ard.)  baculus  Greg. 

—  —    crystallina  (Lyngb.)  Kûtz. 

—  —    fulgens  (Kz.)  W.  S. 

—  Gaillonii  Ehr. 

—  grandis  Mer.  (1). 

—  —       v.  rostrata  Mer. 

—  (Toxar.)  Hennedyana  Greg. 

—  incerta  Mer. 

—  investiens  W.  S. 

—  minuta  Mer. 

—  pulchella  Kiitz. 

—  superba  Kiitz. 

—  (Toxar.)  undulata  (Bail.)  Greg. 
Thalassionema    nitzschioides 

Grun.  (2). 
Thalassionema  nitzschioides  v.  cur- 
vata  Castr. 


B.  Anaraphideae. 


Eunotogramma  sp. 
Biddulphiaaurita  var.  minima  Grun. 

—  laevis  var.  ? 

—  mobiliensis  Bail. 

—  pulchella  Gray. 

—  Smithii  (Ralfs)  V.  H. 

—  Tuomeyi  Bail. 

—  (Cerat.)  turgida  W.  S. 
Triceratiumantediluvianum(Ehr.)(3) 

—  spinosum  Grun. 
Chaetoceros  borealis  var.  densa  Cl. 

—  bottnicus  var.  didyma  Mer. 

—  curvisetus  Cl. 


Chaetoceros  danicus  Cl. 

—  peruvianus  Brightw  et  t;'  (var.?) 

pontica  Mer. 

—  ponticus  Mer. 

—  teres  Cl. 

Bacteriastrum  varians  Lender. 
Cerataulina  velifera  Mer. 
Rhizosolenia  alata  Brightw. 

—  delicatula  Mer. 
Skeletonema  costatum  (Grev.)  Cl. 
Stephanopyxis  appendiculata  Ehr. 
Melosira  Borreri  Grev. 

—  —    v.octogonaGrun.(4). 


1.  Voir  C.  Meresckkoivsky  :  Note  sur  les  Diatomées  de  Guénitschesk  (Mer 
d'Azof).  C'est  une  espèce  très  répandue  et  qui,  par  conséquent,  a  pu  être  déjà 
décrite  sous  quelque  autre  nom.  Dans  les  livres  que  je  possède  je  ne  la  trouve 
cependant  pas. 

2.  Endochrome  granuleux. 

3.  Peragallo,  dans  le  Texte  des  Diatomées  du  monde  entier,  cite  encore  le 
T.  favus,  mais  je  ne  l'ai  jamais  rencontré.  Les  préparations  de  Tempère  étant 
souvent  mélangées  de  Diatomées  de  provenances  diverses,  je  préfère  ne  pas 
mentionner  cette  espèce.  Même  remarque  se  rapporte  à  YEupodiscus  Rogersii. 

4.  Van  Heurck  en  fait  une  variété  du  M.  Jûrgensii.  (A   Treat.  on  thc  Diat.) 


43o  JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

MelosiraBorreriv.subglobosaGrun.  Actinocyclus  subtilis  (Greg.)  Ralfs. 

—  granulata  (Ehr.)  Ralfs  (i).  Coscinodiscus  concavus  Ehr.  (2). 

—  Jiïrgensii  Ag.  —     excentricus  Ehr. 

—  nummuloides  (Bory)  Ag.  —     v.  gelatinosa  Hensen  (3). 
Melosira  sulcata  (Ehr.)  Kûtz.  —     gigas  Ehr. 

—  —       v.  coronata.  —  lacustris  Grun. 

—  —      v.  parva  Mer.  —  lineatus  (Ehr.)  Kûtz. 
Podosira  fusca  Mer.  —  monodon  Mer. 
Hyalodiscus     subtilis    var.  scotica       —  nitidus  Greg. 

(Kûtz.)  Grun.  —        —      v.  subradiata  Mer. 

Auliscus  sculptus  (W.  S.)  Ralfs.  —  perforatus  Ehr. 

Actinoptychus  splendens  (Schadb.)       —  radiatus  Ehr. 

Ralfs.  —  —     v.  asteromphalus  Ehr. 

Actinoptychus  undulatus  Ehr.  —     v.  centralis  (Ehr.)  Rattray. 

Actinocyclus  crassus  W.  S.  —  —     v.  concinna  W.  S. 

—  Ehrenbergii  Ralfs.  —  subtilis  (Ehr.?)  Grun. 

—  Ralfsii  (W.  S.)  Ralfs. 

EXPLICATION  DE  LA  PLANCHE  II 

Fig.  1 .   —  Navicula  scopulorum  Bréb.  ;    une   valve   avec  Tendochrome. 

Mer  Noire,  630/1.  (C'est  par  erreur  que  les  grossissements  indiqués  sur 

la  planche  diffèrent  de  ceux  qui  sont  donnés  ici  et  qui  sont  les  vrais.) 
Fig.  2.  —  Idem,  vue  zonale.  Mer  Noire,  630/1. 
Fig.  3.  —  Navicula  salva  A.  S.,  face  zonale;  a,  carène  médiane  portant  sur 

son  sommet  le  raphé.  Mer  Noire,  1 260/1. 
Fig.  4.  —  Coupe  idéale  à  travers  la  partie  médiane  d'une  valve  du  N.  salva. 
Fie".  ç-6.  —  Navicula  scabriuscula  Cl.  et  Grov.,  valve  et  face  zonale,  la 

dernière  représentant  le  côté  ventral  du  frustule.  Mer  Noire,  945/ 1. 
Fig.  7-8.  —  Pinnularia  ambigua  Cl.  Mer  Noire,  945/1. 
Fig.  q-12.  —  Navictda  spectabilis  var.  minuta  Cl.  Mer  Noire,  630/1. 
Fig.  13.  —  Caloneis  taurica  Mer.,  valve.  Baléares,  630/1. 
Fig.  14-18.  —  Navicula  pinnaia  (?)  var.  pontica  Mer.  Mer  Noire,  630/1. 
Fig.  19-21.  —  Diploneis  Smithiivar.  rkombica  Mer.  Mer  Noire,  630/1. 
Fig.  22-23.  —  Mastogloia  irachyneis  Mer.  Mer  Noire,  945/1. 
Fig.  24.  —  Le  même  vu  à  une  autre  distance  focale,  945/1. 
Fig.  25-27.  —  Navicula  (Libellus)   reticula/a  Mer.,  valve  et  frustule.  Mer 

Noire,  1 260/1. 
Fig.  28-29.  —  Le  même   avec  endochrom^.  Océan  Pacifique  (Californie), 

1 260/1. 
Fig.  30-32.  —  Le  même.  Mer  Noire,  1260/1. 

1.  Dans  l'eau  presque  douce. 

2.  Déterminé  par  H.  Peragallo  dans  son  Texte  des  Diat.  du  monde  entier.  Se 
rencontre  aussi  dans  la  Méditerranée  (Corsica). 

3.  Frustules   réunis  par  des   filaments   gélatineux.    Je  n'ai  cependant   pas  pu 
voir  les  épines  sur  les  bords  des  valves  que  Cleve  dit  exister. 

Le  Gérant  :  Louis  Morot. 


f  ctris.  — J .  aiersch,  uup.,<i*'-\  Av.  deUwU~.." 


\ 


IOURNAL  DE  BOTANIQUE 

[6e  année.  —  Janvier  1902. 
BULLETIN  BIBLIOGRAPHIQUE  X'J  1. 


Biographie,  Bibliographie,  Histoire  de  la  Botanique. 

1  Day  (Mary  A.;  :  The  Herbaria  of  New  England  [suite]  (  Rk.,  Vol.  3, 
n"  35,  pp.  281-283). 

2  Murray  (George)  :  Report  of  Department  oi  Botany,  British  Muséum, 
1900  (/.  of  B.,  Vol.  XXXIX,  1V468,  pp.  424-427). 

3  Nicotra  (L.)  :  Per  una  storia  letteraria  délia  flora  italiana  {B.  S.  b.  t., 
190-1,  p[).  226-228). 

4  Palibin(E.)  :  E.  Bretschneider  (B.f.  P.,  1. 1,  fasc.  4,  pp.  163-173,  t  portr.). 
[En  russe.] 

5  Pasquale  (F.)  :  Seconda  aggiunta  alla  bibliografia  délia  flora  vascolare 
délie  provincie  meridionali  d'Italia  (B.  S.  b.  /.,  1901,  pp.  238-244). 

6  Saccardo  (P.  A.)  ed  A.  Béguinot  :  Giacomo  Petiver  e  l'invenzione  délie 
Plantas  crsiccatse  {B.  S.  b.  /.,  1901,  pp.   244-251). 

7  Trelease  (William)  :  The  progress  made  in  Botany  during  the  nine- 
teenth  century  (Transactions  of  ike  Academy  of  Science  of  St.  Louis., 
Vol.  XI,  n°7,  pp.  125-142). 

Biologie,  morphologie  et  physiologie  générales. 

8  André  (G.)  :  Etude  des  variations  de  la  matière  organique  pendant  la 
germination  (C.  R.,  t.  CXXXIII,  n"  26,  pp.  1 229-1231). 

9  Damm  1  Otto )  :  Leber  den  Bau,  die  Entwicklungsgeschichte  und  die  me- 
chanischen  Eigenschaften  mehrjâhriger  Epidermen  bei  den  Dicotyle- 
donen  (B.  B.  C,  t.  XI,  ne  4,  pp.  219-260,  4  pi.). 

10  Delpino  (F.)  :  Sugli  Artropodi  fillobii    e   sulle   complicazione    dei   loro 
rapport!  biologici  (B.  S.  b.  t.,  1901,  pp.  313-320). 

ii  Harroy  iM.)  :  Mxpériences  sur  l'assimilation  chlorophyllienne  (C.  R.,  t. 
CXXXIII,  n"  22,  pp.  890-8011. 

12  Macchiati    (L.)  :    L'assimilazione    contemporeana    del    carbonio,  dell' 

idrogeno  e  delT  ossigeno  è  una  spéciale  fermentazione  promessa  dell1 

attività  vitale  di  una  diastasi,  segregata    dalle   cellule    contenenti  pig- 
menti  clorofdlici  (B.  S.  b.  i.,  1901,  pp.  323-335). 

[3  Petit  (Louis)  :  .Sur  les  globules  réfringents  du  parenchyme  chlorophyl- 
lien des  feuilles  (C.  A'.,  t.  CXXXIII,  u°  26,  pp.  1250-1252). 

14  SchrodtiJ.i   :   Zur   () -ffuungsmcchanik   der    Staubbeutel  (B.  ci.   b.    (',., 
t.  XIX,  iv  8,  pp.  4.83-488). 

15  Smith  (F.  Grâce)  :  On  the  distribution  of  red  color  in   végétative  parts 
in  the  New  England  flora  [B.  G.,  Vol.  XXXII,  n"  5,  pp.  332-342). 


—  II  — 


i6  Strasburger  (Eduard)  :  Ueber  Befruchtung-  (B.  Z.,  59e  ann.,  IIe  part., 
n°  23,  pp.  353-368). 

17  Zawodny  :  Ueber  die  physiologische  Bedeutung  und  Thâtigkeit  der 
Wurzeln  [suite]  (D.  b.  M.,  XIXe  ann.,  n°  12,  pp.  191-192). 

Biologie,  morphologie  et  physiologie  spéciales. 

Phanérogames. 

18  Arcangeli  (G.)  :  Gli  effetti  dell1  inverno  1900- 1 901  sulle  piante  dell'  orto 
botanico  di  Pisa  (B.  S.  b.  i.,  1901,  pp.  211-214). 

19  Briquet  (J.)  :  Anatomie  comparée  de  la  feuille  chez  les  Pistacia  Lentis- 
czis,  Terebinthus  et  Saporias  (B.  H.  B.,  2°  sér.,  t.  I,  n"  12,  pp.  1301- 
1305). 

20  Champenois  (G.)  :  Etude  des  hydrates  de  carbone  de  réserve  de  la 
graine  SAucubctjaponica  L.  (C.  R.,  t.  CXXXIII,  n°  22,  pp.  885-887). 

21  Copeland  (Edwin  Bingham)  :  Meissner  on  evergreen  needles  (B.  G., 
Vol.  XXXII,  n°5,  pp.  356-358,  1  fig.  dans  le  texte). 

22  Deane  (Walter)  :  Albino  fruit  of  Vacciniums  in  New  England  (Rà., 
Vol.  3,  na  35,  pp.  263-266). 

23  Dehérain  (P.  P.)  et  E.  Demoussy  :  Sur  la  culture  du  Trèfle  dans  des 
terres  privées  de  calcaire  (C.  R.,  t.  CXXXIII,  n°  26,  pp.  1 1 74-1 177). 

24  Dubat  (Georges)  :  Composition  des  hydrates  de  carbone  de  réserve  de 
l'albumen  des  graines  de  quelques  Liliacées  et  en  particulier  du  Petit 
Houx  (C.  R.,  t.  CXXXIII,  n°  23,  pp.  942-944). 

25  Fleurent  (E.)  :  Sur  la  composition  des  blés  durs  et  sur  la  constitution 
physique  de  leur  gluten  (C.  R.,  t.  CXXXIII,  n°  23,  pp.  944-947). 

26  Frye  (T.  C.)  :  Development  of  the  pollen  in  some  Asclepiadacea;  (B. 
G.,  Vol.  XXXII,  n°  5,  pp.  325-331,  1  pi.). 

27  Gain  (Edmond)  :  Sur  le  vieillissement  de  l'embryon  des  Graminées 
(C.  R.,  t.  CXXXIII,  n°  26,  pp.    1248-1250). 

28  Haglund  (Emil)  :  Nâgra  bidrag  till  den  skandinaviska  fjallflorans  sprid- 
ningsbiologi  (B.  N.,  1901,  n°  6,  pp.  262-272). 

29  Haller  (A.)  et  Ed.  Heckel  :  Sur  Yibogine,  principe  actif  d'une  plante  du 
genre  Tabemœmontana,  originaire  du  Congo  (C.  R.,  t.  CXXXIII,  n°  22, 

pp.  850-853). 

■j,o  Hannig  (E.)  :  Untersuchungen  ûber  die  Scheidewânde  der  Cruciteren- 
fruchte  (B.  Z.,  59e  ann.,  Ie  part.,  fasc.  XI-XI1,  pp.  207-245,  3  pi.). 

31  Heckel  et  F.  Schlagdenhauffen  :  Sur  le  Dorstenia  Klaineana ,\J\çxrç.  du 
Gabon,  et  sur  la  composition  chimique  de  sa  racine  comparée  à  celle  du 
Dorstenia  brasiliensis  Lam.  (C.  R.,  t.  CXXXIII,  n°  23,  pp.  940-942). 

32  Hegelmaier  (F.)  :  Ueber  einen  neuen  Fall  von  habitueller  Polyem- 
bryonie  (B.  d.  b.  G.,  t.  XIX,  n°  8,  pp.  488-499). 


33  Hildebrand  (Friedrich)  :  Einige  biologîsche  Beobachtungen  {B.  d.  à.  G., 
t.  XIX,  n°  8,  pp.  47-'ls.V- 

^4.  Hùhner  (Paul)  :  Vergleichende  Untersuchungen  ûher  die  Blatt-  und 
Achsenstructur  einiger  australischer  Podalyrieen-Gattungen  [Gastro- 
lobium,  Pultenaea,  Latrobc.i,  Eutaxia  und  Dillwynia  [B.  B.  C,  t.  XI, 
fasc.  3,  pp.  i43-2I7.  «  P1-)- 

^5  Jurie  (A.)  :  Un  nouveau  cas  de  variation  de  la  Vigne  à  la  suite  du  gref- 
fage mixte  {C.R.,  t.  CXXXIII,  n"  26,  pp.  1246-1248). 

36  Kjellman  (F.  R.)  :  Om  arten  och  omfattningen  af  det  uppbyggande 
arbete,  som  under  groningsâret  utfôres  af  svenska  vârgroende,  polla- 
kantiska  vâxter  sârskildt  ôrter  (B.  Ar.,  igoi,  n°  6,  pp.  251-260). 

37  Lambert  et  Heckel:  Sur  la  racine  d'Iboga  et  l'ibogine  (C.  R.,  t.  ("XXXIII, 
n°  26,  pp.  1 236-1238). 

38  Laurent  1  Emile)  :  Observations  sur  le  développement  des  nodosités 
radicales  chez  les  Légumineuses  (C.  R.,  t.  CXXXIII,    n°  26,   pp.   1241- 

124;  . 

39  Laurent  . Emile )  :  Sur  l'existence  d'un  principe  toxique  pour  le  Poirier, 
dans  les  baies,  les  graines  et  les  plantules  du  Gui  (C.  R.,  t.  CXXXIII, 
n°  23,  pp.  959-961  ). 

40  Marchai  (E.  M.)  :  Influence  des  sels  minéraux  nutritifs  sur  la  produc- 
tion des  nodosités  chez  les  Pois  (C.  R.,  t.  CXXXII,  n°  24,  pp.  1032- 
■033). 

41  Matouschek  iF.)  :  Ueber  eine  merkwûrdige  Windbestâubung  bei  der 
Elbe  (D.  b.  M.,  XIXe  ann.,  n°  12,  pp.  177-179). 

42  Mattej  1  Gustave-)  :  Fioritura  délia  Ed^eworthia  chrysantha  [B.  S.  b.  t., 
1901,  pp.  551-356,  1  fig.  dans  le  texte). 

43  Micheletti  (L.)  :  Sulla  tossicità  dei  semi  di  Lolium  temulentum  L.  (B.  S. 
b.  /.,  iqoi,  pp.  215-2171. 

44  Perrot  (Emile)  :  Surl'anatomie  du  fruit  de  Coriandre  {Bnllet.  des  scienc. 
pharmacologiq.,  1901,  n°  II,  pp.  385-391,  2  pi.). 

45  Piccioli  (L.)  :  Sulla  maturazione  biennale  del  Cerro  {B.  S.  b.  t.,  1901, 
pp.  218-223). 

46  Robertson  1  Charles)  :  Flower  visits  of  oligotropic  bées.  III  {B.  G., 
Vol.  XXXII,  n°  5,  pp.  367-368). 

Cryptogames  vasculaires. 

47  Bertrand  (C.  Eg.)  et  F.  Cornaille  :  Propriétés  des  chaînes  libéroligneuses 
des  Filicinées.  Elargissement  et  rétrécissement  d'une  chaîne.  Addition 
d'un  divergeant.  Cas  où  le  divergeant  est  fermé  ou  à  l'état  de  pièce 
apolaire  (C.  R.,  t.  CXXXIII,  n"  24,  pp.  1027-1029). 

48  Bertrand  (C.  Eg.)  et  F.  Cornaille  :  Les  régions  d'une  trace  foliaire  de 
Filicinée  (C.  R.,  t.  CXXXIII,  n°  27,  pp.  1309-1312). 


—   IV    — 

Algues. 

40  Moore  (George  Thomas)  :  New  or  little  known  unicellular  Algae.  II. 
Eremosphsera  viridis  and  Excentrosphsera  [gen.  nov.]  {B.  G.,  Vol. 
XXXII,  n°  5,  pp.  309-324,  3  pi.). 

50  Pampaloni  (L.)  :  Il  Nostoc  punciiforme  nei  suoi  rapporti  coi  tubercoli 
radicali  délie  Cicadee  {N.  G.,  nouv.  sér.,  Vol.  VIII,  fasc.  4,  pp.  626-632, 
4  fig.  dans  le  texte  et  1  pi.). 

Lichens. 

51  Elenkin  (A.)  :  Les  Lichens  facultatifs  (B.  J.  P.,  t.  I,  fasc.  4,  pp.  129- 
154,  6  fig.  dans  le  texte  et  1  pi.  ;  1  genre  et  1  sous-genre  nouv.).  [En 
russe,  avec  résumé  français.] 

Champignons. 

52  Bertrand  (Gabriel)  :  Sur  le  bleuissement  de  certains  Champignons  (C. 
R.,  t.  CXXXIII,  n°  26,  pp.  1233-1236). 

53  Costantin  (J.)  et  L.  Matruchot  :  Sur  la  culture  du  Champignon  comes- 
tible dit  «  Pied  bleu  s  [Tricholoma  nudiim~\  (R.  g.  B.,  t.  XIII,  n"  155, 
pp.  449-475,  4  fig.  dans  le  texte  et  1  pi.). 

54  Dumée  (P.)  et  R.  Maire  :  Remarques  sur  les  urédospores  de  Puccinia 
Pruni  Pers.  {B.  S.  m.  F.,  t.  XVII,  fasc.  4,  pp.  308-310,  1  fig.  dans  le 
texte). 

55  Guéguen  (F.)  :  Le  Schisopkyllwm  commune,  parasite  du  Marronnier 
d'Inde  {B.  S.  m.  F.,  t.  XVII,  fasc.  IV,  pp.  283-298,  5  fig.  dans  le  texte). 

56  Guilliermond  (A.)  :  Considérations  sur  la  sexualité  de  certaines  levures 
(C.  R.,  t.  CXXXIII,  n°  26,  pp.  1252-1254). 

57  Neger  (F.  W.)  :  Ueber  Eriosphasria  salisburgensis  (Niessl)  Neger.  Ein 
interessauter  Fall  von  Dimorphismus  der  Ernâhrungshyphen  (B.  d.  b.  G., 
t.  XIX,  n°  8,  pp.  467-472,  1  pi.)- 

Flores,   Ouvrages  généraux. 

58  Engler  (A.)  :  Das  Pflanzenreich  (7e  livr.,  [IV.  12]  :  A.  B.  Rendle,  Naia- 
dacecn,  21  pag.,  5  fig.  dans  le  texte). 

59  Goebel  (K.)  :  Organographie  der  Pflanzen,  imbesondere  der  Archego- 
niaten  und  Samenpflanzen  [fin].  11er  Teil.  2  Heft  :  Pteridophyten  und 
Samenpflanzen.  Zweiter  Teil  (pp.  649-839,  fig.  433-539.  — ■  Iéna,  1901, 
Libr.  Gust.  Fischer). 

60  Palladine  (V.)  :  Physiologie  des  plantes  [traduction  de  Mlle  N.  Karsa- 
koff]  (276  pag.,  91  fig.  dans  le  texte.  -  -  Paris,  1902,  Librie  Masson 
et  O). 

Systématique,   Géographie  botanique. 

Phanérogames. 

61  Baccarini  (P.)  :  Appunti  sulla  vegetazione  di  alcune  parti  délia  Sicilia 
orientale  [fin']  (N.  G.,  nouv.  sér.,  Vol.  VIII,  fasc.  4,  pp.  577-602). 


62  Bargagli-Petrucci  (G.)  :  Le  specie  di  Pisonia  délia  regione  dei  Monsoni 
(N.  G.,  nouv.  sér.,  Vol.  VIII,  fasc.  4,  pp.  603-625,  1  pi.  ;  4  esp.  nouv.). 

63  Barré  (J.)  :  Catalogue  des  plantes  croissant  dans  la  région  indiquée  par 
la  carte  géo-botanique  de  Bonchamp  et  environs  (B.  A.  G.  b.,  io°ann., 
n°  144,  pp.  242-254,  1  carte). 

64  Béguinot  1  Augusto)  :  Intorno  a  Plant ago  crassifolia  Forskal  ed  a  Plan- 
iago  Weldenii Rchb.  nella  llora  italiana  (B.  S.  b.  t.,  1901,  pp.  252-261). 

65  Carrier  (R.  P.  J.  C.)  :  La  flore  de  File  de  Montréal,  Canada  [suite] 
(B.  A.  G.  b.,  10e  ann.,  u°  145,  pp.  281-283). 

66  Claire  (Ch.)  :  Un  coin  de  la  flore  des  Vosges  :  plantes  des  environs  de 
Rambervilliers.  Notes  et  observations  [suite]  (B.  A.  G.  b.,  io°  ann., 
nos  144  et  145,  pp.  256-260  et  283-285  [à  suivre]). 

67  Coincy  (Auguste  de)  :  Un  Echium  nouveau  de  la  flore  atlantique  [B.  H. 
B.,  2r  sér.,  t.  I,  n°  12,  pp.  1306-1307). 

68  Daniel  (L.):  Une  herborisation  à  Château-Gontier  (B,  A.  G.b.,  10e  ann., 

n"  144,  p.  242). 

69  Goiran  (A.)  :  Una  prima  mezza  centuria  di  piante  osservate  sul  Vero- 
nese  {B.  S.  b.  i.,  iqoi,  pp.  269-277 J. 

70  Goiran  (A.)  :  Una  seconda  mezza  centuria  di  piante  osservate  sul  Vero- 
nese  {B.  S.  b.  i.,  1901,  pp.  349"355)- 

71  Hackel  (E.)  :  Neue  Griiser  [suite]  (Oe.  Z.,  LU  ann.,  n°  12,  pp.  457-467; 
8  esp.  nouv.,  1  genre  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent:  1  Panicum,  1  Ichnanthus,  1  Isachne, 
2  Setaria,  1  Olyra,  1  Melinis,  1  Cyphochlœna  nov.  gen.  Trib.  Arundinel- 
learum. 

72  Hayek  (Augustv.)  :  Beitrâge  zur  Flora  von  Steiermark  [fin]  {Oe.  Z., 
LIe  ann.,  n°  12,  pp.  467-473). 

73  Hegi  (Gustav)  :  Das  Obère  Tcesstal  und  die  angrenzenden  Gebiete  flo- 
ristisch  und  pflanzengeographisch  dargestellt  [suite]  (B.  H.  B.,  2''  sér., 
t.  I,  n°  12,  pp.  1233-1300  [à  suivre]). 

74  Knight  (0.  W.)  :  Solarium  rostratum  in  central  Maine  {Rh.,  Vol.  3,  n°35, 
p.  276). 

75  Kropatschew  (L.)  :  Najas  minor  Ail.  aux  environs  de  St-Pétersbourg 
(B.  J.  P.,  t.  I,  fasc.  4,  pp.  155-156).  [En  russe,  avec  résumé  français.] 

76  Léveillé  (H.)  :  Essai  sur  la  Géographie  botanique  du  Nord-Ouest  de  la 
France  [suite]  (B.  A.  G.  b.,  10e  ann.,  n°  145,  pp.  285-287  [à  suivre]). 

77  Léveillé  (H.)  et  Eug.  Vaniot  :  Les  Carex  du  Japon  [suite]  (B.  A.  G.  b., 
109  ann.,  n°  145,  pp.  268-280  ;  9  esp.  nouv.). 

78  Micheletti  (Luigi)  :  Flora  di  Calabria.  Ottava  contribuzione  [Fanero- 
game]  {B.  S.  b.  i.,  1901,  pp.  277-287  61342-349). 

79  Montaldini  (D.  C.)  :  La  Spergularia  segetalis  Fenzl  ed  altre  specie  in- 
teressanti,  trovate  al  Trasimeno  (B.  S.  b.  i.,  1901,  pp.  267-269). 


80  Murbeck  (Sv.)  :  Om  Galeopsis  Carthusianorum  Neum.  [G.  pitbescens 
Fries,  Hartm.],  dess  s}rstematiska  vârde  och  dess  fôrmenta  hybrid  med 
G.  Tetrahit  L.  (B.  N.,  igoi,  n°  6,  pp.  279-286). 

81  Murdoch  (John)  :  A  new  station  for  Lactuca  Morssii  [Rh.,  Vol.  3,  n°  35, 
p.  278). 

82  Nicotra  (L.)  :  Gli  Echinops  italiani  (B.  S.  b.  t.,  1901,  pp.  228-237). 

83  Norman  (J.  M.)  :  Sedum  oppositifoliiMii  i  Xorge  {B.  Ar.,  1901,  n°  6, 
p.  2SS1. 

84  Robinson  (B.  L.)  :  The  Xorth  American  Euphrasias  {Rh.,  Vol.  3,  n035, 
pp.  270-276  ;  2  esp.  nouv.). 

85  Ross  'Hermann)  :  Beitrâge  zur  Flora  von  Sizilien.  II.  Teil.  Erlâuterun- 
gen  und  kritische  Bemerkungen  zum  Herbarium  siculum  (B.  H.  B., 
2esér.,  t.  I,  n°  12,  pp.  1201-1232,  5  fig.  dans  le  texte). 

86  Salmon  (C.  E.)  :  Notes  on  the  flora  of  Sussex  (/.  ofB.,  Vol.  XXXIX, 
n°  468,  pp.  403-422). 

87  Sernander  (Rutger)  :  Zostera  marina  funnen  i  Roslagen  (B.  N.,  1901, 
n°  6,  pp.  275-277). 

88  Sommier  (S.)  :  Cenni  sulla  flora  di  Pianosa  (B.  S.  b.  i.,  1901,  pp.  298- 
306). 

89  Vaccari  (Lino)  :  Flora  cacuminale  délia  Valled'Aosta  \fin\  (N.  G.,  nouv. 
sér.,  Vol.  VIII,  fasc.  4,  pp.  527-542). 

90  Wagner  (Rudolf)  :  Ueber  Erythrina  Crista-GalliY..  und  einige  andere 
Arten  dieser  Gattung  \fiii\  (Oe.  Z.,  LIe  ann.,  n°  12,  449-457). 

91  Williams  (Emile  F.)  :  Tree  Willows  at  Fort  Kent  Maine,  (Rh.,  Vol.  3, 
n°  35)  PP-  277-27^)- 

92  Witte  (Hernfrid)  :  Nâgra  notiser  om  den  fanerogama  vinterfloran  i 
Wastergôtland  [B.  N.,  1901,  n°  6,  pp.  273-275). 

93  Wolley  Dod  (A.  H.)  :  New  plants  from  the  Cape  Peninsula  (/.  of  B., 
Vol.  XXXIX,  n°  468,  pp.  397-402  ;  1  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Heliophila,  3  Muraltia,  1  Her- 
mannia,  1  Agalhosma,  1  Phylica,  1  Crassula,  1  Stoebe,  1  Matricaria, 
1   Wahlenbergia,  1  Roella,  3  Sebasa,  1  Suseda,  1  Gnidia,  2  Hypodiscus. 

94  Wollmann  :  Die  Gattung  Hieracium  von  Hermann  Zahn,  in  der  3. 
Auflage  von  W.  D.J.  Kocks  Synopsis  der  deutschen  und  schvveizer 
Flora  (D.  b.  M.,  XIXe  ann.,  nos  11  et  12,  pp.  164-166  et  185-191). 

Cryptogames  vasculaires. 

95  Baroni  (E.)  et  H.  Christ  :  Filices  plantétque  Filicibus  atfines  in  Shen-si 
septentrionali,  provincia  Imperii  sinensis,  a  Rev.  Pâtre  Josepho  col- 
lectae.  Manipulas  quintus  (B.  S.  b.  i.,  1901,  pp.  288-292). 

96  Baroni  (E.)  et  H.  Christ  :  Filices  setciouenses  a  Rev.  Pâtre  U.  Scallan 
collecta;  in  Se-tciouen,  provincia  Imperii  sinensis,  in  monte   Uo-mi-san 


—    VII 


prope  Tcen-to-sen,  anno  1899  {B.  S.  6.  t.,    1901,   pp.  293-297;   4  esp. 
nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Plagiogyria  et  3  Aspidium. 

97  Davenport  1  George  E.)  :  Miscellaneous  Notes  on  New  England  Feins. 
II  (Rà.,  Vol.  3,  n°  35,  pp.  266-270). 

98  Fernald  (M.  L.)  :  The  true  Lycopodium  complanaium  and  its  common 
american  représentative  {Rà.,  Vol.  3,  n°  35,  pp.  278-281). 

98  a  Salmon  (C.  E.).  —  Voir  n°  86. 

MUSCINÉES. 

99  Hamilton  ^W.  P.):  Some  Kirkcudbright  Mosses  (/.  of  B.,  Vol.  XXXIX, 
n°  468,  pp.  422-424). 

100  Nicholson  (W.  E.)  :  Fontinalis  antipyretica  L.  var.  nov.  cymbifolia 
(/.  of  B.,  Vol.  XXXIX,  n°  468,  pp.  427-428). 

101  Zahlbruckner  (A.)  :  Schedas  ad  «  Kryptogamas  exsiccatas  s.  Centuria 
\  II  (Annalen  des  A".  K.  naiurhistorischen  Hof muséums  in  Wien, 
t.  XVI,  fasc.  i,pp.  63-90).  —   Voir  nos  101  b,  102  a,  107  a. 

Algues. 
101  a  Moore  'G.  T.).  —  Voir  n°  49. 

101  b  Zahlbruckner  (A.).  —  Voir  n°  101  (1  esp.  nouv.  de  Treulepohlia). 

Lichens. 
10  v  c  Elenkin  (A.).  —  Voir  n°  51. 

102  Monguillon  (E.)  :  Catalogue  des  Lichens  du  département  de  la  Sarthe 
[suite]  (B.  A.  G.  b.,  io°  ann.,  nos  144  et  145,  pp.  260-263  et  287-296  [à 
suivre\). 

102  a  Zahlbruckner  (A.).  —  Voir  n°  101  (1  espèce  nouvelle  à'Arikopy- 
renia). 

Champignons. 

103  Bertrand  :  Des  Psathyra  (B.  S.  m.  F.,  t.  XVII,  fasc.  4,  pp.  274-279). 

104  Casali  (C.)  :  Terza  contribuzioneallaconoscenza  délia  flora  micologica 
Avellinese  (B.  S.  b.  t.,  1901,  pp.  335-342). 

Liste  de  75  espèces,  dont  une  nouvelle,  Ascochyta  Ferrarisiana,  obser- 
vée sur  feuilles  vivantes  de  Chcnopodium  album. 

105  Dufour  :  Une  nouvelle  localité  de  YAmanita  cassarca.  Un  nouvel  em- 
poisonnement par  YAmanita  pantherina  (B.  S.  m.  F.,  t.  XVII,  tasc.  4, 
pp.  299-301). 

106  Juel  (0.)  :  Contributions  à  la  flore  mycolcgique  de  l'Algérie  et  de  la 
Tunisie  (B.  S.  m.  F.,  t.  XVII,  fasc.  4,  pp.  257-273,  i2fig.  dans  letexte). 

107  Sarnthein  (L.  Grafv.)  :  Zur  Pilzflora  von  Tirol  (Oe.  Z.,  LIe  ann., 
n°  12,  pp.  473-48o)- 

107  a  Zahlbruckner  (A.).  —  Voir  n°  101. 


—   VIII    — 


Nomenclature. 


108  Fernald  (M.  L.)  :  The  instability  of  the  Rochester  nomenclature  (B. 
G.,  Vol.  XXXII,  n°  5,  pp.  359-367). 

109  Jaczewski  (A.  de)  :  Quelques  mots  à  propos  de  la  nomenclature  (B.  J. 
P.,  t.  I,  fasc.  4,  pp.  157-162).  [En  russe,  avec  résumé  français.] 

Pathologie  et  tératologie  végétales. 

110  Delacroix  (G.)  :  Contribution  à  l'étude  d'une  maladie  nouvelle  de  la 
Pomme  de  terre  produite  par  le  Bacillus  Solanicola  n.  sp.  (C.  R., 
t.  CXXXIII,  n°  24,  pp.  1030-1032). 

1 1 1  Franciscis  (F.  de)  :  Sulla  presenza  dell'  Ustilago  violacea  Pers.  nei 
fiori  di  Melandrium  pratense  Roehl  (B.  S.  b.  i„  1901,  pp.  261-266). 

112  Joffrin  (H.)  :  Sur  deux  maladies  non  décrites  des  feuilles  de  Chrysan- 
thèmes (C.  R.,  t.  CXXXIII,  n°  23,  pp.  957-959). 

113  Molliard  (Marin)  :  Sur  une  épidémie  de  Rot  brun  aux  environs  de 
Paris  [B.  S.  m.  F.,  t.  XVII,  fasc.  4,  pp.  280-282). 

114  Mottareale  (G.)  :  Su  d'un  esemplare  teratologico  di  Papavcr  Rhœas  L. 
(B.  S.  b.  i.,  1901,  pp.  175-187). 

115  Shull  (George  Harrison)  :  Some  plant  abnormalities  (B.  G.,  Vol.  XXXII, 

n°  5.  PP-  343-355.  6  %•  dans  le  texte). 

116  Stephani  Perez  (T.  de)  :  Contribuzione  ail'  entomocecidiolog-ia  délia 
flora  sicula  [fin]  {N.  G.,  nouv.  sér.,  Vol.  VIII,  fasc.  4,  pp.  543-556). 

117  Trotter  (A.)  :  Studi  cecidologici.  II.  Le  ragioni  biologiche  délia  ceci- 
dog-enesi  {N.  G.,  nouv.  sér.,  Vol.  VIII,  fasc.  4,  pp.  557-575A 

Technique. 

118  Forti  (Achille)  :  L'impiego  dell'  aldeide  formica  per  impedire  la  flui- 
dificazione  nei  preparati   alla   gelatina  glicerinata   (B.  S.  b.  i.,   1901, 

pp.  224-225). 

119  Lutz  (L.)  :  Procédés  de  conservation  des  Champignons  avec  leurs  cou- 
leurs {B.  S.  m.  F.,  t.  XVII,  fasc.  4,  pp.  302-307). 

Sujets  divers. 

120  Beccari  (0.)  :  Trasloco  délie  collezioni  botaniche  del  Museo  di  Firenze 
(B.  S.  b.  i.,  1901,  pp.  202-210). 

120  a  Duîour.  —   Voir  n°  105. 

121  Feret  (A.)  :  Les  plantes  des  terrains  salés  [suite]  {B.  A.  G.  b.,  10e  ann., 
n°  144,  pp.  254-256  [à  suivre]). 


Paris.  —  J.  Mersch,  imp.,  4<"\  Ay.  ûeChàtùloia. 


IOURNAL  DE  BOTANIQUE 

16e  année.  —  Février  1902. 
BULLETIN  BIBLIOGRAPHIQUE  N°  2. 


Biographie,  Bibliographie,  Histoire  de  la  Botanique. 

122  Pirotta  (R.)  e  E.  Chiovenda  :  Flora  romana.  Parte  prima  :  Bibliografia 
e  Storia  [suite]  {A.  I.  R.,  Xe  ann.,  fasc.  2,  pp.  145-304  [à  suivre]). 

123  Stephani  (F.)  :  Dr  Joseph  Bernhard  Jack  {Hdw.,  t.  XL,  fasc.  6,  Suppl., 
pp.  (177H179)). 

1 24  Toni  (G.  B.  de)  :  G.  G.  Agardh  e  la  sua  opéra  scientifica  (N.  N.,  XIIIe  sér., 
pp.  1-28,  1  portr.). 

125  Thomas  Meehan  (/.  of  B.,  Vol.  XL,  n°  469,  pp.  38-41,  1  portr.). 

Biologie,  morphologie  et  physiologie  générales. 

126  Giard  (Alfred)  :  Sur  le  passage  de  l'hermaphrodisme  à  la  séparation 
des  sexes  par  castration  parasitaire  unilatérale  (C  R.,  t.  CXXXIV, 
n°  3,  pp.  146-149). 

127  Haupt  (Hugo)  :  Zur  Secretionsmechanik.  des  extrafloralen  Xektarien 
{FI.,  t.  90,  fasc.  1,  pp.  1-41). 

1 28  Kny  (L.)  :  On  corrélation  in  the  growth  of  roots  and  shoots.  II  {A.  of  B., 
Vol.  XV,  n°  XL,  pp.  613-618). 

129  Kny  (L.)  :  Ueber  den  Einfluss  von  Zug  und  Druck  auf  die  Richtung  der 
Scheidewânde  in  sich  theilenden  Pflanzenzellen  (/.  zu.B.,  t.  XXXVII, 
fasc.  1,  pp.  55-98,  2  pi.). 

130  Lepeschkin  (Wladimir)  :  Die  Bedeutung;  der  Wasser  absondernden 
Organe  fur  die  Pflanzen  {FI.,  t.  90,  fasc.  1,  pp.  42-60). 

131  Lewis  (Arthur  Carr)  :  Contributions  to  the  knowledge  of  the  physio- 
logy  of  karyokinesis  {B.  G.,  Vol.  XXXII,  n°  6,  pp.  423-425). 

132  Lindemuth  (H.)  :  Das  Verhalten  durch  Copulation  verbundener  Pflan- 
zenarten  (B.d.  b.  G.,  t.  XIX,  fasc.  9,  pp.  515-529,  1  pi.). 

133  Nathanson  (Alexander)  :  Zur  Lehre  vom  Stoffaustauch  {B.  d.  b.  G., 
t.  XIX,  fasc.  9,  pp.  509-513). 

134  Nordhausen  (M.)  :  Untersuchungen  ûber  Asymétrie  von  Laubblâttern 
hôherer  Pflanzen  nebst  Bemerkungen  zur  Anisophyllie  (/.  10.  B.,{asc.  1, 
pp.  12-54,  9  fig.  dans  le  texte). 

135  Schlœsing  (Th.)  :  Contribution  à  l'étude  de  l'alimentation  des  plantes  en 
phosphore  (C  R.,  t.  CXXXIV,  n°  1,  pp.  53-55). 


—    X    


136  Tobler  (Friedrich)  :  Der  Ursprung  des  peripherischen  Stammgewebes 
(/.  w.  B.,  t.  XXXVII,  fasc.  1,  pp.  99-136,  13  fig.  dans  le  texte). 

Biologie,  morphologie  et  physiologie  spéciales. 

Phanérogames. 

137  Bois  (D.)  :  Note  sur  un  «  broussin  »  observé  chez  le  Sureau  commun 
(B.  M.,  1901,  n°  7,  pp.  377-378). 

138  Brenner  (Wilh.)  :  Klima  und  Blatt  bei  der  Gattung  Querctis(Fl.,  t.  90, 
fasc.  1,  pp.  1 14-160,  31  fig.  dans  le  texte). 

139  Dehérain  (P.  P.)  et  E.  Demoussy  :  Culture  de  la  Luzerne  sur  des  terres 
sans  calcaire  (C.  R.,  t.  CXXXIV,  n°  2,  pp.  75-80). 

140  Fritsch  (Félix  Eugen)  :  Untersuchungen  ûber  das  Vorkommen  von 
Kautschuk  bei  den  Hippocrateaceen,  verbunden  mit  einer  anatomisch- 
systematischen  Untersuchung  von  Blatt  und  Axe  bei  derselben  Familie 
{B.  B.  C,  t.  XI,  fasc.  5,  pp.  283-358,  1  pi.). 

141  Halsted  (Byron  D.)  :  Branched  Broom-rape  upon  Tomato  (Rk.,  Vol.  3, 
n°  36,  p.  295). 

142  Hayek  (August  v.)  :  Zur  Blattanatomie  von  Ligeum  spartum  L.  und 
Macrochloa  tenacissima  (L.)  Kth.  (Oe.  Z.,  LIIe  ann.,  n°  1,  pp.  1-6, 
6  fig.  dans  le  texte). 

143  Hill  (Arthur  W.)  :  The  histology  of  the  sieve-tubes  of  Pinus  (A.  of  B., 
Vol.  XV,  n°  XL,  pp.  575-611,  3  P1-). 

144  Jeffrey  (Edouard  C.)  :  The  anatomy  and  development  of  the  stem  in 
the  Pteridophyta  and  Gymnosperms  (A.  of  B.,  Vol.  XV,  n°  XL, 
pp.  779781). 

145  Meierhofer  (Hans):  Beitriigezur  Anatomie  und  Entwickelungsgeschichte 
der  Utrzcu/arî'a-Blastn  (FI.,  t.  90,  fasc.  1,  pp.  84-113,  9  pi.). 

146  Molisch  (Hans)  :  Peristrophe  angustifolia  Nées,  fol.  var.,  eine  Cuma- 
rinpflanze  aus  Java  (B.  d.  b.  G.,  t.  XIX,  fasc.  9,  pp.  530-532). 

147  Schnegg  (Hans)  :  Beitrâge  zur  Kenntniss  der  Gattung  Gunnera  (FI., 
t.  90,  fasc.  1,  pp.  161-208,  28  fig.  dans  le  texte). 

148  Schroeder  (Alfred)  :  Anatomische  Untersuchung  des  Blattes  und  der 
Axe  bei  den  Lipariese  und  Bossisese  [Trib.  Genistese\  (B.  B.  C,  t.  XI, 
fasc/ 6,  pp.  368-417). 

149  Shibata  (K.)  :  Die  Dcppelbefruchtung  bei  Monotropa  uniflora  L.  (FI., 
t.  90,  fasc.  1,  pp.  61-66,  1  pi.). 

150  Steinbrinck  (C.)  :  Zum  Bewegungsmechanismus  desCompositenpappus 
(B.  d.  b.  G.,  t.  XIX,  fasc.  9,  pp.  514-515). 


XI    — 


151  Ternetz  (Charlotte)  :  Morphologie  und  Anatomie  der  Aaorella  Selago 
Hook.  fil.  {B.  Z.,  6o°  ann.,  I10  part.,  fasc.  I,  pp.  1-20,  9  fig.  dans  le 
texte  et  1  pi.). 

152  Thiselton  Dyer  (W.  T.)  :  Morphological  Notes.  IV.  The  haustorium  of 
Loranthus  apkyllus  (A.  of  B.,  Vol.  XV,  n°  XL,  pp.  749-757,  1  pi.). 

153  Ursprung  (A.)  :  Anatomie  von  Cadaba  glaudulosa  Forsk.  {B.  d.  b.  G., 
t.  XIX,  fasc.  9,  pp.  501-508,  1  pi.). 

154  Vines  (S.  H.)  :  The  proteolytic  enzyme  of  Nepenthes .  III  {A.  of  B., 
Vol.  XV,  n°LX,  pp.  563-573). 

155  Worsdell  (W.  C.)  :  The  morphology  of  the  flowers  of  Cephalotaxus 
{A.  of  B.,  Vol.  XV,  n°XL,  pp.  637-652,  1  pi.). 

156  Worsdell  |W.  C.)  :  The  vascular  structure  of  the  flowers  of  the  Gne- 
taceae  (A.  of  B.,  Vol.  XV,  n°  XL,  pp.  766-772,  1  fig.  dans  le  texte). 

157  Zimmermann  (A.)  :  Ueber  Bakterienknoten  in  den  Blâttern  einiger 
Rubiaceen  (/.  za.  B.,  t.  XXXVII,  fasc.  i,  pp.  1-11,  9  fig.  dans  le  texte). 

Cryptogames  vasculaires. 

158  Boodle  (L.  A.)  :  Comparative  anatomy  of  the  Hymenophyllaceae,  Schi- 
zaeaceae  and  Gleicheniaceae.  III.  On  the  anatomy  of  the  Gleicheniaceaî 
(A.  of  B.,    Vol.  XV,  n«  XL,  pp.  703-747,  2  pi.). 

159  Boodle  (L.  A.)  :  On  a  anomalous  leaf  of  Anémia  kirsuta  Sw.  {A.  of  B., 
Vol.  XV,  n°  XL,  pp.  765-766). 

160  Brebner  (George)  :  On  the  anatomy  of  Damea  and  other  Marattiaceae 
{A.  of  B.,  Vol.  XV,  n°  XL,  pp.  777"779)- 

161  Chauveaud  (G.)  :  Sur  la  structure  de  la  racine  de  YAsolla  (B.  M.,  1901, 
n°  7,  pp.  366-372,  5  fig.  dans  le  texte). 

162  Faull  (J.  B.):The  anatomy  of  the  Osmundaceae  {B.  G.,  Vol.  XXXII, 
n°6,  pp.  581-420,  4  pi.). 

163  Gwynne-Vaughan  (D.  T.)  :  Remarks  upon  the  nature  of  the  stèle  of 
Equisetum  (A.  of  B.,  Vol.  XV,  n°  XL,  pp.  774-776). 

164  Gwynne-Vaughan  (D.  T.)  :  Some  observations  upon  the  vascular  ana- 
tomy of  the  Cyatheaceae  (A.  of  B.,  Vol.  XV,  n°  XL,  pp.  776-777). 

164  a  Jeffrey  (Edward  C).  —  Voim0  144. 

Muscinées. 

165  Philibert  (H.)  :  Etudes  sur  le  péristome  [suite]  (R.  br.,  29e  ann.,  n°  1, 
pp.  10-13). 

Algues. 

166  Arber  (E.  A.  Newell):  On  the  effect  of  nitrates  on  the  carbon-assimi- 
lation  of  marine  Algae  (A.  of  B.,  Vol.  XV,  n°  XL,  pp.  669-681). 


XII     


167  Timberlake  (H.  G.)  :  Starch-formation    in    Hydrodictyon    utriculatum 

(A.  of  B.,  Vol.  XV,  n°  XL,  pp.  619-635,  1  pi.). 

Champignons. 

168  Barker  (B.  T.  P.)  :  Sexual  spore-formation  among  the  Saccharomyce- 
tes  (A.  of  B.,  Vol.  XV,  n°  XL,  pp.  759-764). 

169  Bertrand  (Gabriel)  :  Sur  l'extraction  du  bolétol  (C.R.,  t.  CXXXIV,  n°  2, 
pp.  124-126). 

170  Falck  (Richard)  :  Die  Bedingungen  und  die  Bedeutung-  der  Zygoten- 
bildung  bei  Sporodinia  grandis  (B.  B.,  t.  VIII,  fasc.  2,  pp.  213-306,  3  pi.). 

171  Feinberg  (L.)  :  Ueber  der  Erreger  der  Kohlhernie  [Piasmodiopkora 
Brassicœ  Woronin]  {B.  d.  b.  G.,  t.  XIX,  fasc.  9,  pp.  533-536). 

172  Kosinski  (Ignacy)  :  Die  Athmung  bei  Hungerzustânden  und  unter 
Einwirkung  von  mechanischen  und  chemischen  Reizmitteln  bei  Asper- 
gillus  niger  (f.  zv.  B.,  t.  XXXVII,  fasc.  1,  pp.  137-204,  1  pi.). 

173  Mazé  (P.)  :  Sur  l'assimilation  du  sucre  et  de  l'alcool  par  VEuroliopsis 
Gayoni  {C.R.,  t.  CXXXIV,  n°  3,  pp.  191-193). 

174  Miyaké  (Kiichi)  :  The  fertilization  of  Pythium  de  Baryanum  (A.  of  B., 
Vol.  XV,  n°  XL,  pp.  653-667,  1  pi.). 

Systématique,  Géographie  botanique. 

Phanérogames. 

175  Ames  (Oakes)  :  Lobelia  infiata  X  cardinalis  (Rk.,  Vol.  3,  n°  36, 
pp.  296-298). 

176  Balle  (Emile)  :  Les  Menthes  Viroises  (B.  A.  G.  b.,  11e  ann.,n°  146-147, 
pp.  23-26). 

177  Beauverd  (Gustave)  :  Quelques  stations  nouvelles  des  Alpes  françaises 
(B.  H.  B.,  2e  sér.,  t.  II,  n°  1,  p.  m). 

178  Bissel  (C.  H.)  :  Rediscovery  of  Phaseolus  perennis  in  New-England 
{Rk.,  Vol.  4,  n°  37,  p.  13). 

179  Blomberg  (Cari)  :  Some  plants  recently  found  in  and  around  North 
Easton,  Massachusetts  (Rk.,  Vol.  4,  n°  37,  pp.  13-14). 

179  bis  Carrier  (R.  P.  J.  C.)  :  La  flore  de  l'île  de  Montréal,  Canada  (B.  A. 
G.  b.,  11e  ann.,  n°  146-147,  p.  22).  —  Voir  n°  65. 

180  Davis  (Charles  A.)  :  The  occurrence  of  Eleocharis  diandraat  Brunswick, 
Maine  (Rk.,  Vol.  4,  n°  37,  pp.  1-2). 

181  Fedtschenko  (Olga  et  Boris)  :  Matériaux  pour  la  tlore  de  Crimée  [suite] 
(B.  H.  B.,  2e  sér.,  t.  II,  n°  1,  pp.  1-23). 


—    XIII    — 


182  Fernald  (M.  L.)  :  An  unarmed    Connecticut   Blackberry  {Rh.,  Vol.  3, 

iv  36,  pp.  295-296). 

183  Fernald  (M.L.):  The  «  fall  Dandelions  »  ofNorth  America  {Rh.,  Vol.  3, 
n°  36,  pp.  293-294). 

184  Finet   iE.  A.)  :  Les    Orchidées   de    l'Asie    orientale  (R.  g.  IL,  t.  XIII, 

n"  156,  pp.  497-534.  7  pl-)< 

Ce  travail  comprend  lVnumération  de  tous  les  échantillons  rassemblés  clans 
les  collections  de  l'Herbier  du  Muséum  d'Histoire  naturelle.  La  zone  étudiée 
s'étend  du  Kamtschatka,  au  nord,  jusqu'au  Cambodge,  au  sud;  à  l'ouest,  elle 
s'avance  jusqu'à  l'Oural,  la  frontière  occidentale  de  la  Chine,  le  Thibet,  la 
Birmanie  et  le  Siam.  Les  espèces  sont  au  nombre  de  75,  dont  10  nouvelles, 
savoir  :  1  Orchis,  2  Gyninadeiiia,  5  Peristylus  et  1  Habenaria.  En  outre, 
l'auteur  a  retiré  3  espèces  du  genre  Habenaria  {II.  Susannx,  s  tenant  ha  et 
radzata),  pour  constituer  le  nouveau  genre  Heiuihabcnaria. 

185  Freyn  (J.)  :  Planta;  Karoanae  amurica;  et  zeaënses  [suite]  {Oe.  Z., 
LIIe  ann.,  n°   1,  pp.   15-25  [à  suivre]). 

186  Gagnepain  (F.)  :  Zingibéracées  nouvelles  ou  mal  connues  de  l'Herbier 
du  Muséum  (B.  S.  b.  F.,  4e  sér.,  t.  I,  pp.  LXXII-XC;  1  genre  nouv., 
16  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent:  1   Globba,  4  Roscoca,  2  Kaenipferia, 
1  Aulotandra  g.  nov.,  1  Nanochilus,  5  A /pi  nia. 

187  Gandoger  ( Michel  1  :  La  flore  de  l'Afrique  australe  et  les  Protéacées  {B. 
S.  b.  F.,  4e  sér.,  t.  I,  pp.  XCI-XCVI  [à  suivre])]  5  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  2  Mimetes,  2  Leucospermum,  1  Ni- 
venta. 

188  Gandoger  (Michel)  :  Les  Astragalus  américains  {B.  S.  b.  F.,  4e  sér., 
t.  I,  pp.  XIII-XYIII;  2  esp.  nouv.). 

188  bis  Hackel  (E.)  :  Xeue  Grâser  [suite]  (Oe.  Z.,  LU9  ann.,  n°  i,  pp.  8-15, 
1  fig.  dans  le  texte).  —  Voir  n°  71. 

L'auteur  décrit  5  espèces  nouvelles,  savoir  :  1  Lusiola,  1  Pharus,  1  Stipa, 
1  Oryzopsis,  1  Aphanelytrum  (nov.  gen.). 

189  Handel-Mazzetti  (Heinrich  v.j  :  Beitrag  zur  Flora  von  Nord-Tirol  {Oe. 
Z.,  LIIe  ann.,  n°  1,  pp.  26-32). 

190  Hegi  (Gustav)  :  Das  obère  Tosstal  [suite]  {B.  II.  B.,  21  sér.,  t.  II,  n°  1, 
pp.  49-108). 

191  Hock  (F.)  :  \  eiwandtschaftsbeziehung-en  der  Yalerianaceen  und  Dip- 
saceen  {B.  J.,  t.  XXXI,  fasc.  3,  pp.  405-41 1). 

192  Jeffrey  (J.  F.)  :  Solanum  roslratum  Dunal  in  Britain.  —  Potentilla 
supina  L.  in  East  Kent  (/.  of  B.,  Vol.  XL,  n°  469,  p.  42). 

193  Léveillé  et  Vaniot  :  Carex  Comari  Lévl.  et  Vnt.  {B.  A.  G.  b.,  w  ann., 

n°  146-147,  p.  16). 

193  bis  Léveillé  (H.)  et  Eug.  Vaniot:  Les  Carex  du  Japon  [suite]  {B.A.  G.  b., 
11e  ann.,  n°  146-147,  pp.  27-32  [à  suivre]]  3  esp.  nouv.). —    Voir  n    77. 


—   XIV 


194  Linton  (Edward  F.)  :  A  Statice  hybrid  [S.  Limonium  X  rarifïora]  (J. 
of  B.,  Vol.  XL,  n°46g,  p.  41). 

195  Linton  (Edward  F.)  :  New   hybrid   grass  (/.  of  B.,  Vol.  XL,  n°  469, 
pp.  41-42). 

196  Moore  (Spencer  Le  M.)  :  Some  new  species  from  Australia  (/.  of  B., 
Vol.  XL,  n°  469,  pp.  25-30;  7  esp.  nouv. 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Melaleuca,  1  Tristania,  1  Euge- 
nia,  1  Eucalyptus,  1  Stylidmm,  1  Eremopàila  et  1  Hemigenia. 

197  Pantu  (Zach.  C.)  und  A.  Procopianu-Procopovici  :  Beitrâge  zur  Flora 
des  Ceahlau  (B.  E.  B.,  ie  ann.,  n°  1,  pp.  80-131). 

198  Paulin  (A.)  :  Ueber  des  Vorkommen  von    Viola  cornuta  L.  in  Krain 
(Oe.  Z.,  LIIe  ann.,  n°  1,  pp.  25-26). 

199  Perkins  (J.)  :  Beitrâge  zur  Kenntnis  der  Styracaceae  {B.  J.,   t.  XXXI, 
fasc.  3,  pp.  478-48o[  à  suivre]',  7  esp.  nouv.). 

200  Poisson  (Jules)  :  Sur  un  Castilloa  particulier  du  Guatemala  {B.  M.,  1901, 
n°  7,  pp.  373-377,  1  fig".  dans  le  texte). 

201  Reynier  (Alfred)  :  Annotations  botaniques   provençales  {B.  A.  G.  b., 
11e  ann.,  n°  146-147,  pp.  17-21). 

202  Ridley  (H.  N.)   :   Some   Malay   Aroids    (/.  of  B.,    Vol.  XL,    n°  469, 
PP-  34-38;  II  esP-  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  7  Homalonema,  3  Schismatoglot- 
tis  et  1  Raphidophora. 

203  Rikli  (M.)  :  Die    Gattung   Dorycnium  Vill.    {B.  /.,   t.  XXXI,  fasc.  3, 
pp.  314-404,  2  pi.  et  1  carte). 

204  Schlechter  (R.)  :  Monographie  der  Diseas  [fin]  {B.J.,  t.  XXXI,  fasc.  3, 
pp.  289-313,  2  pi.). 

205  Schônland  (S.)  and  Edmund  G.  Baker:  Some  South  African  species  of 
Cotylédon  (f.  of  B.,  Vol.  XL,  n°  469, pp.  9-24  [à  suivre]]  6 esp.   nouv.). 

206  Sheldon  (John  L.)  :  Notes  on  the  blue-berried  Huckleberry  (Rh.,  Vol.  4, 
n°37,  P-   H)- 

207  Spegazzini  (C.)  :  Stipeas  Platenses  [suite]  {A.  M.  M.,  t.  IV,  pp.  57-173, 
22  fig.  dans  le  texte  ;  36  esp.  nouv.). 

208  Vladescu  (M.)  :  Beitrâge  zur  Flora  Rumâniens  (B.  E.  B.,  i,e  ann.,n°i, 
pp.  161-16S). 

209  Volkens  (G.)  :  Die  Végétation  der  Karolinen,  mit  besonderer  Berùck- 
sichtigung  der  von  Yap  (B.  J.,  t.  XXXI,  fasc.  3,  pp.  412-477,  4  pi.). 

Les  Phanérogames  comprennent  21  espèces  nouvelles,  savoir  :i  Schœnus, 

1  Epipremnum,  1  Saccolabitim,  1  Crataiva,  1  Vavasa,  1  Buclianania,\  Camp- 
nosperma,  1  Semecarpus,  1  Caszeria,  1  Leplospermum,  1  Meryta,  1  Po- 
lyscias,  1  Sideroxylon,  2  Tylophora,  1  Dischidia,  1  Oldenlandia,  1  Timonius, 

2  Ixora,  1  Psychotria. 


—    XV   — 

210  Williams  (Emile  F.)  :  Preliminary  Lists  of  New  England  plants.  VIII 
(Rk.,  Vol.  4,  n°  37,  pp.  15-22). 

211  Williams  (Emile  F.)  :  Some  extensions  of  range  (R/i.,  Vol.  3,  n°  36, 
p.  296). 

Cryptogames  vasculaires. 

212  Davenport  (George  E.)  :  Miscellaneous  Notes  on  New  England  Ferns. 
III  (/?//.,  Vol.  4,  n°  37,  pp.  7-13). 

212  a  Handel-Mazzetti  (H.  v.).  —   Voir  n°  189. 

213  Vladescu  (M.  )  :  Cryptogames  vasculaires  de  la  Roumanie.  [B.  E.  B., 
1"'  année,  n°  1,  pp.  1-79  [à  suivre]). 

213  a  Volkens  (G.).  —   Voir  n°  209. 

MUSCINÉES. 

214  Ingham  (Wm.)  :  Hepatics  of  Yorkshire  and  Durham  (/.  of  B.,  Vol.  XL, 
n°  469,  pp.  30-33). 

215  Kaalaas  (B.)  :  Cephaiosia?  species  duaj  novae  (R.  br.,  29e  ann.,  n°  1, 
pp.  8-10). 

216  Lachenaud  (G.)  :  Muscinées  nouvelles  pour  le  département  de  la  Haute- 
Vienne  [2e  note]  (R.  br.,  29e  ann.,  n°  1,  pp.  13-14). 

217  Loeske  (L.)  :  Neue  Beitrâge  zur  Moosflora  des  Harzes  {B.  B.  C,  t.  XI, 
fasc.  6,  pp.  359-367). 

218  Macvicar  (Symers  M.)  :  Acrobolbus  Wilsoni  (Tayl.)  Nées  in  Scotland. 
—  Lejeunea  Rossettic.ua  Massai,  in  Scotland  (f.  of  B.,  Vol.  XL,n°  469, 
p.  42). 

219  Paris  (Général)  :  Muscinées  de  Madagascar  [2e  article]  (R.  <$r. ,29e  ann., 
n°  t,pp.  1-8;  7  esp.  nouv.). 

Les   espèces  nouvelles  comprennent  3  Mousses  et  4  Hépatiques,  savoir  : 

1  Porotrichum,  1  Fissidens,  1  Campylopus  ;  1  Fabronia,  1  Pottia,  1  Se /i/o  t- 
heimia,  1  Garovag/ia. 

220  Radian  (Simeon  St.)  :  Contributiuui  la  flora  bryologica  a  României 
{B.  E.  B.,  ireann.,  n°  1,  pp.  132-160). 

221  Radian  (Simeon  St.)  :  Contributiuni  la  dora  bryologica  a  României 
(Extr.  des  Publicatiunite  Societatei  N~aturalisti/or  diu  Româuia,  1901, 

n°  2,  8  p.). 

222  Salmon  (Ernest  S.)  :  Bryological  Notes  [suite]  (J.  of  B.,  Vol.  XL, 
n°  469,  pp.  1-9,  I  pi.;  1  esp.  nouv.  de  Catharinea). 

223  Stephani  (Franz:  Species  Hepaticarum  [suite]  [B.  H.  B.,  2e  sér.,  t.  II, 
pp.  35-48  [à  suivre]  ;  2  esp.  nouv.  de  Lophosia). 

223  a  Volkens  (G.)-  —   Voir  n°  209. 

Les  Mousses   comprennent  6  espèces  nouvelles,  savoir  :  1  Syrrhopodon, 

2  Calymperes,  1   Trichosteleum,  1  Acanthocladium  et  1  Ectropotheciuin. 


—  xvi  — 

Algues. 

224  Collins  (F.  S.)  :  Notes  on  Algae.  IV  {Rh.,  Vol'.  3,  n°  36,  pp.  289293; 
2  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Dichothrix  et  1  Rhicoclonium. 

225  Keissler  (Cari  v.)  :  Kurze  Mittheilungen  uber  das  Phytoplankton  des 
Nussensees  bei  Ischl  in  Obei-Oesterreich  {Oe.  Z.,  LIIe  ann.,  n°  1, 
pp.  6-8). 

226  Mereschkowsky  (C.)  :  Diagnoses  of  new  Licmophorse  [fin  ]  (N.  N., 
XIIIe  sér.,  pp.  29-46,  1  pi.;  18  esp.  nouv.). 

227  Reinbold  (Th.)  :  Meeresalgen  von  den  Karolinen  (raeist  von  Yap), 
welche  Prof.  Dr.  Volkens  gesammelt  hat  (Hdiv.,  t.  XL,  fasc.  6, 
PP-35°-350- 

228  Schmidle  (W.)  :  Einige  Algen,  welche  Prof.  Dr.  Volkens  auf  den 
Carolinen  gesammelt  hat  (Rdzv.,  t.  XL,  fasc.  6,  pp.  343-349,  1  pb  ; 
2  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :   1  Plectonema  et  1  Pithophora . 

229  Teodoresco  (E.  C.)  :  Sur  le  Gomontiella,  nouveau  genre  de  Schizophy- 
cée  iVerhandlung.  der  k.  k.  sool.-boian.  Gesellschaft  in  Wien,  1901, 
pp.  757-760,  1  pi.). 

Lichens. 

230  Hue  (Abbé)  :  Causerie  sur  les  Pannaria  {B.  S.  b.  F.,  4e  sér.,  t.  I, 
pp.  XXXI-LXV). 

230  bis  Monguillon  (E.)  :  Catalogue  des  Lichens  du  département  de  la 
Sarthe  [suite]  (B.  A.  G.  b.,'\  ie  ann.,  n°  146-147, pp.  35-40). —  Voir  n°  102. 

Champignons. 

231  Bucholtz  (F.)  :  Hypogaeen  aus  Russland  [fin]  {Hdw.,  t.  XL,  fasc.  6, 
pp.  305-322;  1  genre  nouv.,  5  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent:  1  Tubcr,  2  Secotium,  1  Dendrogaster 
gen.  nov.  Hysterangiacearum,  1  Hymenogaster. 

232  Hennings(P.)  :  Fungi  Australice  occidentalis.  II  [a  cl.  Pritzel  collecti] 
{Hdw.,  t.  XL,  fasc.  6,  pp.  352-355,  1  fïg.  dans  le  texte). 

Description  de  6  espèces  nouvelles,  savoir  :  1  jEcidhttn,  1  Microthyrium, 
1  Rhytisma,  1  Myriangium,  1  Pestalozcia  et  1  Fusarium. 

233  Hennings  (P.)  :  Fungi  Indice  orientalis.  II  (Hdzu.,  t.  XL,  fasc.  6, 
PP-  323"342;  31  esP-  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent:  1  Thelcphora,  1  Cladoderris,  1  Lack- 
nocladium,  3  Polyporus,  1  Alerulius,  1  Marasmius,  1  Psilocybe,  1  Stro- 
pharia,  1  Psalliota,  2  Tubaria,  1  Naucoi-ia,  1  Pholiota,  1  Volvaria, 
1  Omph.ilia,  1  Mycena,  1  Lepiota,  1  Tylostoma,  1  Podaxon,  1  Ascobolus, 
1  Daldinia,  1  Poronia,  2  Xylaria,  1  Botryodiplodia,  1  Oospora,  1  Antro- 
mycopsis. 


XVII    


234  Holway  E.  W.  D.)  :  Puccinia  inanipes  n.sp.[sur  Etipatorùim  brevipes\ 
(B.  G.,  Vol.  XXXII,  nû  6,  p.  422). 

235  Howard  (Albert):  On  Diplodia  cacaoicola  P.  Henn.,  aparasiticFungus 
on  Sugar-Cane  and  Cacao  in  the  West  Indies  {A.  0/  B.,  Vol.  XV, 
n"  XL,  pp.  683-701,   1  pi.). 

236  Maire  (René)  :  De  l'utilisation  des  données  cvtologiques  dans  la  taxo- 
nomie  des  Raxidiomycètes  (B.  S.  b.  F.,  4e  sér.,  t.  I,  pp.  XIX-XXX). 

237  Silsbee  (Francis  H.)  :  Volvaria  volvacea  in  Lawrence,  Massuchusetts 
(#//.,  Vol.  4,  n°  37,  pp.  3-5). 

237  a  Volkens  (G.).  —  Voir  n°  209. 

238  Webster  > Hollis)  :  Remark  on  Volvaria  (P/i.,\'o\.  4,  n°37,  pp.  5-7). 

Nomenclature. 

239  Barnhart   (John  Hendley)  :  Basilima,   Schisonoius,  Sorbaria  (B.   G. 
Vol.  XXXII,  n°  6,  pp.  440-442). 

240  Britten  (Jamesi  :  The  nomenclature  o{ Lachnanthes(J.  o/B.,  Vol.  XL, 
00469,  pp.  23-25). 

Paléontologie. 

241  Scott  (D.  H.):  On  a  primitive  type  of  structure  in  Calamités  (A.  o/B., 
Vol.  XV,  n°  XL,  pp.  773-774). 

Pathologie  et  tératologie  végétales. 

242  Chifflot  :  Sur  l'origine  de  certaines  maladies  des  Chrysanthèmes  (C.  P., 
t.CXXXIV,  n°  3,  pp.  196-198). 

M.  Joffrin  a  décrit  récemment  comme  nouvelles  une  maladie  vermiculaire 
et  une  maladie  cryptogamique  des  Chrysanthèmes.  D'après  M.  Chifflot,  il 
s'agirait  en  réalité  de  deux  maladies  déjà  connues. 

La  première  se  confondrait,  en  effet,  avec  celle  qui  a  été  signalée,  en 
1900,  par  M.  Osterwalder  et  qui  doit  être  attribuée  à  un  Nématode  du  genre 
Aphclenckus,  et  non  à  un   Tylenchus. 

La  seconde  serait  due  non  pas  à  un  Septoria  nouveau,  mais  au  Scptoria 
Chrysantliemi  Cav.,  connu  depuis  longtemps. 

243  Darboux  (G.)  et  C.  Houard  :  Aide-mémoire  du  Cécidiologue  pour  les 
plantes  d'Europe  et  du  bassin  de  la  Méditerranée  [Hilfsbuch  fur  das 
Sammeln  der  Zoocecidien  mit  Berûcksichtigung  der  Xâhrpflanzen 
Europas  und  des  Mittelmeerg-ebietes]  (68  pag.  —  Berlin,  1902,  Ge- 
brueder  Borntraeger,  éditeurs.  —  Prix,  cartonné,  2  M.). 

Les  Zoocécidies,  c'est-à-dire  les  déformations  qui  apparaissent  sur  une 
plante  à  la  suite  de  la  réaction  qu'elle  exerce  contre  l'action  d'un  animal 
parasite,  ont  fait,  dans  ces  dernières  années  surtout,  l'objet  d'importantes  re- 
cherches,et  l'on  sait  combien  nombreuses  et  variées  sont  ces  déformations, 
et  à  combien  de  groupes  zoologiques  différents  appartiennent  leurs  auteurs. 


—  xvin  — 

MM.  Darboux  et  Houard  ont  publié  il  y  a  quelque  temps  un  Catalogue 
systématique  des  zoocécidies  observées  sur  les  plantes  d'Europe  et  du  bassin 
méditerranéen  et  dont  le  nombre  s'élève  à  environ  4.200.  Ce  Catalogue 
forme  un  volume  de  près  de  600  pages,  illustré  de  863  figures,  contenant 
une  diagnose  sommaire  de  chacune  de  ces  productions.  Mais  il  a  semblé  aux 
auteurs  qu'à  côté  de  cet  ouvrage  volumineux,  il  y  avait  place  pour  un  Aide- 
mémoire  dans  lequel  le  cécidiologue  trouverait  simplement  la  liste  des  ani- 
maux gallogènes  observés  sur  une  plante  donnée  de  la  flore  européenne  et 
circumméditerranéenne. 

Conçu  sur  le  plan  du  «  Hilfsbuch  fur  das  Sammeln  parasitischer  Pilze  » 
de  M.  G.  Lindau,  cet  opuscule  répond  aux  mêmes  besoins.  Les  plantes 
hospitalières  y  sont  énumérées  dans  l'ordre  alphabétique,  avec  l'indication 
pour  chacune  d'elles  des  cécidiogènes  qui  peuvent  l'attaquer;  des  signes 
conventionnels,  placés  à  la  suite  du  nom  zoologique,  renseignent  immédia- 
tement sur  la  partie  de  la  plante  (tige,  feuille,  etc.)  où  s'observe  le  parasite. 
Cette  énumération  est  suivie  de  la  liste  alphabétique  des  genres  d'animaux 
cécidiogènes  avec  le  nom  de  la  famille  à  laquelle  ils  appartiennent. 

244  Erikson  (Jakob)  :  Fortgesetze  Studien  ùber  die  Hexenbesenbildung 
bei  der  gewohnlichen  Berberitze  {B.  B.,  t.  VIII,  2e  fasc,  pp.  111-127, 

3   pi-)-   ' 

245  Gerber  (C.)  :  Sur  un  cas  curieux  de  cleistogamie  chez  une  Crucifère 
(B.  S.  b.  F.,  4e  sér.,  t.  I,  pp.  LXVI-LXXI,  10  fig.  dans  le  texte). 

245  a  Howard  (Albert).  —  Voir  n°  235. 

246  Kùster  (Ernest):  Cecidiologische  Notizen  {FI.,  t.  90,  fasc.  1, pp.  67-83, 
5  fig.  dans  le  texte). 

Sujets  divers. 

247  Blanc  (L.)  :  Projets  de  cartographie  botanique  {B.  H.  B.,  20  sér.,  t.  II, 

n°  1,  pp.  24-34). 

248  Bois  (D.)  :  Liste  des  plantes  les  plus  intéressantes  qui  ont  fleuri  dans 
les  serres  du  Muséum  du  20  juin  au  20  novembre  1901  {B.  M.,  1901, 
n°  7»  PP-  378-379)- 

249  Chabert  (Alfred)  :  La  destruction  des  Rosiers  en  Savoie  [B.  H.  B., 
2e  sér.,  t.  II,  n°  i,  pp.  109-110). 

250  Chevalier  (Aug.)  :  Une  visite  aux  établissements  de  Botanique  colo- 
niale et  d'Agriculture  tropicale  de  Berlin  {B.  M.,  1901,  n°7,  pp. 380-384). 

251  Day  (Mary  A.)  :  Herbaria  of  New  Eogland  [suite]  {Rk.,  Vol.  3,  n°  36, 
pp.  285-288). 

252  Giard  (Alfred)  :  Pour  l'histoire  de  la  mérogonie  (Extr.  des  Compt. 
rend,  des  séanc.  de  la  Soc.  de  Biologie,  séance  du  19  oct.  1901,3  pag.). 

253  Hock  (F.)  :  Ankômmlinge  in  der  Pflanzenwelt  Mitteleuropas  wâhrend 
des  letzten  balben  Jahrhunderts.  V  {B.  B.  C,  t.  XI,  fasc.  4,  pp.  261- 
281). 


XIX    — 


254  Holway  (E.  W.  D.)  :  Some  erroneous  références  (B.G.,  Vol.  XXXII, 
n°  6,  pp.  421-422). 

255  Kraemer  (Henry)  :  The  position  of  Plcurococctis  and  Mosses  un  trees 
{B.  G.,  Vol.  XXXII,  n°  6,  pp.  422-423). 

256  Lutz  (L.)  :  Considérations  générales  sur  la  flore  de  Corse  {B.  S.  b.  F., 
4°sér.,  t.  I,  pp.VII-XIII). 

257  Macchiati  (L.)  :  A  proposito  d'un  Afide  descritto  corne  nuovo  sul 
Nerium  Oleander  L.  (B.  S.  b.  t.,  1901,  pp.  321-322). 

258  Martinez  del  Campo  (Juan)  :  Algunas  plantas  mexicanas  couocidas 
vulyarmente  como  diuréticas  {Anales  del  Instituio  médico  nacional, 
Mexico,  t.  V,  n°  2,  pp.  63-67). 

259  Murr  (Jos.)  :  Die  Grâberflora  der  Innsbrucker  Umgebung-  {D.  b.  M., 
XIXe  ann.,  n°  12,  pp.  179-185). 

260  Pantu  (Zach.  C.)  :  Vocabular  botanic  cuprindend  numirile  scientifice  si 
populare  romane  aie  plantelor  {B.  E.  B.,    ire  ann.,  n°  i,  pp.  169-185 

[à  suivre]). 

261  Robinson  (B.  L.)  :  Problems  and  possibilités  of  systematic  Botany 
(Extr.  de  Science,  Vol.  XIV,  n°  352,  15  pag\). 

262  Rosen  (Félix)  :  Studien  ùber  das  natùrliche  System  der  Pflanzen.  I 
(B.  B.,  t.  VIII,  fasc.  2,  pp.  129-212). 

263  Zeiske  (M.)  :  Die  Pflanzenformation  dar  Hochsudeten  (B.  B.  C,  t.  XI, 
fasc.  6,  pp.  418-435). 


NOUVELLES. 

M.  Ch.  Flahault,  professeur  à  l'Université  de  Montpellier,  a  été 
nommé  chevalier  de  la  Légion  d'honneur.  Les  nombreux  amis  qu'il 
compte  dans  le  monde  botanique  se  réjouissent  de  lui  voir  accorder 
une  distinction  si  bien  méritée. 

M.  G.  Poirault,  directeur  du  Laboratoire  de  la  Vilja  Thuret,  à 
Antibes,  a  été  nommé  professeur  du  cours  de  cultures  méridionales  et 
coloniales  à  l'Ecole  nationale  d'Horticulture  de  Versailles,  en  rempla- 
cement de  M.  M.  Cornu,  décédé. 

M.  Th.  Durand  a  remplacé  M.  Crépin  à  la  direction  du  Jardin 
botanique  de  Bruxelles. 


M.  F.  Lamson-Scribner,  chef  de  la  Division  d'Agrostologie  du 
Département  de  l'Agriculture  aux  Etats-Unis,  a  été  placé  à  la  tête  du 
Bureau  de  l'Agriculture  en  voie  d'organisation  aux  Philippines. 

Un  nouveau  journal  botanique  vient  d'être  fondé  à  Budapest  par 
MM.  le  D1'  A.  Degen,  F.  K.  Alfôldi  et  L.  Thaisz,  sous  le  titre  : 
«  Magyar  Botanikai  Lapok  (Ungarische  botanische  Blâtter)  ».  Nous 
avons  reçu  le  premier  numéro  de  cette  publication,  qui  doit  paraître 
tous  les  mois.  Tous  les  articles,  et  jusqu'aux  moindres  avis,  sont 
rédigés  en  allemand  en  même  temps  qu'en  magyar,  ce  dont  nous  ne 
saurions  trop  féliciter  les  éditeurs . 

M.  Max  Fleischer  vient  de  publier  la  quatrième  série  de  ses  Musci 
Archipelagi  Indici,  contenant  les  nos  151-200.  Le  prix  est  de  22  fr.  50, 
franco.  S'adresser  à  M.  M.  Fleischer,  au  Jardin  botanique  de 
Buitenzorg  (Java),  ou  à  M.  C.  Warnstorf,  à  Neuruppin  (Allemagne). 


~*fG~\&^î~&*-. 


Paris.  —  J.  Mersch,  imp.,  46i',  Av.  dz  Châtilloiî. 


JOURNAL  DE   BOTANIQUE 

16e  année.  —  Mars  1902. 


BULLETIN  BIBLIOGRAPHIQUE  N°  3. 


Biographie,  Bibliographie,  Histoire  de  la  Botanique. 

264  BarnhartiJohn  Hendley)  :  Dates  of  Elliott's  Sketch  {B.  T.  C,  Vol.  28, 

n°  u,  pp.  680-688). 

265  Clarke  (C.  B.j  :  Sir  Henry  Collett  [1836-1901]  (/.  o/B.,  Vol.  XL,  n047o, 
PP-  73-74)- 

266  Smith  (Eugène  A.)  :  Biographical  Sketch  ofDr.  Charles  Mohr  (B.  T.  C, 
Vol.  28,  n°  11,  pp.  599-604,  1  portr.). 

267  Ralph  Tate  [1840-1901]  (/.  o/B.,  Vol.  XL,  n°  470,  pp.  75-76). 

Biologie,  morphologie  et  physiologie  générales. 

268  Bernard  (Noël)  :  Etudes  sur  la  tubérisation  {R.  g.  B.,  t.  XIV,  n°  157, 
pp.  5-25  [à  suivre],  3  fig.  dans  le  texte). 

269  Church  l'A.  H.)  :  On  the  relation  of  phyllotaxis  to  mechanical  laws. 
Part  IL  Asymmetry  and  Symmetry  (Librie  Williams  et  Norgate, 
Oxford,    1902.  —  Pp.  79-201  [à  suivre],  fig-.  36-80). 

270  GoebellK.)  :  Morphologische  und  biologische  Bemerkungen.  n.Ueber 
Homologien  in  der  Entwickelung  mànnlicher  und  weiblicher  Ge- 
schlechtsorgane  (FI.,  t.  90,  fasc.  II,  pp.  279-305,  9  fig-.   dans  le  texte). 

271  Haberlandt  (G.)  :  Ueber  fibrillârePlasmastructuren(Z?.  d.  b.  G.,  t.  XIX, 
fasc.  10,  pp.  569-578,  1  pi.). 

272  Herzog  (  Jakob)  :  Ueber  die  Système  der  Eestigung  und  Ernahrung-  in 
derBliithe(i?.  d.  b.  G.,  t.  XIX,  fasc.  10,  pp.  564-569). 

273  Mazé  (P.)  :  Sur  la  transformation  des  matières  grasses  en  sucres  dans 
les  graines  oléagineuses  en  voie   (\e  germination  (C.  R.,   t.  CXXXIV, 

n°  5i  PP-  3°9-3ri)- 

274  Ricôme  (H.)  :  Action  de  la  lumière  sur  des  plantes  préalablement 
étiolées  (R.  g.  B.,  t.  XIV,  n°  157,  pp.  26-40  [à  suivre],  3  pi.). 

275  Selby  (A.  D.)  :  Germination  of  the  seeds  of  some  common  cultivated 
plants  after  prolonged  immersion  in  liquid  air  (B.  T.  C,  Vol.  28,  n°  12, 

pp.  675-679). 

276  Steinbrinck  (C.)  :  Zum  Oeffnungsproblem  der  Antheren  (B.  d.  b.  G., 
t.  XIX,  fasc.  10,  pp.  552-556). 

277  Van  Tieghem  (Ph.)  :  \Jhypostase,  sa  structure  et  son  rôle  constants, 
sa  position  et  sa  forme  variables  {B.  M.,  1901,  n°  8,  pp.  412-418). 


XXII    

Biologie,  morphologie  et  physiologie  spéciales. 

Phanérogames. 

278  Bennert  (Rosina  J.)  :  Seeds  and  Seedlings  oi  Avisas  ma  iriphyllum  and 
Ar.  Draco7iiiu?n  (B.  T.  C,  Vol.  29,  n°  1,  pp.  37-54,  1  pi.). 

279  Hammerle  (J.)  :  Ueber  das  Auftreten  von  Gerbstoff,  Stârke  und  Zucker 
bei  Acer  Pseudo-Platanus  im  ersten  Jahre  (B.  d.  b.  G.,  t.  XIX,  fasc.  10, 

PP-  538-551)- 

280  Heckel  (Edouard)  :  Sur  le  Menabea  venenata  Bâillon  qui  fournit,  par 
ses  racines,  le  Tanghin  de  Me'nabé  ou  des  Sakalaves  (poison  d'épreuve), 
encore  dénommé  Kissoumpa  ou  Kimanga  à  Madagascar,  sa  patrie 
(C.  R.,  t.  CXXXIV,  n°  6,  pp.  364-366). 

281  Hedlund  (Tj  :  Om  frukten  nos  Géranium  bohemicum  (B.  N.,  1902, 
fasc.  i,  pp.  1-39,  2  fig.  dans  le  texte). 

282  Holzner  :  Die  aussere  Samenhaut  der  deutschen  Drosera-Arttn  (Fi., 
t.  90,  fasc.  II,  pp.  342-343,  1  fig-.  dans  le  texte). 

283  Holzner  :  Die  Caruncula  der  Samen  von  Polygala  (FI.,  t.  90,  fasc.  II, 
pp.  343-344,  1  fig.  dans  le  texte). 

284  Horowitz  (Arthur)  :  Ueber  den  anatomischcn  Bau  und  das  Aufspringen 
der  Orchideenfrûchte  (B.  B.  C.,  t.  XI,  n°  7,  pp.  486-521,  2  pi.). 

285  Karsten  (G.)  :  Ueber  die  Entvvickelung  der  weiblichen  Blûthen  bei 
einigen  Juglandaceen  (FI.,  t.  90,  fasc.  II,  pp.  316-333,  1  pi.). 

286  Magocsy-Dietz  (Alex.)  :  Das  Diaphragma  in  dem  Marke  der  Dicotylen 
Holzgewâchse  (Maiemalische  ttndnatiirwissenschaftlicheBerickte  ans 
Ungarn,t.  XVII,  pp.  181-226,  27  fig.  dans  le  texte). 

287  Maige  (A.)  et  C.  L.  Gatin  :  Sur  la  structure  des  racines  tuberculeuses 
du  Thrincia  tuberosa  (C.  R.,  t.  CXXXIV,  n°  5,  pp.  302-303). 

288  Passerini  (N.)  :  Sui  tubercoli  radicali  délia  Medicago  saliva  L.  (B.  S. 
b.  i.,  1901,  n°  8,  pp.  365-370,  3  fig.  dans  le  texte). 

289  Perrot  (E.)  :  Sur  le  Ksopo  ou  Tanghin  deMenabé,  poison  desSakalaves 

[Menabea  venenata  H.  Bn.]  (C.  R.,  t.  XXXIV,  n°  5,  pp.  303-306). 

290  Sperlich  (Adolf)  :  Beitrâge  zur  Kenntniss  der  Inhaltsstoffe  in  den 
Saugorganen   der   griinen  Rhinanthaceen    (B.    B.    C.,    t.    XI,   n°    7, 

PP-  437-485.  »  P1-)- 

291  Tischler  (G.)  :  Ueber  die  Bildung  von  «  verjûngten  »  Stâmmchen  bei 
alternden  Weiden  (FI.,  t.  90,  fasc.  II,  pp.  273-278,  2  fig.  dans  le  texte). 

292  Webber  (Herbert  J.)  :  Spermatogenesis  and  fécondation  of  Zamia 
(U.   S.  Departm.  of  Agricult.,  Bureau  of  plant    industry,  Bull.   n°  2, 

PP-  7-9^»  7  pi-)- 

293  Wittmack  (L.)  und  J.  Buchwald:  Die  Unterscheidung  der  Mandeln  von 
âhnlichen  Samen  (B.  d.  b.  G.,  t.  XIX,  fasc.  10,  pp.  584-595,  1  pi.). 


X  XIII     

MUSCINÉES. 

294  Golenkin  (M.)  :  Uie  Mycorrhiza-ahnlichen  Bildungen  der  Marchan- 
tiacecn  {FL,  t.  go,  fasc.  II,  pp.  209-220,  1  pi.). 

205  Stolz  (Friedrich)  :  Zur  Biologie  der  Laubmoose  {FL,  t.  90,  fasc.  II, 
PP-  3°5-3'5>- 

296  Zederbauer  (E.)  :  Untersuchungen  iïber  Anlage  und  Entwicklung  der 
Knospen  an  den  Vorkeimen  einiger  Laubmoose  {Oe.  Z.,  LIIe  ann., 
n°  2,  pp.  45-48  [à  suivre],  3  pi.). 

Algues. 

297  Chodat  (R.)  :  Algues  vertes  de  la  Suisse  :  Pleurococcoïdes-Chroolé- 
poïdes  {Beitràge  sur  Krypiogamenflora  der  Schweiz,  t.  I,  fasc.  3,  XIII- 
373  Pa§->  2^4  fi§T-  dans  le  texte). 

295  Scherffel  (A.)  :  Einige  Beobachtungen  ùber  CEdogonien  mit  halbkugel- 
iger  Fusszelle  {B.  d.  b.  G.,  t.  XIX,  fasc.  io,  pp.  557-563,  1  pi.). 

299  Vuillemin  iPaul)  :  Sur  les  effets  du  commensalisme  d'un  Amylomyces  et 
d'un  Alicrococcus  (C.  R.,  t.  CXXXIV,  n°  6,  pp.  366-368). 

Champignons. 

300  Arthur  (J.-C.)  :  Clues  to  relationship  among  heterœcious  plant  rusts 
{B.  G.,  Vol.  XXXIII,  n°  1,  pp.  62-66). 

301  Clark  (Judson  F.)  :  On  the  toxic  properties  of  some  copper  compounds 
with  spécial  référence  to  Bordeaux  mixture  {B.  G.,  Vol.  XXXIII,  n°  1, 
pp.  26-48,  7  fig.  dans  le  texte). 

302  Clinton  (G.  P.)  :  Cladochytrium   Alismatis  (B.    G.,  Vol.  XXXIII,  n°  1, 

pp.  49-61,  3  pi.). 

305  Dumée  (P.)  et  R.  Maire  :  Remarques  sur  le  Zagkouania  Philîyreœ  Pat. 
(B.  S.  m.  F.,  t.  XVIII,  fasc.  1,  pp.  17-25,  1  fig.  dans  le  texte). 

304  Harper  (Robert  A.)  :  Binucleate  cells  in  certain  Hymenomycetes 
{B.  G.,  Vol.  XXXIII,  n°  1,  pp.  1-25,  1  pi.). 

305  Hétier  (Fr.)  :  Note  sur  quelques  Champignons  vivant  aux  dépens  du 
cuir  (B.  S.  m.  F.,  t.  XVIII,  fasc.  1,  pp.  125-126). 

306  Matruchot  iL.)  et  C.  Dassonville  :  Sur  une  Peigne  nouvelle  chez  le 
Chien,  et  sur  le  Champignon  parasite  qui  en  est  la  cause  [B.  S.  m.  F., 
t.  XVIII,  fasc.  1,  pp.  66-74,  1  fig.  dans  le  texte  et  1  pi.). 

307  Neger  (F.  W.)  :  Beitrâge  zur  Biologie  der  Erysipheen.  II  {FI.,  t.  90, 
fasc.  II,  pp.  221-272,  27  fig.  dans  le  texte). 

308  Salmon  (Ernest  S.)  :  Supplemcntary  notes  on  the  Erysiphacea;  [B.  T.  C, 
Vol.  29,  n°  1,  pp.  1-22  [à  suivre]). 

308  a  Vuillemin  (Paul).  —  Voir  n°  299. 


—  xxiv  — 

Systématique,  Géographie  botanique. 

Phanérogames. 

309  Ascherson  (P.)  :  Jlgilops  speitoides  jaub.  u.  Spach  und  ihr  Vorkommen 
in  Europa  {M.  b.  L.,  Ie  ann.,  n°  1,  pp.  6-12). 

310  Béguinot  (Augusto)  :  Contribuzione  alla  flora  di  Procida  e  di  Vivara 
(B.  S.  b.  i.,  1901,  n°  9,  pp.  386-399). 

311  Beissner  (L.)  :  Conifères  de  Chine,  récoltés  par  le  R.  P.Joseph  Giraldi 
dans  le  Shen-si  septentrional  et  méridional  {B.  S.  b.  i.,  1901,  n°  8,  pp. 
357-36i)- 

312  Borbas  (Vinc.  de)  :  Abies  Abies  (L.)  var.  adenoclados  Borb.  —  Salix 
silesiaca  Willd.  —  Sesleria  varia  (Jacq.)  var.  pseudelongata  Murr.  — 
Torilis  hetcrophylla  Guss.  {M.  b.  L.,  Ie  ann.,  n°  1,  pp.  28-30). 

313  Borbas  (Vinc.  de)  :  Abies  sive  Picea  ellipsoconis  [M.  b.  L.,  i°  ann.,  n°  1, 
pp.  26-27,  1  fi  g.  dans  le  texte). 

314  Borbas  (Vinc.  de)  :  Varietates  Bursse  pastoris  {M.  b.  L.,  ie  ann.,  n°  1, 
pp.   17-24). 

31 5  Borbas  (Vinc.  de)  :  Verbascum  corymbosum  Borb.  n.  sp.  verosimiliter 
hybrida  {D.  b.  M.,  XXe  ann.,  n°  1,  p.  3). 

316  Chabert  (Alfred)  :  Les  Euphrasia  de  la  France  {B.  H.  B.,  2e  sér.,  t.  II, 
n°  2,  pp.  121-152  [à  suivre]). 

317  Eastwood  (Alice)  :  Notes  on  Californian  species  oïDelphinium  (B.  T.  C, 

Vol.  28,  n°  12,  pp.  667-674;  4  esp.  nouv.). 

317  dis  Freyn  (J.)  Plantae  Karoanae  amurica;  et  zeaënsae  [suite]  (Oe.  Z., 
LIIcann.,  n°  2,  pp.  62-67;  1  esp.  nouv.  de  Potentillà).  —    Voir  n°  185. 

318  Goodding  (Leslie  N.)  :  Rocky  montain  plant  studies.  I  (B.  G.,  t.  XXXIII, 
n°  1,  pp.  66-69;  4  esP-  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent   :    1  Erythrouium,  1   Tradescantia, 
1  Iris,  1   Alsine. 

318  bis  Hackel  (E.)  :  Neue  Grâser  {Oe.  Z.,  LIIe  ann.,  n°  2,  pp.  55-62).  — 
Voir  n°  188  bis. 
Description  de  8  espèces  nouvelles,  savoir   :  1  Garnotia,   3  Sporobolus, 
et  4  Agrostis. 

318  ter  Hegi  (Gustav)  :  Das  obère  Tosstal  [fin]  {B.  H.  B.,  2e  sér.,  t.  II, 
n°  2,  pp.   185-216).  —   Voir  n°  190. 

319  Holuby  (Jos.)  :  Asperula  odorata  L.  var.  angustifolia  m.  {M.  b.  L., 
1°  ann.,  n°  1,  p.  28). 

320  Koehne  (Emil)  :  Ly thr um  rivulare  Wood  et  Evans  {J.  of  B.,  Vol.  XL, 
n°  470,  p.  68-69). 

321  Léveillé  (H.)  et  Eug.  Vaniot  :  Carcx  de  Chine,  d'après  l'herbier  Emile 
Bodinier  {B.A.  G.  b.,  11e  ann.,  n°  146,  pp.  57-69;  3  esp.  nouv.). 


—  xxv  — 


322  Léveillé  (H.)  et  Eug.  Vaniot  :  Carex  d'Espagne  {B.  A.  G.  b.,  irann  , 
n°  146,  p.  52). 

323  Léveillé  (H.)  et  Eug.  Vaniot  :  Énumération  des  plantes  de  Kouy- 
Tchéou,  d'après  l'herbier  d'Fmile  Bodinier.  Renonculacées  (B.  A.  G.  b., 
11e  ann.,  n°  146,  pp.  45-51  ',  lOesp.  nouv.  et  1  genre  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :   1  Aconitum,  3  Anémone,   1  Bodi- 
nieria  n.  gen.,  3  Delphinium,  1  Ranunculus  et  1   Thalictrum. 

324  Léveillé  (H.)  et  Eug.  Vaniot  :  Note  sur  le  Carex  ienax  Reuter,  non 
Chapman  in  Bout  nec  Berg-gren  {B.  A.  G.  b.,  n°  ann.,  n°  146, 
pp.  70- 741- 

325  Ley  (Rev.  Augustin)  :  Two  fresh  Rubus  forms  (/.  of  B.,  Vol.  XL, 
n°47o,  pp.  69-70). 

326  Loesener  (Th.)  :  Uebersicht  ùber  die  bis  jetzt  bekanntcn  chinesischen 
Celastraceen  [fin]  (B.f.,  t.  XXX,  fasc.  5,  pp.  449-474;  10  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  9  Evonymus  et  1  Celastrus. 

327  Neuman  (L.  M.)  :  Galeopsis  Carthusianorum  (Briquet)  ett  genmale 
{B.  N.,  1902,  fasc.  1,  pp.  41-45). 

328  Olsson  (P.)  :  Hassel  i  Jamtland  {B.  N.,  1902,  fasc.  2,  p.  47). 

329  Osterhout  (George  E.)  :  New  plants  of  Colorado  (B.   T.  C.,  Vol.  28, 

Q°  II,  pp.  644-645). 

Description   de    4   espèces    nouvelles,    savoir  :   1   Linum,   1    Mentzelia, 
1  Arteiuisia  et  1  Agoseris. 

330  Petitmengin  (Marcel)  :  Promenades  botaniques  en  Lorraine,  1901 
{B.  A.  G.  b.,  11e  ann.,  n°  146,  pp.  42-44). 

331  Ponzo  (A.)  :  Ag"giunte  alla  flora  Trapanese  (B.  S.  b.  i.,  1901,  n°  8, 
PP-  37°-3S0- 

332  Prain  (David)  ami  Edmund  Baker  :  Notes  on  Indigofera  (/.  of  B., 
Vol.  XL,  n°  470,  pp.  60-67  [à  suivre]). 

333  Rogers  (Rev.  W.  Moyle)  :  Some  Clydesdale  and  S.  W.  Ayrshire 
plants  (/.  of  B.,  Vol.  XL,  n°  470,  pp.  54-59). 

334  Rydberg  (Per  Axel)  :  The  american  species  of  Limnorchis  and  Piperia, 
north  of  Mexico  (B.   T.   C.,  Vol.  28,  n°  n,  pp.  605-643;  8  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  5  Limnorchis  et  3  Piperia. 

335  Solereder  (H.)  :  Ueber  die  svstematische  Stellung-  von  Lebeckia?  reta- 
moides  Bak.  {B.  II.  B.,  2°  sér.,  t.  II,  n°  2,  pp.  1 17-120). 

336  Thaisz  (Lajos)  :  A  hazai  floranak  uj  polgara  :  Astragalus  de pressas  L. 
[A.  dépressif  L.,  ein  neuer  Bùrg-er  der  ungarischen  Flora]  {M.  b.  L., 
Ie  ann.,  n°  1,  pp.  24-26  [en  magyar,  avec  un  résumé  en  allemand]). 

337  Velenovsky  (J.)  :.Neunter  Nachtrag  zur  Flora  von  Bulgarien  (Oe.  Z., 
LIIe  ann.,  n°  2,  pp.  49-55  [à  suivre];  2  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  1  Senecio  et  1   Tnymus. 


—  xxvi  — 

338  Velten  (Cari)  :  Beitrag-e  zur  Kenntnis  der  Flora  von  Speier  a.  Rhein 
{D.  b.  M.,  XXe  ann.,  n°  1,  pp.  13-15). 

Cryptogames  vasculaires. 

338  a  Goodding  (Leslie  N.).  —  Voir  n°  318. 
Une  espèce  nouvelle  de  Alarsilia. 

338  b  Hegi  (Gustav).  —  Voir  n°  318  ter. 

MUSCINÉES. 

339  Bauer  (E.)  :  Intéressante  und  neue  Moosformen  Bohmens  {D.  b.  M., 
XXe  ann.,  n°  1,  pp.  1-3). 

340  Dixon  (H.  N.)  :  Note  on  Philonotis  taxa  Limpr.  (/.  of  B.,  Vol.  XL, 
n°  47°.  PP-  7I"73)- 

341  Duncan  (J.  B.)  :  Octodiceras  fuliauum  Brid.  in  Britain  (/.  of  B., 
Vol.  XL,  n°  470,  pp.  51-53,  1  pi.  p.  p.). 

341  a  Hegi  (Gustav).  —  Voir  n°  318 /S is. 

-\\2  Jones  (D.  A.)andE.  C.  Horrell  :  Tetraplodon  Wormskioldii Lindb.  in 
Britain  (/.  of  B.,  Vol.  XL,  n°  470,  pp.  49-51,  1  pi.  p.  p.). 

343  Meylan  (Ch.)  :  Recherches  sur  les  Neckera  Miensiesii  Hook.  et  tur- 
gida  Jur.  (B.  II.  B.,  2e  sér.,  t.  II,  n°  2,  pp.  153-156). 

343  bis  Stephani  (Franz)  :  Species  Hepaticarum  [suite]  [B.  H.  B.,  2e  sér., 
t.  II,  n°  2,  pp.  157-179*,  4  esp.  nouv.  de  Sphenolobus).  —  Voir  n°  223. 

344  Zschacke  (Hermann)  :  Beitrâg-e  zur  Moosflore  Anhalts.  2  {D.  b.  M., 
XXe  ann.,  n°  1,  pp.  9-13  [à  suivre}). 

Algues. 

344  a  Chodat  (R.).  —  Voir  n°  297. 

345  Tscherning  (F.  A.)  :  Ueber  die  Alg-enveg-etation  an  den  Wasserradern 
der  Schiffsmûhlen  bei  Wien  (Oe.  Z.,  LIIe  ann.,  n'3  2,  pp.  48-49). 

Lichens. 

346  Olivier  (Abbé  H.)  :  Quelques  Lichens  saxicoles  des  Pyrénées-Orientales 
récoltés  par  feu  le  Dr  Goulard  [suite]  (B.  A.  G.  b.,  11e  ann.,  n°  146, 
PP-  55"56  [à  suivre]). 

Champignons. 

347  Arthur  (J.  C.)  :  New  species  of  Uredineae  (B.  T.  C,  Vol.  28,  n°  12, 
pp.  6()  1-666). 

L'auteur  décrit    12  espèces  nouvelles,  savoir  :   5  Puccinia,  3  jEcidmm, 
1  Peridermium,  1  Gymnosporangium  et  2  Rœstelia. 

348  Barbier  (Maurice):  Liste  annotée  d'Hyménomycètes  des  environs  de 
Dijon  [2e  partie]  (B.  S.  m.  F.,  t.  XVIII,  fasc.  1,  pp.  75-100). 


—    XXVII    


349  Bataille  (Fr.)  :  Miscellanées  mycologiqucs  \B.  S. m.  F.,  t.  XVIII,  fasc.  i, 
PP-  I33-Ï34)- 

350  Duméa  (P.)  :  Nécessité  de  reviser  le  genre  Amaniia  (3.  S.  m.  F., 
t.  XVIII,  fasc.  1,  pp.  101-110). 

351  Durand  (E.  J.j  :  Dacryopsis  EUisiana  Massée  {B.  T.  C,  Vol.  28,  n"  n, 
j).  646). 

L'auteur  identifie  le  Dacryopsis  Ei//siaua  (Cory/ie  Ellisii  Berk.)  avec 
le  Grapkium  gigautetim  (Peck)  Sacc. 

352  Patouillard  (N.)  :  Champignons  algéro-tunisiens  nouveaux  et  peu  con- 
nus [suite]  (B.  S.  m.  F.,  t.  XXIII,  tasc.  1,  pp.  47-53  [à  suivre],  1  fig. 
dans  le  texte). 

L'auteur  décrit  8  espèces  nouvelles  (1  Gymuosporangium,  1  Cintractia, 
1  Coriinarius,  1  Coprinus,  1  Melanopus,  1  Hydnum,  1  Phragmonxvia, 
1  Sphœrclla)  et  un  ^enre  nouveau,  Helostroma,  créé  pour  le  Fusisporium 
album  Desmazières. 

352  a  Petitmengin  (Marcel).  —   Voir  n°  330. 

353  Rolland  (L.)  :  Un  Tricholoma  de  l'Exposition  de  Besançon  [Tr.  bisou- 
tinurn  n.  sp.]  {B.  S.  m.  F.,  t.  XVIII,  fasc.  1,  p.  26,  1.  pi.). 

Pathologie  et  tératologie  végétales. 

354  Anderson  (Alexander  P.)  :  Dasyscypha  resinaria  causing-  canker 
growth  on  Abies  balsamea  in  Minnesota  {B.  T.  C,  Vol.  jq,  n°  1, 
PP-  23-34,  2  pi.). 

355  Anderson  (Alexander P.):  Tilleiia  horrida  Tak.  on  Rice  plant  in  South 
Carolina  (B.  T.  C,  Vol.  29,  n°  i,pp.  35-30). 

356  Bubak  (Fr.):  Ueber  einig-e  Compositen  bewohnende  Puccinien  (Oe.Z,, 
LIIC  ami.,  n°  2,  pp.  41-44  [à  suivre];  1  esp.  nouv.). 

357  Dumée  (P.)  et  L.  Lutz  :  Sur  une  déformation  morchelloïde  de  Corti- 
naire  {B.  S.  m.  Fr.,  t.  XVIII,  fasc.  1,  pp.  13 1-132,  1  fig-.  dans  le  texte). 

358  Eriksson  (Jakob)  :  Sur  l'origine  et  la  propagation  de  la  rouille  des 
céréales  par  la  semence  [suite]  (A.  Se.  n.,  8esér.,  t.  XV,  n°  1,  pp.  1-64 
[à  suivre],  6  fig.  dans  le  texte). 

359  Jourdain  (G.)  :  La  Vigne  et  le  Cœpopkagus  echinopus  (C.  R.,  t.CXXXIV, 
Q°5iP-  3l6)- 

360  Magnus  (P.)  :  YVeitere  Mittheilung  uber  die  auf  Farnkrâutern  auftre- 
tenden  Uredineen  {B.  d,  b.  G.,  t.  XIX,  fasc.  10,  pp.  578-584,  1  pi.). 

361  Maire  (R.)-  ^ur  la  coexistence  de  la  nielle  et  de  la  carie  dans  les  grains 
de  Blé  {B.  S.  m.  F.,  t.  XVIII,  fasc.  1,  p.  130). 

3'>j  Stewart  (F.  C.)  and  H.  J.  Eustace  :  An  épidémie  of  currant  anthraenose 
(2V.  Y.  A.  E.  S.,  Bull,  n"  199,  dp.  63-80,  1  pi. t. 

363  Stewart  (F.  C.)  and  H.  J.  Eustace  :  I,  Trouble  with  pears  in  a  nursery 
cellar;  11,  Shot-Hole  Fungus  on  cherry  fruit-pedicels;  III,  Anthrac- 


XXVIII     


nose  of  yellow  toad-flax  ;  IV,  Imperfect  fertilization  of  peaches; 
V,  Tile  drain  clugged  by  Fungus  ;  VI,  A  Fungus  in  refrigerators  (iV. 
Y.  A.  F.  S.,  Bull.  n'J  200,  pp.  81-101,  5  pi.). 

364  Van  Bambeke  (Ch.)  :  Sur  un  exemplaire  monstrueux  de  Polyportis  sul- 
fureus  (Bull.)  Fries  (B.  S.  m.  F.,  t.  XVIII,  fasc.  1,  pp.  54-64,  3  pi.). 

Technique. 

365  Moll  (J.  M.)  :  Das  Hydrosimeter,  ein  Apparat,  um  unter  constantem 
Druck  Flûssigkeiten  in  Pflanzen  zu  pressen  {FI.,  t.  90,  fasc.  II, 
pp.  334-442,  1  fig.  dans  le  texte). 

Sujets  divers. 

366  Bois  (D.)  :  Liste  de  quelques  floraisons  intéressantes  observées  dans 
les  serres  du  Muséum,  du  20  novembre  au  20  décembre  1901  {B.  M., 
1901,  n°  8,  pp.  427-428). 

367  Bureau  (Ed.)  :  Sur  les  Strychnos  africains  et  les  plantes  servant  à 
empoisonner  les  armes  en  Afrique  {B.  M.,  1901,  n°  S,  pp.  418-423). 

368  Chevalier  (Aug.)  :  Le  caoutchouc  du  territoire  du  Chari  (B.  M.,  1901, 
n°  8,  pp.  423-427)- 

369  Feret  (A.)  :  Les  plantes  des  terrains  salés  \suiie\  {B.  A.  G.  b.,  1 1°  ann., 
n°  146,  pp.  53-54  [à  suivre]. 

370  Gillot  (Victor  et  Xavier)  :  Empoisonnement  par  les  Champignons  (B. 
S.  m.  F.,  t.  XVIII,  fasc.  1,  pp.  33-46). 

371  Hétier  (Fr.)  :  Empoisonnement  par  VEntoloma  lividum  {B.  S.  m.  F., 
t.  XVIII,  fasc.  1,  pp.  127-129). 

372  Ménier  (C.)et  U.  Monnier  :  Recherches  expérimentales  sur  quelques 
Agaricinés  à  volve  [Amanites  et  Volvaire]  {B.  S.  m.  F.,  t.  XVIII,  fasc.  i, 
pp.  m-124). 

373  Murr  (J.)  :  Beitrâge  zu  den  Gesetzen  der  Phylogenesis  {D.  è.  M., 
XXe  ann.,  n°  1,  pp.  4-9). 

374  Perrot  (Emile)  :  Session  générale  de  la  Société  mycologique  de 
France  dans  le  Jura  en  1901  (B.  S.  m.  F.,  t.  XVIII,  fasc.  1,  pp.  I-LXXV, 
1  carte  et  4  fig.  dans  le  texte). 

375  Preda  (A.)  :  Effetti  del  libeccio  su  alcune  piante  legnose  che  crescono 
lungo  la  costa  Livornese  {B.  S.  b.  t.,  1901,  n°  8,  pp.  381-384,  4  fig 
dans  le  texte). 

376  Bolland  (L.)  :  Photographie  des  Champignons  (B.  S.  m.  F.,  t.  XVIII, 
fasc.  1,  pp.  27-32,  1  fig.  dans  le  texte). 

377  Tanfiljew  (G.  J.)  :  Zur  Frage  iiber  die  Waldlosigkeit  der  krimschen 
Yaila  (B.J.  P.,  t.  II,  fasc.  1,  pp.  3-12  [en  russe,  avec  un  résumé  en 
allemand]). 

Piirîs.  —  J .  Merscri,  tmo.,  *"\  Av.  «le  UuHiilon. 


JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

16e  année.  —  Avril  1902. 
BULLETIN  BIBLIOGRAPHIQUE  N°  4. 


Biographie,  Bibliographie,  Histoire  de  la  Botanique. 

378  Alfoldi  (Flatt  Karoly)  :  Dieanonym  verfasste  Apologie  Linné's  [«  Orbis 
eruditi  judicium  de  Caroli  Linnœi  M.  D.  scriptis  »]  (.1/.  b.  L.,  t.  I,  n°  2- 
3,  pp.  76-84). 

379  Alfoldi  (Flatt  Karoly)  :  Zur  Geschichte  der  Herbare  (AI.  b.  L.,  t.  I, 
n°  2-3,  pp.  61-75  [à  suivre]). 

380  Cowles  (H.  G.)  :  A.  F.  W.  Schimper  (B.  G.,  Vol.  XXXIII,  n°  2, 
pp.  160-161). 

381  Alfred  William  Bennett  [1 833-1 902]  (/.  of.  B.,  Vol.  XL,  n°  471, 
PP-  «3""5)« 

Biologie,  morphologie  et  physiologie  générales. 

381  bis  Bernard  (Noël)  :  Études  sur  la  tubérisation  [suite]  (R.g.B.,  t.  XIV, 
nos  158  et  159,  pp.  58-71  et  101-119  [à  suivre],  5  fig-.  dans  le  texte  et 
3  pi.).  —   Voir  n°  268. 

382  Bouygues  :  Sur  l'origine  et  la  différenciation  des  méristèmes  vascu- 
laires  du  pétiole  (C.  R.,  t.  CXXXIV,  n°  7,  pp.  438-441). 

383  Jost  (L.)  :  Die  Théorie  der  Verschiebungseitlicher  Organe  durch  ihren 
gegenseitigen  Druck  {B.  Z.,  60e  ann.,  Ie  part.,  fasc.  II,  pp.  21-43,  °  &£• 
dans  le  texte). 

384  Kobus  (J.  D.)  :  Die  chemische  Sélection  des  Zuckerrohrs  (A.  J.  B., 
2e  sér.,  Vol.  III,  ie  part.,  pp.  17-81,  11  pi.). 

384  bis  Bicorne  (H.)  :  Action  de  la  lumière  sur  des  plantes  préalablement 
étiolées  [fin]  (R.  g.  B.,  t.  XIV,  nos  158  et  159,  pp.  72-88  et  120-137, 
6  fig.  dans  le  texte).  —  Voir  n°  274. 

385  Van  Tieghem  (Ph.)  :  L'hypostase  dans  le  fruit  et  dans  la  graine  (B.  M., 
1902,  n°  1,  pp.  43-47). 

386  Wulff  (Thorild)  :  Botanische  Beobachtungen  aus  Spitzbergen.  I,  Ueber 
die  Transpiration  der  arktischen  Gewâchse.  II,  Ueber  das  Auftreten 
von  Anthocyan  bei  den  arktischen  Gewiichsen  (Lund,  1902,  pp.  1-72, 
3  fig.  dans  le  texte).  —  Voir  n°  448  a. 

Biologie,  morphologie  et  physiologie  spéciales. 

Phanérogames. 

387  Bessey  (Charles  E.)  :  The  morphology  of  the  Pine  cône  (B.  G.,  Vol. 
XXXIII,  n°  2,  pp.  157-159,  1  pi.). 


—  xxx 


388  Celakovsky  (L.  J.)  :  Ueber  die  inversen  Placentarbiïndelder  Cruciferen 
(Oe.  Z.,  LIIe  ann.,  n°  3,  pp.  89-92,  1  fig.  dans  le  texte). 

389  Chauveaud  (G.)  :  Passage  de  la  position  alterne  à  la  position  superposée 
de  l'appareil  conducteur,  avec  destruction  des  vaisseaux  centripètes 
primitifs,  dans  l'Oignon  \Allium  Cepd\  (B.  M.,  1902,  n°  1,  pp.  52-59, 
10  fig.  dans  le  texte). 

390  Coker  (W.  C.)  :  Notes  on  the  gametophytes  and  embryo  of  Podocarpus 
(B.  G.,  Vol.  XXXIII,  n°  2,  pp.  89-107,  3  pi.). 

391  Correns  (C.)  :  Ueber  den  Modus  und  den  Zeitpunkt  der  Spaltung  der 
Anlagen  bei  den  Bastarden  vom  Erbsen-Typus  (B.  Z.,  60e  ann., 
Ile  part.,  n°  5-6,  pp.  65-82). 

392  Heckel  (Edouard)  :  Nouvelles  observations  sur  le  Tanghin  du  Ménabé 
[Menabea  veneuata  Baill.]  et  sur  sa  racine  toxique  et  médicamenteuse 
(C.  R.,  t.  CXXXIV,  n°  7,  pp.  441-443). 

393  Heckel  (Edouard)  :  Sur  la  germination  des  Onguekoa  et  des  Strombonia 
{C.  R.,  t.  CXXXIV,  n°  8,  pp.  489-490). 

394  Heinricher  (E.)  :  Die  grûnen  Halbschmarotzer.  IV.  Nachtrâge  zu 
Euphrasia,  Odontites  und  Alectorolopîms .  Kritische  Bemerkungen  zur 
Systematik  letzterer  Gattung  (/.  iv.  B.,  t.  XXXVII,  fasc.  2,  pp.  264- 
337.  2  pi.). 

395  Hua  (Henri)  :  Quelles  espèces  produisent  le  caoutchouc  du  Dahomey, 
d'après  les  documents  fournis  par  M.  Le  Testu  [B.  M.,  1902,  n°  1, 
pp.  62-68). 

396  Matouschek  (Ferencz)  :  Rammcuhcs  auricomus  L.,  auch  eine  mala- 
kophile  Pflanze  (M.  b.  L.,  t.  I,  n°  2-3,  pp.  57-61). 

397  Mùntz  (A.)  :  Les  conditions  de  la  végétation  des  vignobles  à  hauts 
rendements  (C.  R.,  t.  CXXXIV,  n°  10,  pp.  575-579). 

398  Preston  (Carleton  E.)  :  Two  instructive  seedlings  (B.  G.,  Vol.  XXXIII, 
n°  2,  pp.  150-154,  8  fig.  dans  le  texte). 

399  Quintaret  (Gustave)  :  Deux  lianes  à  caoutchouc  d'Indo-Chine  (C.  R., 
t.  CXXXIV,  no  7,  pp.  436-438). 

Les  lianes  en  question,  qui  appartiennent  à  la  famille  des  Apocynacées, 
sont  l'une  YEcdysanthera  micrantha,  l'autre  un  Micrechites  nouveau  que 
l'auteur  appelle  M.  napeensis.  Toutes  deux  fourniraient  un  excellent 
caoutchouc. 

400  Strasburger  (Eduard)  :  Die  Siebtûpfel  der  Coniferen  in  Rûcksicht  auf 
Arthur  W.  Hill's  soeben  erschienene  Arbeit  :  The  histology  of  the 
Sie\7e-tubes  of  Pimis  (B.  Z.,  60e  ann.,  IIe  part.,  n°  4,  pp.  49-53). 

401  Zimmermann  (A.)  :  Ueber  die  extranuptialen  Nectarien  einiger  Fagrxa- 
Arten  {A./.  B.,  2e  sér.,  Vol.  III,  ic  part.,  pp.  1-7,  7  fig.  dans  le  texte). 


XXII    — 


Cryptogames  vasculaires. 

402  Leavitt  (R.  G.)  :  Notes  on  Lycopodium  {R/i.,  Vol.  4,  n°  39,  pp.  57-60). 

Muscinées. 

403  Beauverie  (J.)  :  Etude  d'une  Hépatique  à  thalle  habité  par  un  Cham- 
pignon filamenteux  (C.  A'.,  t.  CXXXIV,  n°  10,  pp.  616-618). 

Il   s'agit    d'une  association    symbiotique    du   Fegatella    conica   avec    un 
Fusarium. 

404  Monkemeyer  (W.)  :  Hypnum  fluitans  L.  mit  Anguillulagallen  (Hdw., 
t.  XLI,  fasc.  i,  Suppl.,  pp.  (22H23),  1  fîg.  dans  le  texte). 

404  bis  Zederbauer(E.)  :  Untersuchungen  ûber  Anlage  undEntwicklungder 
Knospen  einiger  Laubmoose  [fin]  (Oe.  Z.,  LIIe  ann.,  n°3,  pp.  96-100, 
1  fîg.  dans  le  texte  et  1  pi.).  —   Voir  n°  296. 

Algues. 

405  Brand  (F.)  :  Die  C/adophora-Aegagropï\en  des  Siïsswassers  {Hdw., 
t.  XLI,  fasc.  1,  pp.  34-48,  1  pi.). 

406  Grintzesco  (Jean)  :  Recherches  expérimentales  sur  la  morphologie  et  la 
physiologie  de  Scenedesmus  aculus  Meyen  (B.  H.  B.,  2e  sér.,  t.  II,  n°  3, 
pp.  217-264  [à  suivre],  2  lïg.  dans  le  texte). 

407  Koorders  (S.  H.)  :  Notizûber  Symbiose  einer  Cladophora  mit  Ephydatia 
fluviatilis,  ineinemGebirgssee  in  Java  (A.J.  B.,  2e  sér.,  Vol.  III,  iepart., 
pp.  8-16,  2  pi.). 

408  Rosenvinge  (L.  Kolderup)  :  Ueber  die  Spiralstellungen  der  Rhodome- 
laceen  (/.  w.  B.,  t.  XXXVII,  fasc.  2,  pp.  338-364,  1  pi.). 

409  Van  Bosse  (Mm3  Weber)  :  Observation  au  sujet  delà  «  Notiziiber  Sym- 
biose einer  Cladophora  mit  Ephydatia  fluviatilis  »  de  M.  Koorders  (A. 
J.  B.,  2e  sér.,  Vol.  III,  Ie  part.,  pp.  16  a-16  b). 

Champignons. 

410  Lùdi  (Rud.)  :  Beitrâge  zur  Kenntniss  der  Chytridiaceen  [suite]  (Hdw., 
t.  XLI,  fasc.  1,  Suppl.,  pp.  (i)-(io)  ). 

411  Pulst  (Cari)  :  Die  Widerstandsfâhigkeit  einiger  Schimmelpilze  gegen 
Metallgifte  (/.  w.  B.,  t.  XXXVII,  fasc.  2,  pp.  205-263,  2  fig.  dans 
le  texte). 

412  Thomas  (Pierre)  :  Sur  la  séparation  du  galactose  et  du  glucose  par  le 
Saccharotnyces  Ludwigii  (C.  R.,  t.  CXXXIV,  n°  10,  pp.  610-612). 

Systématique,  Géographie  botanique. 

Phanérogames. 

413  Bacon  (Alice  E.)  :  The  Dwarf  Mistltoe  at  Bradford,  Vermont  (Rh., 
Vol.  4,  n°  ^,  p.  28). 


—    XXXII 


414  Boissieu  (H.  de)  :  Un  nouveau  Viola  de  Chine  (B.  H.  B.,  2e  sér.,  t.  II, 
n°  3»  P-  333)- 

415  Borbas  :  Varietates  Crepidis  conyssefolise  binae  (M.  b.  L.,  t.  I,  n°  2-3, 
p.  85)- 

416  Bornmùller  (J.)  :  Ueber  die  systematische  Stellung  der  Nigella  elata 
Boiss.  (B.  H.  B.,  2e  sér.,  t.  II,  n°  3,  pp.  329-332). 

416  bis  Chabert  (Alfred)  :  Les  Euphrasia  de  la  France  [suite]  (B.  H.  B., 
2e  sér.,  t.  II,  n°  3,  pp.  265-280  [à  suivre]\  2  esp.  nouv.).  —  Voir  n°3i6. 

417  Chodat  (R.)  :  Plantse  Hasslerianae,  soit  Énumération  des  plantes  récol- 
tées au  Paraguay  parle  Dr.  Emile  Hassler  de  1885-1895  et  de  1898-1900 
[suite]  (B.  H.  B.,  2e  sér.,  t.  II,  n°  3,  pp.  297-312  [à  suivre];  16  esp. 
nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent    :    12   Vernouia,  1  Stevia,  3  Eupa- 
torium. 

418  Chodat  (R.)  et  E.  Wilczek  :  Contributions  à  la  flore  de  la  République 
Argentine  (B.  H.  B.,  2e  sér.,  t.  II,  n°  3,  pp.  281-296  [à  suivre],  1  fig. 
dans  le  texte;  9  esp.  nouv.). 

Les    espèces    nouvelles    comprennent     1     Ranuuculus,    1     Cardamine, 
2  Draba,  2  Sisymbrium,  1  Slellaria,  1  Acazna,  1  Prosopis. 

419  Churchill  (J.  R.)  :  Some  plants  from  Prince  Edward  island  (Rà.,  Vol. 
4,  n°  38,  pp.  31-36). 

420  Clark  (Alice  G.)  :  Utricularia  minor  in  Holbrook,  Massachusetts 
{Rk.,  Vol.  4,  n°  38,  p.  42). 

421  Coutinho  (Antonio  Xavier  Pereira)  :  As  Campanulaceas  de  Portugal 
{B.  S.  B.,  t.  XVIII,  fasc.  1-2,  pp.  22-44). 

422  Coutinho  (Antonio  Xavier  Pereira)  :  Nota  acerca  de  duas  especies  do 
genero  Allium  novas  para  a  flora  Portugueza  {B.  S.  B.,  t.  XVIII,  fasc. 
1-2,  PP-  45-4-6). 

Les  deux   espèces   en  question   sont   Y  Allium  fallax    et    VA.  narcissi- 

florum. 

423  Driggs  (A.  W.)  :  Notes  on  the  flora  of  Connecticut  (Rk.,  Vol.  4,  n°  38, 
PP-  36"39)- 

424  Druce  (G.  Claridge)  :  «  A  new  hybrid  Grass  »  (/.  of  B.,  Vol.  XL, 
n°  471,  pp.   108-109). 

425  Eastwood  (Alice)  :  À  descriptive  list  of  the  plants  collected  by 
Dr.  F.  E.  Blaisdell  at  Nome  city,  Alaska  [B.  G.,  Vol.  XXXIII,  n°.  2, 
pp.  126-149  [à  suivre],  3  fig.  dans  le  texte;  3  esp.  nouv.). 

Les   espèces   nouvelles   comprennent    :    1    Delpkinium,  1  Ranuuculus, 
1  Cardamine. 

426  Eastwood  (Alice)  :  Some  new  species  of  Californian  plants  (B.  T.  C, 

Vol.  29,  n°  2,  pp.  75-82,  2  pi.). 

Description  de  9  espèces  nouvelles,  savoir  :  1  Fritillaria,  1  Alonotropa, 


XXXIII 


i  Cycladenia,    i    Poiciililla,    i    Orthocarpus,     i    Spraguea,    i    Sidalcea, 
i  Stachys,  i   Trifolium. 

427  Fernald  (M.  L.)  :  Early  records  of  Lcontodon  in  America  (Rh.,  Vol.  4, 
n°  38i  PP-  39-4°)- 

428  Fernald  (M.  L.)  :  Some  little  known  plants  from  Florida  and  Georgia 
(B.  G.,  Vol.  XXXIII,  n°  2,    pp.  154-157;  4  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent:  1  Lythruin,  1  Sabbatia,  1  Scuiellaria, 
1  Cacalia. 

42g  Fletcher  (Emily  F.)  :  Lonicera  sempervirens  established  in  Westford, 
Massachusetts  (Rh.,  Vol.  4,  n"  38,  p.  40). 

429  bis  Freyn  (J.)  :  Plantœ  Karoana:  amuricae  et  zeaënsae  [suite]  (Oe.  Z., 
LIIe  ann.,  n°  3,  pp.  110-114  [à  suivre]).  —   Voir  n°  317  bis. 

430  Graves  (C.  B.)  :  Noteworthy  plants  of  Southeastern  Connecticut. 
III  (Rh.,  Vol.  4,  n°  38,  pp.  26-28). 

431  Hackel  (E.)  :  Eine  neue  Grasart  Ungarns  [Atropis  pannonica  n.  sp.] 
(M.b.  L.,  t.  I,  n°2-3,  pp.  41-43). 

431  bis  Hackel  (E.)  :  Neue  Grâser  [suite]  (Oe.  Z.,  LIIe  ann.,  n°  3,  pp.  107- 
110;  4  esp.  nouv.).  —    Voir  n°  318  bis. 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Agrostis  et  3  Calamagrostis. 

432  Jumelle  (Henri)  :  Le  Pachy podium  Rutenbergianum,  textile  de  Mada- 
gascar (C.  R.,  t.  CXXXIV,  n°  g,  pp.  564-565). 

433  Kennedy  (G.  G.)  :  Plants  nevv  to  Eastern  Massachusetts  (Rh.,  Vol.  4, 
n°  39,  pp.  60-61). 

434  Kennedy  (G.  G.)  :  The  Maine  coast  at  Cutler  (Rh.,  Vol.  4,  n°38,  pp.  23- 

26). 

435  Mariz  (Joaquim  de)  :  Subsidios  para  o  estudo  da  flora  Portugueza  : 
Caprifoliaceas,  Vacciniaceas  e  Ericineas  (B.  S.  B.,  t.  XVIII,  fasc.  1-2, 
p.  80  [à  suivre]). 

436  Merrill  (Elmer  D.)  :  Notes  on  Sporobolus  (Rh.,  Vol.  4,  n°  39,  pp.  45-49). 

437  Poisson  (J.)  et  J.  Pax  :  Sur  trois  espèces  cactiformes  d'Euphorbes  de 
la  côte  occidentale  d'Afrique  (B.  M.,  1902,  n°  1,  pp.  60-62). 

438  Prince  (Frances  C.)  :  Some  plants  of  Intervale,  New  Hampshire  (Rh., 
Vol.  4,  n°  39,  p.  61). 

439  Robinson  (B.  L.)  :  Lechea  major  in  New  Hampshire  (Rh.,  Vol.  4,  n°38, 
p.  28). 

440  Salmon  (C.  E.)  and  Arthur  Bennet  :  Norfolk  Notes  (/.  of  B.,  Vol.  XL, 
n°47!)  PP-  94-iQi). 

441  Sampaio  (Gonzalo)  :  Um  passeio  botanico  ao  Torrâo  (B.  S.  B.,  t.  XVIII, 
fasc.  1-2,  pp.  4779)- 


XXXIV    


442  Sargent  (Charles  S.)  :  New  or  little  known  North  American  trees.  IV 
{B.  G.,  Vol.  XXXIII,  n°  2,  pp.  108-125). 

L'auteur  décrit  1  Prunus  et  13  Cratsegus  nouveaux. 

442  bis  Schonland  (S.)  and  Edmund  G.  Baker  :  Some  South  African  species 
of  Cotylédon  [fin]  (/.  of  B.,  Vol.  XL,  n°  471,  pp.  89-94,  5  pi.  ;  1  esp. 
nouv.).  —  Voir  n°  205. 

443  Van  Tieghem  (Ph.)  :  Deux  Ochnacées  nouvelles,  intéressantes  par  leur 
habitat  géographique  (B.  M.,  1902,  n°  1,  pp.  47-52). 

444  Wagner  (Janos)  :  Ein  neues  in  Ungarn  angesiedeltes  Unkraut  \Physalis 
pubescens  L.J  [M.  b.  L.,  t.  I,  n°  2-3,  pp.  55-57). 

445  Whitwell  (William)  :  East  Sussex  Notes  (/.  of  B.,  Vol.  XL,  n°  471, 
pp.  103-108). 

446  Woodruffe-Peacock  (E.  Adrian)  :  Iris  spuria  Linn.  in  Lincolnshire 
(/.  of  B.,  Vol.  XL,  n°  471,  pp.  101-102). 

447  Wildeman  (Em.  de)  :  Etudes  sur  la  flore  du  Katanga  {Annal,  du  Mus. 
du  Congo,  Bot.,  IVe  sér.,  fasc.  I,  pp.  1-24,  pi.  I-VI;  1  genre  nouv., 
17  esp.  nouv.). 

Les    espèces  nouvelles   comprennent  :    1   Anthephora,   1     Cyanaslrum, 

1  Verdickia  nov.  gen.  Liliacearum,  1  Dasystachys,  1  Knipkofia,  1  Albuca, 

2  Dioscorea,  1  Morxa,  1  Antholysa,  1  Kacmpferia,  1  Angrascum,  1  Lis- 
sochihis,  1  Habenaria,  1  Bonatca. 

448  Wildeman  (Em.  de)  et  Th.  Durand  :  Reliquiae  Dewevreanae  ou  Enumé- 
ration  systématique  des  plantes  récoltées  par  Alfr.  Dewèvre  en  1895-96 
dans  l'Etat  Indépendant  du  Congo  [jfin]  {Ami.  du  Mus.  du  Congo,  Bot., 
IIIe  sér.,  fasc.  II,  pp.  81-262). 

Indépendamment  des  nombreuses  espèces  nouvelles  déjà  signalées  par 
les  auteurs  dans  les  Matériaux  pour  la  Flore  du  Congo,  ils  en  décrivent 
encore  8  autres,  savoir  :  1  Sabicea,  1  Beriiera,  1  Randia,  1  Oxyanthus,  1 
Tricalysia,  1  Pavetta,  1  Dioscorea  et  1  Commeli?ia. 

448  a  Wulff  (Thorild)  :  Botanische  Beobachtungen  aus  Spitzbergen.  III, 
Der  Polygonboden  [Kjellman's  «  Rutmark  »].  IV,  Floristische  Notizen 
(Lund,  1902,  pp.  73-115,  1  fig.dans  le  texte  et  4  pi.).  —  Voir  n°  386. 

Cryptogames  vasculaires. 

449  Christ  (H.)  :  Spicilegium  pteridologicum  austro-brasiliense  {B.  II.  B., 
2e  sér.,  t.  II,  n°  3,  pp.  313-328  [à  suivre]  ;  4  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  3  Hymenophylluni  et  1  Tricho- 
tnanes. 

450  Davenport  (George  E.)  :  Miscellaneous  Notes  on  New  England  Ferns. 
IV  {Rh.,  Vol.  3,  n°  39,  pp.  49-55). 

450  a  Wildeman  (Em.  de)  et  Th.  Durand.  —  Voir  n°  448.  —  Cryptogames 
vasculaires  (pp.  262-266^. 


xxxv  — 


MUSCINÉES. 

451  Andrews  (A.  LeRoy)  :  A  list  of  Bryophytes  from  the  Mt.  Greylock 
région  (7?/i.,  Vol.  4,  n°  38,  pp.  29-31). 

452  Arnell(W.)  :  Novae  species  generis  KaniicS  (R.  br.,  29e  ann.,  n°  2,  pp. 
26-32,  3  fig.  dans  le  texte,  3  esp.  nouv.). 

453  Camus  (Fernand)  :  Note  préliminaire  sur  un  voyage  bryologique  en 
Corse  (R.  br.,  29e  ann.,  n°  2,  pp.  17-26). 

454  Camus  (Fernand)  :  Quelques  raretés  de  la  flore  bryologique  française 
(R.  br.,  290  ann.,  n°  2,  p.  26). 

455  Douin  :  Sur  quelques  Hépatiques  du  Mont-Dore  (R.  br.,  29e  ann.,  n°2, 
PP-  32-34)- 

456  Mônkemeyer  (W.)  :  Beitragezur  Moosflora  Nord-Italiens  {Edzv.,  t.  XLI, 
fasc.  1,  Suppl.,  pp.  (n)-(i4)). 

457  Péterfi   (Marton)   :    Catharinea    undulata     und    ihre  Verwandtschaft 
(M.  b.  L.,  t.  I,  n°  2-3,  pp.  46-55). 

457  bis  Velenovsky  (J.)  :  Neunter  Nachtrag  zur  Flora  von  Bulgarien  [Jîu] 
(Oe.  Z.,  LU1' ann.,  n°  3,  pp.  115-121).  —   Voir  n°  337. 

L'auteur  décrit  un  Angstrœmia  et  un  Leucodou  nouveaux. 

458  Warnstorf  (C.)  :  Vier  neue  exotische  Sphagna  (M.  b.  L.,  t.  I,  n°  2-3, 
PP-  43-46)- 

458  a  Wildeman  (Em.  de)  et  Th.  Durand.   —  Voir  n°  448.  —  Muscinées 
(pp.  266-268). 

459  Williams    (R.    S.)  :  Two  new  Western  Mosses  {B.  T.  C,  Vol.    29, 
n°  2,  pp.  66-68,  2  pi.). 

Description  d'un  Eur'iynchium  et  d'un  Brachythcchim  nouveaux. 

459  a  Wulff  (Thorild).  —  Voir  n°  448  a. 

Algues. 

460  Batters  (E.  A.  L.)  :  A  catalogue  of  the  British  marine  Algae  (/.  of  B., 
Vol.  XL,  n°  471,  Suppl.,  pp.  1-8  [à  suivre]). 

461  Forti  (Achille)  :  Contributo  40  alla  conoscenza  délia  florula  ficologica 
Veronese  (JV.  N.,  sér.  XIII,  pp.  49-68). 

462  Magnus  (P.)  :  Eine  kurze  Bemerkung  zur    Cladophora  spongiophila 
Koorders  {Hdw.,  t.  XLI,  fasc.  1,  pp.  (23)  -(24)). 

462  a  Wildeman  (Em.  de)  et  Th.  Durand.  —   Voir  n°  448.  —  Algues  (pp. 
268-269;  l  esP-  nouv.de  Trentcpohlia). 

Lichens. 
462  b  Wulff  (Thorild).  —  Voir  n"  448  a. 


—   XXXVI   — 

Champignons. 

463  Hennings  (P.)  :  Einige  neue  japanische  Uredineen.  III  {Hdw.,  t.  XLI, 
fasc.  i,  Suppl.,  pp.  (i8)-(2i);  8  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent:  2  Uromyces,  2  Puccinia,  3  jEcidium 
et  1  Uredo. 

464  Hennings  (P.)  :  Fungi  blumenavienses  a  cl.  Alfr.  Môller  lecti.  II  {Hdw., 
t.  XLI,  fasc.  1,  pp.  1-33;  73  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Hypomyces,  5  Nectria,  1  Sphas- 
rostilbc,    3   Hypocrea,    2    Calonectria,    1    Ophionectria,    1  Aschersonia, 

1  Aschersoniopsis  n.  gen.,  1  Ascopolyporus,  1  Myriogenospora,  3  Cc*'- 
diceps,  1  Rosellinia,  1  Amphisphœrella,  1  Daldinia,  1  Môlleroclavus  n. 
gen.,     1     Stilbohypoxylon    n.    gen.,    1      Stictis,     1    Midotiopsis    n.    gen., 

2  Cenangium,  2  Dermatea,  2  Orbilia,  4  Ombrophila,  4  Bulgariopsis  n. 
gen.,  1  Molli  s  2  a,  1  Trichobelonium,  1  Gorgoniceps,  1  Belonium,  1  Erio- 
pesiza,  6  Helotium,  1  Dasyscypha,  2  Lanaia,  1  Chlorosplenium,  2  Sclero- 
tinia,  1  Ciboria,  3  Humana,  2  Lachnea,  1  Plicaria,  1  Aleuria, 
1  Geopyxis,  1  Discina,  2  Ascobolus,  1  Psilopezia,  1  Moellerodiscus  n.  gen. 

465  Hennings  (P.)  :  Fungi  paraenses  a  cl.  Dr.  J.  Huber  collecti.  II  {Hdw., 
t.  XLI,  fasc.  1,  Suppl.,  pp.  (i5)-(i8);  13  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  3  Uredo,  1  Stereum,  1  Pterula,  1 
Nectria,  1  Phyllachora,  2  Xylaria,  1  Aschersonia,  2  Cercospora, 
1  St  libella. 

466  Long  (W.    H.)    :   Texas  Fungi.   I  :   Some    new    species  of  Puccinia 
(B.  T.  C,  Vol.  29,  n°  2,  pp.  110-116,  6  fig\  dans  le  texte;  7  esp.  nouv.). 

467  Peck  (Charles  H.)  :  New  species  of  Fungi  (5.   Z".  C,  Vol.  29,  n°  2, 
pp.  69-74). 

L'auteur  décrit  12  espèces  nouvelles,  savoir  :  1  Tricholoma,  3  Hygro- 
phorus,  2  Russîila,  1  Cantharelhis,  1  Marasmius,  1  Entoloma,  1  Locel- 
lina,  1  Agaricus,  1  Clavaria. 

468  Salmon  (Ernest  S.)  :  Supplementary  Notes  on  the  Frysiphaceae  [j#/te] 
(5.  7".  C,  Vol.  29,  n°  2,  pp.  83-109  [à  jam»/'*]). 

468  a  Wildeman  (Em.  de)  et  Th.  Durand.  —  F<?*>  n°  448.  —  Champignons 

(pp.  269-287). 

468  <5  Wulff  (Thorild).  —  Pfc»r  n°  448  a. 

Paléontologie. 

469  Fliche  (P.)  :  Un  nouveau   Cycadeoidea  {Bull.  Soc.  gcol.  de  Fr.,  4e  sér., 
t.  I,  pp.  193-196,  1  fig.  dans  le  texte). 

470  Renault  (B.)  :  Sur  une  Parkériée  fossile  (C.  R.,  t.  CXXXIV,  n°  io, 
pp.  618-621,  7  fig.  dans  le  texte). 

Pathologie  et  tératologie  végétales. 
470  bis  Bubak(Fr.)  :  Ueber  einigeCompositenbewohnende  Puccinien  [suite] 


—   XXXVII    — 


{Oe  Z.,  LIIe  ann.,  n°  3,  pp.  92-96  [à  suivre]]  2  esp.   nouv.).  —    Voir 
n°  356- 

471  Fockeu   (H.)   :   Une  monstruosité   du   Citrus   Aurantium   (R.   g.  B., 
t.  XIV,  n°  159,  pp.  97-100,  3  fia-,  dans  le  texte). 

472  Plitzka(A.)  :  Beitrag-zur  Tératologie  der  Compositen  (Oe  Z.,  LIIeann., 

n°  3i  PP-  100-107  [à  suivre],  1  pi.). 

473  Vuillemin  (Paul)  :  Une  série  de  feuilles  d'Orme  à  ramification  latérale. 
Nature  de  cette  anomalie  (R.g.  B.,  t.  XIV,  n°  158,  pp.  49-57). 

Sujets  divers. 

474  Arnaud  :   Recherche  et  dosage  du  caoutchouc  dans  quelques   lianes 
africaines  (B.  M.,  1902,  n°  1,  pp.  69-76). 

475  Blanchard  (W.  H.)  :  Our  Chokeberries  (Rk.,  Vol.  4,  n°  39,  pp.  55-57). 

476  Bois  (D.)  :  Liste  de  quelques  floraisons  intéressantes  observées  dans  les 
serres  du  Muséum,  en  janvier  1902  (B.  M.,  1902,  n°  1,  p.  68). 

477  Pfaff  (Franz)  :  Ivy  poisoning-  and  its  treatment   {R/i.,  Vol.  4,  n°   39, 
PP-  43-45)- 

478  Schrenk  (Hermann  von)  :  On   the  teaching  of  vegetable  Pathology 
{B.   T.  C,  Vol.  29,  no  2,  pp.  57-65). 


CONGRES  INTERNATIONAL  DE  BOTANIQUE 


lra  Session  :  PARIS  1900.  -  2e  Session  :  VIENNE  1905. 


2a  Circulaire  relative  à  la  constitution  et  au  i7iode  de  fo?ictionnement 
de  la  Commission  internationale  de  Nomenclature  botanique. 

Monsieur  et  honoré  Confrère, 

A  une  grande  majorité,  les  questionnaires  envoyés  avec  notre  pre- 
mière circulaire  sont  revenus  à  la  Commission  permanente  du  Congrès 
avec  des  réponses  affirmatives. 

Les  points  suivants  sont  donc  acquis  : 

i°  L'unification  des  principes  réglant  la  Nomenclature  botanique 
est  nécessaire  ; 

20  Le  vœu  du  Congrès  concernant  la  nomination  d'une  Commission 
internationale  de  Nomenclature  botanique  est  approuvé  ; 


—  xxxviii  — 


3*  La  discussion  au  sujet  de  la  Nomenclature  sera  ouverte  pendant 
le  prochain  Congrès  international  de  Botanique  de  Vienne  en  1905  ; 

40  La  Commission  permanente  du  Congrès  a  désigné  pour  faire 
partie  de  la  Commission  internationale  de  Nomenclature  les  botanistes 
dont  les  noms  ont  obtenu  le  plus  de  suffrages  et  en  en  proportionnant 
le  nombre  à  l'importance  du  rôle  botanique  des  divers  pays.  La  Com- 
mission internationale  de  Nomenclature  est  maintenant  définitivement 
constituée  et  se  compose  des  Botanistes  suivants  (par  ordre  alphabé- 
tique) : 

Allemagne   :    MM.    Ascherson,    Drude,    Engler,    Hallier, 

K.  SCHUMANN. 

Amérique  du  Nord  (États-Unis)  :  MM.  Britton,  Greene,  Ro- 

BINSON,  DONNEL  SiMITH. 

Amérique  du  Sud  (Uruguay)  :  M.  Arechavaleta. 
Grande-Bretagne  :  MM.  Balfour,  Burkill,  King  (Sir  George), 

Rendle. 
Angleterre  (Colonies  anglaises)  :  MM.  Bolus,  Maiden,  Prain. 
Autriche-Hongrie  :  MM.   Beck  von  Mannagetta,  Vinc.  de 

BORBAS,  DE  DEGEN,  FrITSCH,  R.  VON  WeTTSTEIN. 

Belgique  :  MM.  Cogniaux,  Durand. 

Espagne  et  Portugal  :  M.  Henriques. 

France  :  MM.  Cardot,  Drake  delCastillo,  Hua,  Patouillard, 

Rouy. 
Grèce  :  M.  Th.  de  Heldreich. 
Pays-Bas  :  MM.  W.  Burck,  Goethart. 
Italie  :  MM.  Belli,  Levier,  Saccardo,  Sommier. 
Russie  :  MM.  W.  F.  Brotherus,  de  Jaczewski,    Kusnetzoff, 

Petunnikoff. 
Scandinavie  :  MM.  Fries,  Murbeck. 
Suisse  :  MM.  Briquet,  C.  de  Candolle,  Keller,  Schinz. 

Voici  maintenant  quel  sera  le  fonctionnement  de  cette  Commission 
qui  est  chargée  de  préparer  les  débats  au  Congrès  international  de 
Nomenclature  à  Vienne,  en  1905  : 

i°  Les  lois  de  la  Nomenclature  botanique  votées  au  Congrès 
international  de  Paris,  en  1867,  serviront  de  base  au  travail  prépara- 
toire de  la  Commission  comme  aux  débats  en  1905,  d'après  les  indica- 
tions du  Congrès  de  botanique  à  Paris,  1900. 

20  Toutes  les  motions  doivent  être  présentées  sous  forme  d'articles 
additionnels,  de  suppressions  d'articles  ou  d'amendements  au  Code 
de  1867. 


XXXIX    


3°  Chaque  motion  doit  être  rédigée  en  français  (i).  Elle  doit  en 
outre  être  motivée  aussi  brièvement  et  clairement  que  possible  dans 
une  des  quatre  langues  internationales  (français,  anglais,  allemand  ou 
italien).  Autant  que  possible,  on  fournira  des  documents  statistiques 
sur  les  conséquences  des  modifications  proposées. 

4°  Les  Botanistes  qui  désirent  soumettre  des  motions  au  Congrès 
doivent  les  envoyer  au  Rapporteur  général  de  la  Commission  de  No- 
menclature (2),  imprimées  avec  les  motifs  à  l'appui  en  60  exemplaires 
au  moins,  avant  le  30  juin  1904  (3). 

50  Les  motions  seront  communiquées  par  le  Rapporteur  général 
aux  membres  de  la  Commission  pour  avis  préalable. 

6°  Les  réponses  données  par  les  membres  de  la  Commission  seront 
centralisées  par  le  Rapporteur  général.  Ce  dernier  rédigera,  sur  la 
base  des  avis  qui  lui  seront  ainsi  parvenus,  un  avant-projet  de  Code 
de  Nomenclature  botanique  et  le  soumettra  aux  membres  de  la  Com- 
mission. Le  travail  de  la  Commission  internationale  de  Nomenclature 
et  de  son  rapporteur  général  devra  être  achevé  à  la  fin  de  l'année  1904. 

70  La  Commission  internationale  de  Nomenclature  enverra  au  plus 
tard  le  13  décembre  1904,  aux  Sociétés  botaniques  principales  et 
aux  grands  Etablissements  botaniques  des  divers  pays,  le  projet  de 
Code  botanique  qu'elle  aura  élaboré.  Pour  faciliter  les  débats  du 
Congrès,  le  nouveau  projet  sera  mis  en  regard  des  lois  de  la  Nomen- 
clature de  1S67  et  des  motions  parvenues  à  la  Commission.  Le  texte, 
soumis  aux  délibérations  du  Congrès,  sera  donc  rédigé  en  français 
d'une  façon  synoptiqne  sur  trois  colonnes  renfermant  :  l'une,  les 
lois  de  1S67  ;  la  seconde,  les  motions  parvenues  à  la  Commission  ;  la 
troisième,  les  règles  que  la  Commission  propose  au  Congrès  d'adopter. 

8°  Les  motions  qui  parviendraient  au  Rapporteur  après  le  30Juin  1904, 
ne  pourront  être  soumises  au  Congrès  que  si  elles  sont  remises  au  Pré- 
sident, imprimées  au  nombre  minimum  de  100  exemplaires,  avant 
l'ouverture  des  débats. 

90  Le  Rapporteur  conservera  en  archives  tous  les  documents  qui 
auront  servi  à  élaborer  l'avant-projet  et  le  projet  de  Code  de  Nomen- 

1.  Le  français  a  été,  sur  la  proposition  de  M.  L.  N.  Britton,  déclaré  la  langue 
officielle  du  Congrès  de  Vienne  1905.  Il  est  toutefois  recommandé  aux  auteurs  de 
motions  de  traduire  aussi  leurs  propositions  en  anglais,  en  allemand  et  en  italien, 
l'expérience  ayant  montré  que  la  clarté  gagne  à  subir  l'épreuve  préalable  d'une 
traduction. 

2.  Le  Rapporteur  général  de  la  Commission  internationale  de  Nomenclature 
désigné  par  le  Congrès  de  Paris  1900  est  M.  John  Briquet,  directeur  du  Conser- 
vatoire et  du  Jardin  botanique  de  Genève  (Suisse). 

3.  Ces  exemplaires  sont  destinés  à  la  Commission  internationale  de  Nomen- 
clature. Les  auteurs  des  motions  qui  désireraient  soumettre  aux  membres  du 
Congrès  l'exposé  de  leurs  motifs  devraient  faire  tirer  celui-ci  à  100  exemplaires 
de  plus. 


XL    


clature.  Ces  documents  seront  à  la  disposition  des  Congressistes  à 
Vienne. 

io°  La  Commission  fera  connaître  par  une  circulaire  ultérieure  ses 
décisions  relatives  au  mode  de  représentation  des  Sociétés  et  des 
grands  Etablissements  botaniques,  ainsi  qu'au  mode  de  vote  au  Con- 
grès, après  entente  avec  le  Comité  d'organisation  du  Congrès  de 
Vienne  1905. 

Veuillez  agréer,  Monsieur  et  honoré  Confrère,  l'expression  de  nos 
sentiments  le  plus  distingués. 

Pour  le  Bureau  permanent  : 

Le  Secrétaire  Général,  Le  Préside?it, 

E.  PERROT.  J.  DE  SEYNES. 


Paris.  —  J.  Mersch,  imp. ,  46",  Av.  de  Qiàtillon. 


JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

16e  année.  —  Mai  1902. 
BULLETIN  BIBLIOGRAPHIQUE  N°  5. 


Biographie,  Bibliographie,  Histoire  de  la  Botanique. 

479  Alfoldi  (Flatt  Karoly)  :  Zur  Geschichte  der  Herbare  [sutie]  (M.  b.  L.; 
Ie  ann.,  n°  4,  pp.  115-117  [à  suivre]).  —  Voir-  n°  379. 

480  Gillot  (F.  X.)  :  Notice  biographique   sur  Henri   Philibert  {B.  S.  A., 
t.  XIV,  pp.  129-141). 

481  Holtermann  (Cari)  :  Karl  Dufft  {B.  d.  b.  G.,  t.  XIX,  p.  (39)). 

482  Karsten  (G.)  :  Robert  Hegler  (B.  d.  b.  G.,  t.  XIX,  pp.  (36H38)). 

483  Krùger  (Friedrich)  :  Albert  Bernhard  Frank  (B.  d.  b.  G.,  t.  XIX,  pp. 
(10H36)). 

484  Legré  ^Ludovic)  :  L'  «  Ellébore  massaliote  »  de  Théophraste  (B.  S.  b. 
F.,  40  sér.,  t.  II,  n°  1-2,  pp.  36-43). 

485  Macchiati  (Luigi)  e  Ferdinando  de  Franciscis  :  Cenno  necrologico  del 
Prof.  Giuseppe  Camillo  Giordano  (B.  S.  b.  t.,  1602,  n°  1,  pp.  6-13). 

486  Magnus  (P.)  :  Maxime  Cornu  (B.  d.  b.  G.,  t.  XIX,  pp.  (47H53)). 

487  Rehm  (H.)  :   Nachruf  fur  den  Lichenologen   Dr.    Ferdinand  Arnold 
(Hdw.,  t.  XLI,  fasc.  2,  pp.  72-79). 

488  Schenck  (H.)  :  A.  F.  Wilhelm  Schimper  {B.  d.  b.  G.,  t.  XIX,  pp.  (54)- 
(70),  1  portr.). 

489  Tanfiliew  (G.)  :  J.  G.  Klinge  [1851-1902]  (B.  J.  P.,  t.  II,  n°  2,  pp.  27-34, 
1  portr.). 

490  Tanfiljew  (G.)  :  vSsergei  Iwanowitsch  Korshinsky  {B.  d.  b.  G.,  t.  XIX, 
PP-  (4o)-(47))- 

Biologie,  morphologie  et  physiologie  générales. 

491  André  (G.)  :  Action  de  la  température  sur  l'absorption  minérale  chez 
les  plantes  étiolées  (C.  R.,  t.  CXXXIV,  n°  11,  pp.  668-671). 

491  bis  Bernard  (Noël)  :  Études  sur  la  tubérisation  [suite]  (R.  g .  B.,  t.  XIV, 
nu  160,  pp.  170-183  [à  suivre],  2  fig.  dans  le  texte).  —  Voir  n°  381  bis. 

492  Biffen  (R.  H.)  :  Note  on  some  grafting-  experiments  {A.  of  B.,  Vol. 
XVI,  n°LXI,  pp.  174-176). 

493  Bourquelot  (Emile)  :  Le  sucre  de  canne  dans  les  réserves  alimentaires 
des  plantes  phanérogames  (G.  R.,  t.  CXXXIV,  n°  12,  pp.  718-720). 

494  Buscalioni  (Luigi)    :   Sull'  anatomia  del  cilindro  centrale  nelle  radici 
délie  Monocotiledoni  (Mlp.,  Vol.  X,  fasc.  VII-IX,  pp.  277-296). 


XLII    


495  Correns  (C.)  :  Die  Ergebnisse  der  neuesten  Bastardforschungen  fur  die 
Vererbungslehre  {B.  d.  b.  G.,  t.  XIX,  pp.  (71H94)). 

496  Czapek  (F.)  :  Ueber  den  Vorgang  der  geotropischen  Reizperception  in 
der  Wurzelspitze  {B.  d.  b.  G.,  t.  XIX,  pp.  (116H130)). 

497  Gagnepain  (F.)  ;  Sur  le  pollen  des  hybrides  (B.  S.  A.,  t.  XIV,  pp.  20- 
29,  1  pi.). 

498  Kohi  (F.  G.)  :  Untersuchungen  ùber  das  Carotin  und  seine  physiolo- 
gische  Bedeutung  in  der  Pllanze  (206  pag.,  2  fig.  dans  le  texte  et  3  pi. 
—  Leipzig,  1902,  Librie  Borntrâger). 

499  Molisch  (Hans)  :  Ueber  localen  Blutungsdruck  und  seine  Ursachen 
(B.  Z.,  60e  ann.,  Ie  part.,  fasc.  III,  pp.  45-63). 

500  Newcombe  (Frederick  C.)  :  The  rheotropism  of  roots  {B.  G.,  Vol. 
XXXIII,  n°  3,  pp.  177-198  [à  suivre\  7  fig.  dans  le  texte). 

501  Passerini  (N.)  :  Sopra  la  vegetazione  di  alcune  piante  alla  luce  solare 
diretta  e  diffusa  {B.  S.  b.  t.,  1902,  n°  1,  pp.  13-25). 

502  Pirotta  (R.)  :  Origine  e  differenziazione  degli  elementi  vascolari  pri- 
mari  nella  radiée  délie  Monocotiledoni  (Reale  Accadentia  dei  Lincei, 
Vol.  XI,  sér.  5,  fasc.  2,  pp.  49-52;  fasc.  4,  pp.  158-162,  2  fig.  dans  le 
texte). 

503  Richter  (André)  :  Etudesur  la  photosynthèse  et  sur  l'absorption  par  la 
feuille  verte  des  rayons  de  différentes  longueurs  d'onde  (R.  g.  B.,  t. 
XIV,  n°  160,  pp.  151-169  [à  suivre]). 

504  Vines  (S.  H.)  :  Tryptophanein  proteolysis  (A.  of  B.,  Vol.  XVI,  n°  LXI, 
pp.  1-22). 

Biologie,  morphologie  et  physiologie  spéciales. 

Phanérogames. 

505  Baccarini  (P.)  :  Appunti  sulla  anatomia  délie  Epacridee  (JV.  G.,  nouv. 
sér.,  Vol.  IX,  fasc.  1,  pp.  81-114,  3  pi.). 

506  Boodle  (L.  A.)  :  On  lignification  in  the  phloem  of  Helianthus  annuus 
(A.  ofB.,  Vol.  XVI,  n°  LXI,  pp.  180-183). 

507  Château  (E.)  :  Le  Ranunculus  monspeliacus  des  bords  de  la  Loire 
(B.  S.  A.,  t.  XIV,  pp.  202-205). 

508  Ducamp  (L.)  :  Recherches  sur  l'embryogénie  des  Araliacées  {A.  Sc.n., 
VIIIe  sér.,  t.  XV,  nos  2-6,  pp.  311-402,  8  pi.). 

509  Fritsch  (F.  E.)  :  The  affinities  and  anatomical  characters  of  Plagiopte- 
ron  fragrans  Griff.  (A.  of  B.,  Vol.  XVI,  n°  LXI,  pp.  177-180). 

510  Gager  (G.  Stuart)  :  The  development  of  the  pollinium  and  sperm-cells 
in  Asclepias  Cornuti  Decaisne  (A.  of  B.,  Vol.  XVI,  n°  LXI,  pp.  123- 
148,  1  pi.). 

511  Gagnepain  (F.)  :  Le  pollen  des  Chénopodiacées  au  point  de  vue  systé- 
matique {B.  S.  A.,  t.  XIV,  pp.  179-181). 


XLIII 


512  Gaucher  1  Louis)  :  Recherches  anatomiques  sur  les  Ëuphorbiacées  {A. 

Se.  n.,  VIIIe  sér.,  t.  XV,  nos  2-6,  pp.  160-309,81  fig.  dans  le  texte). 

513  Geisenheyner  (L.)  :  Kleinere  Mittheilungen.  1.  Einige  Iteobachtungen 
an  Pfirsichbaumen.  2.  Gnaphaliuui,  silvaticum  L.  f.  ramosa  (B.  d.  b.  G., 
t.  XIX,  pp.  (i4o)-(i43),  1  pi.). 

514  Guérin  (Paul)  :  Sur  le  Boissiera  bromoides  [B.  S.  b.  F.,  40  sér.,  t.  II, 
n°  1-2,  pp.  68-70,  1  fîg\  dans  le  texte). 

515  Hall  (John  Galentine)  :  An  embryological  study  of  Limncckaris  emar- 
ginata  (B.  G.,  Vol.  XXXIII,  n°  3,  pp.  214-219,  1  pi.). 

516  Heckel  (Edouard)  :  Sur  les  Daniellia  d'Afrique  occidentale  et  sur  leurs 
produits  résineux,  leur  rapport  avec  le  hammout  ou  encens  du  Soudan 
français  {C.  R.,  t.  CXXXIV,  n°  14,  pp.  784-786). 

517  Hérissey  (H.)  :  Sur  la  digestion  delà  mannane  des  tubercules  d'Orchi- 
dées (C.  R.,  t.  CXXXIV,  n°  12,  pp.  721-723). 

v     v 

518  Jencic  (A.)  :  Heitriige  zur  Kenntnis  der  Bastfasern  der  Thymelaeaceaî 
(Oe.  Z.,  LIIe  ann.,  n"  4,  pp.  151-154  [à  suivre],  1  fig.  dans  le  texte). 

519  Leclerc  du  Sablon  :  Sur  le  tubercule  du  Tamus  commuais  {R.  g.  B., 
t.  XIV,  n°  160,  pp.  145-150,  6  fig".  dans  le  texte). 

520  Murbeck  (Sv.)  :  Ueber  einige  amphicarpe  nordvvestafrikanische  Pflan- 
zen  (Kongl.  Vetenskaps.  -Akademieus  Fôrhandlingar,  1901,  n°  7,  pp. 
549-571,  5  fig".  dans  le  texte). 

521  Pons  (Enrico)  :  Primo  contributo  per  una  rivista  critica  délie  specie 
italiane  del  génère  Airiplex  L.  (N.  G.,  nouv.  sér.,  Vol.  IX,  fasc.  1, 
pp.  33-58  [à  stiivre],  1  pi.). 

522  Sanford  (Samuel  N.  F  )  :  A  cut-leaved  Cherry  Birch  (R/i.,  Vol.  4,  n°4o, 

pp.  83-84). 

523  Sukatscheff  (W.)  :  Zur  Flora  des  Landes  der  Don'schen  Kosaken 
(B.  J.  P.,  t.  II,  n°  2,  pp.  47-62  [en  russe,  avec  résumé  allemand]). 

524  Wagner  (Rudolf)  :  Ueber  Roylea  elegans  Wall.  (Oe.  Z.,  LIIe  ann.,  n°4, 
pp.  137-143  [à  suivre],  3  fig.  dans  le  texte). 

Cryptogames  vasculaires. 

525  Chauveaud  (G.)  :  De  la  répartition  des  épaisissements  extracellulaires 
dans  les  lacunes  corticales  de  la  racine  des  Prèles  \Equiselum]  (B.  M., 
1902,  n°  2,  pp.  127-129,  3  fig.  dans  le  texte). 

526  Chauveaud  (G.)  :  De  la  variation  de  structure  existant  à  l'état  normal 
entre  les  racines  et  les  radicelles  de  la  Marsilie  \_Marsilia]  (B.  AL,  1902, 
n°  2,  pp.  1 14-127,  12  fig.  dans  le  texte). 

527  Fliche  (P.)  :  Note  sur  l'épiphytismc  du  Polypodium  vulgare  L.  (B.  S. 
b.  F.,  4e  sér.,  t.  II,  DP  1-2,  pp.  53-63). 

528  Ford  (Sibille  0.)  :  The  anatomy  of  Ceratopteris  tkalictroides  (A.  of  B., 
Vol.  XVI,  n°  LXI,  pp.  95-121,  8  lîg.  dans  le  texte  et  1  pi.). 


—    XLIV 


528  a  Geisenheyner  (L.)  :  Kleinere  Mittheilungen.  3.  Nachtrag  zu  meinen 
«  Beobachtungen  an  Farnen  »  (B.  d.  b.  G.,  t.  XIX,  pp.  (143H145)).  — 
Voir -a0  513. 

529  Gwynne-Vaughan  (D.  T.)  :  On  an  unexplained  point  in  the  anatomy  of 
Helmitithostachys  seylanica  (A.  of  B.,  Vol.  XVI,  n°  LXI,  pp.  170-173, 
1  fig.  dans  le  texte). 

530  Hill  (T.  G.)  :  On  secondary  thickening  in  Angiopteris  evecta  {A.  of  B., 
Vol.  XVI,  n°  LXI,  pp.  173-174). 

531  Lang  (William  H.)  :  On  the  prothalli  of  Ophioglossunt  pendulum  and 
Helminthostachys  seylanica  {A.    of  B.,   Vol.  XVI,  n°  LXI,  pp.  23-56, 

3  Pi-)- 

532  Tansley  (A.  G.)  and  R.  B.  Lulham  :  On  a  new  type  of  Fern-stele,  and 
its  probable  phylogenetic  relations  (A.  of  B.,  Vol.  XVI,  n°  LXI,  pp. 
157-164,  10  fig".  dans  le  texte). 

533  Thomas  (A.  P.  W.)  :  An  Alga-like  Fern-prothallium  (A.  of  B.,  Vol. 
XVI,  n°  LXI,  pp.  165-170). 

534  Van  Tieghem  (Ph.)  :  La  fleur  dans  les  plantes  vasculaires  dites  crypto- 
games (B.  M.,  1902,  n°  2,  pp.  IU6-114). 

Algues. 

535  Cavara  (F.)  :  Resistenza  fisiologica  del  Microcoleus  chtonoplastes  Thur. 
a  soluzioni  anisotoniche  {N.  G.,  nouv.  sér.,  Vol.  IX,  fasc.  1,  pp.  59- 
80,  1  pi.). 

536  Charpentier  (P.  G.)  :  Sur  l'assimilation  du  carbone  par  une  Algue  verte 
(C.  R.,  t.  CXXXIV,  n°  11,  pp.  671-673). 

536  bis  Grintzesco  (Jean)  :  Recherches  expérimentales  sur  la  morphologie 
et  la  physiologie  de  Scenedesmus  acîitus  Meyen  \_fiii\  (B.  H.  B.,  2e  sér., 
t.  II,  n°  4,  pp.  406-429,  4  fig.  dans  le  texte  et  5  pi.).  —  Voir  n°  406. 

Champignons. 

537  Czapek  (F.)  :  Zur  Kenntniss  der  Stickstofïversorgung  und  Eiweissbil- 
dung  bei  Aspergillus  niger  [B.  d.  b.  G.,  t.  XIX,  pp.  (130H139)). 

538  Dietel  (P.)  :  Ueber  die  biologische  Bedeutung  der  Paraphysen  in  den 
Uredolagern  von  Rostpilzen  (Hdw.,  t.  XLI,  fasc.  2,  Suppl.,  pp.  (58)- 
(61),  4  fig.  dans  le  texte). 

539  Eriksson  (Jakob)  :  Sur  l'origine  et  la  propagation  de  la  Rouille  des  cé- 
réales par  la  semence  [fin]  {A.  Se.  n.,  VIIIe  sér.,  t.  XV,  nos  2-6,  pp.  65- 
160,  2  fig.  dans  le  texte  et  5  pi.). 

540  Magnus  (P.)  :  Ueber  eine  neue  unterirdisch  lebende  Art  der  Gattung 
Urophlyctis  (B.  d.  b.  G.,  t.  XIX,  pp.  (145M153),  1  pi.). 

La  nouvelle  espèce   en   question  (Urophlyciis   Rïtbsaameni   P.    Magn.) 
forme  des  nodosités  sphériques  sur  les  racines  du  Rumex  scutatus. 


XLV    — 

541  Saida  (K.)  :  Ucber  die  Assimilation  freien  Stickstoffs  durch  Schimmel- 
pilze  {B.d.  b.  G.,  t.  XIX,  pp.  (107H115)). 

542  Schertel  (S.)  :  Ueber  Leuchtpilze,  unsere  g-egenwartigen  Kenntnisse 
von  Ihnen;  ihr  Vorkommen  in  Litteratur  und  Mythe  {D.  b.  M., 
XXe  ann.,  n°  3,  pp.  39-4-:  [à  suivre]). 

543  Webster  (Hollis)  :  Certain  eaters  of  mushrooms  (RA.,  Vol.  4,  n°4o, 
PP-  77-79)- 

Systématique,   Géographie  botanique. 

Phanérogames. 

544  Alverny  (A.  d')  :  Le  Pin  à  crochets  spontané  dans  les  Cévennes  (B.  S. 
b.  F.,  4e  sér.,  t.  II,  n°  1-2,  pp.  64-67). 

5 45  Andersson  (Gunnar)  :  Tvenne  for  Sverige  nya  vaxtarter  (B.  iV.,  1902, 
n°  2,  pp.  81-89,  l  carte  et  1  fig\  clans  le  texte).  —  Voir  n°  578  a. 

Les  plantes  en  question  sont  le  Nymphsea  tctragoiia  Georgi  (?)  et  XEqui- 
setum  maximum  Lam. 

546  Andrews  (A.  Le  Roy)  :  A  note  upon  récent  treatment  of  Habenaria  ky- 
perborea  and  its  allies  (Rk.,  Vol.  4,  n°4o,  pp.  79-81). 

547  Ashe  (W.  W.)  :  Notes  on  some  american  trees  {B.  G.,  Vol.  XXXIII, 
n°  3,  pp.  230-234). 

L'auteur    décrit    5  espèces   nouvelles,    savoir   :    1   Fraxinus,  1    Tilia   et 
3  Cratœgiis. 

548  Bennett  (Arthur)  :  Notes  on  Potamogeton  (/.  of  B.,  Vol.  XL,  n°  472, 
pp.  145-149  [à  suivre]]  1  esp.  nouv.,  1  hybr.  nouv.). 

549  Bolzon  (Pio)  :  Contribuzione  alla  flora  veneta.  Nota  nona  (B.  S.  b.  t., 
1902,  n°  1,  pp.  25-28). 

550  Borbas  (Vinc.  de)  :  De  Meliloto  Hungariai  (M.  b.  L.,  ie  ann.,  n"  4,  pp. 
101-109). 

551  Borbas  (Vinc  de)  :  A'arietates  Galeopsidis  pubcscentis  Bess.  — Linaria 
strictissima  Schur  (M.  b.  L.,  Ie  ann.,  n°  4,  pp.  117-118). 

552  Brunies  (Stephan)  :  Carex  baldensis  L.  und  ^Ethionema  saxatilc  (L.) 
R.  Br.  in  Kanton  Graubi'mden  {B.  H.  B.,  2e  sér.,  t.  II,  n°  4,  pp.  353- 
360). 

552  bis  Chodat  (R.)  :  Planta;  Hasslerianse  [suite]  (B.  H.B.,  2e  sér.  t.  II,  n'4, 
pp.  282-403;  9  esp.  nouv.).  —  Voir  n°  417. 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :   1  Conysa,  1  Pterocaulon,   1  Aspi- 
lia,  2   Verbe sina,  2  Calea,  1  Porophyllum,  1  Cuphea. 

553  Clark  (Arthur)  :  A  few  plants  of  the  Blue  Mills  réservation  (Rk.,  Vol. 
4,  n-  40,  pp.  74-76). 

554  Cogniaux  (Alfred)  :  Une  Orchidée  nouvelle  de  Costa-Rica  [Epidendrum 
biflorum  Cogn.  sp.  n.]  (B.  H.  B.,  2e  sér.,  t.  II,  nû  4,  pp.  337-338,  1  fig. 
dans  le  texte). 


—    XLVI 


555  Daveau  (J.)  :  V? Helminthia  spinosa  DC.  (B.  S.  b.  Fr.,  4e  sér.,  t.  II, 
n°  1-2,  pp.  11-15). 

555  bis  Eastwood  (Alice)  :  A  descriptive  list  of  the  plants  collected  by  Dr. 
F.  E.  Blaisdell  at  Nome  city,  Alaska  [suite]  {B.  G.,  Vol.  XXXIII,  n°  3, 
pp.  199-213  [à  suivre]  ;  2  fig.  dans  le  texte,  2  esp.  nouv.  d' Hedysarum). 
—  Voir  n°  425. 

556  Eckardt  (W.)  :  Neue  Fundorte  seltener  Pflanzen  im  sùdlichen  Thûrin- 
gen  {D.  b.  M.,  XXe  ann.,  n°  2,  p.  30). 

557  Fernald  (M.  L.)  :  A  cotton-grass  new  to  North  America  (Rk.,  Vol.  4, 
n°  40,  p.  82). 

557  bis  Freyn  (J.)  :  Planta;  Karoanae  amuricae  et  zeaënsae  [suite]  (Oe.  Z., 
LIIeann.,  n°  4,  pp.  156-159  [à  suivre]).  —  Voir  n°  429  bis. 

558  Gagnepain  (F.)  :  Zingibéracées  nouvelles  de  l'Herbier  du  Muséum  {B. 
S.  b.  F.,  40  sér.,  t.  II,  n°  1-2,  pp.  23-34;  8  esp.  nouv.  de  Renealmia). 

559  Guinier  (E.)  :  Le  Cerisier  de  Virginier  [Prumis  virgitiiana  L.,  Ccrasus 
virginiana  DC]  et  le  Cerisier  tardif  [Prunus  serotina  Ehrh.,  Cera- 
sus  serotina  DC]  {B.  S.  b.  F.,  4e  sér.,  t.  II,  n°  1-2,  pp.  20-23). 

560  Hackel  (E.)  :  Ueber  Alopecurus  laguriformis  Schur  (M.  b.  L.,  Ie  ann., 
n°  4,  pp.  97-100). 

561  Hua  (Henri)  :  Le  genre  Skerbournia  Don  [Amaralia  Wehv.]  Etude 
historique  et  critique  d'un  genre  de  la  flore  tropicale  africaine  (B.  S.  A., 
t.  XIV,  pp.  389-402;  2  esp.  nouv.). 

562  Hua  (Henri)  :  Sur  l'identité  générique  du  Zygodia  axillaris  Benth.  et 
des  Baissea  [C.  R.,  t.  CXXXIV,  n°  14,  pp.  856-858). 

563  Huber  (J.)  :  Notes  sur  les  arbres  à  caoutchouc  de  la  région  de  l'Ama- 
zone (B.  S.  b.  F.,  4e  sér.,  t.  II,  n°  1-2,  pp.  43-50;  2  esp.  nouv.). 

Les    espèces  nouvelles   comprennent  1  Hevea  et  1  Sapium. 

564  Jaap  (Otto)  :  Einige  Notizen  zur  Gefasspflanzen-Flora  der  nordfrie- 
sischen  Insel  Rom  (D.  b.  M.,  XXe  ann.,  n°  2,  pp.  28-29  [^  suivre]). 

565  Marcailhou  d'Aymeric  (Hte  et  Alex.)  :  Catalogue  raisonné  des  plantes 
phanérogames  et  cryptogames  indigènes  du  Bassin  de  la  Haute  Ariège 
[suite]  {B.  S.  A.,  t.  XIV,  pp.  1-122). 

566  Murr  (J.)  :  Beitrage  zur  P'iora  von  Tirol  und  Vorarlberg.  XIII  (D.  b. 
M.,  XXe  ann.,  n°  2,  pp.  23-28). 

567  Murr  (J.)  :  Chenopodien-Beitrage  (M.  b.  L.,  Ie  ann.,  n°  4,  pp.  m- 
«5)- 

568  Pieters  (A.  J.)  :  The  plants  of  Western  Lake  Erie,  with  observations 
on  their  distribution  (Extr.  du  U.  S.  Fis/i  Commission  Bulletin  for 
1901,  pp.  57-79,  10  pi.). 

568  bis  Prain  (David)  and  Edmund  Baker  :  Notes  on  Indigo  fer  a  [fin] 
(J.  of  B.,  Vol.  XL,  n°  472,  pp.  136-144).  —  Voir  n"  332. 


—    XLVII    


569  Pugsley  (H.  W.)  :  The  british  Capreolate  Fumitories  (/.  of B.,  Vol. 
XL,  n°  472,  pp.  129-136  [à  suivre],  1  pi.). 

570  Rand  (E.  L.)  :  Hcmicarpha  in  Eastern  Massachusetts {Rh.,  Vol.  4,11"  40, 
p.  82). 

571  Robinson  (R.  L.)  :  The  New  England  Polygonums  of  the  section  Avi- 
cularia  {Rh.,  Vol.  4,  n°  40,  pp.  65-73,  l  pl->  l  esP-  nouv.). 

572  Rogers  (Rev.  W.  Moyle)  :  On  the  distribution  of  Rubi  in  Great  Britain 
(/.  of  B.,  Vol.  XL,  nu472,  pp.  150-157). 

573  Rottenbach  (H.)  :  Zur  Flora  von  Berchtesgaden  {D.  6.  M.,  XX1'  ami., 
n°  3»  PP-  44-46). 

574  Sabransky  (H.)  :  Fin  Beitrag  zur  Kenntnis  den  Flora  von  Tirol  (Oe.  Z., 
LIIe  ann.,  n°  4,  pp.  143-151  ;  1  hybr.  nouv.  de  Cirsium). —  Voir  n°  580  a. 

575  Schinz  (Hans)  :  Die  schweizerischen  Vertreter  der  Gattung  Alectoro- 
lophus  der  Herbarien  des  botanischen  Muséums  der  Universitat  Zur  ich 
{B.  H.  B.,  2«  sér.,  t.  II,  n°  4,  pp.  339-346). 

576  Schinz  (Hans)  :  Floristische  Beitrâge  (B.  II.  B.,  2e  sér.,  t.  II,  n°  4,  pp. 
34Z-352)- 

577  Thaisz  (Lajos)  :  Festuca  dalmatica  in  Ung-arn  {M.  b.  L.,  Ie  ann.,  n°  4, 
pp.   IIO-III). 

57S  Velenovsky  (J.)  :  Planta;  nova;  bulg-arica;  {Oe.  Z.,   LIIe  ann.,  n°  4,  pp. 

Description  de  5  espèces  nouvelles,   savoir  :  1    Centaurea,    1  Anthémis 
et  1  Iris. 

Cryptogames  vasculaires. 

578  a  Andersson  (Gunnar).  —   Voir  n°  545. 

578  bis  Christ  (H.)  :  Spicilegium  pteridolog-icum  austro-brasiliense  [suite] 
{B.  H.  B.,  2e  sér.,  t.  II,  n°  4,  pp.  361-381  [à  suivre]]  5  esp.  nouv.  de 
Poly podium).  —  Voir  n°  449. 

579  Hofer  (Franz)  :  Die  Gefâsskryptogamen  des  Thierbergs  bei  Kufstein. 

Fin  kleiner  Beitrag  zur  Flora  Nordtirols  (D.  b.  AI.,  XXe  ann.,  n°  3, 

pp.  46-48). 

580  Metcalf  (R.  E.)  :  The  climbing  Fern  in  New  Hampshire  {Rh.,  Vol.  4, 
n°  40,  p.  83). 

580  a  Sabransky  (H.).  —  Voir  n°  574. 

Muscinées. 

581  Eoulay  (N.)  :  Une  cascade  vosgienne  :  le  Saut-du-Bouchot  {R.  br., 
29e  ann.,  n°  2  bis,  pp.  37-55,  2  fig.  dans  le  texte  et  3  pi.). 

582  Douin  :  L1 ' Ephemerumtenellum  C.  Mùll.  dans  la  flore  parisienne  {R.  br., 
29e  ann.,  n°  2  bis,  pp.  55-56). 

583  Herzog  (Th.)  :  Racomiirium  iortuloides  n.  sp.  {B.  H.  B.,  20  sér.,  t.  II, 
n°  4,  pp.  404-405,  1  fig.  dans  le  texte). 


XLVIII    

584  Jaderholm  (Elof)  :  Einige  Beitràge  zur  Kenntniss  der  transkaukasischea 
Moosflora  (Hdw.,  t.  XLI,  fasc.  2,  pp.  84-88). 

585  Macvicar  (Symers  M.)  :  New  british  Hepaticae  (/.  of  B.,  Vol.  XL, 
n°  472,  pp.  157-159). 

586  Mbnkemeyer  :  Pleuridium  nitidum  Rabenh.var.  auomahtm  Monkem. 
{Hdw.,  t.  XLI,  fasc.  2,  Suppl.,  pp.  (53)-(54)>  I  %"•  dans  le  texte). 

587  Smith  (A.  M.)  :  Pogonatum  capillare  on  Mt.  Greylock  (Rh.,  Vol.  4, 
n°  40,  p.  83). 

Algues. 

588  Arzichowsky  (W.)  :  Zur  Morphologie  und  Systematik  der  Beggiatoa 
Trev.  {B.  J.  P.,  t.  II,  n°  2,  pp.  35-46,  1  pi.  [en  russe,  avec  résumé  alle- 
mand] ). 

588  bis  Brand  (F.)  :  Die  CladopAora-JEgagrop'ûen  des  Sùsswassers  [fin] 
(Hdw.,  t.  XLI,  fasc.  2,  pp.  49-71).  —  Vbirn0  405. 

589  West  (Wm.)  :  A  new  Mougeotia  (/.  of  B.,  Vol.  XL,  n°  472,  p.  144). 

Lichens. 

590  Saltel  (Frère)  :  Note  sur  le  Xanthosia  concolor  (B.  S.  b.  F.,  4e  sér., 
t.  II,  n°  i-2,  p.  16). 

Champignons. 

591  Hariot  (P.)  etN.  Patouillard  :  Liste  des  Champignons  récoltés  au  Japon 
par  M.  le  Dr  Harmand  (B.  M.,  1902,  n°  2,  pp.  129-133). 

Cette  liste  comprend  39  espèces  dont  7  nouvelles,  savoir  :  1  Polyporus, 
1  Xanthochrous,  1  Hydnum,  1  Lentinus,  1  Pleur 0 tus,  1  Anthurus  et 
1  Der  mate  a. 

592  Hennings  (,P.)  :  Fungi  nonnulli  novi  ex  regionibus  variis  (Hdw.,  t.  XLI, 
fasc.  2,  Suppl.,  pp.  (6i)-(66)). 

Description  de  20  espèces  nouvelles,  savoir  :  2  Ustilago,  1  Uromyces,  1 
Puccinia,  2  JScidium,  1  Cantharelhis,  1  Disciseda,  1  Asterina,  1  Micro- 
peltis,  1  Lisonia,  1  Cryptosporella,  1  Eriosphseria,  1  Dothidella,  1  Pseu- 
dope2isa,  1  Lecanidiîitn,  2  Isaria,  1  Fusarium,  1  Uredo. 

593  Hennings  (P.)  :  Myriangium  mirabile  P.  Henn.  n.  sp.,  sowie  Bemer- 
kungen  ùber  verschiedene  andere  Arten  der  Myriangiaceen  (Hdw., 
t.XLI,  fasc.  2,  Suppl.,  pp.  (54) -(56)). 


Paris.  —  J.  Mersch,  imp.,  461*,  Av.  de Chàtiilou. 


JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

16e  année.  —  Juin  1902. 
BULLETIN  BIBLIOGRAPHIQUE  N°  6. 


Biographie,  Bibliographie,  Histoire  de  la  Botanique. 

593  bis  Alfoldi  iFlatt  Karoly)  :  Zur  Geschichte  der  Herbare  [suite]  {M.  b. 
L.,  Ie  ann.,  n°  5,  pp.  147-151  [à  suivre]).  —  Voir  n°  47g. 

504  Briquet  (John)  :  Notice  biographique  sur  Joseph  Timothée,  collecteur 
de  plantes  savoisien  (B.  II.  B.,  2e  sér.,  t.  II,  n,J  5,  pp.  491-494). 

595  Carruthers  :  Nehemiah  Crew  and  his  *  Anatomy  »  (J.o/B.,  Vol.  XL, 
n°  473)  PP-  197-200). 

596  Saint-Lager  :  Histoire  de  l'Abrotonum  [suite']  (A.  S.  b.  L.,  t.  XXV, 
pp.  1-6). 

Biologie,  morphologie  et  physiologie  générales. 

597  BeilleiL.)  :  Recherches  sur  le  développement  floral  des  Disciflores 
(A.  S.  L.  B.,  6e  sér.,  t.  VI,  pp.  231-410,  118  fig.  dans  le  texte). 

598  Bouygues  :  Contribution  à  Tétude  de  l'origine  et  du  développe- 
ment de  la  polystélie  dans  le  pétiole  (A.  S.  L.  B.,  6e  sér.,  t.  VI, 
pp.  XXXV-XL). 

599  Bouygues  :  Sur  l'origine  corticale  de  certains  méristèmes  vasculaires 
dans  le  pétiole  {A.  S.  L.  B.,  6e  sér.,  t.  XI,  pp.  LVll-LVlil). 

600  Celakovsky  (L.  J.)  :  Die  Berindung  des  Stengels  durch  die  Blattbasen 
{FI.,  t.  90,  fasc.  3,  pp.  433-465,  11  fig.  dans  le  texte). 

601  Correns  (C):  Scheinbare  Ausnahmen  von  der  Mendel'schen  Spaltungs 
regel  fur  Bastarde  (B.  d.  b.  G.,  t.  XX,  fasc.  3,  pp.  159-172). 

602  Devaux  :  Généralité  de  la  fixation  des  métaux  par  la  paroi  cellulaire 
{A.  S.  L.  B.,  6e  sér.,  t.  VI,  pp.  lxxxvii-xc). 

603  Devaux  :  Sur  les  réactifs  colorants  des  substances  pectiques  (A.  S.  L, 
B.,  6e  sér.,  t.  VI,  pp.  xxxiii-xxxv  et  lviii-lix). 

604  Haberlandt  (G.)  :  Ueber  die  Statolithenfunction  der  Starkekôrner  (B. 
d.  b.  G.,  t.  XX,  fasc.  3,  pp.  189-195). 

605  Kienitz-Gerloff  (F.)  :  Neue  Studien  ùber  Plasmodesmen  (B.  d.  b.  G., 
t.  XX,  fasc.  2,  pp.  93-1 17,  1  pi.). 

605  bis  Newcombe  (Frederick  C.)  :  The  rheotropism  of  roots  [suite]  {B.  G., 
Vol.  XXXIII,  n°  4,  pp.  263-283  [à  suivre],  6  fig.  dans  le  texte).  — 
Voir  n°  500. 

606  Petit  :  Réclamation  de  priorité  à  propos  de  la  coloration  des  mem- 
branes végétales  par  les  sels  métalliques  (A.  S.  L.  B.,  6e  sér.,  t.  VI, 
pp.  cxxxvm-cxxxix). 


—    L 


607  Pitard  :  Le  péricycle  et  la  taximonie.  —  Durée  de  l'évolution  du  péri- 
cycle  (A.  S.  L.  B.,  6e  sér.,  t.  VI,  pp.  XLVIII-L).  —  Valeur  anatomique 
du  péricycle  (Ibid.,  pp.  lxi-lxvii). 

608  Schulz  (Aug.)  :  Ueber  die  Entwicklungsgeschichte  der  gegenwârti- 
gen  phanerogamen  Flora  und  Pflanzendecke  Mitteldeutschlaads  (B.  d. 
b.  G.,  t.  XX,  fasc.  2,  pp.  54-81). 

60g  Seckt  (H.)  :  Ueber  den  Einfluss  der  X-Strahlen  auf  den  pflanzlichen 
Organismus  (B.  d.  b.  G.,  t.  XX,  fasc.  2,  pp.  87-93). 

610  Tschermak  (Erich)  :  Ueber  den  Einfluss  der  Bestâubung  auf  die  Aus- 
bildung  der  Fruchthiïllen  (B.  d.  b.  G.,  t.  XX,  fasc.  1,  pp.  7-16,  1  pi.). 

611  Vries  (Hugo  de)  :  Ueber  tricotyle  Rassen  (B.  d.  b.  G.,  t.  XX,  fasc.  2, 
PP-  45-54)- 

Biologie,  morphologie  et  physiologie  spéciales. 

Phanérogames. 

612  Areschoug  (F.  W.  G.)  :  Om  bladbyggnaden  hos  Mangrove-vàxterna 
(B.  N.,  1902,  n°  3,  pp.  129-140). 

613  Beille  :  Organogénie  florale  du  Boussingaultia  baselloides  (A.  S.  L. 
B.,  6e  sér.,  t.  VI,  p.  CLVi). 

614  Brenner  (Wilhelm)  :  Ueber  die  Luftvvurzeln  von  Avicennia  tomentosa 
(B.  d.  b.  G.,  t.  XX,  fasc.  3,  pp.  175-189,  3  pi.). 

615  Cook  (Melville  Thurston)  :  Development  of  the  embryo-sac  and  embryo 
of  Castalia  odorata  and  Nymphsea  advena  {B.  T.  C,  Vol.  29,  n°  4, 
pp.  211-220,  2  fig.  dans  le  texte  et  2  pi.). 

616  Copeland  (Edwin  Bingham)  :  Haberlandt's  new  organ  on  Conocephalus 
(B.  G.,  t.  CXXXI1I,  n°  4,  pp.  300-308). 

617  Dehérain  (P.  P.)  et  C.  Dupont  :  Culture  des  Betteraves  fourragères 
au  champ  d'expériences  de  Grignon  en  1900  et  1901  (C.  R.,  t.  CXXXIV, 

n°  17,  PP-  953-958) • 

618  Gard  :  Caractères  nouveaux  du  liège  des  Vitis  (A.  S.  L.  B.,  6e  sér., 
t.  VI,  pp.  cxxvn). 

619  Gard  :  Influence  de  la  sexualité  dans  la  formation  des  hybrides  binaires 
de  Vigne  (A.  S.  L.  B.,  6e  sér.,  t.  VI,  pp.  lxvii-lxx).  —  Étude  de 
quelques  hybrides  ternaires  de  Vigne  {Ibid.,  pp.  lxx-lxvii).  — 
Hybrides  binaires  de  Vitis  cordifolia  et  de  V.  rupestris  (Ibid., 
pp.  cxxx-cxxxn). 

620  Gard  :  Sur  l'origine  normale  du  premier  périderme  chez  les  Vitis  (A. 
S.  L.  B.,  6e  sér.,  t.  VI,  pp.  X-xm). 

621  Gillot  (X.)  :  Note  sur  l'action  vésicante  des  Heracleum  (A.  S.  b.  L., 
t.  XXVI,  pp.  129-132). 

622  Grùss  (J.)  :  Ueber  den  Umsatz  der  Kohlenhydrate  bei  der  Keimung 
der  Dattel  (B.  d.  b.  G.,  t.  XX,  fasc.  1,  pp.  36-44). 


LI    — 


62^  Guignard  (L.)  :  Sur  les  Daniellia  et  leur  appareil  sécréteur  (C.  R., 
'  t.  CXXX1V,  n°  16,  pp.  885-887). 

624  Leisering  (B.)  :  Die  Verschiebungen  an  Helianthuskopfen  im  Ver- 
laufe  ihrer  Entwickelung  vom  Aufblùthen  bis  zur  Reife  (FI.,  t.  90, 
fasc.  3,  pp.  378-432.  3  P1-)- 

625  Murbeck  (Sv.)  :  Ueber  Anomalien  im  Baue  des  Nucellus  und  des 
Embryosackes  bei  parthenogenetischen  Arten  der  Gattung  Alchemilla 
(Extr.  des  Kongl.  fysiografiska  Sàllskapets  Handlingar ,  t.  13,  n°  2, 
10  pag.,  1  pi.). 

626  Perrot  (E.)  et  G.  Lefévre  :  Sur  le  Kinkeliba;  son  origine  botanique  (C. 
R.,  t.  CXXXIV,  n°  20,  pp.  1154-1156). 

627  Pitard  :  Sur  la  diagnose  anatomique  des  diverses  espèces  de  Gyro- 
carpus  (A.  S.  L.  B.,  6e  sér.,  t.  VI,  pp.  CVH-CVIH). 

628  Pitard  :  Sur  les  faisceaux  libériens  tertiaires  des  tiges  de  Cucurbita- 
cées  (A.  S.  L.  B.,  6e  sér.,  t.  VI,  pp.  CiV-CV). 

629  Schmidt  (Adèle  Thérèse)  :  Zur  Anatomie  von  Cassytha  filiformis  L. 
(Oe.  Z.,  LIIeann.,n°  5,  pp.  173-177,  1  pi.). 

630  Schwabach  (E.)  :  Zur  Entwickelung  der  Spaltôffnungen  bei  Coniferen 
(B.  d.  b.  G.,  t.  XX,  fasc.  i,  pp.  1-7,  1  pi.). 

631  Tschermak  (Erich)  :  Ueber  Corrélation  zwischen  vegetativen  und 
sexualen  Merkmalen  an  Erbsenmischlingen  (B.  d.  b.  G.,  t.  XX,  fasc.  i, 

pp.  17-21). 

631  bis  Wagner  (Rudolf)  :  Ueber  Roylea  elegans  Wall,  [stiite]  (Oe.  Z., 
LII9ann.,  n°  5,  pp.  185-187  [à  suivre],  2  fig.  dans  le  texte.).  —  Voir 
n°  524. 

632  Van  Tieghem  (Ph  )  :  L'embryon  des  Ochnacées  et  son  emploi  dans  la 
définition  des  genres  (B.  M.,  1902,  n°  3,  pp.  208-218). 

633  Winkler  (Hans)  :  Ueber  die  Régénération  der  Blattspreite  bei  einigen 
Cyclamen- Arten  (B.  d.  b.  G.,  t.  XX,  fasc.  2,  pp.  81-87). 

Cryptogames  vasculaires. 

634  Chauveaud  (G.)  :  Recherches  sur  le  développement  de  l'appareil 
conducteur  dans  la  racine  des  Equisétacées  (Ballet,  de  la  Soc.  philo- 
matique  de  Paris,  9e  sér.,  t.  IV,  n°  1,  pp.  26-45,  13  "g-  dans  le  texte). 

635  Steinbrinck  (C.)  :  Ueber  den  Schleudermechanismus  der  Selaginella- 
Sporangien  (B.  d.  b.  G.,  t.  XX,  fasc.  2,  pp.  117-128,  3  fig.  dans  le 
texte). 

Algues. 

636  Artari  (Alexander)  :  Zur  Frage  der  physiologischen  Rassen  einiger 
grûner  Algen  (B.  d.  b.  G.,  t.  XX,  fasc.  3,  pp.  172-175). 

637  Hassenkamp  (August)  :  Ueber  die  Entwickelung  des  Cystocarpien  bei 


LU 


einigen  Florideen  (B.  Z.,  60e  ann.,  ic  part.,  fasc.  IV,  pp.  65-86,  12  fig. 
dans  le  texte  et  1  pi.). 

638  Pitard  :  Cristallisation  artificielle  intracellulaire  du  pigment  des  Vau- 
cheria  (A.  S.  L.  B.,  6e  sér.,  t.  VI,  pp.  CVI-CVII). 

Lichens. 

639  Elenkin  (A.)  :  Zur  Frage  der  Théorie  des  «  Endosaprophytismus  » 
bei  Flechten  {B.  J.  P.,  t.  II,  n°  3,  pp.  65-84;  en  russe,  avec  résumé  en 
allemand). 

Champignons. 

640  Godfrin  (Julien)  :  Homologie  des  hvphes  vasculaires  des  Agaricinées 
{B.   S.  m.  F.,  t.  XVIII,  fasc.  2,  pp.  147-150). 

641  Goebel  (K.)  :  Die  verschiedene  Ausbildung  der  Fruchtkorper  von  Ste- 
reum  hirsutttm  (FI.,  t.  90,  fasc.  3,  pp.  471-476,  2  fig.  dans  le  texte). 

642  Guéguen  (F.)  :  Recherches  sur  la  morphologie,  le  développement  et 
la  position  systématique  des  Coniothecicum  (B.  S.  m.  F.,  t.  XVIII, 
fasc.  2,  pp.  151-166,  3  pi.). 

Systématique,    Géographie   botanique.  Flores,  Comptes  rendus 
d'herborisations  et  de  voyages. 

Phanérogames. 

643  Albert  (Abel)  :  De  quelques  Quercus  hybrides,  ou  supposés  tels,  des 
Quercus  Ilex  et  coccifera(B.  A.  G.b.,  neann.,n°  149-150,  pp.  129-131). 

644  Albert  (Abel;  :  Simple  note  sur  un  Phagnalon  hybride  (B.  A.  G.  b., 
ne  ann.,  n°  149-150,  p.  132). 

645  Audin  (Marius)  :  Compte  rendu  d'une  excursion  dans  le  Haut-Beaujo- 
lais (A.  S.  b.  L.,  t.  XXV,  pp.  70-72). 

646  Audin  (Marius)  :  Études  phytostatiques  sur  le  Mont  Brouilly  (A.  S.  b. 
L.,  t.  XXVI,  pp.  97-105). 

647  Ascherson  (P.)  :  Erechthites  hieracifolius  in  Schlesien  (B.  d.  b.  G., 
t.  XX,  fasc.  2,  pp.  129-140). 

648  Beauvisage  (G.)  :  Gênera  Montrouzierana  plantarum  Novae  Caledonias 
(A.  S.  b.  L.,  t.  XXVI,  pp.   1-96). 

649  Boissieu  (H.  de)  :  Les  Viola  de  Chine  d'après  les  collections  de  l'Her- 
bier de  l'Académie  internationale  de  Géographie  botanique  (B,  A.  G. 
b.,  11e  ann.,  n°  149-150,  pp.  89-91,  1  esp.  nouv.). 

'650  Borbas  (V.  V.)  :  Primula  brevifrons  Borb.   [P.  média  var.  brevifrons 
Borb.  =  Pr-  elatior  X  Columnas\  (Oe.  Z.,  LIIe  ann.,  n°  5,  pp.  195-196). 

651  Bornmùller  (J.)  :  Ueber  Onobrychis  Pallasii  (Willd.)  und  verwandte 
Arten  in  Klein-Asien  und  Algier  (M.  b.  L.,  ire  ann.,  n"  5,  pp.  130-133). 

652  Busse  (Walter)  :  Zur  Kenntnis  der  ostafrikanischen  Landolphien  (B. 
/.,  t.  XXXII,  fasc.  i,  pp.  163-172,  1  pi.;  2  esp.  nouv.). 


I.III  — 


653  Busse  (W.)  und  R.  Pilger  :  Ueber  Culturformen  der  Sorgaum-HirsG 
aus  Deutsch-Ostafrika  und  Togo  {B.  /.,  t.  XXXII,  fasc.  1,  pp.  182-189). 

653  Sis  Chodat  (R.)  et  E.  Wilczek  :  Contributions  à  la  flore  de  la  Républi- 
que Argentine  [suite]  (B.  H.  B.,  2e  sér.,  t.  II,  n°  5,  pp.  475-4.17)  [à  sui- 
vre]), 13  fig.  dans  le  texte;  10  esp.  nouv.).  —  Voir  n°  418. 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Iloffmanseggia,  1  Lathyrus, 
1  Asira gains,  7  Patagonium. 

654  Degen  (A.  von)  :  Bemerkungen  iïber  einige  orientalische  Pflanzenarten. 
XLI.  Semperviviim  Simonkaianum  n.  sp.  (M.ô.  L.,  ie  ann.,  n°  5, 
PP-  134-138). 

655  Donnell  Smith  (John)  :  Undescribed  plants  from  Guatemala  and  other 
Central  American  Republics.  XXIII  (B.  G.,  Vol.  XXXIII,  n,J  4, 
pp.  549-262,  2  pi.;  17  esp.  nouv.).  —  Voir  n°  697  a. 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Ouratea,  1  Guarea.  1  Malayba, 
1  Gurania,  1  Gonzalea,  1  Psyckotria,  1  Cestrum,  1  Columnei,  1  Bra- 
vaisia,  1  Citharexylum,  1  Aristolochia,  1  Piper,  \  Mollinedia,  2  Ocolea, 
1   Tréma,   1   Cosius. 

656  Druce  (G.  Claridge)  :  Anglesey  and  Carnavonshire  plants  (/.  of  B., 
Vol.  XL,  n°  473,  pp.  181-188). 

656  bis  Eastwood  (Alice)  :  A  descriptive  listof  the  plants  collected  by  Dr.  F. 
E.  Blaisdell  at  Xome  City  Alaska  [suite]  {B.  G.,  Vol.  XXXIII,  n°  4, 
pp.  284-299,  5  fig.  dans  le  texte;  4  esp.  nouv.)    —  Voir  n°    555  bis. 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Merteitsia,  1  Pedicularis,  1  Pin- 
guicula,  1  Aster. 

657  Engler  (A.)  :  Das  Pflanzenreich  (9e  liv.  [IV.  236J  :  Cari  Mez,  Myrsi- 
nacese,  437  pag.,  61  fig.  dans  le  texte). 

La  famille  desMyrsinacées  est  divisée  par  l'auteur  en  2  sous-familles,  les 
Massoidéées  et  les  Myrsinoïdéées,  comprenant,  la  première  1  seul  genre,  la 
seconde  31  genres  dont  7  nouveaux  \C0nandriu1n,  Sadiria,  Afrardisia, 
Tetrardisia,  Amblyanthopsis,  Discocalyx  et  Grenacheria].  —  Les  espèces 
nouvelles  sont  au  nombre  de  334,  savoir  :  39  Maesa,  6g  Ardisia,  1  Mono- 
porus,  18  Tapeinosperma,  7  Parathesis,  1  Sadiria,  26  Oncostenion,  2  Am- 
blyanthus,  5  Discocalyx,  18  Cybiaiitkns,  5  Grammadenia,  17  Geissan- 
t/ius,  20  Conomorphi,  20  Stylo gyne,  4  Badula,  9  Weigeltia,  3  Grena- 
cheria, 22  Embetia,  3  Suttonia,  45  Rapanea. 

658  Engler  (A.)  :  Campanulaceae  africanse  (B./.,  t.  XXXII,  fasc.  1,  pp.  116- 
118;  4  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Cauarina,  1  Lightfootia,  2  Lo- 
be H  a. 

659  Engler  (A.)  :  Cruciferae  africana;  {B.  /.,  t.  XXXII,  fasc.  1,  pp.  9S-100; 
5  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Sisyntbrium,  2  Diceratelia,  1  Far- 
setia,  1  Matthiola. 

660  Engler  (A.)  :  Liliaceae  africanae.  II  {B.  J.,  t.  XXXII,  fasc.  1,  pp.  89-97  ; 
21  esp.  nouv.). 


LIV    

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  i  Androcymbium,  i  Iphigenia, 
3  Knipholia,  2  Anthericiim,  2  Chlorophytum,  2  Albuca,  1  Urginea,  2  Dip- 
cadi,  2  Scilla,  4  Dracasna,  1  Asparagus. 

661  Engler  (A.)  :  Linaceae  africanae  {B.  J.,  t.  XXXII,  fasc.  1,  pp.  104-110  ; 
2  genr.  nouv.,  10  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent:  7  Hugonia,  1  Lepidobotrys  n.  gen., 
1  Neclaropctalum  n.  gen.,  1  Phyllocosmus. 

662  Engler  (A.)  :  Pedaliaceae  africanae  {B.  /.,  t.  XXXII,  fasc.  i,pp.  m-115, 
2  pi.  ;  1  genre  nouv.,  4  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Pedaliophyton  n.  gen.,  1  Ptero- 
discus,  2  Sesamothamnus . 

663  Engler  (A.)  :  Rutaceae  africanae.  II  (B.  /.,  t.  XXXII,  fasc.  1,  pp.  ng- 
121). 

Description  de  5  espèces  nouvelles,  savoir  :  1  Fagara,  1  Calodendron, 
1  Oricia  et  2  Teclea. 

664  Engler  (A.)  :  Scytopetalaceae  africanae  {B.  J.,  t.  XXXII,  fasc.  1,  pp. 
101-103  ;  2  esp.  nouv.). 

L'auteur  décrit  1  Scytopetalum  et   1  Rhapiopetalum  nouveaux. 

665  Engler  (A.)  :  Simarubaceae  africanae  {B.  J.,  t.  XXXII,  fasc.  1,  pp.  122- 
126,  1  genre  nouv.,  8  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Hannoa ,  1  Brucea,  2  Kirkia, 
1  Irvingia,  3  Pistaciopsis  nov.  gen. 

666  Gilg  (Ernst)  :  Ueber  die  Gruppierung  der  afrikanischen  Arten  der 
Gattung  Strophanthîis  Sect.  Eustrophanthus  {B.J.,  t.  XXXII,  fasc.  1, 
pp.  153-162;  6  esp.  nouv.). 

667  Gilg  (E.)  und  W.  Busse  :  Die  vonW.  Busse  in  Deutsch-Ostafrikagesam- 
melten  Strychnos- Arten  {B.  J.,  t.  XXXII,  fasc.  1,  pp.  172- 181,  1  fig, 
dans  le  texte;  4  esp.  nouv.). 

668  Gluck  (Hugo)  :  Ueber  die  systématisent  Stellung  und  geographische 
Verbreitung  der  Utrzczilarta  ochroleuca  R.  Hartman  (B.  d.  b.  G.,  t.  XX, 
fasc.  3,  pp.  HI-I56)- 

66g  Greenman  (Jesse  More)  :  Monographie  der  nord-und  centralamerika- 
nischen  Arten  der  Gattung  Senecio  (B.  J.,  t.  XXXII,  fasc.  1,  pp.  1-33). 

670  Hackel  (Ed.)  :  Neue  Gràser  (Oe.  Z.,  LIIe  ann.,  n°  5,  pp.   187-194). 

Description  de  7  graminées  nouvelles,  savoir  :  1  Trisetum,  2  Avena, 
1  Trichopteryx,  1  Tristachya,  2  Danthonia. 

671  Hackel  (Ed.  1  :  Phleum  alpinum  subsp.  subalpinum  var.  nudiusculunt 
Hack.  nova  forma  {M.  b.  L.,  Ie  ann.,  n°  5,  pp.  152-153). 

672  Haglund  (Emil)  :  Om  Eriophorum  aquatile  Norm.  och  dess  fôrhâllande 
till  ôfriga  arter  inom  gruppen  vaginatum  L.  Sp.  pi.  {B,  N.,  1902,  n°  3, 
pp.  146-152,  2  fig.  dans  le  texte). 


—    LV    


673  Halacsy  (E.  de)  :  Conspectus  Florae  gracca?  (Vol.  II,  fasc.  1,  pp.  1-256. 
—  Libr'1'  G.  Engelmann,  Leipsig,  1902). 

Le  Conspectus  Flora;  gras  cas  de  M.  de  Halacsy  continue  à  paraître  ré- 
gulièrement. Le  fascicule  i  du  deuxième  volume,  qui  vient  d'être  publié, 
comprend  les  Composées  et  le  commencement  des  Campanulacées. 

674  Hallier    f.    (E.)    :    Hignoniacea;    africanaî   (B.  /.,   t.  XXXII,  fasc.    1, 

p.  1-7). 

675  Knuth  (R.)  :  Ueber  die  geographische  Verbreitung  und  die  Anpas- 
sungserscheinungen  der  Gattung  Géranium  im  Yerhaltnis  zu  ihrer  sys- 
tematischen  Gliederung  (B. /.,  t.  XXXII,  fasc.  1,  pp.  190-208  [à  sui- 
vre] ) . 

676  Krylow  P.  N.)  :  Kurze  Uebersicht  der  Flora  des  Gouvernements 
Tomsk  und  des  Altaigebirges  (B.  J.  P.,  t.  II,  n°  3,  pp.  85-106  ;  en  russe, 
avec  résumé  en  allemand). 

677  Landmark  (A.)  :  Xvt  norsk  Yoxested  for  Stellaria  lougipes  Goldie 
(B.  N.,  1902,  n°  3,  pp.  141-143). 

678  Léveillé  (H.)  :  Contributions  à  la  flore  de  la  Mayenne  {B.  A.  G.  b., 
11e  ann.,  n°  149-150,  pp.  92-96  [à  suivre]). 

678  bis  Léveillé  (H.)  et  Eug.  Vaniot  :  Énumération  des  plantes  du  Kouy- 
Tchéou    d'après   l'Herbier    d'Emile    Bodinier    [suite]    {B.    A.    G.    b., 

11e  ann.,  n°  149-150,  pp.  97-102  [à  suivre];  7  esp.  nouv.  de  Rubus).  — 
Voir  n°  623. 

678  ter  Léveillé  (H.)  et  Eug.  Vaniot  :  Les  Carex  du  Japon  [suite]  {B.  A. 
G.  b.,  11e  ann.,  n°  149-150,  pp.  103-112  [à  suivre]]  3  esp.  nouv.).  — 
Voir  n°  193  bis. 

679  Magnin  (Ant.)  :  Flore  du  marais  de  Couron  [Ain]  (A.  S.  b.  L.,  t.  XXV, 

pp.  79-80). 

680  Magnin  (Ant.)  :  Xote  sur  la  flore  des  marais  tourbeux  d'Aranc  et  la 
présence  du  Juncus  squarrosus  dans   le  Jura  {A.  S.  b.  L.,  t.  XXV, 

PP-  73-77)- 

681  Magnin  (Ant.)  :  Pierre-Chatelet  sa  flore  {A.  S.b.  L.,  t.  XXV,  pp.  81-83). 

682  Maxwell  :  Excursion  botanique  à  Lacanau  (A.  S.  L.  B.,  6e  sér.,  t.  VI, 

pp.  XLI-XLIII). 

683  Meyran  Oct.)  :  Excursion  botanique  au  col  de  la  Vanoise  (A.  S.  b.  L., 
t.  XXV,  pp.  7-20). 

684  Meyran  (Oct.)  :  Herborisation  dans  la  Vallée  du  Giffre  {A.  S.  b.  L., 
t.  XXVI,  pp.  133-150). 

685  Meyran  (Oct.)  :  Note  sur  le  genre  Ulex(A.  S.  b.  L.,  t.  XXV,  pp.  43-47). 

686  Neger  (F.  W.)  :  Revision  der  chilenischen  Hieracium- Arten  {B.  B.  C., 
t.  XI,  fasc.  8,  pp.  552-558,  1  fig.  dan    'e  texte). 


—    LVI   — 


687  Pilger  (R.)  :  Acritochseie,  eine  neue  Gramineen-Gattung  aus  Afrika 
(B.J.,  t.  XXXII,  fasc.  1,  pp.  53-55). 

688  Piper  (C.  V.)  :  New  and  noteworthy  Northwestern  Plants.  VI  (B.  T. 
C,  Vol.  29,  n°  4,  pp.  221-226;  6  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  2  Antcnnaria,  1  Madia,  1  Syn- 
thyris,  1  Astragalus,  1  Philadelphus. 

688  bis  Pugsley  (H.  W.)  :  The  british  Capreolate  Fumitories  [fin]  (J.  0/ 
B.,  Vol.  XL,  n°  473,  pp.  173-18 1).  —  Voir  n°  56g. 

689  Rendle  (A.  B.)  :  Notes  on  african  Convolvulacese.  II  {J.  0/ B.,  Vol.  XL, 
n°  473,  pp.  189-191  ;  3  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  1  Convolvulus  et  2  Ipomsea. 

690  Roux  (Nisius)  :  Herborisation  au  col  de  la  Leisse  [Tarentaise]  {A.  S. 
b.  L.,  t.  XXV,  pp.  85-90). 

691  Rydberg  (Per  Axel)  :  Studies  on  the  Rocky  Moutain  flora.  VIII  {B.  T. 
C.,  Vol.  29,  n°  4,  pp.  232-246;  28  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  2  Stanlcya,  2  Thelypodium,  2  Le- 
pidium,  3  Roripa,  1  Lesquerella,  1  Physaria,  1  Cardamine,  2  Sophia, 
7  Draba,  2  Géranium,  1  Oxalis,  4  Lupinus. 

692  Sterneck  (Jacob    von)   :  Zwei    neue   Alectorolophus- Arten  (Oe.    Z., 

LIIeann.,  n°  5,  pp.  177-182,  1  pi.). 

693  Svanlund  (F.)  :  Bidrag  till  kânnedomen  om  Blekiug-es  Hieraciumflora 
(B.  JV.,  1902,  n°  3,  pp.  97-112;  1  esp.  nouv.). 

694  Weber  (A.)  :  Notes  sur  quelques  Agaves  du  Mexique  occidental  et  de 
la  Basse-Californie  (B.  M.,  1902,  n°  3,  pp.  218-224,  2  fig".  dans  le  texte; 
2  esp.  nouv.). 

695  Wildt  (A.)  :  Einige  Bemerkungen  ûber  die  Euphrasien  Mâhrens 
{Oe.  Z.,  LIL  ann.,-n°  5,  pp.  194-195;. 

696  Plantae  benguellenses  Antunesianse  et  Dekindtianas  a  botanicis  Musei 
Regii    Berolinensis   descripta;   (B.   y.,    t.    XXXII,    fasc.    1,    pp.    128- 

i52)- 

Description  de  48  espèces  nouvelles  du  Benguella,  savoir  :  1  Proica, 
2  Lorauthus,  1  Clemaiis,  2  Polygala,  1  Rhus,  1  Heeria,  1  Ampelocissus, 
2  Triuuifcttia,  1  Grewia,  2  Ochna,  1  Doryalis,  1  Combretum,  1  Chryso- 
phyllum,  3  Euclea,  1  Dekindtia  n.  gen.  Oleacearum,  5  Nuxia,  3  Tricho- 
desma,  1  Vitex,  1  Oldenlandia,  1  Vanguiera,  1  Pleclronia,  1  Cratero- 
spermum,  1  Pavetta,  1  Fagodia,  1  Cyphia,  1  Lobe/ia,  2  Vernonia,  1  Bra- 
chylsena,  1  Helichrysum,  4  Semcio,  1  Dimorpholhcca,  1  Pleiotaxis. 

Cryptogames  vasculaires. 

697  Borbas  (Vinc.  de)  :  Polypodii  vulgaris  varietates  {M.  b.  L.,  ie  ann., 
n°  5.  PP-  I39-H°)- 

697  a  Donnell-Smith  (John).  —  Voir  n°  655  (1   Poly podium  nouveau). 

698  Waisbecker  (A.)  :  Die  Farne  des  Eisenburger  Comitats  in  West- 
Ungarn  (M.  b.  L.,  ie  ann.,  n°  5,  pp.  144-147  [à  suivre]). 


LVII    

MUSCINÉES. 

699  Camus  Fernand)  :  Une  Hépatique  nouvelle  pour  la  France,  VAdelan- 
l/ius  decipiens  (Hook.)  Mitten  (B.  S.  O.  F.,  2e  sér.,  t.  II,  n°  1,  pp.  1-2). 

700  Herzog  (Th.)  :  Das  St.  Wilhelmer  und  Oberriederthal  im  badischen 
Schwarzvvald  im  Kleid  seincr  Laubmoose  (B.  B.  C,  t.  XI.  fasc.  8,  pp. 
546-55  O- 

701  Hunter  (J.)  :  North  Donegal  Mosscs  (/.  of  B.,  Vol.  XL,  n°  473,  pp. 
191-196). 

702  Millier  Karl)  :  Scapania;  Indiae  orientalis,  curante  cl.  Gollan  annis  1900 
et  1901  lecta;  (B.  B.  C,  t.  XI,  fasc.  8,  pp.  542-545;  2  esp.  nouv.). 

703  Renauld  (F.)  et  J.  Cardot  :  Mousses  des  Canaries  récoltées  par  M.  A.  Tull- 
gren  et  coup  d'œil  sur  la  flore  bryologique  des  îles  atlantiques  [B.  H. 
B.,  2e  sér.,  t.  II,  a0  5,  pp.  433"453>  -  P1-  ;  4  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles    comprennent  :   1    Campylopus,   1  Eur/iyuc/iiuni, 
1   Thamnium  et  1  Amblystegiuni. 

703  bis  Stephani  iFranz)  :  Species  Hepaticarum  [suite]  [B.  H.  B.,  2e  sér., 
t.  II,  n°  5,  pp.  454-474  [à  suivre]]  6  esp.  nouv.).  —  Voir  n°  343  dis. 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  3  Acrobolbus  et  3  Syzygiella. 

Algues. 

704  Schmidle  (W.)  :  Algen,  insbesondere  solche  des  Plankton,  aus  dem 
Xyassa-See  und  seiner  Umgebung,  gesammelt  von  Dr  Fùlleborn 
(B.  J.,  t.  XXXII,  fasc.  1,  pp.  56-88,  2  pi.;  1  genre  nouv.,  15  esp. 
nouv.). 

Les    espèces  nouvelles    comprennent    :    1    Spiruliiia,     1     P/iormidium, 

1  Lyngbya,  1  Anabsena,  1  Calot lirix ,  1  Closleriuni,  j.  Cosmarium,  2  Slaur- 
astrum,  1  Spirogyra,  1  Glœocystis,  1  Characiella  n.  gen.  Protococca- 
cearum. 

Lichens. 

704  bis  Monguillon  (E.)  :  Catalogue  des  Lichens  du  département  de  la 
Sarthe  [suite]  {B.  A.  G.  b.,  n'ann.,  n°  149-150,  pp.  1 13-128  [à  suivre]). 
—   Voir  n°  230  bis. 

Champignons. 

705  Aderhold  (R.)  :  Ueber  Venturia  Cratsegi  n.  spec.  {B.  d.  b.  G.,  t.  XX, 
fasc.  3,  pp.  195-200,  1  pi.). 

706  Arthur  (J.  C.)  :  New  species  of  Uredineae.  II  (B.  T.  C,  Vol.  29,  n°  4, 
pp.  227-231  ;  8  esp.  nouv.). 

Les    espèces    nouvelles    comprennent    :    2    Uromyces,    4    Puccinia    et 

2  Uredo. 

707  Bataille  (F.)  :  Miscellanées  mycologiques  (B.  S.  m.  F.,  t.  XVIII,  fa«c. 
2,  P-  237). 


LVHI    — 


708  Béer  (Rudolf)  :  Coemansiella  alabastrina  (/.  o/B.,  Vol.  XL,  n°  473, 
pp.  169-172,  1  pi.). 

709  Boudier  (E.)  :  Champignons  nouveaux  de  France  {B.  S.  m.  F.,  t.  XVIII, 
fasc.  2,  pp.  137-146,  3  pi.;  8  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Lepiota,  1  Pluteus,  1  Boletus, 
1  Polyporus,  1  Pustularia,  1  Ascophanus,  1  Ceratosphœria,  1  Peri- 
chxna. 

710  Dietel  (P.)  :  Uredineae  japonicae.  III  {B.J.,  t.  XXXII,  fasc.  1,  pp.  47- 
52;  12  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Uromyces,  5  Puccinia,  1  Phrag- 
midium,  4  Melampsora,  1  Urcdo. 

711  Hennings  (P.)  :  Fungi  japonici.  III  (B.  /.,  t.  XXXII,  fasc.  i,pp.  34-36; 

17  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  JEcidium,  2  Uredo,  2  Exobasi- 
dium,  1  Corticium,  1  Polyporus,  1  Trametes,  1  Hymenogasler,  1  Dime- 
rosporium,  1  Eutypella,  1  Eutypa,  1  Plicaria,  1  Micro  glossum,  1  S^fo- 
r/di,  1  Monilia,  1  Didymobotryum. 

712  Massée  (George)  and  Ernest  S.  Salmon  :  Researches  on  coprophilous 
Fungi.  II  (^/.  o/B.,  Vol.  XVI,  n°LXI,  pp.  57-93,  2  pi.  ;  2  genr.  nouv.  et 

18  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Ascodesmis,  1  Arachniotus,  2  My- 
xotrichum,  2  Arachnomyce  g.  n.  Perisporiacearum,  2  Chastomium, 
1  Nectrîa,  1  Cephalosporiiim,  1  Acremonium,  1  Sepedonium,  1  Œdoce- 
phalum,  1  Trichothecium,  1  Trickosporium,  1  Chaetostroma,  1  Graphium, 
1  Gymnodochium  g.  n.  Didymosporearum. 

713  Molliard  (Marin)  :  Basisporium gallarum  n.  g.,  n.  sp.,  (5.  6".  wz.  F, 
t.  XVIII,  fasc.  2,  pp.  167-170,  1  pi.). 

714  Oudemans  (C.  A.  J.  A.)  :  Beitrage  zur  Pilzflora  der  Niederlande  (5. 
5.  C,  t.  XI,  fasc.  8,  pp.  523-541  ;  75  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Mucrouella,  2  Clavaria,  1  Lyco- 
perdon,  1  Humaria,  1  Phi  aléa,  1  Calospora,  1  Gnomonia,  2  Leptosphse- 
ria,  1  Rhopographîis,  1  Mucor,  2  Aposphxria,  3  Ascockyta,  1  Camaro- 
sporium,    1    Chsetomella,    4   Cylospora,     1     Cytodiplospora,    1  Darluca, 

1  Dothiorella,  1  Hendersonia,  1  Leptostroma,  4  Leplotkyrizim,  1  Macro- 
phoma,  7  P/ioma,  6  Phylloslicta,  1  Rhabdospora,  1  Septoria,  2  iaW- 
nesia,  1  Melanconium,  2  Myxosporium,  1  Acrostatagmus,  1  Amblyo- 
sporium,    1    Fusidium,     1     Ramularia,    1    Spicaria,     1     Sporotrichum, 

2  Cladosporium,  1  Coniotheciutu,  1  Ilcterosporium,  3  Slemphyliutn, 
1    Vcrlicicladium,  3  Tilachlidium,   1  Fusarium,  1    Volutella. 

715  Patouillard  (N.)  :  Champignons  de  la  Guadeloupe,  recueillis  par  le 
R.  P.  Duss  [3e  série]  (#.  6".  w.  i^.,  t.  XVIII,  fasc.  2,  pp.  171-186,  3  fig. 
dans  le  texte,  1  genre  nouv.,  29  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Collybia,  1  Favolus,  1  Trogia, 
5  Crcpidotus,  1  Melanopus,  1  Leptoporus,  3  Ptcrula,  1  Lycogalopsis, 
1  Lycoperdon,    1    Mycenastrum,  1    Coleosporium,    1    Tremella,   1  #*>/<?- 


—    MX 


tiuni,  i  Rosellinia,  i  Hypomyces,  i  Hypocrea,  2  Ackermannia  nov.  gen., 

1  Endogone,  1  Mycogala,  1  Phleospora,  1  Hobsonia,   1  Stilbum. 

716  Penzig  (O.)etP.A.  Saccardo  :  Dia^noses  Fungorum  novorum  in  insula 
Java  collectorum.  Séries  tertia  [Mlp.,  Vol.  XV,  fasc.  VII-IX,  pp.  201- 
260;  12  genr.  nouv.  et  145  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Pesiaa,  1  Barlasina,  1  Hu- 
maria,  1  Lacknea,  2  Helotium,  1  PAia/er,  3  Mollisia,  8  Pcaicella,  1  Pseudo- 
helotium,  3  Trichopeziaa,  4  Dasyscypha,  1  Pirottaza,  2  Arenaea  nov.  gen., 

2  Helotiella,  1    Solenopczia,   1   Lanaia,   1  Podobelonium,  3  Belonidium, 

2  Davincia    nov.  gen.,    6  Erinella,   1   Ascobolus,  1  Sorokinia,  1  Coryne, 

3  Orbilia,  1  Delpontia  nov.  gen.,  1  Stegia,  1  Montoniella  nov.  gen.,  1  Oï- 
tkris,  2  Patinella,  1  Karschia,  1  Paiellaria,  1  Rinia  nov.  gen.,  1  Hypo- 
xylon,  3  Xylaria,  1  Didymosphairia,  1  Vcnturia,  1  Teickospora,  1  Nectria, 

1  Corallomyces,  1  Hypocrea,  1  Podocrea,  1  Fleischeria  nov.  gen..  1  Gw- 
dyceps,    1   Grapkiola,    1     Vermicularia,    1   Haplosporeila,    1    Diplodia, 

2  Botryodiplodia,  1  Pellionella,  1  Septoria,  1  Rhabdospora,  1  Ptilyctœna, 
1  Sphazronasmella ,  1  Zylhia,  1  Aschersonia,  1  Phseodisczda,  1  Excipula, 
1  Oncospora,  1  Trickosperma,  1  Glœosporium,  2  Melauconium,  1  Pesta- 
loszia,  1  Ckron/osporiuni,  1  Xenopus  nov.  gen.,  1  Cylindrium,  1  Pkyso- 
spora,  1  Œdocephalum,  1  Gliocladiîim,  1  Mycogone,  2  Torula,  1  Campso- 
trichum,    1   Trichobotrys  nov.   gen.,  1   Trichosporium,  1    Cladotrichum, 

1  Neomickelia,  2  Helmiuthosporium,\  Sporodesmitim,  1  Xenosporium  nov. 
gen.,  1  Helicosporium,  9  Stilbum,  2  1  s  aria,  1  Gibellula,  1  Ciliciopodium, 

2  Arthrosporium,  1  Graphium,  2  Sporocybe,  1  Didyniobotryum,  2  Podo- 
sporium,  1  Harpographium,  1  Illosporium,  1  Dendrodockium,  2  H\<me- 
nula,  1  Volutina  nov.  gen.,  1  Patouillardiella,  1  Epicoccum,  1  Listero- 
myces  nov.  gen.,  1  Exosporium,  1  Bonordeniella  nov.  gen. 

717  Ranojevic  (N.)  :  Beitrag  zur  Pilzflora  Serbiens'  {Hdw.,  t.  XLI,  fasc.  2, 
pp.  89-66). 

718  Sydow  (H.  et  P.)  :  Einige  neue  Uredineen  (Cte.  iT.,  LII°  ann.,  n°  5,  pp. 
182-185;  13  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  2  Uromyces,  1  Puccinia,  3  ^S'«- 
dium,  7  Uredo. 

71g  Vestergren  (Tycho)  :  Verzeichnis  nebst  Diagnosen  und  kritischen  Be- 
merkungen  zu  meinem  Exsiccatenwerke  «  iMicromycetes  rariores  se- 
lecti  »,  Fasc.   11-17  (5.  vV.,  1902,  n°  3,  pp.  113-128  [à  suivre]). 

720  Kryptogamenflora  der  Mark  Brandenburg  (T.  I,  fasc.  1.  —  Berlin, 
Librie  Borntrâger  :  C.  Warnstorf,  Moose,  pp.  i-ii2[à  j»/or^]). 

Nomenclature. 

721  Rakete  (Rudolf)  :  Zur  Nomenklaturfrage  (Z>.  <5.  il/.,  XXe  ann.,  n°  3, 
pp.  42-44). 

722  Saint-Lager  :  La  perfidie  des  synonymes  dévoilée  à  propos  d'un  Astra- 
gale (^.  6".  3.  Z.,t.  XXVI,  pp.  1 13-127). 

723  Shear  (C.  L.)  :  Generic  nomenclature  (5.  C,  Vol.  XXXIII,  n°  3,  pp. 
220-229). 


—    LX    — 

Paléontologie. 

724  Renault  (B.)  :  Sur  quelques  Cryptogames  hétérosporées  (B.  S.  A., 
t.  XIV,  pp.  339-352,  3  fig.  dans  le  texte  et  1  pi.). 

725  Zeiller  (R.)  :  Nouvelles  observations  sur  la  flore  fossile  du  bassin  de 
Kousnetzk  [Sibérie]  (C.  R.,  t.  CXXXIV,  n°  16,  pp.  887-891). 

Pathologie  et  tératologie  végétales. 

726  Appel  (Otto)  :  Der  Erreger  der  «  Schwarzbeinigkeit  »  bei  den  Kartof- 
feln  {B.  d.  b.  G.,  t.  XX,  fasc.  2,  pp.  128-129). 

727  Appel  (Otto)  :  Zur  Kenntniss  der  Bakterienfâule  der  Kartoffeln  {B.  d. 
b.  G.,  t.  XX,  fasc.  1,  pp.  32-35)- 

728  Audin  (Marius)  :  La  chlorose  de  la  Vigne  dans  le  Beaujolais  (A.  S.  b.  L., 
t.  XXV,  pp.  64-69). 

729  Beauverie  (J.)  :  Sur  une  forme  particulièrement  grave  de  la  maladie 
des  Platanes  due  au  Glœosporium  nervisequum  Sacc.  (A.  S.  b.  L., 
t.  XXVI,  pp.  107-111). 

730  Bubak  (Fr.)  :  Ueber  einige  Compositen  bewohnende  Puccinien  \_fiii\ 
{Oe.  Z.,  LIIe  ann.,  n°  4,  pp.  165-167).  —  Voir  n°  470  bis. 

731  Brzezinski  (F.  P.)  :  Etiologie  du  chancre  et  de  la  gomme  des  arbres 
fruitiers  (C.  R.,  t.  CXXXIV,  n°  20,  pp.  1170-1173). 

732  Camus  (E.  G.)  :  Note  sur  une  monstruosité  d'origine  parasitaire  du 
Salix  hippophaefolia  Thuill.  (B.  S.  b.  F.,  4e  sér.,  t.  II,  n°  1-2,  pp.  70-71, 
1  pi.). 

733  Cecconi  ^Giacomo)  :  Quinta  contribuzione  alla  conoscenza  délie  galle 
délia  foresta  di  Vallombrosa  {Mlp.,  Vol.  XV,  fasc.  VII-IX,  pp.  261- 
276). 

735  Château  (E.)  :  Notes  téraiologiques  (B.  S.  A.,  t.  XIV,  pp.  192- 
201). 

736  Delacroix  (G.)  :  Les  ennemis  et  les  maladies  du  Théier  (Extr.  àujourn. 
d'Agricult.  iropic,  1902,  n°  9,  6  pag.j. 

737  Delacroix  (G.)  :  Rapport  sur  une  maladie  bactérienne  nouvelle  de  la 
Pomme  de  terre  (Extr.  du  Bull,  du  Minist.  de  l'Agricult.,  1901,  n°  5, 
21  pag.). 

738  Heinricher  (E.)  :  Notiz  zur  Erage  nach  der  Bacterienfâule  der  Kartof- 
feln {B.  d.  b.  G.,  t.  XX,  fac.  3,  pp.  156-158). 

739  Kausch  (C.)  :  Ueber  natùrliche  Kopulation  bei  Waldbâumen  {D.  b.  M., 
XXe  ann.,  n°  2,  pp.  21-23,  4  pi.). 

740  Pierce  (Newton  B.)  :  Black  rot  of  oranges  {B.  G.,  Vol.  XXXIII,  n°  3, 
pp.  234-235). 

Description  d'une  maladie  observée  sur  les  oranges  en  Californie  et  due 
à  XAltemaria  Ci  tri  n.  sp. 


LXI 


740  bis  Plitzka  (A.)  :  Beitrag  zur  Tératologie  der  Compositen  [Jîu]  \Oe.  Z., 
LII°  ann.,  nû  4,  pp.  159-164,  1  pi.).  —  Voir  n°  472. 

741  Prunet  (A.)  :  Développement  du  Black  Rot  (C.  /?.,  t.  CXXXIV,  n°  18, 
pp.  1072-1075). 

742  Roux  (J.  A.  Cl.)  :  La  chlorose  ou  flavescence  des  végétaux  fruitiers 
dans  la  partie  moyenne  du  bassin  du  Rhône  (A.  S.  b.  L.,  t.  XXV,  pp. 

48-63). 

743  Thiselton-Dyer  (W.  T.)  :  Morphological  Notes.  V.  Abnormal  fruits. 
Prccocious  germination  in  a  Melon.  VI.  Abnormal  fruits.  Pleiotaxy 
of  gyna;ceum  in  Orange  {A.  of  B.,  Vol.  XVI,  n°  LXI,  pp.  149-155, 
2  pi.). 

744  Tischler  (G.)  :  Ueber  Ile  te  roder <z-Gallen  an  den  Wurzeln  von  Circaea 
Ititetiana  L.  {B.  d.  b.  G.,  t.  XIX,  pp.  (95)-(n>7),  i  hg.  dans  le  texte  et 
1  pi.). 

745  Tobler  (F.)  :  Eine  Monstrosit.ït  von  Polyirichum  {Hdzv.,  t.  XLI,  fasc. 
2,  Suppl.,  pp.  (5Ô)-(58),  1  fig.  dans  le  texte). 

Technique. 

746  Lagerheim  (G.)  :  Metoder  for  pollenundersôkning  {B.  N.,  1902,  n°  2, 
PP-  75-78). 

L'auteur,  pour  étudier  le  pollen  des  plantes  hybrides  sèches,  le  gonfle  à 
l'acide  lactique  qui,  contrairement  au  chloral  hydraté,  donne  des  prépara- 
tions durables.  Il  place  les  anthères  dans  une  ou  deux  gouttes  d'acide  dilué 
qu'il  fait  bouillir  sous  le  couvre-objet.  Les  préparations  peuvent  être  avan- 
tageusement lutées  avec  un  mélange  par  parties  égales  de  mastic  et  de  paraf- 
line  (point  de  fusion,  55-600),  qu'il  applique  à  l'aide  d'un  solide  fil  de  cuivre 
recourbé  fortement  chauffé. 

Sujets  divers. 

747  Brenner  (Wilh.)  :  Zur  Entwickelungsgeschichte  der  Gattung  Quercus 
{FI.,  t.  90,  fasc.  3,  pp.  466-470). 

748  Buscalioni  (Luigit  :  Il  progetto  d'impianto  di  un  Istituto  botanico  inter- 
naaionale  nell'  Amazzona  [N.  G.,  nouv.  sér.,  Vol.  IX,  fasc.  1,  pp.   1- 

32)- 

749  Costantin  (J.)  :  Liste  de  quelques  floraisons  intéressantes  observées 
dans  les  serres  du  Muséum  depuis  le  28  janvier  1902  (B.  M.,  1902,  n°2, 

P-  133)- 

750  Gagnepain  (F.)  :  La  connaissance  des  hybrides  botaniques  et  de  leurs 
parents  [Ribes  Gordoniamim\  {B.  S.  A.,  t.  XIV,  pp.  82-91). 

751  Hétier  (Fr.)  :  Champignons  vendus  sur  le  marché  d'Arbois  (B.  S.  m. 
F.,  t.  XVIII,  fasc.  2,  pp.  234-236), 

752  Hôck  (F.)  :  Allerweltspflanzen  in  unserer  heimischen  Phanerogamen- 
Flora  [suite']  (D.  b.  M.,  XXe  ann.,  n°  2,  pp.  17-21). 


—   LXII   — 


753  Jaccard  (Paul)  :  Gesetze  der  Pflanzenvertheilung  in  der  alpinen  Région 
{FI.,  t.  90,  fasc.  3,  pp.  349-377)- 

753  bis  Murr  (J.)  :  Beitrâge  zu  den  Gesetzen  der  Phylogenesis  [suite]  {D. 
b.  M.,  XX"  ann.,  n°  3,  pp.  35-39).  —  Voir  n°  373. 

754  Perrot  (Emile)  :  La  vente  des  Champignons  sur  les  marchés  des  diffé- 
rentes villes  d'Europe  (B.  S.  m.  F.,  t.  XVIII,  fasc.  2,  pp.  187-216). 

755  Saint-Lager  :  Signification  de  la  désinence  ex  de  quelques  noms  de 
plantes  (A.  S.  b.  L.,  t.  XXV,  pp.  21-42). 

756  Vuillemin  (Paul)  :  Sporange  et  sporocyste  (B.  S.  b.  F.,  4°sécr.,  t.  II, 
n°  1-2,  pp.  16-18). 

757  Wittmack  (L.)  und  J.  Buchwald  :  Pflanzenreste  aus  der  Hûnenburg 
bei  Rinteln  a.  d.  Weser  und  eine  verbesserte  Méthode  zur  Herstellung 
von  Schnitten  durch  verkohlte  Hôlzer  {B.  d.  b.  G.,  t.  XX,  fasc.  1,  pp. 
21-31,  1  ph). 


Paris.  —  J.  Mersch,  imp.,  46'5,  Av.  de  Cbàtillon. 


JOURNAL  DE   BOTANIQUE 

16e  année.  —  Juillet  1902. 
BULLETIN  BIBLIOGRAPHIQUE  N°  7. 


Biographie,  Bibliographie,  Histoire  de  la  Botanique. 

75S  Fiori  (Adr.)  :  In  memoria  del  Prof.  Cav.  Antonio  Mori  (B.  S.  b.  i.,  1902, 
n°  4,  pp.  58-59). 

759  Pantanelli  (Enrico)  :  Antonio  Mori,  ricordi  di  un  suo  allievo  (B.  S.  b.  i., 
1902,  n°  4,  pp.  59"64)- 

760  Saccardo  (P.  A.)  :  Lalconoteca  dei  Botanici  nel  r.  Istituto  hotanico  di 
Padova  [Supplemento]  {Mlp.,  Vol.  XV,  fasc.  X-XII,  pp.  416-437). 

761  Sarntheim  (Ludwig  von)  :  Hieronymus  Gander  (Oe.  Z.,  LU1'  ann.,  n°6, 
pp.  240-243). 

Biologie,  morphologie  et  physiologie  générales. 

762  André  (G.)  :  Sur  les  phénomènes  de  migration  chez  les  plantes  ligneuses 
(C.  R.,  t.  CXXXIV,  n°  25,  pp.  1514-1517). 

762  bis  Bernard  (Noël)  :  Etudes  sur  la  tubérisation  [suite]  (R.  g.  B., 
t.  XIV,  n°  161,  pp.  139-154  [à  suivre]  ).  —  Voir  n°  491  bis. 

763  Charabot  (E.)  et  A.  Hébert  :  Mécanisme  des  variations  chimiques  chez 
la  plante  soumise  à  l'influence  du  nitrate  de  sodium  (C.  R.,  t.  CXXXIV, 
n°  21,  pp.  1228-1230). 

764  Devaux  (H.)  :  Sur  une  action  permanente  qui  tend  à  provoquer  une 
tension  négative  dans  les  vaisseaux  du  bois  (C.  R.,  t.  CXXXIV,  n°  23, 
pp.  1366- 1369). 

765  Fairchild  (David  G.)  :  Notes  of  travel.  VIII.  American  autumn  foliage  in 
Europe  (B.  G.,  Vol.  XXXIII,  n°5,  pp.  376-378). 

766  Javillier  (Maurice)  :  Sur  la  recherche  et  la  présence  de  la  présure  dans 
les  végétaux  (C.  R.,  t.  CXXXIV,  n°  2^,  pp.  1373-1374). 

767  Leisering  (B.)  :  Winkler's  Einwande  gegen  die  mechanische  Théorie 
der  Blattstellung  (/.  w.  B.,  t.  XXXVII,  fasc.  3,  pp.  421-476,  2  pi.). 

768  Maquenne  (L.)  :  Contribution  à  l'étude  de  la  vie  ralentie  chez  les  graines 
(C.  R.,  t.  CXXXIV,  n°  21,  pp.  1243-1246). 

769  Miyaké  (Kiichi)  :  On  the  starch  of  evergreen  leaves  and  its  relation  to 
photosynthesis  during  the  winter  (B.  G.,  Vol.  XXXIII,  n°  5,  pp.  321- 
34o). 

769  bis  Newcombe  (Frederick  C.)  :  The  rheotropism  of  roots  [fin]  {B.  G., 
Vol.  XXXIII,  n°  5,  pp.  341-362,  2  fig.  dans  le  texte).  —  Voir  n°  605  bis. 


LXIV    


770  Nikitinsky  (J.)  :  Ueber  die  Zersetzung  der  Huminsâure  durch  physi- 
kalisch-chemische  Agentien  und  durch  Microorganismen  (/.  w.  B., 
t.  XXXVII,  fasc.  3,  pp.  365-420,  4  fig.  dans  le  texte). 

771  Pantanelli  (Enrico)  :  Studi  sull1  albinismo  nel  Regno  végétale {Mlp.,  Vol. 
XV,  fasc,  X-XII,  pp.  363-415,  1  pi.). 

771  bis  Richter  (André)  :  Étude  sur  la  photosynthèse  et  sur  l'absorption 
par  la  feuille  verte  des  rayons  de  différentes  longueurs  d'onde  \fin\  {R. 
g.  B.,  t.  XIV,  n°  161,  pp.  131-138).  —    Voir  ^503. 

772  Sukatscheff  (Ludmila)  :  Bemerkungen  ùber  die  Einwirkung  des 
Alkohols  auf  das  Keimen  einiger  Samen  (B.  B.  C,  t.  XII,  fasc.  1,  pp. 

136-138). 

773  Stâger  (Rob.)  :  Chemischer  Nachweis  von  Nektarien  bei  Pollenblumen 
und  Anemophilen  (B.  B.  C,  t.  XII,  fasc.  1,  pp.  34-43). 

774  Tompa  (Arthur)  :  Beitrage  zur  pflanzlichen  Elektrizitât  (B.  B.  C,  t.  XII, 
fasc.  1,  pp.  99-136,  3  fig.  dans  le  texte). 

Biologie,  morphologie  et  physiologie  spéciales. 

Phanérogames. 

775  Barillé(A.)  :  Analyse  chimique  du  Piper  Famechoni Heckel  ou  Poivre 
de  Kissi  [Haute-Guinée]  (C.  R.,  t.  CXXXIV,  n°  25,  pp.  1512-1514). 

776  Bissell  (C.  H.)  :  Biological  relation  of  Polygonum  Hariwrightii to  P.  am- 
phybium  {Rk.,  Vol.  4,  n°  41,  pp.  104-105). 

777  Eggleston  (W.  W.)  :  The  stature  attained  by  Euphrasia  Oakesii  {Rh., 
Vol.  4,  n°  41,  p.  108). 

778  Hansgirg  (Anton)  :  Zur  Biologie  der  herabgekrûmmten  Laubblâtterder 
Aralia  spathulata  und  Meryta  Senfftiana  (Oe.  Z.,  LIIe  ann.,  n°  6, 
pp.  217-222  [à  suivre]). 

779  Ippolito  (G.  d')  :  Contributo  all'anatomia  comparata  del  caule  délie  Mag- 
noliacee  {Mlp.,  Vol.  XV.  fasc.  X-XII,  pp.  438-460). 

v    v 

779  bis  Jencic  (A.)  :  Beitrage  zur  Kenntnis  der  Bastfasern  der  Thyme- 
lseacea;  [fiit\    {Oc.  Z.,  LIIeann.,  n°6,  pp.  228-231).  —  Voir  n°  518. 

780  Laubert  (R.)  :  Ueber  die  Polymorphie  unserer  Eichen  {D.  b.  M.,  XXe 
ann.,  n°  4,  pp.  49-51,  1  pi.). 

781  Overton  (James  Bertram)  :  Parthenogenesis  in  Thalicirum  purpu- 
rascens{B.  G.,  Vol.  XXXIII,  n°  5.  pp.  363-375,  2  pi.). 

782  Schulze  (Hilmar)  :  Beitrage  zur  Blattanatomie  der  Rutaceen(Z?.  B.  C., 
t.  XII,  fasc.  1,  pp.  55-98,  2  pi.). 

783  Strasburger  (Eduard)  :  Ein  Beitrag  zur  Kenntniss  von  Ceratophyllum 
submersion  und  phylogenetische  Erôrterungen  {J.  w  B.,  t.  XXXVII, 
fasc.  3,  pp.  477-526,  3  pi.). 

784  Trotter  (A.)  :  Intorno  a  tubercoli  radicali  di  Datisca  cannabina  L.  {B. 
S.  b.  i.,  1902,  n°  2-3,  pp.  50-52). 


—    LXV    — 


785  Van  Tieghem  tPh.)  :  Le  cristarque  dans  la  tige  et  la  feuille  des 
Ochnacées  (B.  M.,  1902,  n°  4.  pp.  266-273). 

786  Van  Tieghem  (Ph.)  :  Sur  la  préfloraison  des  Ochnacées  {B.  M.,  1902,  n°4, 
PP-  273-279). 

787  Vôchting  (Hermann)  :  Ueber  die  Keimung  der  Kartoffelknollen  (B.Z., 
6uc  ann.,  Ie  part.,  fasc.  V,  pp.  87-114,  2  pi.). 

787  bis  Wagner  (Rudolf)  :  Ueber  Roylea  elegans  Wall.  [suite]  (Oe.  Z., 
Lll°  ann.,  n°  6,  pp.  222-228  [à  suivre]).  —  Voir  n°  631  bis. 

Cryptogames  vasculaires. 

788  Bertrand  (C.  Eg.)  et  F.  Cornaille  :  La  pièce  quadruple  des  Filicinées  et 
ses  réductions  (B.  S.  b.  F.,  40  sér.,  t.  II,  fasc.  3-4,  pp.  81-85). 

789  Bertrand  (C.  Eg.)  et  F.  Cornaille  :  Les  caractéristiques  de  la  trace  fo- 
liaire marattienne  et  de  la  trace  foliaire  ophioglosséenne.  Exemples  et 
modifications   de   ces   traces    (B.  S.   b.    F.,  4e  sér.,   t.   II,   fasc.   3-4, 

PP-  «7-93)- 
79.)  Bertrand  (G.  Eg.)  et  F.  Cornaille  :  Les  caractéristiques  de  la  trace  fo- 
liaire onocléenne  et  les  principales  modifications  de  cette  trace  (B.  S, 
b.  F.,  4°  sér.,  t.  II,  fasc.  3-4,  pp.  1 18-125). 

Algues. 

791  Artari  (Alexander)  :  Ueber  die  Bildung  des  Chlorophylls  durch  grime 
Algen  [B.  d.  b.  G.,  t.  XX,  n°4,  pp.  201-207). 

792  Dangeard  (P.  A.)  :  Le  caryophysème  des  Eugléniens  {Bt.,  8e  sér.,  fasc. 
3-6,  pp.  358-360). 

793  Dangeard  (P.  A.)  :  Recherches  sur  les  Eugléniens  {Bt.,  8e  sér.,  fasc.  3-6, 
PP-  97"357>  53  n&-  dans  le  texte  et  4  pi.).  —  Voir  n°  843  a. 

794  Dangeard  (P.  A.)  :  Sur  le  caryophysème  des  Engléniens  {C.  R., 
t.  CXXXIV,  n°  2^  pp.  1365-1366). 

795  Lutz  (L.)  :  Recherches  sur  la  nutrition  des  thallophytes  à  Paide  des 
amides  {B.  S.  b.  F.,  4e  sér.,  t.  I,  fasc.  7,  pp.  325-334). 

796  Matruchot  (L.)  et  M.  Molliard  :  Variations  de  structure  d'une  Algue 
verte  sous  l'influence  du  milieu  nutritif  (R.  g.  B.,  t.  XIV,  n°  161, 
pp.  1 13-130  [à  suivre],  3  pi.). 

Champignons. 

797  Grùss  (J.)  :  Biologische  Erscheinungen  bei  der  Cultivirung  von  Usti- 
lago  Maydis  (B.  d.  b.  G.,  t.  XX,  n°  4,  pp.  212-220,  1  pi.). 

797  a  Lutz  (L.).  —  Voir  n°  795. 

798  Prowazek(S.)  :  Zur  Kerntheilung  der  Plasmodiophora Brassiez ^  Woron. 
{Oe.  Z.,  Llle  ann.,  n°  6,  pp.  213-217,  2  fig.  dans  le  texte). 


LXVI    — 


Systématique,    Géographie   botanique,  Flores,  Comptes  rendus 
d'herborisations  et  de  voyages. 

Phanérogames. 

799  Andrews  (Luman)  :  Gleditschia  triacanthos  established  in  Connecticut 
{Rh.,  Vol.  4,  u°4i,  pp.  103-104). 

800  Balle  (Emile)  :  Carex  des  environs  de  Vire  (B.  A.  G.  è.,  11e  ann., 
n°  151,  pp.  142-158). 

801  Bargagli-Petrucci  (G.)  :  Rivista  del  génère  Conoccphalus  Bl.  (N.  G., 
nouv.  sér.,  Vol.  IX,  fasc.  2,  pp.  213-230,  1  fig.  dans  le  texte  et  8  pi.; 
8  esp.  nouv.). 

802  Beauverd  (Gustave)  :  Un  cas  de  dissociation  d'hybride  chez  le  Primula 
vulgaris  X  P-  officinalis  [P.  brevistyla  DC]  {B.  H.  B.,  2e  sér.,  t.  II, 
n°  6,  p.  567). 

803  Bissell  (C.  H.)  :  Some  noteworthy  plants  of  Connecticut  {Rh.,  Vol.  4, 
n°  41,  pp.  98-100). 

804  Blomberg  (Cari)  :  Utricularia  minor  in  Vinnicunnett,  Massachusetts 
(Rh.,  Vol.  4,  n°4i,  pp.  102-103). 

805  Boissieu  (H.  de)  :  Le  Sisyrinchium  mucronatum  Mich.  [S.  Bermu- 
diana  L.  pro  p.]  dans  l'Ain  (B.  S.  b.  F.,  4e  sér.,  t.  I,  fasc.  7,  pp.  271- 

275)- 
805  bis  Chabert  (Alfred)   :   Les  Euphrasia  de  la  France  [fin]   (B.  H.  B., 
2e  sér.,  t.  II,  n°  6,  pp.  497-520).  —  Voir  n°  416  bis. 

805  ter  Chodat  (B.)  et  E.  Wilczek  :  Contributions  à  la  flore  de  la  Répu- 
blique Argentine  [fin]  [B.  H.  B.,  2e  sér.,  t.  II,  n°  6,  pp.  521-544, 
13  fig.  dans  le  texte,  1  genre  nouv.,  10  esp.  nouv.).  —  Voir  n°  653  bis. 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Anartrophyllum,  1  Astcricium, 
1  Oligocladus  n.  gen.  Ombelliferarum,  1  Monnina,  1  Euphorbia,  1  Clic 
nopodium,  1  Nitrophila,  1  Atriplex,  1   Oxybaphus,  1  Iresine. 

806  Christ  (H.)  :  Quelques  remarques  sur  la  végétation  de  la  Riviera  di 
Levante  (B.  S.  b.  i.,  1902,  n°  2-3,  pp.  38-43). 

807  Christ  (H.)  :  Encore  quelques  notices  sur  la  végétation  de  la  Riviera 
di  Levante  (B.  S.  b.  i.,  1902,  n°  4,  pp.  71-73). 

808  Cockerell  (D.  A.)  :  A  new  Heliotr opium  (B.  G.,  Vol.  XXXIII,  n°  5, 
PP-  378-379). 

809  Druce  (G.  Claridge)  :  Helianthemum  Brezueri  Planch.  (/.  of  B.,  Vol. 

XL,  n°474,  pp.  231-233). 

809  bis  Freyn  (J.)  :  Plantae  Karoanae  amuricae  et  zeaënsae  [suite]  (Oe.  Z., 
LII°  ann.,  n°  6,  pp.  231-236  [à  suivre]).  —  Voir  n°  557  bis. 

810  Gadeceau  (Emile)  :  Liste  de  quelques  espèces  nouvelles  pour  la  florule 
de  Belle-Ile-en-mer  [Morbihan],  et  de  quelques  raretés  retrouvées 
dans  l'île  (B.  S.  b.  F.,  4e  sér.,  t.  I,  fasc.  7,  pp.  269-270). 


8n  Gagnepain  (F.)  :  Zingibéracées  nouvelles  de  l'Herbier  du  Muséum  : 
genre  Costus  {B.  S.  b.  F.,  4e  sér.,  t.  II,  fasc.  3-4,  pp.  93-106;  8  esp. 
nouv.). 

812  Goiran  (A.)  :  Délia  comparsa  di  Ma/va  crispa  L.  nel  Veronese  (B.  S. 

b.  i.,   [902,  n°  4,  pp.  70-71). 

812  bis  Hackel  (E.)  :  Neue  Grâser  [suite]  (Oe.  Z.,  LIIe  ann.,  n°  6,  pp.  237- 

240  [à  suivre]).  —  Voir  n°  670. 

Description    de  4   espèces  nouvelles,  savoir   :    1    Spartina,    1    Chloris, 
1  Cortaderia  et  1  Diplachne. 

813  Héribaud  Joseph  (Frère)  :  La  flore  d'Auvergne  en  1901  {B.  S.  b.  F., 
4e  sér.,  t.  I,  fasc.  7,  pp.  275-325). 

814  Hervey  (E.  Williams)  :  Rare  plants  about  New  Bedford  {Rh.,  Vol.  4, 
n°  41,  pp.  106-107). 

815  H6ck(F.)  :  Ankômmlinge  in  <ler  Pflanzenwelt  Mitteleuropas  wâhrend 
des  letzten  halben  Jahrhunderts.  V  {B.  B.  C,  t.  XII,  fasc.  1,  pp.  44- 
54). 

816  Hua  (Henri)  :  Le  genre  Neurotheca  Salisb.,  d'après  les  récents  docu- 
ments africains  {B.  S.  b.  F.,  4e  sér.,  t.  I,  fasc.  7,  pp.  258-269;  3  esp. 
nouv.). 

817  Hua  (Henri)  :  Observations  sur  deux  plantes  du  Gabon  ayant  fleuri 
dans  les  serres  du  Muséum  (B.  M.,  1902,  n°  4,  pp.  281-283). 

817  bis  Jaap  (Otto)  :  Einige  Notizen  zur  Gefâsspflanzen-Flora  der  nord- 
friesischen  Insel  Rom  {D.  b.  M.,  XXe  ann.,  n°  4,  pp.  60-62).  —  Voir 
n°  564. 

818  Malinvaud  (Ernest)  et  Frère  Héribaud  Joseph  :  Un  Carex  nouveau 
pour  la  flore  française  [C.  Grioletii  Rœm.]  (B.  S.  b.  F.,  4e  sér.,  t.  I, 
fasc.  7,  pp.  334-335,  1  fig.  dans  le  texte  et  1  pi.;, 

819  Marshall  (E.  S.)  :  West  Sussex  plant-notes  for  1901  (/.  of  Bot., 
Vol.  XL,  n°  474,  pp.  213-226). 

820  Mouillefarine  (Edm.)  :  Sur  une  nouvelle  localité  du  Viola  cortiuta  L. 
{B.  S.  b.  F.,  4e  sér.,  t.  II,  fasc.  3-4,  pp.  107-109). 

820  bis  Murr  (J.)  :  Beitrâge  zur  Flora  von  Tirol  and  Vorarlberg.  XIII 
{D.  b.  M.,  XXe  ann.,  n°  4,  pp.  51-56).  —  Voir  n°  566. 

82 1  Reynier  (Alfred)  :  Botanique  rurale.  Diverses  récoltes  en  Provence  et 
annotations  {B.  A.  G.  b.,   11e  ann.,  n"  151,  pp.  161-164  [à  suivre]). 

822  Rich  (Wm.  P.)  :  Oak  Island  and  its  flora  {Rh.,  Vol.  4,  n°  41,  pp.  87- 
94)- 

823  Robinson  (E.  L.)  :  Veronica  Chamasdrys  in  New  England  {Rh.,  Vol.  4, 
n°  41,  pp.  107-108). 

824  Sprenger  (C.)  :  Asparagus  Sprengeri  Regel  var.  ochroleuca  Spr. 
{B.  S.  b.  i.,  1902,  n°  2-4,  pp.  56-57). 


—  lxviii  — 


825  Sprenger  (C.)  :  Una  nuova  varietà  di  Asparagus  [A.  Sprengeri  Regel 
var.  falcatoides  Spr.]  {B.  S.  b.  i.,  1902,  n°  2-3,  pp.  55-56). 

826  Terracciano  (Nicola)  :  Il  génère  Eclipta  nella  flora  italiana  (B.  S.  6.  i., 
1902,  n°  4,  pp.  65-69). 

827  Williams  (Frédéric  N.)  :  British  Hawkweeds  of  the  Cerinthoidea 
group  (f.  of  B.,  Vol.  XL,  n°  474,  pp.  229-230). 

828  Zodda  (Giuseppe)  :  Revisione  monografica  dei  Delfinii  italiani  secondo 
Huth  e  dei  Meliloti  italiani  secondo  O.  E.  Schulz  {Mlp.,  Vol.  XV, 
fasc.  X-XII,  pp.  342-362). 

829  Zodda  (Giuseppe)  :  Studii  sul  génère  Serapias  (N.  G.,  nouv.  sér., 
Vol.  IX,  fasc.  2,  pp.  173-189). 

Cryptogames  vasculatres. 

830  Camus  (Fernand)  :  Lettre  à  M.  Malinvaud  sur  V  Hymenophyllum  tun 
bridgeuse  {B.  S.  b.  F.,  4e  sér.,  t.  II,  fasc.  3-4,  pp.  111-114). 

831  Christ  (H.)  :  Filices  novae  {B.  H.  B.,  2e  sér.,  t.  II,  n°  6,  p.  561  ;  1  Gym- 
no gramme  nouv.). 

831  bis  Christ  (H.)  :  Spicilegium  pteridologicum  austro-brasiliense  [suite] 
(B.  H.  B.,  2e  sér.,  t.  II,  n°  6,  pp.  545-560  [à  suivre]]  6  esp.  nouv.).  — 
Voir  n°  578  bis. 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Doryopteris,  2  Pteris,  1  Blech- 
num,  1  Asplenium,  1  Diplazium. 

832  Harper  (Roland  M.)  :  Notes  on  Lycopodium  clavatum  and  its  variety 
monostachyon  {Rh.,  Vol.  4,  n°  41,  pp.  100-102). 

MUSCINÉES. 

833  Armitage  (Eleonora)  :  Mosses  of  Co.  Limerick  (/.  of  B.,  Vol.  XL, 
n°  474,  pp.  226-228). 

8^4  Barsali  (E.)  :  Prime  Muscinee  dei  Livornese  (B.  S.  b.  i.,  1902,  n°  2-3, 
PP-  33-37)- 

835  Dismier  (G.)  :  Le  Frullania  fragilifolia  Tayl.  aux  environs  de  Paris; 
étude  sur  sa  distribution  géographique  en  France  {B.  S.  b.  F.,  4e  sér., 
t.  II,  fasc.  3-4,  pp.  115-118). 

836  Dismier  (G.)  :  Une  Hépatique  nouvelle  pour  la  chaîne  des  Vosges 
(B.  S.  b.  F.,  4L'  sér.,  t.  I,  fasc.  7,  pp.  242-243). 

837  Howe  (Marshall  A.)  :  Notes  on  American  Hepaticas  {B.  T.  C,  Vol.  29 
n°  5,  pp.  281-289). 

838  Lamarlière  (L.  Géneau  de)  et  J.  Maheu  :  Sur  la  flore  bryologique  des 
grottes  du   Midi  de   la  France    {B.    S.    b.   F.,    4e   sér.,  t.  I,   fasc.  7, 

PP-  243-256). 

839  Massalongo  (C.)  :  Sulla  scoperta  in  Italia  dei  Peialophyllum  Ralfsii 
Gott.  {B.  S.  b.  i.,  1902,  n°  2-3,  pp.  37-38). 


LXIX 


840  Nicholson  (W.  E.)  :  Notes  on  a  few  Mosses  from  South- Western  Swit- 
zerland  (R.  br.,  29e  ann.,  n°  3,  pp.  57-62). 

841  Paris  (Général)  :  Muscinées  de  l'Afrique  Occidentale  française  (R.  àr., 
29e  ann. ,  n°  3,  pp.  63-72;  16  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Ectropotkecium,  du  Haut  Sé- 
négal ;  2  Campylopus,  1  Leucoloma,  1  Leucobryum,  1  Oc/irobryum,  2  Ca- 
lymperes,  2  Macromitrium,  1  Bryum,  1  Trachypus,  1  Leptohymenium, 
1  Rhapkidostegium,  1  Ectropothecium,  du  Fouta  Djallon;  1  Porotrichum, 
de  la  Côte  d'Ivoire. 

V 

842  Podpera  (J.)  :  Die  geographische  Verbreitung  und  Gliederung  der 
buhmischen  Arten  der    Gattung    Bryum   (B.  B.   C,   t.  XII,  fasc.  1, 

PP-  1-33)- 

843  Zschacke  (H.)  :  Webera  proligera  (Lindb  )  Kindb.,  ein  neuer  Bûrger 
der  Moosflora  des  anhalt.  Unterharzes  {D.  b.  M.,  XXe  ann.,  n°  4,  p.  56). 

Algues. 

843  bis  Batters  (E.  A.  L.)  :  A  catalogue  of  the  british  marine  Algae  [suite] 
(/.  0/  B.,  Vol.  XL,  n°  474,  Suppl.,  pp.  25-32  [à  suivre]).  —  Voir 
n°  460. 

843  a  Dangeard  (P.  A.).  —  Voir  n°  793. 

L'auteur,  dans  la  partie  systématique  de  son  travail,  décrit  7  esp.  nouv., 
savoir  :  5  Euglena,  1  Pkacus  et  1   Trachelomonas. 

844  Forti  (Achille)  :  Contributo  40  alla  conoscenza  délia  florula  ficologica 
veronese  {N.  N.,  Ser.  XIII,  pp.  97-124). 

845  Mazza  (Angelo)  :  Flora  marina  del  Golfo  di  Napoli.  I  {N.  iV.,Ser.  XIII, 
pp.  125-152). 

Lichens. 

846  Zanfrognini  (Carlo)  :  Contribuzione  alla  flora  lichenologica  dell' 
Emilia  (N.  G.,  nouv.  sér.,  Vol.  IX,  fasc.  2,  pp.  190-21 1  [à  suivre]). 

Champignons. 

847  Griffiths  (David)  :  Concerning  some  West  American  Fungi  (B.  T.  C, 
Vol.  .H),  n°  5,  pp.  290-301,  5  fig.  dans  le  texte;  12  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  2  Tilletia,  1  Usiilago,  2  Sorospo- 
rium,  1  Gymnoconia,  3  Pucciuia,  2  ^Ecidium,  1  Ciaviceps. 

848  Lister  (Arthur)  and  Miss  G.  Lister  :  Notes  on  Mycetozoa  (/.  of  B., 
Vol.  XL,  n°  474,  pp.  209-213,  1  pi.). 

848  bis  Salmon  (E.  S.)  :  Supplementary  Notes  on  the  Erysiphacea:  [fin] 
{B.  T.  C,  Vol.  29,  nos  4  et  5,  pp.  181-210  et  302-316,  3  pi.).  —  Voir 
n°  468. 

849  White  (V.  S.)  :  TheNidulariacea;  of  North  America  {B.  T.  C,  Vol.  29, 
n°  5,  pp.  251-280,  5  pi.,  1  genre  nouv.,  4  esp.  nouv.). 


—    LXX 


Les    espèces  nouvelles  comprennent  :    i   Cyathia,   i  Nidula  gen.   nov., 
2  Granularia. 

Pathologie  et  tératologie  végétales. 

850  Trotter  (A.)  :  Contributo  alla  teratologia  végétale  {B.  S.  b.  i.,  1902, 
n°  2-3,  pp.  44-50,  1  fîg.  dans  le  texte). 

851  Voglino  (P.)  :  Sopra  una  malattia  dei  Crisantemi  coltivati  (Mlp.,  Vol. 
XV,  fasc.  X-XII,  pp.  329-341,  1  pi.). 

Technique. 

852  Kohi  (F.  G.)  :  Ein  neuer  Apparat  zur  Démonstration  von  Wachsthums- 
und  Plasmolvse-Erscheinungen.  Ein  photographisches  Auxanometer 
(B.  d.  b.  G.,  t.  XX,  n°  4,  pp.  208-212,  1  pi.). 

Sujets  divers. 

853  Ammidown  (L.  E.)  :  Saleratus  as  a  protection  against  ^«.y-poisoning 
(Rk.,  Vol.  4,  n°  41,  pp.  105-106). 

854  Bacon  (Alice  E.)  :  Some  cases  of  poisoning  by  Cypripedium  spectabilc 
in  Vermont  {Rà.,  Vol.  4,  n°  41,  pp.  94-97). 

855  Gérôme  :  Note  sur  quelques  floraisons  ou  fructifications  intéressantes 
observées  dans  les  serres  du  Muséum  {B.  M.,  uj02,  n°  4,  pp.  279-281). 

855  bis  Schertel  (S.)  :  Ueber  Leuchtpilze,  unsere  gegenwârtigen  Kennt- 
nisse  von  ihnen  ;  ihr  Vorkommen  in  Litteratur  und  Mythe  [suite] 
{D.  b.  A/.,  XXe  ann.,  n°  9,  pp.  56-60  [à  suivre]).  —  Voir  n°  542. 


Pari?.  <—  J.  Mersch,  imp.,  4*",  Av.  do  Châtilîon. 


JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

i6°  année.  —  Août  1902. 
BULLETIN  BIBLIOGRAPHIQUE  N°  8. 


Biographie,  Bibliographie,  Histoire  de  la  Botanique. 

S56  Alfôldi  (Flatt  Karoly)  :  A  herbariumok  torténetéhez  [Zur  Geschichte 
der  Herbare]  [suite]  (M.  b.  L.,  Ie  ann.,  n°6,  pp.  178-185  [à  suivre],  en 
hongrois  et  en  allemand).  —  Voir  n°  593  bis. 

857  Lignier  (0.)  :  L.  J.  Léger  {Bull,  de  la  Soc.  Linn.  de  Normandie,  5e  sér., 
Vol.  5,  pp.  116-131,  1  portr.). 

858  Linton  (E.  F.)  John  Clavell  Mansel-Pleydell  (/.  of  B.,  Vol.  XL,n°475, 
pp.  260-263,  1  portr.). 

Biologie,  morphologie  et  physiologie  générales. 

859  Bain  (Samuel  M.)  :  The  action  of  copper  on  leaves,  with  spécial  réfé- 
rence to  the  injurious  effects  of  fungicides  on  Peach  foliage  {Bull,  of 
the  agricultural  Experiment  Station  of  the  University  of  Tennessee, 
Vol.  XV,  n°  2,  pp.  21-108,  8  pi.). 

859  bis  Bernard  (Noël)  :  Études  sur  la  tubérisation  [fin]  {R.  g.  B.,  t.  XIV, 
n°  162,  pp.  269-2  yq).  —    Voir  n°  762  bis. 

860  Copeland  (Edwin  Bingham)  :  The  mechanism  of  stomata  {A.  of  B., 
Vol.  XVI,  n°  LXII,  pp.  327-364,  1  pi.). 

861  Fischer  (Hugo)  :  Ueber  Stârke  und  Inulin  {B.  B.  C,  t.  XII,  fasc.  2, 
pp.  226-242). 

862  Freidenfelt  (T.)  :  Studien  ûber  die  Wurzeln  krautiger  Pflanzen.  I.  Ue- 
ber die  Formbildung  der  Wurzel  vom  biologischen  Gesichtspunkte 
{FI.,  t.  91,  fasc.  I,  pp.  115-208,  20  fig.  dans  le  texte  et  4  pi.). 

863  Gallardo  (Angel)  :  Interpretaciôn  dinâmica  de  la  division  celular  (Thèse 
de  la  Faculté  des  scienc.  de  TUniv.  de  Buenos  Aires,  1902,  101  pag., 
6  fig.  dans  le  texte). 

864  Hansgirg  (Anton)  :  Neue  Beitrâge  zur  Pflanzenbiologie,  nebst  Nachtrâ- 
gen  zu  meinen  «  Phytodynamischen  Untersuchungen  »  {B.B.  C,  t.  XII, 
fasc.  2,  pp.  248-278). 

865  Loew  (0.),  K.  Aso  und  S.  Sawa:  Ueber  die  Wirkung  von  Manganver- 
bindungen  auf  Pflanzen  (.F/.,  t.  91,  fasc.  I,  pp.  264-273,  1  fig.  dans  le 
texte). 

866  Maquenne  (L.)  :  Sur  la  conservation  du  pouvoir  germinatif  des  graines 
{C.  R.,  t.  CXXXV,  n°  3,  pp.  208-209). 

867  Newcombe  (Frederick  C.)  :  Sachs'  angebliche  thigmotropische  Kurven 
an  Wurzeln  waren  traumatisch  {B.  B.  C,  t.  XII,  fasc.  2,  pp.  243-247). 


LXXII    — 


868  Miehe  (Hugo)  :  Ueber  corrélative  Beeinflussung  des  Geotropismus  eini- 
ger  Gelenkpflanzen  (/.  w.  B.,  t.  XXXVII,  fasc.  4,  pp.  527-593,  6  fig. 
dans  le  texte). 

869  Pollacci  (G.)  :  L'assimilation  chlorophyllienne  (Extr.  des  Archiv.  ita- 
lienn.  de  Biolog.,  t.  XXXVII,  fasc.  III,  3  pag.). 

870  Schlagdenhauffen  et  Reeb  :  Sur  la  présence  de  la  lécithine  dans  les 
végétaux  (C.  R.,  t.  CXXXV,  n°  3,  pp.  205-208). 

871  Terracciano  (Achille)  :  Contributo  alla  biologia  délia  propagazione 
agamica  nelle  Fanerogame  (Contribuzione  alla  Biologia  végétale, 
Vol.  III,  fasc.  1,  pp.  1-68,  6  pi  ,  avec  un  résumé  français). 

872  Van  Tieghem  (Ph.)  :  Sur  l'homologie  du  sac  pollinique  et  du  nucelle 
chez  les  Endoprothallées  ou  Phanérogames  (B.  M.,  1902,  n°  5, 
pp.  382-384). 

873  Wettstein  (R.  v.)  :  Bemerkungen  zur  Abhandlung  E.  Heinricher's  : 
«  Die  grûuen  Halbschmarotzer,  IV  »  (J.  w.  B.,  t.  XXXVII,  fasc.  4, 
pp.  685-697). 

Biologie,  morphologie  et  physiologie  spéciales. 

Phanérogames. 

874  Albo  (Giacomo)  :  Sul  significato  fisiologico  délia  nicotina  nelle  piante 
di  Tabacco  (Coiitribusione  alla  Biologia  végétale,  Vol.  III,  fasc.  1, 
pp.  71-91,  avec  un  résumé  français). 

875  Borzi  (A.)  :  Anatomia  dell'  apparato  senso-motore  dei  cirri  délie  Cu- 
curbitacee  {Contribusione  alla  Biologia  végétale,  Vol.  III,  fasc.  1, 
pp.  121-188,  3  pi.,  avec  un  résumé  français). 

876  Chauveaud  (G.)  :  De  l'existence  d'éléments  précurseurs  des  tubes  cri- 
blés chez  les  Gymnospermes  (C.  R.,  t.  CXXXIV,  n°  26,  pp.  1605- 1606). 

877  Endriss  (W.)  :  Monographie  von  Pilostyles  Ingas  (Karst.)  [Pilostyles 
Ulei  Solms-Laub.]  (FI.,  t.  91,  fasc.  I,  pp.  209-236,  29  fig.  dans  le  texte 
et  1  pi.). 

878  Ernst  (A.)  :  Chromosomenreduction,  Entvvickelung  des  Embryosackes 
und  Befruchtung  bei  Paris  quadrifolia  L.  und  Trillium  grandiflorum 
Salisb.  (FI.,  t.  91,  fasc.  I,  pp.  1-46,  6  pi.). 

879  Fairchild  (David  G.)  :  Notes  of  travel.  IX.  A  precocious  Poplar  branch 
(B.  G.,  Vol.  XXXIII,  n°6,  pp.  461-462,  1  fig.  dans  le  texte). 

880  Goebel  (K.)  :  Morphologische  und  biologische  Bemerkungen.  13,  Ueber 
die  Pollenentleerung  bei  einigen  Gymnospermen.  14,  Zur  Entwickel- 
ungsgeschichte  des  Boragoids  (FI.,  t.  91,  fasc.  I,  pp.  237-263,  19  fig. 
dans  le  texte). 

881  Goffart (Jules):  Recherches  sur  l'anatomie  des  feuilles  dans  les  Renon- 
culacées  (Archiv.  de  l'Instit.  bot.  de  l' Univ.  de  Liège,  Vol.  III,  190  pag., 
14  pi.). 


T.XJCIII   — 


882  Gravis  (A.)  et  P.  Donceel  :  Anatomie  comparée  du  Chlorophytum  ela- 
tum  Ait.  et  du  Tradescantia  virginica  L.  {Archiv.  de  l'Instit.  bol.  de 
l'Univ.  de  Liège,  Vol.  II,  58  pag.,  5  pi.). 

882  bis  Hansgirg  (Anton)  :  Zur  Biologie  derherabgekriimmtenLaubblâtter 
der  Aralia  spathulaia  und  Meryla  Senfftiana  [fin]  (Oe.  Z.,  LII9  ann., 

n°  7,  pp.  270-273).  —    Voir  n°  778. 

883  Hill  (T.  G.)  :  On  variation  in  the  flowers  of  certain  species  of  Primula 
{A.  of  B.,  Vol.  XVI,  n°  LXII,  pp.  317-326,  1  fig.  dans  le  texte). 

884  Joesting  (Friedrich)  :  Beitrâge  zur  Anatomie  der  Sperguleen,  Polycar- 
peen,  Paronychieen,  Sclerantheen  und  Pterantheen  {B.  B.  C,  t.  XII, 
fasc.  2,  pp.  139-181,  2  pi.). 

885  La  Floresta  (P.)  :  La  formazione  di  radici  avventizie  nelle  foglie  di 
Gasteria  acinacifolia  Haw.  {Con/ribusione  alla  Biologia  végétale, 
Vol.  III,  fasc.  1,  pp.  95-117,  1  pi.,  avec  un  résumé  français). 

886  La  Floresta  (P.)  :  Struttura  ed  accrescimento  secondario  del  fusto  di 
Xanthorrhœa  {Ccntribuzione  alla  Biologia  végétale,  Vol.  III,  fasc.  1, 
pp.  191-208,  1  pi.,  avec  un  résumé  français). 

888  Leavitt  (R.  G.)  :  Subterranean  plants  of  Epiphegus  {B.  G.,  Vol.  XXXIII, 
n°  5,  p.  376,  1  fig.  dans  le  texte). 

888  Lignier  (0.)  :  Sur  la  valeur  morphologique  des  pièces  florales  chez  le 
Dicentra  spectabilis  DC.  {Bail,  de  la  Soc.  Linn.  de  Normandie,  5e  sér., 
Vol.  5,  pp.  106-112). 

889  Lonay  (Hyacinthe)  :  Contribution  à  l'anatomie  des  Renonculacées  : 
Structure  des  péricarpes  et  des  spermodermes  {Archiv.  de  l'Instit. 
bot.  de  l'Univ.  de  Liège,  Vol.  III,  164  pag.,  21  pi.). 

890  Micheels  (Henri)  :  Contribution  à  l'étude  anatomique  des  organes 
végétaux  et  floraux  chez  Carludovica  plicata  Kl.  {Archiv.  de  l'Instit. 
bot.  de  l'Univ.  de  Liège,  Vol.  II,  110  pag.,  11  pi.). 

891  Muth  (Franz)  :  Untersuchungen  ùber  die  Entwickelung  der  Inflores- 
cenz  und  der  Blùthen,  sowie  iïber  die  angewachsenen  Achselsprosse 
von  Symphytum  officinale  {Fl.,  t.  91,  fasc.  I,  pp.  56-114,  7  pi.). 

892  Péchoutre  (F.)  :  Contribution  à  l'étude  du  développement  de  l'ovule 
et  de  la  graine  des  Rosacées  {A.  Se.  n.,  8e  sér.,  t. XVI,  n°  1-2,  pp.  1-158, 
166  fig.  dans  le  texte). 

893  Rimbach  (A.)  :  Physiological  observations  on  the  subterranean  organs 
of  some  californian  Liliaceae  {B.  G.,  Vol.  XXXIII,  n°  6,  pp.  401-420, 

1  pi.). 

894  Solereder  (H.)  :  Ueber  die  anatomischen  Charaktere  des  Blattes  bei 
den  Podayrieen  und  Genisteen  {B.  B.  C,  t.  XII,  fasc.  2,  pp.  279-288). 

895  Sterckx  (R.)  :  Recherches  anatomiques  sur  l'embryon  et  les  plantules 
dans  la  famille  des  Renonculacées  (Archiv.  de  l'Instit.  bot.  de  l'Univ. 
de  Liège,  Vol.  II,  120  pag.,  24  pi.). 


—    LXXIV   — 


896  Thiselton-Dyer  (W.  T.)  :  Morphological  Notes.  VIL  Evolution  of  pit- 
chers  in  Dischidia  Rafflesiana  (A.  of  B.,  Vol.  XVI,  n°  LXII, 
PP-  365-369»  2  pi.). 

897  Van  Tieghem  (Ph.)  :  L'hypostase  dans  l'ovule  et  la  graine  des  Rosa- 
cées {A.  Se.  11.,  8e  sér.,  t.  XVI,  n°  1-2,  pp.  159-160). 

897  bis  Wagner  (Rudolf)  :  Ueber  Roylea  elegans  Wall,  [fin]  (Oe.  Z., 
LIIe  ann.,  n°  7,  pp.  267-270).  —  Voir  n°  787  bis. 

898  Webb  (Jonathan  E.)  :  A  morphological  study  of  the  flower  and  em- 
bryoof  Spirsea  {B.  G.,  Vol.  XXXIII,  n°  6,  pp.  451-460,  28  fig.  dans  le 
texte). 

899  Wilcox  (E.  Mead)  :  Numerical  variation  of  the  ray-flovers  of  Compo- 
sitae  {B.  G.,  Vol.  XXXIII,  n°  6,  pp.  462-465,  1  fig.  dans  le  texte). 

Cryptogames  vasculaires. 

900  Denke  (P.)  :  Sporenentwicklung  bei  Selaginella  {B.  B.  C,  t.  XII,  fasc.  2, 
pp.  182-199,  1  pi.). 

901  Farmer  (J.  Bretland)  and  T.  G.  Hill  :  On  the  arrangement  and  struc- 
ture of  the  vascular  strands  in  Angiopteris  evecta,  and  some  other 
Marattiaceae  (A.  of  B.,  Vol.  XVI,  n°  LXII,  pp.  371-402,  1  fig.  dans  le 
texte  et  3  pi.). 

902  Yapp  (R.  H.)  :  Two  Malayan  «  myrmecophilous  »  Ferns,  Polypodium 
[Lecanopteris]  camosum  [Blume]  and  Polypodium  spinosum  Wall.  (A. 
of  B.,  Vol.  XVI,  n°  LXII,  pp.  185-231,  3  pi.). 

MUSCINÉES. 

903  Nye  (Harriet  A.)  :  The  blooming  of  Hepaticas  {Rh.,  Vol.  4,  n°  42, 
pp.  127-128). 

Algues. 

904  Brand  (F.)  :  Zur  nâheren  Kenntniss  der  Algengattung  Tre71tepoh.Ua 
Mart.  (B.  B.  C,  t.  XII,  fasc.  2,  pp.  200-225,  1  pi-  ;  2  esp.  nouv.). 

905  Elenkin  (A.)  :  Quelques  observations  sur  la  vie  des  Beggiatoa  (B.f.  P., 
t.  II,  fasc.  4,  pp.   127-131  [en  russe,  avec  résumé  français]). 

906  Fritsch(F.  E.):  Algological  Notes:  I,  Observations  on  species  of  Apha- 
nochastc ;  II,  The  germination  of  the  zoospores  in  Œdogonmm  {A.  of. 
B.,  Vol.  XVI,  n°  LXII,  pp.  403-417,  2  fig.  dans  le  texte). 

907  Heydrich  (F.)  :  Das  tetrasporangium  der  Florideen,  ein  Vorlâufer  der 
sexuellen  Fortpflanzung  (Bibliotkeca  botanica,  fasc.  57,  9  pag.,  1  pi.). 

908  MacMillan  (Conway)  :  Observations  on  Pterygophora  {M.  b.  S.,  Vol.  II, 
fasc.  6,  pp.  723-741,  6  pi.). 

908  bis  Matruchot  (L.)  et  M.  Molliard  :  Variations  de  structure  d'une 
Algue  verte  sous  l'influence  du  milieu  nutritif  [suite]  {R.  g.  B.,  t.  XIV, 
n°  162,  pp.  254-268  [à  suivre],  1  pi.).  —  Voir  n°  796. 


—    LXXV    — 


909  Scherffel  (A.)  :  Mycologische  und  algologische  Notizen  (Hdw.,  t.  XLI, 
fasc.  3,  Suppl.,  pp.  (105W107),  1  fig.  dans  le  texte). 

910  Wisseling  (C.  von)  :  Untersuchungen  ûber  Spirogyra.  Vierter  Reitrag 
zur  Kenntniss  der  Karyokinese  (B.  Z.,  60e  aan.,  Ie  part.,  fasc.  VI, 
pp.  1 15-138,  1  pi.). 

Champignons. 

911  Dietel  (P.):  Remerkungen  ùber  Uropyxis  und  verwandte  Rostpilzgat- 
tungen  (Hdzv.,  t.  XLI,  fasc.  3,  pp.  (107H113)). 

912  Fernbach  (A.)  :  Influence  de  l'acide  sulfocyanique  sur  la  végétation  de 
YAspergillus  niger  (C.  R.,  t.  CXXXV,  n°  1,  pp.  51-52). 

913  Juel  (H.  0.)  :  Ueber  Zellinhalt,  Refruchtung  und  Sporenbildung  bei 
Dipodascus  (FI.,  t.  91,  fasc.  I,  pp.  47-55,  2  pi.). 

914  Marchai  (Em.)  :  De  la  spécialisation  du  parasitisme  chez  X Erysiphe 
graminis  (C.  R.,  t.  CXXXV,  n°  3,  pp.  210-212). 

915  Mazé  :  La  zymase  de  X Eurotiopsis  Gayoni  (C.  R.,  t.  CXXXV,  n°  2, 
pp.  113-116). 

916  Shibata  (K.)  :  Cytologische  Studien  ûber  die  endotrophen  Mykorrhi- 
zen  (/.  w.  B.,  t.  XXXVII,  fasc.  4,  pp.  642-684,  2  pi.). 

917  Smith  (Ralph  E.):  The  parasitism  of  Botrytis cinerea(B '.  G.,  Vol.  XXXIII, 
n°  6,  pp.  421-436,  2  fig.  dans  le  texte). 

Systématique,    Géographie  botanique,  Flores,  Comptes  rendus 
d'herborisations  et  de  voyages. 

Phanérogames. 

918  Becker  (Wilh.)  :  Verzeichnis  der  in  den  «  Violae  exsiccatae  II  und  III 
ausgegebenen  Veilchen  nebst  den  Diagnosen  neuer  Formen  (D.  b.  M., 
XXe  ann.,  n°  5,  pp.  69-72  [à  suivre]). 

919  Benz  (Robert  v.)  :  Hieracienfunde  in  den  ôsterreichischen  Alpen 
(Oe.  Z.,  LIIe  ann.,  n°  7,  pp.  260-267  [à  suivre]). 

920  Blanchard  (W.  H.)  :  Some  Vermont  and  New  Hampshire  plants  in  the 
middle  Connecticut  valley.  I  (Rà.,  Vol.  4,  n°  42,  pp.  129-133). 

921  Borbâs  (Vinc.  de)  :  Hazânk  meg  a  Ralkân  Hesperis-ei  [Species  Hespe- 
ridum  Hungariae  atque  Haemi]  (M.  b.  L.,  Ie  ann.,  n°  6,  pp.  161- 167  [à 
suivre],  1  fig.  dans  le  texte). 

922  Brainerd  (Ezra)  :  Two  more  rare  plants  from  lake  St.  John,  Québec 
(RA.,  Vol.  4,  n°  42,  pp.  128-129). 

922  bis  Carrier  (R.  P.  J.  C.)  :  La  flore  de  l'île  de  Montréal,  Canada  [suite] 
(B.  A.  G.  b.,  11e  ann.,  n°  152,  p.  188).  —  Voir  n°  179  bis. 

923  Comère  (Joseph)  :  La  flore  du  canal  du  Midi  dans  la  région  toulousaine 
(Lxtr.  des  Compt.  rend,  du  Congrès  des  Soc.  savant,  en  1901 ,  8  pag.). 
—  Voir  n°  947  a. 


—    LXXVI    — 


924  Eggleston  (W.  W.)  :  The  discovery  of  Comandra  livida  and  Lycopo- 
dium  sitchense  on  Mt.  Washington  (Rà.,  Vol.  4,  n°  41,  pp.  97-98). 

924  bis  Fedtschenko  (Mme  Olga)  et  Boris  Fedtschenko  :  Matériaux  pour  la 
flore  du  Caucase  [suite]  (B.  H.  B.,  2e  sér.,  t.  II,  n°  7,  pp.  583-601).  — 
Voir  n°  181. 

925  Fernald  (M.  L.)  :  An  anomalous  Skullcap  [Scutellaria  Churchilliand] 
{Rh.,  Vol.  4,  n°  42,  pp.  137-138,  1  pi.). 

926  Fernald  (M.  L.)  :  The  Seneca  Snakeroot  in  Maine  {Rh.,  Vol.  4,  n°  42, 

PP-  133-m)- 

926  bis  Freyn  (J.)  :  Plantae  Karoanae  amuricae  et  zeaënsse  [suite]  (Oe.  Z., 
LIIe  ann.,  n°  7,  pp.  277-283).  —  Voirn0  809  bis. 

926  ter  Hackel  (E.)  :  Neue  Graser  [suite]  (Oe.  Z.,  LIIe  ann.,  n°  7,  pp.  273- 
276).  —  Voirn0  812  bis. 

927  Jadin  (F.)  :  Essai  de  classification  des  Simarubacées  basée  sur  les  ca- 
ractères anatomiques  (Extr.  des  Compt.  rend,  de  l'A.  F.  A.  S.,  Con- 
grès d'Ajaccio,  1901,  7  pag.). 

927  bis  Léveillé  (H.)  et  Eug.  Vaniot  :  Enumération  des  plantes  du  Kouy- 
Tchéou,  d'après  l'herbier  d'Emile  Bodinier  [suite]  (B.  A.  G.  b.,  1  ie  ann., 
n°  152.  pp.  166-174;  13  esp.  nouv.).  —  Voir  n°  678  bis. 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  6  Clematis,  6  Corydallis  et  1  Pas- 
si  jï  or  a. 

927  ter  Léveillé  (H.)  et  Eug.  Vaniot  :  Les  Carex  du  Japon  [suite]  (B.  A. 
G.  b.,  11e  ann.,  n°  152,  pp.  175-187,  2  esp.  nouv.).  —  Voir  n°  678  ter. 

928  Maiden  (J.-H.)  :  On  Eucalyptus  tereticornis  Smith  and  E.  rostrata 
Schlectendal  (B.  H.  B.,  2e  sér.,  t.  II,  n°  7,  pp.  569-582). 

929  Marshall  (Rev.  E.  S.)  and  W.  A.  Shoolbred  :  Glamorganshire  plants 
(/.  of  B.,  Vol.  XL,  n°  475,  pp.  248-250). 

930  Matsumura  (J.)  :  Revisio  Alni  specierum  japonicarum  (/.  C.  Se, 
Vol.  XVI,  2e  part.,  15  pag.,  4  pi.). 

931  Merrill  (Elmer  D.)  :  The  North  American  species  of  Spartina  (U.  S. 
D.  A.,  Bureau  of  plant  industry,  Bullet.  n°  9,  11  pag.  ;  1  esp.  nouv.). 

932  Moore  (Spencer  Le  M.)  :  Alabastra  diversa.  IX.  Dr.  Rand's  Rhodesian 
Rubiaceae  (/.  of  B.,  Vol.  XL,  n°  475,  pp.  250-256  [à  suivre]  ;  9  esp. 
nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Oldcnlandia,  2  Pentanisia, 
1  Vangueria,  1  Anthospermuni,  1  Xysmalobium,  1  Schisoglossum, 
1  Asclepias  et  1  Cynaiichum. 

933  Murr  (J.)  :  Bursa  pastoris  (L.)  nov.  var.  evonymocarpa  mh.  (M.  b.  L., 
Ie  ann.,  n°  6,  p.  186). 

934  Oborny  (Ad.)  :  Beitrâge  zur  Ifieracium-Flora  des  oberen  Murthales 
in  Steiermark  (Oe.  Z.,  LIIe  ann.,  n°  7,  pp.  253-258;  1  esp.  nouv.). 


—    LXXVII    — 


935  Robinson  (B.  L.)  :  Tvvo  new  Hypericums  of  the  adpressum  group 
(JE*.,  Vol.  4.  n°42,  pp-  i35-'37,  i  P1-)- 

936  Taliew  tW.)  :  Lamium  glaberrimum  sp.  nova  [sect.  Lamiopsis  Boiss.] 
{B.J.  P.,  t.  II,  fasc.  4.,  pp.  132-136  [en  russe,  avec  diagnose  latine], 
1  fïg.  dans  le  texte  et  1  pi.). 

937  Van  Tieghem  (Ph.)  :  Quelques  genres  nouveaux  d'Ochnacées.  Consti- 
tution actuelle  de  la  famille  (B.  M.,  1902,  n°  5,  pp.  371-381). 

938  Williams  (Frédéric  N.)  :  Hieracium  anglicum  Pries  and  its  varieties 
(J.  of  B.,  Vol.  XL,  n°  475,  pp.  257-260). 

939  Williams  (Frédéric  N.)  :  Note  synoptique  sur  le  genre  Mœnckia 
(B.  H.  B.,  2e  sér.,  t.  II,  n°  7,  pp.  602-613). 

940  Yabe  (Y.)  :  Revisio  Umbelliferarum  japonicarum  (/.  C.  Se,  Vol.  XVI, 
2^  part.,  io8pag.,3pl.). 

Cryptogames  vasculaires. 

940  bis  Christ  (H.)  :  Spicilegium  pteridologicum  austro-brasiliense  [suite] 
(B.  H.  B.,  2e  sér.,  t.  II,  n°  7,  pp.  633-650  [à  suivre]  ;  4  esp.  nouv.).  — 
Voir  n°  831  bis. 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Aspidium,  1  Pkegopteris, 
x  Cystopteris,  1  Alsopltiia. 

940  a  Eggleston  (W.  W.).  —  Voir  n°  924. 

941  Waisbecker  (Antal)  :  Vasvârmegye  harasztjai  [Die  Farne  des  Eisen- 
burger  Comitats  in  West-Ungarn]  {M.  b.  L.,  Ie  ann.,  n°  6,  pp.  168-178 
[en  hongrois  et  en  allemand]  [à  suivre]). 

Muscinées. 

942  Dismier  (6.)  :  Le  Cephalosia  catenulata  (Hûben.)  à  Cherbourg  (R.  Br., 
29e  ann.,  nù  4,  pp.  86-88). 

943  Dismier  (G.)  :  Quelques  Muscinées  nouvelles  ou  rares  pour  les  Ar- 
dennes  françaises  (R.  br.,  29e  ann.,  n°  4,  pp.  89-90). 

944  Levier  (E.)  :  Riccia  Crosalsii  nova  species  (R.  br.,  29e  ann.,  n°  4, 
pp.  73-75,  1  hg.  dans  le  texte). 

945  Mùller  (C.)  :  Symbolse  ad  Bryologiam  Australie  III  (Hdw.,  t.  XLI, 
fasc.  3,  pp.  1 19-134;  40  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Acaulon,  1  Phascum,  1  Ephe- 
merella,  1  Funaria,  1 1  Distichophyllum,  9  Hepaticina,  2  Eriopus,  2  Pi- 
lotrichella,  1  Trachyloma,  3  Cryphxa,  2  Leptodon,  2  Dusenia,  4  Mnioden- 
dron. 

945  bis  Paris  (Général)  :  Muscinées  de  Madagascar.  3e  article  (R.  br., 
29e  ann.,  n°  4,  pp.  76-86).  —  Voir  n°  219. 

Les  Mousses  nouvelles  comprennent  :  1  Dicranolouia,  1  Ochrobryum, 
1  Pottia,  3  Hyophila,  1  Trickostomum,  1  Epipterygium,  1  Taxithelium, 
1  Leucobryum,  1  Thuidium,  1  Isopterygium,  1  Bryum;  les  Hépatiques  : 
1  Cheilolejeunea  et  1  Bryopteris. 


—    LXXVlII    — 
v 

946  Podpera  (J.)  :  Zwei  neue  Laubmoosarten  der  Flora  Mâhrens  (Oe.  Z., 
LIIe  ann.,  n°  7,  pp.  258-260). 

Algues. 

946  bis  Batters  (E.  A.  L.)  :  A  Catalogue  of  the  british  marine  Algae  [suite] 
(/.  of  B.,  Vol.  XL,  n°  475,  Suppl.,  pp.  33-40  [à  suivre]).  —  Voir 
n°  843  bis. 

946  a  Brand  (F.).  —  Voir  n°  904. 

947  Collins  (F.  S.)  :  The  marine  Cladophoras  of  New  England  (Rk., 
Vol.  4,  n°  42,  pp.  m-127,  1  pi.). 

947  a  Comère  (Joseph).  —  Voir  n°  923. 

948  Yendo  (K.)  :  Corallinse  verse  of  Port  Renfrew  {M.  b.  S.,  Vol.  II,  fasc.  6, 
pp.  711-722,  12  pi.;  3  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  1  Cheilosporum  et  2  Corallina. 

949  West  (G.  S.)  :  On  some  Algae  from  hot  springs  (/.  of  B.,  Vol.  XL, 
n°  475,  pp.  241-248,  1  pi.;  3  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  1  Aulosira,  1  Symploca  et  1  Phor- 
midium. 

Lichens. 

950  Fink  (Bruce)  :  Contributions  to  a  knowledge  of  the  Lichens  of  Minne- 
sota. VI.  Lichens  of  Northwestern  Minnesota.  (M.  b.  S.,  Vol.  II,  fasc.  6, 
PP.  657-709). 

Champignons. 

951  Hennings  (P.)  :  Einig-e  neue  Pilze  aus  dem  Berliner  botan.  Garten 
(Hdw.,  t.  XLI,  fasc.  3,  pp.  135-139;  19  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Physalospora,  1  Pleospora, 
1  Niptera,  1  Phyllosiicta,  2  Phoma,  1  Cytospora,  1  Cytosporella,  3  Asco- 
chyta,  1  Diplodiella,  2  Diplodia,  1  Sphasropsis,  1  Hendersonia,  2  Cama- 
rosporium,  1  Fusarium. 

952  Hennings  (P.)  :  Fungi  costaricenses  a  cl.  Dr.  H.  Pittier  mis.  (Hdw., 
t.  XLI,  fasc.  3,  Suppl.,  pp.  (ioi)-(io5);  11  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Uromyces,  1  Uredo,  1  Corti- 
cium,  1  Pleosphasrulina,  3  Phyllachora,  1  Taphrina,  1  Asckersonia, 
1  Hainesia,  1  Trichosporium. 


Paris.  «»  J.  Mersch,  imp.,  46",  Av.  de  Châtillon. 


JOURNAL  DE   BOTANIQUE 

16e  année.  —  Septembre  1902. 
BULLETIN  BIBLIOGRAPHIQUE  N°  9. 


Biographie,  Bibliographie,  Histoire  de  la  Botanique. 

952  bis  Alfôldi  (Flatt  Karoly)  :  A  herbariumok  torténetéhez  [Zur  Ge- 
schichte  der  Herbare]  [suite]  (M.  b.  L.,  Ie  ann.,  n°  7,  pp.  210-215  [à 
suivre]).  —  Voir  n°  856. 

953  Britten  (James)  :  Buchanan's  A  van  plants  (/.  0/  B.,  Vol  XL,  n°  476, 
pp.  279-282). 

954  Harmand  (Abbé)  :  Note  nécrologique  sur  Vénance  Payot  {B.  S.  b.  F., 
4e  sér.,  t.  II,  pp.  168-169). 

Biologie,  morphologie  et  physiologie  générales 

955  Albo  (Giacomo)  :  Alcune  considerazioni  sul  significato  fisiologico  degli 
alcaloidi  vegetali  (N.  G.,  nouv.  sér.,  Vol.  IX,  n°  3,  pp.  285-300). 

L'auteur  résume  son  travail  dans  les  trois  propositions  suivantes  : 

I.  Les  alcaloïdes   n'ont  de  fonction  protectrice  qu'incidemment  et  contre 
quelques  animaux  seulement. 

II.  Ils  ne  sont  pas  des  produits  de  rebut  de  la  plante  qui  les  forme. 

III.  Directement  ou  indirectement   ils  prennent  part  à  la  nutrition  de  la 
plante  elle-même. 

956  Cavara  (F.)  :  Brève  contribuzione  alla  conescenza  del  nucleolo  {B.  S. 
b.  t.,  1902,  n°  5-6,  pp.  108- 11 2,  1  fig.  dans  le  texte). 

957  Daguillon  (Aug.)  :  Observations  sur  la  distribution  des  poils  à  la 
surface  de  la  tige  chez  quelques  espèces  herbacées  (R.  g.  B.,  t.  XIV, 
n°  163,  pp.  289-299,  2  fig.  dans  le  texte). 

958  Gerassimow  (J.  J.)  :  Die  Abhângigkeit  der  Grosse  der  Zelle  von  der 
Menge  ihrer  Kernmasse  {Zeitschrift  fur  allgemeine  Physiologie,  t.  I, 
fasc.  3,  pp.  220-258). 

959  Griffon  (Ed.)  :  Recherches  sur  l'assimilation  chlorophyllienne  des 
feuilles  dont  on  éclaire  soit  la  face  supérieure,  soit  la  face  inférieure 
(C.  R.,  t.  CXXXV,  n°  5,  pp.  303-305). 

960  Jost  (L.)  :  Zu  Schwendener's  Antwort  auf  meine  Einwânde  gegen  die 
mechanische  Blattstellungstheorie  (B.  Z.,  6o°  ann.,  IIe  part.,  n°  15, 
pp.  225-228,  2  fig.  dans  le  texte). 

v 

961  Nemec  (B.)  :  Die  Perception  der  Schwerkraftreizes  bei  den  Pflanzen 
{B.  d.  b.  G.,  t.  XX,  fasc.  6,  pp.  339-354)- 

962  Poisson  (Jules)  :  Observations  sur  la  durée  germinative  des  graines 
(C.  R.,  t.  CXXXV,  n°6,  pp.  333"335). 


A 


—    LXXX    — 


963  Wiesner  (J.)  :  Regulirung  der  Zweigrichtung  durch  a  variable  Epi- 
nastie  »  (B.  d.  b.  G.,  t.  XX,  fasc.  6,  pp.  321-327). 

964  Zacharias  (E.)  :  Ueber  die  «  achromatischen  »  Bestandtheile  des  Zell- 
kerns  (B.  d.  b.  G.,  t.  XX,  fasc.  6,  pp.  298-320,  1  pi.). 

Biologie,  morphologie  et  physiologie  spéciales. 

Phanérogames. 

965  Arcangeli  (G.)  :  Sulla  Drosera  rotundifolia  L.  {B.  S.  b.  t.,  1902, 
no  5-6,  pp.  85-88). 

966  Chauveaud  (G.)  :  Développement  des  éléments  précurseurs  des  tubes 
criblés  dans  le  Thuia  orientalis  (B.  M.,  1902,  n°  6,  pp.  447-454,  6  fig. 
dans  le  texte). 

967  Chiîflot  (J.  B.  J.)  :  Contributions  à  Tétude  de  la  classe  des  Nym- 
phéinées  {Annal,  de  l'Univers,  de  Lyon,  nouv.  sér.,  I,  Scienc,  Médec, 
fasc.  10,  294  pag.,  214  fig.  dans  le  texte). 

968  Cook  (Mel.  T.)  :  Polyembryony  in  Ginkgo  {B.  G.,  Vol.  XXXIV,  n°  1, 

pp.  64-65,  1  fig\  dans  le  texte). 

969  Hillman  (F.  H.)  :  The  seeds  of  Rescue  Grass  and  Chess  (U.  S.  D.  A., 
Bureau  of  plant  industry ,  Bullet.  n°  25,  4  pag.,  3  fig.  dans  le  texte). 

970  Hua  (Henri)  :  Description  de  deux  fruits  d'Apocynacées  africaines 
(B.  M.,  1902,  n»6,  pp.  479-481). 

971  Langeron  (Maurice)  :  Le  genre  Aleurites  Forst.  [Euphorbiacées] 
Systématique,  Anatomie,  Pharmacologie  (160  pag.,  52  fig.,  Paris, 
1902). 

972  Mouillefarine  :  Question  sur  le  Gentiana  ciliata  (B.  S.  b.  F.,  4e  sér., 
t.  II,  pp.  169-170). 

973  Revedin  (Pietro)  :  Studia  sopra  i  peli  délie  Borraginacee  (Al.  G.,  nouv. 
sér.,  Vol.  IX,  n°  3,  pp.  301-318,  44  fig.  dans  le  texte). 

974  Van  Tieghem  (Ph.)  :  Structure  de  l'ovule  des  Caricacées  et  place  de 
cette  famille  dans  la  classification  (B.  M.,  1902,  n°  6,  pp.  436-442). 

Algues. 

974  bis  Matruchot  (L.)  et  M.  Molliard  :  Variations  de  structure  d'une 
Algue  verte  sous  l'influence  du  milieu  nutritif  [fin]  (R.  g.  B.,  t.  XIV, 
n°  163,  pp.  316-332).  —  Voir  n°  908  bis. 

975  Timberlake  (Hamilton  Greenwood)  :  Development  and  structure  of  the 
swarmspores  of  Hydrodictyoïi  (Transact.  of  the  Visconsin  Acad.  of 
Scienc,  Arts  and  Letters,  Vol.  XIII,  pp.  486-522,  2  pi.). 

Champignons. 

976  Kostytschew  (S.)  :  Der  Einfluss  des  Substrates  auf  die  anaërobe 
Athmung  der  Schimmelpilze  (B.  d.  b.  G.,  t.  XX,  fasc.  6,  pp.  327-334). 


—  r.xxxi   — 


977  Magnus  (P.)  :  Uebereine  Function  der  Paraphysen  von  LJredolagern, 
nebst  einem  Beitrage  zur  Kenntniss  der  Gattung  Coleosporiuni  [B.  d. 
b.  G.,  t.  XX,  fasc.  6,  pp.  334"339»   ï  P1-)- 

978  Meyer  (Arthur)  :  Die  Plasmaverbindungen  und  die  Fusionen  der  Pilze 
der  Florideenreihe  (B.  Z.,  60e  ann.,  Ie  part.,  fasc.  VII-VIII,  pp.  139- 
178,  1  pl.j. 

979  Pinoy  :  XYcessité  de  la  présence  d'une  Bactérie  pour  obtenir  la  culture 
de  certains  Myxomycètes  {B.  S.  m.  F.,  t.  XVIII,  fasc.  3,  pp.  288-290). 

980  Prillieux  (Ed.)  :  Les  périthèces  du  Rosellinia  necatrix  (C.  R., 
t.  CXXXV,  n"  5,  pp.  275-278). 

Systématique.    Géographie   botanique,  Flores,  Comptes  rendus 
d'herborisations  et  de  voyages. 

Phanérogames. 

981  Aznavour  (G.  V.)  :  Plantes  recueillies  par  M.  F.  X.  Lobry  dans  l'île  de 
Syra  (M.  b.  L.,  1°  ann.,  n°  7,  pp.  193-196). 

Liste  de  45  espèces,  dont  1  nouvelle  {Salvia  Lobry ana). 

982  Beauverd  (Gustave)  :  Notes  sur  les  caractères  extérieurs  du  Chaero- 
phyllum  hirsutitm  L.  d'après  les  matériaux  des  Herbiers  Boissier, 
Barbey-Boissier  et  Reuter  (B.  H.  B.,  20  sér.,  t.  II,  n°  S,  pp.  709-732, 
1 1  fig.  dans  le  texte). 

983  Becker  (  Wilhelm)  :  Viola  splendida  et  Viola  Sieheana  spec.  nov.  1902 
(B.  H.  B.,  2e  sér.,  t.  II,  n°  8,  pp.  750-752). 

984  Beissner  (L.)  :  Conifères  de  Chine,  récoltés  par  feu  le  R.  P.Jos.  Giraldi 
dans  le  Shen-si  septentrional  et  méridional  [B.  S.  b.  t.,  1902,  n°  5-6, 
pp.  90-92). 

984  bis  Benz  (Bobert  Freih.  v.)  :  Hieracienfunde  in  den  osterreichischen 
Alpen  [fin]  {Oe.  Z.,  LIIe  ann.,  n°  8,  pp.  301-303).  —  Voir  ^919. 

985  Bonnet  (Ed.)  :  Quelques  considérations  sur  la  Géographie  botanique 
au  Maroc,  d'après  les  récoltes  de  M.  R.  de  Segonzac  (B.  M.,  1902, 
n°  6,  pp.  476-478)- 

986  Borbas  (Vinc.  de)  :  Aleciorolophus  mclampyroides  Borb.  et  Deg.  u.  sp. 
—  Elsholtzia  Patrini  (Lepech.)  in  I  Iungaria  {M.  b.  L.,  Ie  ann.,  a0  7, 
p.  221). 

986  bis  Borbas  (Vinc.  de)  :  Hazank  meg  a  Balkan  Hesperis-ei  [Species 
Hesperidum  1  Iungariae  atque  Haemi]  [suite']  (M.  b.  L.,  Y  ann.,  n°  7, 
pp.  196-204  [à  suivre]).  —  Voir  n°  921. 

987  Camus  (E.  G.)  :  Nouvelles  observations  sur  les  Saules  (B.  S.  b.  F., 
4e  sér.,  t.  II,  pp.  155-156). 

988  Camus  (E.  G.)  :  Trois  Orchidées  nouvelles  pour  le  département  de 
l'Oise  (B.  S.  b.  F.,  4e  sér.,  t.  II,  p.  171). 

988  a  Chifflot  (J.  B.  J.).  —  Voir  n°  967. 


LXXXII    


q88  bis  Chodat  (R.)  :  Plantae  Hasslerianai   [suite]   (B.H.  B.,   2esér.,  t.  II, 
n°  8,  pp.  733-747  [à  suivre]]  6  esp.  nouv.).  —  Voir  n°  552  bis. 

Les  espèces  nouvelles    comprennent   3  Iouidium,  1   Ouratea  et  2  Sola- 
num. 

989  Coincy  (Auguste  de)  :  Un  Echium  méconnu  de  la  flore  des  Canaries 
(B.  H.  B.,  2"  sér.,  t.  II,  n°  8,  pp.  748-749). 

990  Fernald  (M.  L.)  :  An  Osmorkisa  new  to  eastern  America  (Rh.,  Vol.  4, 
n°43,  pp.  I53-I54)- 

991  Fernald  (M.  L.)  :  Taraxacum  pahistre  in  America  (Rà.,  Vol.  4,  n°  44, 

PP-  I55"I57)- 

992  Fernald  (M.  L.)  :  The  chilian  Empetrum  in  New  England  (Rh.,  Vol.  4, 

n°43»  PP-  W-151)- 

992  bis  Freyn  (J.)  :  Planta;  Karoanae  amuricae  et  zeaënsae  [suite]  {Oc.  Z., 
LIIe  ann.,  n°  8,  pp.  310-317  [à  suivre]).  —  Voir  n°  926  bis. 

993  Gadeceau  (Emile)  :  Note  sur  un  Carex  litigieux  de  la  flore  de  l'Ouest 
de  la  France  {B.  S.  b.  F.,  4e  sér.,  t.  II,  pp.  130-134). 

993  bis  Hackel  (E.)  :  Neue  Grâser  [suite]  (Oe.  Z.,  LIIe  ann.,  n°  8,  pp.  303- 
310).  —   Voir  n°  926  ter. 

Description  de  5  Eragrostis,   1  Melica  et  1   Uuiola  nouveaux. 

994  Hall  (Harvey  Monroe)  :  A  botanical  survey  of  San  Jacinto  Mountain 
(University  of  California  publications ,  Bolany,  Vol.  I,  pp.  i-i4°i 
14  pU. 

994  a  Langeron  (Maurice).  —  Voir  n°  971. 

995  Lee  (Leslie  A.)  :  Aqirilegia  canadensis  var.  parviflora  in  Maine  (Rà., 
Vol.  4,  n°  44,  p.  169). 

996  Legré  (Ludovic)  :  Lettre  à  M.  E.  Malinvaud  sur  la  présence  du  Die- 
tamnus  albus  dans  les  Bouches-du-Rhône   {B.  S.  b.  F.,  4e  sér.,  t.  II, 

PP-   146-147)- 

997  Merril  (Elmer  D.)  :  Notes  on  North  American  Grasses  (Rh.,  Vol.  4, 
n°43,  pp.  142-147;  4  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  1  Poa,  1  Panicularia,  1   Bromus  et 

1  Elymus. 

998  Murr  (J.)  :  Weitere  Beitrâg-e  zur  kenntnis  der  Eu-Hieracien  Tirols, 
Sûdbayerns  und  der  ôsterreichischen  Alpenlânder  (Oe.  Z.,  LIIe  ann., 
n°  8,  pp.  317-322  [à  suivre]). 

999  Nelson  (Aven)  :  Contributions  from  the  Rocky  Mountain  herbarium.  III 
(B.  G.,  Vol.  XXXIV,  n°  1,  pp.  21-35;  ïl  esP-  ncmv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Eriogonum,  1  Pkacelia,  1  Gilia, 

2  Lappula,    1    Cryptanthe,    1    Oreocarya,    1    Mimulus,    1    Pentstemon, 
1  Synthyris. 

1000  Norton  (Arthur  H.)  :  New  stations  for  Pcllandra  virginica  and  Couo- 
pholis  americana  in  Maine  (Rh.,  Vol.  4,  n°  44,  pp.  168-169). 


LXXXII1    


iooi  Rey-Pailhade  \C.  de)  :  L' '  Huphorbia  sulcata  en  France  (/>'.  .S",  b.  /•'., 
4'  sér.,  t.  II,  pp.  1 57-161,  1  fig.  dans  le  texte). 

[002  Rich  (Wm.  P.)  :  Juucus  Torreyi  and  Ellisia  Nyctelea  in  Massaehu- 
sets  (Rh.,  Vol.  4,  n°  44,  p.  17111. 

[003  Rouy  1G.1  :  Le  Galium  commune  Rony  dans  la  flore  française  (fi.  S. 
b.  F.,  4"  sér.,  t.  II,  pp.  138-145). 

1004  Salmon  (C.  E.)  and  H.  S.  Thompson  :  West  Lancashire  Notes 
(/.  of  B.,  Vol.  XL,  n°  476,  pp.  293-295). 

1005  Sargent  (C.  S.)  :  Some  additions  to  the  flora  of  Massachusets  {Rk., 
Vol.  4,  n°  44,  pp.  166-167). 

1006  Schônland  (S.)  and  Edmund  G.  Eaker  :  New  Crassulas  trom  South 
Atrica  (/.  0/ B.,Vo\.  XL,  n°  476,  pp.  282-291,  13  esp.  nouv.j. 

1007  Shaw  (Elsie  L.)  :  Carex  aurea  in  Conneeticut  {Rk.,  Vol.  4,  n°  44, 
p.  168). 

1008  Sommier  (S.)  :  La  flora  dell'  Arcipelago  Toscano  (N.  G.,  nouv.  sér., 
Vol.  IX,  n°3,  pp.  319-354  [à  suivre]). 

iooi)  Tordai  (Gyorgyi  :  Az  illatos  aranka  terjedése  Magyarorszagben  [Die 
Verbreitung  der  Cuscula  s/taveolens  Ser.  in  Ungarn]  {M.  b.  L.,  l°ann., 
n°  7,  pp.  216-221). 

1010  Van  Tieghem  (Ph.)  :  Cercouratée  et  Monoporide,  deux  g-enres  nou- 
veaux d'Ochnacées  (B.  M.,  1902,  n°  6,  pp.  433-436). 

1010  a  Van  Tieghem  (Ph.).  —  Voim0  974. 

ion  Waddel  (C.  H.)  :  Yorkshire  Brambles  {J.ofB.,  Vol.  XL,  nc  476, 
p.  296). 

1012  Weber  (Alb.)  :  Les  Cactées  de  Costariea  (B.  N.,  1902,  n°  6,  pp.  454- 
469,  1  fig-.  dans  le  texte;  16  esp.  nouv.). 

Les     espèces     nouvelles    comprennent     8     Cereus,    5     Phyllocactus, 
2  Rhipsalis  et  1  Pères kia. 

1013  Wilcox  (Ernest  Norton)  :  Stipa  Hassei  not  a  gx>od  species  (B.  G., 
Vol.  XXXIV,  n°  i,  p.  60,  1  fig.  dans  le  texte). 

1014  Williams  (Emile  F.)  :  Two  noteworthy  Cariées  at  Sudbury  Massa- 
chussets  (Rh.,  Vol.  4,  n°  44,  pp.  167-168). 

1015  Williams  (Frédéric  N.)  :  Hieracium  murorum  and  H.  caesium  of 
lîritish  flora  \J.  of  B.,  Vol.  XL,  n°  476,  pp.  291-293). 

Cryptogames  vasculaires. 

1015  bis  Christ  (H.)   :  Spicilegium  pteridologicum  austrobrasiliense  [fin] 

[B.   H.  B.,  2e  sér.,  t.  II,  nù  8,  pp.  689-708;  8   esp.  nouv.).  —  Voir 

nu  940  bis. 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  1   Gleiclienia,  3  Aucimia  et  4  Ly- 
copodium. 


LXXXIV    


1016  Collins  (J.  Franklin)  :  An  extension  of  range  for  the  typical  Lycopo- 
dium  complauatum  (R/i.,  Vol.  4,  n°  43,  p.  154). 

1017  Davenport  (George  E.)  :  Miscellaneous  Notes  on  New  Fugland  Ferns. 
{Rk.,  Vol.  4,  n°  44,  pp.  157-166). 

1018  Hieronymus  (G.)  :  Selaginellarum  species  nova;  vel  non  satis  cognita:. 
IL  Selaginella;  e  subgenere  (vel  sectione)  Heterophyllo  {Hdw.,  t.  XLI, 
fasc.  4,  pp.  170-202  [à  suivre])  ;  4  esp.  nouv.). 

1018  bis  Waisbecker  (Antal)  :  Vasvârmegye  harasztjai  [Die  Farne  des 
Eisenburger  Comitats  in  West-Ungarn]  [suite]  (M.  b.  L.,  Ie  ann.,  n°7, 
pp.  204-210  [à  suivre]  ).  —  Voir  n°  941. 

Muscinées. 

10 19  Camus  (Fernand)  :  Le  Harpanthus  Flotowianus  Nées  ab  Es.  en 
France  {B.  S.  b,  F.,  4e  sér.,  t.  II,  pp.  148- 151). 

1020  Chamberlain  (Edward  B.)  :  Aulacomnium  heterostichum  in  Maine 
(R/i.,  Vol.  4,  11e  44,  p.  169). 

102 1  Kindberg  (N.  Conr.)  :  Grundzùge  einer  Monographie  der  Laubmoos- 
Gattung  Thamnium  {Hdw.,  t.  XLI,  fasc.  4,  pp.  203-224;  2  esp. 
nouv.). 

1022  Salmon  (Ernest  S.)  :  Bryological  Notes  [suite]  (/.  of  B.,  Vol.  XL, 
n°  476,  pp.  273-279,   1  pi.).  —    Voir  n°  222. 

1022  bis  Stephani  (Franz)  :  Species  Hepaticarum  [suite]  (B.  H.  B.,  2e  sér., 
t.  II,  n°  8,  pp.  657-688  [à  suivre],  2  fig.  dans  le  texte;  26  esp.  nouv. 
de  PlagiocJiild).  —  Voir  n°  703  bis. 

Algues. 

1022  ter  Batters  (E.  A.  L.)  :  A  catalogue  of  the  British  marine  Alga; 
[suite]  (J.  of  B.,   Vol.  XL,   n°   476,  Suppl.,  pp.  41-48  [à  suivre]).  — 

Voir  n°  946  bis. 

1023  Hariot  (P.)  :  Quelques  Algues  de  Madagascar  (B.  M.,  1902,  n°  6,  pp. 
470-472  ;  3  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  décrites  par   l'auteur  comprennent  :   1  Sipàono- 
cladus,  1  Phacelocarpus  et  1  Delesseria. 

1024  Heydrich  (F.)  :  Quelques  nouvelles  Mélobésiées  du  Muséum  d'His- 
toire naturelle  de  Paris  {B.  M.,  1902,  n°  6,  pp.  473-476). 

L'auteur  décrit  1  Melobesia  et  3  Lithophylhim  nouveaux. 

1025  Schmidle  (W.)  :  Notizen  zu  einigen  Sùssvvasseralgen  {Hdw.,  t.  XLI, 
fasc.  4,  pp.  150-163,  2  fig.  dans  le  texte  ;  1  genre  nouv.,  4  esp.  nouv.). 

Les   espèces  nouvelles   comprennent    1    Stipitococcus,    1    Cephaleuros, 
1  Schisothrix,  1  Oodesmus  n.  yen. 

Lichens. 

1026  Picquenard  (C.  A.)  :  Lichens  nouveaux  pour  la  flore  de  Bretagne 
{B.  S.  b.  F.,  4e  sér.,  t.  II,  pp.  170-171). 


LXXXV     


1027  Zanfrognini  (Carlo)  :  Coatribuzione  alla  flora  Hchenologica  dell'  Emilia 
{N.  G.,  nouv.  sér.,  Vol.  IX,  n°  3,  pp.  355-377  [à  suivre]). 

Champignons. 

102S  Atkinson  (Geo.  F.)  :  Three  new  gênera  of  the  higher  Fungi.  I,  Eomy- 
cenella,  a  new  genus  of  Hvmenomycetes  [1  esp.];  Il,  Eoterfecia,  the 
type  of  a  new  genus  and  family  of  Elaphomycetes  [1  esp.];  III,  Dic- 
tyobole,  a  new  genus  of  Phalloids  [1  esp.]  (B.  G.,  Vol.  XXXIV,  n°  1, 
pp.  36-43,  3  fig.  dans  le  texte). 

1029  Boudier  (E.)  :  Observations  sur  quelques-unes  des  principales  espèces 
d'Ammanites  (B.  S.  m.  F.,  t.  XVIII,  fasc.  3,  pp.  251-273,  1  pi.). 

1030  Hennings  (P.)  :  Einige  neue  Cordiceps-Artea  aus  Surinam  {Hdw.,  t. 
XLI,  fasc.  4,  pp.  167-169;  6  esp.  nouv.). 

103 1  Hennings  (P.)  :  Einige  neue  deutsche  Pezizaceen  {Hdw.,  t.  XLI, 
fasc.  4,  pp.  164-166;  i  esp.  nouv.  de  Pyronema). 

1032  Hennings  (P.)  :  Fungi  javanici  novi  a  cl.  Prof.  Dr.  Zimmermann  col- 
lecti  {Hdw.,  t.  XLI,  fasc.  3-4,  pp.  140-149;  19  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  4  Uredo,  1  JEcidium,  \  Peri- 
sporium,  1  Seynesia,  1  Nectria,  1  Hypocrella,  1  Cordiceps,  1  Zimmerman- 
niella  n.  gen.  Dothideacearum,  2  P/tyllackora,  1  Lophiclla^  1  Brigantiella, 
1  Orbilia,  3  Pkyllosticta,  5  Aschersonia,  1  Discomycopsella  n.  gen. 
Leptostromatacearum,  1  Diplopeltis,  1  Amerosporium,  1  Gloeosporium, 
1  Helmintkosporiiim,  1  Cercospora,  1  Gibellula,  \  Stilbella,  1  Didymo- 
stilbe  n.  gen.  Stilbacearum,  1  Didymobotryopsis  n.  gen.  Stilbacearum. 

1033  Hennings  (P.)  :  Fungi  S.  Paulenses  a  cl.  Puttemans  collecti  {Hdw., 
t.  XLI,  fasc.  3,  pp.  104-118,  1  fig.  dans  le  texte;  43  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  3  Puccinia,  3  Uredo,  1  Dimero- 
sporium,  2  Asterina,  3  Asteridium,   2  Mycosphserella,  4  Phyllachora, 

1  Dothidella,  1  Auerswaldia,  1  Pseudographis,  1  Cocconia,  1  Putteman- 
sia  n.   gen.    Pezizacearum,   3   Pkyllosticta,   1  Ascochyta,   1    Sphœropsis, 

2  Diplodia,  1  Pseudomelasmia  n.  gen.  Leptostromatacearum,  3  Pesta- 
lozsia,  1  Tetracrium  n.  gen.  Mucedinacearum,  1  Periconia,  1  Helmin- 
thosporiui)i,  4  Cercospora,  1  Macrosporhtm,  1  Epicoccum. 

1034  Hennings  (P.)  :  Phlebia  Kriegeriana  P.  Henn.  n.  esp.  {Hdw.,  t.  XLI, 
fasc.  4,  Suppl.,  pp.  (146)  -  (147)  ). 

1035  Magnus  (P.)  :  Bemerkungen  zu  DieteFs  Ausfùhrung  ùber  die  Gat- 
tung  Uropyxis  {Hdw.,  t.  XLI,  fasc.  4,  Suppl.,  pp.  (i45)-(i4o)  ). 

1036  Raitschenko  (A.  A.)  :  Ueber  eine  Chytridiacee  :  Rhizophidium  sphie- 
rocarpum  (Zopf)  Fischer  {B.J.  P.,  t.  II,  fasc.  4,  pp.  1 19-126  [en  russe, 
avec  résumé  allemand],  1  pi.). 

1036  bis  Ranojevic  (N.)  :  Beitrag  zur  PiLflora  Serbiens  [fiii]  {Hdw.,  t.  XLI, 
fasc.  3,  pp.  97-103;  1  esp.  nouv.  d'Ascobolus.  —  Voir  n°  717. 

1037  Sarntheim  «Ludwig  Grai  von)  :  Dr.  Josef  von  Schmidt-Wellenburg 
und  dessen  mykologische  Thatigkeit.  Ein  Beitrag  zur  Pilzflora  von 
Tirol  und  Vorarlberg  (Oe.  Z.,  LII°  ann.,  n°  8,  pp  293-301). 


LXXXVI 


1037  a  Scherffel  (A.)-  —    Voir  n°  909. 

L'auteur  décrit  1  Chytridium,  1  Lagenidiutn  et  1  Aphelidium  nouveaux. 

1038  Vuillemin  (Paul)  :  Les  Céphalidées,  section  physiologique  de  la  famille 
des  Mucorinées  (Extr.  du  Bull.  mens,  des  séanc.  de  la  Soc.  des  Scienc. 
de  Nancy,   1902,  64  pag.,  4  pi.). 

1039  Webster  (H.)  :  Clathrtis  columnatus  in  Lawrence,  Massachusetts 
{Rà.,  Vol.  4,  n"42,  pp.  134-135). 

Nomenclature. 

1040  Levier  (E.)  :  Remarques  à  propos  des  genres  Calypogeia  Raddi 
[1818],  Kanlia-Kantius  S.  F.  Gray  [1821],  Cincinnulus  Du  Mortier 
[1822]  et  Gongylanthus  Nées  [1836]  (B.  S.  b.  i.}  1902,  n°  5-6,  pp. 
92-98). 

Paléontologie. 

1041  Berry  (Edward  W.)  :  Notes  on  the  phylogeny  of  Liriodendron  (B.  G., 
Vol.  XXXIV,  n°  1,  pp.  44-63,  1  fig.  dans  le  texte). 

1042  Renault  (B.)  :  Sur  quelques  pollens  fossiles.  Prothalles  mâles.  Tubes 
polliniques,  etc.,  du  terrain  houiller  (C.  R.,  t.  CXXXV,  n°  7,  pp.  350- 
352,  7  fig-.  dans  le  texte). 

Pathologie  et  tératologie. 

1043  Arthur  (J.  C.)  :  The  Uredinea;  occurring  upon  Phragmites ,  Spartù/a 
and  Arundinaria  in  America  (B.  G.,  Vol.  XXXIV,  n°  1,  pp.  1-20, 
4  fig.  dans  le  texte;  2  esp.  nouv.  de  Puccinia). 

1044  Delacroix  (G.)  :  Sur  deux  maladies  du  Vanillier  (B.  S.  tn.  F.,  t.  XVIII, 

tasc.  3,  pp.  274-284,  1  fig-.  dans  le  texte;  1  esp.  nouv.  d' '  Uromyces). 

1045  Delacroix  (G.)  :  Sur  le  mode  de  développement  du  Champignon  du 
«  Noir  des  Bananes  »  {Glœosporium  Musarum  Cooke  et  Massée] 
[B.  S.  m.  F.,  t.  XVIII,  fasc.  3,  pp.  285-287,  1  fig.  dans  le  texte). 

1046  Guillon  (J.  M.)  :  Sur  la  possibilité  de  combattre  par  un  même  traite- 
ment liquide  le  mildew  et  l'oïdium  de  la  Vigne  (C.  R.,  t.  CXXXV, 
n°  4,  pp.  261-262). 

1047  Henry  (E.)  :  Note  sur  quelques  nouveaux  Champignons  parasites  des 
Chênes  (B.  S.  b.  F.,  4e  sér.,  t.  II,  pp.  151-155). 

1047  a  Marchai  (Em.).  —  Voir  n°  914. 

1048  Perrot  (E.)  :  Sur  une  particularité  de  structure  observée  chez  cer- 
taines feuilles  iïAristolockia  Sipho(B.  S.  b.  F.,  4e  sér.,  t.  II,  pp.  163- 
166.  3  fig.  dans  le  texte). 

1049  Prunet  (A.)  :  Sur  le  traitement  du  Black  Rot  (C.  R.,  t.  CXXXV,  n°  2, 

pp.  120-123). 

1050  Schrenk  (Hermann  von)  :  A  root  rot  of  Apple  trees  caused  by  Thele- 
phora  galactina  Fr.  [B.  G.,  Vol.  XXXIV,  n"   1,  p.  65). 


LXXXVII 


1051  Trotter  A.)  :  Descrizione  die  alcune  galle  dell'  America  ciel  Sud 
{£.  S.  6.  i,  [go2,  n°  5-6,  pp.  98-107). 

1052  Ward  (H.  Marshall)  :  On  the  relations  between  host  and  parasite  in 
the  Bromes  and  theirbrown  rust,  Puccinia  dispersa  Erikss.  (A.  of  B., 
Vol.  XVI,  n°  LXII,  pp.  233-3(5). 

1053  Weisse  (Arthur)  :  Ueber  die  Blattstellung  an  einigen  Triebspitzen- 
Gallen  (/.  w.  B.,  t.  XXXVII,  fasc.  4,  pp.  504-642,  3 pi.). 

1054  Woods  (Albert  F.)  :  Observations  on  the  mosaic  disease  of  Tobacco 
{U.  S.  D.  A.,  Bureau  of  plant  iudustry,  Bull.  n'J   18,  24  pag.,  6  pi.). 

Botanique  économique. 

1055  Bail  (CarletonR.)  :  Johnson  grass  [Audropogon  Zialepensis]  :  report  of 
investigations  made  during  the  season  of  1901  (U.  S.  D.  A.,  Bureau 
of  plant  iudustry,  Bull.  n°   n,  24  pag.,  1  fig.  dans  le  texte  et  1  pi.). 

1056  Lecomte  (Henri)  :  Nouvelles  observations  sur  la  coagulation  des  latex 
à  caoutchouc  (B.  M.,  1902,  n°  6,  pp.  442-444). 

1057  Scofield  (Cari.  S.)  :  The  algerian  durum  wheats;  a  classified  list,  with 
descriptions  (U.  S.  D.  A.,  Bureau  of  plant  indusiry,  Bull.  n°  7, 
26  pag.,  18  pi.). 

Technique. 

1058  Dehérain  (P.  P.)  et  E.  Demoussy  :  Démonstration  expérimentale  de  la 
décomposition  de  l'acide  carbonique  par  les  feuilles  insolées(C  R., 
t.  CXXXV,  no  5,  pp.  274-275). 

1059  Grevillius  (A.  Y.)  :  Keimapparat  zur  Erhaltung  konstanter  Feuchtigkeit 
im  Keimbette  wahrend  einer  beliebig  langen  Zeit  (B.  B.  C,  t.  XII, 
fasc.  2,  pp.  289-292,  1  fig.  dans  le  texte). 

1060  Lignier  (0.)  :  Sur  une  canne  pour  excursions  botaniques  {Comptes 
rendus  de  l'A.  F.  A.  S.,  Congrès  d'Ajaccio,  1901,  pp.  472-477,  2  fig. 
dans  le  texte). 

Sujets  divers. 

1061  Hua  (Henri)  :  Sur  les  collections  botaniques  faites  au  Dahomey  par 
M.  Le  Testu  (B.  M.,  1902,  n°  6,  pp.  478-479). 

1062  Lamarlière  (L.  Géneau  de)  :  Recherches  sur  le  bois  de  Conifères  des 
tourbières  (R.  g.  B.,  t.  XIY,  n°  162,  pp.  241-253;  n°  163,  pp.  300-315; 
10  ûg.  dans  le  texte). 

1062  bis  Murr  (J.)  :  Beitrage  zu  den  Gesetzen  der  Phylogenesis  [suite] 
(D.  b.  M.,  XXe  ann.,  n"  5,  pp.  73-75).  —    Voir  n°  753  bis. 

1063  Poisson  (J.)  :  Sur  un  point  de  l'histoire  du  Paulownia  du  Muséum 
(B.  M.,  1902,  n°6,  pp.  444-447). 

1064  Robinson  (B.  L.)  :  The  protection  of  our  native  flora  (Rk.,  Vol.  4, 
n°  43»  PP-  l39-H-)- 


—  Lxxxvin 


1065  Shaw  (Charles  H.)  :  The  development  of  végétation  in  the  morainal 
dépressions  of  the  vicinity  of  Woods  Hole  {B.  G.,  Vol.  XXXIII,  n°  6, 
pp.  437-450,  6  fig-.  dans  le  texte). 

1065  b*3  Schertel  (S.)  :  Ueber  Leuchtpilze,  unsere  g-egenwârtig-en  Kennt- 
nisse  von  ihnen;  ihr  Vorkommen  in  Litteratur  und  Mythe  [suite] 
(B.  b.  M.,  XXe  ann.,  n°  5,  pp.  76-77  [à  suivre]).  —  Voir  n°  855  bis. 


~X32S>?,~ 


NOUVELLES 

Nous  avons  appris  avec  un  vif  regret  la  mort  d'un  de  nos  collabo- 
rateurs, M.  Marc  Micheli,  de  Genève,  décédé  le  29  juin  dernier. 
Ancien  élève  de  Hofmeister  et  de  Sachs,  il  s'était  d'abord  occupé  de 
physiologie  végétale  et  se  donna  ensuite  plus  spécialement  à  la 
Botanique  systématique.  On  lui  doit  notamment  une  Monographie  des 
Onagrariées,  une  Monographie  des  Alismacées  et  groupes  voisins,  et 
de  nombreux  et  importants  Mémoires  sur  la  famille  des  Légumineuses. 
Grand  amateur  d'horticulture,  il  avait  réuni  dans  son  jardin  du  Crest, 
à  Jussy,  près  de  Genève,  une  magnifique  collection  de  plantes  vivantes. 
Par  son  affabilité,  jointe  à  sa  haute  compétence  scientifique,  il  avait 
gagné  l'estime  générale,  et  sa  mort  laissera  un  grand  vide  à  la  fois 
dans  le  monde  botanique  et  dans  le  monde  horticole. 


M.    Ed.    Reineck    remplace   M.    G.    Leimbach,    décédé,    comme 
directeur  du  «  Deutsche  botanische  Monatsschrift  ». 


Le  6e  fascicule  du  Flora  exsiccata  Bavarica  (nos  401-500),  publié 
par  les  soins  de  la  Société  botanique  de  Ratisbonne,  a  paru  derniè- 
rement . 


Pari?.  —  J.  Mersch,  imp.,  46»,  Av.  do  Châtillon. 


JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

168  année.  —  Octobre  1902. 
BULLETIN  BIBLIOGRAPHIQUE  N°  10. 


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Biographie,  Bibliographie,  Histoire  de  la  Botanique. 

1066  bis  Alfôldi  (Flatt  Kâroly)  :  A  herbariumok  torténetéhez  [Zur  Geschi- 
chte  der  Ilerbare]  [suite]  {M.  b.  L.,  Ie  ann.,  n°  8,  pp.  248-252  [à  sui- 
vre]). —  Voir  n°  952  bis. 

1067  Henriques  (J.)  :  Notas  necrologicas  :  J.  G.  Agardh;  Maxime  Cornu; 
D.  Miguel  Colmeiro  (B.  S.  Br.,  t.  XVIII,  fasc.  3-4,  pp.  179-181). 

Biologie,  morphologie  et  physiologie  générales. 

1068  Curtis  (Carlton  C.)  :  Some  observations  on  transpiration  (B.  T.  C„ 
Vol.  29,  n°6,  pp.  360-373). 

1069  Doroféjew  (N.)  :  Beitrag  zur  Kenntniss  der  Athmung  verletzter  Blât- 
ter  (B.  d.  b.  G.,  t.  XX,  fasc.  7,  pp.  396-402). 

1070  Fitting  (Hans)  :  Untersuchungen  ûber  den  Haptotropismus  der  Ran- 
ken  {B.  d.  b.  G.,  t.  XX,  fasc.  7,  pp.  373-382). 

107 1  Friedel(Jean)  :  L'assimilation  chlorophyllienne  aux  pressions  inférieu- 
res à  la  pression  atmosphérique  (R.  g.  B.,  t.  XIV,  n°  164,  pp.  337-355 
[à  suivre] ,  3  fig.  dans  le  texte). 

1072  Heald  (Fred.  D.)  :  The  electrical  conductivity  of  plant  juices  (B.  G., 
Vol.  XXXIV,  n"  2,  pp.  81-92,  2  fig.  dans  le  texte). 

1073  Jodin  (Victor)  :  Sur  la  durée  germinative  des  graines  exposées  à  la 
lumière  solaire  (C.  R.,  t.  CXXXV,  n°  10,  pp.  443-444). 

1074  Kohi  (F.  6.)  :  Beitrage  zur  Kenntnis  der  Plasmaverbindungen  in  den 
Pflanzen  (B.  B.  C,  t.  XII,  fasc.  3,  pp.  343-350,  2  pi.). 

1075  Kosaroff  (P.)  :  Untersuchungen  ùber  die  Wasseraufnahme  der  Pflan- 
zen (B.  B.  C,  t.  XII,  fasc.  3,  pp.  293-303). 

1076  Noll  (F.)  :  Zur  Controverse  ùber  den  Geotropismus  (B.  d.  b.  G., 
t.  XX,  fasc.  7,  pp.  403-426). 

1077  Torrey  (John  Cutler)  :  Cytological  changes  accompanying  the  sécré- 
tion of  diastase(j5.  T.  C,  Vol.  29,  n°  7,  pp.  421-435,  1  pi.). 

1078  Zalenski  (Wjatscheslaw  v.)  :  Ueber  die  Ausbildung  der  Nervation  bei 
verschiedenen  Pflanzen  (B.  d.  b.  G.,  t.  XX,  fasc.  7,  pp.  433-440). 

1079  Zaleski  (W.)  :  Beitrage  zur  Verwandlung  des  Eiweissphosphors  in 
den  Pflanzen  (B.  d.  b.  G.,  t.  XX,  fasc.  7,  pp.  426-433). 


xc  


Biologie,  morphologie  et  physiologie  spéciales. 

Phanérogames. 

1080  Beyer  (H.)  :  Beitrâge  zur  Anatomie  der  Anonaceen,  insbesondere 
der  afrikanischen  {B.  J.,  t.  XXXI,  fasc.  IV-V,  pp.  516-555,  4  fig.  dans 
le  texte). 

108 1  Candolle  (C.  de)  :  Nouvelle  étude  sur  les  hypoascidies  de  Ficus  (B.  H. 
B.,  2e  sér.,  t.  II,  n°  g,  pp.  753-762,  2  pi.). 

1082  Daniel  (Lucien)  :  Sur  une  modification  produite  chez  le  Scopolia  car- 
niolica  à  la  suite  de  sa  greffe  sur  Tomate  (C.  R.,  t.  CXXXV,  n°  12, 

pp.  481-482). 

1083  Dehérain  (P.  P.)  et  E.  Demoussy  :  Culture  du  Lupin  jaune  [Lupinus 
luteus]  (C.  B.,t.  CXXXV,  n°  11,  pp.  445-449). 

1084  Fabricius  (Max)  :  Beitrâge  zur  Laubblatt- Anatomie  einiger  Pflanzen 
der  Seychellen  mit  Berùcksichtigung  des  Klimas  und  des  Standortes 
(B.  B.  C,  t.  XII,  fasc.  3,  pp.  304-342,  3  pi.). 

1085  Gemoll  (Kurt)  :  Anatomisch-systematische  Untersuchung  des  Blattes 
der  Rhamneen  aus  den  Triben  Rhamneen,  Colletieen  und  Gouanieen 
(B.  B.  C,  t.  XII,  fasc.  3,  pp.  351-424,  5  fig.  dans  le  texte). 

1086  Iwanow  (Leonid)  :  Ueber  die  Umwandlungen  des  Phosphors  beim 
Keimen  der  Wicke  (B.  d.  b.  G.,  t.  XX,  fasc.  7,  pp.  366-372). 

1087  Kirkwood  (J.  E.)  and  William  J.  Gies  :  Chemical  studies  of  the  Cocoa- 
nut  with  some  Notes  on  the  changes  during  germination  {B.  T.  C, 
Vol.  29,  n°  6,  pp.  321-359,  5  fig.  dans  le  texte  et  1  pi.). 

1088  McCallum  (William  Burnet)  :  On  the  nature  of  the  stimulus  causing 
the  change  of  form  and  structure  in  Proserpinaca  palustris  (B.  G., 
Vol.  XXXIV,  n°  2,  pp.  93-108,  10  fig.  dans  le  texte). 

1089  Bamaley  (Francis)  :  The  trichome  structures  of  Erodium  cicutarium 
(B.  G.,  Vol.  XXXIV,  n°  2,  pp.  140-142,  1  fig.  dans  le  texte). 

1090  Sadebeck  (B.)  :  Ueber  die  sûdamerikanischen  Pissavearten  (B.  d.  b. 
G.,  t.  XX,  fasc.  7,  pp.  383-395,  1  pi.). 

1091  Schmidt  (Walter)  :  Untersuchungen  ûberdie  Blatt-und  Samenstruktur 
bei  den  Loteen  {B.  B.  C.,  t.  XII,  fasc.  3,  pp.  425-482). 

1092  Streicher  (Otto)  :  Beitrâge  zur  vergleichenden  Anatomie  der  Vicieen 
(B.  B.  C.,  t.  XII,  fasc.  3,  pp.  483-538)- 

MUSCINÉES. 

1093  Peirce  (George  J.)  :  Forcible  discharge  of  the  antherozoids  in  Aste- 
rella  califoruica  (B.  T.  C.,  Vol.  29,  n°  6,  pp.  374-382,  6  fig.  dans  le 
texte). 

Algues. 

1094  Kuckuck  (P.):  Zur  Fortpflanzung  von  Valonia  Gin.  {B.  d.  b.  G.,  t.  XX, 
fasc.  7,  pp.  355-357)- 


—    XCI    — 


1095  Tobler  (F.)  :  Zerfall  und  Reproductionsvermôgen  des  Thallus  einer 
Rhodomelacee  (B.  d.  b.  G.,  t.  XX,  fasc.  7,  pp.  357-365,  1  pi.). 

Champignons. 

1096  Ferguson  (Margaret  C.)  :  à  preliminary  study  of  the  germination  of 
the  spores  of  Agaricus  canipcstris  and  other  Basidiomycetous  Fungi 
(U.  S.  D.  A.,  Bureau  of  plant  industry,  Bull.  n°  16,  43  pag\,  3   pi.). 

1097  Gluck  (Hugo)  :  Der  Moschuspilz  [Nectria  moschata]  {B.  /.,  t.  XXXI, 
fasc.  IV-V,  pp.  495-5I5»  2  P1-)- 

Odin  (G.)  :  Sur  l'existence  de  formes  levures  stables  chez  quelques 
moisissures  (C  R.,  t.  CXXXV,  n°  12,  pp.  479-481). 

1099  Schneider  (Albert):  Contributions  to  the  biology  of  Rhizobia  {B.  G., 
Vol.  XXXIV,  n°2,  pp.  109-113,  1  pi.). 

Systématique,    Géographie   botanique,  Flores,  Comptes  rendus 
d'herborisations  et  de  voyages. 

Phanérogames. 

iioo  Aigret  (Cl.)  :  Coup  d'oeil  sur  la  florule  des  environs  de  Villance  (B.  S. 
B.  B.,  t.  XL,  fasc.  2,  pp.  48-62). 

1101  Berry    (Edward    W.)  :  Liriodendrou    Celakovskii  Velen.  (B.    T.   C, 

Vol.  29,  n°  7,  pp.  478-480). 

1102  Biaz(A.):  Note  sur  V  Epipactis  scssilifolia  Peterm.  {Archiv.  de  la  flore 
jurassienne,  n°  26,  pp.  41-42). 

1103  Boissieu  (H.  de):  Note  sur  quelques  Ombellifères  de  Chine  d'après 
les  collections  du  Muséum  d'Histoire  naturelle  de  Paris  [B.  H.  B., 
2e  sér.,  t.  II,  n°  9,  pp.  801-810;  8  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent:   1  Melanosciadum  g.  nov.,  1  Bzt- 
pleurtim,  1  Cryptotteniopsis  et  5  Pimpinella. 

1103  bis  Borbàs  (V.  de)  :  Hazânk  meg  a  Balkân  Hesperis-çx  [Species  Hespe- 
ridum  Hungariae atque  Haemi]  \suité\(M.  b.  L.,  Ieann.,n°  8, pp.  229-237, 
1  fig-.  dans  le  texte  [en  hongrois]).  —  Voir  n°  986  bis. 

1104  Chenevard  (P.)  :  Contributions  à  la  flore  du  Tessin  (B.  H.  B.,  2e  sér., 

t.  II,  n°  9,  pp.  763-782  [à  suivre]). 

1105  Chevalier  (Auguste)  :  Sur  quelques  plantes  à  caoutchouc  de  la  côte 
occidentale  d'Afrique  (C.  R.,  t.  CXXXV,  n°  10,  pp.  441-443;  1  esp. 
nouv.  de  Ficus). 

1105  bis  Chodat  (R.)  :  Plantse  Hasslerianae  [suite]  (B.  H.  B.,  2e  sér.,  t.  II, 
n°  9,  pp.  (Si  1-S24;  5  esp.  nouv.).  —  Voir  n°  988  bis. 

Les   espèces   nouvelles   comprennent  :  2  Solauum,   1  Cordia,   1  Helio. 
tropium,  1  Lippia. 

1105  ter  Claire  (Ch.)  :  Un  coin  de  la  flore  des  Vosges  [fin]  {B.  A.  G.  b. 
11e  ann.,  n°  153-154,  pp.  275-276).  —  Voir  n°  66. 


—   XCII 


1106  Cundall  (R.  E.  and  F.)  :  Glamorganshire  plants  (/.  of  B.,  Vol.  XL, 

n°477,  PP-  l&V-*!)* 

1107  Daveau  (J .):L 'Helminthia  spinosaDC.  (B.  S.  Br.,t.  XVIII,  fasc.  3  4, 
pp.  137-140). 

1108  Durand  (Th.)  et  Em.  de  Wildeman  :  Matériaux  pour  la  Flore  du 
Cong-o.  XI  (B.  S.  B.  B.,  t.  XL,  fasc.  2,  pp.  62-74;  2  esp.  nouv.  [1  Uva- 
ria  et  1  Mo7iedord\). 

1109  Dusén  (P.)  :  Om  en  ny  varietet  of  Saxifraga  oppositifolia  L.  {B.  N., 
1902,  fasc.  4,  pp.  181-185,  1  fig-.  dans  le  texte). 

11 10  Eastwood  (Alice)  :  New  species  of  Nemophila  from  the  Pacific  Coast 
{B.   T.  C,  Vol.  29,  n°  7,  pp.  471-474,  1  pi.  ;  5  esp.  nouv.). 

1 1 1 1  Engler  (A.)  :  Das  Pflanzenreich  (10e  livr.  [IV,  131]  :  Fr.  Buchenau,  Tro- 
peeolacese,  36  pag.,  14  fig.  dans  le  texte  ;  1  ie  livr.  [IV,  48]  :  K.  Schumann, 

Maranlacese,  184  pag.,  23  fig".  dans  le  texte). 

n  11  bis  Fedtschenko  (Olga  et  Boris)  :  Matériaux  pour  la  flore  du  Caucase 
[suite]  (B.  H.  B};  2e  sér.,  t.  II,  n°  9,  pp.  783-800).  —  Voir  n°  924  bis. 

1 1 12  Fleischer  (Bohumil)  :  Malva  Zoernigi  Fleischer  [M.  neglecta  Fr.  Y^sil- 
vestris  L.]  (Oe.  Z.,  LIIe  ann.,  n°  9,  pp.  357-358). 

11 12  bis  Freyn  (J.)  :  Plantae  Karoanas  amuricae  et  zeaënsae  [suite]  [Oe.  Z., 
LIIe  ann.,  n°  9,  pp.  346-351).   —  Voir  n°  992  bis. 

11 13  Harper  (Roland  M.)  :  Taxodium  distichum  and  related  species,  with 
Notes  on  some  geological  factors  influencing  their  distribution  {B.  T. 
C,  Vol.  29,  n°  6,  pp.  383-399). 

11 14  Henriques  (J.  A.)  :  De  Macieira  até  Castro  Daire  (B.  S.  Br.,  t.  XVIII, 
fasc.  3-4,  pp.  163-172). 

n  15  Lamson-Scribner  (F.)  and  Elmer  D.  Merrill  :  New  or  noteworthy 
North  American  Grasses  {B.  T.  C,  Vol.  29,  n°  7,  pp.  466-470;  6  esp. 
nouv.  ) 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Agrostis,  2  Eiymus,  1  Festuca, 
1  Sitanion,  1  Trisetum. 

11 16  Magnin  (Ant.)  :  Nouveaux  renseignements  sur  Pedicularis  jurana 
Steingr.  {Arckiv.de  la  flore  jurassienne ,  n°  26,  pp.  43-44). 

11 17  Mariz(B.  J.  de)  :  Subsidios  para  o  estudo  da  flora  portugueza  :Capri- 
foliaceae,  Vacciniez,  Monotropeae,  Ericaceae  {B.  S.  Br.,  t.  XVIII,  fasc. 
3-4,  pp.  81-125). 

1117  bis  Moore  (Spencer  Le  M.)  :  Alabastra  diversa.  IX  (/.  of  B.,  Vol.  XL, 
n°  477,  pp.  305-310,  1  pi./,  p.;  6  esp.  nouv.).  —  Voir  n°  932. 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Amphoranthus  g;,  nov.  Cœsalpi- 
nearum,  3  Petalidiuni,  1  Barleria,  1  Justicia. 

11 18  Murr  (J.)  :  Észak-Tirol  két  ibolyâjârôl  [Ueber  zwei  Veilchen  von 
Nord-Tirol]  (M.  b,  L.,  Ie  ann.,  n9  8,  pp.  225-229  [en  hongrois  et  en 
allemand]  ). 


—   XCII1   — 

1 1 18  bis  Murr  (J.)  :  Weitere  Beitrlige  sur  Kenntnis  der  Eu-Hieracien  Tirols, 
Sûdbayerns  und  der  osterreichischen  Alpenlânder  [suite]  {Oe.  Z., 
LII°  ann.,  n°9,  pp.  351-357  [à  suivre]).  —  Voir  n°  998. 

11 19  Nelson  (Aven)  :  New  plants  from  Wyoming.  XIV  {B.  T.  C,  Vol.  29, 
n°  6,  pp.  400-406;  6  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles   comprennent  :   1    Eriop/iorum,    1    Trifolium, 

2  Mertensia,  1  Plantago,  1  Heliantkus. 

1120  Nelson  (Elias)  :  Notes  on  certain  species  ot  Antennaria  (B.  G.,  Vol. 
XXXIV.  n"  2,  pp.  1 14-124). 

1 1 2 1  Neuman  (L.  M.)  :  Anteckningar  till  Môens  flora  {B.  N.,  1902,  fasc.  4, 
pp.  187-191,  1  fig.  dans  le  texte). 

1121  bis  Perkins  (J.)  :  Beitrâge  zur  Kenntnis  der  Styracaceae  [fin]  (B.  J., 
t.  XXXI,  fasc.  IV-V,  pp.  481-488;  10  esp.  nouv.).  —  Voir  n°  199. 

1122  Perkins  (J.)  :  Monographische  Uebersicht  der  Arten  der  Gattung  Li- 
sianthus  (B./.,  t.  XXXI,  fasc.  IV-V,  pp.  489-494;  3  esp.  nouv.). 

1123  Perkins  (J.)  :  Nachtrag  zur  Monographie  der  Monimiaceae  in  Engler's 
Pflanzenreich  Heft  IV.  Beschreibung-  einiger  neuen  Arten  (B.  J., 
t.  XXXI,  fasc.  IV-V,  pp.  743-748;  7  esp.  nouv.). 

Les   espèces  nouvelles   comprennent   :    3  Mollinedia,   1  Palmeria,  et 

3  Siparuna. 

1124  Podpera  (J.)  :  Ueber  das  Vorkommen  der  Avena  desertorum  Lessing 
in  Bohmcn  {Oe.  Z.,  LIIe  ann.,  n°  9,  pp.  333-338). 

1125  Reed  (Howard  S.)  :  A  survey  of  the  Huron  River  valley  (B.  G., 
Vol.  XXXIV,  n°  2,  pp.  125-139,  4  fig-.  dans  le  texte). 

11 26  Rendle  (A.  B.)  :  New  chinese  plants  (/.  of  B.,  Vol.  XL,  n°  477,  pp. 
310-31 1,  1  pi.  p.  p.;  1  esp.  nouv.  de  Burmannia). 

1127  Richen  (Gottfr.)  :  Nachtrâge  zur  Flora  von  Vorarlberg  und  Liechten- 
stein. III  {Oe.  Z.,  LIIe  ann.,  n°  9,  pp.  338-346). 

1128  Riddelsdell  (H.  J.)  :  Welsh  Hieracia  (/.  of  B.,  Vol.  XL,  n°  477,  pp. 
311-312). 

1129  Sampaio  (Gonçalo)  :  Nota  sobra  as  especies  do  génère  Mentha  dos 
arredores  do  Porto  {B.  S.  Br.,  t.  XVIII,  fasc.  3-4,  pp.  126-136). 

1130  Tischler  (Georg)  :  Die  Berberidaceen  und  Podophyllaceen.  Versuch 
einer  morphologisch-biologischen  Monographie  {B.  J.,  t.  XXXI,  fasc. 
IV-V,  pp.  596-727,  30  fig.  dans  le  texte). 

1131  Urban  (Ign.)  :  Plantae  novae  americanae  imprimis  Glaziovianae.  IV. 
U.  Dammer,  Palmae  {B.J.,  t.  XXXI,  Suppl.  n°  70,  pp.  21-23;  4  esp. 

nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :    1   Jessenia,  2  Cocos  et  3  Orbi- 

gnya. 

1132  Verbist  (A.)  :  Florule  des  environs  de  Hoogstraeten  {B.  S.  B.  B.,  t.  XL, 
fasc.  2,  pp.  32-45). 


—  xciv  — 


1 133  Wheldon(J.  A.)  :  Erythrsea  littoralis  X  Centaurium  (J.  of  B.,  Vol. 
XL,  n°  477,  p.  326). 

11 34  Wight  (William  F.)  :  The  genus  Eritrichum'va.  North  America  (B.T. 
C,  Vol.  29,  n°  6,  pp.  407-414,  1  fig\  dans  le  texte;  2  esp.  nouv.). 

1134  bis  Wildeman  (Ém.  de)  :  Étude  sur  la  flore  du  Katonga  [suite]  {Annal. 
du  Musée  du  Congo,  Bot.,  série  IV,  fasc.  II,  pp.  25-80,  pi.  vii-xxvm 
[a  suivre]]  34  esp.  nouv.).  —  Voir  n°  447. 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  2  Dis  a,  1  Acridocarpus,  1  Dors- 
tenia,  1  Protea,  2  Xylopia,  1  Capparis,  1  Albissia,  3  Cryptosepa/u/u, 
1  Dewindtia  n.  gen.  Leguminosacearum,  1  Brachystegia,  3  Cassia,  1  Snii- 
thia,  2  Pterocarpus,  6  Dolichos,  2  Vigna,  1  Vignopsis  n.  gen.  Legumino- 
sacearum,  4  Liebrechtsia  n.  gen.  Leguminosacearum,  1  Teclea.  En  outre 
l'auteur  a  créé  pour  les  Dolichos  pteropus  et  Stuhlmannii  et  le  Des/no- 
dium  megalanthum  un  autre  genre  nouveau  Droogmansia. 

Cryptogames  vasculaires. 

1 135  Britton  (Elizabeth  G.)  :  Trichomanes  radicans  {B.  T.  C,  Vol.  29,  n°  7, 

PP.  475-477)- 

1 135  a  Chenevard  (P.).  —  Voir  n°  1104. 

1 136  Christ  (H.)  :  Filices  Bodinierianae  (B.  A.  G.  b.,  11e  ann.,  n°  153-154, 
pp.  189-274,  10  fig.  dans  le  texte). 

Les  espèces  énumérées  dans  cet  important  travail  sont  au  nombre  de 
174,  comprenant  158  Fougères,  3  Prêles,  6  Lycopodes  et  7  Sélaginelles. 
Parmi  les  Fougères,  21  espèces  sont  nouvelles,  savoir  :  1  Antrophyum,  3  Po- 
lypodium,  1  Niphobolus,  1  Adiantum,  1  Doryopterh,  1  Blechnum,  3  As- 
plenium,  4  Aspidium,  5  Polyslickum,  1  Gleicheuia. 

1136  a  Richen  (Gottfr.).  —  Voir  n°  1127. 

1 136  bis  Waisbecker  (Antal)  :  Vasvârmegye  harasztjai  [Die  Farne  des  Eisen- 
burger  Comitats  in  West-Ungarn]  [fin]  {M.  b.  L.,  Ie  ann.,  n°  8,  pp. 
237-248  [en  hongrois  et  en  allemand]),  —  Voir  n°  1018  bis. 

Muscinées. 

1136  b  Aigret  (A.).  —   Voir  n°  1100. 

1137  Paris  (Général)  :  Muscinées  de  l'Asie  orientale  française  (R.  br., 
29e  ann.,  n°  5,  pp.  93-97;  6  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Fissidens,  1  Barbula,  1  Ca- 
lymperes,  1  Philouotis,  1  Pogonatuiu,  1  Anomodou. 

V 

11 38  Podpera  (J.)  :  Einige  Bemerkungen  zur  geographischen  Verbreitung 
der  Laubmoose  in  Mitteleuropa  (B.  J.,  t.  XXXI,  fasc.  IV-V,  pp.  587- 

595)- 

11 39  Ravaud  :  Guide  du  bryologue  et  du  lichénologue  aux  environs  de 
Grenoble  [suite]  (R.  br.,  29e  ann.,  n°  5,  pp.  98-103). 

Algues. 

1 139  bis  Batters  (E.  A.  L.)  :  A  Catalogue  of  the  british  marine  Algae  [suite] 
{J.  of  B.,  Vol.  XL,  n°  477,  Suppl.,  pp.  49-56).  —  Voir  n°  1022  ter. 


—  xcv  — 

1140  Yendo  (K.)  :  Corallinae  verae  japonicae  (/.  C.  Se,  Vol.  XVI,  2e  part., 
38  pag.,  7  pi.;  20  esp.  nouv.j. 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  8  Amphiroa,  3  Ckeilosporum 
et  (>  Corallina. 

Lichens. 
1140  a  Aigret  (A.).  —  Voir  nos  100  et  136  b. 

1140  bis  Monguillon  (E.j  :  Catalogue  des  Lichens  du  département  de  la 
Sarthe  [fin]  {B.  A.  G.  b.,  ucann.,  n°  153-154,  pp.  274-275).  —  Voir 
n°  704  bis. 

Champignons. 

1141  Durand  (Elias  J.)  :  Studies  in  North  American  Uiscomycetes.  II,  Some 
new  or  notevvorthy  species  from  central  and  western  New  York  (B. 
T.  C,  Vol.  2g,  n°  7,  pp.  458-495;  2  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1   Ciboria  et  1  Sclerotînia. 

1142  Ferraris  (Teodoro)  :  Materiali  per  una  flora  micologica  del  Piemonte. 
Mixomiceti  ed  Eumiceti  raccolti  nei  dintorni  di  Crescentino  [seconda 
contribuzione]  {Mlp.,  t.  XVI,  fasc.  I,  pp.  3-46,  2  pi.). 

Cette  seconde  liste  comprend  105  espèces  dont  21  nouvelles,  savoir  : 
1  A?t/àos tome lia,  1  Didymella,  2  Pkyllosticta,  2  Phonia,  4  Macropàoma, 
1  Sphazronema,  2  Conothyrium,  1  Ascochyta,  1  Diplodina,  1  Hender- 
sonia,  1  Septoria,  1  Leptostroma,  1  Colletotrichum,  1  Oospora,  1  Ha- 
plaria. 

1143  Hennings  (P.)  :  Fungi  japonici.  IV.  {B.  J.,  t.  XXXI,  fasc.  IV-V,  pp. 
728-742;  12  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Thelephora,  1  Fomes,  1  Poly- 
stictus,  1  Calostoma,  1  Dimerosporium,  1  Asterina,  1  Lacknellula,  1  As- 
chersonia,  3  Cercospora,  1    Tripos porium. 

1144  Noelli   (Alberto)  :   tâcidium  Biscuiellas  n.  sp.  (Mlp.,  t.  XVI,   fasc.  I, 

pp.  47-48). 

1145  Shear  (C.  L.)  :  Mycolog-ical  Notes  and  new  species  (B.  T.  C,  Vol.  29, 

n°  7,  PP-  449-457;  i-' esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Secotium,  1  Scleroderma,  1  Cu- 
curbitaria,  1  Fusicladium,  1  Illosporium,  1  Pkragmidium,  2  JEcidium, 
1  Diatrypella,  1  Camarosfioriwn,  1  Haplosporella,  1  Plectrothrix  gea. 
nov.  —  L'auteur  fait  en  outre  du  Polyporus  volvatus  Peck  le  type  d'un 
genre  nouveau,  Cryptoporus. 

1146  Vestergren  (Tycho)  :  Verzeichnis  nebst  Diag-nosen  und  kritischen  Be- 
merkungen  zu  meinem  Exsiccatenwerke  «  Micromycetes  rariores  se- 
lecti  s,  Fasc.  11-17  (B.  N.,  1902,  fasc.  4,  pp.  161-179). 

Nomenclature. 

1147  Banker  (Howard  J.)  :  A  historical  Review  of  tke  proposed  gênera  of 
the  Hydnacea;  {B.  T.  C,  Vol.  29,  n°  7,  pp.  436-448). 


—  xcvi 


Paléontologie. 

1148  Berthoumieu  (Abbé)  :  Flore  carbonifère  et  permienne  du  Centre  de  la 
France  {Revue  scientif.  du  Bourbonnais  et  du  Centre  de  la  France, 
159  ann.,  n°  175-177,  pp.  125-138  [à  suivre],  2  pi.). 

Pathologie  et  tératologie  végétales. 

114g  Copeland  (Edwin  Bingham)  :  Two  Fern  monstrosities  {B.  G.,  Vol. 
XXXIV,  n°  2,  pp.  142-144,  1  fig.  dans  le  texte). 

1150  Laurent  (Em.)  :  Un  nouveau  type  de  maladie  des  plantes  :  la  dégéné- 
rescence graisseuse  (B.  S.  B.  B.,  t.  XL,  fasc.  2,  pp.  29-32). 

1151  Trotter  (Alessandro)  :  Terza  comunicazione  intorno  aile  galle  (zooce- 
cidi)  del  Portog-allo  (B.  S.  Br.,  t.  XVIII,  fasc.  3-4,  pp.  152-162). 

Botanique  économique. 

1152  Chevalier  (Auguste)  :  Sur  la  liane  à  caoutchouc  des  forêts  du  Congo 
français  (C.  R.,  t.  CXXXV,  n°  11,  pp.  461-463). 

1152  a  Chevalier  (Auguste).  —  Voir  n°  105. 

Sujets  divers. 

1 153  Cléments  (Frédéric  E.)  :  A  System  of  nomenclature  for  Phytogeography 
(B.J.,  t.  XXXI,  Suppl.  n°  70,  pp.  1-20). 

1154  Moller  (A.  F.)  :  Observaçôes  phaînologicas  feitas  em  Coimbra  em 
1901  {B.  S.  Br.,  t.  XVIII,  fasc.  3-4,  pp.   173-174). 

1 155  Warming  (Eug.)  :  Der  Wind  als  pflanzengeographischer  Factor. 
Anmerkungen  zu  Prof.  Ad.  Hansens  «  Die  Végétation  der  ostfriesis- 
chen  Insein  »  (B.  J.,  t.  XXXI,  fasc.  IV-V,  pp.  556-586;. 

1156  Williams   (Frédéric  N.)  :  Salient  characters  in  Hieracium  {J.  of  B. 
Vol.  XL,  n°  477,  pp.  313-316). 


£<32S>I- 


Pans.  —  J.  Mcrsch,  1111p.,  4'"*,  Av.  de  CliàliUon. 


JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

16e  année.  —  Novembre  1902. 
BULLETIN  BIBLIOGRAPHIQUE  N°  11. 


"WN^^fV^iW^Hl**»!^*.' 


Biographie,  Bibliographie,  Histoire  de  la  Botanique. 

1156  bis  Alfôldi  (Flatt  Kâroly)  :  A  herbariumok  tôrténetéhez  [Zur  Ge- 
schichte  der  Herbare]  [suite']  (M.b.  L.,  I«  ann.,  fasc.  9,  pp.  272-279 
[à  suivre]).  —   Voir  n°  1066  bis. 

1157  Briquet  (John)  :  Notice  nécrologique  sur  Marc  iMicheli  {B.  S.  b.  F., 
4e  sér.,  t.  II,  pp.  177-178). 

1158  Pirotta  (R.)  ed  E.  Ghiovenda  :  Illustrazione  di  alcuni  Erbarii  antichi 
Romani  (Mlp.,  Vol.  XVI,  fasc.  II-IV,  pp.  49-157). 

1159  Schroeter  (C.)  :  C.  Cramer  {N.  N.,  sér.  XIII,  pp.  155-176,  1  portr.). 

Biologie,  morphologie  et  physiologie  générales. 

1160  Andrews  (Frank  Marion)  :  Die  Wirkung-  der  Centrifugalkraft  auf 
Pflanzen  (/.  w.  B.,  t.  XXXVIII,  fasc.  1,  pp.  1-40,  5  fig.  dans  le  texte 
et  1  pi.). 

1 161  Chapin  (Paul)  :  Einfluss  der  Kohlensaure  auf  das  Wachsthum  {FI., 
t.  91,  fasc.  2,  pp.  348-379,  1  fig.  dans  le  texte  et  1  pi.). 

1162  Copeland  (Edwin  Binghatn)  :  The  rise  of  the  transpiration  stream  : 
an  historical  and  critical  discussion  {B.  G.,  Vol.  XXXIV,  n°  3,  pp. 
161-193  [à  suivre]). 

1 163  Daniel  (Lucien)  et  V.  Thomas  :  Sur  l'utilisation  des  principes  mi- 
néraux par  les  plantes  greffées   (C.    R.,  t.  CXXXV,  n°   13,  pp.  509- 

512)- 

1 163  bis  Friedel  (Jean)  :  L'assimilation  chlorophyllienne  aux  pressions 
inférieures  à  la  pression  atmosphérique  [fin]  {R.  g.  B.,  t.  XIV,  n°  165, 
pp.  370-390J.  —  Voir  n9  107 1. 

1 164  MacMillan  (Conway)  :  Suggestions  on  the  classification  of  seeds 
{B.  G.,  Vol.  XXXIV,  nu  3,  pp.  224-228). 

1165  Newcombe  (Frederick  C.)  :  The  sensory  zone  of  roots  {A.  of  B., 
Vol.  XVI,  n°  LXIII,  pp.  429-447,  1  fig.  dans  le  texte). 

1 166  Pocher  (Pierre-Paul)  :  Expériences  sur  la  germination  des  grains  de 
pollen  en  présence  des  stigmates  (C.  R.,  t.  CXXXV,  n°  x6,  pp.  6^4- 
636). 

1167  Thiselton-Dyer  (W.  T.)  :  Morphological  Notes.  VIII.  On  polycotyle- 
dony  (A.  of  B.,  Vol.  XVI,  n°  LXIII,  pp.  553-558,  3  pi.). 


—  xcvm 


1168  White  (Charles  A.)  :  The  saltatory  origin  of  species  (B.  T.  C,  Vol. 

29»  n°8,  pp.  511-522). 

1169  Wiedersheim  (Walther)  :  Ueber  den  Einfluss  der  Belastung  auf  die 
Ausbildung  von  Holz-  und  Bastkôrper  bei  Trauerbaumen  (f.  w.  B., 
t.  XXXVIII,  fasc.  1,  pp.  41-69). 

1170  Worsdell  (W.  C.)  :  The  évolution  of  the  vascular  tissue  of  plants 
(B.  G.,  Vol.  XXXIV,  n°  3,  pp.  216-223,  7  fig.  dans  le  texte). 

Biologie,  morphologie  et  physiologie  spéciales. 

Phanérogames. 

1 171  Fairchild  (David  G.)  :  The  Sensitive  as  a  weed  in  the  tropics  (B.  G., 
Vol.  XXXIV,  n°  3,  pp.  228-230,  1  fig-.  dans  le  texte). 

11 72  Guignard  (L.)  :  Sur  la  double  fécondation  chez  les  Crucifères  (C.  R., 
t.  CXXXV,  n°  13,  pp.  497-499)- 

1 173  Hillman  (F.  H.)  :  The  seeds  of  Rescue  Grass  [Bromus  um'oloides]  and 
Chess  [Bromzis  secalinus\  (U.  S.  D.  A.,  Bureau  of  plant  industry, 
Bull.  n°  25,  4  pag.,  3  fig.  dans  le  texte). 

1174  Hoffmann  (Ralph.)  :  Virulence  of  the  wild  Parsnip  (Rk.,  Vol.  4,  n°45, 
p.  188). 

1175  Jeffrey  (Edward  C.)  :  The  structure  and  development  of  the  stem  in 
the  Pteridophyta  and  Gymnosperms  {Philosophie al  Transact.  of  the 
Roy.  Soc.  of  London,  Sér.  B,  Vol.  195,  pp.   119-146,  6  pi.). 

1176  Koorders  (S.  H.)  :  Notizen  mit  Abbildungen  einiger  interessanter  cau- 
liflorer  Pflanzen  (A.  f.  B.,  20  sér.,  Vol.  III,  2e  part.,  pp.  82-91, 
11  fig.  dans  le  texte). 

1177  Leavit  (R.  G.)  :  Seed  dispersai  of  Viola  rotundifolia  (Rh.,  Vol.  4, 
n°  45,  pp.  183-184). 

117S  Liénard  (E.)  :  Sur  la  composition  des  hydrates  de  carbone  de  réserve 
de  l'albumen  de  quelques  Palmiers  (C  R.,  t.  CXXXV,  nu  15,  pp.  593- 

595)- 

1 179  Neubert  (Richard)  :  Untersuchungen  ûber  die  Nutationskrùmmungen 
des  Keimblattes  von  Alliiim  (f.  w.  B.,  t.  XXXVIII,  fasc.  1,  pp.  119- 
145,  10  fig.  dans  le  texte). 

1180  Nieuwenhuis-Uexkùll  (Margarete)  :  Die  Schwimmrichtung  der 
Frûchte  von  Thuarea  sarmeniosa  Pers.  {A.  J .  B.,  2e  sér.,  Vol.  III, 
2e  part.,  pp.  1 14-123,  2  pi.). 

1181  Ortlepp  (Karl)  :  Die  Keimpflànzchen  von  Salvia  pratensis  L.  (D. 
b.  AI.,  XXe  ann.,  nos  6,  7,  8,  pp.  98-99). 

1182  Treub  (M.)  :  L'organe  femelle  et  l'embryogenèse  dans  le  Ficus  hirta 
Vahl  (A.  f.  B.,  2e  sér.,  Vol.  III,  2e  part.,  pp.  124-157,  10  pi.). 


XCIX' 


1183  Vôchting  (Hermann)  :  Ueber  den  Sprossscheitel  der  Linaria  spuria 
(/.  w.  B.,  t.  XXXVIII,  fasc.  i,  pp.  82-118,  2  pi.). 

Cryptogames  vasculaires. 

1 184  Brebner  (George)  :  On  the  anatomy  of  Danaea  and  other  Marattia- 
ceae  (A.  of  B.,  Vol.  XVI,  n°  LXI1I,  pp.  517-552,  2  fig.  dans  le  texte 
et  2  pi.). 

1 185  Campbell  (D.  H.)  :  Studies  on  the  gamctophyte  of  Selaginella  (A.  of 
B.,  Vol.  XIV,  n°  LXIII,  pp.  419-428,  1  pi.). 

1 186  Harvey-Gibson  (R.  J.)  :  Contributions  towards  a  knowledge  of  the 
anatomy  of  the  genus  Selaginella  {A.  of  B.,  Vol.  XVI,  n°  LXIII, 
pp.  449-466,  2  pi.). 

1186  a  Jeffrey  (Edward  G.).  —  Voir  n°  1175. 

1 187  Solms-Laubach  (H.  Graf  zu)  :  Isoctes  lacustris,  seine  Verzweigung 
und  sein  Vorkommen  in  den  Seen  des  Schwarzwaldes  und  der  Vo- 
gesen  {B.  Z.,  6o°  ann.,  Ie  part.,  fasc.  IX,  pp.  179-206,  1  pi.). 

MuSCINÉES. 

11SS  Quelle  (F.)  :  Bemerkung  ùber  die  «  Rhizoidinitialen  »  in  den  Ven- 
tralschuppen  der  Marchantiaceen   (fldzo.,  t.  XLI,  fasc.  5,  Suppl.,  pp. 

(i74)-(I7r>>- 

Algues. 

1189  Fritsch  (F.  E.)  :  The  structure  and  development  of  the  young  plants 
in  Œdogonium  (A.  of  B.,  Vol.  XVI,  n°  LXIII,  pp.  467-485,  3  fig.  dans 
le  texte). 

1190  Hunger  (F.  W.  T.)  :  Ueber  das  Assimilationsproduct  der  Dictyota- 
ceen  (/.  w.  B.,  t.  XXXVIII,  fasc.  1,  pp.  70-82). 

1191  Vogler  (Paul)  :  Die  Anwendung  der  Variationsstatistik  zur  Untersu- 
chung  von  Plankton-Diatomeen  {FI.,  t.  91,  fasc.  2,  pp.  380-383). 

Champignons. 

1192  Lesage  (Pierre)  :  Germination  des  spores  de  Sterigmatocystis  nigra 
dans  la  trachée  de  quelques  oiseaux  (C.  R.,  t.  CXXXV,  n°  16,  pp. 
632-634). 

1193  PottS  (George)  :  Zur  Physiologie  des  Dictyostelium  mucoroides  (FI., 
t.  91,  fasc.  2,  pp.  281-347,  4  fig.  dans  le  texte). 

1194  Ruhland  (W.)  :  Die  Befruchtung  von  Albugo  Lepigoni  und  einigcn 
Peronosporeen  (Hdzv.,  t.  XLI,  fasc.  5,  pp.  (i79)-(i8o)). 

Systématique,    Géographie   botanique,  Flores,  Comptes  rendus 
d'herborisations  et  de  voyages. 

Phanérogames. 

1195  Bacon  (Alice  E.)  :  Anagallis  arvensis  and  cœrulea  in  Vermont  (Rk., 
vol.  4,  n°  45,  pp.  185-186). 


i  ig6  Becker  (Wilhelm)  :  Berichtigungen  zu  den  Violae  exsiccatae.  Viola 
montana  X  pumila  und  Viola  canina  X  Montana  hybridae  novae  {D. 
b.  M.,  XXe  ann.,  nos  6,  7,  8,  pp.  88-90). 

1197  Becker  (Wilhelm)  :  Ergebnisse  einer  Revision  der  Violae  des  Herba- 
rium  Barbey-Boissier  (B.  H.  B.,  2e  sér.,  t.  II,  n°  10,  pp.  852-856). 

1 197  bis  Becker  (Wilhelm)  :  Verzeichnis  der  in  den  Violae  exsiccatae  II  und 
III    ausgegebenen   Veilchen    nebst    den    Diagnosen    neuer    Formen 

[suite]  {D.  b.  M.,  XXe  ann.,  nos  6,  7,  8,  pp.  S5-88).  —  Voir  n°  918. 

1198  Berger  (Alwin)  :  Il  génère  Echidnopsis  (Mlp.,  Vol.  XVI,  fasc.  II IV, 
pp.  158-163,  1  pi.). 

1198  bis  Borbâs  (V.  de)  :  Hazânk  meg  a  Balkân  Hesperis-ei  [Species  Hes- 
peridum  Hungariae  atque  Haemi]  [suite]  (M.  b.  L.,  Ie  ann.,  fasc.  9, 
pp.  261-272  [à  suivre]).  —  Voir  n°  1103  bis. 

1199  Chandler  (Harley  P.)  :  A  revision  of  the  genus  Nemophila  (B.  G., 
Vol.  XXXIV,  nû  3,  pp.  194-215,  4  pi.). 

1200  Collins  (J.  Franklin)  :  The  distinctive  features  of  Iris  Hookeri  [Rk., 
Vol.  4,  n°  45,  pp.  179-180,  1  pi.). 

1201  Coste  (Abbé  H.)  :  Flore  descriptive  et  illustrée  de  la  France,  de  la 
Corse  et  des  contrées  limitrophes  (T.  II,  fasc.  2,  pp.  97-224,  fig.  1330- 

1635)- 

Ce   fascicule  comprend   les  Paronychiées,  Crassulacées,    Cactées,    Fi- 
coïdées,  Grossulariées,  Saxifragées,  Ombellifères  (à  suivre). 

1202  Cotton  (J.  S.)  :  Three  new  plants  from  Washington  (B.  T.  C,  Vol. 
29,  n°  9,  pp.  573-574)- 

Description  de  1  Glyceria,  1  Astragalus  et  1  Orthocarpus  nouveaux. 

1203  Druce  (G.  Claridge)  :  Some  Kentish  plants  (J.  of  B.,  Vol.  XL, 
n°  478,  pp.  350-353). 

1204  Dunn  (S.  T.)  :  Origin  of  the  Deadnettles  in  Britain  (/.  of  B.,  Vol. 
XL,  n°  478,  pp.  356"36°)- 

1205  Eastwood  (Alice)  :  New  Western  plants   (B.   T.  C,  Vol.  29,  n°  8, 

PP-  523525 5  5esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Castillcia,  1  Lappula,  1   Cory- 
dalis  et  2  Campanula. 

1206  Fernald  (M.  L.)  :  Aster  îmdulatus  X  Novi-Belgii  (Rh.,  Vol.  4,  n°  45, 
pp.  186-187). 

1206  bis  Freyn  (J.)  :  Plantse  Karoanae  amurica-  et  zeaënsaj  [suite]  (Oe.  Z., 
LIIC  ann.,  n°  10,  pp.  396-408  [à  suivre]  ;  1  esp.  nouv.  d'Euplirasia). 
—  Voir  n°  11 12  bis. 

1207  Freyn  (J.)  :  Plantai  novae  Orientales.  VI  [B.  H.  B.,  20  sér.,  t.  II,  n°  10, 
pp.  833-851  [à  suivre]). 


1207  bis  Hackel  (E.)  :  Neue  Graser  [suite']  (Oe.  Z.,  LII°  ann.,  n°  10,  pp. 
373-380-  —  Voir  n°  993  bis. 

Description  de  9  espèces  nouvelles,  savoir  :  1  Zeugites,  1  jEluropus, 
1  Stiburus,  6  Poa. 

1208  Halâcsy  (E.  de)  :  Conspectus  Florae  Graeca:  [suite]  (Vol.  II,  fasc.  2, 
pp.  257-612). 

Ce  fascicule,  qui  termine  le  second  volume,  comprend  la  fin  des  Cam- 
panulacées,  les  Lobéliacées,  Ericacées,  Pyrolacées,  Monotropacées,  Sty- 
racées,  Ebénacées,  Jasminacées,  Oléacées,  Asclépiadacées,  Apocynacées, 
Gentianacées,  Cyrtandracées,  Polémoniacées,  Convolvulacées,  Cuscutacées, 
Borraçinacées,  Solanacées,  Scrofulariacées,  Orobanchacées,  Acanthacées, 
Verbénacées  et  Labiées. 

1209  Handel-Mazzetti  (Heinrich  v.)  :  Nachtrag-  zur  Flora  von  Seitenstetten 
und  Umgebung-  (Oe.  Z.,  LIIe  ann.,  n°  io,  pp,  381-389). 

1209  bis  Hayek  (August  von)  :  Beitrâge  zur  Flora  von  Steiermark  [suite] 
(Oe.  Z.,  LIP  ann.,  n°  10,  pp.  408-413  [à  suivre]).  —  Voim0  72. 

1210  Magnin  (Ant.)  :  Les  P£uphraises  du  Jura,  d'après  de  Wettstein,  Alf. 
Chabert  et  les  floristes  jurassiens  (Archiv.  de  la  flore  jurassienne, 
3e  ann.,  n°  27,  pp.  45-51). 

12 11  Magnin  (Ant.)  :  Localités  nouvelles  pour  les  Juras  bàlois  et  soleurois, 
vaudois  et  idanien    [Archiv.  de  la  flore  jurassienne,  3e  ann.,  n°  27, 

PP-  51-53)- 

1212  Maycr  (C.  Joseph)  :  Das  Teufelsthal  am  Albulapass  (D.  b.  AI.,  XXe 
ann.,  nos  6,  7,  8,  pp.  99-101). 

1  213  Moore  (Spencer)  :  Mr.  T.  Kâssner's  british  East  African  plants  :  Com- 
posita;,  Acanthaceae  (/.  of  B.,  Vol.  XL,  n°  478,  pp.  339-346;  7  esp. 
nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Gutcnbergia,  1  Vernonia , 
1  Jilepkarispermum,  1  Crassocephalum,  1  T/iuubergia,  1  Barleria, 
1  Jitsiicia. 

1213  bis  Murr  (J.)    :  Weitere  Beitrag-e    zur   Kenntnis   der    Eu-Hieracien 
Tirols,   Sudbayerns   und    der    usterreichischen   Alpenlander   [suite 
(Oe.  Z.,  LIIe  ann.,  n°  10,  pp.  389-396  [à  suivre]).  —  Voir  n°  11 18  bis. 

12 14  Penzig  (0.)  :  Die  Fortschritte  der  Flora  des  Krakatau  (A.  J.  B., 
2e  sér.,  Vol.  III,  2e  part.,  pp.  92-113,  7  ûg.  dans  le  texte). 

12 15  Piper  (C.  V.)  :  Notes  on  the  biennial  and  perennial  West  American 
species  of  Lappula  (B.  T.  C,  Vol.  29,  n°  9,  pp.  535-549;  9  esp. 
nouv.). 

1215  bis  Reynier  (Alph.)  :  Diverses  récoltes  en  Provence  et  annotations 
[suite]  (B.  A.  G.  b.,  uc  ann.,  n°  155,  pp.  289-292  [à  suivre]).  —  Voir 
n°  821. 

1216  Sukatscheff  |W.)  :  Zur  Flora  des  Gouvernements  Charkovv  (B.  J.  P., 
t.  II,  fasc.  5,  pp.  154-168,  en  russe). 


Cil 


1217  Tourlet  (E.  H.)  :  Description  de  deux  rosiers  appartenant  à  la  flore 
d'Indre-et-Loire  (B.  S.  b.  F.,  4e  sér.,  t.  II,  pp.  196-203). 

1218  Wheldon  (J.  A.)  and  Albert  Wilson  :  West  Lancashire  plants  (/.  of 
B.,  Vol.  XL,  n°  478,  pp.  346-35°)- 

Cryptogames  vasculaires. 

1219  Christ  (H.)  :   Filices  Faurieanae.  IV  (B.  H  B.,  2e  sér.,  t.  II,  n°  10, 
pp.  825-832;  3  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  2  Athyrium  et  1  Aspidium. 

1219  a  Hayek  (A.  v.).  —  Voir  n°  1209  bis. 

1220  Slosson  (Margaret)   :  The  origin  of  Asplenium  ebenoides  {B.  T.  C, 
Vol.  29,  n°  8,  pp.  487-485,  7  fig.  dans  le  texte). 

1220  a  Solms-Laubach  (H.  zu)  :  —  Voir  n°  1187. 

MUSCINÉES. 

1221  Bergevin  (Ern.  de)  :  Promenade  bryologique  au  Jardin  public  de 
Coutances  [Manche]  {B.  A.  G.  b.,  ii^ann.,  n°  155,  pp.  279-288). 

1222  Britton  (Elizabeth  G.)  :  The  european  species  of  Sematophyllmn 
(/.  of  B.,  Vol.  XL,  n°  478,  pp.  353-355)- 

1223  Dismier  (G.)  :  fungermannia  exsecta  Schm.  et  /.  exsectœformis 
Breidl.  {B.  S.  b.  F.,  4e  sér.,  t.  II,  pp.  204-209). 

1224  Evans  (Alexander  W.)  :  Hepaticse  of  Puerto  Rico.  I,  The  species  of 
Lcptolejeunea,  including  an  account  of  their  végétative  reproduction 
{B.  T.  C,  Vol.  29,  n°  8,  pp.  496-5IO>  3  P1-)- 

1225  Grout  (A.  J.)   :  Notes  on  Vermont  Mosses  (Rk.,  Vol.  4,  n°  45,  pp. 

180-183). 

1225  bis  Kindberg  (N.  Conr.)  :  Grundziïge  einer  Morphologie  der  Laub- 
moss-Gattung  Thamtiium  [fin]  (Hdw.,  t.  XLI,  fasc.  5,  pp.  225-268). 
—  Voir  n°  1021. 

1226  Nicholson  (W.  E.)  :  Ephemerum  siellalum  in  Britain  (/.  of  B.,  Vol. 
XL,  n°  478,  pp.  337-338,  1  pi.). 

1227  Péterfi  (Mârton)  :  A  Physcomiirella  Hampei  Limpr.  {Physcomi- 
irella  paiens  X  Physcomitrium  sphzericîtm)  hazai  elôfordulâsa  [Ueber 
das  Vorkommen  von  Physcomitrella  Hampei  L.  impr.  in  Ungarn 
(M.  b.  L.,  Ie  ann.,  n°  9,  pp.  257-261,  en  hongrois  et  en  allemand). 

1228  Schiffner  (V.)  :  Neue  Materialien  zur  Kenntniss  der  Bryophyten  der 
atlantischen  Insein  {Hdw.,  t.  XLI,  fasc.  5,  pp.  269-272  [à  stiivre}\ 
1  esp.  nouv.  de  Riccid). 

1228  bis  Stephani  (Franz)  :  Species  Hepaticarum  [suite]  (B.  II.  B.,  2e  sér., 
t.  II,  n°  10,  pp.  857-888;  37  esp.  nouv.  de  Plagiochila).  —  Voir 
n°  1022  bis. 


—  cm  — 

1229  Winkelmann  (J.)   :  Zur  Moosflora  Pommerns  (D.   b.  M.,  XXe  ann., 

nos  6,  7,  8,  pp.  95-98). 

Algues. 

1229  bis  Batters  (E.  A.  L.)  :  A  Catalogue  of  the  british  marine  Alga;  [suite] 
(f.  0/ B.,  Vol.  XL,  n°  478,  Suppl.,  pp.  57 -64  [à  suivre]). —  Voir 
n°  1139  àis. 

1230  Collins  (F.  S.)  :  An  algologist's  vacation  in  Eastern  Maine  (R/i.,  Vol. 
4.  n°45>  pp.  I74-I79)- 

1231  Fritsch  (F.  E.)  :  Algological  Notes.  III.  Preliminary  report  on  the 
phytoplankton  of  the  Tharaes  (A.  of  B.,  Vol.   XVI,  nu   LXIII,  pp. 

576-584). 

1232  Mereschkowsky  (C.)  :  Sur  un  nouveau  genre  de  Diatomée  [Licmo- 
sphenia  {N.  N.,  sér.  XIII,  pp.  177-183,  5  fig.  dans  le  texte;  5  esp. 
nouv.). 

1233  Serbinow  (J.  L.)  :  Ueber  eine  neue,  pyrenoidlose  Race  von  Chlamy- 
domonas  stellata  Dill  (B.  J.  P.,  t.  II,  fasc.  5,  pp.  143-153,  2  pi.,  en 
russe  avec  résumé  allemand). 

Lichens. 

1234  Du  Colombier  (Maurice)  :  Flore  lichénologique  des  environs  d'Or- 
léans, 2e  liste  {B.  S.  b.  F.,  4e  sér.,  t.  II,  pp.  209-21 1). 

Champignons. 

1235  Burt  (Edward  A.)  :  Some  Hymenomycetous  Fungi  from  South  Ame- 
rica (B.  T.  C,  Vol.  29,  n°9,  pp.  571-572). 

1236  Dietel  (P.)  :  Einige  Uredineen  aus  Japan  (Hdw.,  t.  XLI,  fasc.  5, 
Suppl.,  pp.  (177K178);  3  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Triphragmium  (sur  Asiilbe 
chinensis),  1  Pucciniastrum  (sur  Castanea  vulgaris),  1  Phakopsora 
(sur  Krauukia  floribunda). 

1237  Hennings  (P.)  :  Eine  neue  norddeutsche  Phalloidee  [Antkurus  borealis 
Burt  var.  n.  Klitcingii  P.  Henn.]  Hdw.,  t.  XLI,  fasc.  5,  Suppl.,  pp. 
(i69)-(i74),  1  fig.  dans  le  texte). 

1238  Webster  (H.)  :  A  form  of  the  bitter  Boletus  (Rk.,  Vol.  4,  n°  45, 
pp.  187-188). 

1239  White  (V.  S.)  :  Some  Mt.  Désert  Fungi  (B.  T.  C,  Vol.  29,  n"  9, 
PP-  55°-5635  6  esP-  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  2  Hydnum,  1  Boletus,  1  CUto- 
cybe,  1  Cortinarius,  1  Flammula. 

Paléontologie. 

1240  Benson  (Margaret)  :  The  fructification  of  Lyginodendron  oldhamium 
(A.  of  B.,  Vol.  XVI,  n°  LXIII,  pp.  575-576,  1  fig.  dans  le  texte). 


i24-i  Weiss  (F.   E.)  :  The  vascular  branches  of  Stigmarian  rootlets  (A.  of 
B.,  Vol.  XVI,  n°  LXIII,  pp.  559-573,  1  pi-)- 

Pathologie  et  tératologie  végétales. 

1242  Freeman  (E.  M.)  :  Experiments  on  the  brown  rust  of  Bromes  [Pucci- 
nia  dispersa]  {A.  of  B.,  Vol.  XVI,  n°  LXIII,  pp.  487-494). 

1243  Penzig  (0.)  :  Note  di  teratologia  veg-etale  (Mlp.,  Vol.  XVI,  fasc.  II-IV, 
pp.  164-178,  3  pi.). 

Botanique  économique. 

1244  Chesnut  (V.  K.)  :  Plants  used  by  the  Indians  of  Mendocino  county, 
California  (U.  S.  H.,  Vol.  VII,  n°  3,  pp.  293-408,  13  fig\  dans  le  texte 
et  12  pi.). 

1245  Chevalier  (Auguste)  :  Sur  les  Landolphiées  donnant  le  caoutchouc 
des  herbes  au  Congo  français  (C.  R.,  t.  CXXXV,  n°  13,  pp.  512-515). 

1246  Murr  (J.)  :  Zur  Kenntnis  der  Kulturgeholze  Tirols.  III  (D.  b.  M., 
XXe  ann.,  nos  6,  7,  8,  pp.  101-104). 

Technique. 

1247  Lamarlière  (L.  Géneau  de)  :  Quelques  observations  sur  le  molybdate 
d'ammonium  employé  comme  réactif  des  membranes  cellulaires  {B. 
S.  b.  F.,  4e  sér.,  t.  II,  pp.  183-196). 

Sujets  divers. 

1248  Hill  (E.  J.)  :  Notes  on  migratory  plants  (B.  T.  C,  Vol.  29,  n°  9, 
PP-  564-57°)- 

1249  Hope  (C.  W.)  :  The  «  Sadd  »  of  the  Upper  Nile  :  its  Botany  compared 
with  that  of  similar  obstructions  in  Bengal  and  American  waters 
{A.  of  B.,  Vol.  XVI,  n°  LXIII,  pp.  495-516). 

1250  Jones  (L.  R.)  :  The  Pringle  and  Frost  herbaria  at  the  University  of 
Vermont  {Rh.,  Vol.  4,  n°  45,  pp.  171-174). 

1251  Laubert  (R.)  :  Unsere  Fruhling-sboten.  Phanologische  Skizzen  {D. 
b.  M.,  XXe  ann.,  nos  6,  7,  8,  pp.  90-95). 

1252  Rolland  (L.)  :  Conférence  sur  les  Champignons  qui  tuent  (Extr.  des 
Annal,  de  l' Associât,  des  Natural.  de  Lev a llois- Perret,  7e  ann., 
12  pag.,  2  fig.  dans  le  texte  et  1  pi.). 


Pal  là.  —  J .  ftici  sidi,  iinp.,  4J",  AV.  de  Clialulon. 


JOURNAL  DE  BOTANIQUE 

16e  année.  —   Décembre  1902. 
BULLETIN  BIBLIOGRAPHIQUE  N°  12. 


Biographie,  Bibliographie,  Histoire  de  la  Botanique. 

1252  ois  Alfoldi  (Flatt  Karoly)  :  A  herbariumok  torténetéhez  [Zur  Ge- 
schichte  der  Herbare]  [suite]  (M.  b.  L.,  Ie  ann.,  n°  10,  pp.  315-317  [à 
suivre]).  —   Voir  n°  1156  bis. 

1253  Barnhart  (JohnHendley)  :  Dates  ofthe  a  Nova  Gênera  »  of  Humboldt, 
Bompland  and  Kunth  (B.   T.  C,  Vol.  2g,  n°  10,  pp.  585-598). 

1254  Notes  on  the  Banksian  Herbarium  (/.  of  B.,  Vol.  XL,  n°  479,  pp. 
388-390). 

1255  Thomas  Comber  (/.  of  B.,  Vol.  XL,  n°  479,  pp.  386-388,   1  portr.). 

Biologie,  morphologie  et  physiologie  générales. 

1256  Bernard  (Noël)  :  Conditions  physiques  de  la  tubérisation  chez  les 
végétaux  (C.  R.,  t.  CXXXV,  n°  17,  pp.  706-708). 

1256  bis  Copeland  (Edwin  Bingham)  :  The  rise  of  the  transpiration  stream  ; 
an  historical  and  critical  discussion  [fin]  {B.  G.,  Vol.  XXXVI,  n°  4, 
pp.  260-283,  1  fig.  dans  le  texte).  —  Voir  n°  1162. 

1257  Gidon  (F.)  :  Sur  l'époque  de  la  feuillaison  des  arbres  aux  divers  ni- 
veaux d'altitude  de  la  Grande-Canarie  {B.  A.  G.  b.,  11e  ann.,  n°  156, 
PP-  3°8-3i 3). 

1258  Hedgcock  (George  G.)  :  The  relation  of  the  water  content  of  the  soil 
to  certain  plants,  principally  mesophytes  (Boianical  Survey  of  Ne- 
braska,  1902,  79  pag.). 

1259  Kurzwelly  (Walther)  :  Ueber  die  Widerstandsfâhig-keit  trockener 
pflanzlicher  Organismen  gegen  giftige  Stoffe  (/.  w,  B.,  t.  XXXVIII, 
fasc.  2,  pp.  291-341). 

1260  Mannagetta  (G.  Beck  v.)  :  Ueber  die  Umgrenzung  der  Pflanzenforma- 
tionen  (Oe.  Z.,  LIIe  ann.,  n°  11,  pp.  421-427). 

1261  Matruchot  (L.)  et  M.  Molliard  :  Modifications  produites  par  le  gel 
dans  la  structure  des  cellules  végétales  {R.  g.  B.,  t.  XIV,  n°  166,  pp. 
401-419  [à  suivre],  3  pi.). 

1262  Nathansohn  (Alexander)  :  Ueber  Kegulationserscheinungen  in  Stoff- 
austausch  (/.  w.  B.,  t.  XXXVIII,  fasc.  2,  pp.  241-290). 

1263  Schmid  (B.)  :  Beitrâg-e  zur  Embryo-Entwickelung  ciniger  Dicotvlen 
{B.  Z.,  co°  ann.,  Ie  part.,  fasc.  X-XI,  pp.  207-230,  1  fig.  dans  le  texte 
et  3  pi.). 


—    CVI 


1264  Schoute  (J.  C.)  :  Ueber  Zellteilung-svorgang-e  im  Cambium  (Verhan- 
delingen  der  Koninklijke  Akademie  von  Wetenschappen  te  Amsterdam, 
2e  sér.,  t.  IX,  n°  4,  60  pag\,  20  fig\  dans  le  texte). 

1265  Vries  (Hugo  de)  :  Die  Mutationstheorie  (T.  II,  ielivr.,  pp.  1-240,  45fig. 
dans  le  texte  et  2  pi.). 

Biologie,  morphologie  et  physiologie  spéciales. 

Phanérogames. 

1266  Bougault  (J.)  et  G.  Allard  :  Sur  la  présence  de  la  volémite  dans 
quelques  Primulacces  (C.  R.,  t.  CXXXV,  n°  ig,  pp.  796-797). 

1267  Donard  (E.)  et  H.  Labbé  :  Sur  une  matière  albuminoïde  extraite  du 
grain  de  Maïs  {C.  R.,  t.  CXXXV,  n°  18,  pp.  744-746). 

1268  Dop  (Paul)  :  Sur  le  développement  de  l'ovule  des  Asclépiadées  (C  R., 
t.  CXXXV,  n°  19,  pp.  800-803). 

1269  Dop  (Paul)  :  Sur  le  pollen  des  Asclépiadées  (C.  R.,  t.  CXXXV,  n°  17, 

pp.  710-712). 

1270  Land  (W.  J.  G.)  :  A  morphological  study  on  Thuja  (B.  G.,  Vol.  XXXVI, 

n°4,  PP-  249-259,  3  pi.). 

1271  Maquenne  (L.)  :  Sur  l'acide  solide  de  l'huile  ÏÏElasococca  vernicia 
[C.  R.,  t.  CXXXV,  n°  17,  pp.  696-698). 

1272  Noack  (Fritz)  :  Bliïtenbiologische  Beobachtung-en  aus  Brasilien  (B. 
B.  C,  t.  XIII,  fasc.  1,  pp.  112-114). 

1273  Russel  (W.)  :  Essai  sur  la  localisation  de  la  daphnine  chez  le  Daphne 
Laureola  (R.  g.  B.,  t.  XIV,  n°  166,  pp.  420-426). 

1274  Spiess  (Karl  v.)  :  Ginkgo,  Cephaloiaxus  und  die  Taxaceen.  Eine  phy- 
logenetische  Studie  (Oc.  Z.,  LIIe  ann.,  n°  11,  pp.  432-436  [à  suivre]). 

1275  Williams  (Frédéric  N.)  :  Heredity  in  Hieracium  [J.  of  B.,  Vol.  XL., 
n°  479,  PP»  3^5-386). 

MUSCINÉES. 

1276  Bergevin  (Ernest  de)  :  Interversion  dans  la  croissance  des  organes 
sexuels  du  Plagiothecium sylvaticum  L.  (R.  br.,  29e ann.,  n°  6,  pp.  1 15- 
119,  1  fig\  dans  le  texte). 

Algues. 

1277  Ernst  (A.)  :  Siphoneen-Studien  (B.  B.  C,  t.  XIII,  fasc.  1,  pp.  1 15-148, 
5  PL)- 

1278  Lùtkemùller  (J.)  :  Die  Zellmembran  der  Desmidiaceen  (B.  B.,  t.  VIII, 
fasc.  3,  pp.  347-414,  3  P1-)- 

Champignons. 

1279  Baccarini  (P.)  :  Appunti  biologici  intorno  a  due  Hypomyces  (N.  G., 
nouv.  sér.,  Vol.  IX,  fasc.  4,  pp.  483-498). 


—   CVII    — 


1280  Blutkewitsch  (Wl.)  :  Umwandlung  der  Eiweissstoffe  durch  die  nie- 
deren  Pilze  im  Zusammenhange  mil  einigen  Bedingungen  ihrer 
Entwickelung  (/.  to.  B.,  t.  XXXVIII,  fasc.  2,  pp.  147-24.0). 

128 1  Falck  (Richard)  :  Die  Cultur  der  Oidien  und  ihre  Riïekfûhrung  in  die 
hohere  Fruchtform  bei  den  Basidiomyceten  {B.  B.,  t.  VIII,  fasc.  3, 
PP-  307-346,  6  pi.). 

12S2  Guilliermond  (A.)  :  Observations  sur  la  germination  des  spores  du 
Sacckaro)>iyces  Ludwigii  (C.  R.,  t.  CXXXY,  n°  17,  pp.  708-710). 

1283  Pétri  (L.)  :  La  formazione  délie  spore  nell'  Hydnangium  cameum 
W'allr.  {N.  G.,  nouv.  sér.,  Vol.  IX,  fasc.  4,  pp.  499514,  1  pi.). 

Systématique,  Géographie  botanique,  Flores,   Comptes  rendus 
d'herborisations  et  de  voyages. 

Phanérogames. 

1284  Aznavour  (G.  V.)  :  Enumération  d'espèces  nouvelles  pour  la  flore  de 
Constantinople,  accompagnée  de  notes  sur  quelques  plantes  peu  con- 
nues ou  insuffisamment  décrites  qui  se  rencontrent  à  l'état  spontané 
aux  environs  de  cette  ville   (M.   b.   L.,   Ie  ann.,  n°  10,  pp.  291-304  [à 

suivre]). 

1285  Bailey  (W.  Whitman)  :  Some  notable  plant  stations  in  Rhode  Island 
{Rh.,  Vol.  4,  n°  46,  pp.  198-199). 

1285  bis  Borbâs  (V.  de)  :  Hazânk  mega  Balkân  Hesperis-ei  [Species  Hespe- 
ridum  Hungaria;  atque  Haemi]  [suite]  {M.  b.  L., Ie  ann.,  n°  10,  pp.  304- 
313  [à  suivre]).  —  Voir  n°  1198  bis. 

i;86  Briquet  (John)  :  Note  complémentaire  sur  les  colonies  végétales  xéro- 
thermiques  du  fond  de  la  vallée  de  l'Arve  (B.  H.  B.,  2e  sér.,  t.  II, 
n°  11,  p.  962). 

1287  Fernald  (M.  L.)  :  Two  Northeastern  Veronicas  {Rh.,  Vol.  4,  n°  46, 
pp.  191-195). 

1288  Fredrikson  (A.  Th.)  :  Ett  litet  bidrag  till  kânnedomen  orn  vâstra  Me- 
delpads  flora  {B.  N.,  1902,  fasc.  5,  pp.  235-239). 

1288  bis  Freyn  (J.)  :  Plantai  Karoanae  amuricae  et  zeaënsae  [suite]  {Oe.  Z., 
LIIC  ann.,  n°  11,  pp.  442-450  [à  suivre]).  —   Voir  n°  1206  bis. 

1288  ter  Freyn  (J.)  :  Planta;  novae  Orientales  [fin]  [B.  H.  B.,  2e  sér.,  t.  II, 
n°  11,  pp.  897-917).  —  Voir  n°  1207. 

1289  Gâyer  (Gyula)  :  Botanikai  kirândulâs  Vasmegyében  [Botanischer  Aus- 
flug  in  das  Eisenburger  Comitat]  {M.  b.  L.,  Ie  ann.,  n°  10,  pp.  313-314). 

1290  Geheeb  (Adalbert)  :  Zur  Aufklarung  einiger  exotischer  Laubmoose, 
welche  als  «  species  nova;  »  in  die  Litteratur  Eingang  fanden,  jedoch 
auf  bereits  bekannte  Arten  zuriickzufuhren  sind  {B.  B.  C,  t.  XIII, 
fasc.  1,  pp.  105-111). 


—    CVIII   — 


1291  Girod  :  Observations  sur  quelques  plantes  du  Jura  méridional  [A.fl.j., 
30  ann.,  n°  28-29,  PP-  63-65). 

1292  Graves  (C.  B.)  :   Valerianella  in  New  Eng-land  {Rh.^  Vol.  4,  n°  46,  pp. 
195-196). 

1293  Greenman  (J.  M.)  :  A  new  Western  Camassia  {B.  G.,  Vol.  XXXVI, 
n°  4,  pp.  307-308). 

1293  bis  HackeKE.)  :  Neue  Grâser  [suite']  (Oe.  Z.,  LIIe  ann.,  n°  11,  pp. 
450-454;  5  esp.  nouv.  de  Poa).  —  Voir  n°  1207  bis. 

1293  ter  Hayek  (August  von)  :  Beitràge  zur  Flora  von  Steiermark  [suite] 
{Oe.  Z.,  LIIe  ann.,  n°  11,  pp.  437-442  [à  suivre]).  —   Voir  n°  1209  bis. 

1294  Heldreich  (Th.  de)  :  Un  nouveau  Myosurus  [M.  HeldreicAii  L,év\.] 
{B.  A.  G.  b.,  ii0  ann.,  n°  156,  pp.  296). 

1295  Léveillé  (H.)  :  Onothéracées  du  Japon  {B.  A.  G.  b.,  11e  ann.,  n°  156, 
pp.  314-316,  2  fîg-.  dans  le  texte;  1  esp.  nouv.  d'Epiiobium). 

1296  Léveillé  (H.)  :  Renonculacées  de  Corée  {B.  A.  G.  b.,  11e  ann.,  n°  156, 
pp.  297-301  ;  5  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  2  Tkalictruui,  1  Clematis,  1  Erai;- 
i/iis  et  1  Aquilegia. 

1297  Léveillé  (H.)  et  Eug.  Vaniot  :  Carex  de  Corée  (B.  A.  G.  b.,  11e  ann., 
n°  156,  pp.  305-307  [à  suivre]]  3  esp.  nouv.). 

1298  Léveillé  (H.)  et  Eug.  Vaniot  :  Typha  Bodinieri  Lévl.  et  Vnt.  (B.  A. 
G.  b.,  11e  ann.,  n°  156,  p.  295). 

1299  Meylan  (Ch.)  :  Localités  et  plantes  nouvelles  pour  les  Juras  neuchâ- 
telois,  dubisien  et  vaudois  {A.fl.j.,  3e  ann.,  nos  28-29,  PP-  60-62). 

1300  Moore  (Spencer)  :  New  or  noteworthy  South  African  plants  {J.  of  B., 
Vol  XL,  n°  479,  pp.  380-385;  7  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Geigeria,  1  Cenia,  1  Cineraria, 

2  Schizoglossum,  1  Brachystelma,  1  Chaztacanthus. 

1301  Murr  (J.)  :  Beitrag-e  zur  Flora  von  Tirol  und  Vorarlberg-.  XIV  (D. 
b.  M.,  XXe  ann.,  n°  9-10,  pp.  1 17-123). 

1302  Nordstrom  (Karl  Bernh.)  :  Erigcron  acris  L.  X  canadensis  L.  in 
Pommera  {D.  b.  M.,  XX0  ann.,  n°  9-10,  pp.  123-124). 

1303  Ôrtenblad  (Th.)  :  Om  masurbjorkens[Z?^#/#  verrucosa  Ebrb.]  utbred- 
ning-  i  Skandinavien  (B.  N.,  1902,  fasc.  5,  pp.  229-234). 

1303  bis  Pons  (Enrico)  :  Primo  contributo  per  una  rivista  critica  délie 
specie  italianedel  g-enere  Atriplexh,.  [/in]  (N~.  G.,  nouv.  sér.,  Vol.  IX, 
fasc.  4,  pp.  405-433.  —   Voir  n°  521. 

1304  Reineck  (Eduard  Martin)  :  Riograndenser  Orchideen,  Cacteen  und 
Baumbewohner  (D.  b.  M.,  XXe  ann.,  n°  9-10,  pp.  124-128  [à  suivre]). 

1305  Rich  (Wm.  P.)  :  Preliminary  list  of  New  England  plants.  IX,  Polygo- 
naceae  {Rh.,  Vol.  4,  n°  46,  pp.  203-206). 


1306  Schinz  (H.)  :  Beitriige  zur  Kenntnis  der  Afrikanischen  Flora  [Neue 
Folge]  (B.  H.  B.,  20  sér.,  t.  II,  n'J  n,  pp.  935-940  [à  suivre]). 

E.  Hackel.  ('■ramina  (1  PanicumeX  1  Elytrophorus nouv.);  Hans  Schinz, 
Liliaceae  (1  Ornithogalum,  1  Anthericus,  4  B:ilbine  nouv.);  F.  Krânzlin, 
Orchidaceae  (2  Habenaria  nouv.);  Hans  Schinz.  H;rmodoraceae  (1  Cya- 
ne/la  nouv.),  Saxifragaceae  (1  Vahlia  nouv.),  Rosaceae  (1  Cri el uni  nouv.), 
Leguminosae  (1  Albiccia,  3  /Eschynomene,  1   Tcpkrosia  nouv.). 

1307  Skottsberg  (Cari)  :  Nâgra  ord  om  Sydgeorgiens  végétation  (B.  N., 
1902,  fasc.  5,  pp.  216-224,  1  pM-  —  Voir  nos  1309  b,  1320  a,  1321  b, 
1324  a. 

1308  Thérèse  (Prinzcssin  von  Rayern)  :  Auf  einer  Reise  in  Westindien  und 
Sûdamerika  gesammelte  Pflanzen  [mit  Diagnosen  neuer  Arten  von 
Neger,  Mez,  Cogniaux,  Briquet,  Zahlbruckner  und  O.  Hoffmann] 
(B.  B.  C,  t.  XIII,  fasc.  1,  pp.  1-90,  5  pi.;  9  esp.  nouv.).  —  Voir 
nos  1309  c,  1320  b,  1322  a,  1324  b,  1328  a. 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Tillandsia,  1  Aliconia,  1  Syni- 
bolanthus,  2  Salvia,  2  Solanum,  1  Centropogon,  1  Seiiecio. 

Cryptogames  vasculatres. 

1308  a  Freyn  (J.).  —  Voir  n°  1288  ier. 

1308  bis  Hofer  1  Franz)  :  Die  Gefâsskryptogamen  des  Thierberges  [suile] 
D.  b.  M.,  XXe  ann.,  n°  9-10,  pp.  114-1 15).  —  Voir  n°  579. 

1309  Meylan  (Charles)  :  Documents  cryptogamiques  du  Jura  (B.  II.  B., 
2e  sér.,  t.  II,  n°  n,  p.  959). 

1309  a  Meylan  (Ch.).  —  Voir  n°  1299. 

1309  b  Skottsberg  (Cari).  —  Voir  n,s  1307,  132;)  a,  1321  b,  1324  a. 

1309  c  Thérèse  (Prinzessin  von  Bayern).  —  Voir  nos  1308,  1320  b,  1322  a, 
1324  b,  1328  a. 

1310  Underwood  (Lucien  M.)  and  William  R.  Maxon  :  Notes  on  a  collec- 
tion of  Cuban  Pteridophyta,  with  descriptions  of  four  new  species 
[B.  T.  C,  Vol.  29,  n°  10,  pp.  577-584,  1  fig.  dans  le  texte). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Alsophila,  1  Polypodium,  1  As- 
plenium  et  1  Diplacium. 

13 11  Vollmann  (Franz)  :  Die  Gefâsskryptogamenflora  des  Thierberges  bei 
Kufstein  {D.  b.  M.,  XXe  ann.,  n°  9-10,  pp.  116). 

Muscinées. 

1312  Bryhn  (N.)  :  Webera  serrifolia  nomen  novum  (R.  br.,  29e  ann.,  n°  6, 
pp.  127-128). 

1313  Camus  (Fernand)  :  Le  Ceraiodon  ckloropus  Brid.  sur  le  littoral  océa- 
nique français  (B.  br.,  29e  ann.,  n°  6,  pp.  1 19-120). 


—  ex  — 


1314  Corbière  (L.)  :  Le  Riella  de  l'Hérault  (R.  br.,  29e  ann.,  n°  6,  pp.  109- 
114,  1  fîg.  dans  le  texte). 

1315  Dixon  (H.  N.)  :  New  varieties  of  british  Mosses  (/.  of  B.,  Vol.  XL, 
n°  479»  PP-  374-380). 

1316  Matouschek  (Franz)  :  Aeltere  und  neuere  Moosfunde  aus  Niederos- 
terreich  (B.  b.  AI.,  XXe  ann.,  n°  9-10,  pp.  110-114). 

1317  Meylan  (Ch.)  :  Contributions  à  la  flore  bryologique  du  Jura  (R.  br., 
29e  ann.,  n°  6,  pp.  120-127). 

1317  a  Meylan  (Ch.).  —  Voir  nos  1299,  1309,  1309  a. 

1318  Mùller  (Karl)  :  Ueber  die  in  Baden  im  Iahre  1901  gesammelten  Leber- 
moose  {B.  B.  C,  t.  XIII,  fasc.  1,  pp.  91-104). 

13 19  Paris  (Général)  :  Musci  japonici  a  R.  P.  Faurie  anno  1900  lecti  {B. 
H.  B.,  2e  sér.,  t.  II,  n°  11,  pp.  918-933  [à  suivre};  15  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Dicranum,  1  Fissideus,  1  Leu- 
codon,  1  Bocia,  1  Garovaglia,  1  Trachypics,  1  Meteorium,  1  Thamnium, 
3  Thuidium,  1  Lesctirœa,  1  Rhaphidostegium,  1  Flagiotkecium,  1  Tri- 
chostcleum. 

1320  Péterfi  (Mârton)  :  Hedwigia  albicans  (L.)  Web.  et  Mohr  var.  pulvi- 
natam.  (M.  b.  L.,  Ie  ann.,  n°  10,  p.  317). 

1320  bis  Salmon  (Ernest  S.)  :  Bryological  Notes  [suite]  (/.  of  B.,  Vol.  XL, 
n°  479,  pp.  369-374,  1  pi.).  —  Voir  n°  1022. 

1320  a  Skottsberg  (Cari).  —  Voir  nos  1307,  1309  b,  1321  b,  1324  a. 

1320  b  Thérèse  (Prinzessin  von  Bayern).  —  Voir  nos  1308,  1309  c,  1322  a, 
1324  b,  1328  a. 

Algues. 

1320  ter  Batters  (E.  A.  L.)  :  A  Catalogue  ofthe  british  marine  Aigae  \iuitè\ 
(/.  of  B.,  Vol.  XL,  n°  479,  Suppl.,  pp.  65-84  [à  suivre]).  —  Voir 
n°  1229  bis. 

132 1  Bôrgesen  (F.)  :  The  marine  A\gat  of  the  Fa:roes  (Extr.  de  «  Botany 
of  the  Faeroes  »,  IIe  part.,  pp.  339-532,  6ofig\  et  1  carte;  5  esp.  nouv.). 

Le  nombre  des  espèces  citées  par  l'auteur  s'élève  à  216,  dont  5  nou- 
velles, savoir  :  2  Myrionema,  1  Phasoslroma,   1   Laminaria  et   1  Hyella. 

1321  a  Ernst  (A.).  —  Voir  n°  1277. 

L'auteur  crée  pour  le  Vaucheria  tuberosa  un  genre  nouveau  Dichoto- 
mosiphon. 

132 1  b  Skottsberg  (Cari).  —  Voir  nos  1307,  1309  b,  1320  a,  1324  a. 

1322  Svedelius  (Nils)  :  Hafsalger  frân  Dago  {B.  N.,  1902,  fasc.  5,  pp.  225- 
227). 

1322  a  Thérèse  (Prinzessin  von  Bayern).  —  Voir  nos  1308,  1309  c,  1320  b, 
1324  b,  1328  a. 


CXI 


LlCHKNS. 

1323  Goffart  (Jules)  :  Sur  quelques  Gyrophora  récoltés  à  Zermatt  [Valais] 
(B.  H.  B.,  j°  sér.,  t.  II,  n°  n,  pp.  960-91)1,  1  pi.). 

1324  Jatta  (A.)  :  Licheni  cinesi  raccolti  allô  Shen-Shi  negli  anni  1894- 1898 
dal  rev.  Padre  Missionario  G.  Giraldi  (N.  G.,  nouv.  sér.,  Vol.  IX, 
fasc.  4,  pp.  460-481;  11  esp.  nouv.). 

Les  espèces  nouvelles  comprennent  :  1  Ramalina,  1  Parmelia,  1  Gyro- 
phora, 2  Lccanora,  1  Caloplaca,  1  Rinodina,  3  Biatorina,  1  Synecko- 
blastus. 

1324  a  Skottsberg  iCarl).  —  Voir  nos  1307,  1309  b,  1320  a,  1321  b. 

1324  b  Thérèse  (Prinzessen  von  Bayera).  —  Voir  nos  1308,  1309  c,  1320  b, 
1322  a,  1328  a. 

1324  bis  Zanfrognini  (Carlo)  :  Contribuzione  alla  flora  lichenologica  dell1 
Emilia  [fin]  {N.  G.,  nouv.  sér.,  Vol.  IX,  fasc.  4,  pp.  434-459.) —  Voir 
n°  1027. 

Champignons. 

1324  c  Baccarini  (P.)   —  Voir  n°  1279. 

L'auteur  décrit  2  espèces  nouvelles  :  Hypomyces  Arecse  et  H.  conviva. 

1325  Fischer  (Ed.)  :  Beitrâge  zur  Kenntnis  der  schweizerischen  Rostpilze 
[suite]  (B.  H.  B.,  2e  sér.,  t.  II,  n°  11,  pp.  950-959,  1  fig-.  dans  le  texte  ; 

1  Uromyccs  et  1  sEcidhtm  nouv.). 

1326  Magnus  (P.)  :  Beitrag  zur  Kenntnis  der  Verbreitung  der  Puccinia 
singularis  Magn.  (D.  b.  M.,  XXe  ann.,  n°  9-10,  pp.  109-110). 

1327  Magnus  (P.)  :  Ueber  die  richtige  Benennung  einiger  Uredineen  nebst 
historischer  Mittheilung  iiber  Heinrich  von  Martius  Prodromus  flora; 
mosquensis  (Oe.  Z.,  LIIe  ann.,  n°  n,  pp.  428-432  [à  suivre]). 

1328  Murrill  (William  Alphonso)  :  The  Polyporacese  of  North  America.  I. 
The  genus  Ganoderma  (B.  T.  C,  Vol.  29,  n°  10,  pp.  599-608;  5  esp. 
nouv.). 

1328  a  Thérèse  (Prinzessin  von  Bayera).  —  Voir  nos  1308,  1309  c,  1320  b, 
1322  a,  1324  b. 

Espèce  nouvelle  :  Uredo  Theresias  Neger,  sur  Crotalaria  auagyroides 
(1  fig-)- 

Paléontologie. 

1328  bis  Berthoumieu  (Abbé)  :  Flore  carbonifère  et  permienne  du  centre 
de  la  France  [suite]  (Rev.  scie?itif.  du  Bourbonnais ,  15e  ann.,  n°  178, 
pp.  170-172  [a  suivre]).  —  Voir  n°  1148. 

Pathologie  et  tératologie  végétales. 

1329  Gertz  (0.  D.)  :  Tvenne  fall  af  blomanomali  (B.  N.,  1902,  fasc.  5,  pp. 
193-213,  1  pi.). 


—   CXII    — 


Botanique  économique. 

1330  Dehérain  (P.  P.)  et  C.  Dupont  :  Culture  du  blé  au  champ  d'expériences 
de  Grig-non,  en  1902  (C.  R.,  t.  CXXXV,  n°  17,  pp.  654-657). 

1331  Guéguen  (F.)  :  Sur  un  faux  Ipécacuanha  de  la  Guyane  française 
(Bullet.  des  Scie7tc.  pharmacologiq.,  1902,  pp.  95-102,  1  ûg.  dans  le 
texte  et  2  pi.). 

1332  Webster  (H.)  :  A  new  Mushroom  for  the  market  (Rh.,  Vol.  4,  n°  46, 
p.  199). 

Il  s'agit  de  l'apparition,  sur  le  marché  de  Boston,  du  Lepiota  naucina 
qui  y  est  vendu  en  compagnie  de  YAgaricus  campestris,  des  Coprinus 
atramentarius  et  comatus,  et  du  Ti-icholoma  personaium. 

Sujets  divers. 

1333  Snow  (Laetitia  M.)  :  Some  Notes  on  the  ecology  of  the  Delaware 
coast  (B.  G.,  Vol.  XXXVI,  n°  4,  pp.  284-306,  10  fig\  clans  le  texte 
et  1  carte). 


-*<3SO-*- 


TABLE  ALPHABÉTIQUE   DES  NOMS  D'AUTEURS 


Bescherelle  (Em.).  —  Note  sur  les  Mousses  nouvelles  récoltées  à 

la  Guadeloupe  et  à  la  Martinique  par  le  R.  P.  Duss 6 

Bonnet  (Ed.).  —  L'herbier  de  Laraark,  son  histoire,  ses  vicissitudes, 

son  état  actuel 129 

Bonnet  (Ed.).  — Plantes  antiques  des  nécropoles  d'Antinoé.  .    .    .    .     314 

Coincy  (A.  de).  —  Enumération  des  Echium  de  la  Flore  Atlan- 
tique        213,  226,     257 

Coincy  (A.  de).  —  Révision  des  espèces  critiques  du  genre  Echium 

(3e  série) 66,     107 

Col.  —  Sur  les  relations  des  faisceaux  médullaires  et  des  faisceaux 

dits  surnuméraires  avec  les  faisceaux  normaux 234 

COPINEAU  (C).  —  A  propos  du  Metim  adonidifolium 255 

Gomont  (Maurice).  —  Note  sur  une  espèce  nouvelle  de  Fischcrella 
(PI.  I) 291 

Guéguen  (F.).  —  Anatomie  comparée  du  tissu  conducteur  du  style 

et  du  stigmate  des  Phanérogames.   ...       15,  48,   138,   167,  280,     300 

Guignard  (L.).  —  La  double  fécondation  chez  les  Crucifères.    .    .    .  361 

Guignard  (L.).  —  La  double  fécondation  chez  les  Solanées 145 

Guignard  (L.).  —  Les  Danicllia  et  leur  appareil  sécréteur 69 

Hariot  (P.).  —  Voyez  Patouillard. 

Lamarlière  (L.  Géneau  de)  et  J.  Maheu.  —  Sur  les  Muscinées  des 

cavernes  de  l'Yonne 266 

Le  Renard.  —  Du  chémauxisme  des  sels  de  cuivre  solubles  sur  le 

Pénicillium  glaucum 97 

Maheu  (J.).  —  Recherches  anatomiques  sur  les  Ménispermacées.  .    .     369 

Maheu  (J.).  Voyez  de  Lamarlière. 

Mennechet  (L.  A.).  —  Sur  le  fruit  du  Jacquinia  ruscifolia  Jacq.  et 

sur  les  poils  épidermiques  des  Myrsinéacées 349 

Méreschkowsky  (C).  —  Note  sur  quelques  Diatomées  de  la  Mer 

Noire  (PI.  II) 319,  358,     416 

Patouillard  (N.)  et  P.  Hariot.  —  Le  Bovista  ammophila  Lév.  .   .       11 
RouY   (G.).    —   A    propos   du   Ligusticum   adonidifolium  Rouy   et 

Camus 286 


cxiv  Table  alphabétique  des  noms  d'auteurs. 

Sauvageau    (Camille).     —    Remarques     sur    les    Sphacélariacées 

[suite) 325i     379 

Van  Tieghem  (Ph.).  —  Constitution  nouvelle  de  la  famille  des  Och- 

nacées I°I 

Van  Tieghem  (Ph.)-  —  Germination  et  structure  de  la  plantule  chez 

les  Coulacées 221 

Van  Tieghem  (Ph.).  —  Périblépharide,  genre  nouveau  de  Luxem- 

bourgiacées 2°9 

Van  Tieghem  (Ph.).   —  Sétouratée,  Campylosperme  et   Bisétaire, 

trois  genres  nouveaux  d'Ochnacées 33 

Van  Tieghem  (Ph.).  —  Subdivision  du  genre  Ochne  et  constitution 

actuelle  de  la  tribu  des  Ochnées IJ3 

Van  Tieghem  (Ph.).  —  Sur  le   genre  Beccarine,  de  la  famille  des 

Dendrophthoracées l 


TABLE  ALPHABETIQUE   DES  MATIÈRES 


Anatomie  comparée  du  tissu  conducteur  du  style  et  du  stigmate  des 

Phanérogames,  par  M.  F.  GuÉGUEN 15 

Appareil  sécréteur  des  Daniellia 69 

Appareil  sécréteur  des  Ménispermacées 378 

Beccarine  (Sur  le  genre),  de  la  famille  des  Dendrophthoracées,  par 

M.  Ph.  Van  Tieghem 1 

Bovista  ammophila  Lév.  (Le),  par  MM.  N.  PATOUILLARD  et  P.  Ha- 

RIOT II 

Chémauxisme  des  sels  de  cuivre  solubles  sur  le  Pénicillium  glaucum 

(Du),  par  M.  Le  Renard 97 

Coulacées  (Germination  et  structure  de  la  plantule  chez  les) 221 

Crucifères  (Double  fécondation  chez  les) 361 

Cuivre  (Chémauxisme  des  sels  de)  sur  le  Pénicillium  glaucum.    ...  97 

Daniellia  et  leur  appareil  sécréteur  (Les),  par  M.  L.  Guignard  .  .  69 
Diatomées  de  la  Mer  Noire  (Note  sur  quelques),  par  M.  C.  Méresch- 

KOWSKY 319 

Double  fécondation  chez  les  Crucifères  (La),  par  M.  L.  Guignard  .  361 

Double  fécondation  chez  les  Solanées  (La),  par  M.  L.  Guignard  .  .  145 
Ecliium  de  la  Flore  Atlantique  (Enumération   des),  par  M.  A.  DE 

Coincy 213 

Echium  (Espèces  critiques  du  genre) 66 

Faisceaux  médullaires  et  des  faisceaux  dits  surnuméraires  avec  les 

faisceaux  normaux  (Sur  les  relations  des),  par  M.  COL.  234 

Fischerella  (Note  sur  une  espèce  nouvelle  de),  par  M.  M.  Gomont  .  291 

Flore  Atlantique  {Echium  de  la) 213 

Fruit  du  Jacquinia  ruscifolia  (Sur  le)  et  sur  les  poils  épidermiques  des 

Myrsinéacées,  par  M.  L.  A.  Mennechet 349 

Germination  et  structure  de  la  plantule  chez  les  Coulacées,  par  M.  Ph. 

Van  Tieghem 221 

Guadeloupe  (Mousses  récoltées  à  la) 6 

Herbier  de  Lamark,  son  histoire,  ses  vicissitudes,  son  état  actuel  (L'), 

par  M.  Ed,  Bonnet 129 

Jacqtiiuia  ruscifolia  (Fruit  du) 349 

Ligusticum  adonidifolùim  Rouy  et  Camus  (A  propos  du),  par  M.  G. 

Rouy 286 

Luxembourgiacées  (Périblépharide,  genre  nouveau  de) 289 

Martinique  (Mousses  récoltées  à  la) 6 

Ménispermacées  (Recherches  anatomiques  sur  les),  par  M.  j.  Maheu.  369 


cxvi  Table  alphabétique  des  matières. 

Mer  Noire  (Diatomées  de  la) 319 

Meum  adonidifoliunt  (A  propos  du),  par  M.  C.  CopineAU 255 

Mousses  nouvelles  récoltées  à  la  Guadeloupe  et  à  la  Martinique  par 

le  R.  P.  Duss  (Note  sur  les),  par  M.  Em.  Bescherelle 6 

Muscinées  des  cavernes  de  l'Yonne  (Sur  les),  par  MM.  L.  GÉNEAU  DE 

Lamarliere  et  J.  Maheu 266 

Myrsinéacées  (Poils  épidermiques  des) 34g 

Nécropoles  d'Antinoé  (Plantes  des) 314 

Ochnacées  (Constitution  nouvelle  de  la  famille  des),  par  M.  Ph.  Van 

Tieghem 181 

Ochnacées  (Genres   nouveaux  d1)  :   Sétouratée,  Campylosperme    et 

Bisétaire 33 

Ochne  (Subdivision  du  genre)  et  constitution  actuelle  de  la  tribu  des 

Ochnées,  par  M.  Ph.  Van  Tieghem 113 

Pénicillium  glaucztm  (Chémauxisme  des  sels  de  cuivre  solubles  sur  le).  97 
Périblépharide,    genre  nouveau   de  Luxembourgiacées,  par  M.  Ph. 

Van  Tieghem 289 

Plantes  antiques  des  nécropoles  d'Antinoé,  par  M.  Ed.  Bonnet.    .    .  314 

Poils  des  Myrsinéacées 355 

Revision  des  espèces  critiques  du  genre  Echium  (3e  série),  par  M.  A. 

de  Coincy 66 

Sétouratée ,    Campylosperme   et  Bisétaire ,   trois   genres   nouveaux 

d'Ochnacées,  par  M.  Ph.  Van  Tieghem 33 

Solanées  (Double  fécondation  chez  les) 145 

Sphacélariacées  (Remarques  sur  les),  par  M.  Camille  Sauvageau.    .  325,377 

Tissu  conducteur  du  style  et  du  stigmate 15 


TABLE  ALPHABÉTIQUE  DES  NOMS  DES  AUTEURS 

CITÉS  DANS  LE  BULLETIN  BIBLIOGRAPHIQUE 


Aderhold  (R.),  lvii. 

Aigret,  xci. 

Albert  (A.),  Lii. 

Albo  (G.),  LXX1I,  LXXIX. 

Alfôldi  (F.  K.),  xxix. 

Allard  (G.),  cvi. 

Alverny  (A.  d1),  xly. 

Ames  (O.),  xn. 

Ammidown  (L.  E.),  Lxx. 

Anderson  (A.),  xxvn. 

Andersson  (G.),  XLV. 

André  (G.),  I,  xli,  Lxur. 

Andrews  (A.  LeR.),  xxxv,  XLV. 

Andrews  (F.  M  ),  XCVII. 

Andrews  (L.),  lxvj. 

Appel  (O.),  lx. 

Arber  (E.  A.  N.),  xi. 

Arcangeli  (G.),  il,  lxxx. 

Areschuug  (F.  W.  G.),  L. 

Armitage  (E.),  LXVIII. 

Arnaud,  xxxvn. 

Arnell  (W.),  xxxv. 

Artari  (A.),  Ll,  lxv. 

Arthur  (J.  C.),   xxiii,    xxvr,    LVir, 

LXXXVI. 
Arzichowsky  (W.),  XLVIII. 
Ascherson  (P.),  xxiv,  lu. 
Ashe  (W.  W.),  xlv. 
Aso  (K.),  lxxi. 
Audin  (M.),  lu,  lx. 
Aznavour  (G.  V.),  lxxxi,  cvn. 

Baccarini  (P.),  iv,  XLU,  CVI. 

Bacon  (A.  E.),  xxxi,  lxx,  xcix. 

Bailey  (W.  W.),  cvn. 

Bain  (S.  M.),  lxxi. 

Baker  (E.),  xxv. 

Baker  (E.  G.),  xiv,  xxxiv,  LXXXill. 


Bail  (C.  R.),  lxxxvii. 

Balle  (E.),  xn,  lxvi. 

Banker  (H.  J.),  xcv. 

Barbier  (M.),  xxvi. 

Bargagli-Petrucci  (G.),  v,  lxvi. 

Barillé  (A.),  lxiv. 

Barker  (B.  T.  P.),  xn. 

Baroni  (E.),  vi. 

Barré  (J.),  v. 

Barnhart  (J.  H.),  xvn,  xxr,  cv. 

Barsali  (E.),  lxviii. 

Bataille  (F.),  xxvn,  LVII. 

Batters  (E.  A.  L.),  xxxv. 

Bauer  (E.),  XXVI. 

Beauverd  (G.),  xu,  lxvi,  lxxxl 

Beauverie  (J.),  xxxi,  lx. 

Beauvisage  (G.),  lu. 

Beccari  (O.),  vin. 

Becker  (W.),  lxxv,  lxxxi,  c. 

Béer  (R.),  lviii. 

Béguinot  (A.),  i,  v,  xxiv. 

Beille  (L.),  xlix,  L. 

Beissner  (L.),  xxiv,  lxxxi. 

Bennert  (R.  J.),  xxil. 

Bennett  (A.),  xxxin,  xlv. 

Benson  (M.),  cm. 

Bcnz  (R.  v.),  Lxxv. 

Berger  (A.),  c. 

Bérgevin  (E.  de),  en,  cvi. 

Bernard  (N.),  xxi,  xxix,  xli,  cv 

Berry  (E.  W.),  lxxxvi,  xci. 

Berthoumieu,  XCVI. 

Bertrand,  vu. 

Bertrand  (C.  E.),  ni,  LXV. 

Bertrand  (G.  ),  iv,  xn. 

Bessey  (C.  E.),  xxix. 

Beyer  (H.),  xc 

Biffen  (R.  H.),  xli. 


cxviii  Table  des  noms  d'auteurs 

Binz  (A.),  xci. 

Bissel  (C.  H.),  xn,  lxiv,  lxvi. 

Blanc  (L.),  XVIII. 

Blanchard  (W.  H.),  xxxvn,  lxxv. 

Blomberg  (C),  xn,  lxvi. 

Blutkewitsch  (Wl.),  CVii. 

Borgesen  (F.),  ex. 

Bois(D.),  x,  xvin,  xxvni,  xxxvn. 

Boissieu  (H.  de),  xxxn,   LU,   lxvi, 

xci. 
Bolzon  (P.),  XLV. 
Bonnet  (F.),  lxxxi. 
Boodle  (L.  A.),  xi,  xlii. 
Borbâs  (V.  de),  xxiv,   xxxn,  xlv, 

LU,  LVI,  LXXV,  LXXXI. 
Bornmiiller  (J.),  xxxn,  LU. 
Borzi  (A.),  lxxii. 
Boudier  (E.),  lviii,  lxxxv. 
Bougault  (J.),  cvi. 
Boulay  (N.),  XLVU. 
Bourquelot  (Ë.),  xli. 
Bouygues,  xxix,  xlix. 
Brainerd  (E.),  lxxv. 
Brand  (F.),  xxxi,  lxxiv. 
Brebner(G.),  XI,  xcix. 
Brenner  (W.),  x,  L,  lxi. 
Briquet  (J.),  n,  xlix,  xcvii,  cvn. 
Britten  (}.),  xvil,  lxxix. 
Britton  (E.  G.),xciv,  en. 
Brunies  (S.),  xlv. 
Bryhn  (N.),  CIX. 
Brzezinski  (F.  P.),  LX. 
Bubak  (F.),  xxvn,  xxxvi,  lx. 
Buchenau  (F.),  xcn. 
Bucholtz  (F.),  xvi. 
Buchwald  (J.),  xxu,  LXli. 
Bureau  (E.),  xxvm. 
Burt  (E.  A.),  cm. 
Buscalioni  (L.),  XLI,  LXI. 
Busse  (W.),  lu,  lui,  liv. 

Campbell  (D.  H.),  xcix. 

Camus  (E.  G.),  lx,  lxxxi. 

Camus   (F.),    xxxv,    lvii,    lxviii, 

LXXXIV,  CIX. 

Cardot  (J.),  lvii. 
Carrier  (J.  G.),  v,  xn. 


{Bulletin  bibliographique) . 

Carruthers,  xlix. 

Casali  (C),  vu. 

Cavara  (F.),  xliv,  lxxix. 

Cecconi  (G.),  LX. 

Celakowsky  (L.  J.),  xxx,  xlix. 

Chabert  (A),  xvm,  xxiv,  xxxn. 

Chamberlain  (E.  B.),  lxxxiv. 

Champenois  (G.),  II. 

Chandler  (H.  D.),  C. 

Chapin(P.),  XCVH. 

Charabot  (E.),  lxiii. 

Charpentier  (P.  G.),  xliv. 

Château  (E.),  xlii,  lx. 

Chauveaud  (G.),  xi,  xxx,  xliii,  li, 

LXXII,  LXXX. 

Chenevard  (P.),  xci. 

Chesnut  (V.  K.),  civ. 

Chevalier   (A.),    xvm,   xxvm,  xci, 

xevi,  civ. 
Chifflot,  xvn,  lxxx. 
Chiovenda  (E.),  ix,  xcvii. 
Chodat  (R.),  xxm,  xxxn,  xlv. 
Christ  (H.),  VI,  XXXIV,  LXVI,  lxviii. 

XCIV,  CIL 

Church  (A.  H.),  xxi. 

Churchill  (J.  R.),  xxxn. 

Claire  (Ch),  v. 

Clark  (A.),  xlv. 

Clark  (A.  G.),  xxxn. 

Clark  (J.  F.),  xxm. 

Clarke  (C.  B.),  xxi. 

Cléments  (F.  E.),  xcvi. 

Clinton  (G.  P.),  xxm. 

Cockerell  (D.  A),  lxvi. 

Cogniaux  (A.),  xlv. 

Coincy  (A.  de),  v,  lxxxii. 

Coker  (W.C.),  xxx. 

Collins  (F.  J.),  lxxxiv. 

Collins  (F.  S.),  xvi,  lxxviii,  cm. 

Collins  (J.  F.),  c. 

Comère  (J.),  lxxv. 

Cook  (M.  T.),  L,  lxxx. 

Copeland  (E.  B,),  n,  L,  lxxi,  xevi, 

XCVII. 

Corbière  (L.),  cix. 
Cornaille  (F.),  m,  lxv. 
Correns  (C),  xxx,  xlii,  xlix. 


Table  des  noms  d'auteurs 

Costantin  (J.),  iv,  Lxi. 
Coste  (H.),  c. 
Cotton  (J.  S.),  C. 
Coutinho  (A.  X.  P.),  xxxn. 
Cowles  (H.  C),  xxix. 
Cundall  (F.),  xcn. 
Cundall  (R.  E.),  xcn. 
Curtis  (C.  C),  lxxxix. 
Czapek  (F.),  xlii,  xliv. 

Daguillon  (A.),  lxxix. 

Damm  (O.),  I. 

Dammer  (U.),  xctii. 

Dangeard  (P.  A.),  LXV. 

Daniel  (L.),  v,  xc,  xcvn. 

Darboux  (G.),  xvn. 

Dassonville  (C),  xxm. 

Daveau  (}.),  xcn. 

Davenport  (G.  E.),  vu,  xv,  xxxiv, 

LXXXIV. 

Davis  (C.  A.),  XII. 
Day  (M.  A.),  i,  xvm. 
Deane  (W.),  m. 
Degen  (A.  von),  lui. 
Dehérain  (P.  P.),  n,  x,  L,  lxxxvii, 
XC,  CXI. 

Delacroix  (G.),  vm,  lx,  lxxxvi. 

Delpino  (F.),  i. 

Demoussy   (E.),  n,  x,   lxxxvii,  xc. 

Denke  (P.),  lxxiv. 

Devaux  (H.),  xlix,  lxiii. 

Dietel  (P.),  xliv,  lviii,  lxxv,  cm. 

Dismier  (G.),  lxviii,  lxxvii,  en. 

Dixon  (H.  N.),  xxvi,  cix. 

Donard  (E.),  cvi. 

Donceel  (P.),  lxxiii. 

Donnell  Smith  (J.),  lui. 

Dop  (P.),  cvi. 

Doroféjew  (N.),  lxxxix. 

Douin,  xxxv,  xlvii. 

Driggs  (A.  W.),  xxxn. 

Druce  (G.  C),  xxxn;  lui,   lxvi,  c. 

Dubat  (G.),  n. 

Ducamp  (L.),  xLir. 

Du  Colombier  (M.),  cm. 

Dufour  (L.),  vu. 

Dumée  (P.),  iv,  xxm,  xxvn. 


{Bulletin  bibliographique).  exix 

Duncan  (J.  B.),  XXVI. 
Dunn  (S.  T.),  C. 
Dupont  (C),  CXI. 
Durand  (E.  J.),  xxvn,  XCV. 
Durand  (lh.),  xxxiv,  XCII. 
Dusén  (P.),  xcn. 

Eastwood  (A.),  xxiv,  xxxn,  xcn,  c. 

Fckardt  (W.),  xlvi. 

Eggleston  (W.  W.),  lxiv,  lxxvi. 

Elenkin  (A.),  iv,  lu,  lxxiv. 

Endriss  (W.),  LXXII. 

Engler  (A  ),  IV,  lui,  liv,  xcii. 

Eriksson  (J.),  xvm,  xxvn,  xliv. 

Ernst  (A.),  LXXII,  CVI. 

Eustace  (H.  J.),  xxvn. 

Fvans  (A.  W.),  en. 

Fabricius  (M.),  xc. 

Fairchild  (D.  G.),  lxiii,  lxxii, xcvni. 

Falck  (R.),  XII,  CVll. 

Fariner  (J.  B.),  lxxiv. 

FaullQ.  B.),  xi. 

Fedtschenko  (B.),  xn. 

Pedtschenko  (O.),  XII. 

Feinberg  (L.),  XII. 

Feret  (A.),  vin,  xxvm. 

Ferguson  (M.  C),  XCI. 

Fernald  (M.  L.),  vu,  vin,  xm,  xxxm, 

XLVI,  LXXVI,  LXXXII,  C,  CVII. 

Fernbach  (A.),  lxxv. 
Ferraris  (T.),  xcv. 
Finet  (E.  A.),  XIII. 
Fink  (B.),  lxxviii. 
Fiori  (A.),  lxiii. 
Fischer  (E.),  cxi. 
Fischer  (H.),  lxxi. 
Fitting  (H.),  lxxxix. 
Pleischer  (B.),  xcn. 
Fletcher  (E.  F.),  xxxm. 
Fleurent  (E.),  II. 
Miche  (P.),  xxxvi,  xliii. 
Fockeu  (H.),  xxxvn. 
Ford  (S.  O.),  xliii. 
Forti  (A.),  vin,  xxxv,  lxix. 
Franciscis  (F.  de),  vin,  XLI. 
Freeman  (E.  M.),  civ. 


cxx 


Table  des  noms  d'auteurs  {Bulletin  bibliographique). 


Freidenfelt  (T.),  lxxi. 

Freyn  (J.),  XIII,  c. 

Friedel  (J.),  lxxxix. 

Fritsch  (F.  E.),  x,  xlii,  lxxiv,  xcix, 

cnr. 
Frye  (T.  C),  "• 

Gadeceau  (E.),  lxvi,  lxxxii. 

Gager  (C.  S.),  XLll. 

Gagnepain    (F.),   xni,    XLir,    xlvi, 

LXI,  LXVII. 

Gain  (E.),  n. 

Gallardo  (A.),  lxxi. 

Gandoger  (M.),  xm. 

Gard,  L. 

Gatin  (C.  L.),  xxn. 

Gaucher  (L.),xliii. 

Gâyer  (G.),  CVH. 

Geheeb  (A.),  cvn. 

Geisenheyner  (L.),  xliii,  XLiv. 

Gemoll  (K.),  xc. 

Gerassimow  (J.  J.),  lxxix. 

Gerber  (C),  xvm. 

Gérôme,  lxx. 

Gertz  (O.  D.),  CXI. 

Giard  (A.),  ix,  xvm. 

Gidon  (F.),  cv. 

Gies(W.J.)i  xc. 

Gilg  (E.),  liv. 

Gillot  (V.),  xxviii. 

Gillot  (X.),  xxviii,  XLI,  L. 

Girod,  cvn. 

Gluck  (H.),  liv,  xci. 

Godfrin  (J.),  lu. 

Goebel  (K.),  ix,  xxi,  lu,  lxxii. 

Goffart  (J.),  lxxii,  ex. 

Goiran  (A.),  v,  lxvii. 

Golenkin  (M.),  XXIII. 

Goodding  (L.  N.),  xxiv. 

Graves  (C.  B.),  xxxm,  cvm. 

Gravis  (A.),  lxxiii. 

Greenman  (  J.  M.),  Liv,  cvin. 

Grevillius  (A.  Y.),  lxxxvii. 

Griffiths  (D.),  lxix. 

Griffon  (E.),  lxxix. 

Grintzesco  (J.),  xxxi,  xliv. 

Grout  (A.  J.),  en. 


Grùss  (J.),  L,  lxv. 
Guéguen  (F.),  iv,  lu,  cxi. 
Guérin  (P.),  xliii. 
Guignard  (L.),  Ll,  xcvni. 
Guilliermond  (A.),  IV,  CVli. 
Guillon  (J.  M.),  lxxxvi. 
Guinier  (E.),  xlvi. 
Gwynne-Vaughan  (D.  T.),  XI,  xliv. 

Haberlandt  (G.),  xxi,  xlix. 
Hackel  (E.),   v,   xm,  xxiv,   xxxm, 

XLVI,  LIV. 

Hâmmerle  (J.),  xxn. 

Haglund  (E.),  il,  Liv. 

Halâcsy  (E.  de),  lv,  ci. 

Hall  (H.  M.),  lxxxii. 

Hall  (J.  G.),  xliii. 

Haller  (A.),  II. 

Hallier  (E.),  LV. 

Halsted  (B.  D.),  x. 

Hamilton  (W.  P.),  VII. 

Handel-Mazzetti  (H.  v.),  XIII,  ci. 

Hannig-  (E.),  H. 

Hansgirg  (A.),  LXIV,  lxxi. 

Hariot  (P.),  xlviii,  lxxxiv. 

Harmand,  lxxix. 

Harper  (R.  A.),  xxm,  LXVlil,  xcn. 

Harroy  (M.),  i. 

Harvey-Gibson  (R..  J.),  xcix. 

Hassenkamp  (A.),  Ll. 

Haupt  (H.),  ix. 

Hayek  (A.  v.),  v,  x. 

Heald  (F.  D.),  lxxxix. 

Hébert  (A.),  lxiii. 

Heckel  (E.),  n,  m,  xxn,  xxx,  xliii. 

Hedgcock  (G.  G.),  cv. 

Hedlund  (T.),  xxn. 

Heinricher  (E.),  xxx,  lx. 

Hegelmaier  (F.),  n. 

Hegi  (G.),  v,  xm,  xxiv. 

Heldreich(T.  de),  cvin. 

Hennings  (P.),  xvi,   xxxvi,  xlviii, 

LVIII,   LXXVIII,    LXXXV,   XCV,    C1II. 

Henriques  (J.),  lxxxix,  xcii. 
Henry  (E.),  lxxxvi. 
Héribaud  Joseph,  lxvii. 
Hérissey  (H.),  xliii. 


Table  des  noms  d'auteurs  {Bulletin  bibliographique). 


(XXI 


Hervey  (E.  W.),  lxvii. 

Herzog-  (J.),  XXI. 

Herzog-  (Th.),  xlvii,  LVII. 

Métier  (F.),  xxili,  XXVIII,  LXI. 

Heydrich  [F.),  lxxiv,  lxxxiv. 

Hieronymus  (G.),  LXXXIV. 

Hildebrancl  (F.),  III. 

Ilill  (A.  W.),  x. 

Ilill  (F.  J.),  civ. 

Hill  (T.  G.),  xliv,  lxxiii,  lxxiv. 

Hillman  (F.  H.)»  lxxx,  xcvm. 

Hock  (F.),  xiii,  XVIII,  lxi,  lxvii. 

Hofer  (F".),  xlvii. 

Hoffmann  (R.),  XCVIII. 

]  foltermann  (C),  xli. 

Holuby  (J.),  xxiv. 

Holway  (E.  W.  D.),  XVII,  xix. 

Holzner,  XXII. 

Hope  (C.  W.),  civ. 

Horowitz  (A.),  xxii. 

Horrell  (E.  C),  xxvi. 

Houard  (C),  xvn. 

Howard  (A.),  XVII. 

Howe  (M.  A.),  lxviii. 

Hua  (H.),  xxx,  xlvi,  lxvii,  lxxx, 

LXXXVII. 

Huber  (J.),  xlvi. 
Hue,  xvi. 
Hûhner  (P.),  in. 
Hunter  (J.),  lvii. 
Hunger  (F.  W.  T.),  xcix. 

Ingham  (W.),  XV. 
Ippolito  (G.  d'),  lxiv. 
Iwanow  (L.),  XC. 

Jaap  (O.),  xlvi. 
Jaccard  (P.),  LXU. 
Jaczewski  (A.  île),  vin. 
Jadin  (F.),  lxxvi. 
Jatta  (A.),  ex. 
Jàderholm  (E.),  xlviil 
Javillier  (M.),  lxiii. 
Jeffrey  (E.  C),  x,  xcvm. 
Jeffrey  ().  F.),  xiii. 

Jencic  (A.),  XLIII. 
Jodin  (V.),  lxxxix. 


Joesting  (F.),  lxxiii. 
Joffrin  (H.),  vin. 
Jones  (D.  A.),  XXVI. 
Jones  (L.  R.),  civ. 
Jost  (L.),  xxix,  lxxix. 
Jourdain  (G.),  xxvn. 
Juel  (O.),  vu,  lxxv. 
Jumelle  (1 1.),  xxxm. 
Jurie  (A.),  m. 

Kaalans  (15.),  xv. 

Karsten  (G.),  XXII,  XLI. 

Kausch  (C),  LX. 

Keissler  (C.  v.),  XVI. 

Kennedy  (G.  G.),  XXIII. 

Kienitz-Gerloff  (F.),  xi.ix. 

Kindberg  (N.  C),  lxxxiv. 

Kirkwood  (J.  E.),  x<  . 

Kjellman  (F.  R.),  m. 

Knuth  (R.),  lv. 

Knight  (O.  W.),  v. 

Kny  (L.),  IX. 

Kobus  (J.  D.),  xxix. 

Koehne  (E.),  xxiv. 

Kohi  (F.  G.),  XLII,  LXX,  LXXXIX. 

Koorders  (S.  H.),  xxxi,  xcvm. 

Kosaroff  (P.),  lxxxix. 

Kosinski  (L),  xn. 

Kostytschcw  (S.),  lxxx. 

Kraemer  (H.),  xix. 

Kropatschew  (L.),  v. 

Krûg-er  (F.),  xli. 

Krylow  (P.  N.),  LV. 

Kuckuck  (P.),  xc. 

K iister  (E.),  XVIII. 

Kurzwelly  (W.),  CV. 

Labbé  (H.),  cvi. 

Lachenaud  (G.),  XV. 

La  Floresta  (P.),  lxxiii. 

Lagerheim  (G.),  lxi. 

Lamarlière   (de),    lxviii,    LXXXVII, 

civ. 
I  .ambert,  m. 

Lamson-Sciibni:r  (F.),  xcii. 
Land  (W.  J.  G.),  cvi. 
Landmark  (A.),  lv. 


CXXII 


Table  des  noms  d'auteurs  {Bulletin  bibliographique). 


Lang  (W.  H.),  xliv. 

Langeron  (M.),  lxxx. 

Laubert  (R.),  lxiv,  civ. 

Laurent  (E.),  m,  xcvi. 

Leavitt(R.  G.),  xxxi,  lxxiii,  xcvm. 

Leclerc  du  Sablon,  xliii. 

Lecomte  (H.),  lxxxvii. 

Lee  (L.  A.),  lxxxii. 

Lefèvre  (G.),  LI. 

Legré  (L.),  xli,  lxxxii. 

Leisering  (B.),  LI,  lxiii. 

Lepeschkin  (W.),  ix. 

Lesage  (P.),  xcix. 

Léveillé  (H.),  v,  xm,   xxiv,  xxv, 

LV,  CVIII. 

Levier  (E.),  lxxxvi. 

Ley  (A.),  xxv. 

Liénard  (E.),  xcvm. 

Lignier  (O.),  lxxi,  lxxiii,  lxxxvii. 

Lindemuth  (H.),  ix. 

Linton  (E.  F.),  xiv,  lxxi. 

Lister  (A.),  lxix. 

Lister  (G.),  lxix. 

Loesener  (Th.),  xxv. 

Loeske  (L.),  xv. 

Loew  (O.),  lxxi. 

Lonay  (H.),  lxxiii. 

Long  (W.  H.),  xxxvi. 

Ludi  (R.),  xxxi. 

Lûtkemiïller  (J.),  CVI. 

Lulham  (R.  B.),  xliv. 

Lutz  (L.),  xm,  XIX,  xxvn,  LXV. 

Macchiati  (L.),  i,  xix,  xli. 
MacMillan  (C),  lxxiv,  xcvn. 
Macvicar  (S.  M.),  xv,  xlviii. 
Magnin  (A.),  lv,  xciï,  ci. 
Magnus   (P.),    xxvn,    xxxv,    XLI, 

XLIV,  LXXXI,  LXXXV,  CXI. 

Magocsy-Dietz  (A.),  xxn. 
Maheu  (J.),  lxviii. 
Maiden  (J.  II.),  lxxvi. 
Maige  (A.),  xxn. 
Maire  (R.),  IV,  xvn,  xxm,  xxvn. 
Malinvaud  (E.),  lxvii. 
Mannagetta  (G.  Beck  v.),  cv. 
Maquenne  (L.),  lxiii,  lxxi,  cvi. 


Marcailhou  d'Aymeric,  xlvi. 
Marchai  (E.  M.),  m. 
Marchai  (Em.),  lxxv. 
Mariz  (J.  de),  xxxm,  xciï. 
Marshall  (E.  S.),  lxvii,  lxxvi. 
Martinez  del  Campo  (J.),  xix. 
Massalongo  (C),  lxviii. 
Massée  (G.),  lviii. 
Matouschek  (E.),  m,  xxx,  cix. 
Matruchot  (L.),  iv,  xxm,  lxv,  cv. 
Mattej  (G.),  ni. 
Maxon  (W.  R.),  cix. 
Maxwlel,  lv. 
Mayer  (C.  J.),  ci. 

Mazé  (P.),  xn,  xxi,  lxxv. 

Mazza  (A.),  lxix. 

McCullum  (W.  B.),  xc. 

Meierhofer  (H.),  x. 

Ménier  (C),  xxvm. 

Mereschkowsky  (C),  xvi,  cm. 

Merrill    (E.     D.),    xxxm,    lxxvi, 
lxxxii,  xciï. 

Metcalf  (R.  E.),  xlvii. 

Meyer  (A.),  lxxxi. 

Meylan  (C),  xxvi,  cvin,  cix,  ex. 

Meyran  (O.),  lv. 

Micheels  (H.),  lxxiii. 

Micheletti  (L.),  m,  v. 

Miehe  (H.),  lxxii. 

Miyaké  (K.),  XII,  lxiii. 

Mônkemeyer    (W.),    xxxi,    xxxv, 

XLVIII. 

Molisch  (H.),  x,  xlii. 

Moll  (J.  M.),  xxvm. 

Moller  (A.  F.),  xcvi. 

Molliard  (M.),  VIII,  lviii,  lxv,  cv. 

Monguillon  (E.),  Vil,  XVI. 

Monnier  (U.),  xxvm. 

Montaldini  (D.  C),  v. 

Moore  (G.  T.),  iv. 

Moore  (sS.  Le  M.),   xiv,  lxxvi,  ci, 

cvm. 
Mottareale  (G.),  vin. 
Mouillefarine  (E.),  lxvii,  lxxx. 
Muller  (K.),  lvii,  lxxvii,  ex. 
Mûntz  (A.),  xxx. 
Murbeck  (Sv.),  VI,  xliii,  LI. 


Table  des  noms  d'auteurs 

Murdoch  (J.),  VI. 

Murr  (J.),  xix,  xxvni,  xlvi,  i.xxvi, 

lxxxii,  xen,  civ,  cvin. 
Murray  (G.),  i. 
Murrill  (W.  A.),  CXI. 
Muth  (F.),  i, xxm. 

Nathanson  (A.),  ix,  CV. 
Neg-er  (F.  W.),  iv,  xxm,  LV. 
Nelson  (A.),  lxxxii,  xciii. 

Nemec  (B.),  lxxix. 
Neubert  (R.),  xcvm. 
Neuman  (L.  M.),  xxv,  xcm. 
Newcombe  (F.  C. ) ,  xlii,  lxxi,  xcvn. 
Nicholson  (W.  E.),  Vil,  lxix,  en. 
Nicotra  (L.),  i,  VI. 
Nieuwenhuis-Uexkiill  (M.),  XCVHI. 
Nikitinsky  (J.),  LXIV. 
Noack  (P.),  CVI. 
Noelli  (A.),  xcv. 
Noll  (F.),  lxxxix. 
Nordhausen  (M.),  ix. 
Nordstrom  (K.  B.),  CVIII. 
Norman  (J.  M.),  vi. 
Norton  (A.  H.),  lxxxii. 
Nye  (H.  A.),  lxxiv. 

Oborny  (A.),  lxxvi. 
Odin  (G.),  xci. 
Ôrtenblad  (Th.),  cvm. 
Olivier  (H.),  xxvi. 
Olsson  (P.),  xxv. 
Ortlepp  (K.),  xcvm. 
Oudemans  (C.  A.  J.  A.),  LVIII. 
Overton  (J.  B.),  lxiv. 

Palibin  (E.),  i. 

Palladine  (V.),  iv. 

Pampaloni  (L.),  IV. 

Pantanelli  (E.),  lxiii,  lxiv. 

Pantu  (Z.  C),  xiv,  xix. 

Paris,  XV,  lxix,  xciv,  ex. 

Pasquale  (F.),  i. 

Pisserini  (N.),  xxu,  xlii. 

Patouillard  (N.),  xxvn,  xlviii,  LVIII. 

Paulin  (A.),  xiv. 

Pax  (J.),  xxxiii. 


{/bulletin  bibliographique).  cxxm 

Péchoutre  (F.),  i.xxm. 

Peck(C.  H.),  xxxvi. 

Peirce  (J.),  xc. 

Penzig  (().),  ux,  ci,  civ. 

Perkins  (J.),  xiv,  XCIII. 

Perrot   (E.),    m,  xxu,    xxvin,    li, 

LXH,  LXXXVI. 
Péterfi  (M.),  XXXV,  Cil,  ex. 
Petit,  xlix. 
Petit  (L.),  i. 
Petitmengin  (M.),  xxv. 
Pétri  (L.),  cvn. 
Pfaff  (P.),  xxxvit. 
Philibert  (H.),  XI. 
Piccioli  (L.),  m. 
Picquenard  (C.  A.),  lxxxiv. 
Pierce  (N.  B.),  Lx. 
Pieters  (A.  J.),  XLVI. 
Pilger  (R.),  lui,  lvi. 
Pinoy,  lxxxi. 
Piper  (C.  V.),  lvi,  ci. 
Pirotta  (R.),  îx,  xlii,  xcvii. 
Pitard,  L,  Li,  LU. 

Podpera  (J.),   lxix,  lxxviii,   xciii, 

xciv. 
Poisson    (J.),    xiv,    xxxiii,   lxxix, 

LXXXVII. 

Polacci  (G.),  LXXll. 

Pons  (E.),  xliii. 

Ponzo  (A.),  xxv. 

Potts  (G.),  xcix. 

Prain  (D.),  xxv. 

Preda  (A.),  xxvm. 

Preston  (C.  E.),  xxx. 

Prillieux  (E.),  lxxxi. 

Prince  (F.  C.),  xxxiii. 

Procopianu-Procopovici  (A.),  xiv. 

Prowazek  (S.),  lxv. 

Prunet  (A),  lxi,  lxxxvi. 

Pug-sley  (H.  W.),  XLVll. 

Pulst  (C.j,  xxxi. 

f.'n^lle  (F.),  xcix. 
Quintaret  (G.),  xxx. 

Radian  (S.  S.),  xv. 
Raitschenko  (A.  A.),  lxxxv. 


CXXIV 


Table  des  noms  d'auteurs 


Rakete  (R.),  lix. 
Ramaley  (F.),  xc.: 
Rand  (E.  L.),  xlvii. 

v 

Ranojevic  (N.),  Lix. 

Ravaud,  xciv. 

Reeb,  Lxxir. 

Reed  (H.  S.),  xcm. 

Rehm  (H.),  xli. 

Reinbold  (Th.),  xvi. 

Reineck  (E.  M.),  CVin. 

Renauld  (F.),  lvii. 

Renault  (B.),  xxxvi,  lx,  lxxxvi. 

Rendle  (A.  B.),  lvi,  xcm. 

Revedin  (P.),  lxxx. 

Rey-Pailhade  (C.  de),  lxxxiii. 

Reynier  (A.),  xiv,  lxvii. 

Richen  (G.),  xcm. 

Rich(W.  P.),  lxvii,  LXXXIII,  cvm. 

Richer  (P.  P.),  xcvn. 

Richter  (A.),  lxii. 

Ricôme  (H.),  xxi,  xxix. 

Riddelsdell  (H.  J.),  xcm. 

Ridley  (H.  N.),  xiv. 

Rikli  (M.),  xiv. 

Rimbach  (A.),  lxxiii. 

Robertson  (C),  ni. 

Robinson  (B.  L.),   vi,   xix,   xxxiii, 

xlvii,  lxvii,  lxxvii,  lxxxvii. 
Rogers  (W.  M.),  xxv,  xlvii. 
Rolland  (L.),  xxvn,  xxviii,  civ. 
Rosen  (F.),  xix. 
Rosenvinge  (L.  K.),  xxxi. 
Ross  (H.),  vi. 
Rottenbach  (H.),  xlvii. 
Roux  (J.  A.  A.),  lxi. 
Roux(N.),  lvi. 
Rouy  (G.),  lxxxiii. 
Ruhland  (W.),  xcix. 
Russel  (W.),  cvi. 
Rydberg-  (P.  A.),  xxv,  lvi. 

Sabransky  (H.),  xlvii. 
Saccardo  (P.  A.),  i,  lix,  lxiii. 
Sadebeck  (R.),  xc. 
Saida  (K.),  xlv. 
Saint-Lager,  xlix,  lix,  lxii. 
Salmon  (C.  E.),  vi,  xxxm,  lxxxiii. 


{Bulletin  bibliog7-aphique). 
Salmon   (E.  S.),  xv,  xxm,  xxxvr, 

LVIII,  LXXXIV. 

Saltel,  xlviii. 

Sampaio(G.),  xxxm,  xcm. 
Sanford  (S.  N.  F.),  xliii. 
Sarg-ent  (C.  S.),  xxxiv,  lxxxiii. 
Sarntheim  (L.  v.),  vu,  lxiii,  lxxxv. 
Sawa  (S.),  lxxi. 
Schenck  (H.),  xli. 

Scherffel  (A.),  xxm,  lxxv. 

Schertel  (S.),  xlv. 

Schiffner  (V.),  en. 

Schinz  (H.),  xlvii,  cix. 

Schlag-denhauffen  (F.),  n,  LXXll. 

Schlechter  (R.),  xiv. 

Schlœsing  (Th.),  ix. 

Schmid  (B.),  cv. 

Schmidle  (AV.),  xvi,  lvii,  lxxxiv. 

Schmidt  (A.  Th.),  li. 

Schmidt  (W.),  xc. 

Schneg-g(H.),  x. 

Schonland  (S.),  xiv,  xxxiv,  lxxxiii. 

vSchoute  (J.  C),  cvi. 

Schrenk  (H.  v.),  xxxvii,  lxxxvi. 

Schrodt  (J.),  i. 

Schroeder  (A.),  x. 

Schroeter  (C),  xcvn. 

Schulz  (A.),  L. 

Schulze  (H.),  lxiv. 

Schumann  (K.),  xcn. 
Schvvabach  (E.),  Li. 
Scofield  (C.  S.),  lxxxvi. 
Scott  (D.  II.),  xvii. 
Seckt  (H.),  l. 
Selby  (A.  D.),  xxi. 
Serbinou  (J.  L.),  cm. 
Sernander  (R.),  vi. 
Shaw  (C.  M.),  LXXXVllI. 
Shaw  (E.  L.),  lxxxiii. 
Shear  (C.  L.),  lix,  xcv. 
Sheldon  (J.  L.),  xiv. 
Shibata  (K.),  x,  lxxv. 
Shoolbred  (W .  A.),lxxvi. 
Shull  (G.  H.),  vm. 
Skottsberg  (C),  cix. 
Slosson  (M.),  en. 
vSmith  (A.  M.),  xlviii. 


Table  des  noms  d'auteurs  {Bulletin  bibliographique). 


CXXV 


Smith  (E.  A.),  xxi. 

Smith  (F.  G.),  I. 

Smith  (R.  E.),  lxxv. 

Snow  (L.  M.),  cxn. 

Solereder  (H.),  xxv,  lxxiii. 

Snlms-Laubach  (H.  zu),  xcix. 

Sommier  (S.),  VI,  Lxxxm. 

Spegazzini  (C),  XIV. 

Sperlich  (A.),  XXII. 

Spiess  (K.  v),  cvi. 

Sprenger  (C),  LXVll,  LXVIII. 

Stâger  (R.),  lxiv. 
Steinbrinck  (C),  x,  xxi,  LI. 
Stephani  (F".),  ix,  xv,  xxvi. 
Stephani-Perez  (T.  de),  vin. 
Sterckx  (R.),  lxxiii. 
Sterneck(J.  v.),  LVI. 
Stewart  (F.  C),  xxvn. 
Stilbee  (F.  H.),  xvn. 
Stolz(F.),  xxiii. 
Strasburger  (E.),  il,  xxx,  lxiv. 
Streicher  (O.),  xc. 
Sukatscheff(\V.),  xliii,  lxix,  ci. 
Svanlund  (F.),  LVI. 
Svedelius  (N.),  ex. 
Sydow  (H.),  lix. 
Sydow  (P.),  lix. 

Taliew  (W.),  lxxvii. 
Tanfiljew  (G.  J.),  xxviii,  XLI. 
Tansley  (A.  G.j,  xliv. 
Teodoresco  (E.  C),  xvi. 
Ternetz  (C),  XI. 
Terracciano  (A.),  lxxii. 
Terracciano  (N.),  lxviii. 
Thaisz  (L.),  xxv,  XLVll. 
Thérèse  (Princezzin),  CIX. 
Thiselton-Dyer  (W.    T.),   xi,   lxi, 

LXX1V,  XCVII. 

Thomas  (A.  P.  V.),  xliv. 
Thomas  (P.),  xxxi. 
Thomas  (V.),  xcvn. 
Thompson  (H,  S.),  lxxxiii. 
1  imberlake  (H.  G.),  XII,  lxxx. 
Tischler  (G.),  xxu,  lxi,  xciii. 
Tobler  (F.),  x,  lxi. 
Tobler  (P.),  xci. 


Tompa  (A.),  lxiv. 

Toni  (de),  ix. 

Tordai  ((  r.),  lxxxiii. 

Torrcy  (J.  C),  LXXXIX. 

Tourlet  (E.  H.),  en. 

Trelease  (W.),  i. 

Treub  (M.),  xcvm. 

Trotter  (A.),   lxiv,  lxx,  lxxxvii, 

xcvi. 
Tschermak  (E.),  L,  LI. 
Tscherning  (F.  A.),  xxvi. 

Underwood  (L.  M.),  CIX. 
Urban  (I.),  XCIII. 
Ursprung  (A.),  xi. 

Vaccari  (L.),  vi. 

Van  Bambeke  (C),  xxviii. 

Van  Eosse  (Mme  Weber),  xxxi. 

Van    Tieghem    (Ph.),     XXI,    xxix, 

XXXIV, XLIV,  LI,  LXV,  LXXII,  LXXIV, 
LXXVII,   LXXX,   LXXXIII. 

Vaniot   (E.),   v,    xm,    xxiv,    xxv, 

CVIII. 
\'elenovsky  (J.),  xxv,  xlvii. 
Velten  (C.),  xxvi. 
Verbist  (A.),  xcm. 
Vestergren  (T.),  lix,  xcv. 
Vines  (S.  H.),  xi,  xlii. 
Vladescu  (M.),  xiv,  xv. 
Vôchting  (H.),  lxv,  xcix. 
Vogler  (P.),  xcix. 
Voglino  (P.),  lxx. 
Volkens  (G.),  xiv,  xv. 
Vries  (H.  de),  L,  cvi. 
Vuillemin  (P.),  xxiii,   xxxvil,  LXIl, 

LXXXVI. 

Waddel  (C.  H.),  lxxxiii. 
Wagner  (J.),  xxxiv. 
Wagner  (R.),  vi,  xliii.' 
Waisbecker  (A.),  LVI,  lxxvii. 
Ward  (H.  M.),  lxxxvii. 
Warming  (E.),  XCVI. 
Warnstorf  (C),  xxxv. 
Webb  (J.  E.),  lxxiv. 
Webber  (H.  J.),  xxu. 


cxxvi 


Table  des  noms  d'auteurs  {Bulletin  bibliographique). 


Weber  (A.),  lvi,  lxxxiii. 
Webster   (H.),   xvi,    xlv,   lxxxvi, 

cm,  cxn. 
Weiss  (F.  E.),  civ. 
YVeisse  (A.),  lxxxvii. 
West  (G.  S.),  lxxviii. 
West  (W.),  xlviii. 
Wettstein  (R.  v.),  lxxii. 
Wheldon  (J.  A.),  xciv,  Cil. 
White  (C.  A.),  xcvm. 
White  (V.  S.),  lxix,  cm. 
Whitwell  (W.),  xxxi v. 
Wiedersheim  (W.),  xcvm. 
Wiesner  (J.),  lxxx. 
Wig-ht  (W.  F.),  xciv. 
Wilcox  (E.  M.),  LXXIV,  LXXXIII. 
Wilczek  (E.),  xxxn. 
Wildeman  (E.  de),  xxxiv,  xcn. 
Wildt  (A.),  lvi. 

Williams  (E.  F.),  vi,  xv,  lxxxiii. 
Williams   (F.   N.),    lxviii,    lxxvii, 

lxxxiii,  xcvi,  cvi. 
Williams  (R.  S.),  xxxv. 
Wilson  (A.),  en. 
Winkelmann  (J.),  cm. 
Winkler(H.),Li. 


Wisseling- (C.  v.),  lxxv. 
Witte  (H.),  VI. 
YVittmack  (L.),  xxn,  lxil 
YYolley  Dod  (A.  H.),  VI. 
Wollmann,  vi,  cix. 
Woodruffe-Peacock  (E.  A.),  xxxiv. 
Woods  (A.  F.),  lxxxvii. 
Worsdell  (W.  C),  xi,  xcvm. 
Wulff  (Th.),  xxix,  xxxiv. 

Yabe  (Y.),  lxxvii. 
Yapp  (R.  H.),  lxxiv. 
Yendo  (K.),  lxxviii,  xcv. 

Zacharias  (E.),  lxxx. 
Zahlbruckner  (A.),  vu. 
Zalenski  (W.),  lxxxix. 
Zanfrognini  (C),  lxix,  lxxxv. 
Zawodny,  II. 

Zederbauer  (E.),  xxm,  xxxi. 
Zeiller  (R.),  lx. 
Zeiske  (M.),  xix. 
Zimmermann  (A.),  xr,  xxx. 
Zodda  (G.),  lxviii. 
Zschacke  (H.),  xxvi,  lxix. 


TABLE  ALPHABÉTIQUE  DES  NOMS  DE  PLANTES 


(Les  noms  des  espèces  et  genres  nouveaux  sont  imprimés  en  caractères  gras  . 


Abuta  rufescens,  370. 

ACANTHACÉES,  243,  250. 

Acer  pseudo-Platanus,  24.1. 
Achyranthes  arg-entea,  23. 
^Esculus  Hippocastanum,  241. 
Adoxa  Moschatellina,  284. 
Ajuga  reptans,  172. 
Amarantus  caudatus,  22. 
Amphora  excisa,  423  ;  inflexa,  417  ; 

pontica,   417;   scabriuscula,  358. 
Anamirta  Cocculus,  370;  madagas- 

cariensis,  377. 
Anastatica  hierochuntina,  315,  318. 
Anchusa  italica,  58. 
Anomodon  apiculatus,  272  ;   viticu- 

losus,  26g,  271. 
Anomospermum  grandifolium,  370; 

reticulatum,   376;    Schomburkii, 

37°- 
Antirrhinum  majus,  170. 

Apocynées,  138,  248. 

Aralia  spinosa,  247. 

Ardisia  Hamiltonii,  356. 

Aristolochiacées,  29. 

Arundo  Donax,  315,  316. 

Asarum  canadense,  29. 

ASCLEPIADÉES,   142,  248. 

Asclepias  Cornuti,  143. 
Atriplex  portulacoides,  21. 
Atropa  Belladona,  54,  241. 

Barbula  fallax,  275  ;  ruralis,  268,  269, 

277;  squarrosa,  268. 
Barnadesia  polyacantha,  306,  308. 
BECCARINA  Van  Tieghem,  1  ;  B.  xi- 

phostachya  Van  Tieghem,  5. 


Bégonia,  244,  250. 
Beta  vulgaris,  21. 

BISETARIA  Van  Tieghem,  44  ;  B.  Le- 
comtei,  45. 

BORRAGINÉES,  57. 

Bovista  abyssinica,  14;  ammophila, 
11  ;  aspera,  14;  bicolor,  14;  fusca, 

H- 
Bovistella  ammophila,  13;  paludosa, 

13;  radicata,  13. 
Brachymenium  Martinicae   Besche- 

relle,  7  ;  mnioides  Bescherelle,  7. 
Brackenridgea,  46,  203;  B.  albo-ser- 

rata,    47  ;   australiana,    46,    203  ; 

fascicularis,  203;   ferruginea,  475 

Forbesii  Van  Tieghem,  46,  203  ; 

Hookeri,  46,  203;  nitida,  46,  203; 

palustris,  46,  203;   serrulata,  46, 

203;  zanguebarica,  46. 
Broussonetia,  241,  243. 
Brugmansia  candida,  54. 
Brunella  grandiflora,  174. 
Bryum  pallens,  271,  277. 
Burasaia  madagascariensis,  376. 

Calendula  otficinalis,  306,  308. 

Calluna  vulgaris,  49. 

Caloneis    taurica    Méreschkowsky, 

420. 
Campanula  glauca,  178;  pyramida- 

lis,  242;  rapuuculoides,  248;  Tra- 

chelium,  175. 
Campaxulacees,  175, 241,  248,  250. 
Camptothecium  lutescens,  268. 
CAMPTOURATEA     Van     Tieghem, 

191  ;  C.  alaternifolia,  192  ;  castanei- 


cxxvm 


Table  alphabétique  des  noms  de  plantes. 


folia,  192;  iiicifolia,  192;  persis- 
tens,  192;  revoluta,  192;  semiser- 
rata,  192. 

CAMPYLOCHNELLA  Van  Tieghem, 
183  ;  C.  angustifolia,  183  ;  arenaria, 
183;  Tholloni  Van  Tieghem,  183. 

CAMPYLOSPERMUM  Van  Tieghem, 
40,  197;  C.  affine,  42;  angulatunr, 
197;  angustifolium ,  197;  bor- 
neense,  197  ;  calophyllum,  42;  Du- 
parquetianum,  43  ;  Dybovskianum 
Van  Tieghem,  197;  elongatum, 
43;  Humbloti,  197;  la;vigatum, 
197;  laxiflorum,  197;  Mannii,  42, 
43;  obtusifolium,  197;  sumatra- 
num,  197. 

Caprifoliacées,  283. 

Capsella  Bursa  pastoris,  361. 

Carduus  argentatus,  306. 

Carlina  acaulis,  306. 

Carthamus  tinctorius,  307. 

Castanea  vesca,  27. 

Catalpa,  243,  244. 

Centaurea  babylonica,  307  ;  collina, 
307  ;  Cyanus,  307  ;  hastifolia,  307  ; 
Jacea,  305;  muricata,  307;  Picris, 
307;  ruthenica,  307;  salmantica, 
307;  solstitialis,  307. 

Centranthus  ruber,  285. 

Cephalanthus,  241,  243. 

Cephalaria  tatarica,  300, 

Ceratites  amœnus,  140. 

Cerbera  Manghas,  140. 

CERCANTHEMUM  Van  Tieghem, 
198;  C.  amplexicaule,  198;  anceps, 
198;  dependens,  198;  lanceolatum, 
198;  Sacleuxii  Van  Tieghem,  198. 

CERGINIA  Van  Tieghem,  198  ;  C.  Tho- 
reli  Van  Tieghem,  198. 

Cerinthe  major,  158. 

Chsetoceros  danicus,  423  ;  teres,  423. 

Chénopodiacées,  21. 

Cirsium  pycnocephalum,  306. 

Cissampelos  hexandra,  372;  mauri- 
tiana,  370;  obovata,  369;  Pareira, 

^372>  375- 

Chasmanthera  strigosa,  377. 


Chondrodendron   tomentosum,  370. 

Citrus  Cedrata,  314,  318. 

Cocculus    carolinus,    372;    Lseaba, 

372;   laurifolius,  370,  375;  platy- 

phyllus,  372  ;  Thunbergii,  372, 374  ; 

toxiferus,  378. 
Coffea  arabica,  280. 
Composées,  248,  250,  303. 
Conferva  cirrosa,  326  ;  fusca,  393  ; 

intertexta,  326;  pennata,  325,  388. 
Conomitrium     Dussianum    Beschc- 

relle,  6. 
Convolvulacées,  60,  241. 
Convolvulus  althaeoides,  62;  arven- 

sis,  60,  62;  Scammonia,  62. 
Coula  edulis,  221. 
Croton  pungens,  242,  243. 
Crucianella  latifolia,  283. 
Crucifères,  248,  361. 
Cryptostemma  calendulaceum,  306. 
Cucurbita  Pepo,  180. 

CUCURBITACÉES,  179,  242. 
CUPULIFÈRES,  27. 

Cuscuta  major,  63. 

Cyanothyrsus  Ogea,  75;   Soyauxii, 

75- 
Cynanchum  acutum,  142. 

Cynara  Cardunculus,  306. 

Cynoglossum  officinale,  57. 

Daniellia  oblonga,  69  ;  thurifera,  69. 

Daphne,  243,  250. 

Datura    laevis,    150,    160;    Stramo- 

nium,  56,  150,  241;  tatula,  150. 
Dichondra  argentea,  63;  repens,  63. 
DIOURATEA    Van  Tieghem,    188; 

D.  cardiosperma,  188  ;  sculpta  Van 

Tieghem,  189;  surinamensis,  189. 
DIPHYLLANTHUS    Van    Tieghem, 

199;  D.  corymbosus,  200;  Dupar- 

quetianus,  200. 
DIPHYLLOPODIUM   Van  Tieghem, 

200;  D.  Klainei  Van  Tieghem,  200; 

Zenkeri,  200. 
Diploneis  Smithii,  319. 
Diporidium  androvinense,  126;  ar- 

boreum,    126  ;   ardisioides,    127  ; 


Table  alphabétique 

atropurpureum,  126,  181;  cilia- 
tum,  127;  cordatum,  127;  Decais- 
nei,  127  ;  emarginatum  Van  Tie- 
ghem, 127;  Humblotianum,  12')  ; 
inerme,  127;  leucophlaeos,  126; 
madagascariense,  126;  Pcrvillea- 
num,  127;  pulchrum,  126;  rufes- 
cens,  127;  Schimperi  Van  Tie- 
ghem, 127  ;  uniflorum  Van  Tie- 
ghem, 126;  Wallichii,  127;  Wigh- 
tianum,  127. 

DIPOROCHNA  Van  Tieghem,  181  ; 
D.  Gilgii,  181;  Hiernii  Van  Tie- 
ghem, 1S1  ;  latisepala  Van  Tie- 
ghem,  181;  membranacea,  181 5 
paniculata  Van  Tieghem ,  181; 
rubescens  Van  Tieghem,  181. 

Dipsacées,  300. 

DISCLADIUM  Van  Tieghem,  125; 
D.  Bernieri,  125;  comorense,  125; 
lucidum,  125  ;  mossambicence,  125; 
nitidum,  125;  obtusatum,  125; 
squarrosum,   125. 

Distichophyllum  Dussii  Bescherelle, 
8;  longipilum  Bescherelle,  8. 

Dodecatheon  Meadia,  52. 

Dorstenia  maculata,  17. 

Douglasia  Vitaliana,  52. 

Echallium  Elatarium,  179. 

Echium  acutifolium,  112;  aequale  de 
Coincy,  232;  albicans,  109;  altis- 
simum,  66,  262;  angustifolium, 
215,  264;  arenarium,  215;  asperri- 
mum,  66,  261,;  Barattei  de  Coincy, 
228  ;  Boissieri,  109  ;  calycinum, 
263;  clandestinum,  264;  confusum, 
220,  229;  creticum,  1 1 1  ;  decipiens, 
230;  dumosum  de  Coincy,  231; 
elongatum,  66;  flavum,  67,  107, 
261;  Eontanesii,  107;  giganteum, 
262;  glomeratum,  109,  110;  gran- 
ditlorum,  259,  264;  horridum,  258; 
italicum,  66,  m,  261,  262;  La- 
gascae,  109;  modestum,  264,  265; 
mogadorense,  218;  nanum,  219; 
petiolatum  ,    258  ;   plantagineum, 


des  noms  de  piaules.  cxzix 

263;  pomponium,  109,  262;  py- 
chnanthum,  216  ;  pyramidale,  66; 
pyramidatum,  66  ;  pyrenaicum, 
6(\  261  ;  Rauwolfii,  258;  rossicum, 
m;  rubrum,  11 1;  sabulicolum, 
229;  sericeum,  257;  setosum,  220; 
suffruticosum,  215;  thyrsoideum, 
112;  trygorrhuum,  226;  Valenti- 
nura,  107  ;  velutinum  de  Coincy, 
260;  violaceum,  263;  vulgare, 
261. 

Elvasia,  205;  E.  calophyllea,  205, 208  ; 
canescens,  205;  essequibensis, 
205;  Hostmannia,  205;  quinque- 
loba,  205. 

Encalypta  streptocarpa,  268,  271, 
277. 

Eperua  falcata,  96. 

Ericacées,  48. 

Eucladium  verticillatum,  269,  274, 
275,  278. 

Eurhynchium  prailongum,  274,  275  ; 
striatulum,  271  ;  striatum,  271  ;  ve- 
lutinum, 271,  274,  277. 

Evernia  furfuracea,  315,  316. 


Eagus  silvatica,  28. 
Fedia  cornucopioides,  285. 
Ficus,  241,  243;  F.  carica,  16. 
Fischerella    ambigua,    291  ;    major 

Gomont,  299;  muscicola,  291. 
Fissidens  bryoides,  271. 
Forsythia  suspensa,    168;  viridissi- 

ma,  167. 

Gaillardia  aristata,  305,  308. 
Galeobdolon  luteum,  171. 
Galium  Cruciata,  282  ;  Mollugo,  282. 
Gazania  splendens,  306,  308. 
Gentiana  acaulis,  64. 
Gentianées,  64,  241,  250. 
Glœotrichia  natans,  294;  Pisum,  294. 
Gnaphalium  luteo-album,  315,  317; 

undulatum,  306,  308. 
Gomphia   decorans,  37  ;  stipulacea, 

37;    surinamensis,     189;    Theo- 

phrasta,  37,  193. 


cxxx 


Table  alphabétique  des  noms  de  plantes. 


Grimmia  apocarpa,  268,  271,  275, 
277;  orbicularis,  268;  pulvinata, 
268,  269,  277. 

Grindelia  robusta,  308. 

GYMNOURATELLA  Van  Tieghem, 
193;  G.  pendula,  193. 

Gyrosigma  strigosum,  423. 

Hapalosiphon  arboreus,  297;   intri- 

catus,  296. 
Hebenstreitia  dentata,  171. 
Helianthus  annuus,  146,  306,  307. 
Heliotropium  grandiflorum,  58;  pe- 

ruvianum,  58. 
HEMIOURATEA  Van  Tieghem,  190; 

]  I.  pulchella,  190. 
HETEROPORIDIUM   Van  Tieghem, 

182;  H.  abyssinicum  Van  Tieghem, 

182  ;    arabicum    Van    Tieghem, 

182. 
Hodgkinsonia  ovalifolia,  282. 
Homalothecium  sericeum,  269. 
Hookeria  Dussii  Bescherelle,  9. 
Hostmannia,  208  ;  H.  elvasioides,  206, 

208  ;  essequibensis,  208. 
Hydrophyllées,  59. 
Hylocomium    triquetrum,    275,  278. 
Hypnum  cuspidatum,  274,  278  ;  fili- 

cinum,  275,  277,  278;  molluscum, 

268,  272,  274,    275;    purum,  272, 

275  ;  Schreberi,  274,  278. 

Ipomaea  purpurea,  62,  243. 
Isonandra,  241,  246. 

Jacquinia  ruscifolia,  349. 
Jasminum  nudiflorum,  169. 

Knautia  arvensis,  302. 

Labiées,  171. 
Lantana  crocea,  175. 
Ledum  palustre,  48. 
Lepidium  sativum,  366. 
Leptotrichum  flexicaule,  268. 
Leucobryum  perangustum  Besche- 
relle, 6. 


Leycesteria  formosa,  283. 
Ligusticum  adonidifolium,  286;  Mu- 

tellina,  287. 
Limnanthemum  exaltatum,  64. 
Lippia  citriodora,  175,  241. 
Lobelia   Erinus,    178;   inflata,    178; 

Kalmii,  178;  syphilitica,  178. 
Lonicera  sempervirens,  283. 
Lorostelma  Struthianthus,  144. 
Luxembourgia  Schwackeana,   289. 
Lysimachia  vulgaris,  52. 

Madotheca  platyphylla,  271,  277. 
Malvacées,  244. 
Mastigocladus  laminosus,  295. 
Mastogloia  Gilberti,  422;  trachyneis 

Méreschkowsky,  421. 
Matricaria  Chamomilla,  308. 
MÉLASTOMACÉES,  248. 
MÉNISPERMACÉES,  369. 

Menispermum  canadense,  370. 

Menyanthes  trifoliata,  64. 

Meum  adonifolium,  255,  286;  Mutel- 

lina,  287. 
MICROURATEA  Van  Tieghem,  190; 

M.   Glaziovi  Van  Tieghem,    191  ; 

Weddelliana  Van  Tieghem,  191. 
Mitragyne  tubulosa,  282. 
MONELASMUM  Van  Tieghem,  202; 

M.  flavum,  202  ;  glaberrimum,  202  ; 

macrocarpum,    202;    reticulatum, 

202;  squamosum,  202. 
Monotropa  hypopitys,  50,  146;   uni- 

flora,  148. 
Mutisia  ilicifolia,  306,  307. 
Myosotis  palustris,  58. 
Myrsine  af ricana,  355,  357. 
Myrsineacées,  349. 
Myrtacées,  250. 

Navicula  arenicola,  422  ;  cancellata, 
323>  359;  complanata,4i8;  digito- 
radiata,  422  ;  fortis,  422  ;  halophila, 
422;  Hennedyi,  320,  321;  inflexa, 
422;  Libellus,  419;  Lyra,  321; 
pinnata,  322  ;  reticulata  Méresch- 
kowsky, 417;  salva,   322;  scabri- 


Table  alphabétique  des  noms  de  plantes. 


cxxxi 


uscula,     358;    scopulorum,    416; 

semilunum,   422;  spectabilis,  320, 

321  ;  spuria,  323. 
Nemophila  insignis,  5g. 
Nerium  Oleander,  138. 
Nicandra  physaloides,  54. 
Nicotiana    rustica,    150;    Tabacum, 

NOTOCAMPYLUM    Van    Tieghem, 

199  ;  N.  Mannii,  199. 
NOTOURATEA  Van  Tieghem,    191  ; 

N.  inundata,  191. 

NVCTAGINÉES,  25. 

Nyctago  Jalapa,  25. 

Ochna,  119;  O.  alboserrata,  47,  116; 
angustifolia,  183;  arborea,  115; 
arenaria,  183;  atropurpurea,  113; 
cardiosperma,  188;  coriacea  Van 
Tieghem,  120;  davilliflora,  181; 
dubia,  115,  120;  ferruginea,  47, 
116;  fragrans  Van  Tieghem,  120; 
gracilipes,  116;  Griffoniana  Van 
Tieghem,  120  ;  huillensis,  181  ; 
inermis,  182;  leptoclada,  116,  204; 
Mannii  Van  Tieghem,  121  ;  Mecho- 
wiana,  116;  multiflora,  113,  119, 
120;  ovata,  n6;  Palisoti  Van 
Tieghem,  120;  parvifolia,  127; 
pulchra,  124;  stipulata,  37;  Wel- 
witschii,  116. 

OCHNACÉES,  33,   113,   181. 

OCHNELLA  VanTieghem,  1 22;  O.  Af- 
zelii,  122;  alba  Van  Tieghem,  123; 
Barteri  VanTieghem,  122;  Boivi- 
niana,  122;  brachypoda,  122; 
Bûchneri  Van  Tieghem,  122;  gra- 
cilipes, 122;  leptoclada,  122;  mau- 
ritiana,  122;  Mechovviana,  122; 
ovata,  122;  punctulata  Van  Tie- 
ghem, 123;  pygmaea,  122;  rhizo- 
matosa  VanTieghem,  i23;tenuis 
VanTieghem,  122;  Welwitschii, 
122. 

CEnothéracées,  241. 

Okedenia  inflexa,  417;  pontica,  417. 

Olea  europaea,  314,  317. 


Oléacées,  167. 

Ombellifères,  250. 

Origanum  Majorana,  314,  317. 

Orthotrichum  affine,  274;  saxatile, 
269,  277. 

Ouratea,  36,  186;  O.  Candollei,  186; 
cardiosperma,  36;  cassinifolia,  186; 
caudata,  186;  coriacea,  202;  den- 
siilora,  202;  Devvevrei,  202;  Du- 
parquetiana,  42;  elliptica,  186; 
erythrocalyx,  187  ;  ûoribunda,  186; 
gigantophylla,  37,  193;  glauces- 
cens,  186;  grandiflora,  187;  guia- 
nensis,  186;  lliklcbrandtii,  42;  lae- 
vis,  202;  Lecomtei,  44;  longifolia, 
186;  lucens,  187;  membranacea, 
186;  nitida,  186;  oliviformis,  37, 
186;  parviflora,  38,  190;  pellucida, 
202;  polyantha,  186;  salicifolia, 
187;  stipulacea,  38;  stipulata,  36, 
37;  suaveolens,  186; subscandens, 
189;  Theophrasta,  193;  Zenkeri, 
200. 

OURATELLA  Van  Tieghem,  193; 
0.  Finlayi  Van  Tieghem,  193; 
Lherminieri  Van  Tieghem,  193; 
mexicana,  193. 

Pachygone  domingensis,  370. 
Parietaria  officinalis,  15. 
Paulownia  imperialis,  171,  244. 
Pénicillium  glaucum,  97. 
Peperomia   blanda,    17;    prostrata, 

17- 
Pepo  macrocarpus,  180. 

PERIBLEPHARIS  VanTieghem,  289; 

P.    Schwackeana  Van  Tieghem, 

291. 
Periploca  graxa,  142. 
Phlomis  pungens,  173. 
Phœnix  dactylifera,  316. 
Phyllirea   média,   169;  angustifolia, 

169. 
Phyteuma  hemispha;ricum,  248. 
Phytolacca,  243,  250;  Ph.  decandra, 

24;  dioica,  24. 
Phytolaccacées,  24. 


cxxxn 


Table  alphabétique 


Pilotrichidium  Dussii  Bescherelle,  9. 
Pinnularia  ambigua,  421,  422. 
Piper  nigrum,  17. 
PipéracÉes,  17,  23g. 
PLEURODIDGEA  Van  Tieghem,  203; 

P.   alboserrata,   204;    ferruginea, 

204  ;  Lasti  Van  Tieghem,  204  ;  zan- 

guebarica,  203. 
PLICOURATEA  Van  Tieghem,  189; 

P.  parviflora,  190;  Planchoniana 

Van  Tieghem,  190. 
POLYGONACÉES,   18,  250. 
Polygonum  Bistorta,  18. 
POLYOURATEA  Van  Tieghem,  190; 

P.   hexasperma,    190';   polygyna, 

190. 
POLYTHECIUM  Van  Tieghem,  182; 

P.  Fischeri,   182;   Humblotianum, 

182;  madagascariense,  1S2. 
POROCHNA  Van  Tieghem,  124;  P.  An- 

tunesii,    181;    brunnescens,    181; 

Hiernii  Van  Tieghem,  125;  Hoff- 

manni-Ottonis,  181  ;  latisepalaVan 

Tieghem,  125;  membranacea,  124; 

paniculata    Van    Tieghem,    125; 

rubescens  Van  Tieghem,  124. 
Primula  acaulis,  51;  Auricula,  50; 

sinensis,  51. 
Primulacées,  50. 

Rauwolfia  ochrosioides,  140. 

RHABDOPHYLLUM  Van  Tieghem, 
201  ;  R.  affine,  201  ;  Arnoldianum, 
202;  calophyllum,  201  ;  refractum, 
201. 

Rhaphidostegium  tenuissimum  Bes- 
cherelle, 9. 

Rhazya  stricta,  140. 

Rheum  officinale,  20. 

Rhynchostegium  rusciforme,  276; 
tenellum,  269,  272,  277,  278. 

Rivularia  angulosa,  294;  Lens,  294. 

Rubiacées,  280. 

Rumex  Hydrolapathum,  20. 

Rudbeckia  grandiflora,  146;  laci- 
niata,  146. 

Rutidea  parviflora,  282. 


des  noms  de  plantes. 

Salicacées,  18. 
Salix  capraea,  18. 
Salvia  pratensis,  174. 
Samolus  Valerandi,  52. 
Sarcocephalus  cordatus,  282. 
Scabiosa  columbaria,  302. 
Scolymus  maculatus,  306,  308,  309. 

SCROPHULARIACÉES,   169. 

Senecio  cruentus,  305. 

Serratula  tinctoria,  307. 

Sesbania  a-gyptiaca,  315,  317. 

SETOURATEA  Van  Tieghem,  39; 
S.  Glazioviana  Van  Tieghem,  40; 
stipulata,  39;  tridentata  Van  Tie- 
ghem, 39;  Vellozii  Van  Tieghem, 
40. 

Silphium  laciniatum,  146. 

Solanacées,  53,  145,  248. 

Solanum  Dulcamara,  53,  56;  glau- 
cophyllum,  53,  56. 

Specularia  Spéculum,  178. 

Spermosira  litorea,  294. 

Sphacelaria  amphicarpa,  383;  bipin- 
nata  Sauvageau,  329,  381,  393; 
cervicornis,  326;  cirrosa,  325,  381, 

399,   4i5;    fuscai    3-6>    393.    3995 
Harveyana  Sauvageau,  379;  Hys- 

trix,  326,  331;    irregularis,    326; 

japonica,  326;  Lebelii,  381;  pen- 

nata,  326,  381  ;  radicans,  328;  re- 

ticulata,  326;  rhizophora,  326. 

SPONGOPYRENA  Van  Tieghem,  200  ; 
S.  cyanescens  Van  Tieghem,  201  ; 
elongatus,  201. 

Sterculia,  241. 

Stereophyllum  Matoubae  Besche- 
relle, 11. 

Stigonema  hormoides,  298  ;  muscico- 
la,  291;  tenue,  291;  thermale, 
291. 

Strophanthus  hispidus,  140. 

Stypocaulon  bipinnatum,   326,    381. 

Succisa  pratensis,  302. 

Symphoricarpus  racemosus,  284. 

Symphytum  officinale,  57. 

Tagetes  patula,  305. 


Table  alphabétique 

Taxithelium    thelidiellum    Besche- 

relle,  10. 
Tecoma,  243,  250. 
Tectona  grandis,  175. 
TETROURATEA  Van  Tieghem,  190; 

T.  Selloi,  190. 
Thamnium  alopecurum,  276,  278. 
Theophrasta    fusca,    357;  Jussieui, 

357- 
Thevetia  neriifolia,  140. 

Thuidium  abietinum,  272,  275,   277. 

Tilia,  241. 

Tinomitium  petiolare,  369. 

TRICHOURATEA  Van  Tieghem,  187; 
T.  brachyandra,  188;  Gardneri  Van 
Tieghem,  188;  nana,  188;  nervosa, 
188  ;  oleifolia,  188  ;  parvifolia,  188  ; 
pubescens,  188;  subvelutina,  188. 

TRICHOVASELIA  Van  Tieghem,  208  ; 
T.  canescens  Van  Tieghem,  208. 


des  noms  de  plantes.  cxxxm 

Urticacées,  15. 

Valeriana  sibirica,  285;  tripteris,  285. 
Valérianées,  285. 
Vallesia  glabrata,  140. 
VASELIAX  an  Tieghem,  208;  T.  quin- 

queloba,  208. 
Verbascum  Thapsus,  169. 
Verbena  officinalis,  174. 
Verbénacées,  174. 
Veronica  Chamaedrys,  170. 
Viburnum  Opulus,  241. 
Vinca  minor,  139. 
Virecta  carnea,  281. 
Vitex  Agnus-castus,  175. 
Vitis  vinifera,  315,  317. 
Volkensteinia  Theophrasta,  193. 

Xeranthemum  annuum,   306;    cylin- 
draceum,  305. 


TABLE    DES    PLANCHES 

PI.  I.  —  Fischerella  major  Gomont 299 

PI.  II.  —  Diatomées  de  la  Mer  Noire 430 


ERRATA 

Page  m,  ligne  15,  après  achaines,  ajoutes  :  grisâtres  (3  mm.  1/2),  à 
carène  et  à  ailes  très  proéminentes,  tuberculeuses. 

Page  192,  lignes  9  à  13,  au  lieu  de  N.  et  N.,  lisez  :  C.  et  C. 

Page  264,  ajoutes  en  noie  :  \J Echium  filautagineum  remonte  dans  les 
îles  de  la  Manche  jusqu'à  Jersey  et  Guernesey. 

Page  306,  ligne  13,  au  lieu  de  Helianthemum  annuum,  lises  :  Heliantkus 
ànnuus. 


Paris. —  J.  Mersch,  imp.,  .;  bi  .  ... .  de  Chàtillon. 


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